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LegalTech : quand les start-up françaises bousculent le marché du droit

LegalTech : quand les start-up françaises bousculent le marché du droit

Le marché du droit est depuis quelques années en pleine transformation, avec l’essor des nouvelles technologies et du numérique. De nouveaux acteurs sont ainsi venus directement impacter les professionnels de ce secteur comme les avocats. Ces start-up sont issues de la LegalTech, terme créé aux États-Unis dans les années 2000. Elle désigne des entreprises qui utilisent la technologie, les logiciels et les applications pour proposer des services juridiques. Objectif : automatiser et simplifier certaines tâches ainsi que rendre le droit plus abordable auprès du public. En France, ces start-up ont mis du temps à s’imposer, mais bousculent le secteur aujourd’hui. Zoom sur quelques-unes d’entre elles.

Quatre cents milliards de dollars… C’est ce que représente le marché du droit aux États-Unis. Les start-up américaines de la LegalTech sont au nombre de trois cents aujourd’hui et représentaient plus de 254 millions de dollars d’investissement en 2014. En France, l’industrie du juridique pesait plus de 31,1 milliards d’euros en 2017 selon une étude de l’Observatoire des acteurs économiques du marché du droit. Actuellement, 75 entreprises françaises de la LegalTech existent dans l’Hexagone. 12,8 millions d’euros de fonds ont été levés en 2017 pour ces sociétés. 38 % de celles-ci interviennent dans la rédaction d’actes et de documents juridiques, 22 % dans l’information juridique et 19 % dans la mise en relation entre les acteurs du droit et les particuliers. Ces start-up françaises de la LegalTech proposent ainsi des solutions intéressantes pour venir en aide aux clients, mais aussi aux professionnels de la justice.

Captain Contrat, plateforme qui facilite la vie juridique des entreprises

Créée en novembre 2013 par deux frères, Maxime et Philippe Wagner, la start-up Captain Contrat propose aux entreprises une plateforme qui offre des contenus et services pour les aider dans des démarches juridiques variées comme la création d’une société ainsi que la rédaction de contrats de travail et commerciaux. Leur mission est d’accompagner l’entrepreneur dans sa réussite en rendant le juridique accessible. Le dirigeant est ainsi suivi et accompagné par un référent unique dans la constitution de son dossier et par des avocats spécialisés directement depuis la plateforme. Des articles, des témoignages et des guides sont mis à disposition pour l’aider. Leurs démarches administratives sont alors déléguées aux experts qui les traitent rapidement et échangent les informations via un espace client. Plus de cent avocats sont disponibles et le programme propose grâce à un algorithme de recommandation, la personne la plus adaptée aux besoins de l’entrepreneur et de son entreprise. La prestation peut ensuite être délivrée en moins de 72 h. Les tarifs sont forfaitaires et garantis sans dépassement d’honoraires. Si par exemple, une personne veut créer une SAS (société par actions simplifiée, ndlr), elle déboursera 519 euros en plus des frais administratifs, pour la gestion des formalités et la mise en place des statuts effectués par un avocat. La start-up revendique 20 000 prestations réalisées auprès de 6 000 clients et a levé quatre millions d’euros en décembre 2017 pour renforcer son effectif et sa plateforme.

Call A Lawyer, une application de mise en relation clients/avocats

Créée en 2015 par Mathieu Davy, Nicolas Rebbot, Benoît Raphaël, François Pekly et Julien Tauvel, la start-up Call A Lawyer offre une application mobile de mise en relation entre des clients et des avocats. Une personne qui a besoin d’un avis juridique rapide peut ainsi entrer en contact au téléphone et recevoir une réponse directe et précise pendant vingt minutes, en déboursant vingt euros. L’utilisateur doit juste sélectionner, via l’application, dans quel domaine il souhaite poser sa question. Une liste d’avocats lui est alors présentée selon la spécialité choisie. Le membre peut ainsi consulter leurs fiches détaillées avec le nombre de dossiers qu’ils ont pu traiter, leurs années d’expérience ainsi que leur localisation. La demande sera ensuite envoyée et il recevra un appel de l’avocat sous cinq minutes. À l’issue de cet entretien téléphonique, les deux parties pourront se rencontrer. La mise en relation peut être effectuée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’application compte 500 avocats dans toute la France et plus de 2.000 clients aujourd’hui.

Doctrine, le moteur de recherche pour les professionnels du droit

Lancée en 2016 par Raphaël Champeimont, Nicolas Bustamante et Antoine Dusséaux, la start-up Doctrine a mis en place un moteur de recherche juridique à destination des professionnels du droit. Souvent dénommé le « Google » des avocats, il met à disposition un fonds de plus de sept millions de décisions de justice, émanant des institutions juridiques comme les cours d’appel et les tribunaux de grande instance. Pour 129 euros par mois, les juristes peuvent alors consulter ces nombreux documents. Afin de mettre en place ce fonds, plusieurs sources sont utilisées comme les juridictions partenaires et des robots de l’entreprise, qui naviguent sur Internet pour trouver ces fichiers. Doctrine utilise l’intelligence artificielle, via des algorithmes pour faire fonctionner plus rapidement le moteur de recherche et le mettre à jour régulièrement. Les utilisateurs cherchent ainsi facilement les documents selon un mot-clé, un thème, une société ou une date. Ils disposent également d’un outil d’aide à la décision, le « Legal Intelligence » qui leur permet d’analyser et de suivre l’activité juridique d’une entreprise. Selon la start-up, plus de 8 000 juristes utilisent leur site au quotidien pour préparer leurs affaires et conseiller leurs clients. Des grandes entreprises comme Free ou des services publics comme la mairie de Paris s’en servent également. La start-up vient de lever en juin dernier, dix millions d’euros auprès d’Otium Venture et de Kima Ventures, fonds d’investissement de Xavier Niel.

Pour soutenir ces start-up françaises qui se lancent dans le secteur du droit, un salon intitulé le  Village de la LegalTech, est organisé chaque année, pendant deux jours pendant lequel des conférences, des expositions et des ateliers sont mis en place. Cet événement est à l’initiative de « OpenLaw*le droit ouvert » (association qui propose un espace de travail et d’expérimentation pour l’ensemble des acteurs du monde du droit, ndlr) et du média spécialisé « Le Village de la Justice ». L’occasion de rencontrer, d’échanger, de se former et trouver des solutions innovantes avec tous les acteurs du secteur, comme les juristes, les notaires, les étudiants ainsi que les entrepreneurs. La 3ème édition sera lancée les 27 et 28 novembre prochains.

Cash in Time : une solution d’affacturage en 24 h

Cash in Time : une solution d'affacturage en 24 h

Le réseau français de banques, Crédit Agricole, vient de lancer sa solution d’affacturage en ligne, Cash in Time. Totalement digital, ce service permet aux entreprises de recevoir le règlement de leurs factures business to business en moins de 24h. Cette technique qui permet d’améliorer la trésorerie en diminuant l’effet des délais de paiement séduit de nombreuses entreprises. En 2015, elle représentait plus de 35 milliards d’euros d’encours de créances selon une étude de la Banque de France effectuée fin 2016.  Zoom sur cette solution qui facilite la vie des entrepreneurs.

Les caractéristiques de Cash in Time

Les sociétés doivent souvent faire face à des retards de paiement, qui leur empêchent de développer leur activité et qui les mettent la plupart du temps dans une situation difficile. Face aux besoins de liquidité et de financement, Crédit Agricole a souhaité travailler main dans la main avec les entreprises. Le but : proposer une solution d’affacturage en ligne qui va leur simplifier la vie. 453 firmes de différents secteurs comme le transport, l’informatique et la distribution ainsi que 92 conseillers spécialisés dans la gestion des comptes professionnels ont ainsi participé à la naissance de Cash in Time. Rapide, la solution met en avant l’affacturage qui permet de recevoir le paiement des factures clients des entreprises en moins de 24 heures. Elle prend en charge votre facture pour seulement 3,5  % du montant TTC. La formule présente l’avantage d’être sans engagement sur la durée ni limite de quantité. Le paiement se réalise en quelques clics.

Les raisons de faire de l’affacturage.

L’affacturage reste souvent assimilé à une « assurance-crédit » sur les créances : le factor garantit souvent de 90 à 100% celles-ci. Il vous évite les relances clients souvent coûteuses en temps et vous permet de vous couvrir les impayés même si ce n’est pas son seul avantage. L’affacturage permet, avant tout, de bénéficier d’un gain de nature financière en amplifiant votre trésorerie. Il permet de mobiliser ses créances à court terme et améliore votre trésorerie qui reste l’un des points fondamentaux des entreprises. Vous pouvez payer vos fournisseurs et salaires dans les délais impartis.

Qu’est-ce que l’affacturage ?

En pratique, il est une solution qui consiste à céder des créances à un organisme financier. L’organisme reverse à l’entreprise le montant des factures cédées dans un délai court et prend, en contrepartie, une partie du montant total. De manière simple, votre entreprise facture un client et au lieu d’attendre la fin de la prestation pour en avoir le règlement, vous utilisez cette technique pour en avoir le règlement rapidement. Particulièrement utile lorsque la prestation s’étale sur le temps ou que la trésorerie est au plus bas, vous évitez d’avoir des frais qui s’accumulent. Vous pouvez ainsi travailler l’esprit tranquille avec un fond de trésorerie.

Cash in time : comment ça marche ?

Application : La start-up GEEV lève trois millions d’euros

Application : La start-up GEEV lève trois millions d'euros

Le Boin coin du gratuit. C’est le surnom que la start-up GEEV propose à son application de dons d’objets entre particuliers, lancée en avril 2017. Elle vient d’effectuer en juillet 2018, une levée de fonds de trois millions d’euros, auprès des fonds d’investissement Daphni, Omnes  ainsi que BNP Paribas Développement. Plusieurs business angels, dont Emmanuel Guyot, cofondateur de Digitick, ont également participé à ce premier tour de table. Objectif avec cette levée de fonds : améliorer les fonctionnalités de sa plateforme et renforcer sa présence dans l’Hexagone et à l’international. Zoom sur cette start-up.

D’une page Facebook à une application mobile

Créée en 2015 par Florian Blanc et Hakim Baka, la start-up bordelaise GEEV propose une application mobile de don et de récupération d’objets entre particuliers. Le concept est né d’un constat des deux fondateurs. Fatigués de voir autant d’objets tous les jours abandonnés dans les rues de la capitale, ils décident de créer un groupe sur Facebook, intitulé « AdopteUnObjet », pour permettre aux personnes de donner ou de récupérer gratuitement toute sorte d’objets dans Paris. Petit à petit, les groupes se sont multipliés dans plusieurs grandes villes françaises comme Lyon, Bordeaux et Marseille. Mais rapidement, les dirigeants ont compris que le réseau social de Mark Zuckerberg s’avérait limité pour ce type d’activité, avec trop de messages et peu de mise à jour des annonces. Ils décident donc de lancer leur propre application mobile en avril 2017, « AdopteUnObjet » devenant ainsi GEEV.

Les fonctionnalités de GEEV

Disponible en version mobile sur Android et iOS, l’application est simple d’utilisation et repose sur la géolocalisation. Les utilisateurs, dénommés les « Geevers », peuvent publier une annonce en quelques secondes et visualiser les annonces d’objets près de chez eux. Ils pourront de façon totalement gratuite, donner ou récupérer des trésors jusque-là abandonnés et jetés, comme des paires de chaussures, du mobilier ou des articles électroniques. Une messagerie instantanée est intégrée afin de permettre aux utilisateurs de discuter en privé et de réserver les objets. Cette dernière n’affiche néanmoins que quatre messages à la fois afin d’éviter des demandes trop importantes auprès des donateurs. Les utilisateurs obtiennent des crédits, sous forme de bananes, qui font référence au symbole de l’application, un singe. Chaque crédit permet de répondre à une annonce ou de dévoiler l’adresse d’un objet repéré autour de soi et s’obtient selon la fréquence d’utilisation de l’application. Cette fonctionnalité permet à chaque membre d’avoir une chance de recevoir un objet.

Les résultats et les perspectives futures de la start-up

Aujourd’hui, GEEV comptabilise plus d’un million de téléchargements et annonce avoir offert une seconde vie à plus de 600 000 objets. L’entreprise a renforcé ses effectifs pour atteindre vingt personnes. Avec les trois millions d’euros obtenus, la start-up souhaite poursuivre le développement de la plateforme en améliorant les fonctionnalités. L’un des fondateurs, Hakim Baka nous précise que « de nouvelles versions de l’application ainsi que la version site web vont sortir d’ici la fin de l’année.» La société souhaite également renforcer sa présence à l’échelle nationale : « Nous sommes déjà présents dans les quinze plus grosses villes de France, comme Paris, Strasbourg, Nantes et Marseille. Nous espérons une diffusion plus large sur le territoire même si cela va prendre du temps.».

L’entreprise va effectuer des tests dans plusieurs grandes villes internationales : « Nous sommes déjà bien implantés à Montréal. Nous sommes en train de nous lancer à Toronto. Nous espérons nous déployer à New York, Londres et Berlin d’ici la fin de l’année.» Une autre levée de fonds est certainement prévue l’année prochaine selon le dirigeant : « Nous n’aurons pas atteint notre niveau de rentabilité espéré cette année. Notre ambition de s’étendre à l’international demande énormément de moyens. Cette prochaine levée va nous permettre de le faire. »

Stratégie marketing online VS offline, que choisir ?

Stratégie marketing online VS offline

Sur internet ou non, le marketing fait partie des piliers stratégiques d’une entreprise. Mais pour bien l’établir, encore faut-il savoir quels supports utiliser et quel message l’on souhaite faire passer, en fonction de sa cible. Alors, marketing online ou offline ? Et pourquoi pas les deux !

Toute entreprise connaît l’importance d’une stratégie marketing réussie. Elles ne sont pourtant que 6 % à estimer que celles online et offline sont associées efficacement, selon une étude menée par Smart Insights en 2017. Trop nombreux sont encore ceux à percevoir ces stratégies marketing comme étant distinctes. Or, le fait est qu’elles se révèlent largement complémentaires.

Petite mise au point

Avant d’entrer dans le détail, il s’avère essentiel de bien savoir différencier ce qu’on appelle le « marketing online » du « marketing offline ». Par définition, le premier fait référence à l’ensemble des techniques marketing utilisées sur internet telles qu’une campagne e-mailing et concerne aussi bien les sites web que les blogs ou les réseaux sociaux. On parle également de marketing digital ou de e-marketing (la notion de « online » se traduisant par « en ligne », en français, ndlr). Le marketing offline (pour « hors ligne », en français, ndlr) désigne, lui, toutes les techniques marketing intervenant en dehors de la toile comme des envois publicitaires postaux. C’est le fameux marketing traditionnel.

Avec l’essor du web, l’ennui est que certains ne jurent plus que par le marketing virtuel et oublient qu’une bonne stratégie marketing implique qu’elle soit multicanale. L’enjeu demeure, avant tout, de laisser une trace voire de marquer les esprits. Pour y parvenir, une multitude de supports s’offrent à vous.

Le marketing offline, toujours d’actualité

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le marketing offline est loin d’être démodé, bien au contraire. L’avantage de passer par ce type de canaux, plus classiques, comme une carte de visite ou une plaquette reste qu’ils ne sont pas susceptibles de se perdre dans une boîte e-mails surchargées ou une liste de contacts illisible. Autre exemple : les affiches publicitaires placardées dans le métro ou en bord de route. Qui n’a jamais eu envie de se commander un plat chez Just Eat ou de partir en vacances à la simple vue d’une belle affiche format XXL ? Certes, ces campagnes marketing se révèlent, souvent, plus onéreuses mais les retombées médiatiques suivent. Il n’est toutefois pas toujours nécessaire de mettre de gros moyens pour être vu.

Un plus petit affichage dans un centre commercial ou même une distribution de flyers par la méthode « street marketing » (« marketing de rue », en français, ndlr), selon votre secteur d’activité et votre cible, vous feront gagner en visibilité à moindre coût. Des sites permettent d’imprimer directement en ligne vos contenus publicitaires, comme par exemple print24.com qui propose l’impression de brochures, catalogues, magazines ou plaquettes… Autant d’éléments vous permettant de développer la notoriété de votre société. La célèbre marque française de produits alimentaires, Michel et Augustin, mise d’ailleurs beaucoup sur son packaging pour séduire les consommateurs et insister sur l’aspect sympathique, amusant et gourmand. Enfin, la PLV (Publicité sur les Lieux de Vente, ndlr) reste un incontournable du genre. Il s’agit, pour une entreprise, de communiquer dans l’un de ses espaces de vente (panneaux d’affichage, kakémonos, présentoirs de comptoir, écrans, bornes interactives…). Autant d’idées simples à adopter et efficaces.

Le web et ses retombées en quelques clics

À l’heure où il est possible de consulter n’importe quelle page depuis son Smartphone, il devient presque impossible de se faire connaître à large échelle sans passer par le web. Au-delà du pop-up, qui oriente, une fois que l’on a cliqué dessus, vers un contenu publicitaire (ou pop-under, qui provoque le déploiement d’une bannière suite au survol de celle-ci), le rich media se sert du Javascript, Flash, son ou vidéo au sein de bannières publicitaires. Les campagnes lancées par mail (newsletters…) ou directement sur mobile s’avèrent, elles aussi, monnaie courante. Notez que le choix de mots clés et le contrôle régulier des tendances permet d’améliorer considérablement son référencement naturel sur la toile.

Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, LinkedIn, YouTube… Et la liste est encore longue. Les réseaux sociaux sont devenus un moyen incontournable pour se faire connaître grâce notamment à leur effet viral. Pour reprendre l’exemple de Michel et Augustin, la marque n’hésite pas à relayer ses recettes mais aussi à partager des photos ou même des anecdotes sur internet. Et ça marche ! Le principe est simple : partager avec ses prospects/clients et, dans l’idéal, fédérer une communauté autour de la marque.

L’alliance des stratégies marketing online et offline semble ainsi se placer comme la combinaison parfaite pour les entreprises. Les canaux et supports de communication permettent d’adopter des méthodes diverses et variées. La dernière mode étant les papiers connectés, dotés d’un QR code. Comme quoi, du marketing hors ligne à celui sur la toile, il n’y a qu’un pas.

Des entreprises et marques s’opposent aux objets en plastique jetables

Des entreprises et marques s'opposent aux objets en plastique jetables

Huit millions de tonnes… C’est le nombre de débris plastiques qui sont déversés chaque année, avec un équivalent de 250 kilos par seconde, dans les mers et les océans de la Terre selon une étude de la revue américaine Science. Depuis son apparition en 1869, le plastique s’est imposé sans qu’on y prenne garde. Présent dans notre quotidien comme dans tous les secteurs d’activités de notre société, il provoque des conséquences désastreuses sur l’environnement. Pour limiter la quantité de ces déchets nuisibles, certains pays, entreprises et marques ont décidé de bannir divers produits en plastique jetables.

En dix ans, la production mondiale de plastique est passée de 245 à 348 millions de tonnes en 2017, selon les chiffres de la fédération européenne PlasticsEurope (association professionnelle représentant les producteurs de matières plastiques, ndlr). La filière européenne produit plus de 340 milliards d’euros de chiffres d’affaires. Mais de plus en plus d’entreprises et de marques pour préserver l’environnement décident de supprimer des produits en plastique jetables notamment les pailles accusées de polluer les océans et de tuer des animaux aquatiques.

Les gouvernements s’activent pour limiter les déchets plastiques

Certains pays tentent d’endiguer ce problème, à travers la promulgation de lois environnementales. Les cotons-tiges et la vaisselle en plastique seront interdits à l’horizon 2020, en France. Cette décision avait été adoptée en juillet 2016, dans le cadre de la loi Biodiversité. L’actuel ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, veut aller plus loin.

Dans le cadre de son plan de sauvetage pour la biodiversité dévoilé début juillet, Nicolas Hulot, veut interdire d’ici deux ans douze produits en plastique dont les pailles et bâtonnets à usage unique. La Commission européenne, fin mai, a suggéré de proscrire d’autres objets comme les mélangeurs à cocktails et les tiges de ballons. Quant au Royaume-Uni, le gouvernement de Theresa May veut exclure tous ses éléments dès la fin de l’année. Des grandes villes américaines comme Seattle, Miami et Malibu ont supprimé les couverts et pailles de cette matière, dans leurs restaurants et cafés.

Les pailles bannies par des marques américaines

De grandes marques des États-Unis comme Starbucks et McDonald’s ont décidé de bannir les pailles en plastiques. La chaîne de cafés a décidé le 9 juillet dernier de les supprimer dans l’ensemble de ses 28 000 établissements à travers le monde. Dès 2020, les tiges seront changées par des couvercles en polypropylène disposant d’une ouverture et un bec pour boire le liquide. Seules les boissons avec de la glace et du lait, dénommées les « frappucino » disposeront d’une paille, mais en papier ou en plastique compostable créé à partir d’amidon (glucide présent dans certaines céréales, ainsi que certains légumes et fruits, ndlr). Avec ce procédé, Starbucks estime qu’elle économisera plus d’un milliard de pailles par an.

Quant à la première chaîne de fast-food mondiale, elle a annoncé des mesures afin de remplacer progressivement les pailles. 3,2 milliards d’entre elles sont utilisées et jetées annuellement par le marché du fast-food, selon une étude de Seas at Risk (organisation non gouvernementale pour la protection du milieu marin international, ndlr). Les enseignes au Royaume-Uni et en Irlande passeront directement aux pailles en papier en 2019. Dans d’autres pays, comme la Belgique, les États-Unis ou la France, des phases de tests sont lancées auprès de certains consommateurs, depuis juin.

Les personnes sélectionnées ont alors le choix entre une tige sans matière plastique et un gobelet disposant d’une fermeture intégrée. Quand les clients auront sélectionné le procédé le plus efficace, d’autres expérimentations se dérouleront dans l’ensemble des restaurants McDonald’s, avant d’instaurer le nouveau processus. Même des sociétés liées au tourisme ont décidé de réduire leur utilisation de cette matière. Le groupe américano-norvégien, Royal Caribbean, spécialisé dans les navires de croisières a décidé d’ici 2019 de mettre en place des agitateurs de cafés en bois et de réduire les sachets de condiments et les sacs, à l’horizon 2020.

Les entreprises françaises s’y mettent aussi

Dans l’Hexagone, les firmes de la grande distribution s’engagent également en luttant contre les emballages plastiques jetables. Carrefour a annoncé en mai dernier, un objectif de  « 100 % d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables », pour les produits de sa marque d’ici 2025. La société veut ainsi supprimer les emballages plastiques polluants des fruits et légumes, arrêter la commercialisation des pailles en plastique dès la fin 2018 et trouver une substitution progressive aux pailles des briquettes de jus de fruits. Elle souhaite également recycler les paquetages de l’ensemble des produits de sa gamme bio dès 2020 et remplacer ses barquettes en polystyrène expansé, utilisées au rayon boucherie, poissonnerie et fromagerie par des solutions plus écologiques. Enfin, elle veut intégrer 50 % de plastiques recyclés dans ses bouteilles de jus, de sodas et d’eaux à l’horizon 2022.

Carrefour a même soutenu publiquement le mouvement « Plastic Attack ». Concept né au Royaume-Uni, il regroupe des consommateurs qui se donnent rendez-vous dans une grande surface. Ces clients réalisent leurs courses puis retirent les emballages plastiques dans des chariots ou à même le sol du magasin. Une manière de démontrer la quantité impressionnante, mais superflue du plastique dans l’enveloppement des produits. Quant à l’enseigne Franprix, elle a annoncé en juin dernier qu’elle allait stopper à partir de janvier 2019, la commercialisation des produits en plastiques jetables à usage unique comme les assiettes, les gobelets et les cotons-tiges. Ils seront remplacés par des articles fabriqués dans des matières durables comme du bambou ou du bois.

Des entreprises et des marques françaises ainsi qu’étrangères s’impliquent donc dans la préservation de l’environnement, en luttant contre les déchets plastiques. Reste que les sociétés du marché du plastique s’inquiètent face à ces interdictions qui se multiplient. Ils perdent des clients qui préfèrent se tourner vers des modèles alternatifs afin de valoriser leur image. PlasticsEurope, l’organisation représentant les fabricants du secteur, craint une interdiction générale, qui pourrait menacer l’ensemble de leurs activités.

Google change ses outils Google AdWords et Google Analytics

Google change ses outils Google AdWords et Google Analytics

Google se modernise en remaniant ces outils à destination des entreprises. Le géant Américain ne cesse d’innover et de se réinventer pour continuer de dominer sur le web. Les outils B2B publicitaires de Google ont été lancés en 2000, l’entreprise a donc trouvé judicieux de revoir le modèle. Google Adwords, premier outil du géant est remanié en Google Ads et d’autant plus simplifié pour les annonceurs. Des nouveautés à destination des entreprises.

Une volonté de se moderniser

Le 10 juillet 2018 aura lieu la conférence annuelle de Google en Californie. L’entreprise devrait annoncer de nouvelles fonctionnalités dans différents domaines. Dernièrement, avec sa filiale YouTube, elle a annoncé l’arrivée de YouTube Music sur le secteur du streaming musical. Les produits et les innovations se multiplient pour le géant Américain. En matière de publicité, l’entreprise couvre 41 % de parts de marché sur le web. Les revenus publicitaires de Google représentent 85 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Devenu le moteur de recherche le plus plébiscité par les internautes, la publicité sur ce dernier devient essentielle pour les entreprises. Elles ont alors l’obligation d’utiliser la plateforme Google Ads anciennement Google AdWords. Avec cette mise à jour, la firme américaine a trouvé nécessaire de refaire une beauté au service le plus utilisé par les entreprises pour répondre aux besoins des utilisateurs du moteur de recherche. Ils sont de plus en plus nombreux à utiliser leur mobile dans la vie quotidienne. Et si les sites doivent correspondre à une politique responsive, il est préférable que Google puisse aussi s’adapter avec ses fonctionnalités publicitaires.

Plusieurs changements annoncés pour simplifier la mise en avant de contenu

L’entreprise a fait le choix de changer le nom de Google Adwords en Google Ads pour une meilleure compréhension chez les annonceurs. Cette fonctionnalité avait été nommée pour cette raison afin de rappeler l’achat possible de mot clé sur le moteur de recherche. Désormais depuis l’essor des produits de Google comme Gmail ou encore Youtube, la mise en avant de contenus publicitaires est aussi possible sur ces plateformes. Avoir conservé seulement le terme Ads permet de préciser qu’il s’agit d’une fonctionnalité destinée à la publicité. La refonte devrait aider les petites entreprises à obtenir plus de visibilité sur toutes les plateformes appartenant à Google.

Mais la refonte et le changement de nom de Google AdWords ne sont pas les seules annonces faites par le groupe américain. Sa solution de marketing Google Analytics se voit elle aussi modifiée. Ce service gratuit destiné à l’analyse des audiences d’un site web ou d’une application est désormais associé au service Doubleclick. Ce dernier, racheté en 2007 par Google est spécialisé dans le ciblage comportemental des utilisateurs sur le web. Le rassemblement des deux plateformes devient Google Marketing Plateform. L’objectif du géant américain est de rassembler tous ses produits pertinents pour éviter la multiplication et la confusion auprès des entreprises. Ce rassemblement sous le nom Google a pour but de simplifier la mise en avant de contenus sur le web.

Une démocratisation de la publicité

Google avec ses différentes plateformes dédiées à la publicité a su convaincre les entreprises. Il domine le secteur depuis toujours et pour les annonceurs il s’avère plus que nécessaire d’être sur la première page d’une recherche Google. Il s’agit du premier moteur de recherche utilisé dans le monde et constitue une large visibilité sur le web. Nombreuses sont les entreprises qui estiment ne pas pouvoir investir dans une campagne de publicité. Google a fait en sorte de démocratiser le marché en proposant des solutions simples et adaptées en fonction des entreprises. Sur Google Ads, les annonceurs misent une somme appelée le « coût par clic ». En fonction de la somme misée et de la popularité du mot, l’annonce peut alors se retrouver en première page du moteur de recherche Google. Si un annonceur mise 1 dollar sur un mot-clé mais qu’une entreprise concurrente souhaite miser 3 dollars, cette dernière se retrouvera en tête des recherches. En fonction de la visibilité recherchée et de leur budget les entreprises opteront pour un coût plus ou moins élevé. Désormais, elles peuvent bénéficier de ce service également sur YouTube pour faire apparaître leur publicité avant une vidéo mais également sur Display Network.

La firme américaine se place comme un géant de la publicité et du marketing sur le web. Les entreprises souhaitent voir leur site affiché dans les premières propositions du moteur de recherche afin d’attirer les clients et pour posséder une meilleure visibilité. La refonte des outils de Google se fait pour simplifier la tâche des annonceurs et permettre à chacun de comprendre les enjeux publicitaires et marketing.

E-réputation : la start-up Guest Suite lève deux millions d’euros

E-réputation : la start-up Guest Suite lève deux millions d'euros

Aujourd’hui, le partage d’avis clients est devenu un appui capital dans le marketing des entreprises. Près de neuf consommateurs sur 10 cherchent des avis clients sur le Web avant d’acheter un produit ou un service. La start-up nantaise Guest Suite ambitionne de consolider son développement en France et d’accélérer sa croissance ainsi que de devenir le leader européen de la gestion des retours clients. Découvrez cette entreprise.

Depuis juin 2015, la start-up commercialise une solution permettant aux acteurs du marché du tourisme de gérer leur réputation en ligne. Pour atteindre ses objectifs, elle vient de lever deux millions d’euros auprès de West Web Valley, accélérateur privé breton de startups et fonds dédié à l’amorçage et de SWEN Capital Partners, société de gestion européenne spécialisée dans l’investissement.

Une start-up au service des professionnels du tourisme

Créée en 2013 par François Michel-Estival et Thomas Mathieu pour faire office de lient entre les professionnels du tourisme et les plateformes d’avis, la start-up s’appelait au début Guest App. Les deux fondateurs sont partis du constat que les avis client sont devenus importants dans l’acte d’achat des consommateurs et qu’il n’existait pas d’outils permettant aux entreprises touristiques de recevoir l’avis de leur clientèle, pendant leur voyage. La start-up propose ainsi une solution complète d’outils permettant aux professionnels d’augmenter positivement leur e-réputation. Il existe plusieurs fonctionnalités comme la collecte d’avis in-situ ou le monitoring E-Réputation. La collecte d’avis in-situ se met en place à partir d’une application installée sur une tablette, placée depuis la réception d’un établissement hôtelier. Elle permet de facilement récolter les avis des clients pendant le séjour. Rapide à utiliser, la clientèle peut remplir en 60 secondes un questionnaire de satisfaction en mettant une note sur les services et sur l’établissement ainsi que des commentaires. Concernant le monitoring E-Réputation, chaque hôtelier peut garder un œil sur sa e-réputation, à travers un tableau de bord personnalisé. Il regroupe toutes les informations dont le professionnel a besoin comme la note moyenne attribuée à son hôtel sur les plateformes d’avis tels TripAdvisor, Zoover ou Trivago, le nombre d’avis déposés et les notes obtenues pour chaque critère de notation sélectionné. L’hôtelier peut recevoir des alertes par SMS ou email et peut répondre depuis son interface, aux clients ravis ou mécontents.

Une entreprise qui s’impose sur le marché

En 5 ans d’existence, la start-up a connu une croissance rapide sur le marché du tourisme. Avant son lancement, elle avait déjà levé 180 000 euros. En 2015, elle a procédé à une augmentation de capital de 300 000 euros auprès des business-angels comme Abab (Atlantique Business Angels Booster, ndlr) et de l’Accélérateur (dénommé aujourd’hui, Day One Entrepreneurs & Partners, ndlr). En 2016, elle change de nom en Guest Suite, après avoir racheté Vinivi, également spécialisée dans les avis client. Depuis, l’entreprise nantaise se positionne comme le leader français de la gestion de l’e-réputation des hébergements touristiques. Elle compte plus de deux mille clients aujourd’hui et est l’une des neuf sociétés au monde, partenaire de Google sur le secteur des avis clients. La société connaît une croissance moyenne annuelle de 130 % et compte plus de vingt-cinq collaborateurs en son sein.

Pour l’un des fondateurs, Thomas Mathieu, ce sont ces différents aspects qui ont convaincu les investisseurs de lever deux millions d’euros : « Je pense que ce qui a été déterminant, c’est qu’il y a beaucoup d’entreprises et de start-up qui se lancent. Mais peu arrivent dans une démarche d’équilibre financier, peu ont démontré que leur modèle était réellement rentable et apportait de la valeur à leurs clients. Je pense que cela fait partie des choses qui ont convaincu nos investisseurs. Il ajoute en soulignant le succès de l’entreprise « les clients qui utilisent notre produit sont satisfaits, notre situation économique est assez saine et stable pour une start-up. »

Les futurs projets avec la levée de fonds

Guest Suite souhaite avec la totalité de la levée de fonds, accélérer sa croissance pour fortifier son développement en France, mais également en Europe. Elle aspire également à augmenter son effectif : trente postes sont déjà ouverts dans le marketing comme des responsables du service client ainsi que des développeurs et cinquante individus seront recrutés à l’horizon 2021. La firme veut multiplier par six, sa clientèle d’ici trois ans. Thomas Mathieu nous précise que l’objectif futur « est de s’attaquer à d’autres secteurs comme l’immobilier, les réseaux de franchises et l’automobile et d’apporter notre solution à ces différents marchés ».

Ces start-up innovantes dans le domaine médical

Ces start-up innovantes dans le domaine médical

Le domaine de l’e-santé se développe de plus en plus. 6,1 milliards de dollars ont été investis dans le secteur en 2016, dont 100 millions en France, ce qui en fait l’un des dix secteurs les plus attractifs. Suivi médical, gestion des soins, objets connectés, dispositifs d’assistance, autant d’idées que les start-up cherchent à développer pour améliorer le quotidien des patients comme des médecins. Tour d’horizon de quelques entreprises françaises novatrices dans l’univers médical.

La sphère de la médecine, porteuse d’avenir ! Grâce aux avancées technologiques et scientifiques, les start-up n’hésitent plus à se lancer. Dans l’optique de permettre aux populations de vivre plus longtemps et de mieux vieillir, différents types de produits innovants voient le jour. Sans oublier un tout autre enjeu : renforcer le lien entre les services médicaux et les patients.

 Docndoc, plateforme de recrutement entre médecins et remplaçants

Il n’est pas toujours évident de trouver un ou une remplaçant(e) pour son cabinet médical en cas d’absence… Fondée en 2014, par le Dr Pascale Karila-Cohen, médecin radiologue à Paris, Docndoc a pour objectif de simplifier et d’accélérer la recherche d’un collègue remplaçant, de jour comme de nuit. L’entreprise s’adresse à toute forme d’activité médicale, en milieu hospitalier, libéral ou privé. Sous la forme d’une plateforme collaborative de recrutement, les docteurs remplaçants et ceux déjà en poste sont directement mis en relation, grâce à un matchmaking ajusté (service de rencontre entre personnes d’un même secteur via un site internet, ndlr). Les deux parties sont alors triées selon leurs spécialités, zones géographiques ou disponibilités et se choisissent mutuellement. Le site de la start-up permet de stimuler et faciliter le remplacement de médecins aussi bien dans les villes que dans les zones désertées. Pour lutter contre les déserts médicaux, la start-up propose la docnbox, qui offre de nombreuses activités liées au sport ou à la gastronomie, aux remplaçants venus d’autres régions de France. Le but est de montrer l’attractivité du territoire de sorte à ce qu’ils s’y projettent et s’y installent dans l’avenir.

E-Fitback, l’application mobile de suivi des patients

Nouveal start-up spécialisée dans l’e-santé, créée en 2015 à Lyon par Alexandre Falzon et Guillaume Fayolle, propose une application Smartphone, E-Fitback. Son but est d’améliorer la qualité de prise en charge des patients ainsi que leur parcours de soin en cas d’hospitalisation. Le logiciel est gratuit pour les malades mais payant pour les hôpitaux et les cliniques. Il dispose de quatre fonctions. La première est une pré-admission en ligne pour faciliter les démarches administratives : les patients peuvent envoyer leurs documents comme la carte vitale ou la pièce d’identité et remplir des formulaires de consentement, sans nécessairement se déplacer à l’hôpital. La deuxième fonction renvoie à une aide à la préparation avant l’opération. Les malades sont informés sur le type et le nombre de médicaments à prendre avant l’intervention et sur l’endroit où ils doivent se rendre le jour J. Avec l’application, ils ont également accès à plusieurs services comme commander une chambre individuelle, un repas ou un taxi. La dernière fonction est le suivi post-opératoire. Par le biais de questionnaires quotidiens, les patients informent les docteurs sur le déroulement de leur convalescence. Cela permet aux professionnels de santé de dépister rapidement des signes annonciateurs de complications. L’application est utilisée par plusieurs établissements comme le Centre Hospitalier de Strasbourg et l’un des groupes hospitaliers de l’AP-HP à Paris. Avec une première levée de fonds d’un million d’euros en 2016, la société Nouveal e-santé a réalisé 750 000 euros de chiffre d’affaires en 2017.

Lifeaz, le défibrillateur connecté pour les particuliers 

Johann Kalchman, Timothée Soubise et Martial Itty ont fondé Lifeaz en 2016. Leur projet : sauver des vies grâce à leur nouveau défibrillateur ainsi qu’à un programme gratuit de formation. Cette machine est destinée aux maisons des particuliers et aux petites structures. Pour développer leur idée, ils sont partis sur le constat que 80 % des accidents cardiaques se produisent à domicile. Le dispositif de petite taille et de couleur blanche est alors connecté à internet pour assurer la maintenance en cas d’urgence. Si un de vos proches est en train de faire un arrêt cardiaque, il suffit d’appuyer sur un bouton. Des informations vocales indiquent alors comment placer les électrodes sur la personne. La machine analyse ensuite le rythme cardiaque et décide si, oui ou non, la victime doit être réanimée. Seul le défibrillateur prend des décisions. L’objectif est de réduire le délai d’intervention en cas d’arrêt cardiaque et de sauver des vies. Pour se procurer le dispositif, il faut souscrire à un abonnement : dans ce cadre, une plateforme d’initiation aux gestes qui sauvent sera proposée en partenariat avec les sapeurs-pompiers de Paris. En cours de développement, le produit ne sera commercialisé qu’à l’horizon fin 2018. Mais le concept séduit puisque 15 000 euros ont déjà été récoltés en 2016 via la plateforme de crowdfunding Ulule et la start-up a reçu de nombreuses récompenses comme celles du concours d’innovation numérique de Bpifrance et du SwitchUp Challenge de Cisco.

LifeStick et son autocollant qui peut vous sauver la vie

Julien Cotel a développé sa société en 2017 avec son produit LifeStick. Cet autocollant a pour but de permettre la prise en charge d’un accidenté de la route dans « l’heure d’or ». Ce concept de médecine signifie que la plupart des blessés graves décèdent dans les premières heures. Si la victime est prise en charge dans l’heure qui suit le choc, ses chances de survie augmentent. Pour cela, les secours doivent obtenir d’importantes informations sur le patient. Composé d’une micropuce encapsulée dans une couche de silicone et collée à un casque ou un vélo, LifeStick ne peut être endommagée et contient les renseignements nécessaires de l’individu. Le produit coûte environ 20 euros et s’achète sur le site internet de la start-up. En créant un compte, la personne renseigne son prénom, son nom, son groupe sanguin, ses antécédents médicaux et ses contacts en cas d’urgence. En cas d’accident, par le biais d’un Smartphone, les secours sur place peuvent l’identifier en quelques secondes et avoir accès à son dossier médical. Ce simple autocollant peut ainsi sauver la vie de nombreux accidentés de la route.

Le domaine de l’e-santé révolutionne le monde. D’après un sondage réalisé par B3TSI (établissement spécialisé d’études quantitatives, ndlr) en 2015 auprès de patients atteints de maladies chroniques, 77 % pensent que les principales innovations en santé seront portées par les start-up.

Biotech : 47 millions d’euros levés pour la start-up française Dynacure, spécialisée dans le traitement des maladies rares

Biotech : 47 millions d'euros levés pour la start-up française Dynacure

La start-up alsacienne de biotechnologie, Dynacure, qui développe de nouveaux traitements pour les patients atteints de maladies orphelines graves, a annoncé le vendredi 6 juillet une levée de fonds d’un montant de 55 millions de dollars, soit 47 millions d’euros. Le tour de table a été mené par Andera Partners (anciennement EDRIP, Edmond de Rothschild Investment Partners) avec les investisseurs Pontifax, Kurma Partners, Bpifrance,et IdInvest Partners. Une somme record qui la propulse dans le rang des entreprises françaises bénéficiant d’investissements conséquents. Objectif pour la société : développer son programme thérapeutique phare, le oligonucléotide anti-sens, touchant au traitement de la Myopathie Centronucléaire et des maladies neuromusculaires rares.

Une start-up issue des laboratoires de recherches strasbourgeois

Fondée en 2016 par Kurma Partners (firme de gestion spécialisée dans le financement de la santé et des biotechnologies, ndlr), SATT Conectus (Société d’Accélération du Transfert de Technologies, dédiée à la recherche collaborative et à l’accompagnement à l’innovation, ndlr) et Ionis Pharmaceuticals (établissement pharmaceutique américain, ndlr) Dynacure est une entreprise privée issue de l’IGBMC (Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire) de l’Université de Strasbourg. La SATT Conectus découvre en 2013, une innovation apportée par Jocelyn Laporte, responsable de l’équipe « Physiopathologie des maladies neuromusculaires » issue de l’institut de recherche scientifique de la faculté strasbourgeoise. Avec ses collègues, Belinda Cowling et Hichem Tasfaout, ils ont travaillé sur une stratégie thérapeutique s’adressant aux myopathies rares, maladies neuromusculaires qui se traduisent par une dégénérescence des tissus musculaires. Des maladies qui sont pour 70 % des cas mortels pour les patients enfants et handicapantes pour les adultes. Ils ont découvert qu’en limitant le gène Dynamin 2 (issu de la famille de protéines, ndlr), une souris atteinte de la maladie peut guérir. Ils déposent donc un dépôt de brevet la même année. Pour développer un médicament, la SATT Conectus met alors en place un premier investissement de 40 000 euros via son fonds dédié au développement de projets de recherche, et contacte le fonds d’investissement Kurma Partners avec qui elle signe un accord de co-conception, lui permettant de rassembler experts et réseaux pour stimuler le projet de recherche. La SATT Conectus réussit à lever de nouveaux fonds en 2014, plus de 21 000 euros, pour tester le pouvoir de la découverte sur la myopathie de Duchenne (maladie caractérisée par une atrophie et une faiblesse musculaire progressive due à une dégénérescence des muscles squelettiques et cardiaques, ndlr). Les résultats sont positifs et entraînent le dépôt d’un second brevet. Kurma Partners fait entrer un nouveau partenaire dans le projet, la biotech californienne Ionis Pharmaceuticals, spécialisé dans le développement de molécules qui limitent l’expression de gènes. En 2015, la Société d’Accélération du Transfert de Technologies investit 380 000 euros pour le projet thérapeutique puisse s’effectuer sur l’homme. La start-up Dynacure voit ainsi le jour.

La mise en place du candidat médicament, Dyn101

La start-up compte 12 personnes aujourd’hui et s’organise autour de Stéphane Van Rooijen, président directeur général et de Frédéric Legros, directeur des opérations. L’un des programmes phares de l’entreprise est la Dyn101, candidat médicament développé en collaboration avec Ionis Pharmaceuticals. Oligonucléotide anti-sens (fragment de molécules d’acide ribonucléique généralement synthétisé en laboratoire, ndlr), il a pour objectif de soigner la myopathie centronucléaire, ensemble de maladies musculaires qui provoque des faiblesses au niveau de la mobilité, de la respiration et de la déglutition. À ce jour, il n’existe pas de traitements efficaces pour traiter la maladie. Les patients sont alors cloués dans un fauteuil et doivent être accompagnés tout le temps pour pouvoir se déplacer, respirer ou se nourrir. Dyn101 vise à combattre deux formes cliniques de la myopathique centronucléaire. Avec la levée de fonds effectuée, vendredi dernier, la start-up a pour ambition de développer et d’administrer ce médicament chez l’homme, à l’horizon 2019.

Le marché du sport : quand les start-up françaises misent sur ce secteur

Le marché du sport : quand les start-up françaises misent sur ce secteur

Le secteur du sport dans le monde est aujourd’hui dynamique et génère environ 2 % du PIB (produit intérieur brut, ndlr) mondial, soit près de 1 200 milliards de dollars selon une étude réalisée par Statista (site de statistiques, d’études de marché et un portail de business intelligence, ndlr).

Un pourcentage qui le place en deuxième position des domaines économiques les plus florissants, avec la culture qui produit 3 % du PIB mondial et le luxe, 1,6 %. Des start-up françaises se lancent dans ce marché florissant en utilisant l’innovation et les nouvelles technologies, afin de séduire les adeptes de la pratique sportive. Zoom sur certaines d’entre elles.

Le secteur économique du sport en France représente environ 38,1 milliards d’euros en France, soit près de 1,8 % du PIB tricolore en 2017, selon une étude du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Un chiffre qui englobe les dépenses des Français, des entreprises et des administrations publiques. La pratique sportive est particulièrement appréciée dans l’Hexagone. 77% des Français pratiquent une activité physique régulière dont 45 % en pratiquent plus d’une fois par mois, selon une étude réalisée par la Direction générale des entreprises. Pour attirer de plus en plus de consommateurs, les start-up françaises s’attaquent au secteur du sport en exploitant les nouvelles technologies.

Gymlib : le sport à la carte et sans engagement

Fondée en 2013 par Sébastien Bequart et Mohamed Tazi, la start-up Gymlib propose une plateforme et une application spécialisée dans la vente en ligne de pass d’accès dans les clubs de sport, sans engager sur une longue durée. Elle offre un choix de plus de deux cents activités allant du yoga au fitness en passant par le badminton et la zumba, parmi plus de 2 000 salles de sports partenaires. Grâce à un système de géolocalisation, l’utilisateur peut trouver une salle proche de son domicile et de son travail. Il peut alors choisir le type de pass qu’il souhaite, soit une séance, cinq séances ou quatre à cinq mois illimités. Plus besoin de payer des frais d’inscription et un abonnement annuel qui ne sera pas rentabilisé si le consommateur ne va pas souvent à la salle. Les tarifs sont 10 à 50 % moins chers que les prix habituels et la start-up se rémunère via une commission de 20 % à 30 %. Elle propose même un programme pour les entreprises et leurs salariés, le « Corporate Wellness Program », avec un accès illimité aux activités, des services de coaching sport et bien-être ainsi que des événements style team building. L’entreprise a reçu le soutien de la ville de Paris en intégrant fin 2014, la première promotion du Tremplin, l’incubateur dédié à l’innovation sportive, établi au sein du Stade Jean Bouin. Ce programme a permis à la société de se développer et renforcer son réseau. En 2015, la start-up a ainsi réussi à lever un million d’euros puis en 2016, trois millions supplémentaires. En mai dernier, elle a réalisé une troisième levée de fonds de dix millions auprès d’investisseurs comme Alyan Group et Fa Dièse, tout en faisant entrer comme actionnaire, le groupe Sodexo (multinationale française de service, ndlr).

Airfit : des aires de fitness outdoor connectées

Créée en 2014 par Pierre Paquin, quintuple champion de France de ski alpin et Mehdi Ghariani, la start-up Airfit propose des aires de fitness outdoor (de plein air en français, ndlr) connectées à une application de coaching sportif. En développant ce projet, elle souhaite populariser la pratique sportive en accès libre dans des espaces extérieurs. Quatre stations de fitness sont proposées comme la « 3 Faces » qui se place sur des petites espaces et peut être utilisée par quatre à six personnes ainsi que la « 8 Faces » conçue pour les clubs et associations sportives et qui peut contenir dix à douze personnes. Sur ces différentes machines, des bancs abdos, des barres de traction ou des sacs de frappe peuvent y être intégrés. L’utilisateur, en téléchargeant l’application mobile, peut trouver la station la plus proche de son domicile. Il peut ensuite visualiser directement sur son Smartphone, deux cents vidéos 3D d’exercices à réaliser sur l’aire de fitness. Grâce au coaching sportif virtuelle, le sportif visualise ses objectifs et choisit ensuite les parties du corps dont il veut travailler. De nombreuses collectivités, entreprises et écoles ont déjà installé ces dispositifs comme INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, ndlr), la ville d’Aix-les-Bains et le restaurant Burger King de la commune de La Garde, dans le Var. Comme Gymlib, Airfit  a intégré l’incubateur du sport de la ville parisienne, le Tremplin. La startup a réalisé une première levée de fonds de 570 000 euros en février 2018.

United Heroes : une plateforme sportive pour les entreprises

Fondée en mai 2014 par Boris Pourreau et Jean-Charles Touzalin, la start-up Sport Heroes Group offre United Heroes une plateforme dédiée à la création d’expériences sportives connectées à destination des entreprises et de leurs salariés. Elle propose ainsi aux collaborateurs et managers de choisir une pratique sportive et de se fixer des objectifs communs. Les enjeux sont d’améliorer la vie des employés, de développer une culture d’entreprise positive, de favoriser les potentiels et d’améliorer la performance d’une société. La firme peut alors créer un espace sur la plateforme pour que ses salariés puissent y s’inscrire. Au cours de leur inscription, ils doivent se connecter à United Heroes sur leur application mobile de sport ou sur des objets connectés comme une montre GPS. L’entreprise a alors accès à un espace pour gérer l’animation de leurs collaborateurs en leur proposant des challenges sportifs individuels ou collectifs. Les différents membres d’une société disposent d’un tableau de bord personnel qui leur permet de suivre leurs performances et leurs progrès ainsi que des conseils et des articles pour intégrer la pratique sportive dans leur quotidien. Les salariés les plus méritants pourront alors recevoir des récompenses comme des bons d’achat. La start-up propose d’autres plateformes comme Cycling Heroes consacré aux cyclistes et Skiing Heroes, aux skieurs.

Les start-up tricolores s’installent donc de plus en plus dans ce secteur du sport, par le biais des applications, plateformes et objets connectés. Les Français ont un rapport privilégié avec le sport. Pour eux, il évoque plusieurs univers, dont celui de la santé lié à la forme, celui de la compétition et de l’argent, mais aussi celui des valeurs qu’il transmet comme l’effort, la détermination et le dépassement de soi, selon une étude de L’Observatoire Cetelem, réalisé par Harris Interactive en 2017.