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Ces start-up qui innovent dans le secteur du cinéma

Pendant longtemps, le marché du cinéma a exercé un monopole sur le divertissement. Mais avec l’arrivée des nouveaux formats comme le streaming et les services de vidéo à la demande, il a été contraint de s’adapter. Les salles obscures tentent alors de se moderniser avec la projection numérique et offrent une qualité d’image à l’écran supérieure et du son immersif. De leur côté, des start-up cherchent à transformer le secteur du cinéma en proposant aux cinéphiles des expériences inédites par le biais des nouvelles technologies. Découvrez sans plus attendre ces entreprises novatrices.

Le marché mondial du cinéma a produit, en 2017, 39,92 milliards de dollars de recettes, selon Comscore (société américaine d’analyse publicitaire, ndlr). L’Amérique du Nord tire son épingle du jeu avec des sommes supérieures à 11 milliards, tandis que la Chine progresse de plus en plus avec 8,5 milliards de dollars. Dans l’Hexagone, l’an dernier, la fréquentation des salles de cinéma s’élevait à 209,2 millions d’entrées, troisième meilleur score depuis cinquante ans, conformément au CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée, établissement public rattaché au ministère de la Culture, ndlr). Mais, en parallèle, des start-up françaises et étrangères se lancent dans le marché du cinéma pour offrir aux spectateurs de nouvelles expériences et sensations. Des projections de films à la demande, à la salle de cinéma digitale, en passant par une application de réalité virtuelle, l’innovation ne manque pas.

Muvix et ses projections à la demande

Créée en 2016 par Alon Cohen, la startup israélienne Muvix révolutionne les salles obscures en proposant une technologie de vidéo à la demande. Objectif : rivaliser avec la VOD (« Video On Demand », en anglais, qui signifie « Vidéo À la Demande », en français, ndlr) en ligne et les services de diffusion à domicile, mais aussi proposer une nouvelle façon de consommer au cinéma. Grâce à sa technologie qui permet le visionnage de plusieurs canaux de contenu comme des films, des émissions de télévision, des événements sportifs ou des concerts, l’entreprise propose à ses clients des projections variées. Via une application mobile, ils peuvent commander une mini salle de cinéma afin d’accueillir un groupe d’amis ou leurs proches. C’est à l’intérieur d’un multiplex intitulé « Muvix Concept » à Tel Aviv que la technologie est principalement utilisée avec quatorze emplacements, aptes à accueillir, pour certains, jusqu’à une vingtaine de personnes. Chaque pièce se compose d’une grande télévision à écran plat, de meubles, d’un canapé, d’un fauteuil, voire de grands lits pour lui conférer un esprit « comme à la maison ». Les téléspectateurs peuvent choisir le film qu’ils souhaitent regarder parmi une liste d’une centaine de long-métrages récents et classiques, le débuter à tout moment et dans différentes langues en même temps via une paire d’écouteurs branchés à leur Smartphone. Un service de livraison de nourriture est disponible afin de profiter au maximum de la projection. La start-up a également testé son produit dans des espaces publics comme sur une plage, dans un parc ou sur un toit, créant un cinéma éphémère par le biais d’un petit boîtier décodeur, qui gère la communication avec les téléphones des cinéphiles.

e-cinema et sa salle de cinéma digitale

Fondée en 2017 par Roland Coutas, Bruno Barde et Frédéric Houzelle, la start-up e-cinema propose  une plateforme de SvoD (« Subscription video on Demand », en anglais, soit « Service de vidéo à la Demande par abonnement », en français, ndlr) qui se veut être la première salle de cinéma digitale. Chaque vendredi, elle propose aux téléspectateurs un film inédit non diffusé dans l’Hexagone et accessible durant douze semaines. Pour 3,99 euros, ils pourront le louer ou bien acheter un abonnement à 5,99 euros par mois afin de visionner en illimité tout le catalogue d’ouvrages cinématographiques primés dans plusieurs festivals internationaux. Tout cela, depuis leur télévision, ordinateur, tablette ou Smartphone via internet et Apple TV. Une émission entière dédiée au cinéma est également diffusée gratuitement et présentée par la journaliste Audrey Pulvar le vendredi à 14 h pour discuter du film de la semaine avec des spécialistes du secteur. La start-up souhaite, actuellement, proposer ses services depuis des box et négocie auprès d’opérateurs de télécommunications comme SFR et Free pour y parvenir.

Cinémur et son application de réalité virtuelle

Lancée en 2013 par Julien Nicault et Olivier Chatel, la start-up Cinemur spécialisée dans les services de vidéo à la demande, présente depuis fin 2017, une application de réalité virtuelle intitulée « CineVR ». Le concept : amener les spectateurs dans une salle de cinéma sans les faire bouger de leur maison. Installée sur Smartphone et sur ordinateur, cette solution permet aux utilisateurs de regarder différents contenus comme des bandes-annonces, des vidéos en trois dimensions ainsi que des films et séries en simultané avec neuf amis ou membres de leur famille, même s’ils se trouvent de l’autre côté de la Planète. Pour l’utiliser et s’immerger pleinement, un téléphone portable, un casque de réalité virtuelle de type Oculus Rift, HTC Vive ou encore Samsung GearVR, ainsi qu’un casque audio sont nécessaires. Les personnes sont alors plongées dans une salle de cinéma virtuelle 3D à 360 degrés, disposant de 275 places et reproduisant à l’identique la sensation visuelle et sonore des salles obscures, avec des effets de lumière et un son spatialisé. Tout en regardant l’immense écran devant eux, ils peuvent interagir avec les autres vocalement ou par le biais d’émoticônes, chacun étant représenté dans la pièce par un avatar personnalisé. Des plateformes de vidéo à la demande comme FnacPlay ont déjà recours à la technologie de la start-up.

Ces entreprises tentent ainsi de mettre en lumière le cinéma du futur. Le septième art cherche à se différencier et à s’adapter aux nouvelles technologies afin de lutter contre un secteur qui prend progressivement de la place, celui du service de vidéo à la demande par abonnement, comme Netflix. Dans l’Hexagone, le poids économique de ce marché a atteint 249 millions d’euros en 2017 et l’entreprise américaine de diffusion de films et de séries en est le leader reconnu, devant Amazon Prime Video, Canalplay et SFR Play. Selon une étude commune du CNC et du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, ndlr), dévoilée en mai dernier, elle représente 70 % de parts de marché du secteur et dispose de plus de 3,5 millions d’abonnés en France.

Ces start-up à la conquête de l’espace !

Pendant longtemps, les agences publiques comme la NASA et l’Agence spatiale européenne dominaient le marché de l’aérospatial. Mais avec l’apparition de nouvelles techniques et technologies, le secteur privé s’impose de plus en plus, séduit par la conquête de l’espace. Des milliardaires audacieux s’investissent dans des projets d’envergure comme Elon Musk, dirigeant de Tesla, avec SpaceX, ou encore Jeff Bezos, PDG d’Amazon avec Blue Origin. Des start-up du monde entier partent, elles aussi, à l’assaut de cet univers en proposant leurs solutions. Zoom sur trois d’entre elles.

La concurrence est féroce entre les États-Unis et l’Europe dans les programmes spatiaux. Outre-Atlantique, les moyens de la NASA (National Aeronautics and Space Administration, pour « Administration Nationale de l’Aéronautique et de l’Espace », en français, ndlr) atteignent les 18 milliards de dollars, tandis que le continent européen représente le deuxième plus gros budget mondial avec douze milliards d’euros et prévoit de passer à seize milliards sur sept ans. En attendant, sur le « Vieux Continent », le marché de l’observation spatiale a provoqué la création de 450 jeunes pousses qui ont réalisé 900 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Les start-up se lancent à la conquête de l’espace. Et, depuis 2000, elles ont reçu près de 13,3 milliards de dollars pour se développer, d’après la banque d’investissement Goldman Sachs.

Made In Space : fabriquer des structures sur orbite

Créée en août 2010 par Aaron Kemmer, Jason Dunn, Mike Chen et Michael Snyder, la start-up californienne Made In Space veut mettre en place des usines sur orbite, capables de produire ou d’imprimer en 3D des structures et des matériaux pour les expéditions spatiales. Tout cela serait rendu possible grâce à leurs solutions technologiques, des imprimantes tridimensionnelles efficaces pour une utilisation en apesanteur. La société a déjà envoyé deux modèles sur la station spatiale internationale depuis 2014. Intégrées dans une boîte à gants compatible avec la microgravité, elles peuvent fabriquer des composants et des pièces importantes sur un vaisseau. Près de 200 objets ont déjà été conçus. Ce système apporte des avantages notables pour les agences spatiales notamment au niveau financier. Un kilo d’équipements envoyé sur une station coûte plus de 89 000 dollars. La possibilité de les confectionner sur place s’avère, elle, plus économique. En parallèle, l’entreprise travaille sur un programme de la NASA dénommé « Archinaut » afin de développer des androïdes en mesure d’assembler et de réparer des structures. Dans le futur, la start-up prévoit également d’utiliser son impression 3D pour transformer les astéroïdes en vaisseaux spatiaux autonomes permettant d’atteindre les ressources minières de l’espace. Un robot intitulé « Seed Craft » y serait intégré pour récolter ces matériaux naturels et les utiliser comme source de propulsion et d’énergie.

ispace installe des publicités sur la Lune

Lancée en septembre 2010 à Tokyo par Takeshi Hakamada, la start-up japonaise ispace souhaite explorer la Lune et développer des infrastructures sur celle-ci en jouant sur le marketing avec l’intégration de publicités sur les engins et véhicules spatiaux. Les entreprises souhaitant faire leur promotion sur ce satellite de la Terre le pourront moyennant finances. À l’occasion du concours Lunar X de Google et par le biais de l’équipe Hakuto, la société a mis au point un mini véhicule d’exploration spatiale disposant de caméras HD et 3D ainsi que d’une Intelligence Artificielle qui détecte les dangers. La start-up a levé, fin 2017, 90 millions de dollars auprès d’entreprises du Japon comme la compagnie aérienne Japan Airlines et la chaîne de télévision Tokyo Broadcasting System Holdings, ainsi qu’avec la participation de la DBJ (Development Bank of Japan, structure gouvernementale de services d’investissement et de prêt, ndlr). Avec ce financement, elle envisage de mener deux expéditions spatiales. La première mission, à compter de 2019, devrait consister à mettre en orbite un vaisseau autour de la Lune afin de tester la technologie de collecte de données et celle du service de transports. La deuxième, prévue pour 2020, permettrait à l’engin de se poser sur ce satellite naturel. Objectif : s’y installer et entreprendre des forages pour trouver de l’eau.

ThrustMe : développer un système de propulsion spatiale

Fondée en février 2017 par Ane Aanesland et Dmytro Rafalskyi après dix ans de recherche et développement à l’École Polytechnique et au CNRS, la start-up française ThrustMe développe un système de propulsion pour des satellites de petite taille. Leur solution électrique permettrait de générer une pression et une impulsion plus forte qu’une structure classique afin d’exécuter des missions à delta-V (mesure utilisée pour estimer la quantité de carburant nécessaire afin d’accomplir différentes actions, ndlr). L’entreprise innove dans le fait que le propergol (produit de propulsion constitué d’un mélange de substance chimique et de combustible, ndlr) est contenu, conditionné puis accéléré grâce à un propulseur ionique. Celui-ci combine les technologies des industries spatiales et des semi-conducteurs. Tout petit, il fait 40 % de la taille d’un système classique, mais offre des performances similaires, voire deux fois supérieures. En juin 2017, la start-up a levé 1,7 million d’euros auprès de Business Angels et d’un fonds d’investissement KIMA Ventures dans le but de doubler son effectif et accélérer la production de son produit.

Grâce à leurs solutions technologiques innovantes, ces start-up veulent conquérir le marché toujours aussi fascinant qu’est celui de l’espace. Des entrepreneurs passionnés et des experts de l’aéronautique tentent de faire développer ces entreprises en créant des fonds d’investissement et des incubateurs. C’est notamment le cas de Global Space Ventures et Starburst Accelerator. Le premier est une société mondiale de capital risque dotée d’un portefeuille particulier de sociétés, de technologies et d’infrastructures aérospatiales. Fondée par Laetitia Garriott de Cayeux, David Giger, Bulent Altan et Jean-Jacques Dordain, elle souhaite lever 250 millions de dollars afin de dénicher des jeunes pousses qui perfectionneront les prévisions métrologiques et fabriqueront des satellites sophistiqués. Le deuxième est un incubateur mondial créé en France en 2012 par François Chopard et dédié aux start-up de l’aéronautique et du spatial. Revendiquant plus de 1 200 entreprises, dont 15 % provenant de l’Hexagone, il est parvenu, en novembre 2017, à lever plus de deux cents millions de dollars. Avec l’ambition d’investir dans de multiples domaines comme celui des drones et des fusées.

IFA 2018 : ces pépites françaises sélectionnées au salon international de l’électronique

Du 31 août au 5 septembre, l’IFA 2018 (Internationale Funkausstellung Berlin, « Salon International de la Radiodiffusion de Berlin », en français, ndlr), créé en 1929, ouvrira ses portes pour son édition 2018. Salon mondial de l’électronique grand public et des appareils ménagers, 1 600 exposants viennent présenter leurs produits à plus de 240 000 visiteurs chaque année. L’Agence Business France, chargée du développement des exportations et des investissements internationaux dans l’Hexagone, a sélectionné dix-huit start-up pour représenter le pays durant cet événement. Petit tour d’horizon de ces entreprises novatrices.

L’IFA (Internationale Funkausstellung Berlin, « Salon International de la Radiodiffusion de Berlin », en français, ndlr) est une importante plateforme de promotion pour les commerçants et start-up du marché de l’électronique, mais aussi une opportunité pour les acheteurs, investisseurs, consommateurs et journalistes internationaux de découvrir des appareils technologiques innovants. Cette année, l’Intelligence Artificielle, utilisée dans plusieurs produits électroniques, électroménagers et objets connectés, est mise à l’honneur. Sur 159 000 m² d’espace, des milliers exposants, dont dix-huit jeunes pousses tricolores, présenteront leurs solutions sur le Pavillon Business France à l’intérieur du hall IFA NEXT.

Biggerpan et son I.A. prédictive pour Smartphone

Créée en 2014 à San Francisco par Éric et Audrey Poindessault, la start-up franco-américaine Biggerpan développe la première Intelligence Artificielle (IA) prédictive pour téléphone mobile. Elle devine les besoins des utilisateurs afin de leur offrir des contenus, des services et des achats appropriés en direct par rapport aux pages consultées. Par exemple, si une personne consulte un article à propos d’un film qui vient de sortir au cinéma, la solution lui suggère les salles qui diffusent l’œuvre autour de son périmètre. Ou encore, si l’individu cherche des informations sur un restaurant, le service lui propose alors de commander un taxi ou de se faire livrer à domicile. En installant l’application de navigateur web intitulé « Ulli », l’utilisateur n’a plus à effectuer des recherches ou à taper des messages. L’IA, via le traitement du langage naturel et de l’apprentissage automatique, analyse les pages et affiche en bas de l’écran les contenus les plus pertinents. Aucune information personnelle n’est stockée dans les serveurs de l’entreprise puisque les données sont anonymisées et cryptées. Déjà lauréate des Business France Orange Awards 2018 qui récompensent les innovations dans l’industrie de la téléphonie mobile, la start-up est également soutenue par Google Developers Launchpad, un programme mondial d’accélérateur qui aide, par le biais d’experts de la Silicon Valley, les entreprises à créer et à développer leur produit/service.

CamToy et son robot ami pour chiens

Lancée en 2016 par Thomas Samtmann, Fabian Lapotre, Samy Ould-Kaddour et Marvin Crot, la start-up CamToy basée à Station F, propose un robot compagnon interactif pour chiens, surnommé « Laïka », et destiné à améliorer leur bien-être lorsqu’ils restent seuls à la maison. Il permet également au propriétaire d’interagir à distance avec son animal de compagnie. Équipé d’une caméra, d’un micro et d’un haut-parleur, l’engin peut être contrôlé par une personne via son Smartphone, qui peut ainsi garder un œil sur son ami à quatre pattes, l’entendre et lui parler. Muni d’un traqueur attaché au collier du chien, le dispositif se déplace de façon autonome jusqu’à l’animal et avertit le propriétaire en cas de comportement inhabituel ou d’aboiements excessifs. Il intègre également un lanceur de friandises pour le récompenser lorsque celui-ci se comporte bien. Lorsque le robot a terminé de jouer, il retourne directement recharger sa batterie sur sa base dédiée. Le produit est, actuellement, en développement à la suite d’une campagne de crowdfunding sur la plateforme américaine Indiegogo et la vente est prévue pour décembre 2018, au prix de 300 dollars, selon le site de la start-up.

C-way et son assistant connecté pour enfants

Fondée par Jeanne Chaumais-Tassel en 2013, la start-up C-way est spécialisée dans les objets connectés à la fois ludiques pour les enfants et rassurants du côté des parents. Elle a lancé, depuis quelques mois, Memoo, un assistant domestique. Destiné aux 3-12 ans, il prend l’apparence d’une enceinte aux couleurs lumineuses et se voit composé d’une interface tactile, d’un micro, d’une connexion Wi-Fi et Bluetooth ainsi que d’une matière hypoallergénique et antichoc. En cas d’absence du domicile, les parents restent en contact avec leurs enfants via leur Smartphone et l’application « C-way Memoo », qui contrôle l’objet à distance. Les tout-petits peuvent joindre de leur chambre à tout moment, par le biais de boutons, leurs proches qui peuvent alors leur répondre vocalement ou par message. Dans le but de les guider vers des gestes de la vie quotidienne, un agenda, un réveil et une station météo sont intégrés au produit. Ces différentes fonctionnalités permettent aux jeunes de se responsabiliser et de devenir autonomes pour s’habiller ou préparer leurs affaires. L’assistant domestique diffuse également des radios adaptées à leur âge, des playlists musicales extraites des plateformes de streaming Deezer et Spotify ainsi que des histoires et des programmes éducatifs audio. Le produit est mis en vente au prix de 149 euros.

R-Pur et son masque anti-pollution

Établie en 2016 par Matthieu Lecuyer et Flavien Hello, la start-up R-Pur déploie un masque anti-pollution « Made In France » surnommé « R-PUR Nano », spécialement développé pour les utilisateurs de deux-roues. Doté de plusieurs couches de filtration, il chasse les particules toxiques, fines et diesel ainsi que les bactéries et les pollens présents dans l’air. Disposant d’un tissu déperlant qui lui permet d’être imperméable à tout liquide, il est appareillé à une valve d’extraction de l’air chaud permettant une meilleure ventilation. Le confort est, lui aussi, au rendez-vous avec des attaches ergonomiques en nylon facilement accrochables et détachables ainsi qu’un revêtement interne anti-transpirant. Disponible en différents modèles stylistiques, le montant des masques avoisine les 149 euros et un filtre interchangeable, qui doit être remplacé en moyenne tous les mois, coûte 29 euros. Une application Smartphone produite par la start-up fournit un questionnaire à l’utilisateur afin de renseigner ses trajets quotidiens. À partir de ces informations, un algorithme analyse le nombre moyen de kilomètres parcourus mensuellement et le pourcentage de temps passé en ville puis les données de la pollution de l’air. Il informe le client sur le taux d’utilisation du filtre et propose une date d’expiration pour le changer.

Ces start-up proposeront leurs solutions au sein de l’IFA. Vitrine pour les innovations et les technologies du futur, de célèbres marques comme LG, Samsung ou encore Sony y présenteront, elles, leurs nouveaux modèles de Smartphones ou téléviseurs.

Ces start-up à l’assaut du marché de l’art

Le marché de l’art, l’un des plus anciens au monde, s’est engagé difficilement vers sa transition numérique depuis près de cinq ans. Les maisons de vente et les galeries d’art physiques ont vu apparaître, avec internet, des plateformes en ligne proposant de multiples œuvres. Les nouvelles technologies laissent place à une plus grande démocratisation du secteur, un accès simple à l’information et à la diffusion ainsi qu’à l’apparition de nouveaux services. Des start-up s’immergent alors dans ce domaine en proposant des solutions favorisant la digitalisation de l’art. Découvrez trois d’entre elles.

Les ventes aux enchères d’œuvres de Fine Art (ensemble de disciplines artistiques comme le dessin, la sculpture, la peinture et la photographie, ndlr) ont atteint 14,9 milliards de dollars en 2017, selon le rapport annuel d’Artprice (entreprise française de cotation du marché de l’art sur internet, ndlr). D’après la même source, la Chine se positionne à la première place avec 5,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires tandis que les États-Unis se retrouvent juste derrière avec 4,9 milliards de dollars. La France est, quant à elle, quatrième, pesant 5,3 % du chiffre d’affaires mondial, soit 784 millions de dollars. Face à ce constat, des start-up partent à l’assaut du secteur avec leurs plateformes digitalisées.

Daylighted et ses galeries digitales

Créée à San Francisco en mai 2015 par deux entrepreneurs français, Elisabeth Mouchy et Alex Cammarano, la start-up Daylighted propose de mettre en forme des « smart galleries » (galeries d’arts numériques en français, ndlr) disposant d’une vaste collection d’œuvres et d’informations sur leurs auteurs. Leur objectif : démocratiser l’art au plus grand nombre en le rendant accessible dans des lieux publics comme des hôtels, des restaurants, des hôpitaux, des écoles ou des aéroports. Par le biais d’un boîtier connecté au WiFi, des peintures, photographies ou vidéos sont diffusées, selon l’envie du client, sur des écrans ou des télévisions.

Grâce à une plateforme web, ce dernier peut sélectionner ce qu’il souhaite déployer parmi plus de 26 000 œuvres disponibles et choisir un thème correspondant au créneau horaire ou à la décoration de son établissement. Pour 307 dollars, soit environ 263 euros par mois, l’utilisateur aura la possibilité de connecter jusqu’à cinq appareils. Afin de diffuser leur composition, les artistes les téléchargent sur le site de la start-up.

Tout un chacun peut, via une application mobile, avoir en direct des informations utiles sur les productions diffusées et les acheter directement auprès des créateurs en version numérique ou physique. Véritable succès outre-Atlantique avec l’affichage de plus de 70 000 œuvres par mois sur une centaine d’écrans dans des hôtels de luxe comme le Sofitel, l’entreprise veut s’implanter dans l’Hexagone. Elle a signé des accords avec le complexe Novotel Paris Tour Eiffel, les espaces de coworking WeWork Paris et a même digitalisée le musée du Quai Branly pour permettre la visualisation de certaines créations à proximité de celui-ci.

Artsper et sa plateforme de vente d’œuvres contemporaines

Lancée en mars 2013 par Hugo Mulliez et François-Xavier Trancart, la start-up Artsper offre une plateforme de vente en ligne d’œuvres d’art contemporain. Un catalogue de 70 000 productions venant de 10 000 artistes est ainsi présenté, et l’entreprise collabore avec 1 200 galeries partenaires. Les amateurs peuvent ainsi consulter une sélection élaborée par les experts de la société, découvrir des informations sur l’œuvre sélectionnée et bénéficier d’un programme d’accompagnement intitulé l’ « Artsper Art Advisory ». Ce service permet au client de disposer d’un « Art Advisor » (conseiller en art contemporain en français, ndlr) qui sélectionne, pour lui, les meilleures créations disponibles sur le marché, selon ses goûts et son budget. L’expert peut également négocier auprès des galeries pour obtenir des œuvres au meilleur prix et informer son acheteur de l’actualité des artistes de la collection sélectionnée.

Un autre service est disponible pour les entreprises afin de donner vie aux bureaux et valoriser leur image. Plus de 100 sociétés ont déjà fait appel à Artsper comme Homère (cabinet d’avocats implanté à Paris au service des entrepreneurs, ndlr). Les productions sont vendues au même prix qu’en galerie physique, allant d’une centaine d’euros à plus de 350 000 euros. Le client peut régler sa commande par carte bancaire et la recevoir dans le monde entier. Les résidents de l’Union européenne ont même la possibilité de profiter de quatorze jours d’essai et peuvent, s’ils ont changé d’avis, renvoyer le produit et être remboursés. Pour se financer, la start-up prélève une commission sur les ventes. Depuis sa levée de fonds de deux millions en 2017, elle est devenue l’un des leaders de la vente de productions d’art contemporain en ligne.

ArtPhotoLimited et son site de photographie d’art

Fondée en 2016 par Louis Albert et Junior Bernardla, la start-up bordelaise ArtPhotoLimited propose une plateforme de vente en ligne d’œuvres d’art photographiques à destination des particuliers. Elle permet aux clients de posséder une photographie signée et numérotée en édition limitée. Entre 30 et 300 exemplaires sont ainsi disponibles à des prix accessibles, dès 49 euros. 8 213 photos sont classées selon des thèmes variés comme le sport ou le cinéma. Tout en choisissant leur cliché, les consommateurs peuvent choisir entre sept à huit formats, de 28 x 21 cm à 150 x 120 cm, et sélectionner des options d’encadrement comme un contre-collage sur aluminium ou un cadre caisse américaine.

Sur le modèle d’une marketplace, ArtPhotoLimited se rémunère via une commission de 30 % sur chaque vente. Les entreprises qui souhaitent se procurer une œuvre photographique ont accès à un dispositif : elle permet de déduire 100 % du prix d’acquisition de leur résultat imposable par tranche de 20 % pendant cinq ans, dans la limite de 5 % du chiffre d’affaires. À la suite de la victoire des Bleus lors de la Coupe du Monde 2018, le site qui dispose d’un partenariat avec le magazine L’Équipe a vu ses ventes multipliées par dix, grâce à des commandes de photos des joueurs français pendant la compétition.

Ces start-up favorisent ainsi la digitalisation de l’art. Le marché de la vente en ligne d’œuvres prend de plus en plus de place et pèse, aujourd’hui, 3,75 milliards de dollars, selon une étude « Online Art Trade Report 2017 » de Hiscox (assureur spécialisé dans le domaine des objets d’art, des patrimoines de valeur et des risques professionnels, ndlr).

Le Portugal, nouvelle destination européenne des entreprises

Faisant longtemps partie des « mauvaises élèves » de l’Union européenne en matière de déficit et après des années de récession, le Portugal a redressé la barre. De 2011 à 2014, le taux de chômage atteignait des niveaux records avec 18 % de la population active. Depuis l’an dernier, il est retombé à 6,7 % et l’économie portugaise a enregistré une croissance de 2,7 %, la plus forte en dix-sept ans. Ce nouveau dynamisme économique attire les entrepreneurs de toutes nationalités notamment des Français, les démarches administratives facilitées et les avantages fiscaux y étant pour beaucoup. Zoom sur ce pays de la péninsule ibérique.

Le Portugal se place comme la nation la « plus accueillante du monde », selon un sondage réalisé par le réseau InterNations en 2017 (site allemand ayant pour objectif de guider et aider les expatriés dans 420 villes à travers la Planète, ndlr) auprès de treize mille étrangers représentant 166 nationalités. Ils ont jugé les pays parmi quarante-trois facteurs comme la qualité et le coût de la vie, la facilité à se loger, la sécurité et l’univers professionnel. 93 % des personnes interrogées se disent comblées par leur existence au Portugal, 89 % soulignent leur équilibre complet entre activités de travail et vie privée et 47 % souhaitent s’y établir définitivement. Des entrepreneurs s’y installent également pour développer leur société, profitant d’une effervescence économique, des démarches de création d’entreprises simplifiées et des dispositions fiscales intéressantes.

Des démarches administratives simplifiées

Pour créer une entreprise au Portugal, il faut d’abord choisir un statut juridique. Il en existe plusieurs dont la SA (« Sociedade Anonima », soit la « Société Anonyme », en français, ayant un capital social composé d’actions et de cinq actionnaires, ndlr) et la SUQ (« Sociedade Unipessoal por Quotas », soit la « Société Unipersonnelle », en français, ne comptant qu’un unique associé et un capital supérieur à 5 000 euros, ndlr). La mise en œuvre se fait avec l’envoi de documents administratifs et l’enregistrement auprès d’entités comme le registre du commerce et le fisc. Il est possible, pour l’entrepreneur, de choisir un représentant légal sur place afin qu’il se charge des différentes étapes. Une solution pratique pour celui qui n’a pas le temps de rester longtemps dans le pays. Mais il existe une autre possibilité pour fonder rapidement son entreprise. Le dispositif « Empresa na Hora », mis en place depuis 2007, le permet en moins d’une heure et s’avère destiné aux sociétés de petite taille ou familiales. Disponible dans les Centres de formalités des entreprises ainsi qu’au sein des conservatoires du registre foncier, le service permet d’ouvrir une firme « pro quotas » ou « uni-pessoal » (les équivalents de la Société À Responsabilité Limitée et en nom individuel en France, ndlr). L’entrepreneur doit alors choisir son nom, son siège social et définir le capital avant de signer les statuts devant un notaire. À la suite de cela, il devra déclarer, via internet, l’activité auprès de l’administration fiscale et sélectionner un comptable.

Des mesures fiscales avantageuses

Le pays attire également les entrepreneurs et investisseurs étrangers par le biais d’avantages fiscaux attractifs. Un statut RNH (Résident Non Habituel, ndlr) mis en œuvre depuis 2013 permet aux expatriés résidant au Portugal plus de 183 jours par an et n’ayant pas habité à l’intérieur de celui-ci dans les cinq années précédant son installation de disposer de impôts réduits. Les retraités peuvent être exonérés, tandis que les dirigeants d’entreprise, les ingénieurs, les professions libérales et de la santé ne sont imposés que de 20 % sur leur revenu produit et perçu sur le territoire portugais. L’État propose d’ailleurs, depuis 2012, des Vistos Dourados (« Visas d’Or », en français, ndlr) afin de compenser la fuite des capitaux nationaux par ceux venant de l’étranger pour relancer l’économie et promouvoir la culture ibérique. Ce programme permet aux entrepreneurs expatriés de s’intégrer plus simplement dans le pays avec un permis de séjour accordé pour cinq ans avec la possibilité de faire une demande de nationalité portugaise à la fin de la période ainsi que la probabilité d’un regroupement familial. Afin d’y accéder, ils doivent investir, au minimum, un million d’euros dans une entreprise ou cinq cent mille euros dans l’immobilier et créer ou maintenir au moins dix emplois.

Un berceau pour les start-up

À la suite de la crise économique, un écosystème de start-up s’est progressivement formé au Portugal. Aujourd’hui, le pays en dispose 2 300, dont 34 % sont étrangères. 121 incubateurs sont également intégrés pour favoriser leur développement. Des villes comme Porto ou Lisbonne restent les plus appréciées par les entreprises. La capitale portugaise est surnommée la « San Francisco européenne » de par sa force en matière de numérique avec notamment l’organisation du Web Summit (conférence sur les technologies qui se tient au Portugal depuis 2016, ndlr). Le poids des start-up à Lisbonne était évalué à plus de 1,3 milliard de dollars il y deux ans, selon le Global Startup Ecosystem Report. Des entreprises françaises comme Seeqle, spécialisée dans le e-recrutement s’y sont installées en 2017 notamment pour la forte digitalisation. Les start-up peuvent également intégrer un programme intitulé le « StartUP Visa ». Celui-ci est ouvert aux fondateurs de jeunes pousses n’appartenant pas à l’Union européenne ainsi qu’à l’espace Schengen. 65 incubateurs répartis dans tout le pays sont certifiés pour les aider. Afin d’en faire la demande, les dirigeants devront faire état d’un casier judiciaire vierge, avoir plus de dix-huit ans et être en possession d’un compte bancaire au montant total de 5146,08 euros pour douze mois. Leur projet devra également être innovant, axé sur la technologie et avoir le potentiel d’atteindre, trois ans après la période d’incubation, un chiffre d’affaires de plus de 500 000 euros.

Le Portugal devient donc, depuis quelques années, une destination européenne privilégiée pour les jeunes entreprises et expatriés notamment grâce à ses avantages fiscaux et à ses démarches administratives simplifiées. Selon la CCIFP (Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Portugaise, ndlr) 30 000 à 60 000 Français et plus de 582 entreprises tricolores y résideraient.

Le Légaliste : des annonces légales à des prix attractifs

Tout entrepreneur doit faire face aux formalités et aux démarches administratives. Pour créer son entreprise, modifier ses statuts ou la mettre en liquidation judiciaire, il doit obligatoirement publier une annonce dans un JAL (Journal d’Annonces Légales). Une procédure qui peut se révéler fastidieuse. Pour cette raison, des sites internet spécialisés se proposent de la faciliter via des interfaces simples d’utilisation et rapides. C’est le cas de la plateforme Le Légaliste dont la mission est d’aider les entreprises à éditer leurs annonces à prix réduits.

L’obligation de publier dans un JAL

Fondée en 2013 par Jean-François Lemercier et Alexandre Almajeanu, la start-up a lancé, quelques mois après, sa plateforme d’annonces légales dédiée aux entrepreneurs, mais également aux comptables et aux notaires. Depuis la loi du 4 janvier 1955, les entreprises françaises sont dans l’obligation de rendre compte des événements qu’elles traversent, de leur création jusqu’à leur changement de siège social. Ces informations doivent être diffusées dans un Journal d’Annonces Légales (JAL), revue  d’information habilitée par arrêté préfectoral à les recevoir et à les publier. Conscient du poids des formalités administratives et des coûts prohibitifs pratiqués par la profession, le site Le Légaliste.fr propose un service simple, performant et économique. Son objectif : faire gagner du temps, de l’énergie et de l’argent aux entrepreneurs. Si le prix d’une annonce légale est fixé chaque année par le ministère de la Culture et de la Communication, le service se démarque en ne faisant payer que les lignes obligatoires et en enlevant les phrases et expressions superflues. Sur le marché, le tarif des annonces légales, selon les différents types de formalités, se concentre sur une tranche allant de 90 à 300 euros. Du côté de la plateforme, le prix moyen avoisine les 80 euros, ce qui représente une économie de 30 à 40 %. La société a également sélectionné une centaine de journaux partenaires prévenants de chaque département français en fonction de leur fiabilité et leur honnêteté. Et afin de tenir compte des avancées du web, elle permet aux entrepreneurs d’obtenir rapidement des documents électroniques.

Un service rapide et pratique

Grâce à une interface fluide et rapide, les dirigeants d’entreprise peuvent publier dans un journal d’annonces légales en seulement quelques clics. Directement dirigés sur une page affichant quatre étapes, ils accèdent, en premier lieu, à une sélection de formulaires dédiés à la constitution, modification et dissolution de leur société ainsi que d’autres modèles de publication comme la cessation d’un fonds de commerce. Les entrepreneurs peuvent ensuite remplir les champs indiqués. Par exemple, pour une personne souhaitant fonder une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, ndlr), elle doit préciser la date de signature des statuts, le nom, le capital et l’activité de la société. S’ajoutent également l’adresse du siège social et des informations générales sur l’identité du gérant. Une fois le texte validé, elle peut alors payer son annonce par carte bancaire ou via PayPal. Un greffier validera par la suite l’attestation de parution reçue en version téléchargeable par le client par le biais de sa boîte emails, dans un délai estimé entre une heure et un jour. En cas d’urgence, la plateforme s’efforce, selon le site, de la délivrer en moins de deux heures. Le dirigeant n’aura plus qu’à présenter son document auprès du greffe afin de compléter ses démarches administratives ainsi que ses formalités juridiques. Un journal justificatif sera également envoyé par courrier postal dès la parution dans un quotidien partenaire, sous deux à cinq jours.

Aujourd’hui, Le Légaliste, c’est plus de 35 000 annonces légales validées à 100 % par le greffe et 3 000 clients repartis dans l’Hexagone. Sur 1 233 avis déposés sur Trustpilot (site danois qui publie des avis consommateurs sur les entreprises en ligne, ndlr), la société récolte la note de 9,5 sur 10 et de multiples commentaires soulignent la qualité du service par des termes élogieux comme « excellent », « efficace » et « rapide ». Dans l’avenir, la start-up souhaite renforcer ses effectifs et développer une application Smartphone dédiée à l’annonce légale.

Le tourisme industriel, une aubaine pour les entreprises

Une tendance s’affirme depuis plusieurs années dans l’univers touristique, celui du tourisme industriel. Des sociétés n’hésitent plus à ouvrir leurs portes afin de faire découvrir au grand public, leur savoir-faire et leur patrimoine. Une pratique de plus en plus appréciée par les touristes, à la recherche d’expériences atypiques et authentiques. D’un autre côté, elle permet à une entreprise de développer sa notoriété tout en générant du chiffre d’affaires. Zoom sur le phénomène.

Dans l’Hexagone, le tourisme industriel continue de séduire les Français comme les étrangers. En 2012, ils étaient dix millions à avoir visité une entreprise et, en 2014, treize millions, avec plus d’un million de voyageurs venant d’autres pays. Aujourd’hui, pas moins de 5 000 sociétés ouvrent leurs portes dans le cadre de visites. Les secteurs d’activité les plus affectionnés restent l’agroalimentaire et la production d’alcool (60 %), l’artisanat (18 %) ainsi que l’environnement et l’énergie (10 %), selon l’Observatoire de la visite d’entreprise (organisme analysant la répartition des entreprises par secteur d’activité, leur taille et le nombre de visiteurs, ndlr). Quant au domaine de la mode, des cosmétiques et des technologies, ils séduisent respectivement 7 % et 5 % des touristes. Cette tendance apporte de nombreux avantages aux entrepreneurs ainsi qu’à leur établissement. Des plateformes se mettent également en place pour faciliter les rencontres entre firmes et grand public.

Un atout pour les entreprises

Si le tourisme industriel constitue un vecteur d’enrichissement culturel pour les visiteurs, les entreprises sont, elles aussi, gagnantes. Pour ces dernières, cette pratique représente un élément considérable en tant que base de création d’emplois mais aussi par ses retombées en termes d’image et de ventes. Les visites permettent aux sociétés de communiquer directement avec le public, qu’il fasse partie d’une population jeune ou plus âgée. Les personnes peuvent observer et échanger avec les salariés sur leur lieu de travail, mais également découvrir de nouveaux métiers, favorisant la rencontre avec de potentiels futurs employés. Cela permet aussi de souligner la qualité des produits/services et du savoir-faire d’une entreprise, tout en révélant certains aspects peu connus de la population comme la traçabilité, les conditions d’activité ou la gestion de l’environnement.

Le tourisme industriel se place, par ailleurs, comme un instrument de développement économique par le biais des recettes obtenues à l’occasion de la visite, payante, et par la mise en place d’un espace de vente. Les achats consécutifs à une excursion sont d’ailleurs plus de deux fois supérieurs à ceux effectués hors visite, selon l’Observatoire de la visite d’entreprise. D’après la même source, 78 % des sociétés participantes disposent d’une boutique et 58 % font payer un ticket d’entrée. Par exemple, La Maison d’Armorine, société bretonne de confiseries sucrées, organise toute l’année des rencontres pour faire découvrir l’intérieur de l’atelier de fabrication et les pâtissiers durant leur travail. Elle reçoit plus de 30 000 personnes par an, ce qui rehausse ses ventes à 7,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le site de fabrication de Kindy, firme de production et distribution de chaussettes, menacée de fermer ses portes en 2017, s’est lancé, cette année, dans le tourisme industriel dans le but de doubler sa production et montrer sa renaissance.

Des plateformes spécialisées dans les visites

Des sites en ligne ont vu le jour pour mettre en valeur le tourisme industriel et les sociétés françaises. C’est notamment le cas de Entreprise et Découverte et de WeSavoirFaire.

Le premier site a été lancé en 2012 par l’AVE (Association de la visite d’entreprise, ndlr) avec le soutien financier de l’État. Son objectif reste de valoriser et de promouvoir la filière de la visite d’entreprise. La confédération poursuit alors trois missions. Elle cherche à fédérer les firmes, les institutions et les professionnels du tourisme chaque année lors de l’événement « Les Rencontres Nationales de la Visite d’Entreprise ». Elle s’occupe également de gérer les relations presse sur la filière et d’accompagner les sociétés et les territoires afin d’élaborer des parcours et des opérations de visites personnalisés. L’association compte, aujourd’hui, 400 adhérents, constitués à 80 % d’entreprises et à 20 % d’organismes touristiques. Depuis sa création, près de 2 000 firmes partenaires ont été assistées  dans l’élaboration de leurs visites afin d’ouvrir leurs portes au public. L’agroalimentaire et l’alcool demeurent les secteurs plus représentés, mais l’univers artisanal et celui technologique, y figurent aussi. Grâce à la plateforme, les entreprises disposent d’une réelle visibilité. Pour y adhérer, trois offres sont proposées selon la taille de la société, comme la « Classique » à partir de 62 euros, qui permet d’afficher sa visite sur le site et d’être mis en relation avec d’autres firmes. Des versions « Premium » à partir de 198 et 310 euros offrent, elles, une visibilité privilégiée ainsi qu’une communication renforcée. Quant à la start-up We Savoir Faire, elle a lancé sa plateforme en 2013 pour favoriser le contact entre les entreprises et les touristes. Les visiteurs peuvent naviguer sur des pages dédiées aux sociétés partenaires, qui comportent une galerie photo, des informations sur les activités ainsi qu’un calendrier de visites. Les réservations s’effectuent ensuite directement sur le site.

La France n’est pas le seul pays concerné par le tourisme industriel. Le Japon, avec JETRO (Japan External Trade Organization, organisation japonaise chargée de mettre en valeur le commerce extérieur, ndlr) fait la promotion des savoir-faire des sociétés du pays centrées notamment dans l’artisanat traditionnel et l’industrie technologique. Quant à la Chine, elle a décidé d’encourager le développement du secteur en novembre 2017 en construisant cent bases et en désignant vingt entreprises spécialisées dans la production d’alcool, de produits laitiers ou encore de cosmétiques comme lieux de visites au niveau national. Son objectif est d’attirer 240 millions de visiteurs par an et d’obtenir plus de 4,5 milliards de dollars pour 2020. Des agences de voyages et des guides vont même plus loin avec le tourisme noir (forme controversée de tourisme qui consiste à visiter des lieux étroitement liés à la mort, à la souffrance ou à des catastrophes, ndlr) en proposant, par exemple, des visites de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, qui a subi un accident majeur en avril 1986.

Le secteur du livre d’occasion, une opportunité pour les start-up

Le marché du livre d’occasion est en plein essor ces dernières années notamment grâce à internet. L’apparition des sites de revente et des marketplaces en ligne à partir de 2000 a apporté une importante visibilité à un business jusqu’alors peu représenté. Afin de profiter de cette dynamique favorable, des start-up se lancent dans le secteur avec des plateformes et des applications qui offrent une nouvelle façon de se procurer des ouvrages ou de les vendre. Découvrez plusieurs d’entre elles.

Le marché français du livre d’occasion pèse près de 850 millions d’euros. Il se concentre sur quelques plateformes et sites de vente comme celui de Gilbert Joseph, Decitre ou encore la Fnac. Mais c’est surtout Amazon et Rakuten-PriceMinister qui prennent l’avantage, avec environ 35 % des achats en volume sur toute la période 2014-2016, d’après un sondage réalisé par GfK (Gesellschaft für Konsumforschung, société pour la recherche sur la consommation en français, institut d’études de marché, ndlr). Pour rivaliser avec ces enseignes en ligne, des start-up créent des sites et des applications innovantes pour attirer les amateurs et passionnés de lecture.

RecycLivre : la plateforme de vente et collecte solidaire

Créée en 2008 par David Lorrain, la start-up RecycLivre a mis en place une plateforme de vente d’ouvrages d’occasion atypique, solidaire et écologique. Elle propose aux entreprises, aux particuliers, aux associations et aux collectivités, un système gratuit de récupération de livres afin d’éviter de les jeter. La société vient directement chez eux afin de les récupérer, lors de tournées effectuées en véhicule électrique. Une fois collectés, ils sont triés grâce à un algorithme, selon leur état, en scannant leur code-barres. Ceux en bonne condition seront revendus et les autres, recyclés. Le prix minimum d’un livre dans la boutique en ligne débute à quatre euros, frais de port inclus.

10 % des revenus nets générés par les ventes sont, par ailleurs, reversés à des associations et des programmes d’action de lutte contre l’illettrisme, pour l’accès à la culture et la préservation des ressources comme Lire et faire lire (plan national d’ouverture à la lecture et de solidarité intergénérationnelle, ndlr) et Etc Terra. Sur leur site, un compteur délivre, chaque seconde, des chiffres sur les actions réalisées par la start-up. Depuis sa création, elle a transféré plus de 1 119 290 euros à des associations, sauvé 23 399 arbres qui auraient dû être coupés s’il avait fallu produire en neuf des livres d’occasion, et économisé plus de 926 976 960 litres d’eau pour la conception du papier. L’entreprise dispose de bureaux implantés dans de grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Strasbourg et Lille, ainsi qu’à l’étranger, à Madrid.

Swapbook et son application pour les étudiants

Fondée en 2016 par Laure Desegaulx, la start-up parisienne Swapbook est une application conçue pour les étudiants. Elle permet de les mettre en relation à travers l’achat et la vente de livres d’occasion. La créatrice a eu l’idée de ce concept en tentant de revendre ses manuels scolaires chez Gibert Jeune (librairies parisiennes, ndlr). Face à une attente démesurée et un bénéfice moindre, elle s’est aperçue que troquer ses ouvrages était difficile. L’objectif de l’application est de mettre en place un service d’économie collaborative permettant à tout étudiant d’acheter des livres à bas prix et d’obtenir un gain plus rentable en cas de vente.

L’utilisateur a ainsi accès à une page d’accueil où deux rubriques, « Achat » et « Vente », lui sont proposées. En cliquant sur la première, il peut chercher un livre et découvrir les recommandations d’autres personnes le concernant. En cas de vente, l’étudiant n’a qu’à scanner le code-barres de son manuel à l’aide de son Smartphone.

Selon l’état et les prix du marché, un algorithme indique un tarif pratique pour le vendeur et l’acquéreur. Une section « Discussion » est alors disponible afin que les membres puissent dialoguer pour se donner rendez-vous pour l’échange. La start-up prend une commission de 10 % lors de la transaction. Soutenue par de nombreux organismes comme l’Université Paris Diderot et Schoolab (accélérateur dédié aux étudiants entrepreneurs, ndlr), elle a participé au projet Smile to School avec l’association Carlton Smile Charity, qui permet à des orphelins du Cameroun d’être scolarisés. Elle s’est également engagée à reverser 10 % de ses profits à des associations.

KiwiBook donne une seconde vie aux livres

Lancée en 2017 par Benjamin Augros et Benjamin Lointier, la start-up nîmoise KiwiBook se place comme une plateforme d’e-commerce spécialisée dans les biens culturels d’occasion. Aujourd’hui consacrée au secteur du livre, elle souhaite étendre son offre à d’autres produits comme les CD, DVD, Vinyles et jeux vidéo. Avec son site affilié, vendre-livre.fr, la société vient en aide aux particuliers en leur permettant de revendre des ouvrages en un clic. Le client n’a qu’à renseigner le code-barres du livre. Grâce à un algorithme qui trie des millions de références de produits toujours vendables, le prix de rachat est directement fixé.

Une fois la décision validée, le client envoie ses produits gratuitement avec l’étiquette d’expédition fournie et reçoit un virement sous une vingtaine de jours. Alors que plus de 5 000 ouvrages sont réceptionnés chaque mois par l’entreprise, celle-ci ambitionne de recevoir 100 000 livres d’ici fin 2018. En janvier dernier, elle a levé 180 000 euros auprès d’entrepreneurs de l’e-commerce et de Kima Ventures, le fonds d’investissement de Xavier Niel. Avec cette somme, la start-up veut déployer des applications mobiles sous Android et iOS ainsi que renforcer son équipe, d’un développeur et de préparateurs de commandes.

Si le secteur du livre d’occasion connaît un franc succès, celui du neuf a subi un léger recul en 2017 par rapport à l’année précédente, passant d’environ 2,8 à 2,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec une diminution du nombre d’exemplaires vendus, soit 430 millions, selon le SNE (Syndicat national de l’édition, ndlr). Le secteur du livre numérique continue, quant à lui, sa progression en générant un chiffre d’affaires de 201,7 millions d’euros en 2017, soit une évolution de 9,8 % par rapport à 2016. Il représente ainsi 7,60 % du chiffre d’affaires des ventes d’ouvrages des éditeurs.

LampesDirect : des solutions d’éclairage pour particuliers et professionnels

Le secteur français de l’éclairage est estimé à 2,3 milliards d’euros. Un domaine en plein bouleversement avec l’apparition des ampoules LED, diodes électroluminescentes à la durée de vie plus longue et à faible consommation électrique. Son marché pourrait atteindre plus de 27 milliards de dollars d’ici 2024. LampesDirect est, à ce propos, spécialisé dans le secteur, et particulièrement dans la vente en ligne d’articles d’éclairage. Il répond aux besoins des particuliers comme des professionnels en proposant des solutions de qualité à des prix attractifs. Zoom sur cette société.

Une entreprise au service de ses clients

Issu de chez Any Lamp B.V., entreprise internationale spécialisée dans l’éclairage, Les ampoules LED se place comme un site de vente en ligne qui propose plus de 5 500 références constituées d’ampoules, de luminaires et autres accessoires lumineux tels que des lampes halogènes, à économie d’énergie ou à LED ainsi que des tubes fluorescents. La plateforme met en avant des produits de qualité issus de grandes marques comme Philips, Osram, Sylvania ou encore Noxion. Pour séduire les consommateurs, elle affiche des prix dégressifs, leur permettant de commander des quantités importantes pour un coût avantageux. LampesDirect s’adresse ainsi aux particuliers comme aux entreprises et administrations. L’entrepôt où sont transposés les produits se trouve aux Pays-Bas pour livrer des milliers de clients à travers le monde. L’expédition se fait en 24 heures en cas de stock et la livraison s’effectue en moyenne sous trois jours. Les clients n’ont par ailleurs pas besoin de souscrire à des services payants de protection puisque plusieurs produits de l’entreprise disposent d’une garantie de cinq ans. Pour les professionnels, la société propose des facilités de paiement comme un règlement à crédit sous quatorze jours.

Par souci de satisfaction client, LampesDirect met à disposition des spécialistes de l’éclairage joignables du lundi au jeudi de 8 h à 18 h et le vendredi de 8 h à 17 h. Le site propose aussi de nombreux articles et blogs conseils pour aider les consommateurs à choisir leur type d’éclairage idéal.La société présente également un aspect écologique puisqu’elle privilégie les communications par e-mails plutôt que par courriers. Au sein de ses locaux, elle utiliserait d’ailleurs principalement du papier recyclé. Selon Trustpilot, spécialiste dans l’avis client en ligne, sur 1 224 avis déposés, 72 % des clients ont estimé le service de Lampesdirect.fr comme étant excellent et 14 % l’ont jugé bien.

L’éclairage LED comme pièce maîtresse

LampesDirect met beaucoup en avant la technologie LED (Light Emitting Diode, « Diode Electroluminescente », en français, ndlr). Composant, il a la caractéristique de projeter de la lumière lorsqu’il est alimenté par un courant électrique. D’abord adaptée aux voyants lumineux de signalisation, cette solution s’est peu à peu imposée au fil des années. Ainsi, de plus en plus de foyers et établissements commerciaux tels que des supermarchés l’utilisent. Les éclairages de ce type offrent de nombreux avantages. Ils permettent une économie d’énergie allant jusqu’à 80 % et disposent d’une durée de vie plus longue, soit plus de 50 000 heures contre 1 000 pour les autres produits traditionnels. Les ampoules LED préservent d’ailleurs l’environnement puisqu’elles ne sont pas composées de substances polluantes comme le mercure et peuvent ainsi être recyclées. Pour une quantité équivalente de lumière, l’ampoule LED consomme moins d’électricité qu’une ampoule classique : elle utilise 6 watts contre 35 pour une lampe halogène.

Quant à la qualité d’éclairage, celle-ci s’avère optimale avec un flux puissant dès l’allumage permettant de mettre en lumière de grands espaces et s’adapte à tout type d’environnement. Résistants aux chocs, les éclairages LED fonctionnent sur toutes les installations électriques classiques. LampesDirect propose des spots luminaires au prix allant de sept à soixante-deux euros et des tubes, de un à cinquante euros, capables d’économiser respectivement 84 % et 59 % de la dépense énergétique.

L’Afrique, un continent tourné vers l’entrepreneuriat

Face à l’Occident, l’Afrique se tourne de plus en plus souvent vers l’écosystème entrepreneurial. Il est en effet perçu comme un ressort essentiel à la croissance économique sur le continent mais aussi comme un outil durable de création d’emplois ainsi qu’un dispositif séduisant pour la jeune population. Des entreprises et start-up apparaissent et se développent progressivement dans plusieurs pays africains comme le Kenya, le Nigeria ou la Côte d’Ivoire, dans des secteurs variés tels que la finance, la télécommunication ou l’e-commerce. Tour d’horizon de l’activité entrepreneuriale africaine.

Le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud, « start-up nations »

Les start-up en Afrique ont le vent en poupe. Elles se développent progressivement et attirent les investisseurs du monde entier. Plus de 560 millions de dollars, soit 467 millions d’euros ont été investis dont 124 d’entre elles en 2017, soit une hausse de 53 % par rapport à 2016, qui était déjà une année record, avec 366,8 millions dollars pour 77 sociétés. 128 réalisations de levée de fonds ont été recensées, soit une augmentation de 66 % en un an, selon une étude de l’organisme d’investissement Partech Ventures. Les incubateurs d’entreprises se sont énormément développés sur le continent. Ils sont plus de 443 alors qu’ils n’étaient qu’une dizaine dans les années 2000.

Trois pays tirent leur épingle de jeu : le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud. Conformément à une enquête annuelle réalisée par le fonds de capital-risque Partech Africa, l’Afrique du Sud monte sur la première marche du podium avec 42 entreprises qui ont reçu 168 millions de dollars d’investissements en 2017, soit 30 % du total des levées en Afrique. Le Kenya et le Nigeria arrivent, eux, en deuxième et troisième position, avec respectivement 147 millions et 115 millions de dollars. Reste qu’au cours du premier trimestre de l’année 2018, selon un rapport du Global Tech Media Wee Tracker (plateforme média qui se focalise sur les technologies et l’écosystème des start-up africaines, ndlr), les deux nations ont multiplié les financements. Les entreprises nigérianes ont effectué 29 transactions pour un montant qui s’élève à 29,41 millions de dollars, tandis que les sociétés kényanes ressortent vainqueurs avec 23 levées de fonds, soit 82,86 millions de dollars, ce qui représente trois fois plus que le Nigeria. D’autres pays africains ne sont pas en reste et parviennent à attirer petit à petit les promoteurs comme l’Égypte, qui a réalisé 14 % des tours de table sur le continent en 2017 ainsi que la Côte d’Ivoire et le Sénégal, avec chacun 13 et 6,5 millions récoltés en 2016.

Des entreprises spécialisées dans des secteurs variés

Les start-up africaines se consacrent à de nombreux secteurs, particulièrement centrés sur la finance, l’e-commerce ou la télécommunication. L’entreprise kényane Africa’s Talking, dont le siège social est basé à Nairobi, est spécialisée dans la technologie mobile. Elle a créé une plateforme qui propose des solutions basées sur le Cloud afin de virtualiser les infrastructures de télécommunication dans toute l’Afrique, en simplifiant le processus et les technologies. Elle fournit ainsi des SMS, des MMS, des codes USSD (protocole qui envoie des informations via les réseaux GSM, 3G ou 4G, ndlr) ainsi que des API Voix (services vocaux qui permettent d’installer et de gérer des flux d’appel, ndlr) et des applications de paiement mobile pour les particuliers, les entreprises et les développeurs. Elle offre également SMSVoices.com, une autre plateforme qui permet aux utilisateurs de transmettre des informations sur internet via des textos et des publications en ligne. Celle-ci a récolté plus de 8,5 millions de dollars en 2017 afin de se développer à travers le continent. Le fonds d’investissement early-stage Orange Digital Ventures, de l’opérateur téléphonique français du même nom, a d’ailleurs participé.

Quant à l’entreprise nigériane TradeDepot, créée en 2016, elle permet de gérer la distribution de biens de consommation sur le continent africain. Via sa solution, les petits détaillants peuvent accéder en temps réel aux prix et aux remises proposés par de grandes marques comme Coca Cola. Ils ont alors la possibilité de commander de nombreux produits et de se faire livrer d’une manière rapide dans l’entrepôt le plus proche de son lieu de travail. TradeDepot permet de mettre en place un moyen de communication immédiat entre marques et commerçants. Le fonds Partech Africa, propriété de Partech Ventures (organisme de capital-risque transatlantique spécialisé dans les technologies de l’information et de la télécommunication, ndlr) a injecté, en avril dernier, trois millions de dollars dans la jeune pousse, dans le but de favoriser son expansion dans le pays.

L’Afrique : premier continent de l’entrepreneuriat féminin

L’Afrique est devenu le premier continent de l’entrepreneuriat féminin, selon le rapport 2017 « Women’s Entrepreneurship » réalisé par GEM (Global Entrepreneurship Monitor, projet d’étude mondiale qui analyse annuellement l’activité des entreprises, leurs attitudes et leurs aspirations dans plus de 80 pays, ndlr). D’après la même source, 27 % des femmes créent une société en Afrique, ce qui constitue le taux le plus haut à l’échelle mondiale. Mais 70 % d’entre elles n’ont pas accès aux investissements. Des initiatives sont lancées afin de mettre en valeur les dirigeantes d’entreprise et promouvoir leur société. La plateforme digitale «Women in Africa Initiative », créée en 2016 par Aude de Thuin et aujourd’hui dirigée par Hafsat Abiola, se pose comme un outil de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à fort potentiel. Sa mission est de rendre visibles 54 d’entre elles, une par pays, dans leur territoire ainsi qu’à l’international, de les suivre dans l’avancement de leurs compétences et de favoriser leur réseau.

L’univers entrepreneurial s’installe et se solidifie donc de plus en plus sur le continent africain. Trois pays puissants en termes de start-up se démarquent : le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud dominent le marché dans des secteurs comme l’e-commerce ou la télécommunication. L’entrepreneuriat féminin se développe lui aussi, mais fait face à un difficile accès aux investissements.