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La livraison, levier de l’acte d’achat sur un site e-commerce ?

La livraison

5 conseils pour utiliser la livraison comme levier de conversion. A l’approche de Noël, à l’approche de la rentrée scolaire, à l’approche des vacances…. Les e-commerçants voient affluer les visiteurs. Si le prix du produit est un élément déterminant pour l’acte d’achat, la livraison reste un point clé de la satisfaction client. Près d’un français sur deux avoue d’ailleurs ressentir un certain stress lorsqu’il effectue des achats en ligne*, la livraison étant le deuxième point de vigilance après le prix.

Selon le cabinet Xerfi, Le marché du colis est en pleine croissance. En 2020, c’est plus d’un milliard d’envois seront acheminés grâce au développement de l’e-commerce et l’étude envisage même 470 millions de colis ordinaires envoyés en 2020, soit une croissance de 3,5 % par an. L’express colis léger, lui, devrait progresser de 6 %.
Les concurrents de livraison se multiplient et las acteurs déjà implantés sur le marché multiplient leurs offres plus alléchantes les unes que les autres. Les start-ups aux idées innovantes et des géants comme Amazon, Google, Uber ne cessent de se défier pour prendre la première place.
Le client devient roi et profite des améliorations de ce service qui était si poussiéreux : délais de livraison record, baisse du taux d’échec lors de la première présentation (en généralisant donc la livraison sur rendez-vous), développement des livraison hors domicile (points relais), traçabilité des envois et facilitation des retours.

Proposer un prix de livraison attractif est naturellement un facteur d’achat à prendre en compte mais ce n’est pas le seul critère. Des solutions simples existent pour déclencher la première commande et fidéliser les clients de votre e-boutique, grâce à la livraison.

1. Adopter une démarche de transparence

Vos clients ont besoin d’être informés, le plus tôt possible, sur le coût et le mode de livraison. Montrer clairement ce que l’on fait (et surtout faire ce que l’on dit) est donc crucial pour ne pas voir proliférer des paniers à l’abandon. Il est important de valoriser les coûts de la livraison le plus en amont possible du processus de commande, par exemple sur votre page d’accueil. N’hésitez pas à créer une page dédiée à la livraison où vos clients trouveront une réponse claire à leurs questions concernant les tarifs, les délais et les prestataires.
Pensez aussi à intégrer un suivi de livraison en ligne, pendant l’acheminement du colis. Les internautes sont particulièrement attentifs à cet aspect puisque 56% d’entre eux déplorent le manque d’informations quant au suivi de leur commande*.

2. Donner le choix entre plusieurs modes de livraison

9 Français sur 10 déplorent le manque de choix dans les solutions de livraison proposées par les e-commerçants*. C’est donc un point de différenciation important pour les secteurs d’activité les plus concurrentiels.
Proposez une offre large : livraison en point de proximité, livraison à domicile, livraison express… Le client aura ainsi la possibilité de faire son propre arbitrage entre le prix, le lieu et le délai d’acheminement. Certains services en ligne mettent  par exemple à la disposition des e-commerçants plusieurs offres de livraison, à des prix négociés avec les plus grands transporteurs (intégration facile et rapide via des modules Prestashop et Magento).

3. Faire appel à des transporteurs reconnus ou innovants

Votre site e-commerce sera inévitablement associé aux transporteurs que vous aurez sélectionnés. Choisir des transporteurs reconnus par tous ou innovants est évidemment un gage de qualité. Cela profitera à votre image de marque et votre capital confiance sera dans le même temps renforcé.

4. Mettre en place des offres spéciales

C’est un levier intéressant pour la satisfaction client, à condition d’être utilisé à bon escient et de ne pas être proposé à chaque fois. Offrir les frais de port sur un certain type de produit, pour une première commande et un mode de livraison particulier permet de stimuler les ventes à un coût maîtrisé. Cela permet d’attirer de nouveaux clients sur des produits d’appel. C’est également un très bon moyen d’augmenter le panier moyen, en offrant les frais de port à partir d’un certain prix d’achat.
En tout état de cause, il est fortement recommandé de ne pas faire de marge sur le prix du transport, voire même d’intégrer une partie de ce coût dans le prix de vente du produit.

5. Soigner l’emballage du colis prêt à la livraison et assurer le service client

Cela semble aller de soi mais nombreux sont les e-commerçants qui négligent cet aspect, sous prétexte de faire des économies. A chaque colis son emballage ! Ce dernier doit en effet être parfaitement exécuté et adapté au contenu.
Enfin, faciliter les retours des colis est un élément de réassurance qui permettra de fidéliser vos clients. La gestion du service après-vente n’est donc pas à négliger.

En conclusion, ne minimisez pas l’importance de la stratégie de frais de port dans la capacité de votre boutique en ligne à convertir un visiteur en client. Une politique de livraison bien maîtrisée et clairement mise en avant sur votre site e-commerce peut faire la différence et déclencher l’acte d’achat.
* Source : étude Ifop – Relais Colis, Septembre 2012

Article par Virginie Ducrot

Pourquoi s’implanter en zone franche ?

Pourquoi s'implanter en zone franche ?

Afin de favoriser le développement économique des zones franches urbaines – territoires entrepreneurs (ZFU-TE), les entreprises qui s’y implantent et y embauchent une main-d’œuvre locale peuvent bénéficier d’exonération fiscales sous certaines conditions.

S’implanter en zone franche ?

Les entreprises peuvent être intéressées par les avantages fiscaux de l’implantation en zone Franche. L’exonération de charges sociales vise à dynamiser les zones d’activités délaissées par les entreprises en stimulant leurs implantations. Si les entreprises choisissent les zones franches, elles profitent d’un régime de faveur, elles ne peuvent s’y installer qu’à condition de trouver sur place les ressources nécessaires à leur développement.
Ces dernières années, on remarque que les entreprises commencent à s’installer dans les ZFU (Zones Franches Urbaines), ce qui traduit en réalité une hausse de l’attractivité de ces zones. Dans ces ZFU, les collectivités territoriales ou communautés d’agglomération mais également les entreprises privées ont développé de nombreux projets immobiliers.
Notons que l’installation de nouvelles entreprises sur les zones franches se développe de manière intensive surtout grâce au bouche à oreille et à l’émulation générée par la création de réseaux et clubs d’entrepreneurs. Il ne faut pas oublier de préciser que les entreprises qui s’installent en ZFU sont majoritairement des PME, des TPE, voire même parfois simplement une personne qui décide de créer son commerce de détail.

Quelles sont les démarches à effectuer pour bénéficier de l’exonération ?

Certaines démarches sont nécessaires. Techniquement, cela se traduit par une déclaration spécifique lors de l’embauche d’un salarié, en plus de la déclaration unique d’embauche, mais également par un certain nombre de déclarations préalables. Pour de plus amples informations, il suffit de vous adresser à la CCIP où des conseillers référents peuvent vous accompagner dans vos démarches, aux services économiques de la ville visée ou encore aux organismes référents tels que l’URSSAF et les différents services fiscaux. Ces derniers peuvent renseigner les chefs d’entreprises dans leurs démarches, les aider à remplir les documents nécessaires pour pouvoir bénéficier des exonérations fiscales et sociales. Rappelons que l’entreprise candidate à l’installation en zone franche doit obligatoirement embaucher un tiers de ses salariés issus de la ZFU pour en bénéficier.

Quelles sont les difficultés que rencontrent les entreprises désirant s’installer en ZFU ?

Si une entreprise ne parvient pas à s’installer, c’est en général parce qu’elle n’a pas pu trouver sur place les équipements structurels nécessaires à son activité, notamment en terme de transports ou de surfaces constructibles. Les zones franches doivent répondre aux besoins de l’entreprise et leur fournir un environnement favorable à leur développement économique. Si ces éléments lui font défaut, les entreprises ne s’y installeront pas.

La difficulté réside également au niveau du recrutement et ce, même dans des bassins d’emplois. La législation impose aux entreprises de faire appel à au moins un tiers de salariés issus de la ZFU dans laquelle elles souhaitent s’implanter. Cependant, aujourd’hui nous constatons que 100 000 postes demeurent encore non pourvus en Ile-de-France. Or, celle-ci concentre 10% des ZFU du pays. Ce déficit est lié au fait que les recruteurs s’intéressent naturellement plus aux compétences du candidat qu’à leur lieu de résidence. Ceci est d’autant plus vrai dans le cas de postes qui requièrent une haute qualification. La CCI s’engage régulièrement dans un travail actif pour faire évoluer cette situation.
Enfin, nombre d’entreprises intéressées par une installation en zone franche se découragent face à la masse de documents à fournir ainsi que de déclarations à produire pour profiter des exonérations.

Comment choisir une zone franche ?

La question à se poser est : quelle zone franche correspond le mieux à mes besoins ? On remarque que les chefs d’entreprise choisissent toujours une zone représentant une opportunité foncière ou immobilière pour leur société et adaptée à leurs besoins.
La CCIP a créé des fiches qui recensent les disponibilités foncières de chaque ZFU. Cette cartographie, mise à jour tous les 6 mois, permet aux entreprises de trouver les informations dont elles ont besoin avant de faire le choix de l’installation en ZFU.

Quels sont les interlocuteurs à l’échelle locale ?

Dans les villes concernées par les ZFU, nous encourageons la mise en place systématique d’un comité de pilotage en partenariat avec les villes ou les communautés d’agglomération pour avoir une réelle visibilité sur la Zone Franche Urbaine. En téléphonant à la CCI, vous pouvez aussi être mis en relation avec des conseillers qui vous seront attribués, soit par secteur de ZFU, soit par domaine d’activité.

Quelles sont les entreprises concernées ?

Les entreprises qui peuvent bénéficier de l’exonération, quel que soit leur statut juridique et leur régime d’imposition, installées en ZFU-TE avant le 31 décembre 2020 et ayant :

  • une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale ;
  • une implantation matérielle (un bureau, par exemple) et une activité effective (réalisation de prestations, par exemple) ;
  • 50 salariés au maximum ;
  • 10 millions d’euros de chiffres d’affaires maximum ;
  • un capital détenu à moins de 25 % par une entreprise de plus de 250 salariés.

Sont exclues d’exonérations, les activités suivantes :

  • construction automobile et navale ;
  • fabrication de fibres textiles ;
  • sidérurgie ;
  • transport routier ;
  • crédit-bail mobilier, location d’immeubles non professionnel ;
  • agriculture ;
  • construction-vente.

Quelles sont les  clauses d’embauche à respecter  ?

Pour bénéficier de l’exonération d’impôt sur les bénéfices, il faut qu’à la date de clôture de l’exercice ou de la période d’imposition concernée, l’entreprise remplisse l’une des 2 conditions suivantes :
• au moins 50 % des salariés en CDI ou en CDD d’au moins 12 mois résident dans une ZFU-TE ou dans un quartier prioritaire de la ville (QPV) de l’unité urbaine dans laquelle est située la ZFU-TE ;
• au moins 50 % des salariés embauchés en CDI ou en CDD d’au moins 12 mois depuis l’implantation de l’entreprise résident dans une ZFU-TE ou un QPV de l’unité urbaine dans laquelle est située la ZFU-TE.
Si l’entreprise transférée, reprise ou partie à une opération de concentration ou de restructuration a bénéficié de l’exonération applicable en ZFU-TE, elle continuera à en bénéficier pour la période restant à courir.
Le respect de l’une des deux conditions s’apprécie à partir du 2e salarié embauché.
Ainsi, une entreprise s’implantant dans une ZFU-TE et n’employant qu’un salarié qui ne réside pas dans une ZFU-TE peut bénéficier de l’exonération d’impôt. Mais une entreprise dans une ZFU-TE qui emploie 2 salariés bénéficie de l’exonération uniquement dans le cas où l’un des salariés réside dans une ZFU-TE ou dans un QPV de l’unité urbaine dans laquelle est située la ZFU-TE.

Attention !

Ces dispositions concernent uniquement les créations ou implantations en ZFU-TE depuis le 1er janvier 2015. Les entreprises bénéficiant actuellement du régime antérieur au 1er janvier 2015 le conservent jusqu’au terme du dispositif en 2020 (et au maximum jusqu’en 2028 pour les entreprises de 5 salariés au plus.)

Les entreprises implantées dans les ZFU-TE depuis le 1er janvier 2015 bénéficient d’une exonération d’impôt sur les bénéfices fixée à :

  • 100 % pendant les 5 premières années ;
  • 60 % pendant la 6e année ;
  • 40 % pendant la 7e année ;
  • 20 % pendant la 8e année.

Les bénéfices réalisés par des activités exercées hors d’une ZFU-TE sont exclus de l’exonération et soumis aux règles générales.
L’allègement fiscal ne peut dépasser 50 000 € par période de 12 mois.
Ce plafond est majoré de 5 000 € par nouveau salarié résidant dans le quartier et embauché à temps plein pendant au moins 6 mois.
Attention !
Pour les entreprises créées à partir du 1er janvier 2016, l’exonération d’impôt est subordonnée à la signature d’un contrat de ville prévu par la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion sociale.

Le plan d’intéressement en 2017 : un excellent plan pour motiver vos salariés !

Le plan d'intéressement en 2017 : un excellent  plan pour motiver vos salariés !

L’intéressement est une forme de rémunération facultative au même titre que la participation ou la distribution de primes. Ce dispositif est réglementé par une législation souple et présente des avantages intéressants pour l’entreprise et les salariés. C’est un moyen d’impliquer, de fidéliser le personnel et de communiquer sur les objectifs de l’entreprise.

L’intéressement est un dispositif d’épargne salariale que toute entreprise peut mettre en place par voie d’accord. Le salarié perçoit une prime dont le montant et les conditions de versement sont indiqués dans l’accord d’intéressement. Les sommes sont immédiatement disponibles, mais le salarié peut choisir de les placer sur un plan d’épargne salariale ou un compte épargne-temps.

L’intéressement est réglementé par un accord conclu avec les salariés ou leurs représentants et négocié avec le comité d’entreprise, à condition d’être ratifié par les 2/3 des salariés. Le texte doit expliciter le mode de calcul et de répartition adopté et faire figurer les informations suivantes : la période de validité de l’accord qui est de 3 ans minimum, les établissements concernés, les dates et modalités de versement, les modalités de gestion et de suivi des litiges, les clefs de répartition entre les bénéficiaires, etc.
Même si l’accord d’intéressement concerne principalement les salariés sous réserve qu’ils respectent une condition d’ancienneté qui ne peut excéder 3 mois, il n’exclut pas les chefs d’entreprise de 1 à 250 salariés et le conjoint du chef d’entreprise s’il a le statut de conjoint collaborateur ou conjoint associé. Les présidents, directeurs généraux et membres d’un directoire peuvent en bénéficier s’il s’agit de personnes morales.

Comment se calcule l’intéressement ?

Il s’effectue en fonction de critères choisis préalablement dans l’accord d’intéressement et qui s’établissent en fonction d’indicateurs relatifs aux résultats de l’entreprise. La distribution par tête s’effectue proportionnellement au temps de présence, au montant des salaires ou de façon uniforme. Toutefois, l’intéressement est soumis à un plafond : il ne doit pas excéder 20 % de la masse salariale brute de l’entreprise. De plus, la prime d’intéressement ne peut aller au-delà de la moitié du plafond annuel de la Sécurité Sociale par an et par bénéficiaire, soit 19 308 € en 2016 et 19 614 € en 2017.

La prime d’intéressement ne peut en aucun cas se substituer au salaire. Elle peut être directement disponible ou placée sur un plan d’épargne. Le salarié choisit d’y verser tout ou partie de sa prime et bénéficie alors des avantages du plan d’épargne choisi, en contrepartie d’un délai d’indisponibilité. Le plan d’épargne permet aux salariés de bénéficier d’un abondement à l’initiative du chef d’entreprise et d’un déblocage anticipé sans pour autant remettre en cause les exonérations. Le salarié peut ainsi, retirer son épargne dans les mêmes conditions que si elle avait été bloquée durant 5 ans sur le plan d’épargne.

Avantages du plan d’intéressement

Pour les entreprises :

  • Rémunération variable en fonction des capacités de l’entreprise
  • Exonération des charges patronales et de la taxe sur les salaires
  • Déductible de l’assiette de l’impôt sur le bénéfice imposable

Pour les salariés :

  • exonération des cotisations sociales
  • exonération de l’impôt sur le revenu soumis à conditions
  • revenus de placement et plus-values exonérés
  • soumis à CSG & CRDS et prélèvement social de 2 %
  • soumises à l’impôt sur le revenu sauf si vous les affectez à un PEE, un PEI ou un Perco dans les 15 jours de leur versement dans la limite de 19 308 € en 2016 (19 614 € en 2017).

Information essentielles

Il reçoit un livret d’épargne salariale qui lui présente les dispositifs d’épargne salariale mis en place au sein de l’entreprise.
À chaque versement lié à l’intéressement, le salarié une fiche, distincte du bulletin de paie. Cette fiche précise notamment le montant des droits qui lui sont attribués. En annexe, la fiche comporte une note pour rappeler les règles de calcul et de répartition prévues par l’accord d’intéressement.
Lorsque le salarié quitte l’entreprise, il reçoit un état récapitulatif de l’ensemble des sommes et des valeurs mobilières épargnées ou transférées. Ce document précise si les frais de tenue de compte-conservation sont pris en charge par l’entreprise ou par prélèvement sur les avoirs.

À savoir !

Si le salarié est bénéficiaire ou susceptible de bénéficier de l’accord d’intéressement après son départ de l’entreprise, il continue à être informé de ses droits.
Placement sur un plan d’épargne
Si le salarié ne demande pas le versement immédiat de la prime, elle automatiquement placée sur un PEE s’il existe, ou à défaut sur un PEG ou un PEI. Toutefois, il bénéficie d’un droit de rétractation jusqu’au 31 décembre 2017.
Il est aussi possible de choisir de placer tout ou partie des sommes reçues sur Perco s’il existe.
Les sommes sont placées au plus tard le dernier jour du 5e mois suivant la clôture de l’exercice. Ainsi, par exemple, au 31 mai 2016 si l’exercice est clos au 31 décembre 2015. Passé ce délai, un intérêt de retard vous est payé.

Faut-il 3 bilans pour remporter un marché public ?

Faut-il 3 bilans pour remporter un marché public ?

Trois bilans pour accéder aux marchés publics !!! Les jeunes entreprises, exclues ? Cette exigence posée par l’Administration est-elle réellement insurmontable? Peut-on apporter d’autres éléments pour répondre à un marché public ?

Dans une procédure de marché public, le candidat remet un dossier comportant toutes les informations demandées par l’acheteur. Celui-ci pourra ainsi évaluer l’offre, la capacité économique et financière, et les capacités techniques et professionnelles du candidat.
Ces documents sont dans la plupart des cas la seule interface avec l’acheteur, l’entreprise doit donc y attacher une attention particulière et montrer qu’il a bien cerné les besoins spécifiés.

Quiconque s’est déjà penché sur un marché public s’est interrogé sur la quantité impressionnante de pièces requises par l’Administration. Parmi celles-ci, la nécessité de fournir les trois derniers bilans laisse généralement circonspects les dirigeants des plus jeunes entreprises. Qu’est ce qui justifierait d’écarter une entreprise au motif qu’elle n’aurait pas 3 années d’existence, et ce, alors même que certains marchés publics peuvent être d’une durée d’exécution très courte?

La raison d’être des bilans pour l’Administration

Lorsqu’ils sont requis, les bilans sont analysés par l’Administration au stade de la candidature, c’est à dire le premier des deux stades de l’analyse du pli remis par le candidat. A ce stade, le pouvoir adjudicateur juge la situation juridique, ainsi que la capacité technique, professionnelle et financière du candidat.
Puis intervient le stade de l’offre, au cours duquel le pouvoir adjudicateur analyse la réponse technique et financière au cahier des charges proprement dit, et procède au classement des candidats. Seuls les candidats présentant des garanties suffisantes au stade de la candidature peuvent accéder au stade de l’offre!
Pour accomplir cette sélection, le pouvoir adjudicateur juge la recevabilité de la candidature à partir d’une liste de pièces demandées aux candidats: attestations, références, moyens humains et matériels, formulaires administratifs… Cette liste rebute nombre d’entreprises!

Un arrêté qui fixe les pièces

Pourtant, tout candidat attentif a pu constater que ces pièces à produire au stade de la candidature sont souvent les mêmes d’un marché à l’autre! La raison est réglementaire : en effet, le pouvoir adjudicateur ne peut requérir des candidats que les pièces limitativement énumérées par un arrêté datant de 2006.
Or, la palette du pouvoir adjudicateur est très mince s’agissant des pièces relatives aux capacités financières. En effet, seuls les éléments suivants se rapportent à ce critère :

  • Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles;
  • Déclaration appropriée de banques ou preuve d’une assurance pour les risques professionnels
  • Bilans ou extraits de bilans, concernant les trois dernières années, des opérateurs économiques pour lesquels l’établissement des bilans est obligatoire en vertu de la loi;

Une possibilité de participer qui reste ouverte à toutes les entreprises

Le pouvoir adjudicateur ne peut modifier les termes de l’arrêté. En revanche, le candidat peut prouver ses capacités par tout moyen! Le candidat dans l’incapacité de fournir trois bilans peut donc justifier de sa capacité financière par toute autre pièce probatoire.
L’examen de la capacité financière du candidat porte ainsi sur l’ensemble des pièces qui ont été remises. Le pouvoir adjudicateur ne se risquera pas à rejeter un candidat ne fournissant pas ses trois derniers bilans dès lors que l’objet, le montant et la durée du marché ne le justifient pas, et que le candidat a apporté d’autres éléments permettant au pouvoir adjudicateur d’apprécier les capacités financières de l’entreprise.
Ainsi, bien que le pouvoir adjudicateur dispose d’un large pouvoir d’appréciation, ses exigences doivent demeurer proportionnées avec son marché.

La charge de la preuve à l’Administration

Les capacités financières peuvent être estimées insuffisantes s’il apparaît que la situation financière du candidat serait trop dépendante de la bonne exécution du marché soumissionné. Néanmoins, la jurisprudence sur les conditions de rejet d’une candidature est largement en faveur des candidats: il incombe au pouvoir adjudicateur de prouver l’incapacité financière des candidats.
Ainsi, il résulte de cette difficulté pour le pouvoir adjudicateur que les candidats sont plus souvent évincés pour absence totale d’informations sur leurs capacités, que pour la remise de documents différents de ceux demandés par l’administration, issus de l’arrêté de 2006.
Les jeunes sociétés ne doivent donc pas hésiter à se positionner sur des marchés publics, même s’il leur est recommandé de privilégier des marchés dont l’objet, la durée et le montant sont en rapport avec les caractéristiques de leur entreprise.

A savoir !

Les candidats sont dispensés de fournir les documents s’ils peuvent être obtenus gratuitement en ligne, à condition qu’ils fournissent les informations et indications nécessaires à leur consultation.
Pour les avis de marché signalés par le logo MPS (Marchés publics simplifiés), les candidats peuvent ne fournir que leur numéro SIRET à la place des attestations demandées.

L’acheteur

  • peut demander à l’entreprise de compléter son dossier dans un délai approprié et identique pour tous, si une candidature ne contient pas toutes les pièces.
  • ne peut pas imposer la fourniture de documents originaux, de copie certifiée conforme ou de traduction certifiée.
  • peut aussi prévoir que l’entreprise ne soit pas tenue de fournir les documents déjà transmis dans le cadre d’une précédente consultation dans la mesure où ils toujours valides.

Article par Sylvain Le Turcq

Ces couples d’entrepreneurs français qui ont réussi

Ces couples d’entrepreneurs français qui ont réussi

Lancer son entreprise aux côtés de son conjoint ? Un projet réalisé par de nombreux français. Si entreprendre à deux peut séduire par rapport au soutien et à la motivation, la vie de couple peut également en pâtir. En France, 600 000 entreprises commerciales ou artisanales sont dirigées par un couple et 200 000 professionnels libéraux exercent avec leur conjoint. Des chiffres qui révèlent une réelle appétence des français pour entreprendre à deux. Plusieurs conditions demeurent nécessaires pour assurer la pérennité de de l’entreprise, en particulier la capacité à franchir les obstacles. Retour sur ces couples d’entrepreneurs français qui ont su allier leur vie amoureuse et professionnelle.

Catherine Néressis et Patrick Jolly, l’immobilier en toute simplicité

Comme tout jeune couple qui souhaite emménager, Catherine Néressis et Patrick Jolly doivent passer par une agence immobilière. Ces dernières, assez coûteuses, ont freiné leur ambition « Je ne possédais pas beaucoup d’argent et recherchais un appartement. À l’époque, la seule possibilité pour trouver un logement, consistait à passer par une agence immobilière. Cela impliquait de leur verser un mois de loyer. J’ai refusé de devoir débourser cet argent et me suis mise à la recherche d’annonces de particuliers dans les associations, supermarchés…L’idée de rassembler ces annonces dans un journal a alors germé dans mon esprit » raconte Catherine Néressis.

Les fondateurs décident de créer un journal d’annonces immobilières : L’entreprise PAP (de particulier à particulier) voit le jour en 1975. Le journal a mis en place une véritable révolution sur le marché de l’immobilier et 40 ans plus tard, ils demeurent pionniers de la presse immobilière en France. Le couple a su franchir de nombreux obstacles pour réussir cette expérience enrichissante. Un succès contagieux car ces derniers ont transmis leur envie d’entreprendre à leurs enfants « L’entrepreneuriat est contagieux ! L’exemplarité d’un parcours réussi inspire les autres. Les gens voient qu’on parle de notre entreprise de façon heureuse : ils osent donc plus facilement concrétiser leurs aspirations » explique Catherine Néressis.

Martine et Armand Hadida, la mode associée au design

Martine et Armand Hadida investissent en 1980 dans un lieu emblématique : Les Champs Elysées. Le couple ne choisit pas une simple boutique mais une galerie d’art. Leur volonté ? Présenter des pièces uniques de créateurs de mode, tout en les associant au design et au lifestyle. Leur enseigne « L’éclaireur » se démarque des distributeurs traditionnels en offrant aux consommateurs la possibilité de découvrir, en plus des vêtements, un univers des plus artistiques. Le couple se définit comme complémentaire et se pousse mutuellement vers le haut pour atteindre leurs objectifs. Armand Hadad décrit sa compagne comme « Une vraie Parisienne, pétillante et toute en fraîcheur. Elle m’apportait tout ce dont j’avais besoin. » (Sur le site LesEchos). Leur concept innovant séduit, ce qui leur permet d’ouvrir d’autres boutiques à Paris et une à Los Angeles. La devise de l’entreprise ? « Aller de l’avant, être dans ce qui va arriver, prendre des risques, c’est le devoir de toujours séduire, toujours étonner »

Bertile Burel et James Blouzard, une expérience dans un coffret cadeau

L’histoire d’un couple qui casse les codes. Lassés de leur emploi respectif Bertile Burel et James Blouzard décident de briser leur routine quotidienne pour voyager à travers le monde. Ils vivent de multiples expériences, plus enrichissantes les unes que les autres. Une fois revenue en France, leur seule envie consiste à offrir des cadeaux à leurs proches pour qu’ils puissent partager leur ressenti. Les produits proposés par l’ensemble des magasins leur semblent trop ordinaires. Un constat qui les pousse à lancer leur box. En 2004, ils créent WorderBox, une société spécialisée dans la vente de coffrets cadeaux qui a pour but de proposer une « expérience ». Le couple a pu se placer comme leader du marché en France. Un succès dû à la communication solide et l’investissement du couple dans leur entreprise. « Comme nous n’avions jamais travaillé ensemble auparavant, nous avions un peu peur. Et puis tout le monde nous disait que ce serait compliqué. Mais ce qui nous a rassurés, c’est le fait que nous avions réussi à faire ensemble un tour du monde de 6 mois, en nous retrouvant même parfois en danger de mort, et en ne nous engueulant qu’une seule fois ! » Explique Bertile Burel. Une entente à toute épreuve demeure la clé de la réussite

Nathalie Lebas et Louis-Marie Vautier, le prêt-à-porter « bio et équitable »

Nathalie Lebas était ingénieure textile, Louis Marie-Vautier quant à lui travaillait dans le domaine de la formation professionnelle. Le jeune couple parisien, ne s’épanouissant pas dans leur travail respectif, décide de démissionner pour créer leur propre entreprise. L’idée consiste à s’implanter sur le marché du prêt-à-porter en proposant une gamme de vêtements bio et équitable. La marque Ekynog voit le jour en 2003 et arrive parmi les premières dans le secteur. Leur concept de respect de la nature à très vite séduit les consommateurs. « Nathalie s’occupe des aspects techniques alors que, moi, je m’oriente sur le développement de la marque. Notre entreprise nous occupe sept jours sur sept. Nos conversations s’entament au petit déjeuner et se terminent au dîner. Les règles pour entreprendre en couple ? Il n’y en a pas. L’essentiel est d’être sur la même longueur d’onde » confie Louis-Marie Vautier sur le site de l’Express.

Vincent Paolantonacci, porteur du projet Phoenix

Vincent Paolantonacci

Je suis Vincent Paolantonacci, porteur du projet Phoenix, papa d’un petit garçon de 13 ans qui grandit en fauteuil roulant électrique et je me suis aperçu qu’au sein de notre environnement rural, les difficultés sont quotidiennes : manque d’aménagement des trottoirs, incivisme avec des véhicules qui se garent sur ceux aménagés… 

Un fauteuil électrique pèse souvent plus d’un kilo, sans compter le poids de son utilisateur, et 99 % de ceux sur le marché ne franchissent pas une marche de plus de 8 centimètres de haut. La personne qui se déplace s’avère très limitée quant à son autonomie, en dehors de milieux urbains complètement aménagés, qui restent assez rares. Il est possible de pallier ces difficultés en emmenant une aide technique telle qu’une rampe pliable mais cela implique d’avoir une personne à disposition.

Un jour, alors que nous étions au cinéma avec ses amis, ces derniers ont voulu s’installer au niveau des rangées situées plus bas, séparées par quelques petites marches d’une dizaine de centimètres. En observant la scène, j’ai vu mon fils bloqué en haut puisqu’il ne pouvait circuler que sur la partie accessible, de plain-pied… J’ai alors cherché un fauteuil doté de fonctionnalités plus avancées mais je n’ai rien trouvé donc je me suis mis à imaginer un modèle plus adapté. Il s’agissait de concevoir un fauteuil polyvalent, qui puisse franchir ces trottoirs ainsi que quelques marches d’un escalier mais aussi verticaliser l’utilisateur, afin d’augmenter le champ des possibles des personnes handicapées et soulager le quotidien des aidants.

La Fabrique Aviva nous a permis à la fois de financer notre projet Phoenix à hauteur de 50 000 euros et de réaliser une étude de faisabilité indispensable mais aussi de lui donner une certaine visibilité.

Entreprendre en banlieue : quels véritables enjeux ?

Entreprendre en banlieue : quels véritables enjeux ?

Les banlieues françaises, contrairement, aux idées préconçues regorgent de jeunes talents. Si la tendance entrepreneuriale demeure au beau fixe chez les jeunes issus d’écoles d’ingénieurs ou de commerce, elle s’avère plus difficile à appréhender pour ceux issus de la banlieue. De nombreuses aides sont mises à leur disposition pour les encourager à bâtir leur projet de création d’entreprise et entreprendre en banlieue. Retour sur ce pari des plus ambitieux.

L’entrepreneuriat comme porte de sortie

L’entrepreneuriat en banlieue, en plus de casser les idées préconçues, représente souvent la seule échappatoire face à la précarité et au chômage. Plus de 45 % des jeunes issus des quartiers difficiles sont touchés par le chômage (selon le site FranceTvInfo). Pour certains, créer son entreprise revient à créer son propre emploi. Face à une égalité des chances parfois mince dans certaines régions de France, nombreux sont ceux qui s’attellent à entreprendre pour prouver leurs compétences et qui passent outre les préjugés.

Les idées ne manquent pas venant des jeunes issus de banlieue. L’assimilation des codes entrepreneuriaux leur paraît, en revanche, plus contraignante. « On est une génération qui part avec des handicaps. C’est plus difficile parce qu’on n’a pas le réseau, on n’a pas les personnes qui peuvent nous prêter de l’argent pour démarrer. On a vécu des discriminations qui nous renforcent dans l’idée que lorsqu’on entreprend il faut être très patient et persévérant »,  explique Abdou M’Bodji , cofondateur de Logement Habitat Services, issu d’un quartier prioritaire du Havre.

Un développement des plus accompagné

Pour mettre sur pied son projet, il demeure nécessaire, en premier lieu, de prendre conscience de ses compétences et d’acquérir une forte confiance en soi. Posséder une bonne idée ou un concept prometteur ne suffit pas. C’est pourquoi de nombreuses aides et accompagnements furent mis en place pour faciliter l’entrepreneuriat dans les quartiers difficiles :

  • L’association « Les déterminés » : cette dernière a pour vocation de faciliter la création d’entreprise des jeunes de 18 à 35 ans issus de quartiers populaires. Née d’une fusion entre le Medef (Le Mouvement des entreprises de France) et l’association Agir pour réussir, l’association propose des formations intensives de cinq à six semaines ainsi qu’un accompagnement par des mentors expérimentés durant tout le processus de création et sur le long terme. « L’expérience des Déterminés a provoqué une impulsion à mon envie d’entreprendre. La renommée des Déterminés m’a aussi permis de gagner en crédibilité et m’a aidé à décrocher plusieurs contrats suite à la formation », témoigne Sharron Manikon, fondatrice de Sharron Consulting, sur le site de l’association.
  •  L’association « Positiv Planet » : l’objectif de lutter contre l’exclusion et la précarité dans les quartiers sensibles devrait se réaliser en aidant les jeunes à se hisser dans le monde entrepreneurial. Avec plus de 28 antennes à travers la France, l’association a le mérite d’avoir accompagné 16 000 personnes et participé à la création de 3 900 emplois. « Notre mission est de donner à chacun les moyens d’entreprendre et créer les conditions d’un développement économique inclusif et viable pour aujourd’hui et demain », souligne Jacques Attali, président du conseil de surveillance et du comité de direction générale. « J’avais l’idée, le nom et le logo mais le plus dur restait à faire. Business plan, démarches administratives, immatriculation… sont autant d’étapes qu’il me fallait approfondir. Une amie qui connaît un peu le secteur me suggère d’aller me renseigner auprès d’une association spécialisée dans l’accompagnement à la création d’entreprise qui vient de voir le jour dans les quartiers Nord de Marseille, Planet ADAM », explique Salim Hadad, fondateur de Net Azur, société de nettoyage sur le site HuffingTonPost. Suite à sa rencontre avec un des accompagnateurs de l’association, le jeune homme est en passe de poursuivre ses démarches administratives et de s’installer très vite sur le marché, ce qui lui permet de recruter plusieurs salariés. Le développement de son entreprise fut suivi en continu même après un commencement réussi.
  • Start-up Banlieue : le mois dernier, le premier évènement de start-up banlieue voyait le jour. Sur une durée de trois jours, des jeunes issus de quartiers prioritaires préparaient et présentaient leur idée de création d’entreprise sur des lieux emblématiques tels que le 71 (Montreuil) ou le Stade France (Saint Denis). Les groupes se présentent à tour de rôle devant un jury composé d’entrepreneurs, d’investisseurs et de potentiels partenaires. Parmi eux, Alae Quarjouane, fondateur de Teekers : « On ne se rend pas compte mais c’est pourtant souvent dans ces quartiers où la créativité émerge. Qui n’a pas connu autour de lui un voisin vendeur de baskets ou de vêtements à domicile ? Que ce soit au porte-à-porte ou sur Instagram, rendre le produit accessible à seulement quelques kilomètres, c’est ça l’innovation, la simplification des process, le “keep it simple” des quartiers. Le problème c’est le démarrage, quand tu n’as pas les bons contacts, tu ne sais pas comment faire, et, surtout, tu ne sais pas par où commencer », explique-t-il sur le site BondyBlog. Des prix à la clé pour les gagnants ainsi qu’une visibilité profitable à leur développement d’entreprise.

Des projets concrets face à une réalité chiffrée

Le financement demeure une étape difficile pour ces jeunes entrepreneurs. Si  d’ordinaire obtenir un emprunt s’avère laborieux, il l’est d’autant plus lorsque le demandeur pose son projet  sur la table en étant sans emploi, sans grand apport et souvent sans diplôme d’école de commerce. Les banques ont tendance à leur fermer les portes. Une nouvelle solution s’offre à eux : l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique). Une  association dont le but est de permettre à des personnes qui n’ont pas accès au système bancaire traditionnel de créer leur propre entreprise grâce à celui de micro-crédit accompagné.

De nombreuses solutions sont présentes pour accompagner ces jeunes dans leur développement de projet. De par leur motivation et leur persévérance, ces derniers contribuent de manière audacieuse à la diversité entrepreneuriale.

Reprise d’entreprise : le closing, le passage du relais au cédant

Reprise d’entreprise : le closing

Le closing constitue l’objectif, pour ne pas dire le Graal, de tout repreneur. Pendant des mois, voire des années, le candidat à l’acquisition d’entreprise va déployer ses meilleurs efforts, son énergie, ses compétences, ses ressources, pour atteindre ce but… qui n’en est pas un ! Le closing n’est qu’une étape, certes importante, qui doit amener le repreneur à devenir un bon chef d’entreprise.

Comme en politique, certains prétendants se révèlent bien meilleurs candidats que lorsqu’ils ont accédé au pouvoir (l’inverse est vrai aussi). Le closing constitue un tel point de cristallisation dans le parcours « repreneurial » que le repreneur en perd souvent de vue le véritable objectif de sa démarche.
En caricaturant à peine, qu’observe-t-on ?

Un repreneur professionnel

  • qui a fait l’effort d’acquérir une culture de la reprise d’entreprise en s’informant, en multipliant les contacts avec des experts, parfois même en suivant un programme de formation à la reprise d’entreprise.
  • qui s’entoure de conseils lui évitant des faux-pas dans les domaines techniques (expert-comptable, avocat, conseil-acheteur…).
  • qui fédère autour de son projet un consensus familial et financier (banquiers, fonds d’investissement…)

Grace au sérieux de sa démarche, le repreneur professionnel devient alors… un chef d’entreprise amateur!

Un chef d’entreprise amateur

  • qui ne découvre véritablement l’entreprise que le jour où il « débarque » au sein des équipes.
  • qui n’a de légitimité aux yeux du corps social que celle de l’acheteur.
  • qui est bien souvent perçu comme un « corps étranger », un élément de risque, si ce n’est un danger pour les collaborateurs affectivement liés à l’ancien dirigeant.
  • qui se retrouve seul à la tête d’une entreprise, « lâché » par ses conseils dont le contrat s’achève habituellement au moment du closing.
  • qui n’a pas préparé la gestion de sa relation avec le cédant, souvent délicate pendant la période d’accompagnement.
  • qui n’a pas sérieusement bâti un plan de communication vis-à-vis de ses nouveaux collaborateurs (1ère réunion avec les équipes, présentation du projet d’entreprise)

alors pour réussir : les étapes clefs jusqu’au closing

1. L‘accord de confidentialité : lettre signée du repreneur par laquelle il s’engage à ne pas faire un mauvais usage des informations du cédant.
2. Le dossier de présentation : la signature de l’accord de confidentialité déclenche l’envoi d’un premier dossier de prise de contact (le « dossier de présentation »). Parfois, il est désigné sous son nom anglais d’Information memorandum(« Info mémo »). Ce dossier contient :une présentation de l’entreprise,
– son activité,
– sa clientèle,
– ses moyens de production,
– son organisation
– ses chiffres significatifs.
3. La première rencontre : un échange essentiel pour la suite des négociations entre le repreneur et le cédant.
4. La lettre d’intention : après une seconde rencontre et quelques échanges visant à clarifier les interrogations du repreneur, vous pouvez demander de recevoir une lettre d’intention. Cette lettre d’intention stipule :

  • la compréhension de l’activité de l’entreprise par le repreneur,
  • ses caractéristiques principales,
  • un ordre de grandeur du prix et une méthode pour son estimation,
  • un calendrier prospectif (ce que le repreneur prévoyait de faire pour avancer et sous quels délais),
  • les points essentiels sur lesquels le repreneur souhaitait mener son analyse

5. La signature définitive : l’acte de cession, dit « closing ».
Pour signer ce document, les différents financeurs doivent fixer la date de paiement.
Le repreneur ou parfois le cédant effectuent avant le closing les procédures administratives obligatoires (immatriculation, publicité de l’acte, enregistrement de l’acte de cession et des nouveaux statuts au service des impôts…).

Quels sont les points à négocier pour arriver au closing ?

Tous les points suivants ne sont pas à négocier. Il est nécessaire de bien choisir les points sur lesquels il est possible de faire des concessions en amont.

  • Le prix.
  • Les conditions de paiement (comptant, crédit vendeur).
  • Le crédit-vendeur (c’est un accord établi par le vendeur du paiement différé dans le temps d’une partie du montant de la transaction. Ce crédit est pour le repreneur une source de financement qui viendra se substituer à une partie du crédit bancaire.
  • Les clauses de compléments de prix (earn-out), (c’est moyen qui permet d’indexer une partie du prix de cession sur les résultats futurs de l’entreprise. Négociée lors de la transmission, cette clause permet au vendeur, après avoir déjà touché une partie du prix au moment de la cession, de bénéficier ensuite d’un éventuel complément de prix.
  • L’affectation des résultats de l’année en cours,
  • Les garanties d’actif et de passif (niveau, franchise, garantie…). La garantie de passif (c’est l’engagement du cédant qui assure au repreneur que la structure achetée possède bien les qualités sur lesquelles il a fondé son prix et de prévoir, le cas contraire, un dédommagement, notamment dans le cadre d‘une augmentation de passif liée à des faits dont l’origine est antérieure à la reprise (litige avec un salarié, un client, un fournisseur, l’Etat, etc.)
  • La durée et la forme de l’accompagnement du cédant,
  • Les clauses de non-concurrence,
  • Les clauses suspensives (audit, obtention d’un crédit, obtention d’un résultat …).

En conclusion

Le simple bon sens voudrait que le repreneur prépare sa prise en mains de l’entreprise avec autant de professionnalisme que celui dont il a fait preuve pour aboutir au closing. C’est pourtant rarement le cas ! Le brillant repreneur se transforme alors en dirigeant maladroit. Il enchaîne les erreurs pendant la période fondatrice des 100 jours post-acquisition.
Combien de belles opportunités sont ainsi gâchées par des repreneurs impréparés à endosser leur nouveau costume de chef d’entreprise ?
Plutôt que d’improviser, ces repreneurs devraient méditer la célèbre phrase d’Abraham Lincoln : « Si j’avais huit heures pour abattre un arbre, j’en passerai six à aiguiser ma hache. »

Article par Thierry Lamarque

Les règles de la co-traitance et la plateforme PLACE

Les règles de la co-traitance et la plateforme PLACE

Afin de pouvoir candidater à certains appels d’offre pour lesquels l’entreprise ne justifie pas de tous les moyens matériels, financiers ou humains, celle-ci peut faire appel à la co-traitance. La GME, connue sous le nom de Groupement Momentané d’Entreprises (GME) permet aux TPE de pouvoir postuler à des marchés à plusieurs, là où il leur aurait été impossible d’aller seules. La co-traitance doit cependant respecter un cadre bien défini pour devenir un atout pour les entreprises.

Définition et formes de la co-traitance

La co-traitance se définit comme le rapprochement temporaire de plusieurs entreprises pour répondre à un appel d’offre, qu’il intervienne dans le cadre d’un marché privé ou public. Pour ce dernier, les procédures sont fixées par le code des marchés publics. Aussi, même s’il n’existe pas de règles particulières pour les marchés privés, et il n’y a pas non plus de dispositions contraires interdisant de conclure des contrats de co-traitance pour ce genre de cas.
Les entreprises se réunissent principalement pour pouvoir procéder à l’exécution d’un chantier dans sa globalité, en ayant chacune des activités et spécialités différentes mais complémentaires, et se répartissent ainsi le chantier en lots de travaux. Dans une propension moindre, elles réalisent le même type de prestations mais n’ont pas la taille suffisante pour répondre seule à la demande.
Quelle que soit la situation, les entreprises doivent conclure une convention de groupement momentané d’entreprises ou un contrat de co-traitance.

Nature et règles du contrat de co-traitance

Le contrat de co-traitance vise à définir le cadre de l’intervention de chacune des entreprises les unes vis-à-vis des autres, mais également avec leur client.

Au préalable, il convient de noter que le contrat peut être conclu sous différentes formes à la libre appréciation des parties, sauf si le règlement de l’appel d’offre intègre une mention particulière. Ainsi, les entreprises peuvent opter pour :
– La co-traitance conjointe, où chacune est responsable de sa partie des travaux ;
– La co-traitance solidaire, que l’on retrouve dans la majorité des cas car elle s’avère plus sécurisante pour le client, où chacune des parties prenantes est responsable du chantier dans sa globalité ;
– La co-traitance conjointe avec mandataire solidaire : solution intermédiaire aux deux précédentes formules, seule l’entreprise mandataire est responsable de l’intégralité du chantier.

Qu’il soit appelé accord, contrat ou groupement momentané, il doit comporter de nombreuses mentions, qui sont par exemple : l’objet, la présentation du chantier, la nature du contrat, le fonctionnement du groupement, les missions et la rémunération du mandataire, les obligations des autres parties vis-à-vis de ce dernier, les rôles et les responsabilités de chacun, les actions en cas de retard de l’un des membres dans l’exécution de son lot de travaux, les conditions d’achat et de paiement des matériels et fournitures nécessaires au chantier, les modalités en cas de défaillance d’une entreprise du groupement, les assurances, les garanties, la durée du contrat…
En cas de conflits qui surviendraient entre les membres du groupement, il est à noter que le litige relèvera des instances judiciaires. Les mêmes tribunaux seront compétents si le différend se situe entre un ou plusieurs membres du groupement et un client privé, tandis que si ce dernier est public, l’affaire sera portée devant les instances administratives.

La plateforme PLACE, la bourse de la co-traitance

140 000 entreprises sont inscrites sur PLACE, selon Michel Grévoul, directeur du Service des achats de l’Etat, le nouveau service de bourse à la cotraitance. « Cet outil s’inscrit dans l’action du Gouvernement en faveur des PME, en améliorant très concrètement leur accès à la commande publique. L’accès des PME à la commande publique peut être difficile pour plusieurs raisons : pour des raisons de taille insuffisante ou pour des questions de compétences. La bourse à la cotraitance, en incitant les entreprises à se regrouper, leur permet de pallier ces difficultés en devenant co-contractantes au sein d’un groupement momentané d’entreprises (GME). »

Comment accéder et utiliser la plateforme PLACE ?

Pour accéder à la bourse à la co-traitance, il suffit à l’entreprise d’être inscrite sur PLACE. Celle-ci lui permet
– d’accéder à des marchés
– de répondre aux offres de manière dématérialisée.
L’entreprise doit préciser si elle accepterait d’être mandataire de groupement, cotraitant conjoint ou cotraitant solidaire dans le cas où elle trouverait d’autres entreprises avec qui elle s’associerait.
Elle doit cependant apporter les précisions suivantes :
– indiquer ce qu’elle recherche comme type de cotraitant. Par exemple le secteur d’activité du cotraitant recherché, ses compétences ou encore son chiffre d’affaires.
– indiquer ce qu’elle pense pouvoir apporter pour ce marché.
– transmettre ses coordonnées pour pouvoir être contactée par d’autres entreprises.

Limites de la co-traitance

Outre les risques juridiques évidents de la co-traitance de nature solidaire, le statut de mandataire peut apporter lui aussi quelques difficultés à l’entrepreneur qui s’investit dans cette mission. Comme les autres membres du groupement, il doit connaître toutes les règles habituelles qui régissent les appels d’offre, mais il doit en plus gérer et veiller au développement et au maintien de bonnes relations pour que la collaboration fonctionne, que ce soit entre les entreprises entre elles ou avec le client.

Les clefs de la mise en place d’un ERP en 2017

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Les clefs de la mise en place d’un ERP en 2017

Dans les entreprises, nous trouvons de plus en plus de logiciels intégrés capables tout autant de gérer la comptabilité, la paie que la production, les achats ou la logistique. On parle d’ERP de l’anglais Enterprise Ressource Planning (en français PGI pour Progiciel de Gestion Intégrée).

L’intérêt de ces logiciels est leur efficacité notamment, car ils évitent toutes les ressaisies et facilitent les synergies entre les différentes activités de la société. Toutefois, ces logiciels coûtent cher.
Ils sont très structurants pour la société et peuvent permettre de véritables gains de productivité, mais a contrario peuvent être la cause de pertes de temps et de valeurs importantes.

Un registre public d’accessibilité est devenu obligatoire.

Ces logiciels sont indispensables avec les nouvelles directives concernant les établissements recevant du public (ERP) puisqu’ un registre public d’accessibilité est devenu obligatoire. En effet, depuis le 22 octobre 2017, les gestionnaires d’établissements recevant du public (ERP) doivent mettre à la disposition du public un registre public d’accessibilité.
Outre la liste des prestations proposées par l’établissement pour l’accessibilité des personnes handicapées, le registre doit contenir :
• la liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées ;
• la description des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées.
Un arrêté publié au Journal officiel du 22 avril 2017 précise le contenu et les modalités de diffusion et de mise à jour de ce registre, selon la catégorie et le type de l’établissement.
Les ERP situés dans un cadre bâti doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public.
L’information simple à lire et à comprendre par le public doit être diffusée par des moyens adaptés aux différents handicaps.
Les gestionnaires d’ERP sont libres de choisir la forme du registre, sous version papier ou numérique.
Il est essentiel de bien mettre en place ces logiciels. Voyons les étapes clefs :

Etape 1 : avoir une équipe dédiée

Avant toute chose, il faut constituer une équipe dédiée qui pilotera le projet de A jusqu’à Z. L’installation d’un nouvel ERP est un long processus qui prend souvent plus d’un an. C’est un enjeu financier et opérationnel clef pour toute entreprise. Il sera très structurant pour le fonctionnement de la société. La qualité du groupe de travail est essentielle. Il devra représenter toutes les sphères de l’entreprise concernées par le projet. Les personnes devront pouvoir se consacrer à 100% au projet quand cela sera nécessaire. Il devra rendre compte directement au comité de direction du groupe.

Etape 2 : l’élaboration du cahier des charges

Sa première tâche sera l’élaboration du cahier des charges. Sa qualité est essentielle. C’est une évidence, mais malheureusement trop souvent oubliée. Le cahier des charges a une double fonction : la première c’est de vous permettre de définir clairement ce que vous voulez et comment vous le voulez. Vous définirez le champ de couverture du logiciel (comptabilité, production, logistique, trésorerie…) et ce qui restera en dehors de ce champ. Plus il sera précis, plus vous aurez réfléchi à vos modes de fonctionnement, plus vous aurez de chances qu’ils correspondent à vos besoins.

Les oublis ou les erreurs que vous ferez à ce stade, vous les retrouverez dans le produit que vous mettrez en place. Vous devrez vivre avec pendant toute la durée de vie du logiciel. Le cahier des charges est votre outil de communication avec les fournisseurs qui soumissionneront. Leurs réponses seront d’autant plus pertinentes qu’il a été élaboré avec soin et qu’il est compréhensible même pour des gens qui ne connaissent pas votre métier.

Etape 3 : bien choisir ses fournisseurs

Le choix des fournisseurs qui recevront votre cahier des charges est également important. Il faut qu’ils soient suffisamment nombreux pour que vous ayez un choix, mais pas trop nombreux, car cela vous prendra beaucoup trop de temps de dépouiller toutes les offres. Bien les choisir c’est avoir des fournisseurs qui vont travailler sur votre plateforme technologique. Ils seront capables d’adapter leur produit à vos besoins, pourront vous former, assurer la maintenance et le développement du logiciel pendant toute sa durée de vie.
L’élaboration des critères de choix qui constituera votre grille de lecture des réponses à votre appel d’offres est également très importante. Il s’agit de rendre votre sélection la plus objective possible. Bien entendu, le coût rentrera dans les critères, mais il peut y en avoir bien d’autres comme l’ergonomie, les engagements sur les délais, sur la formation …. A vous de les choisir, mais attention à ne pas en choisir trop, car cela revient à s’éparpiller et à ne pas réfléchir à ce qui est vraiment fondamental pour vous.

Etape 4 : la mise en place de l’ERP

L’ERP a été choisi. Il faut le mettre en place. Le rôle du groupe de travail est encore plus important. En effet, tous ces progiciels sont des enveloppes qu’il faut paramétrer au mieux pour correspondre à vos besoins. La qualité du paramétrage est essentielle. Elle doit être faite par des personnes comprenant parfaitement l’activité de la société tout en ayant la capacité à s’éloigner des modes de fonctionnement de l’entreprise. En effet, chaque progiciel a sa logique. Il faut la comprendre et travailler dans son cadre pour trouver la meilleure solution. L’approche peut être déroutante, mais elle va conditionner l’efficacité de l’outil. Vouloir à tout prix plaquer les modes de fonctionnement actuels sur le nouvel outil peut s’avérer très destructeur de valeur.

Etape 5 : la communication

La communication autour de la mise en place du logiciel est fondamentale. La mise en place d’un nouvel ERP est souvent une source d’angoisse pour beaucoup de gens. Nous sommes particulièrement en France, très conservateurs, et le changement nous fait souvent peur. Il est donc essentiel de bien communiquer pour à la fois recueillir toutes les informations nécessaires à la mise en place, mais également pour expliquer comment l’outil va fonctionner et le vendre en interne. La communication va s’appuyer sur des personnes relais au sein de l’entreprise. Il s’agit des super-utilisateurs. Ils ne font, en général pas partie de l’équipe projet, mais ce sont des utilisateurs qui connaîtront bien leur partie du logiciel. Ce sont donc des gens qui sont ouverts au changement, curieux et prêts à s’investir pour faire fonctionner le progiciel. Ils seront des ambassadeurs de votre nouvel ERP et faciliteront son adoption par la société.

Etape 6 : la formation

La formation au nouveau logiciel est également importante. Il ne fonctionne probablement pas du tout comme l’ancien. Vos équipes sont souvent perdues au départ. La formation va permettre à chacun de prendre ses repères, à se familiariser puis à travailler avec le nouvel outil. Cette formation d’abord assurée par le fournisseur sera petit à petit transférée aux super-utilisateurs. On voit ici que communication et formation sont fortement imbriquées et que leur objectif c’est de favoriser l’adoption du nouveau progiciel par les équipes et de faire en sorte qu’ils apprennent le plus rapidement possible à s’en servir.

Faites attention au turn-over

Votre nouvel ERP est maintenant en place. C’est très bien, mais ne croyez pas en avoir fini avec lui. Vous allez garder cet outil pendant de nombreuses années. Il faut qu’il continue à fonctionner de manière optimum pendant toute cette période. Mais vous allez faire face à un problème que rencontrent toutes les entreprises : le turnover. Dans 3 ans beaucoup des personnes qui auront mis en place le logiciel dans l’équipe projet ou comme super-utilisateurs auront changé de poste voire d’entreprise. La perte de savoir est importante, pourtant les bases du progiciel doivent être maintenues, sa logique doit être respectée. Le départ des « sachants » va rendre cela beaucoup plus compliqué.

Pour lutter contre cela, il existe deux moyens :

  • La documentation : elle a dû être constituée tout au long de la mise en place du progiciel. Elle doit être maintenue par la suite. Il faut qu’elle soit disponible et que les nouvelles équipes soient à même de la comprendre, utiliser et mettre à jour
  • Les équipes : cela concerne aussi bien les informaticiens que les super-utilisateurs. Il faut, dans toute la mesure du possible, avoir systématiquement un doublonnage. Le premier rôle d’un super-utilisateur est de former une deuxième personne qui pourra prendre le relais quand il sera absent ou parti. Le projet a été mis en place, mais l’équipe projet doit passer la main à un responsable de l’ERP qui sera chargé du fonctionnement de l’ERP, mais également de la maintenance de la documentation et du maintien du niveau de connaissance des équipes.

En conclusion

Mettre en place un nouvel ERP est un enjeu important pour une entreprise, à la fois sur le plan financier, mais également sur la qualité de son fonctionnement. C’est donc un enjeu stratégique. Il est essentiel de se donner tous les moyens pour réussir, à commencer par les moyens humains. La qualité du projet, c’est d’abord la qualité des hommes qui lui seront dédiés. Il faut également prendre conscience que même quand l’ERP a été mis en place, il est fondamental de s’assurer que la connaissance et la maîtrise du progiciel continueront à être assurées pendant toute sa durée de vie.

Article par Michel Pivot