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Peut-on entreprendre sans se projeter à l’international ?

Il fut un temps où le succès d’une entreprise pouvait ne pas dépasser les frontières d’un pays. Sa renommée sur le territoire national suffisait amplement à la pérennisation de son activité et à sa réalisation sur le long terme. Sauf que ce temps est révolu. 

Aujourd’hui, l’innovation, la mondialisation, internet, sont tant de facteurs qui ont bouleversés les règles de notre économie et du monde de l’entreprise. La question se pose alors de savoir s’il est désormais possible de lancer une activité entrepreneuriale sans même se projet à l’international et profiter de ces immenses relais de croissance ?

L’internationalisation croissante du monde de l’entreprise

La mondialisation a largement influencé le bouleversement de notre économie mondiale évoqué dans l’introduction. Favorisant les échanges commerciaux entre les pays – du nord et du sud principalement – la mondialisation nous a tous fait basculé dans une ère économique où chaque pays entretiendrait une dépendance avec un ou plusieurs autres pays.

Atrocité pour certains, d’autres voient dans la mondialisation de nouvelles opportunités s’ouvrirent à eux : des relais de croissance infinis pour le développement des entreprises, des possibilités nouvelles pour l’import-export et bien d’autres choses encore. En effet, là où une entreprise pouvait trouver une finitude sur un marché national, la mondialisation et le développement d’une économie internationale permettent aujourd’hui de la faire entrer dans une phase de conquête d’autres marchés, dans d’autres pays. Que seraient les entreprises comme Apple, Adidas, BMW si elles n’avaient pas pu profiter des marchés internationaux ? Rien.

Est-il possible de développer son entreprise sans profiter de l’international ?

A cette question, il pourrait sembler compliqué et peu aisé de trouver une réponse adaptée. Pourtant, la réponse est simple : tout dépend de la situation économique et financière de votre entreprise. Disons simplement que l’international est le niveau supérieur à atteindre pour votre entreprise. Explications.
Pour une PME de province, spécialisée sur un marché de niche, qui peine à trouver des clients près de chez soi et qui voit sa santé économique et financière défaillir petit à petit, l’international est une aberration.

Elle qui peine déjà à trouver une demande suffisante dans sa région, pourquoi partir à l’autre bout du monde ?
Cependant, pour une grande entreprise de conseil, réalisant un chiffre d’affaires conséquent mais qui s’avère stagner depuis quelques mois du fait d’un manque de nouveaux clients, l’internationalisation est une aubaine. Une telle stratégie ouvrira l’entreprise vers de nouveaux marchés et augmentera probablement son chiffre d’affaires sur le long terme.

A l’étude de ces deux cas d’école, on s’aperçoit aisément que se projeter vers l’international pour une entreprise résulte avant tout d’une situation et non pas d’une volonté.

Le cas particulier des start-up

Pourtant, force est de constater qu’il y a, là encore, une exception qui semble confirmer la règle. L’émergence des start-ups dans notre économie a entraîné avec elle une nouvelle approche de l’internationalisation : avant même d’être créée, la startup est destinée à l’international et tend à se développer sur d’autres marchés que le simple marché national. Une entreprise comme Kiala, aujourd’hui parmi les leaders de la livraison de colis et de marchandises, s’est établie en Belgique selon le souhait de son créateur français, pour profiter très vite des relais de croissance sur les marchés européens.

L’importance d’impliquer sa communauté sur les réseaux sociaux

Près d’un tiers de la population utilise les médias sociaux. Pour atteindre leurs cibles, les entreprises n’ont pas d’autre choix que d’y être présentes également.

La gestion de communauté consiste à gérer sur le Web ou sur les médias sociaux un groupe de personnes réuni en ligne par leurs intérêts, leurs passions et leurs loisirs communs pour discuter, partager du contenu et échanger sur divers sujets. Impliquer cette communauté est devenu pour toutes entreprises, TPE comme PME, une nécessité. Voici quelques exemples qui vous diront en quoi inclure sa communauté devient une nécessité aujourd’hui pour les professionnels.

Quels avantages ?

En impliquant votre communauté sur les réseaux sociaux, vous bénéficiez grâce à ces supports d’une audience plus importante et touchez ainsi une population plus large. La communauté vous permet de multiplier les personnes « fans » de votre page ou qui « suivent » votre compte. Plus vous en avez, plus l’impact de votre communication se trouve renforcé.

  • Vous profitez de la construction d’une identité visuelle, d’une communication plus dynamique et moins formelle avec votre public-cible et vos clients. Les médias sociaux vous permettent d’établir un dialogue avec des personnes intéressées par vos produits ou votre secteur d’activité, de façon originale et décalé pour gagner en visibilité et en notoriété.
  • Les réseaux sociaux vous offrent un espace gratuit (à l’inverse des espaces publicitaires coûteux et limités en taille), même si chaque réseau est associé à des services payants.
  • Impliquer votre communauté vous permet de déployer une vraie stratégie de contenu pour bâtir une relation durable avec les internautes.
  • Vous profitez d’un marketing viral grâce aux membres qui postent des contenus intéressants, qui seront eux-mêmes repris par de nouveaux internautes, et ainsi de suite. Plus vos contenus intéresseront les internautes, plus ceux-ci seront relayés à la chaîne sur les réseaux sociaux.

Une tâche plus lourde qu’il n’y paraît

Marquer votre présence sur les réseaux sociaux et fidéliser votre communauté est un investissement non-négligeable en termes de temps. A moins d’employer un gestionnaire de communauté qui constituera la voix de votre entreprise et prendra en charge toutes les tâches liées aux réseaux sociaux, gardez à l’esprit que la mission reste de taille. Intégrer une communauté nécessite de préparer les contenus, d’animer la communauté d’internautes qui vous suit et de mettre en place une veille pour savoir comment se démarquer en surveillant ce qu’effectue la concurrence.

Conseils pour bien impliquer votre communauté

Établissez un calendrier éditorial 

Planifiez les thèmes que vous comptez aborder et les messages à faire passer à travers un calendrier de publications. Celui-ci pourra toujours être modifié en fonction de votre actualité ou pour réagir à un événement. En planifiant vos interventions, vous éviterez le risque de la page blanche.

Soyez présent aux événements en relation avec votre marque

Communiquez et échangez avec votre communauté en direct des événements sur lesquels vous êtes présents.
Le but : que vos fans soient au courant de toutes les manifestations que vous organisez et à l’inverse que vous suiviez ceux auxquels ils participent.

Gérez instantanément les demandes reçues concernant votre marque

Il est important d’interagir avec les internautes pour les remercier, répondre à leurs commentaires, leurs questions. Et ne négligez pas leurs plaintes évoquées sur les médias sociaux.

Votre page doit être un outil connu et reconnu

N’hésitez pas à mentionner votre page Facebook sur tous vos documents de communication et améliorez votre référencement en la liant avec votre site.

Actualisez votre page régulièrement en partageant des liens, en publiant des billets d’actualité, en proposant des offres que vous réserverez à vos fans

Communiquez sur vos produits, organisez des ventes flash, des jeux concours et des sondages.

Pour aller plus loin

Pourquoi l’assurance vie luxembourgeoise séduit-elle autant ?

Suite à la Loi Sapin 2 fin 2016, beaucoup de dirigeants français se sont tournés vers des solutions  hors France pour protéger leurs avoirs. Craignant que cette nouvelle loi anti-corruption ne les prive de leurs placements, bon nombre d’entre eux optent pour une assurance-vie luxembourgeoise. Les détails.

Loi Sapin 2 : un article 21 bis inquiétant

Le fameux article 21 bis de la Loi Sapin 2 ferait trembler les Français épargnants. Et pour cause, celui-ci stipule qu’en cas de crise, il sera possible de « suspendre, retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat » des compagnies de droit français. Une formulation sans équivoque qui en inquiète plus d’un. Les assureurs, qui ont toujours travaillé avec l’aide de fonds privés ou d’emprunts d’État, se sentent, eux aussi, menacés par cette mesure. La loi les vise directement en permettant le blocage temporaire des contrats d’assurance-vie français. Un certain nombre de dirigeants d’entreprise bénéficiaires de ce type de convention songent donc à aller voir ailleurs. Les contrats d’assurance-vie luxembourgeois attirent, de fait, de nombreux Européens venus des quatre coins du continent.

La ruée vers l’assurance-vie luxembourgeoise

Depuis l’annonce de la Loi Sapin 2 fin 2016, de nombreux entrepreneurs épargnants français ont  souscrit à des assurances-vie luxembourgeoises. Le Grand-Duché propose un système intéressant qui séduit, même si la fiscalité appliquée dans ces contrats d’assurance-vie reste celle du pays d’origine. Les contrats d’assurance vie luxembourgeois présentent des avantages non-négligeables tel que la sécurité des actifs placés, célèbre atout du petit pays. Multi devises, les contrats luxembourgeois peuvent également impliquer des sommes en dollars, livres, francs suisse tout comme en euros.

Depuis peu, les assurances-vie luxembourgeoises ne s’adressent plus uniquement aux privilégiés. Le premier palier pour accéder à un contrat s’élève désormais à 50 000 euros, contre 500 000 auparavant. Le grand avantage des assureurs luxembourgeois réside en réalité dans le caractère insaisissable de leurs contrats. En d’autres termes, les biens et placements des dirigeants d’entreprise épargnants demeurent intouchables, quoi qu’il advienne. « Les actifs qu’ils placent dans l’assurance vie luxembourgeoise ne font pas partie du bilan de la compagnie, contrairement à la France, mais sont déposés auprès d’un organisme distinct de l’assureur », explique Edouard Binet, le président de Cèdre Patrimoine, un cabinet de gestion de patrimoine leader sur ce créneau. Même en cas de faillite de l’assureur, « les clients sont considérés comme des créanciers de premier rang, remboursés en priorité », précise Sébastien Veynand, Directeur général de Generali Luxembourg.

Assurance vie France VS Luxembourg : deux types de contrats bien distincts

Quelques nuances entre contrats d’assurance vie français et luxembourgeois sont à distinguer. Sachant que la sécurité des fonds constitue une priorité pour les investisseurs, en France, les capitaux investis dans une assurance-vie sont garantis pour un montant maximum de 70 000 euros. Les contrats d’assurance vie luxembourgeois, quant à eux, protègent quel que soit le montant. Il s’agit de ce qu’on appelle le « Super Privilège ». La gestion financière de ces contrats se révèle également beaucoup plus souple. A partir de 250 000 euros, le client choisit sa devise et peut en cumuler plusieurs. Il se voit aussi offrir la possibilité de gérer ses fonds de manière personnalisée à travers des fonds dédiés et de transférer des titres (contenant ou non des valeurs mobilières) dans le contrat. Il s’avère donc tout à fait possible d’ouvrir un compte titre dans une société luxembourgeoise et d’y détenir des actions en direct. Cela implique de prendre des actions « au porteur » (investissement à moyen terme dans une ou plusieurs entreprises qui consiste à reverser les titres sur un compte titre, ndlr). La réputation de grand gérant d’actifs du Grand-Duché demeure également intacte : il représente une place spéculative historique et propose des placements extrêmement variés.

Conserver ses biens autrement

Si vous craignez trop pour votre épargne française, délocaliser vos fonds ne constitue pas forcément l’unique option pour les garder à votre main. Placer son argent ailleurs que dans une assurance-vie reste une possibilité, bien que ce produit constitue un excellent moyen de le faire. Déposer les sommes sur des livrets épargne différents peut aussi vous convenir. Si vous aimez prendre des risques, vous pouvez investir en Bourse grâce au Plan d’épargne en action (PEA ou PEA-PME), qui n’implique pas d’impôts sur le revenu sur les gains après cinq ans. Une autre solution consiste à placer votre argent dans un Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) où il sera bloqué pendant six à huit ans.

Le globe-trotter de l’entrepreneuriat

Luis Filipe Martins est le cofondateur et président de Foresight Entreprises, une société spécialisée dans le Conseil en management de transition. Un entrepreneur que rien n’arrête avec une entreprise comme mode de vie.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai d’abord obtenu une licence en géologie en 2002 et, pendant seize ans, formé par Bouygues Telecom, j’ai fait du business. Puis, en 2011/2012, j’ai suivi une formation de Management opérationnel à l’ESSEC pour maîtriser les finances, la gestion des conflits, la stratégie, la gestion d’une société…à l’issue de laquelle j’ai soutenu un mémoire sur le management de transition.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout, pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’en ai créé plusieurs ! La première société dans laquelle j’ai investi était une société qui existait depuis 20 ans, société d’éditeurs de logiciels. Il y avait trois associés et on m’a proposé de remplacer l’un d’entre eux qui partait pour des raisons de anté. C’était une petite société d’une quinzaine de personnes. Celle-ci proposait des logiciels pour le planning des transporteurs ou pour les industriels qui utilisent les transports. Au bout de quelques années, j’ai quitté cette société car j’avais, d’une part, besoin de me remettre en question et, de l’autre, parce qu’avec les associés nous n’avions plus la même vision de l’avenir.

A ce moment-là, j’ai complété mes compétences par une formation à l’ESSEC de Management exécutive opérationnel. A l’issue de cette formation, j‘ai rencontré un manager de transition qui m’a ouvert de nouveaux horizons. Pour l’ensemble de mon parcours, ce sont les rencontres humaines qui le rythment. En quelques mots, le manager de transition travaille de manière ponctuelle dans une entreprise pour un ajout de compétences, pour un besoin particulier.

J’ai créé une association début  2013 pour les managers de transition A2MT et avec l’un des associés, j’ai travaillé sur le projet de rachat d’une société de confitures qui ne s’est pas réalisé mais qui nous a conduit (avec mon associé) à créer la société de conseil en management de transition. Cette expérience nous a donné toutes les clefs pour ouvrir le cabinet.

Notre cabinet, nous l’avons spécialisé sur l’achat de sociétés : de l’audit préalable jusqu’à l’accompagnement après rachat et aussi la reprise de sociétés en difficulté.
En fait, nous avions analysé que l’on retrouvait toujours la même structure, que l’on appliquait les mêmes principes avant achat et après achat. Qu’est-ce qui justifie un achat ?  Quels éléments permettent de justifier le prix et sur quoi on s’appuie pour négocier le prix et, une fois la société rachetée, comment la recadrer. Ma première entreprise m’a permis d’acquérir les bases de mes compétences d’aujourd’hui.

L’année dernière, j’ai également cofondé une jeune pousse, USEND, spécialisée dans l’organisation et le suivi de mission-livraison. Nous avions tous entendu parler de problèmes logistiques que des particuliers ou des PME ne pouvaient résoudre (un client qui oublie son portefeuille à 200 km de chez lui, une vente plusieurs fois annulée du fait de frais d’emballage et de transport trop importants…). Suite à ce constat et en échangeant sur les difficultés d’accès à des services de transport adaptés, nous avons décidé de créer USEND.

Pouvez-vous me donner
les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salariés, chiffre
d’affaires…) ?

Le statut des SAS. Depuis 2013, notre CA se révèle en constante progression. Mon problème, aujourd’hui, demeure de gérer mon temps
car accompagner des sociétés est très chronophage. J’ai une entreprise d’investissement et je suis associé dans deux autres
sociétés : un commissionnaire en transport digital, une
application qui permet de transporter, faire transporter un colis n’importe où,
par n’importe quel moyen.

Que représente
l’entrepreneuriat pour vous ?

La liberté de créer, la satisfaction d’avoir créé son activité, de la rendre rentable et d’être maître à bord.

Quelles ont été les
principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales
satisfactions ?

Les difficultés : la gestion du temps en même temps que
le développement de la société car faire du management de transition c’est
s’investir à 100% dans le projet que l’on accompagne. Il faut aussi gérer
l’administratif et il faut donc savoir en tout premier lieu s’organiser. Et, si l’on se développe, reste de former
quelqu’un pour qu’il soit, lui aussi, opérationnel et faire les deux choses en même
temps, ce qui s’avère pratiquement impossible.

J’ai une passion, celle de réparer les vieilles motos pour
qu’elles puissent redémarrer, retrouver les pièces nécessaires à leur
nouvelle vie. Pour moi, le management de transition c’est la même chose. Mais ma
satisfaction première réside dans le fait que j’aime profondément les gens et une société qui
redémarre m’apporte une réelle
satisfaction.

Comment vous êtes-vous financé ?

Par moi-même : autofinancement.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Vivre chaque moment à 100%. Quand je suis en famille, le week-end, je m’y consacre totalement, cela permet à chacun de vivre en harmonie. Quand je suis dans le travail, en semaine, je m’investis également à 100%.

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance ?

Ne pas avoir peur de se lancer et bien s’entourer. Créer avec des associés permet de mieux se remettre en question mais également de répartir les charges de travail et pouvoir dépasser les difficultés.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Dans mon métier, il faut saisir les opportunités, trouver des compétences qui me permettent de développer la société mais aussi celles pour accompagner les entreprises d’une manière optimale. La levée de fonds n’est pas ma priorité mais si une opportunité se présente, je la saisirai.

Comment gérer une communauté de fans sur les réseaux sociaux ?

L’entreprise prend en haute considération sa communauté de fans sur les réseaux sociaux et déploie de grands moyens en y dédiant des professionnels tels que les Community managers. Ces derniers se consacrent entièrement à la gestion et à l’animation des communautés de fans des réseaux sociaux, qui deviennent des acteurs à part entière de la vie de l’entreprise et de son développement. Comment manager efficacement une communauté de fans sur les réseaux sociaux ?

L’importance des réseaux sociaux aujourd’hui

Les réseaux sociaux ont pénétré toutes les sphères de communication, que ce soit dans la vie privée ou professionnelle. Il faut savoir que le taux de pénétration concernant les réseaux sociaux dans l’hexagone avoisine les 70% avec plus d’une heure et demie de connexion par jour et par utilisateur. L’usage professionnel des réseaux sociaux connait une telle croissance que cela a créé un nouveau métier dans l’entreprise : le Community manager. Le professionnel occupant cette fonction gère et anime une communauté de fans sur les réseaux sociaux. Cette même communauté occupe une place à part entière dans l’entreprise. Pour cette dernière, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression, d’écoute et également de diffusion. Véritable chainon de l’entreprise, les réseaux sociaux et leurs communautés de fans y ont pris une place prépondérante. Les entrepreneurs et les managers ont réalisé l’ampleur de ce phénomène et ont créé en réponse de véritables stratégies pour gérer et animer la communauté de fans sur les réseaux sociaux.

Quelle stratégie mettre en place pour gérer une communauté de fans sur les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux étant devenus incontournables pour l’entreprise, celle-ci doit les inclure dans une stratégie globale en concomitance avec les autres médias plus traditionnels. Il faut donc pour l’entreprise établir une politique éditoriale adaptée à l’auditoire que représente la communauté de fans sur les réseaux sociaux. Ainsi, pour exister dans l’univers des réseaux sociaux, il faut adopter la stratégie suivante :

1) Produire un contenu qui va retenir l’attention de l’internaute. Il est donc nécessaire pour cela de savoir ce qui l’intéresse et le motive. Après avoir déterminé ce qui l’intéresse, il ne reste plus qu’à lui fournir un contenu sur mesure.

2) Inviter la communauté à réagir sur le contenu éditorial proposé. Autrement dit, susciter les capacités d’appréciation de la communauté en lui donnant les moyens d’échanger et de témoigner de sa satisfaction.

3) Faire agir autant que réagir la communauté d’internautes. Celle-ci reste libre et peut intervenir tout aussi librement dans les discussions et les échanges.

4) Enfin, et sans que cela soit considéré comme un moyen de censure, essayez d’éviter à vos fans les dérapages ou les interventions trop « borderline » mais plutôt inciter la communauté à partager avec une certaine modération ses impressions et ses appréciations.

Quelques conseils pour une utilisation efficace des réseaux sociaux

L’internaute a pour habitude de survoler les contenus qui lui sont proposés afin de retenir les informations qu’il juge essentielles. Ainsi, il vaut mieux éviter les phrases trop longues où l’information se disperse pour l’internaute. Pour faciliter les choses à ce dernier, essayez d’écrire des phrases brèves du type : une phrase = une idée.

Autre conseil, réfléchissez au bon timing pour diffuser votre contenu. L’internaute se connecte sur les réseaux sociaux à différents moments de la journée. Le jour, il va utiliser son smartphone dans les transports entre les heures de bureau. Le soir, il sera peut-être plus réceptif ayant le temps de passer d’un canal de diffusion à un autre (smartphone, PC, tablette etc…). Il vous faut donc choisir les créneaux horaires adaptés pour publier du contenu selon le mode de vie de l’internaute. Des outils statistiques présents sur Twitter et sur Facebook peuvent vous y aider.

Enfin, pour communiquer en toute sérénité avec votre communauté de fans sur les réseaux sociaux, il faut retenir quelques principes majeurs tels que :

_ Jouer la carte de la transparence (sans toutefois trahir le secret professionnel).
_ Rechercher les contenus illicites et les bannir de votre communication.
_ Protéger la vie privée des internautes et des personnes qui sont citées dans les échanges.
_ Offrir une présentation sobre et soignée de ses publications.
_ Rester maître de ses émotions et toujours échanger avec retenue et modération.

Une présence sur le web, est-ce indispensable ?

La présence sur le web semble être devenue l’une des étapes difficilement contournables pour les entreprises actuelles. Seulement 51 % des sociétés françaises possèderaient un site Internet.

Débuter sur internet

Avant de vous lancer sur internet, il semble important de vous demander si le web vous serait réellement utile et dans quelles mesures. Il vous faut examiner votre secteur d’activité, vos besoins et vos moyens. Un site peut avoir plusieurs utilités pour une entreprise. La raison principale, outre les plateformes d’e-commerce, concerne généralement la visibilité. Un commerce de proximité, par exemple, n’aura pas forcément la nécessité d’une présence en ligne, dans la mesure où sa communication se base essentiellement sur le bouche à oreille au niveau local. Une fois vos besoins clairement définis, il reste important d’envisager les différents moyens d’être actif sur internet. Sans aller jusqu’au site à proprement parler, une plateforme gratuite comme un blog peut vous mettre le pied à l’étrier. Vous pouvez également vous inscrire sur les réseaux sociaux afin de partager les informations essentielles avec votre audience.

La création d’un site internet

Il est aujourd’hui possible de créer un site internet sans maîtriser le langage informatique. Faire appel à un webmaster pour en façonner un reste une alternative, mais s’avère de moins en moins utilisé. Certains hébergeurs proposent des outils afin de vous simplifier la tâche. Les sites internet « préfabriqués » vous offrent la possibilité d’identifier vos besoins et de définir le futur cahier des charges de votre espace en ligne. Le principal avantage de cette option est lié au peu de ressources nécessaires. Il vous faudra compter en général une centaine d’euros d’investissement et quelques heures de travail. D’autres outils existent, comme WordPress, qui se présente comme un compromis entre la création « de A à Z » et l’externalisation de la conception de votre site. Ces solutions, bien que proposant de nombreuses options de personnalisation, vous demanderont quelques bases techniques en informatique.

Les freins à la création de sites internet

Il peut paraître évident, au vu de la popularité actuelle du e-commerce, qu’être présent sur la toile constitue un réel avantage. Pourtant, de nombreuses entreprises n’ont pas sauté le pas, évoquant parfois d’excellentes raisons. Comme le fait que l’activité de l’entreprise doit s’y prêter : internet sert principalement à abolir les frontières et demeure particulièrement utile dans un but de développement commercial. Dans le cas d’un produit très local, il peut ainsi s’avérer inutile d’avoir un site web. De plus, certains dirigeants n’en voient pas l’utilité, bien que les freins principaux résultent la plupart du temps du manque de temps et de compétences. D’après une étude menée en 2012 par l’ADEN (Association pour le Développement de l’Économie Numérique) sur les entreprises et internet, le manque de temps semble le principal obstacle pour 68 % des entreprises qui n’ont pas encore de site. Parmi les entreprises qui souhaitent créer leur site, la moitié indique que « leur manque de compétences informatiques ou techniques constitue une difficulté pour la réalisation de leur projet ». Le prix semble également constituer une difficulté non négligeable pour 35 % des entreprises porteuses de projets.

L’impact du e-commerce en quelques chiffres

Selon la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance (Fevad), pas moins de 57 milliards d’euros ont été dépensés en ligne par des français en 2014, contre 51 milliards en 2013. Le commerce en ligne français se développe bien et affiche une croissance de 11,5 %, ce qui représente désormais 9 % du commerce global (hors alimentaire). Avec une dépense moyenne annuelle de 1 625 euros par acheteur, l’e-commerce attire de plus en plus de commerçants et représente une réelle opportunité d’augmenter son chiffre d’affaires. Pour la quatrième année consécutive, une baisse du panier moyen de 4 % a été constatée en 2014, amenant ce dernier à 81 euros. Cette perte apparaît malgré tout largement compensée par l’augmentation du nombre de cyberacheteurs et la fréquence d’achats, passée à 20 commandes par an. La concurrence devient de plus en plus forte puisque, s’il y avait 35 500 sites marchands en 2007, ils sont désormais 157 000. Avec 20 000 nouvelles plateformes en 2014, il vous faudra tirer votre épingle du jeu. 66 % des e-commerçants dégagent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 30 000 euros par an, alors que seulement 4 % d’entre eux franchissent le million d’euros de recettes.

Le m-commerce en plein boom

Si les ventes via l’Internet devraient croître de 9 % en 2014, l’achat par les plateformes accessibles sur smartphones et autres tablettes devrait grimper respectivement de 105 % et 109 % selon une étude réalisée par le Center for Retail Research, publiée en avril dernier sur le site Retail Me Not. La croissance du e-commerce reste donc liée au développement du mobile. Dans ce cadre, des solutions comme Izispot voient le jour pour exporter votre site sur le support mobile. Avec 4,2 milliards d’euros d’achats effectués sur mobile en 2014 contre 2 milliards en 2013, soit une hausse de 106 %, il est aisé de constater que les Français utilisent de plus en plus ce moyen pour effectuer leurs achats. Cette croissance rapide, en France, n’est pas le seul élément qui peut vous influencer à vous lancer sur les mobiles puisque dans les pays émergents comme la Chine ou l’Inde, on constate que de nombreux consommateurs ont découvert Internet directement sur mobile avec respectivement 44 % et 38 % des personnes interrogées qui utilisent leur portable pour effectuer des achats, ce qui représente un panel non négligeable pour la vente à l’étranger.

Des digital entrepreneurs restés fidèles à leurs valeurs

Après s’être rencontrés sur les bancs d’une école d’informatique, Sebastian Krawczyk et Sébastien Loyer ont lancé Coders’ Corner, une agence de développement digital proposant des prestations pointues. Portrait de deux amis devenus digital entrepreneurs.

Au-delà d’avoir le même prénom, les deux fondateurs de Coders’ Corner partagent surtout les mêmes passions : le développement digital et l’entrepreneuriat.

De l’amitié aux premiers projets en freelance

En pleine formation à l’école d’informatique Epitech entre 2010 et 2013, ils commencent à travailler en freelance sur la création de sites web. « Notre amitié s’est conjuguée au travail en commun. C’était assez naturel en fait », exprime Sebastian Krawczyk, président de Coders’ Corners [qui était le seul disponible pour répondre à nos questions, ndlr].

Progressivement, les deux compères acquièrent de solides connaissances en langages bas niveau tels que le C/C++. Fin 2012, ils se lancent en freelance dans la création de sites web et complètent leur formation sur le tas en apprenant de nouveaux langages comme le Ruby, le JavaScript, l’AngularJS, le HTML, le CSS, etc. Afin de passer à l’étape supérieure et de continuer à travailler avec leurs clients de façons plus fluide, ils forment une équipe homogène et officielle, et créent la SAS Coders’ Corner, en avril 2014.

Sebastian K. explique ce choix : « Durant deux ans, nous avons travaillé ensemble de manière harmonieuse. Cela marchait bien. Nous commencions à fidéliser nos clients et le statut freelance nous permettait de garder la flexibilité que nous apportait le travail en libéral. Et puis, petit à petit, nous nous sommes sentis les épaules pour nous lancer dans l’aventure entrepreneuriale et l’avons fait. Cela représentait aussi une occasion de nous tester. »

Un premier client comme point de départ

Pour lancer leur activité, ils investissent des fonds personnels et ont l’opportunité de poursuivre une collaboration avec un premier client qu’ils avaient déjà avant la création de leur SAS. Il s’agit de Boaterfly, premier site de location de bateaux entre particuliers. Sebastian confie à ce propos : « Travailler sur le site de cette start-up nous a poussé à monter notre propre boîte. Le travail avec Boaterfly s’est passé dans de bonnes conditions et nous avons pu suivre le développement du site de A à Z. Ce qui est motivant pour des développeurs comme nous. »

La difficulté de définir son offre dans le secteur web

Aujourd’hui, Coders’ Corner possède plusieurs gros clients, en majorité des start-up. Sebastian K. assure que leur société « tourne plutôt bien » avec un chiffre d’affaires avoisinant les 200 000 euros en 2015. Mais il se souvient que se positionner sur ce marché n’a pas toujours été simple : « La première difficulté a été de bien définir le service que l’on veut proposer et d’établir son rapport qualité/prix. Combien facturer notre prestation par rapport au temps que l’on y passe ? Et notre concurrent, combien facture-t-il pour le même service ? Toutes ces équations ont dû être résolues pour offrir un service cohérent et rentable. »

Rester cohérent avec ses valeurs de travail

Après une phase de démarrage plutôt prometteuse, il était temps de s’essayer à la phase de production à plus grande échelle, ce qui impliquait l’augmentation de leurs ressources. Parmi les différentes possibilités qui s’offraient à eux, les deux aventuriers ayant de grandes ambitions décidèrent de saisir une opportunité, qui se présenta en début d’année 2015 : ils se lancèrent dans la sous-traitance en offshore grâce à un partenariat avec un groupe international, d’environ 200 personnes, voulant renforcer son implantation en France. Une stratégie commerciale plus importante a également été mise en place grâce au recrutement de plusieurs commerciaux.
L’impact de cette stratégie sur certaines de leurs valeurs n’était pas des moindres.

Pour arriver à un certain équilibre vis-à-vis de la charge de travail imposée, un consensus au niveau de la qualité a été nécessaire: « Nous nous sommes retrouvés à piloter plusieurs équipes mobilisant ainsi 20-30 personnes. Mais c’est une toute autre façon de travailler et étant donné que les objectifs que nous nous étions fixés n’ont pas été atteints, nous avons finalement estimé qu’il était préférable de nous positionner sur une offre plus qualitative et évoluer à notre rythme. ».

Pas de regrets

Néanmoins, les deux entrepreneurs ne regrettent pas cette expérience, qui leur a permis de mieux se connaître professionnellement. C’est d’ailleurs le conseil principal que donnerait Sebastian Krawczyk pour se lancer dans l’entrepreneuriat : « Savoir bien définir son produit, sa stratégie pour le vendre, ses cibles, voir si tout cela est cohérent avec sa culture de travail et enfin, le plus difficile, faire en sorte de s’y tenir ! ».

Quelles entreprises jouent avec Roland-Garros ?

Le 22 mai dernier a débuté le célèbre tournoi de tennis, à Paris. Cette compétition mondialement reconnue accueille, jusqu’au 11 juin, des milliers de spectateurs et des joueurs venus des quatre coins du monde. Roland-Garros, comme chaque année, a donc fait appel à l’inventivité de jeunes pousses pour couvrir l’événement de diverses manières…

Mojjo, la radio qui résume les matchs pour la télévision

Cette start-up voit le jour en 2014 sur l’idée de trois ingénieurs : Emmanuel Witvoet, Charles Chevalier et Julien Vernay. Tous trois partent d’un questionnement simple : pourrait-on définir des statistiques pour un joueur précis ? La jeune pousse commence alors à développer des algorithmes à partir de l’observation des matchs. Mojjo utilise pour cela des caméras, placées sur les deux principaux courts de Roland-Garros, qui comptabilisent notamment les aces, les breaks, les lobs et prennent en compte la clameur du public. Avec ces données, la technologie concocte un résumé du match ne durant que trois minutes ou une vidéo de vingt minutes composée des images les plus marquantes. Emmanuel Witvoet, l’un des cofondateurs, indique qu’ « un match comprend 70 % de temps morts et peut se résumer en 45 minutes ». Repérée par France Télévisions, la firme négocie en actuellement un contrat avec le tournoi de Wimbledon, qu’elle souhaiterait couvrir sans passer par un annonceur (comme cela est le cas pour Roland-Garros, ndlr). Mojjo prépare également une levée de fonds d’un million d’euros, qu’elle espère boucler avant la fin de l’année pour s’étendre à l’international.

MobileR2D2 supervise les intérimaires sur le terrain

La start-up MobileR2D2 s’inscrit dans le développement d’applications, qu’elle réalise à travers une plateforme. Fondée en 2015 à Montpellier, elle a, depuis lors, investi deux millions d’euros dans sa R&D (Recherche et Développement, ndlr) et compte aujourd’hui quelques grands noms tels que La Compagnie du Lit ou Albin Michel, en plus de RolandGarros, parmi ses clients. La jeune start-up a entièrement conçu un programme pour gérer tous les intérimaires travaillant sur l’événement. Celui-ci s’occupe, en partie, de la formation des salariés dans le but d’assurer un service exemplaire. La cofondatrice de la firme, Emmanuelle Cott, explique : « Cet outil, une sorte de « compagnon mobile », intègre des modules de formation, qui leur ont permis de se mettre à niveau avant le tournoi. Pendant l’évènement, ils pourront aussi renseigner et orienter les visiteurs, faire remonter les temps d’attente, recevoir les consignes de sécurité en temps réel, etc. » Elle complète : « Grâce à notre plateforme, l’appli a été développée en un jour, est profilée pour chaque utilisateur, qui peut l’actualiser en temps réel. En principe, un outil aussi complexe aurait demandé des temps de développement beaucoup plus longs. »

Top Seed : le jeu mobile dédié aux fans de Roland-Garros

Mis au point par la start-up française Gaminho, Top Seed – Tennis Manager s’adresse autant aux passionnés de tennis qu’aux mordus de gestion. Le jeu se présente sous la forme d’une application mobile iOS et Android gratuite et insiste sur ces deux aspects du sport que sont les performances physiques et la gestion « très rarement mis en avant, ou alors de manière annexe dans les jeux de tennis classique », selon Fabien Cambournac, cofondateur de la jeune pousse. Top Seed démarre avec un joueur de 16 ans, débutant et accompagné d’une équipe de bas niveau qu’il faut faire progresser pour débloquer l’aide de « dizaines d’experts de plus en plus renommés ». L’utilisateur se trouve alors confronté à plusieurs situations stratégiques, comme celle d’engager un expert pour s’améliorer tout en choisissant les salaires à attribuer en fonction des demandes et des gains. Lancé à l’occasion de l’Open d’Australie il y a deux ans, le jeu se sert de RolandGarros pour se faire connaître du public français.

MyTennisCoach et MyRG accompagnent les fans jusqu’au bout !

Pour continuer dans le domaine des applications mobiles reliées à l’événement, MyRG a été développée spécialement pour Roland-Garros. Pensée pour les fans venus encourager leurs sportifs préférés à la compétition, celle-ci a sans doute provoqué la naissance de l’appli MyRG. Polyvalent, ce programme sert à guider les spectateurs tout au long de la journée ainsi qu’à leur permettre de se faire livrer des repas dans les guérites situées à l’entrée. L’application MyTennisCoach, quant à elle, sert à repérer les professeurs de tennis les plus proches de chez soi. Lancée en 2016 par Mathieu Richomme, passionné par ce sport, la firme se présente comme une plateforme de mise en relation de coachs personnels de tennis avec des élèves intéressés. Le fondateur ajoute : « Le joueur peut comparer rapidement les disponibilités, les terrains, les avis et les prix. Jusqu’à présent cette information n’était pas disponible en ligne, ce qui ne facilitait pas la pratique du tennis. »

Pimpmyteam organise la communication de l’événement

Cette jeune société de e-commerce et de communication compte désormais le célèbre tournoi de tennis parmi ses clients tels que Guerlain ou Bouygues Télécom. Créée à Lille en 2012, cette entreprise pleine d’ambition se charge notamment de la fabrication et de la commercialisation de produits dérivés. Pourvue d’une gamme de plus de 35 000 produits personnalisables, pimpmyteam propose à ses clients de réaliser des goodies au travers de trois sites particuliers. Elle couvre le tournoi de Roland-Garros et fournit les t-shirts et casquettes, en passant par les serviettes-éponges ou encore les sacs de shopping réutilisables.

Communication interne : l’exemple du Japon

Le pays du soleil levant se classe parmi les cinq plus grandes puissances mondiales depuis plus de 30 ans. Ce pays à la productivité exceptionnelle demeure célèbre pour sa très forte culture d’entreprise et son modèle de management particulier. Avec une communication interne très intense, les sociétés japonaises s’assurent de la motivation de leurs salariés. Zoom sur cette approche de la communication interne japonaise.

Une très forte culture historique de l’entreprise

A la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon est en ruines.La population meurt de faim, Hiroshima et Nagasaki ont subi les bombardements atomiques américains. Le pays décide alors de se relever et de devenir une grande puissance industrielle mondiale pour retrouver son honneur, exploit qu’il va accomplir en un temps record. En à peine trente ans, ce pays ravagé par la guerre rejoint la Triade grâce à son pari de l’industrialisation et des nouvelles technologies. La pays du soleil levant mise sur sa productivité qu’il développe et cultive intensément. Parties du constat qu’un employé travaille plus et mieux s’il se sent encouragé et estimé, les entreprises japonaises se dotent de leur propre culture. Elles mettent au point des rites et des systèmes pour booster les travailleurs et leur donner envie de se donner corps et âme à leur tâche. Une méthode qui fonctionne plutôt bien vu le classement des entreprises nippones et leur faible taux de suicide : seulement 81 dus au surmenage chaque année.Ces firmes mettent en place une communication interne intense et organisée faite de codes et de rituels pour permettre un plus grand dévouement de leurs salariés et assurer une meilleure productivité.

Une communication interne organisée

La communication d’entreprise s’organise selon plusieurs principes. D’abord, la multiplication des émetteurs : il s’agit pour l’entreprise de communiquer à un maximum de cibles, quitte à être redondante. Ensuite, la multiplication des récepteurs à l’inverse, qui implique de s’adresser au plus de cibles possibles et l’adoption de structures de communication simples. A titre d’exemple, la société Recruit se sert des technologies de messagerie pour donner la possibilité à tous les salariés de dialoguer avec le PDG mais aussi entre eux, conformément au principe de transparence. Dans cette même entreprise parait le journal « La Mouette », diffusé à un maximum de membres du personnel et présentant des informations, critiques ou opinions de salariés sans filtre. Les firmes nippones encouragent donc leurs employés à s’exprimer pour faire régner la confiance, il convient cependant de rappeler que ceux-ci sont triés sur le volet et sélectionnés que si ils répondent aux attentes de « l’esprit maison ».

Une identité propre à chaque entreprise

Au pays du soleil levant, chaque entreprise invite ses salariés à s’investir moralement et physiquement. Les sociétés instaurent leurs propres codes et se créent un univers très défini. Appelé « esprit maison », ce concept confère une dimension affective à la société qui vise à établir une connexion émotionnelle entre elle et les salariés. Cette culture d’entreprise extrêmement forte constitue un des fondements des firmes nippones et se présente sous la forme de codes et de rituels mis au point par chacune d’elles. Elles imposent des uniformes, insignes, inscrivent des slogans et devises spécifiques sur les murs ainsi que d’autres signes distinctifs afin de se créer une identité visuelle.Elles proposent aussi des activités pour immerger l’employé dans la culture de sa société. Tous les matins se tient la réunion d’accueil « choreishiki » pour distribuer les consignes et les tâches, accompagnées de discours moralisateur rappelant les valeurs de l’entreprise. Des hymnes à la gloire de la firme sont également entonnés quotidiennement pour remonter le moral des salariés et les booster, au même titre que des séances de gymnastique de groupe sont prévues pour réunir tous les membres de la société et renforcer la cohésion de groupe. Celle-ci se construit aussi en invoquant les perspectives d’avenir de l’entreprise que les entreprises ne manquent pas de rappeler.

Des perspectives d’avenir pour préserver la concentration

Au cours des réunions matinales, les objectifs de la société sont fréquemment cités, tout comme les précédents records de productivité à battre. Ces perspectives, énoncées dans le plan d’entreprise, représentent des lignes directrices que tout employé doit connaître sur le bout des doigts. Elles sont rappelées au cours de réunions de services, d’ateliers de travail… et servent à motiver les salariés et à leur inculquer une vision grandiose et suprême de la compagnie. A titre d’exemple, la firme Canon indique dans son préambule : « la mission d’entreprise de Canon consiste à contribuer à un monde meilleur. Nous sommes convaincus que le monde ne fait qu’un, et qu’aucune nation ne peut réellement réussir aux dépens d’une autre. Nous nous engageons à conduire nos affaires dans cet esprit, et à encourager une perspective globale partout où cela est possible. »

Le modèle J de communication

Ces multiples encouragements et cette immersion dans la culture de l’entreprise s’accompagnent d’un mode de communication radicalement différent de l’occidental. Les informations ne circulent pas de façon verticale mais horizontale. Aussi dénommé « coordination horizontale », le modèle J propre au Japon consiste à organiser une société de façon à privilégier le partage de connaissances et d’informations. Celles-ci sont transmises oralement afin d’être mises par écrit et de circuler plus rapidement. Pour instaurer un climat de respect et de compréhension mutuelle, la rotation des postes s’avère très efficace : les ingénieurs, par exemple, alternent les fonctions techniques et de production, ce qui évite la petite guerre classique entre les deux. Le modèle J permet donc une entente, une compréhension et une entraide mutuelles, de par le partage d’expérience et d’informations qu’il induit.

Ces coups de com qui ont fait cartonner des entreprises

Qu’ils soient drôles, choquants, authentiques ou actuels, de nombreux « coups de com » ont permis à des entreprises de redorer leur image et de décoller. Certaines campagnes de publicité demeurent célèbres, d’autres sont restées plus discrètes mais ont terriblement bien fonctionné… Petit tour d’horizon de ces stratégies qui ont fait s’envoler les chiffres des entreprises.

La publicité : valeur sûre pour promouvoir son entreprise

Marquer les esprits avec un spot de 30 secondes ? Difficile mais pas impossible ! Plusieurs entreprises ont réussi ce coup de maître : Toyota, Aerie, McDonald’s… Les publicités existent dans le but de mettre en valeur une entreprise ou un produit et certaines y parviennent très bien. Le marché publicitaire représentait 13,3 milliards d’euros en 2016 et les investissements des annonceurs avaient augmenté d’1,5 point. A titre d’exemple, la marque Toyota décide, en 2012, de reconquérir le marché français en utilisant une vaste campagne de communication basée sur la présence de son usine à Valenciennes et mettre en avant le « made in France ». Cette stratégie se révèle gagnante : les ventes de la nouvelle Yaris grimpent de 64% suite à la campagne de publicité menée par la firme. Celle-ci attaque sur tous les fronts : magazines, réseaux sociaux, spots télévisuels…

Une stratégie pluri-média.

Toutes les publicités semblent se décliner de multiples façons. Chaque spot télévisuel s’accompagne désormais d’une fenêtre pop-up apparaissant sur des sites internet. De nos jours, la dimension pluri-médias entre en compte dans la stratégie marketing de toutes les maques : impossible de se faire connaître à travers une unique annonce radio ! Celle-ci doit s’accompagner au minimum d’une campagne sur les réseaux sociaux pour garantir une bonne visibilité à la marque. Cette stratégie a un nom : il s’agit de « stratégie cross canal ». Elle consiste à prendre en compte tous les canaux de distribution parvenant jusqu’au consommateur pour les relier et créer ainsi une campagne publicitaire cohérente et multicanale, c’est-à-dire présente dans plusieurs médias. Les entreprises de l’industrie agroalimentaire s’illustrent particulièrement dans ce domaine. Présentes sur tous les écrans, ces marques ont bien compris l’importance de se montrer dans tous les types de médias.

Des pubs qui relancent les marques dans l’agroalimentaire

En 2012, l’agence Marcel met au point la « Contrexpérience », destinée à promouvoir la marque d’eau minérale Contrex. Cette campagne publicitaire prend place à la radio, à la télévision et sur Internet. Montrant des femmes qui pédalent pour accélérer le striptease d’un hologramme, le spot confère une image drôle et moderne à la firme, dont les chiffres décollent de 16%. Toujours dans le secteur de l’alimentation, les fruits intégrés dans le menu enfants des restaurants McDonlad’s mis en scène dans les spots TV touchent le public et les commandes de ces fruits augmentent de 20%. La chaîne de supermarchés Intermarché s’est également illustrée avec ses « fruits et légumes moches », qui ont conquis les consommateurs à travers des spots TV et des vidéos devenues virales. L’industrie agroalimentaire n’est toutefois pas la seule à élaborer des stratégies efficaces, les marques de vêtements s’avèrent, elles aussi, particulièrement douées.

Ces campagnes qui réussissent à l’industrie textile

Les publicités pour les collants Dim et leurs musiques dansantes restent bien souvent dans la tête, stratégie agaçante sur le moment mais qui profite largement à la marque ! La nouvelle technologie de vêtements amincissants « rien qu’en les portant » lancée en 2012 a fait un tabac : l’entreprise propose des slips et collants qui font mincir sans que celle qui les porte n’ait à faire le moindre effort. Le slogan « Vivez, vous mincissez ! » résume le concept ultra accrocheur, qui permet à la firme de gagner 10% de part de marchés.
Dans la catégorie « rien à cacher », la marque Aerie frappe fort : ce vendeur de lingerie met sur pied une campagne de photos publicitaires non retouchées. Les vergetures et plis du ventre des mannequins sont affichés, ce qui se révèle très apprécié et vaut à la marque d’augmenter ses bénéfices de 20%. « Le vrai toi est sexy » affirme Aerie, qui présente des femmes aux mensurations diverses et s’assure ainsi de toucher toutes les consommatrices potentielles. Les campagnes de pub qui fonctionnent semblent donc toutes posséder quelques points communs : l’humour, l’utilisation de plusieurs médias, l’authenticité… d’autres se servent aussi de l’actualité pour faire passer un message.

Ces campagnes qui surfent sur les présidentielles et l’actualité

Pendant les élections de 2012, certaines marques ont utilisé cette actualité de premier plan pour se mettre en valeur. Un jeune entrepreneur a eu l’idée, à l’époque, de retoucher les affiches de campagne des candidats pour promouvoir sa marque de… slips « made in France » ! Des images très amusantes présentent les candidats avec des slogans modifiés tels que « le changement de slip, c’est maintenant » ou encore « le choix du slip ». Cette idée audacieuse s’est avérée payante car quelque 4 000 slips ont été vendus dans les sept mois qui ont suivi. Quelques années plus tard, suite à l’affaire Julie Gayet, le site de rencontre be2.fr a également élaboré une campagne très drôle basée sur leslogan « chère Valérie, le changement, c’est maintenant ». L’actualité sert donc les marques qui la détournent pour faire valoir leur image, mais ce procédé se révèle aussi efficace pour des associations, qui connaissent une vraie renommée au travers de campagnes marquantes ou amusantes.

Quand les associations tirent leur épingle du jeu

Les associations recourent à la publicité au même titre que les entreprises. Certaines emploient l’humour, d’autres, des images choquantes… L’association de lutte contre le sida Aides demeure célèbre pour ses campagnes de communication. En 2014, son slogan « pas de préservatif, pas de sexe » marque les esprits avec ses spots présentant des couples nus épluchant très lentement et silencieusement des haricots, faute de préservatif. Pendant les présidentielles de 2012, elle détourne également les affiches des candidats en accompagnant leur photo d’un préservatif et d’une phrase d’accroche modifiée : « Voici deux moyens d’arrêter le sida. L’un a fait ses preuves. L’autre devra les faire en 2012. » Le SAMU social de Paris a, lui aussi, en 2012, lancé une campagne de sensibilisation au nombre croissant de femmes sans abris pour maintenir son centre d’hébergement ouvert. Devant la mobilisation suscitée sur les réseaux sociaux, les pouvoirs publics ont débloqué les fonds nécessaires et le centre demeure ouvert.