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EdTech : ces start-up françaises au service de l’éducation

EdTech : ces start-up françaises au service de l'éducation

Proposer de nouvelles méthodes d’apprentissage, de formations ainsi que des outils novateurs aux utilisateurs avec pour horizon de révolutionner le monde de l’éducation. Ce sont les objectifs que les start-up de la EdTech se fixent sans cesse. Le terme EdTech (educationnal technology en anglais, ndlr) regroupe toutes les sociétés qui offrent leur savoir-faire en matière d’enseignements et de connaissances, par le biais des nouvelles technologies et du travail collaboratif. Ces entreprises présentent, via des applications mobiles et des plateformes en ligne, des contenus personnalisés afin de répondre aux besoins et aux capacités de chaque individu.

Le marché mondial des technologies de l’éducation devrait atteindre une croissance de 17 % entre 2016 et 2020 pour valoir 252 milliards de dollars, selon un rapport global de EdTechXGlobal, leader des conférences rassemblant des investisseurs, des créateurs et des leaders de l’industrie internationale de l’éducation. En France, le marché de l’EdTech est en pleine expansion. Il représentait plus de 89 millions d’euros en 2017, selon une étude effectuée par le cabinet Deloitte (groupe d’expertise comptable anglo-saxon, ndlr) pour la Caisse des Dépôts. L’Observatoire des EdTech, plateforme en ligne créée par la Caisse des Dépôts et Cap Digital (association française qui soutient la recherche et le développement collaboratif dans le numérique, ndlr) recense actuellement 364 acteurs tricolores dans ce secteur dont 214 ont été récompensés et 212 ont effectué des levées de fonds. Dans l’Hexagone, ces nombreuses start-up se mettent au service de l’éducation et de l’apprentissage, par le biais de procédés et de technologies innovantes. Zoom sur quelques-unes d’entre elles.

Unowhy et sa solution numérique tout en un, Sqool

Créée en 2007 par Jean-Yves Hepp, la start-up Unowhy propose sa solution numérique tout en un  Squool depuis 2012. Elle associe tablette numérique, interfaces dédiées aux classes du primaire et du secondaire, accès à des ressources pédagogiques numériques et un hébergement dans un Cloud sécurisé. Disponible sous Android et Windows 10 Professionnel Éducation, la tablette dispose de toutes les fonctionnalités et spécificités techniques actuelles comme une autonomie de dix heures, une mémoire vive de 2 Go et plusieurs ports USB. Grâce des interfaces concentrées sur les  matières principales, les élèves ont rapidement accès aux ressources et exercices. Plusieurs applications sont proposées comme Qwant Junior, moteur de recherche qui aide les enfants à naviguer sur Internet, et Explain Everything, outil pour fabriquer des capsules vidéos. Un logiciel de création de cours et d’exercices a été intégré pour l’enseignant, dénommé « Le Manager ». Le professeur peut ainsi préparer son cours en rassemblant différentes ressources numériques et pédagogiques comme des vidéos, des textes ou des images. Les exercices des élèves sont envoyés directement depuis leur tablette, par groupes de travail. Le programme est sécurisé puisque l’enseignant peut filtrer les accès aux sites Internet et sauvegarder le contenu en ligne sur un Cloud. D’abord testée en Saône-et-Loire, la solution s’est imposée dans les écoles et collèges de France, à partir de 2015, avec le Plan numérique pour l’éducation, qui avait pour mission d’équiper la totalité des élèves en tablette.

OpenClassrooms et son école en ligne

Fondée en 2013 par Mathieu Nebra et Pierre Dubuc, la start-up OpenClassrooms offre une plateforme en ligne qui propose des formations professionnalisantes et diplômantes sur des métiers numériques autour du Data, du design, du marketing ou encore du développement web et mobile. Le site met en avant un catalogue de plus de 1000 cours en ligne regroupés sous 300 certifications officielles, qui peut alors déboucher sur une trentaine de diplômes de niveau Bac+2 à Bac+5, reconnus par l’État. Plus de 70 personnes et 150 experts se chargent de créer des enseignements comportant des images et des textes, ponctués de quiz et de devoirs ainsi que des cours en vidéo d’une durée de dix minutes maximum.

Deux offres sont présentées aux utilisateurs : l’une à 20 euros par mois qui permet d’acquérir de nouvelles compétences et l’autre à 300 euros par mois qui comporte un accompagnement individuel avec un mentor et l’obtention d’un diplôme. Des formations sont également proposées aux entreprises, pour leurs salariés : Axa et Google ont ainsi déjà fait appel à OpenClassrooms. La plateforme connaît un réel succès puisque plus de trois millions de membres l’utilisent. La start-up a levé soixante millions de dollars en mai dernier, auprès du fonds américain General Atlantic et des investisseurs français, Alven, Bpifrance et Citizen Capital. Les objectifs de  cet investissement sont explicites et prometteurs : consolider leur déploiement à l’international et augmenter la diversification de leurs contenus éducatifs.

AppScho et son application dédiée aux établissements et étudiants

Lancée en 2014 par Victor Wacrenier et Antoine Popineau, la start-up AppScho propose aux écoles et universités, une application mobile qui diffuse aux étudiants tout ce qui peut être lié à la scolarité comme les emplois du temps, les relèves de notes et les offres de stage. Cela permet de faire gagner un gain de temps considérable aux établissements scolaires dans leur gestion et de communiquer rapidement les informations aux élèves. Des notifications sont envoyées à chacun d’entre eux pour tout renseignement significatif et elles sont intégrées dans le planning lorsque des cours sont annulés ou déplacés. Quant aux écoles, elles peuvent mesurer l’activité de leurs étudiants à travers les taux d’ouverture et de lecture ainsi que par le biais des réponses aux sondages. Le projet a pu voir le jour grâce à une bourse de 100 000 dollars décrochée auprès de Google et avec l’aide de la direction informatique de l’ESCP Europe (École supérieure de commerce de Paris, ndlr). Plus de 85 000 étudiants et 60 établissements scolaires comme l’EDHEC Business School et HEC Paris utilisent aujourd’hui l’application. La start-up a levé en février dernier, 1,1 million d’euros avec l’aide du fonds Educapital et du Paris Region Venture Fund. Elle a pour ambition d’augmenter son déploiement dans l’Hexagone ainsi qu’à l’international.

Les start-up françaises de la EdTech cherchent à se développer et à se rassembler autour d’un écosystème uni, afin de faire de l’Hexagone, une EdTech Nation. C’est notamment le cas du mouvement EdTechFrance, lancé en novembre 2017, à l’occasion de la conférence EdUp, événement qui réunit établissements scolaires, entrepreneurs et chercheurs autour des technologies de l’éducation. Il a ainsi rédigé un manifeste ayant pour but de fédérer toutes les structures de la filière, démontrer l’importante contribution du numérique dans l’univers éducatif ainsi que diffuser le savoir-faire tricolore sur la scène internationale. Plus de 140 start-up du marché ont déjà signé ce texte.

LesFurets.com : le comparateur en ligne qui trouve la banque qui vous convient

LesFurets.com : le comparateur en ligne qui trouve la banque qui vous convient

Les banques de détail, mais surtout les banques en ligne se sont véritablement installées sur le marché depuis quelques années. Le pourcentage de Français qui possèdent un compte en ligne est passé de 8,3 % en 2015 à 10 % en 2016, soit une augmentation de 20 %, selon une étude effectuée par le cabinet de conseil en stratégie Simon Kucher & Partners. Elles ont séduit de plus en plus de clients et des établissements récents ont ainsi vu progressivement le jour comme Hello bank !, Monabanq ou encore BforBank. À partir de campagnes publicitaires intensives, les enseignes bancaires tentent d’attirer de nouveaux clients. Face à cette multitude d’offres, les consommateurs peuvent être perdus et il devient alors difficile de choisir celle qui leur convient. LesFurets.com, comparateur en ligne d’assurance et de crédit à la consommation se met à leur service en apportant leur aide, afin de leur simplifier la vie.

Un comparateur engagé au service des internautes

Créé en 2009 par la société Courtanet, avec l’appui de « business angels » et des courtiers, comme Vespieren et Assore, le comparateur d’assurances AssureMieux.com est devenu LesFurets.com en 2012. Ce changement de nom fait suite au rachat de l’entreprise par le groupe anglais BGL (société spécialisée dans les services financiers, ndlr). Grâce aux campagnes publicitaires qui mettent en scène deux furets, Hervé, le porte-parole et François son fidèle assistant, le site est bien connu des téléspectateurs. L’objectif de la plateforme est de comparer, en toute transparence, les tarifs, les garanties et les services d’assureurs, banques et institutions financières, afin de proposer à l’internaute le produit le mieux adapté à ses besoins. Le site propose également de mettre en balance les crédits à la consommation. Le client peut ainsi réaliser des économies importantes sur une mutuelle santé, une assurance automobile ou encore sur un crédit immobilier.

L’entreprise met en lumière plusieurs engagements envers ses clients. D’abord l’indépendance puisqu’elle est une filiale d’un groupe britannique et n’a pas de lien d’appartenance avec les compagnies répertoriées sur le site. Elle ne favorise donc aucun partenaire plus qu’un autre. Les deux autres promesses sont l’impartialité et la transparence. LesFurets est l’unique comparateur à avoir signé la Charte des sites comparateurs de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance, syndicat professionnel français, ndlr) qui garantit l’actualisation des informations, la transparence des modes de classement utilisés, et une information complète sur les prestations qui lui sont proposées par les sites marchands. Enfin, le site en ligne met tout en œuvre pour la confidentialité puisqu’il s’engage également à ne pas commercialiser les coordonnées des utilisateurs, auprès de tierces personnes.

Trouver sa banque en ligne idéale grâce à LesFurets

Vous pouvez comparer les offres des banques en ligne et de détail avec LesFurets.com, pour trouver celles qui vous correspondent le mieux. Le comparateur aide ainsi le client en accomplissant tout le travail, pour trouver des éléments sur la tarification bancaire et sur les nouveaux services, afin de réduire ses frais bancaires et trouver l’établissement le moins cher. Le service est totalement gratuit et sans engagement. Le consommateur doit juste remplir un questionnaire au choix, d’une durée de trente secondes pour obtenir une comparaison uniquement basée sur les tarifs ou de trois minutes pour des résultats personnalités et précis auxquels s’ajoutent des éléments sur les services. Des informations lui seront alors demandées comme sa banque actuelle, le type de carte et de compte bancaire, la relation qu’il entretient avec son enseigne ainsi que des données personnelles comme la date de naissance et l’adresse du domicile.

Avec ces différents éléments, le site compare les frais de 180 établissements, soit 99 % du marché dans l’Hexagone, en s’appuyant sur 130 lignes tarifaires par banque. Ensuite, il propose des offres à chaque fois notées de 0 à 100 %, selon les exigences du client et analyse plusieurs services des banques comme la mise en place d’un outil de gestion de budget ou l’intervention de conseillers personnels. Les clients peuvent ensuite filtrer ces propositions par type d’enseignes ou par géolocalisation ainsi que désigner leurs trois offres favorites pour les confronter sur une page commune.

Le comparateur fonctionne et attire de nombreux consommateurs. Selon une étude Ipsos réalisée en mai 2018 auprès de 398 assurés automobiles, 91 % d’entre eux ont effectué une économie moyenne de 335 euros par an, grâce à LesFurets.com. Sur 8984 avis, la note générale de satisfaction des utilisateurs est de 8,3 sur 10. Selon Hamid Benamara, directeur général du site, en 2017, deux tiers des utilisateurs ont moins de 35 ans et 40 % ont moins de 25 ans. L’entreprise se lance également dans d’autres secteurs : elle propose depuis mars dernier, de comparer des tarifs et offres à propos de neuf fournisseurs d’énergies spécialisés dans le gaz et l’électricité comme Butagaz, Eni ou encore Total Spring.

Cash in Time : une solution d’affacturage en 24 h

Cash in Time : une solution d'affacturage en 24 h

Le groupe bancaire Crédit Agricole, vient de lancer sa solution d’affacturage en ligne, Cash in Time. Totalement digital, ce service permet aux entreprises de recevoir le règlement de leurs factures business to business en moins de 24h. Cette technique qui permet d’améliorer la trésorerie en diminuant l’effet des délais de paiement séduit de nombreuses entreprises. En 2015, elle représentait plus de 35 milliards d’euros d’encours de créances selon une étude de la Banque de France effectuée fin 2016.  Zoom sur cette solution qui facilite la vie des entrepreneurs.

Les caractéristiques de Cash in Time

Les sociétés doivent souvent faire face à des retards de paiement, qui leur empêchent de développer leur activité et qui les mettent la plupart du temps dans une situation difficile. Face aux besoins de liquidité et de financement, Crédit Agricole a souhaité travailler main dans la main avec les entreprises. Le but : proposer une solution d’affacturage en ligne qui va leur simplifier la vie. 453 firmes de différents secteurs comme le transport, l’informatique et la distribution ainsi que 92 conseillers spécialisés dans la gestion des comptes professionnels ont ainsi participé à la naissance de Cash in Time. Rapide, la solution met en avant l’affacturage qui permet de recevoir le paiement des factures clients des entreprises en moins de 24 heures. Elle prend en charge votre facture pour seulement 3,5  % du montant TTC. La formule présente l’avantage d’être sans engagement sur la durée ni limite de quantité. Le paiement se réalise en quelques clics.

Les raisons de faire de l’affacturage.

L’affacturage reste souvent assimilé à une « assurance-crédit » sur les créances : le factor garantit souvent de 90 à 100% de celles-ci. Il vous évite les relances clients souvent coûteuses en temps et vous permet de vous couvrir des impayés. Mais l’affacturage permet, avant tout, de bénéficier d’un gain de nature financière en amplifiant immédiatement votre trésorerie. Il permet de mobiliser ses créances à court terme et améliore votre trésorerie qui reste l’un des points fondamentaux des entreprises. Vous pouvez payer vos fournisseurs et salaires dans les délais impartis.

Qu’est-ce que l’affacturage ?

En pratique, c’est une solution
qui consiste à céder des créances à un organisme financier. L’organisme
reverse à l’entreprise le montant des factures cédées dans un délai
court et prend, en contrepartie, une partie du montant total. De manière
simple, votre entreprise facture un client et au lieu d’attendre la fin
de la prestation pour être payé, vous utilisez cette technique pour en
avoir le règlement rapidement. Particulièrement utile lorsque la
prestation s’étale sur le temps ou que la trésorerie est au plus bas,
vous évitez d’avoir des frais qui s’accumulent. Vous pouvez ainsi
travailler l’esprit tranquille avec un fond de trésorerie.

Cash in time : comment ça marche ?

Politique de la ville : l’Agence France Entrepreneurs sera reprise par Bpifrance

Politique de la ville : l'Agence France Entrepreneurs sera reprise par Bpifrance

L’AFE (Agence France Entrepreneur, ndlr), association française sera reprise par la banque publique d’investissement Bpifrance, qui accompagne les entreprises dans leur financement et dans leur développement. L’AFE a pour missions d’assurer la transmission de l’esprit d’entreprise dans l’Hexagone, d’informer les entrepreneurs et épauler les professionnels dans leurs projets ainsi que constater et vérifier la création de sociétés. Leur objectif est d’encourager des actions susceptibles d’en perfectionner les causes et les effets. Elle prend également au sérieux l’édification d’activités sur les territoires dits « fragiles » comme les quartiers de banlieue, les zones rurales et d’Outre-Mer. C’est à l’occasion de la mise en perspective de sa politique de la ville, que le gouvernement a décidé de la fusion de l’AFE avec Bpifrance.

Une association pour favoriser l’entrepreneuriat

Créée en 1996, à l’initiale des autorités administratives de l’État, l’APCE (Agence pour la création d’entreprises, ndlr) est devenue en avril 2016, l’Agence France Entrepreneur, présidée par Mohed Altrad. Voulue par le président de la République à cette période, François Hollande, elle a été mise en place pour favoriser la création d’entreprises dans les quartiers défavorisés et les zones de revitalisation rurale. Elle devait permettre de « multiplier par quatre » les créations de sociétés venant de ces territoires pour aboutir à 20 % de constitutions d’entreprise, selon les dires de l’ex-chef d’État. L’association, composée de six membres dont la CDC (Caisse des Dépôts, ndlr), l’ARF (Association des Régions de France, ndlr) ainsi que l’APCMA (Assemblée permanente des Chambres des métiers et de l’artisanat, ndlr) avait alors pour mission de favoriser l’entrepreneuriat en aidant les entrepreneurs dans le processus de création, de transmission et de développement de leur entreprise.

Les différentes solutions apportées par l’AFE

Au travers de ses guides papiers intitulés « dossier Projecteurs » et de son site internet, l’association aide les créateurs d’entreprise, les dirigeants et les repreneurs dans leur démarche. Plusieurs rubriques ont ainsi été mises en place mettant à la disposition des internautes, des forums, des boîtes à outils contenant des formulaires administratifs et des fiches pratiques ainsi que des conseils pour se développer à l’étranger ou créer son propre site web. Dominique Restino, vice-président de l’AFE a déclaré lors du Salon des entrepreneurs de Nantes en novembre 2017, que huit à neuf millions d’internautes par an utilisaient le site d’information de l’association, faisant de celui-ci, le premier dans l’Hexagone à guider les entreprises. La fonctionnalité la plus consultée par les dirigeants était la rubrique « Ma feuille de route ». Elle permet à de futurs entrepreneurs de mettre à plat leur projet et de réfléchir aux différents aspects de la création d’une société. L’utilisateur a juste besoin de répondre à quatorze questions concernant ses informations personnelles, son type d’activité et les détails techniques sur le projet qu’il veut établir. Le site lui fournit un parcours personnalisé en dix étapes : le futur dirigeant peut alors être guidé sur les aides auxquelles  il a droit, sur le statut juridique qu’il doit choisir, sur les formalités administratives ou encore sur le financement.

Une reprise par Bpifrance voulue par Emmanuel Macron

Le président de la République, Emmanuel Macron, a pourtant décidé que l’AFE sera reprise en main par Bpifrance, qui est alors désignée pour développer l’entrepreneuriat dans les quartiers. Le chef de l’État a confirmé cette information lors d’une réunion à l’Élysée, le 16 juillet dernier à laquelle il a invité cent patrons pour les mobiliser afin qu’ils renforcent l’apprentissage et les emplois dans les territoires en difficultés. Le président a justifié son choix en jugeant le bilan de l’Agence France Entrepreneur « assez négatif » et sen la présentant moins performante que Bpifrance : « Au fond, je ne vois pas pourquoi on aurait un instrument qui est censé être très efficace au cœur de nos priorités parce qu’il finance des startups et il faudrait qu’on ait un autre instrument périphérique moins clair, plus approximatif sous prétexte qu’il finance l’entreprenariat des quartiers. » Selon Emmanuel Macron, cette reprise devrait permettre de simplifier le dispositif et susciter la cohésion autour d’une politique précise. Cette intégration de l’association à la banque d’investissement sera effectuée au 1er janvier 2019.

Amazon : une nouvelle stratégie pour sa livraison

Amazon : une nouvelle stratégie pour sa livraison

Le géant américain Amazon repense ses solutions pour faire face à la demande de ses consommateurs, toujours plus nombreux sur sa plateforme. L’entreprise a annoncé dernièrement lancer un plan d’aide à la création d’entreprise pour étendre son réseau de livraison. Avec une mise de départ de 10 000 dollars, des petites entreprises pourront se développer pour multiplier les flottes de livreurs. Mais comment s’organise la concurrence ?

Une demande forte nécessitant de revoir la stratégie de livraison

Amazon conquiert le monde. L’entreprise continue de se diversifier avec plusieurs services à son actif. Avec un abonnement annuel, elle propose la livraison des produits provenant de sa plateforme en seulement 1 jour ouvré. Et elle invite même les utilisateurs à profiter de séries et de films avec son service de vidéo à la demande. La croissance ne s’arrête pas pour l’entreprise de Jeff Bezos et les défis à relever se multiplient. Son activité principale avec sa plateforme d’achat convainc de nombreux internautes pressés de recevoir leurs produits. Elle doit donc se réorganiser sur sa stratégie de livraison. Pour répondre à la forte demande des consommateurs, elle a annoncé dernièrement mettre en place une aide à la création d’entreprise. Si cette proposition concerne seulement les États-Unis pour le moment, il est possible qu’Amazon souhaite développer l’offre tout autour du globe. Pour relever le défi elle a déjà fait appel à des sous-traitants et au service de la poste américaine mais les enjeux sont toujours plus grands. Avec sa proposition, elle souhaite titiller les entrepreneurs américains afin qu’ils se lancent dans l’aventure. La seule condition pour débuter aux côtés de la firme américaine : investir 10 000 dollars.

Une aide à la création d’entreprise pour motiver les entrepreneurs

Pour cette nouvelle stratégie, l’entreprise a affirmé aider les prochains entrepreneurs. Ils seront accompagnés pour ouvrir et gérer leur structure créée dans l’unique but de livrer des colis Amazon. Les services nécessaires comme la location de véhicules, de tenues pour les livreurs et les assurances seront reliés au cybermarchand. En somme, les entrepreneurs seront suivis par Amazon pour s’assurer de la gestion des petites entreprises de livraison. Il s’agit donc d’une opportunité pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. Une aide à la création d’entreprise par un service comme Amazon peut avoir de réels avantages pour commencer. Le géant américain a d’ailleurs promis que pour ceux qui réussiraient le challenge, ils pourraient gagner jusqu’à 300 000 dollars par an, pour une flotte de 40 véhicules. Avec cette stratégie de plus en matière de livraison, l’entreprise devrait réussir le pari de couvrir l’intégralité des États-Unis pour répondre à la demande toujours plus accrue Outre-Atlantique.

Un mastodonte face aux « petits »

Avec son concept du « client first », l’entreprise a su convaincre plus d’un consommateur. La plateforme propose tout type de produit et la livraison s’avère extrêmement rapide contrairement aux concurrents. Que ce soit sur le web ou en matière de livraison, le géant a su se faire des ennemis. Sur Internet, les cybermarchands sont nombreux comme Ebay ou encore la Fnac (pour la France), mais Amazon continue de dominer par ses propositions alléchantes. La croissance de l’entreprise américaine a d’ailleurs provoqué des difficultés pour des chaînes de magasins comme La Grande Récré. La marque de vente de jouets pour enfants plombée par son endettement et la concurrence de l’Américain se retrouve face à un redressement judiciaire.

Amazon, un géant à la volonté de s’émanciper

La plateforme ne cesse de faire des heureux et les services de livraison se voient aussi impactés aux États-Unis. UPS et Fedex jusqu’ici prenaient en charge les colis d’Amazon pour les délivrer aux consommateurs. Mais les deux géants de la livraison express avec l’arrivée de petites entreprises spécialisées verront bientôt leurs chiffres d’affaires baisser de manière significative. Le géant possède désormais une vraie flotte de véhicules et de transporteurs pour alimenter les entrepôts mais également les consommateurs. L’objectif est désormais de s’affranchir au maximum des autres grandes entreprises. Même si le pari d’aider à la création d’entreprise semble risqué, le géant souhaite tenter l’expérience pour dominer à lui seul le secteur des achats en ligne mais également celui de la livraison.

L’entreprise de Jeff Bezos ne cesse de multiplier les innovations pour répondre aux besoins des consommateurs. Elle est à l’origine du site marchand, du service de VOD Amazon Prime Video, de l’assistant vocal Alexa, des magasins Amazon Go et du concept de livraison par drone. La croissance de l’entreprise ne devrait pas s’arrêter pour le moment. La conquête mondiale d’Amazon ne fait que commencer. Face à cela, les entreprises du monde entier spécialisées sur ces secteurs s’inquiètent de la montée en puissance du géant. Les consommateurs affirment leur dépendance aux différents services, ce qui devient parfois insurmontable pour de nombreuses entreprises. Pour faire face à cette concurrence importée d’Outre-Atlantique, certaines font le choix de se rassembler comme la Fnac et Darty dernièrement qui ont décidé de fusionner.

Amazon va bientôt permettre de payer… avec la paume de la main

Amazon a levé le voile sur sa toute nouvelle technologie de reconnaissance biométrique, permettant de transformer une main humaine en un moyen de paiement. La solution Amazon One utilise en effet la paume de la main pour permettre à l’utilisateur de s’identifier, en utilisant une combinaison de détails de surface, ainsi que des motifs de veines pour créer une « signature de paume ».

Un nouveau système de paiement Amazon One

En d’autres termes, à l’approche d’un terminal de paiement, plutôt que de dégainer votre carte bancaire « sans contact », votre smartphone pour régler avec Apple Pay ou Google Pay, ou encore votre smartwatch, il suffira de laisser l’appareil scanner la paume de votre main, pour aussitôt valider une transaction. Dans un premier temps, Amazon souhaite utiliser cette technologie (Amazon One) dans ses boutiques Amazon Go à Seattle.

Selon le géant américain, la reconnaissance de la paume de la main se veut plus nettement plus « vie privée friendly » que la reconnaissance faciale. Impossible en effet de reconnaître une personne en regardant la paume de sa main. De même, cette technologie implique le fait de devoir, de manière délibérée, passer sa main au-dessus d’un scanner pour valider son paiement, tandis que la reconnaissance faciale peut tout à fait être utilisée à l’insu de l’utilisateur.

Amazon précise que l’on n’a même pas besoin d’un compte Amazon pour utiliser le service, qui nécessite simplement un numéro de téléphone et une carte de crédit. Les utilisateurs d’Amazon One pourront également supprimer leurs données biométriques du système s’ils ne souhaitent plus utiliser le service. Bref, le futur du paiement est peut-être déjà sur votre main…

Le phénomène des trottinettes électriques en libre-service

Le phénomène des trottinettes électriques en libre-service

Après les vélos, les scooters et les voitures en libre-service, voici les trottinettes électriques. Depuis le 22 juin dernier, ces engins se trouvent sur les pavés et les trottoirs de la Capitale. Leurs noms : Lime-S. C’est la start-up américaine Lime, fondée en 2017 par Toby Sun et Brad Bao, qui a mis en place ce système. La trottinette est proposée aux Parisiens au prix de quatre euros pour un trajet de vingt minutes. Dotée d’une autonomie de 50 kilomètres, elle peut atteindre une vitesse de 24 km/h et reste accessible de 5 à 21 heures. La société prévoit de s’installer dans 25 villes en Europe. Zoom sur ce phénomène déjà déployé au sein d’autres pays comme les États-Unis et qui prend de l’ampleur.

Les trottinettes électriques s’imposent de plus en plus dans le paysage et séduisent de nombreux utilisateurs, à l’international comme en France. Facilement maniables, amovibles et pliables, elles permettent de se faufiler n’importe où et se transportent aisément dans les transports comme le métro, le bus ou le train. L’engin à roulette est un moyen de locomotion pleinement adapté à l’environnement urbain, permettant d’effectuer de courts trajets entre son domicile et son lieu de travail. En 2017, pas moins de 50 000 trottinettes électriques ont été vendues en France, soit cinq fois plus qu’en 2015, selon Carel Wijngaards, le dirigeant de la marque leader du secteur, E-Twow.

Un boom aux États-Unis

Née aux États-Unis dans le milieu des années 2000, la trottinette électrique a été popularisée par Segway, l’entreprise de Dean Kamen, spécialisée dans le transport à deux-roues. Des start-up américaines ont décidé de surfer sur ce secteur. Depuis mars, les entreprises Bird, Spin et Lime ont ainsi mis à disposition plusieurs centaines d’exemplaires en libre-service au sein de nombreuses villes américaines comme San Francisco et Charlotte. Lime fait figure de leader, en comptabilisant plus de trois millions de trajets dans le monde, avec ses vélos et ses trottinettes électriques. Pour se financer, elle a levé 350 millions de dollars auprès du fonds d’investissement Google Ventures. Face à la croissance de ce type de transports, certaines villes américaines ont néanmoins décidé de faire la chasse à ces start-up depuis juin dernier. En cause : la colère de nombreux habitants qui dénoncent des véhicules mal garés, prenant trop de place sur les trottoirs et mettant en danger les piétons lorsqu’ils sont utilisés. Plusieurs mairies ont ainsi instauré un cadre réglementaire pour limiter la circulation de ces trottinettes électriques. À San Francisco, un permis spécifique sera dorénavant nécessaire, délivré à cinq entreprises au maximum dans le cadre d’une expérimentation ordonnée par la ville. À Miami, l’administration a même complètement interdit ces engins motorisés sur son territoire. Malgré tout, de nouveaux acteurs cherchent à entrer dans ce marché en pleine expansion. C’est notamment le cas d’Uber et de Lyft, sociétés américaines de voitures de transport avec chauffeur qui ont décidé de déposer un dossier auprès de la mairie de San Francisco pour obtenir ce fameux permis. D’autres pays sont également séduits par ce nouveau marché. La Russie s’est, elle aussi, lancée dans le service de location de trottinettes électriques. À Moscou, le 19 mai dernier, plus de 20 000 personnes se sont inscrites auprès de deux entreprises, Delimobil et Youdrive.

Des projets déjà mis en place en France

Lime n’est pas la première société de trottinettes en libre-service à vouloir s’imposer sur le marché dans l’Hexagone. La start-up strasbourgeoise Knot, cofondée par Polina Mikhaylova, a expérimenté le concept dans le cadre d’un appel à projets, durant l’été dernier, en déployant une quarantaine de trottinettes à Montrouge et Châtillon. Son objectif : proposer un moyen de déplacement dédié aux petits trajets en ville, sur des campus universitaires ou des entreprises ainsi qu’entre une gare et un lieu de travail. Depuis, l’entreprise a lancé une offre limitée dans deux localités, Saint-Denis et à Colmar, avec seulement trois trottinettes pour la commune d’Île-de-France et seize pour la ville du Grand Est. Au Mans, la start-up SophieTrot, fondée par Bertrand Faivre et Cristian Sandu, a lancé une expérimentation en janvier 2017, avec deux bornes où des trottinettes électriques étaient proposées à la location. Quant au promoteur immobilier français Tissot, il veut lancer sa propre trottinette électrique en libre-service pour la déployer à Montpellier, avec l’objectif d’attirer les marchés régionaux mais aussi nationaux.

Mais la trottinette électrique en libre-service séduira-t-elle les Parisiens et le concept survivra-t-il ? Rien n’est moins sûr. De nombreuses sociétés de vélos en libre-service sont venues s’installer dans Paris depuis plusieurs mois. Surnommés Obike, Mobike ou Ofo, ces moyens de locomotion ont envahi les rues de la Capitale, avec plus ou moins de succès. Gobee.bike, la start-up hongkongaise pionnière en la matière, a fait le choix de quitter les villes françaises et européennes en février 2018. En cause, de multiples invincibilités et dégâts causés sur le matériel. 3 200 vélos ont été dégradés, plus d’un millier volés et 6 500 interventions ont dû être réalisées par les agents et réparateurs de l’entreprise. Quant au service de voitures du groupe Bolloré, Autolib’, lancé en 2011, il s’arrêtera le 31 juillet prochain. Les raisons de cet échec : un nombre d’abonnements qui n’a cessé de diminuer depuis 2016, un service qui a perdu en qualité avec des voitures dégradées et une concurrence féroce de la part des VTC.

Concours d’innovation Even’Up : l’agroalimentaire à l’honneur

Concours d'innovation Even’Up : l'agroalimentaire à l'honneur

Encourager l’émergence de start-up pour le compte des agriculteurs et des consommateurs. Voici l’objectif que s’est fixé Even, le groupe coopératif breton qui constitue l’un des protagonistes décisifs de l’agroalimentaire français. En partenariat avec le Village by CA Finistère (accélérateur d’entreprises innovantes de la banque Crédit Agricole, ndlr) et  Valorial, (pôle de compétitivité agroalimentaire présent sur le grand Ouest, ndlr), il a créé un concours d’innovation Even’Up. Après un appel à candidatures lancé en février dernier, 44 participants ont été pré-sélectionnés. À l’occasion d’une journée de pitchs fin juin, onze entrepreneurs ont pu présenter leur produit novateur. Un jury de quinze experts a désigné cinq lauréats. Découvrez ces start-up.

Pour favoriser un secteur agroalimentaire tricolore au fort potentiel, le groupe Even a lancé son concours Even’Up ouvert aux étudiants, salariés, entrepreneurs et retraités. Il se base sur quatre thématiques comme la nutrition, les nouveaux modes de commerce et de services aux consommateurs ou encore les technologies permettant d’améliorer la production agricole. Cinq vainqueurs ont ainsi été sélectionnés. Comme récompenses, ils recevront un accompagnement personnalisé avec des experts, une dotation totale de 150 000 euros, l’adhésion à Valorial et une intégration au Village by CA Finistère pour une durée d’un an.

Source Nutrition et sa marque de repas à boire Vitaline

Fondée en 2015, par Sébastien Worms et Alexis Fournier, la start-up Source Nutrition a lancé sa marque d’alimentation à boire, Vitaline. Elle propose toute une gamme de déjeuners à base d’ingrédients naturels issus de l’agriculture bio, vendus en bouteille ou en sachets. Les fondateurs sont partis du constat que leurs repas habituels étaient de faible qualité nutritionnelle et que les gens choisissaient davantage des plats préparés et des fast food, rapides, mais mauvais pour la santé ou des plats sains, mais chers et compliqués à réaliser. Pour accéder à une alimentation rapide, équilibrée et pratique, les dirigeants ont ainsi mis en place Vitaline. Selon l’entreprise, leurs produits apportent au moins 33% des besoins nutritionnels journaliers par repas. Élaborés à partir d’ingrédients entiers, uniquement broyés et lyophilisés, ils sont également sans conservateurs ni arômes artificiels. Les boissons sont riches en phytonutriments (composés présents à l’état naturel dans les aliments d’origine végétale, ndlr) qui ont des effets favorables sur l’organisme comme une résistance à la fatigue physique. Différentes saveurs sont proposées : amande, cacao, fruits rouges et carotte curcuma. Pour attirer les consommateurs, un pack « découverte » contenant douze flacons est exposé sur leur site internet au prix de quarante-cinq euros.

Kolectou et sa gamme de gâteaux recyclés Tadaam !

Initiée en 2016 par Noémie Gourtay et Emma Mairel, étudiantes en agroalimentaire à l’occasion d’un projet d’étudiant, la start-up Kolectou a été créée cette année. Elle a mis en place Tadaam !, une panoplie de préparations prêtes-à-l’emploi pour l’élaboration de moelleux, cookies, cakes et muffins salés. L’originalité de ses produits est qu’elle repose sur un recyclage des surplus et écarts de pain, servant alors de base pour la fabrication. Objectif : lutter contre le gaspillage étant donné que 10 à 15 % du pain fabriqué n’est pas consommé. L’entreprise récolte chaque jour ces stocks auprès de sociétés de la région Grand Ouest comme le groupe Boulangerie Pâtisserie Associés. Les pains sont ensuite broyés et transformés en farine, en remplacement de celle composée de blé. Pour l’instant, leurs produits ne sont pas encore vendus en magasin, mais des phases de tests sont effectuées avec l’aide de Sodexo (multinationale française de services, ndlr), auprès de restaurants d’entreprise et universitaires. La start-up propose également des animations et des kits pédagogiques pour sensibiliser le public à l’anti-gaspillage.

Cook&Be et sa plateforme de menus personnalisés

Lancée en 2014 par Pascal Briet et Jérémy Marc, la start-up propose une plateforme dédiée à l’alimentation équilibrée, compatible sur ordinateurs, Smartphones et tablettes. L’idée du concept est partie des troubles alimentaires du premier fondateur qui s’est retrouvé face à de nombreuses recommandations de diététiciens, tout en ne sachant pas laquelle choisir. Le système planifie ainsi tous les menus de la semaine de l’utilisateur, selon ses goûts, ses problèmes de santé et son budget. Toutes les suggestions de la plateforme contrôlent les apports sur trente nutriments essentiels afin de garantir une alimentation saine. La procédure d’inscription est simple et rapide : le membre a juste besoin de renseigner ses contraintes de temps et ses envies alimentaires. Grâce à un algorithme, il reçoit des suggestions de recettes équilibrées et personnalisées puis récupère une liste de courses qu’il peut imprimer ou visualiser sur son téléphone. Une version payante est disponible à partir de trois euros par mois, avec un programme minceur et un diététicien en ligne qui répond aux questions des utilisateurs.

Les solutions de Trust’Ing – Alf’Ing et l’application FlyMenu

Depuis 2014, la société Trust’Ing – Alf’Ing de Eric Juncker développe des solutions techniques valorisant les légumineuses fourragères destinées à l’alimentation animale. Elle a ainsi inventé une machine qui sépare, directement sur un champ, une fraction de feuilles riche en protéines dénommée « parèp » et une autre partie de tiges riche en fibres, prénommée « alfib ». La récolte complète est exécutée en une seule journée. L’entreprise, avec ce produit, veut ainsi favoriser l’autonomie en protéines et en besoins énergétiques pour l’alimentation des animaux de la ferme, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre et les importations de produits de soja. Quant à la  société Elphilog dirigée par Philippe Le Maître, elle a créé en 2016, l’application FlyMenu. Elle permet de faire des courses à partir de sites de recettes partenaires comme « L’atelier des Chefs » ou « Aux Petits Oignons ». En un clic, tous les ingrédients des plats sélectionnés sont transposés dans une liste de course personnalisée. Les enseignes proposant drive ou livraison à domicile comme Franprix et Toupargel s’occupent alors de la préparation et de la remise en moins d’une heure. Le service n’est pour l’instant disponible qu’à Paris et Lyon, mais va s’implanter prochainement sur l’ensemble du territoire.

Ces start-up innovantes vont ainsi se développer pleinement dans le domaine français de l’agroalimentaire. Le marché est en pleine expansion avec les nouvelles transformations techniques et technologiques. L’industrie favorise le travail dans l’Hexagone, avec 4 491 emplois en 2017, selon les chiffres publiés par l’ANIA (l’Association nationale des industries alimentaires, ndlr). Son chiffre d’affaires a atteint plus de 180 milliards d’euros.

Les entrepreneurs prennent-ils véritablement des vacances ?

Les entrepreneurs prennent-ils véritablement des vacances ?

Pour la plupart des gens, les vacances d’été signifient détente, repos et lâcher prise. C’est l’occasion de diminuer la pression et le stress ainsi que de se ressourcer et de prendre du temps pour soi. Du côté des entreprises, elles tournent au ralenti et l’activité est beaucoup moins intense que le reste de l’année. Reste que de nombreux entrepreneurs rechignent à partir en vacances. Préoccupés et angoissés à l’idée de laisser leur société seule par crainte que quelque chose de préoccupant arrive, ils culpabilisent à l’idée de prendre une ou deux semaines de repos. Wity, le 1er cabinet digital global en expertise-comptable, droit et stratégie ainsi que Qapa, l’agence d’intérim en ligne, ont mené en juin dernier une étude en interrogeant les dirigeants sur la question des vacances. Découvrez les résultats.

Les vacances n’étaient pas dans les esprits de nombreux dirigeants français au cours des dernières années. 40 % des micro-entrepreneurs travaillaient pendant les week-ends et les congés, d’après une enquête réalisée par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques, ndlr). Selon une étude de Vistaprint (site de e-commerce fabriquant des produits de marketing physique et numérique pour les entreprises, ndlr) en 2017, qui a interrogé cinq cents entrepreneurs de PME, 32% ont pris quinze jours de repos ou plus durant l’été tandis que 12% n’en ont pas pris du tout. Avec la nouvelle étude de Wity et de Qapa effectuée auprès de 135 000 entreprises françaises, nous découvrons que les entrepreneurs partent en vacances, mais qu’ils ont encore du mal à se déconnecter pleinement de leur travail.

Les dirigeants prennent des vacances, mais de courtes durées

89% des entrepreneurs interrogés déclarent partir chaque été en vacances. 68 % d’entre eux privilégient le mois d’août pour partir contre 22 % et 13 % pour les mois de juillet et de septembre. Les dirigeants ne prennent pas pour autant plus de trente jours de repos. Ils sont 26 % à s’attribuer une semaine, 39 % deux semaines, 23 % trois semaines et 12 % plus de vingt et un jours. Mais avec qui partent-ils en vacances ? Globalement, 40 % des entrepreneurs partent avec leur conjoint et 37 % avec leur femme et leurs enfants. Les amis et la famille proche comme les parents ainsi que les frères et sœurs arrivent en troisième et quatrième position avec respectivement 25 % et 23 %. Seulement 9 % d’entre eux décident de partir seuls.

Les voyages à l’étranger et les activités détentes privilégiés

Les entrepreneurs privilégient les voyages à l’étranger. Ils sont ainsi 52 % à affirmer qu’ils partent loin de l’Hexagone. 68 % d’entre eux font le choix de se rendre en Europe, 22 % en Asie et 14 % en Amérique du Nord. Sur les 39 % de dirigeants qui ont décidé de rester en France, 36 % préfèrent se déplacer sur la côte Atlantique, et 35 % sur la côte méditerranéenne. Ils ne sont que 18 % et 11 % à partir à la campagne ou à la montagne. La plupart des entrepreneurs préparent leurs vacances à la toute dernière minute : ils sont 56 % à le faire contre 28 % qui les élaborent 3 mois à l’avance. Concernant les activités effectuées pendant leurs congés, deux occupations sont mises en avant :  72% des entrepreneurs ont une préférence pour le bronzage à la plage ou à la piscine tandis que 58% d’entre eux optent pour des visites culturelles. L’activité la moins appréciée des dirigeants reste le shopping avec 4%. Pour 64 % d’entre eux, les vacances riment donc avec le farniente, c’est à dire, ne rien faire du tout.

Une déconnexion avec le travail visible mais difficile

57 % des entrepreneurs interrogés déclarent arriver à mieux se déconnecter de leur travail. 53 % d’entre eux ne prennent pas du tout leur téléphone portable pour appeler leur équipe. Mais ils ne sont que 8% à ne pas consulter leurs emails professionnels pendant les vacances contre 45 % qui les regardent au moins une fois par jour. Difficiles pour les dirigeants de s’éloigner complètement de leur entreprise, ils gardent un œil sur leur activité à travers de nombreux outils. Ils sont 79 % à utiliser leur messagerie professionnelle, 55 % leur banque en ligne, 25 % la plateforme de gestion de leur société et 17 % le programme d’organisation du travail. La plupart des entrepreneurs ont hâte de reprendre leur activité à la rentrée : 56 % des personnes sélectionnées sont absolument contentes de retourner travailler, 42 % répondent qu’ils sont un peu contents alors qu’en revanche, 12 % sont mécontents.

Avec ce sondage, le cliché des dirigeants dépendants de leur travail et qui ne partent en aucun cas en congés se trouve écorné. Ils sont de plus en plus à prendre des vacances et tentent de se déconnecter de leur travail. Mais ils gardent quand même un œil surleur entreprise par le biais d’outils professionnels. Les vacances sont primordiales pour les entrepreneurs. Elles leur permettent de prendre du recul pour faire baisser le stress et la pression. C’est également l’occasion de réfléchir sereinement à l’avenir de leur société et planifier de nouveaux projets.

La haute couture contre le prêt-à-porter : un peu d’histoire

La haute couture contre le prêt-à-porter : un peu d’histoire

C’est pendant la Révolution Industrielle et avec la mécanisation du textile qu’on voit apparaître un type de vêtements qui bousculera à jamais nos habitudes vestimentaires : le prêt-à-porter. Revenons sur les évènements qui ont donné naissance à la mode telle qu’on la connaît aujourd’hui.

XIXème siècle : la révolution industrielle

Avant cette modernisation fulgurante du secteur, seules les classes les plus aisées achetaient leurs vêtements chez le tailleur, tandis que les classes ouvrières et agricoles se contentaient de tisser et de coudre leurs propres tenues ou d’acheter des fripes. C’est donc à l’apparition du métier mécanique (dit « Jacquard » en hommage à son créateur) en 1789 et surtout à l’invention de la machine à coudre, brevetée en 1830, que l’on doit l’arrivée sur les marchés du textile de ces marques capables de répondre rapidement et à moindre prix à la demande.  En 1902, le magasin de confection La Samaritaine lance l’ancêtre de la vente en ligne : le catalogue de vente par correspondance.

Confrontée à ce phénomène de démocratisation de la mode, l’aristocratie se tourne vers les maisons de haute-couture qui se distinguent du prêt-à-porter par l’élément luxueux, artistique et sur-mesure de leurs collections. Le premier grand couturier à tirer parti de la tendance est l’Anglais Charles Frederick Worth, qui ouvre sa première boutique de haute couture à Paris en 1858. Il aura bientôt parmi ses clientes des personnalités telles que l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, ou encore Elizabeth d’Autriche. Worth fut en outre le premier à employer de belles et jeunes femmes pour présenter ses créations, et c’est son fils Gaston qui fondera la première chambre syndicale de la haute couture parisienne afin de protéger les intérêts de la haute couture.

XXème siècle : les frontières se brouillent

Dans les années 60, les marques américaines sont de plus en plus nombreuses sur les marchés du ready-to-wear. De Levis à Nike, elles inondent les marchés européens de vêtements produits en série et donc tellement moins chers. Les tissus se diversifient. La haute couture, elle, se défend à grands renforts d’accessoires griffés et d’images de marque haut de gamme.

A Paris, c’est d’abord Pierre Cardin puis Yves Saint Laurent qui, les premiers, osent proposer des vêtements de luxe produits en série, au grand dam de la chambre syndicale qui exclura tout bonnement Cardin après la collection de prêt-à-porter de luxe qu’il expose en 1957 au Printemps.

XXIème siècle : la digitalisation de la mode

Aujourd’hui, les vente en lignes et les réseaux sociaux ont transformé les marchés de la mode et, si le prix d’une création de haute-couture peut encore atteindre les 100.000 euros, les marques de vêtements de luxe en ligne ne sont plus réservées qu’aux riches. Et c’est ainsi que de nombreuses plateformes et magasins en ligne, tels que Farfetch, Lyst, MyTheresa ou Net-A-Porter pour ne citer qu’eux, apparaissent et démocratisent le luxe dans le prêt-à-porter. Selon McKinsey, Net-A-Porter a vu ses ventes de vêtements de luxe augmenter de 20% depuis l’avènement de la vente en ligne, projetant sa marque synonyme d’élégance et de produits de luxe vers un chiffre d’affaire estimé à 9 milliards d’euros. De son côté, la maison de couture Chanel, pourtant à l’origine de la robe la plus chère jamais créée estimée à 300.000 euros, affiche actuellement 57 millions d’abonnés à travers ses réseaux sociaux, et la marque est d’ailleurs considérée comme la mieux représentée sur les principaux réseaux sociaux.

Les maisons de couture n’ont de cesse de conserver leur image synonyme de luxe et d’élite. Rares sont pourtant celles qui survivent encore des revenus du secteur des vêtements de luxe, et pour la plupart, il leur a fallu diversifier leur offre pour y inclure le prêt-à-porter de luxe. Des accessoires à la lingerie en passant par la joaillerie, démocratiser leur griffe pour financer les créations de luxe est devenu le mot d’ordre auprès des couturiers modernes.

Concours i-LAB : ces entreprises de technologies innovantes distinguées

Concours i-LAB : ces entreprises de technologies innovantes distinguées

Crée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et organisé par Bpifrance, le Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, rebaptisé i-LAB en 2014, vient de fêter ses 20 ans d’existence. Il a comme enjeux d’encourager la création de sociétés novatrices, de détecter les projets de création et de soutenir les firmes les plus prometteuses par le biais d’une aide financière qui peut atteindre jusqu’à 400 000 euros et d’un accompagnement adapté. Le 5 juillet dernier, le jury national, présidé par Ludovic Le Moan, directeur général de Sigfox (opérateur français de télécommunications, ndlr) a distingué 64 lauréats parmi les 383 candidatures reçues. Parmi eux, quatorze ont reçu des Grands Prix qui récompensent les projets les plus innovants. Découvrez plusieurs de ces start-up.

Le concours i-LAB porte un rôle essentiel dans la création et le développement de sociétés de technologies innovantes. Depuis sa création, il a permis l’édification de 1914 entreprises dont 70 % sont toujours en activité. 50 % de ces firmes sont issues de la recherche publique. 430 millions d’euros ont ainsi été attribués, plus de 22 116 candidats ont participé à l’événement et 3 412 lauréats ont été récompensés. Pour la 20e édition, quatorze entreprises ont été distinguées avec des Grands Prix. Ces trophées sont décernés aux sociétés qui portent un projet inscrit dans l’un des dix grands défis sociétaux définis par l’agenda «France-Europe 2020» comme le renouveau industriel, la sécurité alimentaire, la mobilité et les systèmes urbains durables. Avec cette récompense, les firmes seront toutes accompagnées par un entrepreneur qui les soutiendra dans leur développement, notamment pour réaliser une première levée de fonds ou lancer leur produit sur le marché. De la console de jeu de société à l’imprimante 3D en passant par des routes connectées, autant de projets novateurs portés par des entreprises et start-up.

Altaroad et ses routes connectées

Créée en 2017 par Cécile Villette, Rihab Jerbi et Bérengère Lebental, la start-up Altaroad propose une technologie qui crée des routes connectées, afin de rendre les infrastructures durables. Développée via des recherches à l’École polytechnique, au CRNS et au l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux, ndlr), elle repose sur un réseau de capteurs brevetés enfouis dans les routes. Ces capteurs sont capables de recueillir une série de données, qui seront alors analysées par des algorithmes auto-apprenants. Ils mettent en lumière plusieurs caractéristiques de la route, permettant de la réparer au bon moment. Ils peuvent également surveiller les flux de trafic, détecter tout type de véhicules avec leurs trajectoires et leur poids ainsi qu’anticiper les situations dangereuses. L’entreprise vise avec sa technologie, à fournir un service d’aide à la décision pour les logisticiens de la route, les constructeurs et les gestionnaires du trafic urbain. Cette solution permet des gains potentiels de 5 % du coût des chantiers et une amélioration des coûts de maintenance des routes jusqu’à 30 %. La start-up souhaite dans l’avenir, s’étendre à d’autres usages, notamment avec les voitures autonomes.

Microlight3D et sa technologie de micro-impression 3D

Lancée en décembre 2016 par Denis Barbier, Gabriel Gonzalez, Philippe Paliard et Michel Bouriau, la start-up grenobloise Microlight3D élabore et fabrique des imprimantes en trois dimensions de très haute précision pour des micro-pièces en plastique. La société se base sur une technologie formée en 2012, dans un laboratoire de recherche de l’université Grenoble-Alpes où travaillait Michel Bouriau. Les machines ont deux particularités, celle d’utiliser une résolution d’écriture inférieure au micron (unité de mesure de la longueur qui sert à mesurer des objets ou des organismes vivants visibles au microscope, ndlr) qui se base sur la photopolymérisation (assemblage de plusieurs molécules identiques afin d’en former une plus grosse, ndlr) et celle de pouvoir écrire sur des matériaux biologiques comme des protéines ou du collagène. L’imprimante peut alors servir pour les chercheurs et ingénieurs de biologie cellulaire, les fabricants d’implants médicaux, ainsi que les médecins. Elle permet par exemple de créer en 3D des micro-squelettes qui enveloppent les cellules du corps humain, important dans la médecine régénératrice. Les machines sont adaptées aux budgets des laboratoires et des entreprises, avec un prix qui oscille entre 100 000 et 500 000 euros. Selon la start-up, elles sont deux fois moins chères que d’autres solutions de micro-impression. Pour montrer ce que leur technologie est capable de faire, l’entreprise a marqué les esprits en janvier dernier en imprimant leurs vœux du Nouvel An sur un cheveu de 0,1 mm d’épaisseur.

Wizama et sa console de jeu de société

Fondée en 2017 par Franck Botta, Florent Guitton et Damien Botta, la start-up bretonne Wizama développe une console de jeu de société connectée. Passionnés de jeux de société et des jeux vidéo, les fondateurs souhaitent  avec leur création, rassembler les générations afin de leur faire partager des moments amusants et ludiques ainsi que découvrir une nouvelle expérience de jeu mêlant tradition et numérique. La console est composée d’un plateau de jeu avec écran tactile et d’objets connectés comme des cartes, des dés et des pions. Un magasin en ligne permet aux utilisateurs d’accéder à un catalogue de jeux, dont les contenus sont issus de l’entreprise ou d’éditeurs et de studios de jeux partenaires. Six partenariats ont déjà été mis en place. Des fonctionnalités que l’on retrouve souvent dans les jeux vidéo sont disponibles : le joueur peut alors sauvegarder ses parties, modifier son profil et changer de langue. Les premiers prototypes ont été testés dans des salons professionnels et publics tels que le Salon International du Jouet à Nuremberg et le Stunfest, festival des cultures vidéo-ludiques à Rennes. Avec le financement du concours I-LAB, la start-up souhaite mettre en œuvre la commercialisation de son produit.

Les start-up distinguées par ce concours touchent donc des domaines particuliers, mais ont toutes un point en commun, celui de proposer des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture. Ce sont des entreprises de la Deep Tech, fondées sur des avancées scientifiques, techniques et technologiques. Pour soutenir et investir dans ces sociétés, le gouvernement français a annoncé fin juin le lancement d’un fonds d’investissement, French Tech Seed, géré par Bpifrance et doté de plus de 400 millions d’euros.