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Mettre en place une stratégie de communication digitale

Dans le domaine de l’entreprise, le virtuel prend doucement le pas sur le réel. Avec l’explosion des réseaux sociaux et d’internet, les sociétés adoptent un fonctionnement de plus en plus hybride pour allier ces deux univers indépendants et indispensables. La stratégie de communication digitale constitue une passerelle entre eux et permet notamment d’utiliser le virtuel pour optimiser le réel. Voyons un peu les détails de l’organisation de ce type de stratégie.

Pourquoi adopter une stratégie digitale ?

Internet constitue une véritable vitrine d’exposition, un lieu de promotion et de notoriété. Rarissimes sont les entreprises de grande taille à ne pas disposer de site web. Cet outil se révèle très utile pour développer sa communication et son marketing, ce qui constitue, aujourd’hui, l’objectif principal de la stratégie digitale. Cette technique vise à étendre la stratégie marketing d’une entreprise jusqu’au web à travers une utilisation optimale des nouvelles technologies de l’information et de la communication. La stratégie digitale consiste à intégrer les nouveaux éléments de communication induits par le web. Avant de se lancer dans toute démarche, il convient de faire un point sur les attentes de votre société afin de définir la façon dont une stratégie digitale pourrait la servir.

Deux versants de la communication digitale

Afin de mettre au point la stratégie virtuelle la plus efficace et adaptée possible, il convient de définir vos attentes vis-à-vis du web. Des interrogations comme « que souhaitez vous faire de votre marque ? » ou « que peut nous permettre internet ? » permettent d’orienter votre stratégie marketing vers une démarche virtuelle complémentaire. Le positionnement de la société s’avère aussi déterminant : s’agit-il d’un pure player (tout en ligne), ou d’un magasin physique ? Il faut définir l’objectif de votre démarche : faire acheter sur le site ou faire venir le consommateur en magasin ? La communication digitale doit s’adapter à la forme de l’entreprise, elle peut tout à fait servir à favoriser un canal de vente. Dans le cas d’un service payant en ligne, la stratégie employée doit amener le visiteur à acheter en ligne et garantir, entre autres, un mode de paiement sécurisé.
Toutes ces considérations devaient vous amener progressivement à définir votre identité numérique. Vous avez mis en lumière votre ligne de conduite générale et vos canaux publicitaires principaux, il s’agit maintenant de mettre au point votre ligne éditoriale, votre charte graphique ainsi que vos nouveaux canaux d’expressions (réseaux sociaux, blogs) sur internet. Une fois cette identité numérique précisée, un peu de veille concurrentielle s’impose afin de vous assurer que vous ne reproduisez pas la stratégie digitale d’un adversaire et de vous démarquer !

Le benchmarking pour faire la différence

Le benchmarking consiste à observer et analyser les stratégies des concurrents pour identifier les meilleures pratiques et les adapter à votre propre entreprise. Cette méthode se déroule en quatre phases : la veille, l’observation, l’analyse et l’adaptation. Basez-vous sur des sociétés ayant les mêmes cibles et déterminez les éléments stratégiques qui font qu’elles marchent. Regardez le comportement des consommateurs et analysez toutes ces données pour en faire ressortir une stratégie adaptée à votre fonctionnement comme au leur. Cette étape permet également de décrypter les tendances du marché. Tout consiste à adapter une stratégie gagnante à votre propre entreprise en vous inspirant de celle des autres sans les copier pour autant. Pour adapter une méthode qui marche à votre société, recentrez-vous sur votre identité numérique et apportez-y les éléments du succès que vous venez de déceler !

Adapter sa stratégie digitale à son entreprise

Votre identité et vos attentes numériques sont prêtes. Vous venez de déterminer les clés du succès d’une stratégie digitale, il ne vous reste plus qu’à les adapter à votre projet ! Lors de cette étape, il vous faut décider des détails qui confèreront une identité singulière à l’entreprise : le ton adopté sur les plateformes, réseaux sociaux et blogs, ainsi que la charte d’expression sur les médias qui délimite le degré de proximité avec les clients. Ce moment est également consacré à l’élaboration de la charte graphique, qui décrit les couleurs, logos et typographies utilisées sur vos réseaux, ainsi qu’au graphisme qui vous identifiera sur toutes les plateformes personnalisables, depuis votre blog jusqu’aux vidéos YouTube. Les supports publicitaires et les canaux employés, qu’il s’agisse de réseaux sociaux type Google +, de Facebook ou de blogs personnalisés, se déterminent aussi lors de cette phase. Ces détails constituent le fondement même de la stratégie digitale. Maintenant que votre méthode est rodée, il faut lancer votre campagne de promotion pour mettre tous ces outils théoriques à l’épreuve !

Lancer sa stratégie digitale sur le terrain

La visibilité représente le plus gros atout qu’internet puisse vous offrir et la base de la stratégie de marketing digital, il convient donc de l’optimiser. Pour ce faire, commencez par améliorer le référencement de votre site. Afin de lui garantir une bonne visibilité, réalisez des contenus de qualité, régulièrement mis à jour avec le plus de mot-clé possible. En plus du site de l’entreprise, un blog professionnel peut s’avérer un plus. Ce format permet de maintenir un bon contact avec les consommateurs grâce au format plus personnel du blog. Utiliser les réseaux sociaux pour diffuser massivement ces contenus au plus grand nombre constitue l’une des techniques phare de la communication digitale. Soyez présents sur les réseaux sociaux, environ 83% des français y sont inscrits et ils y passent 1h29 par jour en moyenne ! Ces outils gratuits s’avèrent d’une grande aide, si toutefois vous préférez recourir à des moyens de diffusion payants comme Google adwords ou display, rien ne vous empêche de les tester et de calculer le meilleur ROI (Return on investment en anglais, retour sur l’investissement, ndlr). L’emailing représente un autre élément clé de la stratégie digitale. Caractérisé par des newsletters, ce mode de communication se décline de plusieurs façons, notamment sous la forme de « marketing automation », qui implique de cibler précisément certains consommateurs en fonction de leur activité sur le site. Ce genre de démarche s’opère à l’aide d’outils tels que le logiciel Hubspot.

Si Quentin Tarantino dirigeait un incubateur de start-up

Imaginons un instant que le célèbre réalisateur ait préféré la voie entrepreneuriale à la celle du cinéma. Si les héros de ses œuvres montaient des entreprises et que Quentin Tarantino les supervisait, à quoi ressemblerait son incubateur ? Immersion dans le « réservoir start-up » !

Une ambiance rétro

Dès le hall d’entrée, le « réservoir start-up » affiche sa personnalité : des affiches de films de Jean-Luc Godard et de western spaghetti parent les murs des couloirs étroits, un vieux poste de radio tout droit sorti des années 70 diffuse la radio K-Billy, des abats jours oranges habillent des ampoules diffusant une lumière crue, l’incubateur donne dans le vintage ! Au bout du long corridor qui mène à l’espace de coworking, un petit stand Big Kahuna en forme de payotte sert de cantine aux occupants. La première salle, au décor boiséaccueillant, constitue l’espace de travail des jeunes pousses. Au deuxième étage, la structure dispose aussi d’un accélérateur de start-up. Supervisé par maître Pai Mei qui prodigue tous les conseils nécessaires pour devenir un vrai requin sur le marché, cette zone plonge ses occupants dans une ambiance beaucoup plus féroce et compétitive : les sabres offerts par Hatori Hanzo accrochés aux murs rouges donnent le ton, les entrepreneurs ne sont pas là pour plaisanter ! Le « réservoir start-up » présente donc des univers marqués que beaucoup d’entrepreneurs tentent d’intégrer…
Les entreprises sélectionnées par l’incubateur !

Winnflield&Vega’s : le nettoyage automobile à domicile

Fondée en 1994 par deux porteurs de projet de Los Angeles, cette start-up s’inscrit dans le secteur du nettoyage de véhicules. Ses deux créateurs, Jules Winnfield et Vincent Vega, réalisent en 1993 que la mégalopole dans laquelle ils ont grandi, qui compte plus de 1 000 kilomètres de routes empruntés par des millions de voitures chaque jour, ne propose aucun service de nettoyage de véhicule à domicile. « Quand on passe la moitié de sa journée en voiture pour aller travailler, on n’a pas forcément le temps ni l’envie de se rendre à l’autre bout de la ville pour la faire nettoyer » analyse Jules Winnfield. Suite à ce constat, les deux jeunes hommes décident de monter une entreprise qui fournirait un service de nettoyage de véhicules privés à domicile. La start-up se développe dans le quartier d’Inglewood, puis effectue une première levée de fonds en 1995 auprès de Wallace Cleaning, une chaîne de station de lavage bien implantée dans la ville et de Stan Wolf Company, qui dispense d’autres types de services à domicile. Cette étape permet à la jeune pousse de bénéficier d’un plus grand réseau et d’une meilleure visibilité. Suite à ce premier tour de table, Winnflield&Vega’ s’élargit son périmètre d’action et, seulement six mois plus tard, propose ses services dans trois nouvelles zones de la métropole californienne. Depuis lors, la start-up poursuit son expansion mondiale. Ce processus prend un tournant déterminant en 2000 lorsqu’elle exporte une partie de son activité à Tokyo suite à un partenariat avec Oren Ishii, célèbre entrepreneure du nettoyage urbain dans la capitale nipponne. Installée dans le quart sud-ouest de l’open space du « réservoir start-up », Winnflield&Vega’s fait face à une autre jeune pousse prometteuse : UnchainMy Job.

Faciliter l’accès à l’emploi des minorités : la start-up Unchain My Job

Cette jeune pousse du Mississippi connait elle aussi un succès retentissant. Fondée en 2013 par le docteur King Schultz et son ami de longue date Django Freeman, cette entreprise vise à garantir un meilleur accès à l’emploi aux minorités raciales. En 2011, le jeune Django se voit refusé le poste d’assistant dentiste « pour un motif fallacieux qui laissait clairement entendre que ma couleur de peau n’était pas la bonne », explique le jeune entrepreneur. Lorsqu’il rencontre King Schultz à un congrès quelques mois plus tard, Django Freeman lui fait part de cette mésaventure, qui révolte son interlocuteur. Le concept d’Unchain My Job nait à la fin de cette conversation : les deux hommes imaginent une plateforme mettant en relation des entreprises à la recherche de candidats avec des profils subissant une discrimination en raison de leur appartenance ethnique. « Notre première levée de fonds en 2015 nous a permis de financer une campagne de communication et de conclure rapidement une dizaine de partenariats avec de grandes entreprises disposant de nombreux postes à pourvoir » indique King Schultz. En quatre ans d’existence, la jeune pousse a signé plus de 60 partenariats avec des sociétés américaines et prépare une deuxième levée de fonds pour s’exporter à l’international. Derrière l’espace occupé par Unchain My Job se trouve une jeune pousse encore plus récente, 8 Files at A Time.

8 Files At A Time, l’entreprise qui simplifie les démarches juridiques

Depuis sa création en 2015, cette start-up rencontre un succès phénoménal. En 2012, Marquis Warren, jeune étudiant en droit, se lie d’amitié avec un de ses professeurs de l’université d’Harvard, John Ruth, qui l’encourage à développer son projet d’entreprise. 8 Files At A Time voit le jour suite à leur association avec Chris Mannix, un autre étudiant de la promotion de Marquis. Celui-ci détaille : « Nous partagions la même vision du système juridique américain, que nous trouvions trop complexe. Nous avons alors pensé à tous ceux qui ne disposaient pas de nos connaissances et avons décidé d’agir pour les épauler dans leurs diverses démarches. » Officiellement fondée en 2015, la jeune pousse effectue une campagne éclair de financement participatif sur la plateforme Kickstarter et recrute d’autres spécialistes du droit américain. Elle a déjà conclu 11 partenariats avec des avocats, notamment le réputé Saul Goodman, qui proposent leurs services. Les trois entrepreneurs ne comptent pas s’arrêter là et viennent de boucler un tour de table de 2 millions de dollars auprès du fonds d’Investissement Aldo Raine, spécialisé dans le financement de projets d’aide aux plus démunis.

Créer une start-up : comment faire ?

Au début, la start-up était un terme qui qualifiait une entreprise en informatique, mais au fil des années, le concept a changé. Qu’est-ce qu’une start-up ? Comment faire pour en créer une start-up ? Et pour quelle raison faut-il à tout prix en concevoir une en France ? 

En quoi consiste une start-up ?

D’après la définition proposée par Steve Blank, « une start-up est une organisation temporaire à la recherche d’un business model industrialisable, rentable et permettant la croissance ». Plus exactement, une start-up n’est pas encore une entreprise installée, mais son organisation est déjà bien en place. La start-up offre un nouveau modèle de gestion des activités d’une entreprise, mais ces outils ne lui permettent pas de déterminer exactement la rentabilité de son activité. Par conséquent, elle doit passer par différentes étapes de tests et de recherche afin de saisir son environnement et ses clients. Cela permettrait de dépasser l’incertitude du départ, engendrée par tout projet de création.

La spécificité d’une start-up

Ce qui différencie la start-up d’un autre projet est que la start-up est conçue pour croître rapidement. Elle cherche avant tout à intercepter la valeur de marché et d’obtenir la meilleure position sur ce dernier. Pour ce faire, il est important de bien miser sur l’équipe et le réseau en premier lieu. Viennent ensuite l’offre et le modèle économique, et enfin le marché et la stratégie.

Les étapes à suivre pour créer une start-up

La première chose à faire est de trouver une idée de start-up puis de trouver un business model et une équipe pour s’entourer. Ensuite, il faut trouver un financement et un prototype. Vous pouvez prendre exemple sur un site web marchand. Pour que la start-up soit un succès, vous devez miser sur la communication, et ensuite, vous devrez trouver un autre financement. Vous pourriez rapidement vous faire un nom à l’international en agissant ainsi. N’oubliez pas que le but ultime est de se faire coter en bourse.

Les raisons pour lesquelles il faut créer une start-up en France

Les 4 points suivant résument les raisons pour lesquelles il est intéressant de créer une start-up en France.

– Un milieu pur : la France possède plusieurs qualités nécessaires dans la réussite d’une start-up. Il y a des centres et des entités qui soutiennent les projets de start-up. De plus, le pays dispose d’incubateurs qui vous mettent en relation avec des structures publiques ou privées, sans oublier les brillantes écoles et universités.

– L’existence des talents rares : la France est peuplée d’ingénieurs, de chercheurs, des laborantins qui peuvent fasciner les investisseurs étrangers. Ce qui permet également de coopérer avec des organismes compétents.

– Un puissant désir de réussir à l’étranger : la France consacre un budget pour lancer la visibilité d’une start-up en faisant des opérations à l’international.

– Création d’entreprise facilitée : en France il faut juste 5 actions administratives avec une durée de 7 jours pour concevoir une entreprise.

La réussite des autres pour challenge

Interview de Juliette ESKENAZI, une communicante qui aide les entrepreneurs à faire connaître leur entreprise ! 

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai fait des études de communication puis de sciences politiques. J’ai créé ma première entreprise à 18 ans : une agence de voyages au Mali. Parallèlement,  j’ai fait des « petits boulots » qui m’ont permis de me forger une expérience dans de nombreux domaines : aide aux devoirs, standardiste, assistante, vendeuse, restauration… et m’ont ouvert de nouveaux horizons. Puis j’ai acquis une expérience en tant que salariée dans une agence de communication politique et institutionnelle : campagnes électorales et stratégies d’entreprise.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout, pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’ai créé mon entreprise en septembre 2013 : une agence de communication spécialisée dans l’accompagnement des créateurs d’entreprise, entrepreneurs indépendants et TPE. En tant que communicante, j’ai vite réalisé que la communication des personnalités et marques déjà connues ne présentait pas un intérêt pour moi. Ce qui m’intéresse vraiment, c’est d’aider ceux qui méritent d’être connus mais qui ont du mal à communiquer : les entrepreneurs.

Comment avez-vous réussi à développer votre société ?

Avant la création, je suis passée par le programme Créajeune de l’ADIE qui m’a permis de comprendre les bases de la construction d’un projet. J’ai analysé le marché et j’ai adapté mes offres aux réels besoins des entrepreneurs, créé un univers original et mis en place une communication percutante pour ma cible. Pour réussir, j’ai beaucoup travaillé, sans compter mes heures (soirées, week-end…) et je me suis entourée des bonnes personnes : famille, amis, équipe, professionnels…

Quel a été, pour vous, le moment clé de votre réussite ?

Le jour où j’ai pu me verser un salaire a été la première étape d’un moment clé de mon entreprise : la première preuve de la réussite de mon projet. La 3ème année a aussi été une année charnière : j’ai pu embaucher et créer une nouvelle activité qui m’est chère, le pôle formation avec Poussin Academy. Grâce à cette nouvelle offre, nous aidons les entrepreneurs à être indépendants. Pour ceux qui n’ont pas le budget pour sous-traiter des missions, nous les formons à bien communiquer.

Comment vous êtes-vous financé ?

Sur fonds propres. Les premiers mois, je travaillais de chez moi, avec mon ordinateur. L’activité n’avait donc pas besoin d’un fort investissement de départ au niveau financier.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales satisfactions ?

Les difficultés : dépasser  la solitude de l’entrepreneur, développer la patience et la persévérance, et surtout ajuster mes tarifs à leur vraie valeur.

Les principales satisfactions :  l’aide concrète que j’apporte aux créateurs d’entreprise en donnant vie à leur projet.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Officiellement, le nom de l’agence, Poussin, fait un clin d’œil au monde de l’entrepreneuriat : les couveuses, l’éclosion d’un projet… etc. En off, l’idée de ce nom m’est venue car c’était mon surnom quand j’étais petite, dû à la couleur de mes cheveux !

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

L’enjeu pour ces prochaines années s’avère de développer la formation car elle est vraiment utile aux entrepreneurs. Nous aimerions aussi développer le concept Poussin dans d’autres régions de France car les entrepreneurs qui ont besoin de communiquer avec un petit budget sont nombreux en France.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Trois points essentiels : le courage, l’avenir et la solidarité.

  • Le courage : quand on se lance, on y met toute son énergie et le courage est indispensable.
  • L’avenir : le monde du travail a changé. Créer son propre emploi peut être plus efficace et plus épanouissant que d’en chercher un.
  • La solidarité : les entrepreneurs forment une incroyable communauté. Quels que soient les projets, les valeurs sont souvent les mêmes et cela crée un lien fort. Nous le savons bien chez Poussin puisque, depuis sa création, l’agence a travaillé pour des centaines d’entrepreneurs, tous aussi déterminés.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Cela a été très difficile au départ. Peu à peu, les frontières se sont mises en place et j’ai appris à mieux séparer ces deux aspects de ma vie. Mais il ne faut pas se mentir, ces deux vies n’en forment qu’une seule ! Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, mon associée est également mon amie d’enfance !

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Savoir être patient. Il faut travailler dur mais cela finit toujours par payer. Il ne faut pas se décourager, garder espoir et l’énergie. Savoir aussi prendre quelques jours de vacances pour éviter la surchauffe.

Aujourd’hui, comment faites-vous pour développer votre réseau ?

Nous exposons dans deux salons stratégiques : le Salon SME et le salon des entrepreneurs, ce qui nous permet d’avoir une bonne visibilité auprès de notre communauté. Je participe aussi à des soirées networking et anime régulièrement des conférences et ateliers. Le réseau, il s’entretient aussi en ligne ! C’est pourquoi nous sommes très présents sur les réseaux sociaux ! Rejoignez-nous !

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salariés, chiffre d’affaires…) ?

La création en  septembre 2013. Aujourd’hui, nous sommes 4 personnes dans l’équipe : mon associée Margot, Myriam la graphiste, Gwenaelle, la chargée de projets. Et moi-même.

L’agence double son chiffre d’affaires chaque année depuis sa création !

Quand tu lances ta boîte mais que rien n’est facile !

Interview de William Boiché, cofondateur de Compta Clémentine, votre comptabilité en ligne. Retour sur la création et le développement de son entreprise. Un chemin semé d’embûches !

Comment est née l’idée ?

L’idée est née d’une discussion avec mon père autour d’un dîner familial à Noël où nous avons perçu que nous avions des compétences à associer, lui, des connaissances techniques de comptable et moi de web, sur un marché où il n’y a pas d’expert-comptable en ligne comme par exemple les assureurs ou les banques en ligne.

Qu’est-ce que Compta Clémentine ?

Clémentine aujourd’hui c’est un expert-comptable en ligne qui propose d’associer un comptable dédié pour vous conseiller tout au long de l’année sur votre comptabilité, de vous renseigner sur vos problèmes fiscaux, vos obligations fiscales, avec une technologie intuitive : une plateforme de pilotage de votre comptabilité, pas besoin de connaissances comptable, vous pouvez avoir votre comptabilité à jour de façon journalière ou bien hebdomadaire ou mensuelle en fonction du nombre de fois où vous vous connectez à l’application. Vous pouvez y récupérer des tableaux de bord de votre activité.

Pourquoi Compta Clémentine ?

Nous mangions des clémentines ! La première idée est sortie de là, nous voulions prendre l’image de la clémentine pour la « rendre sans pépins ». C’était tout bête, nous avons cherché un nom sérieux mais sommes revenus à Clémentine, qui était un nom simple que tout le monde autour de la table avait retenu. Il s’agissait d’un nom simple, qui correspondait à l’image que nous voulions donner à l’entreprise.

Serial entrepreneur ?

J’ai lancé un projet de transport de personnes, un peu comme aujourd’hui il existe des Ouibus Flexibus, avec des minibus à l’époque pour transporter des gens entre Paris et Nancy, j’allais même parfois jusqu’à Strasbourg, donc sur tout l’axe du TGV Est d’aujourd’hui et je me suis aperçu que cette activité n’était pas du tout rentable, je l’ai donc arrêtée au bout de quelques mois. Mes parents eux-mêmes étaient d’ailleurs assez surpris de cette activité-là, en parallèle de mes études, donc comme ce n’était pas rentable et prenait beaucoup de points sur le permis de conduire de mes deux salariés retraités que j’avais à mes côtés, je l’ai complètement arrêté.

J’avais aussi lancé de l’achat et de la revente de matériel médical, ce qui était une bonne activité, lucrative, sauf qu’il fallait toujours trouver de nouveaux stocks et il n’y en avait pas forcément. Je n’étais pas assez introduit dans les réseaux pour aller plus loin et créer le réseau nécessaire prenait beaucoup plus de temps que je n’en avais. Ce n’était pas trop possible, comme j’ai toujours été attiré par le web, je voulais me lancer là-dedans mais je n’ai pas trop forcé. Il me restait un peu d’argent, j’ai changé. J’avais un copain qui avait un super business dans une école, il vendait des voitures et j’avais trouvé le concept super sympa car je voyais bien les marges, c’était concret donc je suis parti avec lui dans l’aventure qui a un peu marché aussi.

Des débuts difficiles ?

Le début n’a pas été facile pour rassurer mon père : nous avions mis toutes nos économies sur la table, beaucoup d’argent, parce qu’en plus j’avais créé un site internet. Mais il a fallu passer par une agence web car c’était plus simple, ils étaient plus compétents. Nous avons donc tout repris, ce qui a couté beaucoup d’argent sans aucun fruit. La seule source que nous avons eue la première année, c’est un client, un seul prospect qui a appelé le jour de l’ouverture du site et qui a signé le jour même. Incroyable ! Nous nous sommes dits, « c’est notre eldorado, on y est arrivés ! ».

Sauf que le lendemain, plus rien, le surlendemain, plus rien, la semaine d’après, rien, le mois suivant, rien. Nous nous sommes posés des questions, « mais c’était une farce cette cliente ? » Pourtant nous nous en étions occupés, je m’en souviens très bien, c’était une dame qui achetait et revendait des vêtements d’occasion, qui est toujours cliente d’ailleurs. Après nous avons traversé le désert, aucun appel. Nous nous sommes posés des questions sur le site, était-il mal référencé ? Mais ce n’était pas le cas. Il a donc fallu réinvestir de l’argent et aller voir notre banque, la convaincre de remettre de l’argent dans quelque chose qui n’avait pas encore décollé voire même qui était toujours au balbutiement ! Et surtout j’ai dû convaincre mon père et ma mère de ne pas arrêter le projet tout de suite parce que c’est vrai que c’était un peu flippant.

Et l’équipe ?

Le plus gros problème que nous avons eu était la création d’une équipe. Nous avons perdu beaucoup de temps pour que des gens fassent confiance à notre équipe. Nous avions mis beaucoup d’énergie à l’extérieur pour que nos partenaires nous fassent confiance mais pas assez sur notre équipe, et constituer une équipe avec des gens qui ne croient pas dans le projet rend la situation beaucoup plus difficile pour avancer. Aussi, nous avons eu des démissions en cascade, même durant les périodes d’essai, les collaborateurs partaient au bout de 2 semaines.

Peut-être n’avions-nous pas la bonne méthode de management, ou parce qu’ils ne comprenaient pas le business model, mais dès que nous avons compris qu’il fallait s’intéresser aux collaborateurs avant de s’intéresser aux clients, aux banquiers ou aux fournisseurs, nous avons décollé, nous avons créé une équipe. Nous avons insufflé de la confiance et mis en place une culture d’entreprise… Cela ne s’est pas fait en trois mois, mais en trois ans, à partir de là, nous avons trouvé des personnes qui nous ont fait confiance.

Un de mes meilleurs amis nous a rejoints dans l’expérience dès la première année et il y avait une bonne ambiance. Et ensuite il ya eu un début de culture d’entreprise, nous allions tous au restaurant… maintenant nous sommes allés beaucoup plus loin dans la culture d’entreprise, qui est très importante pour donner de la force à l’entreprise. Nous partons tous les ans à l’étranger pendant 4-5 jours. Nous sommes partis en voyage ensemble, à Barcelone, en Croatie…

Quelles ont été les déclencheurs du succès ?

Nous étions à court de trésorerie lorsqu’un banquier nous a fait confiance, ce qui nous a beaucoup encouragé à continuer. A ce moment-là, j’avais vendu ma voiture pour continuer à remettre de l’argent mais au bout d’un moment, il n’y avait plus rien à vendre. Nous avons vu trois banques qui ont refusé le prêt, même deux qui nous ont refusé d’ouvrir le compte bancaire de la société donc c’était compliqué ! Ensuite, une banque a accepté d’ouvrir un compte avec nous, puis trois autres banques ont refusé de nous prêter de l’argent, la quatrième a accepté, donc nous avons ouvert un compte dans une autre banque. La réussite, c’est la perspicacité, la ténacité, ne pas baisser les bras. C’est à force de se battre qu’on y arrive.

Nous y croyions tellement fort, je crois qu’en plus mon père a eu un déclic en voyant que je n’abandonnais pas, cela lui a permis d’entrer dans la même dynamique alors qu’il n’y croyait plus trop, vu nos problèmes. Nous avons vraiment foncé tous les deux, les gens nous ont suivis car il y avait une réelle motivation et un vrai projet, ce qui a créé une synergie positive. J’ai amélioré le site web, et je travaillais de 7h à 23h tous les jours week-end compris. J’ai disparu des radars de mes amis, même ma sœur, je ne la voyais plus, car elle était à Paris et moi à Nancy.

Il a fallu une énorme volonté et beaucoup de travail ce qui a aussi emmené notre équipe dans cet état d’esprit et à mon avis toutes les entreprises qui finissent par marcher passent par une étape très difficile, qui débouche sur le succès. Notre combat et notre persévérance ont fait notre réussite.

Une levée de fonds ?

Chaque année de notre développement, nous avons fait attention à garder de bonnes relations avec nos partenaires financiers qui étaient des banques et l’année dernière nous sommes allés la voir pour un financement, elle nous a renvoyés vers la BPI. Parce que nous voulions quelque chose de trop important qui nécessitait trop de cautions personnelles, le projet était tout jeune, l’entreprise était jeune, moins de 5 ans. Nous y sommes allés, la BPI nous a refusé deux fois, je m’y rendais avec différentes personnes, et la troisième fois, accompagné de mon responsable financier, ami de longue date, nous avons rencontré quelqu’un qui a compris notre business, qui nous a présenté quelqu’un d’autre de vraiment spécialisé sur le financement des start-up et la BPI nous a financé il y a 6 mois.

Un conseiller en gestion de patrimoine qui manie bien sa barque

Interview de Marc Guet, pour qui entreprendre c’est le moyen de se réaliser et d’être skipper au Vendée globe : c’est à la fois affronter et maîtriser des éléments qui vous dépassent et vivre des moments de bonheur où les alizées vous portent ! Un chef d’entreprise ressent son entreprise comme un skipper ressent son bateau.
Chacun sait si la machine tourne au ralenti, pas assez vite ou trop vite.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai obtenu un Master I en Finance et fiscalité des entreprises, obtenu à Dauphine Paris IX.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’ai créé PFI Patrimoine en 2006 après avoir créé et dirigé pendant 27 ans une entreprise dans le négoce industriel et la maintenance de machines outils pour le travail du bois. En 2006, j’ai vendu mon affaire et j’ai décidé de devenir conseiller en gestion de patrimoine après une année de formation dans ce domaine spécifique.

Comment avez-vous réussi à développer votre société ?

Grâce au réseau, à la publicité efficace du bouche-à-oreille.

Quel a été, pour vous, le moment clé de votre réussite ?

Le jour où j’ai décidé de changer de métier.

Comment vous êtes-vous financé ?

Par autofinancement.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales satisfactions ?

Difficulté : Dans le conseil  patrimonial, la confiance est l’élément déclencheur des affaires et gagner la confiance prend du temps.

Satisfaction : Trouver la ou les solutions patrimoniales en parfaite adéquation avec les objectifs du client.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ?

Développer, auprès des entreprises, les assurances qui sont au cœur des problématiques des dirigeants des entreprises : Cyber attaque, Responsabilité pénale du chef d’entreprise, Chômage des chefs d’entreprise, Prud’homale, Homme clé, Responsabilité environnementale, Associé, Retraite…

Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Non, je ne l’envisage pas ni pour l’international, ni effectuer des levées de fonds.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Le moyen de me réaliser. 

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Etre entrepreneur c’est travailler selon le rythme des affaires, c’est-à-dire, le samedi et dimanche s’il le faut mais aussi savoir se ressourcer, en consacrant son lundi ou vendredi avec ses proches.

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

1) Savoir s’entourer de conseillers, mais ne jamais prendre au comptant les conseils de ces derniers. La qualité d’un dirigeant reste de savoir synthétiser les informations et les points de vue d’origine différente. En dernier ressort,  l’entrepreneur est le seul à prendre la Décision avec un grand D.
2) Dans les petites structures, contrôler sa trésorerie (flux entrée et sortie).
3) Ne pas confier la signature et le chéquier à un tiers. J’ai vu trop d’escroqueries dans les TPE.
4) Etre en contact avec sa clientèle et celle de ses collaborateurs commerciaux, se faire connaître de la clientèle. Le client doit être fidèle à l’entreprise et à l’entrepreneur, pas au commercial.
Le lien entre le dirigeant et les clients est d’une importance primordiale.
5) Sortir, connaître d’autres entrepreneurs, créer son réseau de conseillers.
6) Avoir une structure la plus souple possible afin d’éviter les charges fixes trop lourdes.
7) Etc …..

Aujourd’hui, comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Je sors de mon bureau le plus souvent possible. Pas suffisamment à mon goût.

L’entrepreneure qui fait de la pause-café l’une de ses priorités !

Christelle Rouvet, dirigeante de Rêves de Café fait du sourire et de la relation humaine ses premières valeurs pour développer sa clientèle. Elle propose une solution professionnelle et une couverture nationale pour la pause-café des entreprises.

Rêves de Café, leader incontesté dans la mise à disposition gratuite des machines à café Espresso en capsules LAVAZZA ou en grains de type Saeco, Jura… propose une solution complète : prêt Gratuit de machine à café, entretien technique gratuit et régulier du matériel, livraison gratuite des consommables, cafés, thés, chocolats et cappuccinos, vente de capsules Café Royal compatibles Nespresso, de thé Dammann Frères…

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Après un bac ES, je me suis détournée des écoles de commerce vers lesquelles tout le monde se dirigeait, pour m’orienter vers une filière sociale. J’ai donc suivi une formation d’éducatrice spécialisée. J’ai travaillé pendant dix ans auprès de différentes populations en difficulté : des jeunes polyhandicapés, des enfants porteurs de déficiences intellectuelles, des adolescents en formation professionnelle présentant un handicap moteur, ou des jeunes placés par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) en foyer. Ces multiples expériences et le travail de collaboration avec une équipe pluridisciplinaire m’ont permis de développer ma capacité d’adaptation, mon écoute et mon analyse, mais surtout de développer une relation humaine dans un contexte professionnel.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout, pourquoi (anecdote, déclic) ?

Je pense que la vie est faite de rencontres et d’opportunités. Ma famille était présente dans le secteur de la distribution automatique et elle m’a informé qu’une entreprise, spécialisée dans un autre marché, était à vendre : l’OCS (Office Coffee Service). Après dix ans passés auprès de populations en difficulté, j’aspirais à une réorientation professionnelle. Mon mari et moi-même, y avons vu une opportunité. Commencer une nouvelle aventure, lui dans le graphisme freelance, savoir-faire essentiel à toute entreprise, et moi dans la gestion d’entreprise. J’avais 27 ans, je venais d’avoir mon fils et la nouveauté, notre insouciance, l’envie de travailler pour soi, ont eu raison de nous. Les choses se sont faites simplement et nous voilà partis pour l’aventure entrepreneuriale.

Comment avez-vous réussi à développer votre société ?

J’ai tout d’abord appris le métier, cerné le secteur qui était en pleine mouvance lors du rachat. J’ai découvert une nouvelle équipe. Au bout de trois ans d’activité, nous avons réalisé un premier rachat de fonds de commerce. Nous nous sommes développés au fur et à mesure, avec des hauts et des bas, mais aussi d’autres rachats de fonds de commerce. En 2012, ma fille est née. Mes projets familiaux étaient enfin réalisés, j’ai donc pu me consacrer à 200 % dans le développement de mon entreprise. En l’espace de trois ans, j’ai doublé le chiffre d’affaires, par le biais de croissance interne et externe…, mais en restant toujours fidèle à moi-même et à mes idées : être sincère, à l’écoute de mes clients, proposer des produits de qualité avec un service haut de gamme. Nous sommes aujourd’hui connus et reconnus par nos pairs et nos clients pour être fidèles à nos valeurs. J’ai pu m’appuyer sur mon équipe qui me suit dans cette aventure et qui partage les valeurs de l’entreprise. Atout essentiel pour avancer de façon constructive.

Quel a été, pour vous, le moment clé de votre réussite ?

Je ne sais pas si l’on peut nommer mon parcours comme une réussite. Je suis juste simple, sincère, exigeante à l’égard de moi même, avec une offre produit de grande qualité, à la hauteur de mon service. Je suis persuadée que la relation commerciale est avant tout basée sur l’humain. Nous avons tous besoin de créer ce lien pour continuer à donner l’envie aux autres de travailler ensemble. La parole donnée a pour moi encore beaucoup de valeur. Pour être dirigeant d’entreprise, il faut se révéler tenace, dynamique, regarder toujours droit devant, toujours plus loin, avoir une capacité de résilience des moments difficiles, une touche de folie mais surtout l’envie de partager et d’échanger.

Comment vous êtes-vous financé ?

Je me suis appuyée sur mes fonds propres, mes banques, avec des crédits simples de rachat de fonds ou de développement. J’ai également fait appel à des sociétés de financement pour des leasings de matériels… Aujourd’hui, mes ambitions de développement sont freinées par mon manque de financement. Je m’interroge sur l’intérêt d’ouvrir mon capital.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales satisfactions ?

Les difficultés sont toujours les mêmes depuis douze ans : être dans l’incertitude de demain, et par la même occasion, ne pas profiter pleinement des bonnes nouvelles. La principale satisfaction demeure la fierté du travail bien fait.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Je souhaite continuer à développer mon activité, conquérir de nouvelles parts de marché en Île-de-France et accroître ma présence au niveau national. Cette croissance passera peut-être par des levées de fonds.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Une dose d’inconscience, une touche de stress, un lot d’incertitude, une perpétuelle remise en question, un renouvellement constant et beaucoup d’humilité. C’est avant tout l’envie de partager, de se dépasser. Derrière chaque dirigeant d’entreprise se cache un conquérant.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

C’est un équilibre à trouver qui, lui aussi, est en constante mouvance. Il faut être entrepreneure, mère de famille, femme aimante, amie présente…. La pression sociale est énorme. Il faut être parfaite partout, sans possibilité d’échec. Alors voilà, de mon côté, je fais parfois ce que je peux mais toujours avec bienveillance, en restant constamment vigilante aux gens que j’aime, à leurs ressentis. Je travaille beaucoup mais je suis attentive aux besoins de chacun. Mon fils a 12 ans, il est autonome, je l’accompagne et le guide avec amour, tendresse et une dose subtile d’autorité. Ma fille n’a que 5 ans, elle a davantage besoin de ma présence au quotidien, de partager avec moi des moments de tendresse. Je veille à ce que le temps passé avec mes enfants soit de qualité, si parfois il ne peut pas être en quantité. J’ai beaucoup de chance d’avoir ma famille près de moi, qui m’aide beaucoup, et d’avoir un mari dans la même dynamique que moi. Mais il est vrai que parfois c’est un peu folklorique, animé, pas toujours facile et encore moins parfait mais nous sommes une famille unie et aimante. En regardant nos enfants, je trouve que mon mari et moi ne nous en sortons pas trop mal.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

De foncer, de croire en lui mais d’avoir la capacité de se remettre en question et surtout de savoir que rien ne sera jamais acquis, de toujours rester sur ses gardes. Je lui dirais de regarder droit devant et d’avoir de l’endurance. Je lui dirais aussi que c’est une aventure très enrichissante humainement et intellectuellement.

Aujourd’hui, comment faites-vous pour développer votre réseau ?

Je communique sur les réseaux sociaux et je fais partie de différents groupes d’entrepreneurs. Mais aussi je continue à me former en me rendant à des réunions de travail pour dirigeants organisées par différents organismes et surtout je m’intéresse aux autres. Il ne faut pas être centré sur soi pour s’ouvrir aux autres. Je suis plutôt joyeuse et, avec un sourire, tout est toujours plus facile.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salariés, chiffre d’affaires…) ?

Rêves de Café a été créée en 1992 mais je l’ai reprise en 2005. Nous sommes 9 personnes, réalisons
1 200 000 € de chiffre d’affaires et avons la joie d’accompagner plus de 1 000 entreprises dans leur pause-café.

TextMaster, la start-up de la traduction professionnelle en ligne devenue grande

Créée en 2011, TextMaster, le spécialiste des solutions de traduction en ligne s’impose aujourd’hui comme le leader européen. Avec 7 millions d’euros levés auprès d’investisseurs de premier plan, elle connaît depuis sa création une croissance annuelle moyenne de plus de 100%. La start-up qui monte compte aujourd’hui plus de 10 000 clients dans 110 pays. 

Parmi eux, des grandes entreprises, des sites Internet ou encore des PME, qui trouvent chez TextMaster à la fois une solution de traduction de qualité professionnelle, mais surtout une plateforme globale qui combine interface de gestion en ligne, technologies de traduction avancées et réseau de traducteurs experts.

Une équipe de choc à l’origine du projet TextMaster

TextMaster voit le jour en 2011, portée notamment par eFounders et Thibaud Elzière, fondateur de Fotolia, revendue 800 millions de dollars à Adobe en 2015. Le marché de la traduction représente 40 milliards d’euros dans le monde. C’est sous la houlette de Thibault Lougnon, ex associé de Chausson Finance et serial entrepreneur, qui investit et rejoint la société peu après sa création, que la société connaît un fort développement. La solution initialement axée autour des services de rédaction sur un modèle de marketplace, devient une solution en SaaS exclusivement dédiée à la traduction, associant expertise de traducteurs spécialisés et intelligence artificielle dans l’aide à la traduction.

« La réussite de TextMaster tient à l’association du talent humain de traducteurs experts à une vraie solution technologique dans l’automatisation des flux de traduction et l’aide à la traduction. Pour nos clients, le ROI se manifeste en économies directes sur les coûts de traduction, mais également dans l’agilité à traduire rapidement et simplement tous leurs contenus, avec le minimum d’intervention humaine de leur part » souligne Thibault Lougnon, CEO de TextMaster.

Permettre aux entreprises d’industrialiser leur développement international

Si TextMaster connaît un pareil succès, c’est que son offre et son positionnement sont en totale rupture technologique avec les solutions existantes. La société s’adresse avant tout à des acteurs globaux aux fortes ambitions internationales et les accompagne dans la localisation de leurs contenus. Face à des volumes souvent significatifs, les agences de traduction classiques ne sont ni compétitives, ni outillées technologiquement pour accompagner des clients dont les traductions peuvent représenter plusieurs millions de mots. C’est la capacité de TextMaster à véritablement industrialiser la gestion de traductions en volume, tout en maintenant une qualité irréprochable, qui a fait le succès de TextMaster.

Des intégrations avec les principales solutions du marché

Dans cette même philosophie d’automatisation des flux, TextMaster a développé une large gamme de connecteurs externes permettant aux utilisateurs de commander leurs contenus directement à TextMaster depuis leur interface habituelle de travail. La société a ainsi conclu une trentaine d’intégrations avec les principales solutions du marché comme WordPress, Magento ou encore SalesForce. Les clients peuvent également implémenter les solutions de TextMaster en API si leur back-office est une solution propriétaire.

Un réseau de traducteurs reconnu comme l’un des meilleurs au monde

L’innovation ne serait évidemment rien sans la qualité. La société annonce un taux de satisfaction client de plus de 98%, chiffre particulièrement impressionnant dans le domaine des services. A l’origine de cette satisfaction, c’est avant tout le recrutement et la formation des traducteurs qui sont mis en avant par la société, mais aussi la capacité de TextMaster à associer le meilleur traducteur à chaque projet, grâce à l’intelligence artificielle et la connaissance intime de son réseau de traducteurs.

Un modèle tarifaire transparent

A contrario des solutions existantes qui nécessitaient la réalisation d’un devis personnalisé, et des tarifs relativement opaques, TextMaster permet la réalisation d’un devis de traduction en ligne en seulement quelques clics. Il suffit de sélectionner son type de document, ses langues et le tour est joué. Particulièrement impressionnant ! L’interface de gestion, très intuitive, permet ensuite de sélectionner d’éventuelles options complémentaires, telles qu’une commande urgente, et de spécifier ses délais. Mais comment faisions-nous avant ?

Une ambition européenne

TextMaster poursuit son développement sur l’ensemble des pays européens, jugés les plus prometteurs. Si la société adresse aujourd’hui l’ensemble des marchés de manière organique, elle réfléchit à des opportunités de croissance externe pour accélérer plus encore son développement à l’international. Une nouvelle étape excitante qui s’ouvre pour la start-up devenue grande !

Se servir de l’Information Technology pour repenser le recrutement

À 35 ans, Matthieu Le Clech a cofondé Pragmatan, avec l’aide de son associé, Tan-Huy Nguyen. Autofinancés afin de « rester libres », ils revoient le concept même du recrutement.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Pur Auto-didacte. À mes 20 ans, j’étais technicien help-desk puis j’ai évolué en tant que consultant mobilité, commercial en ESN puis ingénieur d’affaires chez un éditeur de logiciel pendant quatre ans. C’est à la suite de cette expérience que j’ai co-fondé Pragmatan, en 2013, avec mon associé Tan-Huy Nguyen.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout, pourquoi (anecdote, déclic) ?

Nous avons créé Pragmatan en mars 2013. Nos expériences passées ont mis en avant différentes problématiques liées au recrutement dans l’IT (Information Technology). Notre envie d’entreprendre et notre bagage en ESN nous a poussé à nous engager dans cette voie et à envisager le recrutement d’une manière nouvelle. Nous nous sommes donc spécialisés dans le recrutement IT sous deux formes. Premièrement, le recrutement au succès (profil technique et commercial) pour les éditeurs de logiciel, les ESN et les intégrateurs. Deuxièmement, une partie prestation de services avec de la délégation de recruteurs chez nos clients (ESN, éditeurs de logiciels et intégrateurs).

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salariés, chiffre d’affaires…) ?

Date de création : 19 Mars 2013

Nombre de salariés : 35

CA : 320K€ en 2015, 800K€ en 2016. Les prévisions pour 2017 se situeront entre 1,5M et 2M€.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Pour moi, l’entrepreneuriat c’est le dépassement de soi, la capacité à innover et une adaptabilité constante.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales satisfactions ?

La première difficulté que nous avons rencontrée, et pas des moindres, a été de se faire connaître. Comme toute entreprise qui se crée, il est difficile de se faire sa place. Mais ce n’est pas tout… Une fois que vous avez un nom, il faut faire ses preuves auprès des clients pour leur permettre de vous faire confiance.

J’ai pu acquérir une méthodologie et une rigueur sans précédent. Ces qualités m’ont permis de mettre le client au cœur de notre business model, ce qui constitue une véritable satisfaction.

Comment vous êtes-vous financé ?

Nous avons choisi l’autofinancement pour être libres dans nos choix stratégiques.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Exercer un métier qui vous passionne est souvent accaparant. J’accorde beaucoup de temps et d’énergie dans mes tâches professionnelles. Le peu de temps que j’accorde pour le reste, j’essaie d’en faire des moments privilégiés. Ma famille m’apporte beaucoup de réconfort et le sport (foot) me permet de relâcher la pression. Ce sont deux facteurs à ne pas négliger, c’est un conseil.

Avez-vous une anecdote à partager ?

La façon dont nous avons monté Pragmatan n’est pas anodine. J’ai rencontré Tan dans le cadre du travail et nous sommes restés en contact. Concernant la création de l’entreprise, je lui ai juste envoyé un texto en lui proposant de créer un business avec moi, la réponse a été sans appel. Je garderais toujours à l’esprit le premier jour de création de l’entreprise. Nous nous sommes retrouvés chez Tan, on ne savait pas du tout par où commencer, c’était déstabilisant et mémorable à la fois.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Ne jamais lâcher et bien dormir ! (rire)

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Nous espérons un gros développement de l’activité de délégation de recruteurs et également de l’activité cabinet de recrutement. Si cela se passe comme nous espérons, nous aurons entre 40 et 60 salariés d’ici un an. En ce qui concerne l’international, nous avons des clients qui demandent un accompagnement à Londres et aux USA. Un jour, nous pourrions nous développer dans ces pays. En attendant, nous préférons nous concentrer sur la France. Nous ne voulons pas nous éparpiller de manière inconsciente.

Effectuer des levées de fonds n’est pas d’actualité mais nous ne fermons pas la porte aux opportunités !

Vous pouvez visiter son site internet sur : www.pragmatan.com

L’homme qui cultive sa fibre entrepreneuriale avec talent

Christophe Auvray, c’est l’aventurier-entrepreneur. Les péripéties ne lui font pas peur et il a appris à développer audace, prudence et sagesse pour garder son indépendance. Portrait.

Quel est votre parcours avant la création de votre entreprise ?

Depuis 30 ans, je suis multi-entrepreneur et j’ai vécu d’incroyables aventures.

Diplômé de l’ESSEC en 1984, je suis entré chez IBM, une société extrêmement performante à l’époque, attiré par le formidable développement de l’informatique. J’y ai appris le métier d’Ingénieur commercial « Grands Comptes ». Au bout de trois ans, ayant acquis l’expérience et la connaissance nécessaire du marché, j’ai lancé ma propre société dans la location de grands systèmes informatiques.

À cette période, les besoins informatiques des entreprises explosaient et les opportunités commerciales étaient florissantes. J’étais principalement sollicité par mes anciens clients du secteur bancaire. Au-delà de ce paradoxe, ils aspiraient à un financement souple de leurs investissements informatiques, pratique peu répandue à l’époque.
Lorsque j’ai créé cette première structure LOCFI en 1987, j’avais 26 ans, ma femme était étudiante et nous avions déjà deux jeunes enfants. À l’époque, pas internet, pas de Smartphone, pas de Business Angels … Autant dire que le challenge était réel !

Qu’avez-vous fait ensuite ?

Pour financer les gros contrats de location, je me suis rapproché d’une société, Computel, qui fédérait un réseau de loueurs sur la France entière. C’était une véritable aventure qui s’est développée très vite avec une équipe engagée et dynamique, ce qui m’a permis d’acquérir, entre erreurs et coups de génie, tous les bons réflexes. Dans la foulée, j’ai racheté deux autres sociétés me permettant de financer d’autres équipements informatiques.

En 1995, les constructeurs informatiques ont repris leur marché en main développant une offre agressive de financement. J’ai décidé opportunément de vendre les deux dernières sociétés acquises, mais les difficultés financières de mon partenaire, Computel, ont entraîné la faillite de ma première société alors qu’elle était largement bénéficiaire. J’ai alors décidé de me tourner vers l’international en intégrant une société anglaise de services informatiques pour salles de marché en tant que Responsable pour la France. Deux ans après, j’ai pris un poste de Directeur financier pour l’Europe du sud d’une filiale de Fujitsu, qui fabriquait des grands systèmes informatiques.

Malgré l’intérêt du poste, des déplacements en Europe et dans la Silicon Valley, l’appel de l’entrepreneuriat a été le plus fort. En 1999, j’ai décidé de créer la société DFI Lease, toujours dans le financement technologique mais en m’associant à un acteur dynamique du marché, le Groupe DFI. En tant que DG et actionnaire, j’ai développé l’activité de 0 à 15 millions d’euros grâce à des solutions innovantes, ce qui nous a permis de surmonter allègrement l’explosion de la bulle internet en 2001 !

Que s’est-il passé ensuite ?

Arrivant à la limite de ce business model et sentant arriver la crise de 2009, j’ai organisé la cession de l’entreprise à un concurrent sous LBO qui s’est conclue une semaine avant la faillite de la banque Lehmann Brother. Je suis resté un an pour accompagner la fusion. En 2001, en parallèle de mon activité au sein de D.F.I. Lease, j’avais créé PLIOS une société de consulting avec laquelle j’ai aidé le Groupe D.F.I. à se réorganiser.

PLIOS est toujours opérationnelle à ce jour et c’est grâce à cette structure que j’interviens auprès de dirigeants d’entreprise. Ma mission est de les accompagner dans toutes les phases de la vie d’une entreprise (création, développement, transformation, gestion de trésorerie, rachat/cession) sous forme de missions de conseil ou de management de transition.

C’est ainsi qu’entre 2013 et 2015, j’ai été Président d’une FinTech HLF (plateforme de web leasing innovante) au développement fulgurant (115 M€ de chiffre d’affaires en cinq ans). J’ai accompagné à cette occasion le rachat de HLF par un fonds d’investissement. Toujours à la recherche de nouvelles opportunités, j’ai créé l’an passé, une société immobilière ChambrApart, qui achète et rénove des appartements pour la colocation de jeunes actifs en région parisienne.

Profil multi casquettes vous êtes intervenus sur deux créneaux : informatique et financement. Pourquoi ces secteurs ? Pourquoi l‘entrepreneuriat ?

L’informatique demeure un secteur en permanente ébullition, on ne s’y ennuie jamais, la réalité dépasse toujours l’imagination. Mais il faut rester dans le mouvement et comprendre les évolutions. Ce côté nouveauté, innovation, stimulation implique de prendre des risques ; on peut rater une opportunité mais on peut surfer sur la vague suivante. Lorsqu’on arrive à rebondir à chaque fois, c’est la plus géniale des aventures.

Le financement reste un domaine à la fois normé et permettant une grande créativité pour trouver des solutions évolutives à des problématiques d’investissements technologiques.

Aujourd’hui, j’interviens dans d’autres secteurs comme la distribution, l’immobilier ou le service aux entreprises. J’y apporte mon expérience digitale, mes réflexes d’agilité et d’organisation, que d’autres secteurs découvrent. Le monde informatique est intéressant car on est passé du matériel/logiciels aux services/solutions fusionnant aujourd’hui avec la téléphonie, les réseaux, la bureautique et ce, dans tous les secteurs économiques (banques, industrie, santé…) tout en intégrant sans cesse de nouvelles technologies (objets connectés…). Depuis l’apparition du Smartphone, le digital est en train de bouleverser complètement nos modes de vie et de travail passant de la possession à l’usage, le tout à portée de main, partout.

Quelle différence avec l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat, c’est pareil mais avec la dimension humaine en plus. Quand on créé, on est petit, avec peu de moyens mais ambitieux, curieux, malin, rapide. Il faut aussi être prudent et humble. Des belles boites s’étant développées rapidement, se sont « plantées » en un rien de temps. On peut aussi faire de mauvaises rencontres dans le monde des affaires, c’est pourquoi il est essentiel de bien s’entourer et d’être soutenu par ses proches (c’est mon cas).

J’aime créer, développer une activité, avec l’excitation du challenge, l’aventure, une équipe de talents multiples fédérés autour d’un projet. Au fil des expériences, j’ai tissé des liens étroits avec un réseau d’experts. Nous entretenons des relations humaines riches et sincères basées sur la valeur ajoutée et le respect mutuel.

Cet aspect entrepreneurial vous l’avez en vous ou vous l’avez développé ?

Mon grand-père était entrepreneur et j’ai souvent passé du temps avec lui. Je pense qu’il m’a inspiré et m’a beaucoup apporté à l’époque. Je crois aussi que l’entrepreneuriat se cultive. À l’ESSEC, par exemple, j’ai très vite rejoint la Junior Entreprise où j’ai réalisé de nombreuses missions, dont une en 1983, à l’Agence pour la Création d’Entreprise (devenue l’Agence France Entrepreneur). J’ai rapidement voulu être à mon compte, c’est certainement aussi une histoire de tempérament.

J’aime souvent dire qu’un entrepreneur, c’est à la fois un aventurier, un sportif de haut niveau et un chef d’orchestre. Vaste programme !

Quelle est l’activité de PLIOS aujourd’hui ?

PLIOS est une société créée en 2001, à la fois en réponse à une opportunité et aussi pour me permettre de rebondir rapidement si besoin. À l’époque, nous étions en pleine explosion de la bulle internet et je pressentais qu’il était opportun d’assurer ses arrières.

De par mon réseau et mon expérience, j’ai été de plus en plus sollicité par des dirigeants d’entreprise pour des prestations et j’y ai vu le potentiel de développement en Conseil et en Management de transition. Quelle que soit la taille de l’entreprise ou le secteur, le dirigeant a besoin dans les moments importants de partager ses préoccupations en confiance, de trouver des solutions à des situations complexes et dans des délais courts. Les principales demandes de mes clients portent sur le Business développement, la gestion de trésorerie, le financement ou la croissance externe.

Comment voyez-vous le futur pour vous ou pour PLIOS ?

Je réfléchis actuellement à formaliser et à transmettre mon expérience en m’appuyant sur la digitalisation des contenus (comme créer une chaîne YouTube ou un ensemble tutoriel de vidéos en ligne) pour aider les entrepreneurs ou les dirigeants de TPE à réussir leur aventure entrepreneuriale.

Le monde évolue vite. Il existe aujourd’hui des moyens techniques et technologiques innovants qui permettent de communiquer facilement. C’est une époque incroyablement créative et agile de ce point de vue. Les modèles économiques traditionnels sont challengés par cette transformation numérique et j’ai toujours envie de faire partie de cette passionnante aventure.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise?

J’ai toujours développé des structures souples, avec peu de salariés, mais avec un écosystème riche et performant. Par exemple, avec DFI Lease, autour de quelques salariés, nous animions plusieurs dizaines de prescripteurs et prestataires pour réaliser 15 millions de CA. Chez HLF, nous réalisions 115 M€ de CA avec 10 salariés et plusieurs dizaines d’apporteurs d’affaires, financiers, développeurs… Chez PLIOS, pas de salariés, mais de nombreux partenariats : management de transition avec Fham+, prescripteurs (dont Club Dynamique !), web marketing, comptable, juristes… J’ai ainsi développé un modèle agile et collaboratif avec un minimum de charges fixes permettant de s’adapter à chaque mission et … d’absorber facilement les aléas du business.

Comment vous êtes-vous financé ?

Pour ma première entreprise, en empruntant le quart du capital (société anonyme). Puis, j’ai découvert que le financement d’équipements, en se refinançant auprès des banques, générerait ses propres ressources financières (BFR négatif pour les spécialistes !) : pour faire simple, plus je signe d’affaires, plus cela génère de trésorerie. Le rêve de tout entrepreneur !

Depuis, j’insiste toujours auprès de mes clients sur l’autonomie financière et l’utilisation prudente et maîtrisée du financement externe (emprunt, levée de fonds…). Un bon entrepreneur doit apprendre à devenir un bon gestionnaire : générer un maximum de cash et le dépenser à bon escient avec un ROI (retour sur investissement) bien calculé. C’est la base de l’indépendance et de la pérennité.

Aujourd’hui, tout le monde veut lever des fonds. Un véritable écosystème existe mais je trouve cela potentiellement dangereux car on peut perdre son indépendance et se retrouver très vite dehors en cas de difficultés. Il faut inclure la gestion du cash dans le business model dès le départ et avoir une véritable stratégie de financement pour contrôler la vitesse de développement et la perte progressive de contrôle au fil des levées de fonds.

J’ai eu des expériences entrepreneuriales parfois violentes : liquidation de ma 1ère boite à cause des difficultés financières de mon principal partenaire, conseillé par un mandataire judiciaire Ad Hoc malhonnête ; conflit avec des actionnaires qui ne respectaient plus les accords signés.

Ces expériences m’ont appris à être prudent et à m’entourer d’experts compétents et dévoués, ce qui m’a permis de toujours rebondir rapidement.

Qu’est-ce que vous retenez de vos expériences entrepreneuriales ?

L’essentiel, d’abord l’humain : travailler dans la durée avec des collaborateurs de confiance pour un projet ambitieux est un réel plaisir. À l’inverse, il faut se séparer très vite des personnes incompétentes, négatives ou malhonnêtes.

Ensuite, développer la capacité de trouver des solutions, s’adapter rapidement ou rebondir pour respecter ses engagements.

Surmonter ensemble les difficultés, célébrer collectivement les succès pour rester soudés dans une énergie positive.

Être à l’écoute des autres et surtout des plus jeunes : je prends beaucoup de plaisir à échanger avec mes enfants qui ont une trentaine d’années ainsi qu’avec les jeunes entrepreneurs. Ce sont eux qui ont les clés du futur.

Enfin, savoir conjuguer vie personnelle et professionnelle. Vivre ses passions et savoir travailler efficacement plutôt que travailler beaucoup. Je joue depuis dix ans dans un groupe de reprises pop-rock JAGH. Nous animons des soirées professionnelles ou privées pour apporter de la joie, de la bonne humeur et faire danser notre public. C’est un groupe composé de dirigeants d’entreprise et nous y gagnons beaucoup en énergie et en équilibre. Cet équilibre de vie est fondamental.

Le vrai challenge pour un entrepreneur, c’est de tenir dans la durée.

Vous pouvez visiter son site internet : www.plios.fr