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Crowdfunding, crowdlending, crowd-equity : comment s’y retrouver ?

Ces termes très en vogue n’ont pas pu vous échapper. Le financement participatif connaît un véritable engouement chez les porteurs de projet depuis quelques années, mais que savez-vous réellement des variantes de ce mode d’investissement ? Voici un petit guide des spécificités du crowdfunding, du crowdlending et du crowd-equity.

Le financement participatif : toute une histoire !

Apparue au XVIIIèmesiècle, la pratique qui consiste à demander de l’aide aux populations pour financer un projet ne date pas d’hier ! Lorsque les banques refusent un prêt aux porteurs de projet, ceux-ci se tournent alors vers le public. A cette époque, cela se faisait au cours de grandes manifestations dans lesquelles les entrepreneurs hélaient la foule pour convaincre d’éventuels investisseurs. De nos jours, le financement participatif s’opère sur internet. Les créateurs exposent leurs idées sur une plateforme et les visiteurs intéressés peuvent y contribuer en leur versant un montant de leur choix. Il s’agit du crowdfunding, littéralement « financement de foule ». Il en existe cependant quelques variantes, telles que le prêt participatif, aussi appelé crowdlending ou le financement permettant de devenir actionnaire, crowd-equity. Commençons par le plus basique, le crowdfunding.

Le crowdfunding : un financement communautaire par le don

Le financement participatif, ou crowdfunding, reste un moyen fiable de financer un concept. Cette pratique, qui a fait ses preuves, consiste à recueillir des fonds sous forme de dons. Ceux-ci sont versés par des tiers, particuliers ou professionnels, qui s’engagent à contribuer à un projet à hauteur d’un montant qu’ils déterminent eux-mêmes. Aussi dénommé financement communautaire, le crowdfunding s’effectue aujourd’hui sur des plateformes en ligne telles qu’Ulule ou KissKissBankBank. Les visiteurs séduits par une proposition restent libres de donner et reçoivent parfois des cadeaux en échange, tels que des goodies ou des remerciements personnalisés. De nombreux projets dans tous les domaines optent pour cette méthode pour financer tout ou partie de leurs besoins. A titre d’exemple, beaucoup d’associations s’en servent pour mener à bien certaines initiatives. Dans ce cas précis, ces établissements comptent sur la générosité de publics défenseurs de leur cause. Pour les entreprises souhaitant adopter un fonctionnement similaire, le prêt participatif peut aussi constituer une option adéquate.

Emprunter aux particuliers pour se développer : le crowdlending

Les sociétés déjà installées peuvent employer une technique similaire : le crowdlending. Signifiant littéralement « prêt participatif », ce mode de financement se présente sous la même forme que le crowdfunding, c’est-à-dire sur une plateforme en ligne. Il consiste, en revanche, à demander un prêt et non un don, à des particuliers qui recevront des bénéfices en échange de leur investissement. Le crowdlending semble mieux adapté aux entreprises et permet d’emprunter à des personnes intéressées plutôt qu’à une banque. Des bénéfices restent à verser aux prêteurs dans les deux cas mais la solution communautaire paraît souvent plus humaine et personnalisée. Le prêt participatif se déroule sur la toile, au travers de plateformes comme Bolden ou Unilend. Ces serveurs présentent les différents projets auxquels les investisseurs accordent une somme de leur choix. Les demandeurs proposent également un taux d’intérêt afin de permettre aux à ceux qui souhaitent financer d’estimer le montant de leurs gains plus facilement. Les TPE/PME réalisant déjà un bon chiffre d’affaires raffolent de cette pratique, qui leur confère la possibilité de se financer rapidement auprès d’investisseurs impliqués.

Le crowd-equity pour attribuer des actions aux investisseurs en ligne

Ce mode de financement attribue directement des parts d’une société à ses investisseurs. Idéal pour les start-up en gestation, le crowd-equity, ou crowdfunding en capital, confère à l’internaute des actions dans la société qu’il finance. Egalement présenté sous la forme d’une plateforme participative, le crowd-equity représente un moyen de lever des fonds rapidement pour mettre au point un nouveau produit, service ou encore recruter du personnel. Le financement avec participation s’adresse aux jeunes pousses souhaitant toucher des investisseurs potentiels, de futurs clients ou même des groupes d’intérêts prêts à assumer un risque financier. La rétribution des donateurs-actionnaires ne rapporte que si la société rencontre le succès ! Les plus célèbres plateformes de crowdfunding en capital demeurent Wiseed, Anaxago, SmartAngels et Sowefund. Ces dispositifs offrent la possibilité aux investisseurs de prendre part eux-mêmes à l’entreprise : en acquérant une action, ils gagnent également une voix de participation.

Le financement participatif, réellement bénéfique aux entreprises ?

Ces trois modes de financement participatif rencontrent un succès grandissant. Véritable alternative au prêt bancaire, ils offrent une plus grande liberté aux investisseurs comme aux entreprises. Les sites comme MyMajorCompany (célèbre plateforme de crowdfunding, ndlr) existent parfois depuis une dizaine d’années mais cartonnent depuis moins longtemps. Ce mode de financement entre petit à petit dans les mœurs : fin 2015, plus de 2 300 000 Français auraient déjà participé au moins une fois sur l’une de ces plateformes. Le montant des fonds collectés ne cesse d’augmenter. Entre 2014 et 2015, il a littéralement doublé pour passer de 152 millions d’euros à 296,8 millions d’euros.
Si les associations recourent de plus en plus au financement participatif, qui leur réussit, les entreprises semblent aussi tirer leur épingle du jeu. 94% des demandes de prêts et 99% des demandes d’investissement provenaient de firmes en 2015. Le taux de réussite se révèle très encourageant : 60% des dons avec contreparties se révèlent gagnants contre 90% dans les autres familles réunies.

Quand entreprendre rime avec participation à la société

Interview de Kalima LYCAKIS, fondatrice de Buyer Consulting & Business. Une entrepreneure pour qui créer son entreprise et la développer signifient participer de manière active et pragmatique à la société.

Quel est votre parcours avant la création de votre entreprise ?

Après des études techniques, j’ai occupé des postes de collaboratrice projet dans de grands groupes industriels et c’est ainsi que j’ai découvert le domaine des achats.

Acheteur leader puis Responsable des achats dans les secteurs de l’énergie (AREVA) et bancaire (RCI Banque), j’ai complété mes connaissances à Kedge Business School en obtenant le Master 2 « Management des Achats Internationaux & Innovation ».

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ?

Buyer Consulting & Business, société spécialisée dans le conseil en achat (industrie, Banque, Assurance) pour les TPE et PME, a été créée en mars 2016. J’ai créé Buyer Consulting & Business pour permettre aux entreprises de réaliser des gains sans avoir nécessairement une fonction achat présente dans leur entreprise. Cela permet à l’entreprise de se recentrer sur son cœur de métier.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salariés, chiffre d’affaires…) ?

La création de Buyer Consulting & Business étant récente, son activité se développe principalement avec des partenaires.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’entrepreneuriat est, pour moi, la liberté d’entreprendre et la mise en pratique de ses propres idées. C’est également une excellente manière de progresser car l’entrepreneur se remet en cause très souvent et recherche des solutions innovantes pour faire évoluer son business.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales satisfactions ?

La principale difficulté d’un entrepreneur est la solitude. Il est donc important qu’il participe a des réseaux d’affaires comme le Club Dynamique.

Les satisfactions sont multiples :

– décider et mettre en œuvre sa propre stratégie.

– le pouvoir de tout changer.

– avoir une grande liberté d’action.

– apprendre chaque jour.

Comment vous êtes-vous financé ?

Buyer Consulting & business est spécialisée dans les services donc aucun financement n’était nécessaire.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

J’ai un emploi du temps précis et chaque tâche est bien séparée. L’une n’empiète pas sur l’autre.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Passionnée d’aviation, je dirais que « diriger une entreprise c’est comme piloter un avion ». Il est indispensable d’avoir un objectif et savoir s’adapter aux conditions extérieures.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Pour créer sa société, il est indispensable d’être dans un état d’esprit positif. Il faut être inspiré, créatif et passionné. Il faut également être très organisé.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Buyer Consulting & Business a pour ambition de se développer à l’international dans les cinq années à venir.

Aujourd’hui, comment faites-vous pour développer votre réseau ?

Je développe mon activité à l’aide des réseaux sociaux comme LinkedIn et Facebook. Je participe également à des déjeuners d’affaires et forums d’un certain nombre de clubs de dirigeants d’entreprise.

Steve Jobs n’est pas la seule référence…

Steve Jobs est devenu LA référence parmi les entrepreneurs de notre décennie. Pourtant ce n’est pas le seul à avoir marqué l’Histoire de son empreinte. Si notre siècle va très certainement être le plus impacté en termes d’innovations, les 5 entrepreneurs ci-dessous n’y seront certainement pas étrangers…

Larry Page et Sergueï Brin

Les deux créateurs de Google ont eux aussi révolutionné à leur manière notre quotidien sur internet. Depuis le 20 septembre 2011, Google est devenu l’un des moteurs de recherches les plus utilisé dans le monde et ne cesse de prendre de l’ampleur depuis l’extension de ses activités. Preuve de son hégémonie : en 2013, une panne du site de 5 minutes avait eu pour conséquence une chute de 40 % du trafic internet mondial ! Aujourd’hui, les recherches Google en quelques chiffres, c’est 30 000 milliards de pages indexées, 20 milliards de sites visités par Google chaque jour, 3,3 milliards de requêtes effectuées chaque jour, soit environ 100 milliards par mois, et 15 % des requêtes qui sont de nouvelles requêtes, soit 500 millions par jour.

Mark Zuckerberg

Créé depuis 2006, Facebook est devenu le réseau social n°1 dans 128 pays sur 137 étudiés en 2014, ce qui fait de son créateur âgé de 23 ans le plus jeune milliardaire de la planète. Facebook a véritablement changé notre mode de vie et a bouleversé notre façon de communiquer. En juillet 2015, le site regroupait 1,49 milliard d’utilisateurs actifs mensuels. La clé de son succès ? Il a toujours possédé une longueur d’avance sur tous les réseaux sociaux, joue constamment sur la curiosité des gens et permet à chacun de se mettre en scène et de garder le contact avec ses amis à travers le monde. En 2010, le fondateur de Facebook a été désigné « Personnalité de l’année » par le magazine Time. Le deuxième sur la liste n’était autre que… Steve Jobs !

Elon Musk

Entrepreneur de génie qui ne cesse de diversifier ses projets innovants (aérospatial, paiement en ligne, construction automobile), Elon Musk est l’un des visages entrepreneuriaux du 21e siècle. Fondateur de SpaceX en 2002, qui est à l’origine de la fusée Falcon 9 qui connaîtra un important succès en 2010, il se lance en 2004 dans la construction automobile électrique haut de gamme en devenant dirigeant de la société Tesla Motors. Vers la fin des années 1990, il profite de la sphère internet en créant notamment le service de paiement en ligne Paypal, qu’il revend à eBay en octobre 2002 pour 1,5 milliard de dollars. En septembre 2012, l’entrepreneur présente un projet de recherche : Hyperloop. La fortune de l’entrepreneur est estimée à 13 milliards de dollars.

Travis Kalanick

En 2009, cet entrepreneur américain a fondé l’application Uber, qui met en relation les passagers avec des conducteurs de véhicules de location et permet un service de transport en temps réel. Présent dans une centaine de villes à travers le monde, l’application a révolutionné notre manière d’utiliser les transports. L’entreprise fait d’ailleurs face à de très vives critiques dans plusieurs villes du monde, dont Paris, où les taxis ont fortement manifesté fin juin. Depuis sa dernière levée de fonds, la start-up est valorisée à 41 milliards de dollars. Quant à Travis Kalanick lui-même, il est entré l’an passé dans le classement Forbes des 400 américains les plus riches. Sa fortune est estimée à 5,3 milliards de dollars.

Brian Chesky

Fondateur en 2008 de la célèbre plateforme de couchsurfing AirBnb, Brian Chesky fait partie des entrepreneurs qui ont considérablement révolutionné nos modes de vie. Ce site communautaire met en relation des personnes qui ont un logement disponible avec d’autres qui recherchent un endroit où dormir. Le principe est simple, et fait des émules : l’application prévoit 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020 ! Airbnb est devenue le symbole de l’économie du partage. L’application offre désormais plus de 1 500 000 logements dans plus de 190 pays différents. En 2014, l’entreprise était valorisée à 10 milliards de dollars. Et ses fondateurs sont aujourd’hui milliardaires !

Start-up française à vendre !

Peut-être l’avez-vous remarqué, les start-up françaises présentent une certaine tendance à se vendre au plus offrant. Alors que dans d’autres pays, cette pratique semble rejetée, la France voit ses lucioles partir à l’étranger pour ne jamais en revenir. Pourquoi les Français vendent-ils si facilement aux étrangers ?

La France, cette fabrique à start-up

Environ 10 000 jeunes pousses ont vu le jour dans l’Hexagone au cours des cinq dernières années. Le pays serait donc une véritable usine à start-up qui sait encourager les entrepreneurs. Avec de grandes écoles, telles que Polytechnique, qui mettent des aides à disposition des projets innovants et des fonds d’investissements aux capacités immenses, la France présente plusieurs arguments affûtés pour convaincre les startuppers de se lancer. Les sources de financement s’avèrent, en effet, nombreuses pour les entrepreneurs du pays : le crowdfunding, les business angels, ainsi que des structures comme Bpifrance, qui comptent d’importantes réserves financières dédiées aux jeunes projets. Beaucoup de grands groupes se chargent aussi d’encourager les start-up, de peur de devenir obsolètes face aux nouvelles technologies disruptives. Ces grandes firmes développent de plus en plus de programmes d’accompagnement destinés aux lucioles. Ces contrats leur permettent également de construire des partenariats avec ces dernières afin de rester « dans le coup ».

L’enthousiasme de la France pour les nouvelles technologies contribue aussi fortement à cette intense apparition de start-up. Les secteurs de la medtech, secteur des technologies médicales, fintech, concernant celui de la finance, greentech, technologies en matière d’environnement ou encore de la biotech, domaine des biotechnologies, connaissent une grande croissance dans le pays. Pour aider les entreprises naissantes à se développer jusqu’au bout, les villes et communautés mettent en place des dispositifs particuliers comme des espaces de coworking, des fablabs (lieux ouverts au public mettant à disposition de chacun plusieurs ordinateurs et machines, ndlr), des accélérateurs ou des incubateurs.

L’Hexagone comme piste de lancement des start-up… vers d’autres horizons

Malgré tous ces efforts déployés pour accueillir les start-up, on observe un phénomène récurrent. Les plus brillantes d’entre elles persistent à se vendre à l’étranger. Les lucioles françaises les plus prometteuses tombent toutes aux mains de groupes internationaux, les unes après les autres. L’une des explications réside dans le manque de moyens mis à disposition des jeunes pousses une fois leur installation terminée. D’après Bertin Nahum, fondateur de MedTech, une société de robotique chirurgicale rachetée par l’américain Zimmer Biomet, ces firmes ne bénéficient pas d’un suivi adapté. Elles ne trouvent, en France, ni les analystes spécialisés, ni les grands fonds d’investissements, ni les grands partenaires industriels dont elles auraient besoin pour attaquer les importants marchés internationaux tout en restant indépendantes. S’exporter outre-Atlantique déboucherait aussi sur une valorisation, pour une jeune start-up française, cinq à dix fois supérieure à celle d’une entreprise américaine. Une démarche qui plutôt alléchante ! L’Hexagone constituerait ainsi une parfaite piste de lancement mais ne donnerait pas les moyens de décoller…

Ces jeunes pousses à succès revendues à des étrangers

Tous les secteurs sont touchés par ce phénomène et de nombreux exemples l’illustrent. Le site de rencontres Meetic appartient désormais à l’américain Match.com, le site de petites annonces PriceMinister s’est vu racheté par le japonais Rakuten et l’Allemand Axel Springer a acquis les sites d’immobilier et de presse féminine Seloger et Auféminin. D’un autre côté, Leboncoin.fr, leader français des petites annonces a été cédé au norvégien Shibsted, tandis que le site de marketing Neolane fait aujourd’hui partie du géant américain Adobe. Captain Train, le vendeur de tickets en ligne a été repris par son concurrent Britannique Trainline. Les start-up des nouvelles technologies se voient également rachetées : Aldebaran, inventeur des robots humanoïdes Pepper et Nao, appartient maintenant au japonais Softbank. Quant à Withings, précurseur tricolore des objets connectés, il fait désormais partie du groupe norvégien Nokia.

Pour d’autres exemples de start-up française en voici une liste exhaustive : Allo Resto rachetée par Just Eat, Sticky ads TV rachetée par Comcast, Teads rachetée par Altice, Zeensoon (devenue Treatwell) rachetée par Wahanda. Et on pourrait encore en citer !

Le cas de l’Allemagne : un contre-exemple

Nos voisins allemands se trouvent dans la situation opposée. Les start-up de ce pays ne cèdent pratiquement pas aux étrangers et ce, pour une bonne raison : elles comptent sur eux pour venir entreprendre dans leur pays ! Les Allemands n’auraient pas spécialement la fibre entrepreneuriale et la majorité des jeunes pousses nées outre-Rhin seraient en réalité fondées par des personnes venues d’autres nations. Une stratégie qui semble fonctionner car, en 2015, on recensait 44% des entreprises allemandes créées par des étrangers. Cela représente près d’un tiers des entrepreneurs sur le sol allemand. Si celui-ci reste une terre d’accueil, l’activité entrepreneuriale y resterait assez peu développée. La mentalité locale ne se porte tout simplement pas sur cette voie professionnelle et beaucoup d’immigrés monteraient leur affaire faute d’autres options professionnelles satisfaisantes.

Quelques business insolites interdits en France

La manie des start-up françaises reste de se vendre au plus offrant, ce qui déplaît beaucoup à certains. La réglementation en vigueur freine, voire interdit, tout de même certains domaines dans lesquels d’autres start-up cartonnent à travers le monde. A titre d’exemple, la WeedTech, technologie dédiée au cannabis, demeure prohibée dans l’Hexagone. Légale dans 25 Etats des États-Unis, cette herbe représente le nouvel or vert de nombreuses jeunes pousses américaines. Ce marché constitue l’un des plus rentables outre-Atlantique et serait estimé à 22 milliards de dollars en 2020. Autre filière interdite en France : la conservation de cordons ombilicaux… Business en pleine expansion en Belgique, cette activité reste maintenue hors de nos frontières.

5 bonnes raisons de communiquer autrement grâce aux papiers de création

Le papier est le support de référence du marketing direct, mais c’est aussi un support de communication qui doit sans cesse se transformer afin de s’adapter au marché. Découvrez donc les 5 bonnes raisons d’utiliser nos papiers de création pour faire évoluer votre communication !

Innover grâce à la rareté

Soyez novateurs sans nécessairement surfer sur l’ère du digital ! Vous pouvez tout aussi bien innover en proposant à vos clients une expérience sensorielle notamment grâce à la texture et/ou au grammage d’un papier. Cette nouvelle collection est un excellent support pour présenter des visuels uniques. Surprenez votre client en lui présentant par exemple les papiers de notre gamme Conqueror. Cet éventail de papiers de couleur blanche est composé de textures aux touchers différents peu ordinaires dans le milieu de l’impression. Vous pourrez alors imprimer sur un papier rives shetland si vous souhaitez apporter un toucher brut à votre création, ou encore un papier rives dot si vous êtes désireux de véhiculer une image originale.

Se différencier de la concurrence

A l’ère du digital, les annonceurs qui souhaitent se distinguer se servent souvent du papier pour communiquer sur leur image. La créativité dans l’innovation est aujourd’hui LA qualité nécessaire pour vous démarquer et contribuer à la réussite de votre produit. Vous améliorerez votre productivité, votre croissance et de ce fait votre rentabilité. Les papiers de création ont justement été pensés pour vous permettre d’être encore plus inventif et créatif. Jouez sur les couleurs, les nuances ou les textures pour sublimer vos idées et sortir du lot.

Créer un lien privilégié grâce à la personnalisation

Sortir du lot c’est bien, rester dans les mémoires c’est mieux ! Depuis 5 ans, le numérique est monté en puissance et a pris le pas sur l’offset. Fini la distribution de masse, bienvenue à la personnalisation ! Segmenter, cibler, marketing direct… L’analyse des données/le big data a fait évoluer le marketing, la communication et la stratégie Print avec. On imprime en moins grande quantité, mais on propose une impression qualitative grâce à des produits sortant de l’ordinaire. Votre communication ciblée et personnalisée grâce son visuel, alliée avec un message créatif, va donc créer un lien privilégié avec votre interlocuteur. Il est devenu facile de personnaliser une série d’impression. La création avec un simple Excel des noms ou image, texte ou code barre à personnaliser : les machines numériques sont désormais capables de faire de la donnée variable. Alors profitez-en !

Aspect haut-de-gamme

Vous souhaitez refléter une image de luxe ? Misez sur la couleur mais aussi et surtout à son éclat. Tout comme les finitions couché mat ou vernis sélectif, la plupart des papiers de création apporteront à vos visuels l’effet recherché. Les tendances luxe pour le 3e millénaire vont vers des papiers « lumière » dotés de textures avec des effets brillants, métallisés ou nacrés qui la capte et l’intensifie. La gamme Curious metallics vous propose par exemple des nuances métallisées et irisées qui apportent brillance et luminosité. Associez par exemple votre papier avec une typo de couleur noire ou bleue foncée pour un rendu encore plus élégant.

Leur prix abordable

Envie de vous démarquer tout en ayant un petit budget ? Privilégiez tout d’abord les formats classiques ! Concernant les papiers, la gamme POP SET ci-dessous est constituée des papiers les moins chers. Pour 50 exemplaires d’un flyer ou une carte de visite classique avec les papiers ivoire ou citron, vous dépenserez seulement une quarantaine d’euros et éviterez de vous ruiner. Sachez qu’il ne coûte pas forcément plus cher de choisir un papier de création et d’imprimer en une seule couleur, plutôt que de choisir un papier couché mat avec une illustration en quadrichromie et un passage de vernis.

En 2016, PrintShot.fr a lancé sa gamme de papiers texturés pour proposer à tous ses clients d’exprimer encore plus leur créativité. Fort de ce succès ils ont décidé, à l’approche de l’été, de vous présenter notre nouvelle collection de papier : les papiers de création. 21 nouveaux papiers avec des textures, nuances et couleurs différentes pour vous offrir un large choix d’impression et de personnalisation. Ces papiers vous ont intéressé ?

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L’évolution des banques 100% en ligne pour les particuliers

L’ouverture d’un compte constitue un passage obligatoire pour tous les particuliers. Ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des banques en ligne. Modernes, pratiques, disponibles partout et tout le temps, ces plateformes présentent plusieurs avantages qui séduisent les particuliers. 

Les avantages de la banque en ligne

De nombreux particuliers décident d’ouvrir leur compte dans une banque en ligne. Ce système permet, sur le long terme, d’économiser du temps et de l’argent. Finis les temps d’attente interminables au téléphone, les banques en ligne proposent des conseillers joignables à tout moment, par téléphone mais aussi par internet, vidéo… Plus besoin de vous déplacer en agence, vos téléphones, tablettes ou ordinateurs suffisent pour poser rapidement une question à un spécialiste. Sur le plan financier, les banques en ligne délivrent généralement des services gratuits comme la carte bancaire ou la gestion des comptes en ligne. Disponibilité, économies, des mots qui font évidemment écho chez de nombreux particuliers (notamment chez les jeunes) pleins de rêves mais aux poches vides. Ceci dit, les formules tout en ligne présentent quelques inconvénients dont il convient d’être averti.

Limites des banques 100% en ligne

Les banques tout en ligne attirent de par leurs tarifs compétitifs et leur disponibilité mais compliquent aussi certains aspects pratiques. Pour commencer, où déposer des chèques et retirer du liquide ? Ces actions naturelles se révèlent beaucoup plus difficiles à effectuer alors qu’elles restent indispensables. Bien qu’il suffise d’envoyer ses chèques au siège de la banque en question, le délai d’encaissement se voit évidemment rallongé. Le retrait et le dépôt d’argent liquide se font quasi quotidiennement mais dans un service tout en ligne sans agence fixe, ils se révèlent plus compliqués. La majorité de ces établissements permettent à leurs clients de retirer du liquide à n’importe quel distributeur, mais d’autres peuvent prendre une petite commission à partir d’un certain nombre de retraits. La perte de contact humain rebute également de nombreux candidats. Le besoin de trouver une personne réelle en face de soi demeure très présent, encore plus lorsqu’il s’agit d’argent. Dernier point critique : les crédits, difficilement accordés par les banques en lignes. Dans un tel contexte, mieux vaut sans doute se tourner vers des solutions alternatives, proposées notamment par plusieurs agences traditionnelles.

Des solutions alternatives en ligne en agences traditionnelles

Des banques telles que HSBC ou la Bred proposent des comptes exclusivement en ligne. Souvent destinés davantage aux particuliers, ces programmes relient tout de même leurs utilisateurs à des conseillers en agence. D’autres établissements comme le Crédit Agricole Normandie mettent au point des services de comptes en lignes adaptables à tous les profils de clients. Cette banque vient de lancer son offre « Devenir client », qui propose aux particuliers d’ouvrir un compte en ligne gratuitement et rapidement. Recommandé par la certification AFNOR, le site de cette institution dispense plusieurs services : une application pour gérer ses comptes à distance, la possibilité de signer électroniquement des documents en agence et même des aménagements spéciaux pour les personnes mal voyantes et handicapées. Cette offre, qui s’adresse à tout le monde, propose la création d’un compte en ligne et un accompagnement : elle est disponible pour l’agence en ligne Normandie Direct comme dans l’une des 180 agences présentes sur le territoire. L’utilisateur devra d’ailleurs en choisir une en guise de référence lors de son inscription.

Start-up : une génération qui vise l’international

Les jeunes pousses ne tiennent pas en place ! On observe, depuis quelque temps, que la majorité des levées de fonds effectuées par ces dernières sont consacrées à leur implantation à l’international. La nouvelle génération de start-up semble partie à la conquête du monde et rien ne paraît l’arrêter. Les détails.

Les start-up : les enfants polymorphes d’un monde multipolaire

Les jeunes bacheliers l’ont étudié au cours de leurs révisions : le monde actuel présente une forme multipolaire. Tous les cerveaux ne se concentrent plus uniquement dans la Silicon Valley, bien que la fascination historique des entrepreneurs pour cette région reste très présente. Les États-Unis ne constituent plus l’épicentre de l’innovation technologique mondiale. Ce pays reste l’une des destinations favorites des entrepreneurs, mais ceux-ci ne cherchent pas davantage à s’y exporter qu’à y implanter une filiale. L’Europe et l’Asie représentent aussi de formidables opportunités de développement pour de jeunes entreprises. Les start-up prennent ainsi la forme de sociétés polymorphes : leur siège se situe à un endroit du globe et compte une ou plusieurs ramifications à l’étranger. Le monde actuel offre des opportunités de transport et de connexions inouïes et les jeunes l’ont bien compris.

Une génération ultra connectée prête à se déplacer

Les entrepreneurs d’aujourd’hui, baignés dans les nouvelles technologies depuis leur plus tendre enfance, craignent moins que leurs prédécesseurs d’avoir à gérer un site à distance. Les moyens de communication modernes prennent des formes diverses et s’immiscent partout. Les réseaux sociaux permettent de se tenir informés, de communiquer, les messageries électroniques possèdent des fonctionnalités d’appels via internet… Tous ces services demeurent accessibles depuis un Smartphone, une tablette, voire une montre connectée, à tout moment de la journée. Il s’avère très simple, de nos jours, de dialoguer quotidiennement avec une personne située à l’autre bout de la Planète. Les précédentes générations d’entrepreneurs s’adaptent plus ou moins bien à ces nouveaux modes de communication, tandis que les jeunes ont très tôt pris l’habitude de les utiliser. Ceux-ci perçoivent de moins en moins les limites géographiques et cette vision du monde les encourage davantage à créer des filiales à travers le monde.

Des business model adaptables

La mentalité connectée des jeunes générations les conduit à penser leur développement à l’échelle internationale. Ils adaptent ainsi leurs business model à une expansion à l’étranger. Dès la création de leur société, ils imaginent un concept reproductible, scalable ou encore un fonctionnement gérable à distance. Beaucoup optent pour un modèle reproductible ailleurs, qui leur permet de développer leur firme quasi à l’identique dans un autre pays, tout en centralisant un certain nombre d’informations. D’autres choisissent d’ouvrir des filiales commerciales à l’international afin de vendre leurs produits partout à travers le monde. De nombreuses start-up lèvent d’ailleurs des fonds afin de créer une filiale à l’étranger.

Les start-up françaises à l’étranger en chiffres

Les lucioles de l’Hexagone rencontrent un franc succès dans leur expansion à l’international. Une récente étude menée par le cabinet Pramex International et Banque Populaire met en lumière le fait que près de la moitié (48,7%) des 1919 start-up analysées possède une implantation à l’étranger. Tous les secteurs sont touchés : les plus enclins à cette pratique s’inscrivent dans le domaine du web. 33,8% des sociétés spécialisées dans l’Adtech et le Martech (industries de la publicité et du marketing) présentent une filiale internationale. Les loisirs, les services B2B ou encore la Fintech ne sont pas en reste et partent également à la conquête du monde. Si la dimension « ultra connectée » compte pour beaucoup dans la décision de s’étendre dans un autre pays, la réalité en France contribue aussi à faire fuir certains entrepreneurs…

Des freins à l’entrepreneuriat en France

L’Hexagone constitue, théoriquement, une destination de rêve pour lancer une start-up. Des financements surabondants, des dispositifs comme JEI (statut de Jeune Entreprise Innovante, ndlr) ou CIR (Crédit d’Impôt de Recherche) pour réduire les impôts et cotisations des sociétés, semblent idéaux. La réalité se révèle pourtant plus complexe, notamment à cause du très lourd système administratif français. Monter et gérer un dossier JEI ou CIR s’avère très chronophage. Un autre problème très prégnant en France réside dans le manque de communication entre petites et grandes entreprises. Certains grands groupes soutiennent des jeunes pousses mais cette pratique reste très rare. La majorité des grands groupes ne s’intéressent aux PME et start-up que pour les racheter, ce qui ne contribue pas à instaurer une réelle harmonie. Ces facteurs participent à l’implantation de certaines entreprises dans d’autres contrées.

Les destinations préférées des start-up françaises

Les entreprises qui choisissent d’ouvrir une filiale à l’international ne le font pas n’importe où. L’Union européenne représente la première destination des start-up françaises, suivie par les États-Unis et d’autres régions très portées sur l’innovation technologique comme Singapour. L’étude menée par Pramex International et Banque Populaire indique que plus de 70% des branches d’entreprises de l’Hexagone se concentrent au sein de quinze grandes villes à travers le globe. Londres reste le premier choix des lucioles, suivie de New York, puis Montréal, San Francisco et Barcelone.

Dirigeants de SAS ou SARL, comment se rémunérer ?

Que vous ayez choisi la voie de la SAS ou un statut de SARL, votre rémunération en tant que dirigeant d’entreprise ne se révèle pas toujours évidente à calculer. Voici quelques rappels sur les différences de statut et les formes possibles de rétribution qu’ils impliquent.

Des nuances de statut entre TNS et Assimilé Salarié

Avant de vous lancer dans des calculs hasardeux, une petite mise au point s’impose. Dirigeant de SAS et de SARL ne renvoient pas au même statut et induisent un mode de rémunération différent. Celui d’une SAS reste, au même titre qu’un salarié traditionnel, affilié à la Sécurité Sociale. Il est considéré comme « Assimilé Salarié ». De fait, aucune cotisation ne lui incombe s’il ne réalise aucun bénéfice. Fonder une SAS peut donc constituer une bonne idée si vous ne pensez pas vous rétribuer les premières années puisque vos charges resteront nulles.
À l’inverse, le dirigeant d’une SARL devra verser des sommes minimum à l’URSSAF, même s’il ne se rétribue pas lui-même. Une légère différence persiste toutefois entre gérant majoritaire d’une SARL, affilié au régime des travailleurs indépendants (ou « Travailleurs Non Salariés », TNS, ndlr) et dirigeant égalitaire ou minoritaire de SARL. Ces derniers demeurent affiliés à la Sécurité Sociale et par conséquent, ne versent rien à l’URSSAF.

Les différents types de cotisation

Selon votre statut, plusieurs types de cotisation restent à prévoir avant de pouvoir vous rémunérer. Les gérants majoritaires de SARL, considérés comme TNS, devront verser environ 45% de leur revenu imposable. Le paiement est néanmoins décalé dans le temps, ce qui laisse un délai de deux ans pour remplir un peu votre trésorerie. Les montants calculés pour l’année A ne seront ainsi prélevés que l’année A+2. Un fonctionnement qui présente cependant le risque de voir, à l’inverse, son entreprise couler en deux ans et vous plonger dans l’embarras au moment du versement attendu.
Les dirigeants de SAS au statut d’Assimilé Salarié ont à payer des charges patronales et salariales qui s’élèvent respectivement à 42% et 22%. Pour obtenir leur revenu, il suffit de déduire les 22% de charges salariales. Le paiement des cotisations s’effectue de façon trimestrielle ou mensuelle si l’entreprise compte plus de neuf salariés.

Deux modes de rémunération possibles

Les statuts de dirigeant de SAS ou SARL ne relèvent pas de contrats les liants à leur entreprise car ils n’ont pas de supérieur hiérarchique. Ils dépendent de ce qu’on appelle un mandat social, qui peut, ou non, prévoir une rémunération. Il existe deux manières d’en déterminer la valeur. Tout d’abord, la rétribution peut s’avérer définie dans le statut lui-même. Cette option se révèle toutefois peu pratique en cas de modifications. Le plus souvent, la paie du dirigeant d’une société est définie lors d’une AGO, Assemblée Générale Ordinaire, en présence des associés.
Pour les gérants égalitaires ou minoritaires de SARL, il reste possible, en tant qu’Assimilé Salarié, de cumuler mandat social et contrat de travail si les deux fonctions demeurent clairement différenciées.

Cotisations à payer sur les dividendes perçus par les dirigeants de SARL

Les dividendes constituent les parts des bénéfices générés par l’entreprise et équitablement reversés à ses actionnaires. Une partie de cette somme est reversée au gérant et reste soumise à une cotisation. La part à verser pour un dirigeant de SARL se détermine de façon quelque peu complexe. Elle se calcule de la manière suivante : dividendes versés – (10 x (part de capital social + sommes versées en compte courant associé + prime d’émission)). La part de capital social indiquée n’implique que les apports en capitaux amenés par le gérant majoritaire lui-même. Il en va de même pour les sommes versées en compte courant associé, qui dans ce calcul, renvoient à celles délivrées par le dirigeant d’entreprise en tant que compte associé. Les primes d’émission quant à elles, correspondent à une valeur ajoutée à celle des actions nominales en cas d’augmentation du capital de la firme. De manière générale, cette somme totale représente environ 45% des dividendes de la firme.

Augmenter ses revenus grâce aux dividendes pour les SAS

Un dirigeant de SAS, tout comme celui égalitaire ou minoritaire de SARL, s’avère assujetti à un prélèvement forfaitaire de 15,5% de l’ensemble de ses dividendes. Beaucoup choisissent ce statut qui permet, dans une certaine mesure, d’augmenter sa paie du fait de la part relativement peu élevée à verser. Si la société évolue dans le bon sens, cette stratégie peut se solder par un succès. Elle demeure cependant assez fragile. En cas de bénéfices plus faibles, la différence se ressent nettement, d’autant plus que ces dividendes n’échappent pas à l’impôt.

Choisir son statut en fonction de la rémunération du dirigeant

Si la rétribution du ou des dirigeants de votre société constitue l’un de vos critères principaux, prenez en compte vos perspectives d’évolution. Dans le cas où vous souhaitez passer les premières années à vous construire et vous développer sans forcément vous verser un salaire, la SARL peut constituer une bonne option. À l’inverse, si vous comptez grandir et devenir rapidement rentable, le statut de SAS peut se révéler plus intéressant.

Smart Cities : cartographie de la ville de demain

De nombreux auteurs de science-fiction se sont amusés à imaginer les villes du futur, qui se dessinent peu à peu aux quatre coins du monde. Connectées, respectueuses de l’environnement et intelligentes, les Smart Cities utilisent le Big Data pour permettre à leurs habitants de suivre leur évolution. Zoom sur l’organisation de ces villes connectées.

Réorganiser les villes actuelles et penser celles de demain

La population mondiale se rue littéralement dans les villes : d’ici 2050, 70% à 75% des habitants de la Planète devraient être citadins. Repenser leur organisation afin de leur permettre d’accueillir toujours plus d’occupants devient urgent et les grandes métropoles se penchent de plus en plus sur la question. Les villes de demain se trouvent face à un double enjeu : économique, puisqu’il faudra loger une population croissante tout en conservant un budget raisonnable, mais aussi écologique. L’air pourrait vite devenir irrespirable dans des mégalopoles composées de gratte-ciels à perte de vue ! Plusieurs grandes villes actuelles commencent à repenser leur fonctionnement tandis que dans d’autres pays, des villes nouvelles et connectées voient le jour, bâties de toutes pièces. Celles-ci sont dénommées les Smart Cities. Pour gérer des données en constante évolution telles que le nombre d’habitants ou niveau de pollution, quoi de mieux que le numérique et ses possibilités infinies ?

Le Big Data pour organiser les villes du futur

Qui dit Smart City dit ville intelligente, donc connectée ! Dans un monde où même les réveils sont en contact avec les Smartphones, le Big Data constitue un précieux atout pour les villes de demain. Ce flux de données provenant de multiples terminaux permet d’organiser le fonctionnement de la ville en temps réel, depuis les feux tricolores jusqu’à l’éclairage public. Les deux principaux enjeux de l’agrandissement des métropoles pourraient ainsi trouver leur solution dans les nouvelles technologies. Les données transmises instantanément permettent de résoudre un problème en un rien de temps. La régulation de la circulation, l’optimisation des transports publics…, les multiples données fournies par la ville lui permettront de s’autoréguler. Le numérique et le Big Data confèrent la possibilité de coordonner le trafic en temps réel mais aussi de gérer la consommation d’énergie. À titre d’exemple, il est possible de faire automatiquement baisser la lumière émise par les lampadaires dans un quartier désert, l’augmenter sur un lieu de rassemblement… Sur le long terme, ces utilisations du Big Data ont pour vocation de rendre la ville de demain plus respectueuse de l’environnement.

Les Smart Cities futuristes asiatiques

es villes intelligentes fleurissent partout dans le monde et prennent des formes très variées. Singapour et Hong Kong font figure de précurseurs dans ce domaine et restent très célèbres pour leur modernité et leur permanente évolution. Ultra connectées, ces mégalopoles ont placé les nouvelles technologies au cœur de leur activité. Singapour, depuis les années 1980, met un point d’honneur à rendre ses quartiers futuristes plus attrayants et respectueux de l’environnement. A titre d’exemple, son projet Supertrees adapte la lumière et récolte l’eau de pluie… Ses dispositifs hauts de 25 à 50 mètres contiennent également des régulateurs de température et rendent la ville visuellement plus agréable. A Hong Kong, la carte de transport Octopus Card donne accès à l’ensemble des transports de la ville afin de faire gagner du temps à ses habitants. La mégalopole chinoise mène régulièrement des tests pour déterminer l’utilité d’une technologie pour ces derniers. L’année précédente, par exemple, elle leur proposait de donner leur avis sur une application consacrée au trafic piéton dans les rues. Les Smart Cities asiatiques ne craignent pas de devoir se réaménager totalement ni d’innover. Le continent a d’ailleurs vu la première Smart City construite de toute pièce à partir de rien !

Song Do, l’exemple coréen de la métropole de demain

L’une des premières Smart Cities artificielles est sortie de terre en Corée du Sud. Entièrement pensée dans la perspective « zéro émission de carbone », cette « ville verte en kit » se pose comme une expérimentation. Song Do émane de l’esprit des ingénieurs en 2011, qui souhaitent répondre à la problématique des villes surchargées. Ceux-ci inventent alors un modèle reproductible de métropole « à construire soi-même ». Ce projet, soutenu par la troisième plus grande ville coréenne, Incheon, comprend des routes et bâtiments respectueux de l’environnement. Ces derniers sont dotés de capteurs capables de mesurer, réguler le trafic et de prévoir la consommation d’énergie. Chaque toit présente des panneaux solaires et l’eau de pluie ainsi que celle de la mer sont filtrées et utilisées. Les caméras de surveillance, les interrogations sur la protection des données personnelles laissées en suspens suscitent toutefois quelques réserves. Les Smart Cities ne sont pas, pour autant, réservées à l’Asie. En Occident, les métropoles se convertissent également au numérique pour organiser leur fonctionnement.

Des métropoles occidentales ultra connectées

L’attachement des villes européennes à leur architecture historique les rend peut-être plus frileuses à l’idée de construire des bâtiments futuristes comme le Marina Bay Sands Hotel de Singapour (piscine géante qui surplombe un hôtel établi sur six tours de 200 mètres de haut, ndlr). Paris, Barcelone ou même Lyon font se placent pourtant comme les pionnières des Smart Cities occidentales. Les défis économiques et écologiques demeurent identiques mais ces métropoles préfèrent aménager de petits ajustements plutôt que de changer complètement de look. La Smart City doit rester à la main des citoyens, ceux-ci doivent pouvoir s’informer de tout ce qu’il s’y passe pour l’appréhender au mieux. Dans cette optique, la ville de Paris a mis en place un projet expérimental concernant l’utilisation de l’espace autour de la place de la Nation. Toutes les données atmosphériques, relatives à la pollution ou au trafic, se voient redirigées vers une plateforme nommée « Open Data Paris ». Poursuivant le même objectif, à savoir devenir une ville connectée et intelligente, Barcelone a mis ses réseaux technologiques à niveau afin d’installer le TransMilenio, un système de bus rapide. Conçu pour lutter contre les trop nombreux embouteillages présents dans la ville, ce système a même gagné Bogota en Colombie et il s’agit désormais du réseau de bus le plus étendu du monde.

L’entrepreneur qui fait revivre l’Âge d’Or du babyfoot ! interview de Laurent Bellone

Après avoir cherché sa voie pendant un temps, le monde de l’entrepreneuriat croise la route de Laurent Bellone, qui finit par se prendre au jeu. Passionné de « football de table », il crée Babyfoot Vintage aux États-Unis, avant de revenir sur le territoire de l’Hexagone. Portrait.

Quel parcours avez-vous effectué avant la création de votre entreprise ?

J’ai d’abord suivi des études d’expertise comptable. J’ai ensuite voulu intégrer l’EM Lyon pour me lancer en finance car je me suis aperçu que, même lorsqu’on a toutes les compétences, cela ne suffit pas. Il fallait, en plus de cela, détenir le bon diplôme. J’avais déjà effectué cinq années d’études. Techniquement, cela ne m’a pas appris grand-chose. Au cours de cette phase, j’ai réalisé un stage en finance que je n’ai pas trouvé intéressant. Intellectuellement, les tâches s’avéraient assez pauvres et répétitives. Il fallait chercher des données, et insérer des fichiers Excel dans des présentations PowerPoint. J’ai enchaîné avec un stage en Private Equity. La vision s’est, dès le départ, révélée plus stratégique, j’étais relativement proche des entrepreneurs. Je souhaitais me rapprocher du côté technique, ce qui s’est produit mais je restais encore trop loin à mon goût. Je recherchais de l’opérationnel pur.

Qu’avez-vous donc fait par la suite ?

Suite à cela, j’ai rejoint Wiseed, une société de crowdfunding, qui cherchait un profil financier comme le mien. Dans le cadre de ce job, j’ai rencontré beaucoup d’entrepreneurs et c’est ce qui a provoqué, chez moi, un déclic. Étant donné que l’entreprise s’avérait toute jeune, je me sentais déjà un peu entrepreneur. Au bout d’un an, la situation devenait assez difficile. Au même moment, un ancien camarade qui montait sa boîte m’a demandé de le rejoindre. J’en ai discuté avec mes associés et nous avons décidé que c’était le moment de se séparer. J’ai donc créé ma boite avec ce camarade : il s’agissait d’un site de décoration et mobilier sur internet. Cela s’est avéré ma première expérience web pure en tant que fondateur et actionnaire minoritaire. Super expérience ! Suite à des différences de vision, nous nous sommes séparés. Les lourdeurs administratives françaises ne m’encourageaient toutefois pas à rester dans l’hexagone. Je suis donc parti aux Etats-Unis chez un ami qui pouvait m’héberger à New York. J’ai, dans la foulée, créé ma boîte là-bas. J’ai repris le concept de l’entreprise Lulu Frenchie. Je connaissais son fondateur, qui a accepté que je développe une branche américaine. Malheureusement cela a été un échec : il me fallait un plan B… Je songeais au babyfoot depuis un moment et je suis tombé sur le site d’une connaissance qui n’osait pas se lancer. J’ai ainsi repris son site internet pour lancer Babyfoot Vintage depuis les États-Unis.

Pourquoi ce choix de se lancer seul dans l’aventure ?

J’ai traversé plusieurs expériences non concluantes avec des associés. J’ai été minoritaire avec un associé majoritaire qui n’écoutait que lui-même. J’ai aussi été majoritaire avec des associés minoritaires qui n’étaient pas d’accord avec moi et ne voulaient plus me suivre. Suite à ce constat, j’ai décidé de me lancer seul, afin de ne plus avoir de problèmes. Il y en a déjà assez au niveau de l’opérationnel pour éviter de s’en créer d’autres !
En juillet 2015, au bout d’un an et demi, je suis revenu en France. Je m’adaptais au décalage horaire, j’étais flexible mais je souhaitais être plus proche de mes fournisseurs et partenaires en France. C’était le bon moment pour revenir sur le territoire. Ensuite, j’ai continué de gérer la société seul jusqu’en mai 2016. À partir de cette date, l’activité était trop fort pour continuer à tout gérer seul.

Pouvez-vous nous rappeler le concept de votre entreprise en quelques mots ?

BabyFootVintage se présente comme le site expert de la vente de Baby Foot en France. Nous proposons le plus large choix de produits, avec des marques provenant de tous les pays, et conseillons les personnes qui veulent acheter un babyfoot. Ensuite, nous le livrons chez elles et nous nous occupons du SAV, si besoin est.

Pourquoi vous être spécialisé dans le domaine du babyfoot en particulier ?

J’ai toujours été un amoureux du football de table et lorsque j’ai voulu m’acheter un baby foot, j’ai cherché un baby foot Bonzini, une marque connue. Au cours de mes recherches, je me suis rendu compte de deux choses : d’une part, il existait de nombreuses autres marques, moins connues et moins chères, et pourtant tout aussi bien comme René Pierre, Stella, Garlando, Sulpie… Elles demeurent peu visibles, ce qui fait que personne ne le sait (il y avait donc sur ce marché un manque de conseils et un manque de visibilité des autres acteurs). D’autre part, ces objets se révèlent très compliqués à trouver. Il existe peu de boutiques physiques et à l’époque peu de sites internet, ce qui engendre une certaine problématique liée à l’achat. Partant de ce bilan, j’ai voulu simplifier la démarche des personnes qui pourraient se retrouver dans la même situation que moi et j’ai décidé de lancer un site expert sur le sujet, où les internautes pourraient se faire conseiller et livrer le modèle qui leur convient. Tout ceci en fonction de leur budget et de leurs contraintes (babyfoot extérieur, babyfoot monnayeur, avec vitre de protection ou non, etc).

Quelles étapes ont marqué le développement de votre société depuis sa création ?

La première étape a été de convaincre des fabricants qui ne croyaient pas en internet et ne voulaient pas vendre en ligne. Il a fallu leur expliquer et leur montrer les avantages tout en les rassurant sur notre démarche. Nous ne sommes pas là pour casser les prix comme certains sites internet le font mais pour conseiller et offrir plus de visibilité. Je me souviens avoir réalisé, pour un fabricant, une analyse de son positionnement de près de vingt pages pour le convaincre ! Ensuite, il faut se faire accepter dans le monde du football de table car il s’agit d’un petit monde et l’arrivée d’un nouvel acteur ne plait pas forcément à tout le monde.
Du coté financier, le développement a été marqué par des problèmes de trésorerie : il faut acheter du stock pour pouvoir vendre et lorsqu’on a une forte croissance, cela n’est pas toujours évident…

Concrètement, sur quoi repose votre business model actuel ?

Je fais du négoce de baby-foot. Je les achète aux fabricants et les revends aux clients. Le fait que je sois multimarque me permet de conseiller de manière objective les clients. Je travaille avec mon équipe mais aussi en étroite collaboration avec des partenaires extérieurs, beaucoup d’artisans qui fabriquent parfois encore à la main.

Quelle est votre cible au juste ?

Nous vendons à des particuliers mais nous avons aussi de plus en plus de professionnels. Nous nous sommes spécialisés dans la personnalisation et avons réalisé de nombreuses tables faîtes sur-mesure. Des entreprises viennent nous voir pour créer une ambiance plus agréable pour les salariés et réclament des babyfoots aux couleurs de leur entreprise. Elles évoquent souvent la marque Bonzini car elle est pour beaucoup la plus connue depuis les années 60 et s’avère extrêmement résistante. Nous leur proposons ce produit ainsi que d’autres marques en fonction de leur budget. Les couleurs de l’entreprise sur la caisse ne constituent pas le seul moyen de personnaliser cet objet. Nous avons travaillé avec KeepCool, une chaîne de clubs de sport. Pour eux, nous avons créé des maillots spécifiques, par exemple, ceux des membres de leur équipe de foot préférée… Souvent, nos clients veulent un babyfoot qui s’accorde avec l’ambiance de la salle. Notre gros travail lors de vente d’un baby foot personnalisé consiste à savoir où positionner les choses. Parfois, le rendu envisagé par les clients n’est pas adapté. Nous nous devons alors de les aider dans le choix des couleurs et proposer des rendus visuels. Nous détenons une expérience de la personnalisation à apporter. Nous connaissons les contraintes des différents fabricants et le fait d’être multimarques nous permet d’offrir un grand choix quant au modèle qui répond le mieux aux attentes du client.

En parlant d’ambiance, comment décririez-vous celle de votre société ?

L’ambiance demeure assez détendue. Nous sommes une petite équipe et touchons tous un peu à tout. Chez nous, le nombre de personnes varie dans nos bureaux car nous demandons à nos prestataires de venir passer quelques jours avec nous régulièrement afin de pouvoir communiquer plus rapidement : mieux se connaître pour être plus efficaces ! Évidemment, il y a un babyfoot pour nous amuser ! Le management s’avère très participatif. Je fais participer au maximum les personnes, même sur des décisions stratégiques afin que tout le monde soit impliqué. Cela prend plus de temps mais si je ne peux pas convaincre mes collaborateurs qu’une idée est bonne, c’est qu’elle n’est pas parfaite. Cela nous permet d’aller plus loin. Je demande systématiquement l’avis des autres. Si je ne parviens pas à les convaincre, comment pourrais-je convaincre les partenaires et les clients ? Je leur demande également de faire le même effort dans le sens inverse. Il n’existe pas de mauvaises idées, s’il y a trop d’arguments contre, nous cherchons ce qui ne va pas.  Je m’assure aussi que les personnes avec lesquelles je travaille ne soient pas uniquement des collaborateurs. Elles deviennent plus ou moins des amis. Nous allons souvent boire des coups ensemble, nous nous retrouvons les week-ends, parfois pour faire des team buildings.

Quelles ont été vos plus grandes difficultés ?

Ma plus grande difficulté pour Baby Foot Vintage est survenue lorsque je me suis lancé des États-Unis. Je travaillais seul depuis mon appartement. Mon environnement social était limité à quelques amis que je joignais au téléphone et j’étais seul à devoir trouver des solutions et à me remonter le moral en cas de coup de démotivation. Dans le cadre de ma première activité (Lulu Frenchie), j’étais déjà dans cette situation et je devais en plus vendre les produits par téléphone, dans une autre langue, ce qui s’est avéré très compliqué. Je pense que c’était une erreur de me positionner sur un business model incluant une autre langue ET au sein d’un environnement où j’étais seul. La seconde difficulté consistait à trouver les bons partenaires. Lorsqu’on se lance, il est difficile de juger de l’expertise d’un prestataire alors que celle-ci demeure primordiale, surtout au démarrage. Il faut alors savoir utiliser son réseau pour éviter de faire de grosses erreurs et savoir couper court si un problème important survient.

Et votre plus grande réussite ?

Ma plus grande réussite dans cette aventure consiste à avoir su convaincre mes partenaires et collaborateurs de me suivre. En résumé, pouvoir leur offrir une aventure qui continue et qui leur plait.