Aides pour l'accompagnementCréerVente

46 conseils que vous n’entendez pas assez pour développer votre business

De la cave au grenier de l’entreprise, un dirigeant
est à tous les étages et sur tous les fronts. Management, financement,
informatique, recrutement… Autant de domaines à connaître sur le bout des
doigts. Mais parce que nous sommes avertis qu’il est impossible de tout savoir,
nous avons listé pour vous ces 46 conseils. A utiliser sans modération.

1. Apprenez à gérer
votre temps. 

Vous devez avoir de l’organisation et de la méthode pour gérer les
différentes facettes de votre vie de chef d’entreprise et mettre du temps de
côté pour votre vie privée. Au fait ? êtes-vous au courant qu’une journée se
compose de 24h ? Partant de ce constat – que vous le vouliez ou non –
inamovible, vous pouvez à présent vous donner les moyens d’organiser votre
temps comme bon vous semble. Attention toutefois aux distractions les plus
courantes et qui, sous des airs utiles, vous font perdre plus de temps que vous
ne l’imaginez. Jetez-y un œil. Combien de fois par jour vérifiez-vous votre
boîte e-mail ? Rien de grave mais à y regarder de plus près, vous perdez en
concentration. Et ce regard distrait sur votre smartphone à chaque fois qu’un
push ou une notification des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes abonné,
apparaît ? Là encore, rien de très important si ce n’est le dérangement d’un
rendez-vous d’affaire ou le week-end « promis-juré-sans-travail » que vous
aviez promis à votre conjoint. Apprenez-donc à ne pas vous laisser perturber
par ce qui se passe autour de vous, les e-mails que vous pouvez recevoir, les
push de vos amis, les tweets de vos followers… Chaque chose en son temps et au
moment de travailler, restez concentré. Organisez-vous avec la bonne vieille «
to-do-list »
, paramétrez votre téléphone et réorganisez les applications de
votre smartphone. Et puis, quand vous avez une forte envie de procrastination….
Faites en premier ce que vous remettriez volontiers au lendemain. Rigueur, on
vous dit, rigueur. 

2. Soyez toujours prêt
à pitcher votre business en 30 secondes chrono.

C’est l’idée du « pitch elevator ». Communiquer son projet à une personne
importante rencontrée dans l’ascenseur, dans un délai pour le moins très bref
et d’une manière impactante. Pour que votre présentation atteigne le top,
faites de ces trois principes clés la base de votre discours : soyez clair,
crédible et captivant. Vous pensez que l’idée de votre projet et de votre
entreprise est bien plus complexe qu’une présentation en une demi-minute et
qu’il vous faudrait le même temps puissance 10 pour l’expliquer ? C’est une
erreur. La simplicité est un art difficile. Et si vous n’arrivez pas à le
faire, il faudrait penser à creuser du côté de la stratégie de votre entreprise
pour l’améliorer et la rendre plus percutante. Votre voix et votre intonation
doivent trahir votre enthousiasme. Le vocabulaire utilisé ne doit pas être
hyperbolique. Restez fidèle à ce que vous avez pour l’instant réalisé sans vous
vanter de qui vous n’êtes pas encore devenu. Ce pitch doit laisser une première
impression de votre entreprise, service ou produit. Il doit également attiser
la curiosité de ceux qui vous écoutent, qui conquis, vont souhaiter en savoir
davantage. Cela ne s’improvise pas. Bachotez votre pitch à l’avance pour
acquérir l’aisance et la confiance nécessaires, quel que soit le stress ! 

3. Partez du principe
que personne ne vous donnera d’argent.

Avant de vous lancer, mettez les points sur les « i » de vos illusions. Et
faites le constat suivant : aucun Business Angel ne voudra laisser des plumes
dans votre financement, aucune banque ne va croire en votre projet pour vous
faire un prêt. Vous êtes seul. Du moins, c’est ce que vous devez penser pour ne
pas dépendre de qui que ce soit. Si au moment d’établir le business plan de
votre société, vous vous rendez compte que vous avez besoin de gagner le
prochain Euro millions ou de lever d’importants fonds pour créer votre
entreprise, mieux vaut revenir à la case départ. Redimensionnez votre business
model pour qu’il s’adapte à un petit budget : le vôtre. Misez sur la
démonstration que votre entreprise est « scalable », c’est-à-dire capable de
monter en charge. Si votre concept est innovant, ne craignez rien, vous allez
en avoir des investisseurs. D’ici là… patience et raison. 

4. Pas de jargon !
Utilisez les mots que tout le monde comprend.

Un groupe de philosophes employant des termes kantiens tels qu’impératifs
hypothétiques, impératifs catégoriques, épistémologie ou perspective
transcendantale, cela vous laisse coi ? Par contre, les termes lead, backlinks,
benchmaker, pipe, deal vous parlent davantage ? Eh bien, pensez que pour votre
client comme pour votre maman, lorsque vous parlez le jargon entrepreneurial,
vous énoncez du Kant. Ce n’est pas toujours évident de s’en rendre compte quand
les mots à consonance anglophone sont devenus familiers à vos oreilles et
révèlent un certain professionnalisme lors de vos discussions entre
start-upers. Ce vocabulaire vous permet de vous inscrire dans une famille
d’entrepreneurs et reste un facteur d’identité essentiel. Vous apparaissez
intelligents et crédibles… Pas aux yeux de tous !  Adaptez vos messages à
vos interlocuteurs et ne perdez pas leur attention. Lorsque vous utilisez des
mots qui sonnent bien, posez-vous la question sur le sens qu’ils ont pour votre
interlocuteur ? 

5. Séparez-vous des
clients qui ne (vous) respectent pas (votre travail).

Tous les clients ne sont pas bons pour votre société. Si certains sont plus
difficiles que d’autres, votre expérience vous permet de reconnaître ceux pour
qui rien ne sera jamais assez convenable à leurs yeux. Vous pouvez vous rendre
fou, être aimable, gentil et poli avec eux sans jamais avoir le moindre signe
de reconnaissance. Comprenez bien que certains clients veulent toujours trouver
matière à se plaindre. Il vaut mieux choisir de les perdre plutôt que de passer
trop de temps à vous inquiéter ou tenter de résoudre leurs problèmes (qui ne
cessent jamais) et d’apaiser leur mal-être. Cela peut vous faire mal au cœur de
laisser partir à la concurrence l’un de vos clients. Toutefois essayer de
mettre à pied d’œuvre l’impossible pour l’un d’entre eux n’est pas sain. Vous
allez y perdre du temps – que vous pourriez consacrer à ceux qui en valent
vraiment la peine !

6. Respectez les
limites que vous vous fixez avec vous-même.

En tant qu’entrepreneur, vous travaillez de manière indépendante. Seuls
quelques « happy fews » sont réellement capables de comprendre ce que vous
expérimentez… et la plupart d’entre eux vivent, comme vous, à cent à l’heure.
à présent que vous êtes grand, mature et (presque) sorti de l’adolescence, il
est l’heure de prendre les choses en mains et de respecter vos propres limites.
Apprenez à vous dire « non » et à vous responsabiliser. économisez vos énergies
est primordial pour la suite de l’aventure. L’entrepreneuriat est un marathon,
ne l’oubliez pas. Pas un sprint !

7. Célébrez chaque
succès. Même les plus petits. 

Le premier produit. Le premier contrat. Le premier article paru dans la
presse. Et toutes ces petites et grandes victoires qui jalonnent la voie du
succès. Chacune d’entre elles doit être fêtée du fait que le but a été atteint.
D’ailleurs souffler les bougies de ce qui a été accompli permet d’avoir une
attitude de vainqueur, un état d’esprit qui doit vous inspirer jusqu’à la
prochaine étape. L’idée est de se fixer des objectifs à moyen et à long termes.
Certains font office de vision et ne seront atteints qu’une fois votre société
totalement en marche, toute voile dehors. Ces réussites si modestes qu’elles
soient peuvent être intégrées dans la culture de l’entreprise. Les célébrer
vous fera du bien au moral ainsi qu’à celui de vos salariés qui y liront un
aboutissement de leur investissement. Vous serez d’ailleurs davantage motivé,
vous et eux, pour aller jusqu’à la victoire suivante. Qu’importe que la fête
ait lieu dans un grand restaurant ou autour d’une pizza, sur un terrain de foot
ou dans les locaux de l’entreprise. La plus-value réside essentiellement dans
la reconnaissance de ce qui a été accompli !

8. Prenez soin de la
planète. cela fait du bien à votre portefeuille.

Savez-vous qu’une grande partie de la consommation d’énergie est engendrée
lorsque les appareils électriques ne sont pas utilisés ? Si vous n’avez pas
forcément la fibre écologique, ce simple fait devrait vous alerter sur les
économies que vous pouvez réaliser à l’échelle de votre entreprise ! Il existe
plusieurs méthodes pour réduire sa facture. La plus efficace consiste à adopter
des gestes simples (ou de les faire adopter). Privilégiez la lumière naturelle
– gratuite ! – à un éclairage artificiel et faites attention aux types
d’éclairage que vous utilisez. Les ampoules basse consommation par exemple
utilisent trois fois moins d’énergie que les ampoules traditionnelles. Vous
pouvez également utiliser des multiprises avec interrupteur qui permettent de
couper l’électricité de tous les appareils en un clic. Le mode veille
représente une perte d’énergie qui peut s’élever jusqu’à 15 % de votre facture
d’électricité. Vous pouvez également travailler sur les économies de chauffage
et de climatisation en veillant régulièrement à leur bon fonctionnement. Enfin,
réaliser un diagnostic énergétique en entreprise peut être une démarche
primordiale pour détecter les différents postes consommateurs d’énergie et
faire émerger des solutions adaptées à l’entreprise. Son coût est assez
important mais peut être amorti par des aides financières de l’Agence française
de maîtrise de l’énergie (ADEME) à hauteur de 50 % et jusqu’à 70 % pour les TPE. 

9. Engagez des
meilleurs que vous.

En marge du recrutement, pensez investissement. Vous souhaitez le meilleur
pour votre entreprise, n’est-ce pas ? Laissez donc votre ego de côté, qui
consisterait à dire que le dirigeant ou le créateur doit être en tout point le
plus compétent et drapez-vous d’humilité. Vous ne savez pas tout faire. S’il y
a des points sur lesquels vous êtes très bon, d’autres laissent certainement à
désirer. Choisissez, parmi les candidats qui se proposent à vous, les plus
intelligents. Même si cela signifie, plus que vous. Certains entrepreneurs sont
effrayés à l’idée de recruter des personnes dotées de compétences plus élevées
qu’eux. Pourtant ces nouveaux éléments sont capables de challenger votre boîte
et de lui apporter amélioration et progrès. Toutefois, gare aux personnes très
performantes qui ne sont pas imprégnées des mêmes valeurs que vous. Le
recrutement est un choix difficile
que vous devez mener judicieusement en
réfléchissant également à la dynamique de votre équipe. Quitte à mettre sur la
touche quelque fois des meilleurs éléments qui ne s’adapteraient pas à la
culture d’entreprise. 

10. Soignez votre
photographie sur les réseaux sociaux. 

L’usage courant prétend qu’une photographie vaut mieux que mille mots. Et
pour que votre photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn,
Viadeo, Facebook…) mène à la discussion, autant mettre toutes les chances de
votre côté. Il est fort à parier que dans un monde d’hyper-connexion, clients,
investisseurs ou futurs associés « googlisent » votre nom après une première
entrevue ou après réception de dossiers vous concernant. Vous devez faire de
votre portrait web votre allié et éviter que celui-ci ne vous discrédite
professionnellement parlant. Pour que votre photographie inspire confiance,
quelques conseils sont à prendre en compte. Misez tout d’abord sur la cohérence
et la simplicité. Attirez l’attention grâce à un portrait resserré et évitez
les arrière-plans décalés (une plage de sable fin fait rêver mais n’interpelle
pas forcément vos futurs clients). Bannissez également les selfies de groupe
dans lesquelles vous seriez très peu reconnaissable. Votre visage parle pour
vous. Donnez-lui de l’animation. Un sourire ou un éclat de rire, même figé, est
communicatif et incite à la conversation. Ne cherchez pas non plus à vous la
jouer « cool » en arborant des lunettes de soleil. Vous semblez davantage
compétent et engageant lorsque vos yeux peuvent être captés dès le premier
regard. Enfin, évitez le piège des vêtements. Vous proposez vos services de DJ
? Un costume n’est peut-être pas nécessaire. Par contre, en tant que chef
d’entreprise dans la vente et le conseil, cela peut fort aider… 

11. Allez en soirée
networking… et soyez actif !

Il faut se motiver pour aller aux soirées networking après une journée de
travail éreintante ! Surtout quand tout vous appelle à rentrer chez vous et
quand certains de vos amis entrepreneurs ne cessent de vous répéter que les
soirées de réseautage ne servent à rien sauf à perdre du temps. Et pourtant, si
vous souhaitez à la fois vous faire connaître et rencontrer des personnes
intéressantes pour votre entreprise, vous devez rentrer dans l’arène du
networking ! Là il est encore simple de rester assis sur sa chaise, et de se
persuader que toutes les démarches ont été faites depuis que vous avez franchi
la porte. Erreur. Le networking est un sport de contact et vous devez vous y
engager à fond ! Le moyen le plus clair pour sortir de votre coquille si vous
n’êtes pas un habitué du réseautage est de se fixer une stratégie avec des
objectifs à la clé. Un nouveau contact par mois, au moins. Cela vous challenge.
Et quand on parle de contact, on sous-entend un VRAI contact. Non pas une carte
de visite que vous allez poser sur votre bureau en oubliant deux semaines plus
tard, la personne de référence. Intéressez-vous à son profil, son projet, ses
objectifs. Vous pouvez également prendre le temps d’aider la personne si cela
est dans vos cordes et de passer du temps à la conseiller et à l’écouter. Il
paraît que le business karma existe aussi dans le domaine entrepreneurial et
que vos bonnes actions peuvent jouer en votre faveur. Dernière chose. Le
networking, ce n’est pas seulement quand vous le sentez ou en soirée
professionnelle. C’est tous les jours et même dans les endroits les plus
improbables ! Alors ouvrez l’œil et restez motivé. 

12. Ne donnez pas
votre décision sans prendre le temps de réfléchir. 

Vous connaissez l’adage « Il y a un temps pour parler et un temps pour se
taire » ? Lorsque vous faites face à de nouvelles opportunités, que ce soit de
marché, de partenariat, de diversification de votre offre, et même si celles-ci
paraissent alléchantes, réfléchissez-y à deux fois. Vous avez entendu que vous
devez être ouvert aux défis pour votre start-up/entreprise et que vous devez
sauter sur les occasions qui se présentent à vous. C’est vrai !… Mais pas
toujours. Préférez aussi la temporisation et la réflexion. Toutes les
opportunités ne sont pas bonnes à saisir. Bien sûr, vous ne serez jamais
certain à 100 % que votre décision est la meilleure mais prendre le temps de se
poser une seconde plutôt qu’une demi-seconde avant de se lancer pourrait vous
faire gagner du temps. Face à votre interlocuteur, sachez-vous taire pour
laisser celui, en face de vous, parler et expliquer ce qu’il attend du projet
qu’il vous propose. Puis donnez-vous quelques jours, semaines pour réfléchir à
l’idée en la confrontant à votre équipe et à votre propre stratégie de
croissance. Ensuite, si vous êtes convaincu, n’attendez plus, foncez ! 

13. Vous avez le droit
de demander CONSEIL !

Bien s’entourer n’est pas seulement un conseil à donner aux entrepreneurs
débutants. Le parcours entrepreneurial est dur et semé d’embûches. Et même si
le voyage se fait parfois en solitaire, il ne faut ni avoir l’orgueil de penser
tout connaître ni la crainte de passer pour un faible dès qu’on demande
conseil. Le point de vue des autres peut faire une grande différence pour votre
entreprise. Par contre, sachez que vos conseillers sont certainement très
occupés. Alors posez leur une question à la fois, la plus précise possible,
surtout si le contact se fait par e-mail. Présentez la situation de manière
objective en essayant de vous détacher du problème. Vous serez plus à même
d’accueillir le conseil qui vous est donné. Acceptez-le tel qui vient, bien
qu’il puisse peut-être vous étonner au premier abord. Si vous avez des
difficultés à trouver un mentor, faites appel à vos cercles de contact, aux
professionnels qui vous ont entouré jusque-là ou aux experts sur votre marché.
Vous pouvez aussi vous tourner vers des personnes plus spécialisées selon votre
besoin comme des avocats.

14. Travailler plus ne
veut pas dire QUE VOUS TRAVAILLEREZ MIEUX. 

L’idée répandue chez les entrepreneurs est que 70h de travail par semaine
est un pré-requis sans quoi votre société ne va guère avoir le temps de se
développer et vivre. Tous vos ainés vous l’ont déjà inculqué. L’entrepreneuriat
se résume en trois mots : travail, travail et travail. Certes. Les coups de
chance ne viennent pas seuls et le travail, paraît-il, finit toujours par
payer. Mais si vous changiez la donne ? Il est bien de travailler plus que
d’ordinaire mais ouvrez l’œil sur les économies de temps que vous pouvez faire
et dont vous pouvez pleinement profiter. Vous vous connaissez mieux que
n’importe qui. Il est inutile de commencer votre journée à 8h du matin si vous
savez que votre rythme ne vous permet d’être frais et fonctionnel qu’à partir
de l’après-midi et jusqu’en fin de soirée. Et inversement. Si vous savez que
vous n’êtes plus efficace après 18h, inutile de rester au bureau. Travailler
quatre heures de plus par jour ne signifie pas accomplir plus de tâches. Faites
fi des convenances et de la bonne moralité entrepreneuriale ! Au contraire,
écoutez et faites confiance à votre corps. Rechargez les batteries le temps
d’une nuit complète ou d’un week-end lorsque vous sentez que vos forces
s’épuisent. Un manque de sommeil peut vous conduire à tout faire valser alors
qu’en récupérant quelques heures, vous serez apte à accomplir des
prodiges. 

15. Apprenez de vos
erreurs. Mais ne refaites pas deux fois les mêmes. 

Vous avez fait des erreurs. Vous faites des erreurs. Vous ferez des
erreurs. Rien d’autre n’est plus banal dans la vie d’un entrepreneur. Et au
dire de beaucoup, c’est même une nécessité ! Faire des choix conduit à prendre
des risques, à essayer une voie plutôt que mille autres qui se présentent à
vous. On vous souhaite de réussir. Gardez en tête la probabilité que vous allez
échouer à un moment donné. Les belles et grandes choses prennent du temps.
Soyez-en certain, vous êtes en marche. Faites en sorte que vos erreurs
deviennent le socle de votre motivation. Non le terreau de vos excuses. Décidez
dès maintenant que chaque chose que vous ratez vous donne plus d’expérience et
de sagesse, que les expériences négatives que vous avez vécues dans le passé ne
prédisent en rien du futur de votre entreprise. Les échecs sont des virgules,
des temps de respiration, de pause et de rebond. L’idée est de vous en servir
pour mettre un point final au fatalisme qui vous dicte que vous ne réussirez
pas. Ne retombez pas deux fois dans le même travers, juste pour être certain
que vous ne deviez plus le refaire ! Une expérience du type suffit.
Rassurez-vous, il y a d’autres erreurs à tester… l

16. N’OUBLIEZ PAS QUE
Les clients ont vos meilleures idées. 

Allons ! Un peu de décence. Le client est une personne significative de
votre processus de création. Il ne doit pas être cantonné à son poste
d’arrière-garde, celui de simple récepteur du produit ou du service. Les temps
ont changé et le client n’a aucune raison d’être laissé à la marge. Lorsque
vous commencez à intéresser un client avec votre produit ou votre service, il
devient un évangéliste de votre marque. Outre le fait qu’il va prospecter
autour de lui pour vous (on parle d’influenceurs), il peut vous conduire à
avoir des idées innovantes auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé. De
telles personnes peuvent également jouer le rôle de déclencheur, si vous
n’osiez pas mettre sur pied une idée que vous avez eue et que vous jugiez trop
décalée. Parce que le support que vous créez correspond aux besoins et aux
attentes des clients que vous avez ciblés, ceux-ci vont en règle générale vous
faire des retours positifs mais aussi critiques. Prenez-les comme elles
viennent ! Consacrez-leur du temps. Ce sont autant d’idées en germe pour
améliorer votre business car les clients attendent souvent toujours plus.
Autant de challenges que votre entreprise doit prendre en compte pour
s’améliorer et grandir ! Et puis, vous pouvez toujours les devancer en leur
demandant directement ce qu’ils pensent de vos produits ou quelles sont les
améliorations à y apporter. Voyons ! Ne soyez pas aussi timide !

17. Faites un bilan
personnel avant de vous lancer.

La recette entrepreneuriale à cuisiner des projets réussis peut sembler
facile ou ardue suivant les personnalités mais vous saurez vraiment si vous en
êtes capable lorsque vous regarderez dans le frigo pour voir les ingrédients
dont vous disposez. En d’autres termes, faites un point de départ exhaustif de
vos compétences en mettant l’accent sur qui vous êtes, vos talents et ce que
vous pouvez/savez/voulez faire. Cette première étape est un bon moyen pour
éviter d’aller droit dans le mur. Entre l’idée de création et la mise en
pratique, il y a un gouffre. Soit vous le franchissez avec brio, porté par
votre élan et vos ailes surnaturelles, soit vous vous crashez au sol. Autant
être sûr avant de sauter de ce qui constitue votre motivation et votre énergie.
Posez-vous la question : « Avez-vous le profil pour créer ? » et commencez
l’inventaire de vos connaissances qu’elles soient générales ou
professionnelles. Récoltez les données sur votre situation actuelle, sur ce qui
fait vos valeurs, vos motivations et même sur vos loisirs. Ayez une vision
honnête de vous-même en mettant par écrit vos défauts, vos qualités, et votre
vision pour l’avenir, les domaines dans lesquels vous vous sentez prêt à évoluer.
Demandez la même chose à vos proches et comparez les données récoltées.
Peut-être que certains points vous apparaîtront plus clairs. Et puis, pensez
surtout qu’il n’y a pas qu’une seule recette pour entreprendre. Certains
ingrédients de base sont nécessaires, c’est ce que le bilan personnel doit
valider et mettre en lumière. Pour le reste, votre talent, le parcours
entrepris et la participation d’autres personnes feront lever la pâte.

18. Ayez un reporting
financier complet régulièrement.

Il ne suffit pas de savoir compter, encore faut-il le faire régulièrement.
Le reporting financier vous permet de posséder une gestion saine de vos entrées
et sorties mais aussi d’élaborer des prévisionnels et de valider des budgets
indispensables au bien-être de votre entreprise. Les indicateurs à privilégier
sont, en général, le niveau de rentabilité du projet, le coût de la réalisation
et les bénéfices attendus. Une bonne gestion de ces indicateurs dans le temps
et de manière régulière vous donnera des éléments de comparaison pour vous
situer. Le reporting sera d’autant plus utile et impactant. Bien sûr, un des
problèmes principaux pour de jeunes entrepreneurs (comme pour de plus âgés mais
suivant la taille de l’entreprise, celui-ci peut toujours être délégué !) c’est
que s’atteler à cette tâche n’est pas sexy ! Inutile cependant de recueillir
trop d’éléments. Fixez votre attention sur les données essentielles. L’une des
clefs est d’être réactif car le faire tous les ans ne sera pas suffisant. Le
reporting financier est en général mensuel ou bimensuel et doit souligner des
faits nouveaux, importants et exposés brièvement. Des solutions informatiques
libres de droits peuvent être exploitées pour créer son outil personnalisé. Il
peut aussi être fait sous Microsoft Excel. 

19. Réunissez-vous
avec vos associés. 

S’associer ? Autour de vous les paroles fusent : « à deux, vous vous
équilibrez », « Mieux vaut être seul que mal accompagné ! », « Ne le recrute
pas en fonction de son carnet d’adresses »… Et tous les conseils sont bien de
sage augure suivant les cas. Le nôtre ? Sachez gérer vos rapports en équipe que
ce soit à deux ou plus. à l’heure du rush, difficile de trouver du temps pour
vous concerter. Et pourtant, c’est bien dans ces moments que vous en avez le
plus besoin, notamment si une pointe de rancœur commence à naître lorsque vous
comparez votre travail à celui accompli par ceux qui vous épaulent. Mettez donc
en place des rendez-vous réguliers, sans que cela ne tourne forcément à la
réunionite ! 10-15-30 minutes pour se dire tout, pour évacuer le stress, pour
se demander un avis mutuel et pour s’enguirlander aussi le cas échéant. Les
choses doivent être dites pour pallier les problèmes le plus rapidement
possible et passer à une autre étape. Un dialogue transparent est donc plus que
nécessaire. Il faudra vous forcer pour ne pas éviter les questions concrètes
tellement utiles à la communication et au bien-travailler ensemble. 

20. Payez vos impôts.
Gérez avec attention l’administratif.

« Retard de paiement » est une expression qui vous parle ? Pour vous éviter
de crouler sous la paperasse administrative au dernier moment, vous feriez
mieux de vous organiser et de planifier vos missions – même si, en tant
qu’homme de terrain, celles-ci ne vous bottent absolument pas ! Chaque jour,
prenez du temps pour ouvrir vos correspondances, qu’elles soient e-mails ou
courriers et classez-les selon l’importance et l’urgence qu’elles ont à être
traitées. Dans la semaine, bloquez une tranche horaire pour gérer de manière
régulière l’administratif. Imposez-vous un planning de travail et soyez
discipliné pour faire le point sur la comptabilité grâce à des outils Internet
ou matériels comme l’adoption d’un classeur-trieur avec 12 ou plus d’entrées
qui vous permet de suivre chaque mois les dossiers importants à traiter.
Anticipez le calendrier des échéances liées à la taille de votre entreprise que
vous pouvez trouver sur un site comme www.net-entreprises.fr et planifiez vos
tâches en vous appuyant sur ce calendrier. Vous ne pensez pas avoir les
capacités requises, rien de grave ! Vous pouvez demander une formation auprès
de cabinets conseil ou d’établissements publics. Vous pouvez également faire
appel à un prestataire extérieur. Il est d’ailleurs vivement conseillé de vous
attitrer un expert-comptable. 

21. Licenciement :
pensez au collectif d’abord.

Ouh ! Le gros mot. Licenciement. Comment se séparer d’un collaborateur qui
ne fait pas l’affaire ? C’est aussi l’aveu implicite d’un échec de part et
d’autre. Pour n’importe quelle entreprise, un « divorce professionnel » est
difficile à gérer. Alors que dire pour une petite société dont les membres se
comptent sur les doigts des mains ? Surtout qu’un jeune entrepreneur n’a pas
les moyens d’user des soins d’un RH et que virer – oups ! On veut dire renvoyer
– un collaborateur est certainement un dépucelage en la matière, une période
critique du parcours d’entrepreneur. Que ce soit pour faute, pour incompétence
ou à cause du contexte économique. Dans chacun des cas, vous devez penser au
bien du collectif, à votre équipe et votre société. Combien d’entrepreneurs
n’ont pas souhaité licencier de peur de blesser leurs collaborateurs et se sont
retrouvés par la suite à mettre la clef sous la porte de leur société pour
raison économique ? En termes de licenciement, vous devez, le moins possible,
rentrer dans l’émotionnel. 

22. Vérifiez que vous
margez. 

Il fait bon d’avoir des clients, même beaucoup de clients. Mais, qu’en
est-il, si, en acceptant n’importe quel contrat, vous négligez votre marge au
profit du nombre ? D’un côté, vous allez surcharger vos équipes, de l’autre il
vous sera impossible de rentrer dans vos frais. Sans parler qu’il vous sera
également difficile de remonter vos prix après les avoir fixés une première
fois… Pour rappel, la marge commerciale correspond à la différence entre le
prix des éléments vendus et le coût d’achat des marchandises. Au moment de la
création, vous penserez à négocier avec vos fournisseurs et à augmenter la
marge commerciale en diminuant le coût d’achat. Si vous repoussez cette étape,
vous allez être amené, de toute manière, à faire un choix entre le quantitatif
et le qualitatif, à un moment ou un autre. Avoir moins de clients peut vous
rapporter tout autant qu’un plus grand nombre et une faible marge.

23. Apprenez à dire
non.

La réalité est que dans votre emploi du temps chargé, tout vous apparaît
comme essentiel. à cela s’ajoutent les demandes d’aides de collaborateurs ou
d’autres entrepreneurs, la pression des clients, la vie de famille ou de couple
que vous avez tant de mal à concilier et les amis qui n’osent même plus vous
appeler. Votre temps n’est cependant pas flexible à l’infini. L’une des
conséquences, outre celle, bien connue, du burn-out, réside dans la
fragmentation de votre identité. En disant oui à tout, vous prenez le risque de
vous épuiser, tout en omettant votre propre envie de faire les choses. Vous ne
vous focalisez plus sur les points importants, vous prenez tout à égale mesure
sans distinction. Hiérarchiser ses priorités, c’est aussi savoir dire oui et
savoir dire non. Un exercice d’affirmation de soi mais surtout de recentrage
sur vos buts et votre vision qui va vous permettre d’éviter les dispersions. Il
n’y a rien d’égoïste à savoir dire non, c’est surtout la maturité qui parle.

24. Soyez honnête avec
vous-même.

Lorsqu’un accident de la route survient sous l’effet de la drogue ou de
l’alcool, c’est regrettable pour celui qui est en faute. ça l’est d’autant plus
si des victimes extérieures sont à déplorer. Dans la vie, tout est question de
responsabilité. Loin de nous, l’envie de vous plomber le moral, ni celle de
prendre la place de la Sécurité Routière. Que vous soyez conducteur et/ou
entrepreneur, il existe des garde-fous. Notamment celui de l’Alcootest : être
cruellement honnête avec soi-même pour éviter d’aller droit dans le mur.
D’autant plus, si vous managez une équipe. En tant que pilote, vous vous devez
de ne pas la conduire sur la mauvaise pente. Apprenez donc à vous connaître, à
déterminer quelles sont vos faiblesses et la manière dont vous pouvez les
pallier (engager de nouvelles recrues, tisser des partenariats, externaliser
certains domaines…). C’est indispensable pour mener à bien votre management,
votre relation-client, vos partenariats… Votre business ne pourra être honnête
et inspirer confiance que si vous l’êtes avec vous-même. 

25. Gare à
l’implication émotionnelle, sachez-vous détacher. 

Depuis la création et le lancement de votre boîte, vous ne cessez
d’entendre que ce qui vous fera tenir et avoir du succès, c’est votre passion.
Loin de nous l’idée de vous faire entendre raison. Les personnes passionnées
sont celles qui parlent le mieux de leur entreprise. Ce sont les entrepreneurs
doués de passion qui ont assez de cran et de poigne pour croire en leur chance
et qui font tout pour parvenir à leur fin. Le revers de la médaille, c’est
qu’obnubilé par la passion, vous pourriez tendre à perdre votre esprit
critique. Et ça se comprend. Des heures à choyer votre projet comme un
nouveau-né. Qui aurait l’envie et même l’objectivité de dire qu’il n’est, au
fond, pas si beau que ça ? C’est l’un des conseils les plus durs à donner et
certainement l’un des plus difficiles à appliquer, parce qu’au fond, la passion
ne se commande pas. Toutefois, soyez alerté et cultivez votre habileté à
aiguiser votre esprit critique par rapport à votre propre projet. Essayez aussi
de vous détacher un tant soit peu de votre business. Il ne fait pas partie de
vous. Si vous échouez, c’est votre projet qui a raté et non vous qui en êtes
un. Vous saisissez la différence ? Placez votre identité dans ce que vous êtes
et non dans ce que vous faites.

26. Tendez à ne servir
à rien.

Vous partez à l’étranger ? Pourquoi pas ! Absent pendant une semaine pour
congé maladie ? Même pas peur ! Et en vacances ? Oui, eh bien quoi ! Votre
credo à faire enrager tous les entrepreneurs qui vous entourent : « Personne
n’est irremplaçable ». Loin de vous dédouaner ou de fuir les responsabilités
qui vous incombent, vous savez comment autonomiser votre business pour le
rendre flexible en toute occasion. Vous pouvez reconnaître au sein de votre
équipe les personnes compétentes à qui vous pouvez déléguer certaines tâches,
sans pour autant les assommer de travail durant le temps où vous vous absentez.
Une entreprise qui tourne sans son dirigeant est une entreprise saine qui a
appris à marcher sur ses deux pieds. Car, le succès, ce n’est pas de tout
porter sur ses épaules et d’être le superman de votre entreprise. Mais bien
d’apprendre à lâcher prise… Et l’idée que vous chérissez plus que tout est celle
de savoir que l’entreprise peut faire mieux, même quand vous n’êtes pas là ! Un
défi pour beaucoup d’entre nous ? 

27. Négociez ! La
vente est nécessaire.

C’est l’une des parties redoutée ou occultée par certains des
entrepreneurs. La vente est l’un des métiers du quotidien, avec la prospection
de la clientèle, où le mental, la technique et le comportement jouent sur tous
les fronts. Si vous n’êtes pas à l’aise sur ce point, sachez qu’être un bon
commercial, si tel est le rôle que vous devez endosser, n’est pas inné et
s’apprend à force d’exercices et de travail. Ce sont des techniques d’accroches
à acquérir, des silences à respecter, un rythme à manier. Vous devez être
persuadé que ce n’est pas vous qui avez besoin du client mais le client qui a
besoin de vous. Vous lui proposez un produit/un service dont il a l’utilité.
Vous devez faire main basse sur l’art de la négociation et être capable de
sentir la dynamique des rapports de pouvoir entre vous et les autres
participants de la négociation. Pour servir au mieux les intérêts des deux
parties, vous devrez également être prêt à marchander, sans que cela ne tourne
au marchand de tapis… 

28. Apprenez de ceux
qui ont raté avant vous.

Préférez-vous payer lorsqu’on vous offre quelque chose de gratuit ? Pas
toujours, n’est-ce pas ? Lorsque vous faites vos propres erreurs, vous en payez
le prix fort, même si vous apprenez à travers l’épreuve du feu. Une étape
importante, le plus souvent nécessaire. Certaines leçons coûtent pourtant bien
moins chères… Ce sont les erreurs que d’autres ont faites avant vous ! Dans
votre entourage, vous connaissez certainement des entrepreneurs qui ont liquidé
leur entreprise, qui se sont séparés de leur plus proche collaborateur, qui ont
perdu des opportunités gigantesques ou sont passés à côté de leur rêve. Tous
ont des choses à vous dire, si vous voulez bien les entendre ! Vous pensez que
des conférences sur le thème de l’échec, les problèmes de gestion ou d’associés
ne vous concernent pas (encore) ? 1re erreur Sherlock ! C’est en vous entourant
de ceux qui ont peiné avant vous, que vous éviterez les plus grossiers pièges
et que vous serez davantage armé quand viendra l’heure de vos erreurs.

29. Ne négligez ni les
subventions ni les concours.

Savez-vous que vous recevez 3 000 € de subvention pour créer/reprendre
votre très petite entreprise dans la Nièvre ? Si entreprendre en Bourgogne
serait pour vous un pis-aller, vous pouvez toujours trouver d’autres aides
publiques auprès de l’état et des régions. Le site toutaide.com recense la base
de données des dispositifs en place. Ne négligez pas non plus la participation
à des concours à la création d’entreprise qui vous permettent de présenter votre
projet, de vous faire des contacts mais aussi de gagner des prix et des aides.
Ces dotations vous sont utiles pour le développement de votre entreprise. Dans
la plupart des cas, elles prennent la forme d’enveloppes financières. Ces prix
engendrent un cercle vertueux puisqu’ils moussent l’intérêt des médias pour
votre entreprise, vous apportent de la crédibilité et rassurent vos partenaires
et vos clients.

30. Ayez toujours avec
vous un calepin pour noter vos idées.

Admettons qu’un calepin soit un peu démodé (et encore c’est le seul qui ne
vous fera pas défaut si votre smartphone rend l’âme), vous feriez toujours bien
d’avoir avec vous un outil pour noter vos (bonnes) idées. Elles peuvent naître
n’importe où et surtout elles peuvent vous apparaître, au premier regard,
futiles. Mais un carnet en main vous permettra de noter dans les transports en
commun ou à la maison, les choses à intégrer dans votre to do-list de la
semaine ou de conserver la prochaine innovation de votre boîte !

31. Restez poli et
souriant en toute occasion.

C’est une leçon de savoir-vivre apprise depuis l’enfance mais parfois
oubliée à l’âge adulte, dans le monde des requins du business où l’un des mots
à bannir est « gentillesse ». Il est facile de reconnaître quand les personnes
sont impolies. Les mauvaises impressions, tout comme les bonnes, peuvent avoir
des conséquences dans la durée chez ceux que vous êtes amené à rencontrer
ponctuellement ou plus quotidiennement – comme vos collaborateurs. Faites vos
devoirs ! Vos leçons de bonne manière sont peut-être à revoir. En ce qui
concerne les basiques : dites bonjour à la dame et au monsieur, avec le sourire
et en étant irréprochable. Et si vous passez une mauvaise journée, maîtrisez
vos émotions. Prenez le temps de parler et d’écouter les personnes qui viennent
vous trouver. Si vous êtes pressé, faites-le leur comprendre avec douceur et
fermeté (l’un ne contredisant pas forcément l’autre). Essayez de vous souvenir
de détails des conversations passées. En appelant votre interlocuteur par son
prénom ou en demandant des nouvelles de son mari la dernière fois alité, vous
gagnez des points que ce soit commerciaux ou relationnels. Ne rentrez pas non
plus dans des discussions de comptoirs, de potins et de ragots. Et puis l’un
des must-do du moment en termes de savoir-vivre : ne répondez pas aux appels ni
aux messages instantanés lorsque vous êtes dans une conversation, à moins que
ce ne soit vraiment urgent…

32. Livrez exactement
ce que vous avez promis, voire plus. 

Avez-vous déjà répondu à l’un de vos clients potentiels : « Je reviens vers
vous demain en ce qui concerne le prix ! ». Et demain n’arrivant jamais assez
tard, l’e-mail s’est noyé dans votre liste de priorités. Pourtant tenir parole
doit être l’un des engagements de l’entrepreneur. Lorsque vous promettez
quelque chose à un client, que ce soit une facture, une livraison, un suivi,
vous devez répondre à ses attentes et si vous en êtes capable aller au-delà.
Votre client voudrait le produit pour vendredi mais peut patienter jusqu’au
lundi suivant ? Ne lui livrez pas ce qu’il attend le jeudi d’après. Vous faites
bien de lui envoyer pour le début de semaine. Vous ferez mieux si vous employez
un extra pour faire parvenir l’objet le vendredi. Soyez certain que votre
client sera surpris de la diligence de l’exécution et qu’il va garder en
mémoire ce que vous avez fait pour lui. En tenant vos engagements, même si vous
êtes de jeunes entrepreneurs, vos clients n’auront pas de doute sur le
professionnalisme qui est le vôtre. Ils n’auront pas non plus de regret de vous
avoir fait confiance. Vous gagnez en crédibilité et en bouche-à-oreille
favorable !

33. Pour inspirer
votre équipe, racontez-leur une histoire.

Souvenez-vous, certaines histoires sont inoubliables. Et ce sont les
meilleurs orateurs qui captivent le plus de monde. Utiliser le storytelling est
essentiel pour le succès de votre entreprise auprès de vos clients, des
investisseurs et des médias. Encore plus auprès de votre équipe ! C’est en leur
racontant une histoire que vous allez motiver vos troupes ! Connaissez-vous les
pouvoirs du storytelling ? L’Iliade et l’Odyssée est considéré comme un
 des poèmes fondateurs de la civilisation européenne. Ce récit d’épisodes
d’aventures mouvementées et trépidantes a fédéré toute une culture et influencé
bon nombre d’artistes. Votre guerre de Troie, à vous, conduira votre équipe à
se rassembler autour d’un même projet et d’une même vision ! Les histoires ont
le pouvoir de vous faire voyager beaucoup plus loin que vous ne le pensez et de
vous projeter dans l’avenir. En impulsant une aventure, vous êtes le leader
 d’un nouvel air libre et en engageant avec vous une équipe, vous leur
donnez de l’audace. Inspirés par votre passion et par l’histoire bien rôdée que
vous leur avez préparée, vous allez attiser chez vos collaborateurs l’envie de
participer à l’épopée et d’être bientôt maîtres avec vous de la narration.
Alors, tous à bord ? 

34. A l’heure où
vous avez du succès, faites attention à ne pas vous transformer en idiot. 

Certains naissent idiots. D’autres le deviennent. Avec l’âge, le temps, les
regrets… ou l’argent ! Cela ne veut pas dire que certains ne sont pas déjà
stupides avant de réussir (c’est l’idée du « MOI, JE suis entrepreneur) ou que
le statut d’idiot s’acquiert en pack avec la réussite professionnelle.
Mentionnons simplement le fait que c’est un risque, qualifié de plausible. Pour
éviter le melon ou les souliers trop étroits, restez simple et attaché à l’idée
que vous n’avez pas réussi tout seul. Continuez sur la lancée et les valeurs
qui vous ont conduit jusqu’à la réussite, réussite qui n’est pas la fin d’une
aventure mais tout simplement une nouvelle étape. Ne faites pas de l’appât du
gain, votre seule motivation de carrière et ayez toujours l’esprit frais, vif
et ouvert en étant capable de vous renouveler sans cesse et de savoir cibler
vos faiblesses. Gardez enfin auprès de vous les personnes qui savent vous
conseiller et vous critiquer. L’un des premiers remèdes à l’idiotie, c’est la
capacité de se remettre en question ! 

35. Remettez tout en
cause, même ce qui marche encore.

Malgré les défis que vous gagnez et même si vous êtes premiers dans
plusieurs domaines, l’entreprise demeure un écosystème fragile soumis à la
concurrence et aux différentes mutations. Pour assurer à votre société des lendemains
qui chantent, vous devez vous remettre sans cesse en cause et ne pas laisser à
d’autres le soin de défaire ce que vous avez patiemment tissé. Démodez-vous
vous-même ! Soyez visionnaire et critique en anticipant ce que personne ne peut
encore penser. Si vous échouez, vous devez vous remettre en question et ne pas
chercher d’arguments qui vous déresponsabilisent. Acceptez vos erreurs et le
fait que d’autres vous aient devancés. En mettant à plat, votre expérience,
vous serez à même de penser mieux et bien la stratégie de votre prochain
projet, et de vous remettre en selle avec brio.

36. Soyez conscient de
la compétition.

Arrêtez de penser que vous êtes seul dans votre domaine ! Ce serait aussi
catastrophique que de faire confiance au premier venu dans un Hunger Game.
Autour de vous la compétition fait rage et vous devez en être conscient pour ne
pas vous faire avoir. Vous avez fait une étude de marché avant de vous lancer ?
C’est bien mais cela ne suffit pas ! Ne prenez pas trop facilement vos aises en
compagnie des chiffres et des données qui vous assurent la pôle position de
votre entreprise ou de votre produit. Tout marché évolue, certains plus
rapidement que d’autres. Vous devez rester au courant de ce qui se passe et
connaître les nouveaux venus dans votre secteur. N’ayez pas d’œillères ! En
cernant les enjeux de votre marché, vous êtes plus à même de défendre les
stratégies de votre société, de redresser le tir, de définir votre offre et de
fixer des prix justes et compétitifs. Par rapport à la vente, vous apportez à
votre client la preuve que vous connaissez le secteur et que vous proposez un
meilleur produit que les autres. Raisons à l’appui ! 

37. Ne mettez pas tous
vos œufs dans le même panier. Ayez plusieurs partenaires commerciaux. 

Lorsqu’une entreprise se développe, elle a besoin de s’appuyer sur un
réseau de bons partenaires et sur des fournisseurs fiables pour ses
approvisionnements. Les raisons peuvent être de nouvelles opportunités à
l’étranger, un besoin de diversification, une demande accrue soudainement…
Quand vous abordez des marchés éloignés, vous devez être accompagné de
partenaires locaux fiables qui importeront et distribueront vos produits à
travers le pays. Jouez stratégique ! Même si la confiance doit être au centre
de vos relations, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. En
diversifiant le nombre de partenaires commerciaux, vous diminuez votre risque
d’insolvabilité. Cela vous permet de mener une stratégie de diversification en
développant une gamme plus large de produits et de prendre en compte l’ensemble
des desideratas.

38. Souriez-vous ?
C’est une bonne indication pour savoir si votre business vous rend
heureux. 

Serrez les dents et sourire, est-ce vraiment la meilleure solution ?
N’oubliez pas une chose, ce n’est pas le succès qui vous rendra heureux. Vous
avez besoin d’être heureux d’abord et puis tout au long du parcours qui mène à
la réussite…. Le sourire sincère est une bonne indication pour savoir si votre
business vous sied. Prenez conscience du nombre de sourires que vous donnez par
jour. S’ils ne sont pas assez nombreux selon vous, essayez de modifier la
donne. Qu’est-ce qui a changé depuis le début ? Avez-vous perdu votre vision ?
Recentrez-vous sur les points positifs de votre entreprise et de votre
parcours. Sinon, mettez-vous en quête de la voie qui vous rend véritablement
heureux et vous épanouit. N’arrêtez pas de la cherchez avant de l’avoir trouvé. 

39. Ayez trois tâches
qui vous recentrent quand vous êtes distrait.

Procrastiner c’est beaucoup plus simple et beaucoup moins voyant que
l’envie de se faire une petite sortie shopping un jeudi après-midi, un foot ou
simplement regarder un film derrière son ordinateur. D’une page web à une
autre, d’une pause clope à une discussion avec un collaborateur, d’un
rendez-vous d’affaires annulé à un verre dans un bar…. Il n’y a qu’un pas qui
n’est pas forcément l’apanage des salariés. être entrepreneur ne signifie pas
toujours être libre de faire ce que l’on veut quand on le veut. Et quand
l’envie vous prend de remettre à demain ce qui, pourrait être mené à bien
aujourd’hui, il serait temps de se recentrer. Une étude a évalué à 12 minutes
le temps de concentration maximum au travail et à 40 à 45 minutes en moyenne le
temps de concentration d’affilée ! Pour vous remettre sur les rails de
l’efficacité, adoptez des méthodes simples comme changer d’activité si ce que
vous faites depuis un moment vous ennuie allégrement, prendre une petite pause
ou boire un café ou une boisson énergisante quand vous sentez que le dynamisme
nécessaire est vacant…. Si vous travaillez avec un associé, n’hésitez pas à
vous motiver l’un l’autre plutôt que procrastiner à deux. Allons ! Vous croyez
qu’on ne vous a pas vu ?

40. Stop au
perfectionnisme !

Entre vos mains, votre produit. Vous le trouvez bien, pas excellent. De
face, de dos, de profil… Il y a encore quelques détails à apporter, des
finitions que vous seul voyez. Cela ne vous conforte pas dans l’idée de le
lancer. Et pourtant, un produit fait vaut mieux qu’un produit parfait mais
inexistant. Pour snober le perfectionnisme et la peur qui vous taraudent le
ventre, pensez que l’objectif zéro défaut n’existe pas. En osant, vous allez
certainement vous confronter aux avis de ceux qui auraient, de toute manière,
fait mieux ou fait autrement. Ne prenez pas leurs critiques personnellement
mais nourrissez votre réflexion de ce qui vous semble le plus pertinent. Votre
produit, votre service n’est certainement pas parfait mais il s’améliorera avec
le temps. Affranchissez-vous de vos peurs, de ce qui vous bloque et vous fait
croire qu’aucune erreur ne vous est permise. Libérez votre potentiel, faites
des erreurs, grandissez et améliorez votre produit pas à pas. 

41. Apprenez à
développer votre charisme. 

Chez nos amis grecs, le charisme était une grâce particulière octroyée par
les dieux à un être. Ils lui faisaient don d’un pouvoir spirituel
hors-du-commun pour le bien-être de la communauté. Aujourd’hui, la
signification du charisme est plus réductrice, c’est pour beaucoup d’entre nous
un pouvoir de séduction et d’influence que les leaders ont naturellement mais
dont manquent cruellement certains patrons. Pas de panique ! Tout le monde ne
naît pas leader et tout le monde ne va pas en devenir un mais avec un peu de
pratique vous pouvez découvrir et développer le charisme qui est en vous. Le
corps est notamment la première clé. Si vous avez à pitcher face à un public,
vous devez soigner votre posture en crédibilisant votre présence aux yeux de
vos interlocuteurs. Une autre clé est les émotions que vous véhiculez et qui se
transmettent par votre attitude. En jouant sur les silences, le rythme de votre
discours, la passion, vous impactez de manière plus significative vos
interlocuteurs… qui ne pourront que s’intéresser à vous ! 

42. Souvenez-vous
qu’une entreprise est avant tout un groupe de personnes.

La grande vérité d’une entreprise c’est qu’elle n’est ni un bâtiment, ni
simplement un business. Une entreprise regroupe des personnes avant toute
chose. Et ce sont ces hommes et ces femmes qui créent la valeur des services ou
des produits. Les dirigeants doivent soigner la qualité de leur management et
ne pas porter leur regard uniquement sur la rentabilité de la société, si
important que cela soit ! Les relations au sein d’une équipe impliquent
davantage de conséquences que certains dirigeants ne le croient. Doutes,
questions, frustrations, jalousies, problèmes personnels mais aussi bonne
humeur, entente, liens professionnels et amicaux jouent une part importante de
votre entreprise. Ces agrégats de personnalités et d’égo peuvent à la fois
bâtir ou détruire votre société. Prenez donc soin des relations, tâchez de
mettre en place des activités qui rassemblent et fédèrent vos équipes, même et
surtout dans une entreprise de plus de 50 salariés. Jetez attentivement un
regard au pourcentage de turnover et mettez en place un suivi pour comprendre
ce qui peut être amélioré au sein de celle-ci.

43. Soyez une éponge !

à chercher l’inspiration autour de vous, vous ne faites plus le plein
d’idées. Une seule solution pour y remédier ! Sortir des sentiers battus et ne
pas rester cloisonné dans l’unique vision du monde tel que l’offre votre
domaine. Il y a tant de facettes à voir et à polir. L’inspiration de votre
nouvelle idée ou de votre prochaine innovation est quelque part par là. Pour la
trouver, ouvrez grand vos yeux et mettez le monde à vos pieds (symboliquement
parlant !). Faites-vous une liste de sites à visiter et de blogueurs à suivre
le matin avant de commencer la journée. Cette revue du web doit absolument
contenir des sites internationaux et nationaux portant sur les grandes lignes
de l’actualité mais aussi des articles dans le domaine de l’high-tech et des
nouvelles idées et technologies. Publicités, art, mode,… peuvent aussi vous
inspirer et accrocher votre sensibilité. Parfois une phrase, un mot, un
contexte ou une idée de l’autre bout du monde peuvent aiguiser votre esprit et
faire émerger quelque chose de nouveau chez vous. Ne vous en privez pas ! l

44. Entourez-vous d’amis
qui n’ont pas peur d’être honnêtes avec vous. 

Dans vos amis, vous comptez ceux qui vous ont présenté votre première
copine, ceux qui vous l’ont volée, ceux qui répondent toujours présents la
nuit, le jour. à chaque période de vie, son ami spécifique. Et pour l’aventure
entrepreneuriale ? Vous devez vous entourer d’amis auxquels vous n’aurez pas
peur de vous livrer. Ceux qui sont prêts à entendre, le bon, le mauvais et le
reste. Ces piliers ne vous font pas défaut quand viennent les doutes, les peurs
et les challenges. Certains ne se rencontrent qu’une fois par an, d’autres vous
suivent tout au long de votre parcours. Ils jouent un rôle décisif dans votre
expérience parce qu’ils vous parlent vrai. Sans détours. Sans blabla. Ces
amis-là ne vous disent pas seulement que votre idée est exceptionnelle. Ils
vous livrent leurs conseils pour l’améliorer. Et quand votre projet est nul,
ils ne font pas semblant. Ces relations sont à cultiver plus que d’ordinaire.

45. Apprenez à faire
confiance à votre équipe. 

Vous devez comprendre une chose en tant que dirigeant d’entreprise. Quand
vous apportez votre confiance à votre équipe plus que ce qu’elle pouvait
espérer, ses membres vont intensifier leur travail pour vous montrer qu’ils
sont dignes de votre confiance. Un entrepreneur excellent n’est pas un
super-héros, c’est une personne qui est capable de s’entourer des meilleurs, de
déléguer les tâches et d’accorder sa confiance. Testez les membres de
votre équipe en déléguant par étape certaines tâches et voyez comment ils
s’exposent à la prise de risque. Faire confiance augmente la faculté et l’envie
d’innover, de créer et de proposer de nouvelles idées. Et ce, même si vous
managez une équipe virtuelle et à distance. Communiquez ouvertement et
honnêtement avec chacun des membres et donnez-leur la liberté d’en faire tout
autant avec vous. 

46. Brossez-vous les
dents et prenez soin de vous. 

Il y a les détails qui tuent. Les cheveux non entretenus chez une femme et les racines qui repoussent après une couleur. Ou chez vous, messieurs, un pantalon de costume taillé trop court associé à des chaussettes de tennis blanches. L’habit a beau ne pas faire le moine et Steve Jobs était

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer