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Cadeaux d’affaires, ne perdez plus de temps !

Noël approche à grands pas et ce sera bientôt l’heure de découvrir les cadeaux que chacun a offert à l’autre. Cette fête a aussi son impact dans l’entreprise car c’est l’occasion pour son dirigeant d’offrir des présents à ses salariés et ses clients. Les cadeaux d’affaires, même en dehors des fêtes de fin d’année, sont des outils primordiaux de communication permettant de fidéliser la relation avec les clients et de motiver les collaborateurs tout en renforçant leur appartenance à l’entreprise. Pour se démarquer de la concurrence, les goodies sont les meilleurs atouts sur lesquels les entrepreneurs peuvent jouer la carte de l’originalité.

Les cadeaux d’affaires ont toujours la cote. Le marché a été évalué en 2016, à plus de 850 millions d’euros. Les entreprises sont encore nombreuses à se tourner vers ce genre de procédé marketing pour entretenir un lien avec ses clients et ses salariés. L’étude de Omyagué (salon spécialisé dans le cadeau d’affaires, ndlr) le démontre bien. Les budgets consacrés par les sociétés aux cadeaux d’affaires ne sont guère à sous-estimer : 43,1 % d’entre elles ont consacré en dessous de 30 euros, 32,8 % entre 30 et 65 euros tandis que 18,1 % alloueraient entre 65 et 150 euros. Toujours d’après l’étude, pour 65,9 % des sociétés interrogées, l’objectif prioritaire des cadeaux d’affaires est de stimuler et de motiver les partenaires et collaborateurs, quand 56,1 % déclarent que c’est pour fidéliser et entretenir l’amitié. 71 % d’entre elles choisissent les présents selon leur prix alors que 65 % les sélectionnent en fonction de l’originalité. Difficile de choisir où trouver des présents qui répondent à vos objectifs, mais des sites peuvent vous aider et vous proposer en peu de temps des goodies originaux.

Les goodies, des objets marketing efficaces

Chacun est à l’affût d’une méthode concrète et percutante pour fidéliser ses clients, ses collaborateurs tout en augmentant son image de marque. Les goodies sont des objets essentiels dans cette stratégie de séduction. On les définit souvent comme des cadeaux publicitaires, mais ils sont à tort considérés comme des gadgets de faible qualité. Ils contiennent à travers leurs différents aspects, le nom, l’adresse ou encore le logo d’une entreprise. Les goodies ont des avantages certains, comme une performance et une qualité à toute épreuve. Sous forme de stylos, sacs, clé USB ou mugs, ils ont la capacité de résister des années et donc d’imprégner sans qu’ils s’en rendent compte la mémoire des clients. Selon une étude menée en 2017 par CSA Research pour la 2FPCO (La Fédération Française des Professionnels de la Communication par l’objet, ndlr), 77 % des Français conversent les objets publicitaires reçus et 75 % d’entre eux se souviennent toujours de la marque liée à ceux-ci, égalant les publicités diffusées au cinéma et dépassant celles des autres médias. Les goodies ont aussi la qualité de s’adapter aux besoins d’une entreprise et sont alors facilement personnalisables. Les firmes peuvent alors facilement se démarquer de la concurrence en proposant un objet atypique, pour une cible en particulier. Le présent publicitaire permet également de refléter l’image de son entreprise, en y transposant sa vision et ses valeurs. Reste un avantage indéniable, le prix. Les goodies s’adaptent aux budgets de chaque société, qu’elle soit petite ou grande, sans les ruiner, permettant de commander en gros volume tout en payant moins cher qu’à l’unité.

Trouver des goodies originaux en un temps record

Face à cet océan d’objets, rendant difficile et fastidieuse la démarche du chef d’entreprise, des start-up proposent de l’aider à faire son choix en lui proposant des idées de goodies originaux. C’est notamment le cas de la start-up française Besight, lancée en 2016. Via son générateur web, elle propose à l’entreprise cliente, 10 idées originales en seulement 5 minutes, en prenant contact par mail ou téléphone. Elle fixe avec son interlocuteur via un chargé d’affaires en moins de 15 minutes, un budget adapté. Les clients pourront alors sélectionner des produits respectant une charte écoresponsable et éthique comme un mug pliable, un objectif photo pour smartphone, un porte-clé batterie ou un crayon à graines capable de donner naissance à une plante. Besight joue également la carte de la personnalisation en proposant différents designs sur-mesure. Pour impliquer les salariés et les clients dans ce processus, un module de vote est accessible pour qu’ensemble, ils sélectionnent le meilleur produit. C’est notamment ce qu’a choisi la cellule prospective du grand groupe industriel de produits cosmétiques L’Oréal, en proposant à ses collaborateurs de voter pour le meilleur design sur des supports comme un sac ou un bracelet.

Anytime, votre fournisseur d’outil financier

Chaque année, des innovations majeures contribuent à améliorer considérablement le secteur bancaire sur internet, de sorte à faciliter la tâche aux différents usagers. Après l’avènement des banques en ligne classiques ou des « pure players », c’est maintenant au tour des néobanques de venir concurrencer sérieusement les structures bancaires traditionnelles, avec des propositions plus attractives et bien plus accessibles. L’une d’entre elles, c’est Anytime, un compte sans banque s’adressant aux clients en quête de simplicité et de sécurité. Focus !

De quoi est-il question concrètement ?

Comme mentionné précédemment, il s’agit en fait d’une néobanque et plus précisément d’un prestataire qui met à la disposition de sa clientèle une carte de paiement et un compte bancaire, associés à une gamme variée de services financiers. Le compte de paiement proposé est sans découvert, et accessible aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers, avec ou sans engagement. Qu’il s’agisse d’un compte pro Anytime ou d’un compte pour particulier, de nombreux autres avantages sont liés à ce type d’offre.

Quels en sont les avantages ?

L’originalité d’Anytime réside dans le fait que la création d’un compte pro permet de disposer sans surcoût d’un compte personnel, et inversement. Ouvrir un compte chez ce fournisseur d’outil financier revient en premier lieu à profiter d’une offre bancaire souple, entièrement mobile, et le tout sans engagement. Rattachée au réseau Mastercard, l’offre se veut également attrayante pour les particuliers souhaitant simplifier leur relation avec les banques tout en bénéficiant d’une grande mobilité, ainsi que d’une fluidité augmentée lors du traitement des demandes.

Les cartes de cette néobanque peuvent être aussi bien virtuelles que physiques, et donnent la possibilité de retirer de l’argent partout dans le monde, et de régler aisément n’importe quel type de service nécessitant un paiement. Par ailleurs, Anytime fournit un relevé d’identité bancaire nominatif, qui permet à ses clients d’émettre, de recevoir des virements et de domicilier leurs prélèvements. De plus ce fournisseur d’outil financier permet d’avoir non pas une seule mais plusieurs cartes bancaires, ce qui en fait une solution de paiement pratique.

Un autre avantage lié à service financier différent d’une banque en ligne (en savoir plus sur Gataka.fr), c’est qu’il donne la possibilité au client de choisir entre deux options : soit un abonnement par mois avec des frais de dossier de 35 euros, soit un paiement annuel de 114 euros. Quoi qu’il en soit, plusieurs autres bénéfices sont envisageables avec Anytime, en fonction du type de compte (compte particulier standard, compte pro standard, compte premium) et il est donc important de choisir en fonction de ses besoins et de ses réalités.

La comptabilité intégrale et l’affacturage, l’intégration du bouton de paiement à un site internet, la possibilité d’effectuer des virements dans 230 pays et 30 devises, de demander un chéquier et un dépôt de chèque en son propre nom, sont autant d‘autres atouts liés à cette néobanque.

Comment procéder pour ouvrir un compte ?

Pour créer un compte Anytime, il suffit de se connecter sur le site officiel de ce fournisseur d’outil financier, puis de préciser le type de compte souhaité selon son statut (pro ou particulier). Il faut ensuite renseigner ses informations personnelles, et installer l’application dédiée sur son smartphone. Certaines pièces justificatives peuvent être demandées (justificatif de domicile, pièces d’identité en cours de validité, etc.), comme c’est d’ailleurs le cas avec la majorité des services financiers en ligne. Un premier virement à partir du nouveau compte Anytime peut toutefois être requis selon le cas.

Lancement de Coyote Business : une solution complète pour les professionnels

Qu’elle soit grande ou petite, votre entreprise a souvent besoin de véhicules pour que vos collaborateurs puissent exercer leurs activités professionnelles. Mais une mauvaise maîtrise des ressources et d’optimisation des déplacements ainsi que les risques de voitures volées ou de suspension de permis de vos collaborateurs peuvent engendrer un impact particulièrement négatif sur votre société. Pour gérer ces différentes problématiques, Coyote, pionner de l’assistant d’aide à la conduite depuis 2006 propose désormais aux entreprises une nouvelle solution : Coyote Business. Elle repose sur trois piliers fondamentaux, celui de la maîtrise et la protection des collaborateurs lors de leurs déplacements, de la sécurisation du parc et de la réduction des coûts de gestion.

Un parc automobile piloté et maîtrisé à distance

Coyote Fleet permet la gestion du parc automobile de votre entreprise en temps réel. Vous gagnez en efficacité, en réactivité et vous contrôlez mieux vos coûts. Il vous donne ainsi la possibilité de suivre en direct vos véhicules lors de leurs déplacements quotidiens tout en identifiant quel conducteur se trouve au volant. Grâce à la géolocalisation, il retrace l’historique complet des trajets de vos collaborateurs tout en respectant leur vie privée. Pour avoir accès à ces informations, rien de plus simple : une interface simple et intuitive disponible sur un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Vous disposez de tableaux de bord et de rapports personnalisés notamment sur les kilomètres parcourus et la durée d’utilisation du véhicule. Des notifications vous sont même envoyées concernant l’entretien à effectuer sur les véhicules, mais aussi dès le franchissement de zones géographiques définies en amont.

Une protection des collaborateurs sur la route

Coyote Business protège vos salariés face aux nombreux dangers de la route qu’ils peuvent rencontrer lors de leurs déplacements professionnels. L’Assistant d’aide à la conduite Coyote indique aux conducteurs en temps réel et tout au long du trajet, les différents aléas de la route comme les zones de dangers permanentes ou temporaires, les bouchons, les accidents ou encore les perturbations météorologiques. La vitesse limite autorisée est indiquée en permanence ainsi que la vitesse à laquelle le conducteur roule. Ces limitations sont constamment mises à jour pour assurer leur sécurité. En adaptant leur conduite grâce à la prévision des dangers sur trente kilomètres, vos collaborateurs optimiseront leurs déplacements, tout en évitant de perdre des points de permis et leur outil de travail.

La sécurisation des véhicules en cas de vol

S’appuyant sur la technologie Traqueur®, la seule permettant de détecter les véhicules en souterrain et zone blanche, Coyote Secure sécurise votre flotte via un boîtier autonome dissimulé dans chaque véhicule de votre parc automobile. 154 000 véhicules ont été volés dans l’Hexagone en 2017 [1]. En cas de vol, une équipe de détectives dédiée en partenariat constant avec les forces de l’ordre se charge de retrouver les véhicules partout en Europe, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. 90 % des véhicules sont retrouvés en moins de 24 h [2]. Un service qui offre de nombreux avantages à votre entreprise : vous récupérez rapidement vos voitures, votre activité n’est pas paralysée par cet incident et vous réduisez vos primes d’assurance automobile.

Coyote Business propose ainsi une nouvelle approche de la gestion de flotte. Une offre unique, complète et modulable afin de piloter et sécuriser votre flotte ainsi qu’alerter et protéger vos collaborateurs sur la route. Cette offre répond à toutes les problématiques de votre entreprise et propose un modèle gagnant-gagnant pour l’ensemble de vos membres. Vous pourrez travailler dans un climat social plus serein et réduire vos formalités administratives en gagnant en efficacité et réactivité, pour vous concentrer essentiellement sur votre business. Du côté de vos collaborateurs, ils rouleront en toute sécurité, optimiseront leurs déplacements et adapteront leur conduite tout en conservant leur outil de travail.

[1] Source : ministère de l’Intérieur 2018

[2] Source : Données Traqueur 2017

Plus d’informations : business.moncoyote.com ou au 01 76 49 31 31

Devenir le numéro un dans les services numériques, Thibault Lanxade

Créateur d’entreprises et d’associations, ancien vice-président du Medef, auteur d’ouvrages sur la thématique, Thibault Lanxade cultive, depuis une vingtaine d’années, une véritable passion pour l’entrepreneuriat. À 47 ans, il s’est lancé un nouveau défi en reprenant les rênes de Jouve, spécialisé dans les services numériques pour les entreprises et institutions. Son objectif : faire du groupe le leader de son secteur.

Qu’est-ce qui vous a donné cette envie d’entreprendre ?

Après un master, j’ai travaillé pendant plus de dix ans au sein de l’entreprise pétrolière, Shell. J’ai commencé en tant que chef de secteur et deux ans plus tard, j’étais promu secrétaire général et directeur des opérations d’une des filiales du groupe. Je régissais l’ensemble des stations du réseau autoroutier pour la société. J’ai réalisé plusieurs fusions-acquisitions pour le groupe Shell et géré, pendant quatre ans, l’une de ses entreprises, Gazinox (leader sur le marché des tuyaux et accessoires pour le gaz depuis 1993, ndlr). Cette expérience m’a donné le goût de l’entrepreneuriat.

Comment en êtes-vous arrivé à reprendre le groupe Jouve ? Et quel est son concept ?

À la suite du départ du précédent dirigeant, les administrateurs m’ont demandé spontanément de reprendre le groupe. C’était, pour moi, une surprise. Dirigeant de deux autres entreprises, dont une que j’ai revendue, il m’a fallu plusieurs jours pour m’organiser. Cette mission représentait un véritable challenge. Je devais conduire la transformation de l’entreprise et accélérer sa croissance. Je suis maintenant à la tête de Jouve depuis plus d’un an. Le groupe est une entreprise de services numériques qui propose également des services d’impression.

Si, depuis sa création en 1903, Jouve continue d’imprimer des livres, l’entreprise a su opérer sa transformation digitale et se diversifier dans les services numériques : BPO (Business Process Outsourcing, soit l’ « Externalisation des Processus d’Affaires », en français, ndlr) et création d’expériences digitales. Aujourd’hui, Jouve compte 2 000 salariés et près de 450 clients, essentiellement des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), des grands groupes, des organisations du service public mais aussi quelques PME. Côté chiffre d’affaires, on a atteint les 100 millions d’euros.

Qu’est-ce qui vous a conduit à fonder plusieurs entreprises depuis 2008 ?

J’ai souhaité racheter et gérer l’entreprise Gazinox. J’avais réalisé le montage financier de la reprise et mobilisé des équipes clés pour m’accompagner dans cette aventure. Malheureusement, les actionnaires n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Malgré cette décision, je savais que j’avais attrapé le virus de l’entrepreneuriat. Avec un associé, nous avons alors fondé en 2008, Aqoba, première société agréée comme établissement de paiement grâce à une nouvelle directive européenne. Nous l’avons ensuite revendue à Edenred en 2013, premier acteur des titres restaurants. Fort de cette vente, j’ai créé, un an plus tard, une autre société, AlgoLinked, spécialisée dans l’univers du numérique, qui permet de digitaliser l’ensemble des processus de relations presse. Celle-ci se trouve, aujourd’hui, entre les mains de mon associé qui poursuit son développement.

Comment percevez-vous le marché des services numériques ? Et en quoi Jouve se distingue-t-il de la concurrence ?

Le marché des services numériques est en constante évolution ! Une multitude de start-up ne cessent d’innover et de proposer de nouveaux services ou modèles économiques, dont certains disruptifs. Les entreprises doivent constamment se réinventer.

Dans ce marché concurrentiel, nous devons agréger tous ces savoir-faire, être toujours plus agiles, audacieux et innovants. Apporter une solution globale n’est désormais plus d’actualité, il faut aujourd’hui disposer de ressources extrêmement pointues et répondre aux demandes spécifiques des clients. Sur ce sujet, Jouve apporte des solutions innovantes notamment sur les processus d’identification de flux entrants et de vérification d’identité lors des ouvertures de comptes au sein d’une banque ou d’une compagnie d’assurance. Grâce à ses technologies de reconnaissance de documents et d’intelligence artificielle, elle peut accélérer le parcours de vente de produits complexes. Jouve a également une agence digitale, experte dans la conception UX-UI, le développement d’applications natives et sites responsive. Enfin, le groupe dispose d’une vision européenne et mondiale grâce à sa présence à l’étranger notamment en Allemagne, en Serbie, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Parlez-nous de votre engagement au sein du Medef…

En parallèle de ma vie professionnelle, j’ai toujours voulu m’engager pour la cité. En tant que délégué pétrolier auprès de la préfecture de la Meurthe-et-Moselle (département situé en Lorraine, ndlr), j’ai aidé bénévolement le préfet en ce qui concerne l’approvisionnement et la gestion des stocks de carburant. J’ai écrit plusieurs ouvrages comme « Génération 35 heures » qui revient sur la génération Y et sa relation par rapport au travail. Le livre rencontrant un certain succès, j’en ai édité un deuxième, « Jeunes et Entreprises : réussir la connexion » qui m’a conduit à travailler avec le Medef sur la problématique de l’embauche des jeunes. Ensuite, j’ai créé une association, Positive Entreprise, qui connecte les jeunes et l’entreprise, et aide à créer sa société.

Fort de mon engagement dans l’univers patronal, Laurence Parisot m’a chargé de réfléchir à un « Small Business Act européen » pendant trois ans. À la fin de son mandat, je me suis présenté à sa succession avec la certitude de ne pas être élu, mais de pouvoir influencer et apporter des idées. Pierre Gattaz m’a alors nommé vice-président en 2015, ce qui m’a permis de représenter le patronat notamment en matière de PME / TPE et d’œuvrer pour leur développement. Tour d’observation permettant de comprendre les enjeux de la France en matière d’entrepreneuriat, le Medef m’a permis de visualiser les modèles économiques, de rencontrer des dirigeants d’entreprise répartis sur l’ensemble du territoire et de comprendre leurs attentes ainsi que leurs difficultés. Je mets à profit cette expérience au sein du groupe Jouve.

En quoi la création d’associations professionnelles et de « think tank » comme Positive Entreprise et Anaxagore vous aide à entreprendre ?

Depuis que je n’œuvre plus au Medef, Jouve est ma priorité. L’enjeu reste de porter des projets de transformation et de développement à l’international. Malgré tout, je garde un œil sur l’activité économique, sur les futurs projets de loi, bien que je le fasse de manière moins engagée. Pour cette raison, j’ai lancé le « think tank » (« groupe de réflexion », en français, ndlr) Anaxagore avec François Perret. Grâce à lui, je continue à réfléchir sur des sujets connexes à mon entreprise. Cette source d’enrichissement me permet également de lever de temps en temps la tête du guidon et s’avère, dans le même temps, un moyen de poursuivre mon engagement envers la cité. De cette manière, je reste impliqué dans les projets sociétaux, toujours avec l’intention de continuer à être inspiré, de partager mes savoir-faire et d’appréhender les enjeux réels des entreprises et les moyens dont elles doivent disposer pour s’améliorer.

Quelles sont les perspectives d’avenir en ce qui concerne votre entreprise ?

Accélérer le développement de nos activités dans les services numériques… Notre dynamique de croissance doit être soutenue et je poursuis notre projet de transformation CAP 2020. Il devrait permettre au groupe d’accélérer sa croissance et de devenir un acteur de référence dans le secteur des services numériques, tant en France qu’en Europe. Pour y parvenir, nous nous donnons dix-huit mois. Autant dire que le défi est de taille.

Quelles ont été votre plus grande difficulté et votre plus grande satisfaction ? Et comment gérez-vous l’aspect vie professionnelle / vie personnelle ?

Ma plus grande difficulté a été de ne pas parvenir à racheter l’entreprise Gazinox. J’avais pourtant réussi à doubler le chiffre d’affaires de la société et réuni une équipe motivée pour mettre en place ce projet entrepreneurial. Malgré cela, les actionnaires n’ont pas été convaincus. Si j’ai réalisé plusieurs de mes ambitions professionnelles, ma plus grande satisfaction reste ma famille, ma femme et mes trois enfants. Ma priorité a toujours été de réussir ma vie privée et je suis fier d’avoir une vie familiale équilibrée. Même si ma vie professionnelle est dense au vu de tous mes engagements, j’essaye de ménager du temps avec mes proches notamment les week-ends. Pour conserver un équilibre, je pratique aussi la course à pied. Ce sport m’offre un véritable espace de liberté. Je décompresse durant l’effort, je ressens pleinement ma liberté et je suis souvent inspiré durant ce temps solitaire.

Qu’est-ce qui vous passionne tant dans l’entrepreneuriat ?

Cette capacité à réaliser et à prendre rapidement des décisions… C’est le fait de pouvoir, à partir d’une feuille blanche ou d’un constat, mettre en œuvre une série de décisions en équilibre et coordonnées. Ceci dans le but de faire grandir une entreprise et de générer du chiffre d’affaires. C’est, aussi et tout simplement, le fait de pouvoir renverser une situation avec une pluralité de décisions qui forme la richesse de l’entrepreneuriat et permet de surmonter les difficultés. Entreprendre, c’est un peu comme la souris blanche qui cherche son chemin et tape dans des murs, mais qui, au bout d’un certain temps, finit par trouver la sortie.

5 Conseils de Thibault Lanxade

  • Faire preuve de détermination mais pas d’obstination.
  • Savoir s’entourer.
  • Être curieux.
  • Être pressé… Ce n’est pas tant un signe d’impatience mais plutôt un élément nécessaire dans un monde qui bouge sans cesse et où les concurrences sont fulgurantes.
  • Ne pas être égoïste et avide. Il faut savoir être soudé avec ses équipes et fixer des objectifs partagés.

« Entreprendre, c’est un peu comme la souris blanche qui cherche son chemin et tape dans des murs, mais qui, au bout d’un certain temps, finit par trouver la sortie. »

Comment développer son entreprise à l’international ?

Plusieurs entreprises souhaitent partir à l’assaut des marchés internationaux. Pour la plupart des entrepreneurs, c’est l’un des principaux moyens pour développer et grandir sa société. Le monde regorge de potentielles vertus pour les firmes françaises. C’est l’opportunité de trouver de nouveaux relais de croissance, de renforcer son attractivité avec le recrutement et la fidélisation des talents tout en diversifiant ses sources de revenus. L’international peut également servir à relancer une activité qui fonctionne moins dans l’Hexagone ou à trouver des innovations de produits et de services permettant de rester compétitif et de faire face à la concurrence. Voici les quelques clés pour développer votre entreprise à l’international.

D’après une étude de BCG (Boston Consulting Group, cabinet international de conseil en stratégie, ndlr) et IMD Business School (International Institute for Management Development, école de management situé à Lausanne en Suisse, ndlr) auprès de 362 dirigeants d’entreprise, 72 % d’entre eux sont attirés par l’aventure internationale. Mais ils ne sont que 10 % à penser qu’ils maîtrisent les capacités et les codes pour s’implanter dans des pays étrangers. Selon une enquête de HSBC France ( filiale du groupe bancaire international britannique, ndlr) publiée en février 2018, les ETM (Entreprises de Taille Moyenne, disposant entre 200 et 2000 salariés, ndlr) seraient des contributeurs à l’économie de par leur développement à l’international. Les 1 400 ETM interrogées dans 14 pays emploient ainsi plus de 208 millions de personnes, collaborent à hauteur de 9 milliards de dollars au PIB mondial et engendrent environ 3400 milliards de dollars d’exportations. Découvrez à travers ces différents conseils, comment vous pouvez commencer à développer votre entreprise à l’international.

Bien choisir son pays et son marché

Avant de sélectionner un ou plusieurs pays pour développer l’activité de son entreprise à l’international, il est primordial de bien passer en revue sur le terrain, le marché. Il convient d’en analyser le potentiel, les modes de distribution ou encore de savoir s’il existe une forte concurrence. Il faut aussi s’informer sur les différentes contraintes de l’endroit désiré, qu’elles soient politiques et financières ou encore sur les réglementations en vigueur, afin d’éviter des déconvenues menaçant l’entreprise. Des études et dossiers thématiques par pays sont effectués par l’Agence Business France, qui encourage l’internationalisation de l’économie française. Ces nombreux documents facilitent les recherches des entrepreneurs tricolores. En plus de cette collecte d’informations, l’entrepreneur doit disposer de relais et d’un réseau sur le terrain, qui faciliteront les démarches auprès des gouvernements et des chambres de commerce. Les réseaux sociaux de type LinkedIn ou autres groupes et forums peuvent être utiles pour trouver ces perles rares. Selon la structure et les investissements que l’entreprise peut mettre sur la table, le choix du pays peut être différent. Les grandes entreprises puissantes et en croissance seront susceptibles de pouvoir s’attaquer aux pays émergents tandis que les TPE et les PME s’investiront plutôt vers les secteurs frontaliers, notamment en Europe.

Créer une équipe de confiance

Pour se développer à l’international, il est important de créer des liens et d’établir des relations professionnelles à long terme avec des talents et de potentiels collaborateurs issues du pays où le dirigeant décide de se lancer. Sans cela, le démarrage et le développement du service ou produit de l’entreprise à l’étranger risque fort d’échouer. S’immerger pendant quelques jours dans le pays concerné est alors l’opportunité de nouer des rapports plus agiles avec de futurs partenaires, collaborateurs ou investisseurs. Assister à des salons professionnels internationaux peut s’avérer utile pour accélérer l’expansion internationale de son entreprise, afin de découvrir de nouveaux talents et de les convaincre de s’impliquer au sein de celle-ci. Il est important de dresser une liste de critères précis que doivent remplir ces futurs membres de l’entreprise. Les personnes sélectionnées doivent être assez solides et particulièrement expertes dans leur domaine ainsi que connaître sur le bout des doigts, le marché ciblé. Une fois, l’équipe formée, il est important de la gérer efficacement. Le dirigeant devra faire preuve de confiance, de compréhension et de soutien tout en expliquant ce qu’il veut exactement mettre en place. Celui-ci ne peut pas être à deux endroits à la fois, il a donc besoin de déléguer à des personnes dignes de confiance, qui assureront le développement de sa société à l’international. Il est également important que le chef d’entreprise les rencontre plusieurs fois par an. La réussite ou l’échec de ce projet d’exportation dépend du choix et de la confiance envers les partenaires étrangers.

Demander de l’aide auprès de structures spécialisées

Pour financer et accompagner le développement de son entreprise à l’international, le dirigeant peut demander différentes aides financières comme des crédits d’impôt ou encore des prêts export. Divers organismes français comme Bpifrance, Business France, la Coface ou Le Réseau des Experts Internationaux peuvent guider le chef d’entreprise pour faciliter ses démarches à l’étranger et lui faire bénéficier de dispositifs et programmes particuliers. Les trois premières structures ont d’ailleurs créé le label « Bpifrance Assurance Export » pour contribuer au développement de l’export, via des offres multiples. Il existe alors une assurance-crédit à l’exportation qui permet de sécuriser le projet contre les risques, un prêt Croissance International pour garantir les cautions et les préfinancements ou une assurance prospection qui prend en charge les risques financiers. Quant au Réseau des Experts Internationaux, il propose d’assurer le montage et le suivi de dossiers de subventions et accompagne l’entrepreneur dans son étude de marché, via des rendez-vous sur place avec des prospects, des prescripteurs ou des expertes de l’activité concernée. Il offre également une aide à l’implantation, avec un associé de l’organisme sur place qui met à disposition ses propres locaux ainsi que des experts juridiques et comptables pour ancrer correctement l’entreprise dans le pays choisi.

Aircall révolutionne la téléphonie d’entreprise

Il n’y a pas d’âge pour entreprendre… À 31 ans, Jonathan Anguelov a créé, avec trois autres associés, Aircall. Alors qu’il a récemment levé 25 millions d’euros, le système de téléphonie d’entreprise 100 % Cloud vise la première place. Son ambition : atteindre une valorisation à un milliard de dollars et rejoindre le club des licornes.

Qu’est-ce qui vous a conduit à entreprendre ?

J’ai commencé par étudier en école de commerce, à l’ESCP. L’économie et la finance me passionnaient mais je gardais en tête l’idée de monter, un jour, mon entreprise et de prendre les risques qui vont avec. Très jeune, j’avais déjà cette fibre entrepreneuriale. J’achetais de petits appartements localisés à Paris avec des prêts pour les louer à des étudiants ou les revendre. Je m’intéresse beaucoup aux immeubles et à l’architecture. J’aime me dire que, de rien, on peut construire quelque chose.

Pendant mes études, j’ai également créé une entreprise de recyclage de téléphones mobiles (qui n’existe plus, ndlr). J’achetais des téléphones portables, les retapais et les revendais. C’était un petit business d’étudiant. Puis, je suis parti à Londres, dans le monde de la finance, pendant un peu plus d’un an. Le marché du travail ne se portant pas hyper bien au vu du peu d’embauches et de perspectives, entreprendre m’est apparu comme une évidence. J’ai rencontré mes associés grâce à notre premier investisseur, eFounders, et, mi-2014, Aircall est née. Cela fait désormais quatre ans.

Aircall, qu’est-ce que c’est ?

C’est un système de téléphonie pour les entreprises. Un logiciel 100 % Cloud disponible dans le monde entier, en quelques clics. Quand je parle de téléphonie d’entreprise, on pense souvent à la fameuse boîte noire installée dans les bureaux. La différence est que notre système s’intègre directement aux outils d’une société. En clair, Aircall dématérialise la téléphonie pour la rendre accessible depuis les ordinateurs ou Smartphones des collaborateurs et leur permettre de passer des appels.

Le système connecte les téléphones et le logiciel métier, afin de remonter les informations et donner du contexte à chaque appel. Il n’est donc, par exemple, plus question, pour le service client, de demander à la personne en ligne son numéro client ou de commande puisqu’on a désormais accès à toutes ces informations telles que la date et le montant des derniers achats. Avant, il fallait prendre son téléphone, taper manuellement le numéro puis, attendre que cela sonne. Désormais, il suffit de cliquer sur le numéro pour lancer l’appel. Les commerciaux deviennent plus rapides en termes d’exécution et, de fait, plus productifs.

Finalement, ce système est-il plus cher ou moins cher que ceux de la téléphonie d’entreprise classique ?

Globalement, le prix reste identique. Beaucoup d’entrepreneurs, lorsqu’ils créent leur société, veulent révolutionner le marché par les prix, par le bas. C’est l’erreur à ne pas faire. Aujourd’hui, vendre du prix en BtoB ne fonctionne pas car cela signifie vendre quelque chose de non qualitatif. Ainsi, nous ne souhaitons pas nous différencier par le prix mais par l’expérience utilisateur. Traditionnellement, la téléphonie d’entreprise implique une personne en interne qui s’occupe au quotidien de la maintenance du système. Aircall, quant à lui, se met en place en l’espace de seulement quelques heures étant donné qu’il s’agit de software.

Il peut déployer la téléphonie d’entreprise à 500 personnes en s’intégrant aux outils internes. Ce logiciel a été conçu pour que les choses s’effectuent de façon simple et rapide, à la manière d’un plugin (module d’extension, ndlr). Et même si nous restons sur un prix similaire en matière d’outil, il revient moins coûteux aux entreprises en raison de l’absence de maintenance.

Vous enregistrez actuellement une hypercroissance de 10 % par mois. Qu’est-ce que cela implique ?

Au début de l’année 2018, nous étions 80 personnes. Aujourd’hui, nous sommes 120 et nous devrions être 200 d’ici la fin de l’année. En résumé, nous devrions doubler la taille de l’entreprise actuelle et tripler notre chiffre d’affaires. Cela implique de mettre en place du middle management (« management intermédiaire », en français, ndlr), d’apporter de la séniorité et passer d’une équipe talentueuse à une équipe expérimentée qui suit des process.

C’est un virage essentiel. Nous voulons garder notre efficacité, cet esprit jeune (la moyenne d’âge chez Aircall est d’environ 27 ans, ndlr), « let’s do it », et ne pas s’imposer comme une structure lourde. Le plus important, pour nous, reste notre culture d’entreprise. Souvent après la journée de travail, des salariés vont prendre des verres ensemble. Beaucoup diront qu’Aircall est leur deuxième, voire leur première maison, car nous passons plus de temps au bureau avec les collègues que chez nous. Il doit y avoir une vingtaine de nationalités différentes mais tous se rassemblent autour d’un même objectif, celui de révolutionner la téléphonie d’entreprise et de la rendre plus simple et accessible dans le monde entier.

Récemment, vous avez levé 25 millions d’euros, Soit, au total, 36 millions d’euros depuis la création de l’entreprise. Quel en est le but ?

Du recrutement et de la recherche. Nous voulons aller toujours plus loin en termes de produit et de fonctionnalités. Nous souhaitons le faire évoluer vers de l’intelligence artificielle et de l’interconnexion avec une multitude d’outils. Inévitablement, il nous faut recruter des talents pour soutenir notre croissance de 10 % par mois. Certes, nous pourrions rester en croissance organique mais nous avancerions plus lentement. Et qui dit plus lentement, amène à se demander si le marché ne risque pas de nous passer devant.

Cette levée de fonds de 25 millions d’euros va donc nous permettre d’aller plus vite encore et d’apporter des solutions innovantes aux entreprises. Nous souhaitons évangéliser le marché et devenir le leader mondial de la téléphonie d’entreprise. Nous voulons changer les codes. Revendre n’est pas un objectif en soi. L’objectif est que, demain, pour n’importe quelle entreprise dans le monde, Aircall soit la brique de référence en la matière. Nous avons la très forte conviction de pouvoir atteindre la valorisation à un milliard de dollars et rejoindre le club des licornes. Nous sommes d’ailleurs déjà présents à l’international. En France, nous ne réalisons que 20 % de notre chiffre d’affaires, 30 % pour les États-Unis, 60 % pour l’Europe et 10 % pour l’Asie et l’Océanie.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’aventure. Être entrepreneur, c’est être un nageur avec un océan à traverser. Nous partons d’une terre où tout est beau, et nous devons nous jeter à l’eau sans jamais nous retourner car cela reviendrait à nous demander si nous pouvons faire demi-tour. Commettre l’erreur de se retourner reste un classique. Nous pensons à ce moment-là que cela prendra trop de temps, que nous pouvons revenir sur la terre ferme et nous nous demandons si nous pouvons revenir en arrière. Alors qu’en tant qu’entrepreneur, il faut se dire : « Je vais tout droit puisque, de toute façon, je vais de l’autre côté ! » Soit on va à fond et on fait tout ce qui est possible pour atteindre son objectif, soit mieux vaut laisser tomber.

Je n’ai pas pour ambition d’avoir un certain train-train et de me reposer sur mes acquis. Je ne fais d’ailleurs pas coïncider la vie professionnelle avec celle privée étant donné qu’elle en fait partie, et inversement. Il n’y a pas de séparation. Je passe un bon moment, le weekend, à consulter mes emails. Quand je constate que des salariés ont échangé, un samedi ou dimanche, sur le chat de la boîte, je me dis qu’on a réussi à créer quelque chose et que c’est maintenant que cela se joue. Pourquoi ? Parce que nous avons la chance de pouvoir laisser notre empreinte dans la vie d’une entreprise.

Depuis le début de l’aventure, qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Et, à l’inverse, quelle est votre plus grande satisfaction ?

D’abord, nous nous sommes attaqués à un marché très difficile, celui des télécommunications. Nous avons rencontré des difficultés financières, nous avons dû convaincre les investisseurs, apprendre le management grande vitesse en passant d’une équipe de quatre à vingt personnes très rapidement. Et, au début de l’activité, nous ne maîtrisions pas correctement notre logiciel. Le produit ne faisait pas ce que nous voulions qu’il fasse et nous nous sommes même demandé si nous allions y arriver. À ce moment-là, il a fallu se remettre en cause et se montrer humble. Nous avons réalisé qu’avoir une bonne idée ne fait pas tout.

Été 2015, nous sommes alors partis quatre mois à San Francisco rejoindre un accélérateur américain. Tout est reparti ! C’était exceptionnel, nous étions soudés et avons pu reconstruire le produit en y rajoutant des fonctionnalités. Nous nous sommes volontairement confrontés au marché américain, qui s’avère très exigeant, ce qui nous a permis de savoir ce que nous voulions réellement faire d’Aircall et comment appréhender les années à venir. Pour ce qui est de la plus grande satisfaction, c’est d’avoir créé une entreprise au sein de laquelle les salariés sont autant impliqués que les cofondateurs. Aircall représente l’homme invisible. On parle de lui comme d’une personne car nous travaillons tous pour lui.

5 Conseils de Jonathan Anguelov

  • La résilience dans le travail. Quand on dit qu’on va faire quelque chose, on le fait jusqu’au bout. Il faut savoir suivre un plan.
  • Faire confiance aux autres. Il ne faut pas vouloir partir seul et se dire que l’on sait tout mieux que tout le monde. Vous allez embaucher des collaborateurs qui deviendront des piliers de l’entreprise. Autrement, soit ce n’est pas les bonnes personnes, soit vous devez vous remettre en question.
  • Jour 1 : créer une culture d’entreprise. Les collaborateurs ne doivent pas venir au travail juste pour faire leur job mais parce qu’ils souhaitent vivre une vraie aventure et progresser dans leur carrière.
  • Écouter son marché. Ne prenez aucune décision sans comprendre. Ne foncez pas tête baissée. Certains se lancent avec une idée qu’ils jugent révolutionnaire mais oublient qu’une idée seule ne vaut rien. Tout réside dans son exécution.

« Être entrepreneur, c’est être un nageur avec un océan à traverser. On part d’une terre où tout est beau, et on doit se jeter à l’eau sans jamais se retourner car cela reviendrait à se demander si on peut faire demi-tour. »

Ces start-up françaises qui innovent dans le marché du jeu vidéo

Le marché des jeux vidéo s’est considérablement développé depuis quelques années et atteint des records. Les éditeurs de jeux vidéo comme Rockstar Games, Activision Blizzard ou encore Electronic Arts ont réussi à se hisser au rang des entreprises les plus lucratives. Le jeu vidéo s’est également professionnalisé, notamment avec l’émergence de l’E-sport, où les joueurs professionnels ne cessent de se multiplier. De nouveaux acteurs émergent pour proposer de multiples innovations, touchant un large public et parfois d’autres secteurs. Voici deux start-up françaises qui mettent toute leur énergie pour proposer de nouveaux services et produits dans l’univers vidéoludique.

Selon Newzoo (société centrée sur les analyses de marché couvrant le secteur du jeu, de l’e-sport et du mobile, ndlr), l’industrie du jeu vidéo, que ce soit au niveau des consoles de salon, des jeux PC et smartphones, a généré en 2017, environ 120 milliards de dollars en termes de revenus. Les vingt-cinq premières firmes du marché pèsent à elles seules, plus de 94 milliards de dollars. En France, le secteur est florissant et ne s’est jamais aussi bien porté. Il a progressé de 18 % dans l’Hexagone l’an dernier et a enregistré un chiffre d’affaires record de 4,3 milliards d’euros, dont 1,693 milliard venu des ventes de consoles, PC Gaming et accessoires et 2,61 milliards venus des ventes de jeux sur consoles, PC et mobile. Le jeu vidéo est devenu le quatrième plus grand marché de divertissement au monde, dépassant l’industrie du cinéma. Selon un sondage de l’Ifop, réalisé à l’occasion de la Paris Games Week, fin octobre, 68 % des Français jouent aux jeux vidéo. Des jeunes pousses, conscientes de l’énorme potentiel de ce marché, se lancent de plus en plus et cherchent à innover.

Ironova et son bracelet connecté, Ankkoro

Fondée en 2012 par Yann Frachi, ingénieur financier de formation, la start-up française Ironova a mis au point un bracelet connecté, dénommé Ankkoro, qui pourrait révolutionner l’univers du jeu vidéo ainsi que ses nombreuses productions. Experte en neurosciences, en Intelligence artificielle et IoT (L’Internet des objets, ndlr), elle a développé depuis ses débuts, une technologie brevetée Emotion Sense, capable de détecter et de quantifier l’état émotionnel d’une personne via des bracelets connectés équipés de différents capteurs, qui mesurent le rythme cardiaque, la température de la peau ou encore les mouvements. L’entreprise vise trois secteurs avec cette technologie, comme la e-Santé avec sa solution Iro Scare et le marché des technologies du futur avec Iro Smart. Ankkoro se concentre sur le divertissement permettant aux aficionados du jeu vidéo de découvrir leur profil et leurs émotions pendant les phases de gaming tandis que les plateformes de jeu reçoivent ces informations pour adapter le gameplay de leurs jeux en fonction des émotions ressenties comme la peur, l’excitation ou la tristesse. Actuellement en phase de développement, le produit d’Ironova a été présenté lors de l’E3 2018, l’un des plus grands salons internationaux du jeu vidéo. Il sera mis sur le marché prochainement et la jeune pousse a déjà signé plusieurs partenariats avec des éditeurs de jeux vidéo, notamment la plateforme de streaming et de VOD, Twitch. Les joueurs pourront par exemple avec le jeu CoolSpy, se mettre dans la peau d’un espion en pleine infiltration, dont le but est de rester calme pour passer des portiques et ne pas être découvert.

NaturalPad et sa plateforme de jeux au service de la santé

Faire du jeu vidéo, un élément à visée thérapeutique. C’est l’objectif de la start-up montpelliéraine Naturalpad. Lancée en 2013 en association avec Antoine Seilles, Ines Di Loreto, Tristan Le Granche, Benoit Lange et Sébastien Andary dont quatre sont des docteurs en informatique et robotique, l’entreprise a mis en place une plateforme de physio-gaming pour les seniors, intitulé MediMoov. Elle propose des solutions pour favoriser le processus de soin via des serious games, associant la capture de mouvement ainsi qu’une activité physique et sportive adaptée. Les patients âgés peuvent alors effectuer de nombreux mouvements excellents pour la rééducation tout en effectuant des exercices ludiques. Les médecins peuvent également suivre plus facilement et efficacement l’évolution des progrès de leurs patients. Validés cliniquement et co-conçus avec des professionnels de santé comme des kinésithérapeutes, les jeux associent des exercices notamment l’inclinaison du buste et les transferts d’appui. Avec le jeu Skyes par exemple, les utilisateurs devront incliner et bouger le haut du corps pour diriger un avion, afin qu’il évite des obstacles dans les cieux. Constituée d’une box, la MediBox et d’un capteur de mouvement, il est possible de connecter MediMoov à tout dispositif de projection et écran munis d’un port HDMI. Le service est commercialisé dans plus de 70 maisons de retraite et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes dans l’Hexagone et 225 parties de MediMoov seraient jouées par jour, selon la jeune pousse.

Si de nombreuses jeunes pousses se lancent dans le marché du jeu vidéo, des géants du web comme Google sautent également le pas. La firme américaine a décidé de créer sa propre start-up destinée aux jeux vidéo sur smartphones en mai dernier. Son nom : Arcade. Elle est dirigée par un jeune de 21 ans, entrepreneur en applications mobiles, Michael Sayman Gálvez, célèbre pour avoir créé l’une des applications de jeux smartphones à la croissance la plus rapide, « 4 Snaps », à l’âge de 16 ans, et d’avoir rejoint Facebook à 17 ans en tant qu’ingénieur logiciel. Avec ce talent naissant, la société fondée par Larry Page et Sergueï Brin veut développer une gamme de jeux mobiles, centrée sur le social gaming pour séduire les plus jeunes. Mais ce n’est pas la première fois que Google s’intéresse à l’univers du jeu vidéo. Selon The Information (société américaine de médias numériques par abonnement, ndlr), la firme de la Silicon Valley planche depuis bientôt trois ans sur Google Yeti, un service de jeu vidéo en streaming qui pourrait s’assortir d’une console et d’une manette totalement dédiée aux abonnés, accédant à un catalogue de jeux stockés via un serveur.

Faire de l’immobilier, au sens large !

À 58 ans, Éric Duval fait partie de la génération des entrepreneurs formés sur le tas. Il a fait ses premiers pas dans l’entreprise familiale et aujourd’hui, il est à la tête d’un groupe de plus de 3 500 salariés, réalisant plus de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires. Spécialisé dans l’immobilier depuis sa création, en 1994, le Groupe Duval ambitionne de faire de ses sociétés les leaders de leurs marchés. Et le pari semble en passe d’être relevé.

Qu’est-ce qui vous a conduit à entreprendre ?

Je suis originaire de Rennes (préfecture de la région Bretagne, ndlr). En 1978, mon père détenait une entreprise de BTP et avait, en parallèle, créé une petite structure nommée Maisons de Bretagne, qui existe toujours et s’occupe de biens individuels au coup par coup. À cette époque-là, les entrepreneurs se formaient sur le tas. Il m’a alors proposé d’abréger mes études afin de le rejoindre. Ainsi, peu de temps après mon bac, je suis allé apprendre le métier sur les chantiers de l’entreprise de construction.

Deux ans plus tard, je reprends la structure familiale, qui œuvrait essentiellement dans le BTP, avant de m’orienter vers les métiers de la promotion immobilière, secteur dans lequel je me sentais plus à l’aise. Et en décembre 1994, je décide de fonder mon propre groupe, de façon autonome, d’abord sous le nom de la holding Financière Duval puis, du Groupe Duval, formé autour du métier de l’immobilier. Au départ, j’étais seul. Aujourd’hui, nous sommes 3 500 salariés en France. J’ai toujours souhaité entreprendre et je continue !

Le Groupe Duval exerce, aujourd’hui, plusieurs métiers autour de l’immobilier. Lesquels ?

Nous avons organisé le groupe en plusieurs divisions. D’abord, nous sommes promoteurs. Nous nous occupons de la construction de centres commerciaux, de l’immobilier d’entreprise, qu’il s’agisse de bureaux, de plateformes logistiques ou encore d’usines, et de logements vendus en bloc aux bailleurs sociaux ou à la découpe aux particuliers. Aujourd’hui, notre métier de promoteur affiche un carnet de commandes de 2,5 milliards d’euros répartis sur une dizaine d’agences sur l’ensemble du territoire français, y compris dans les D.O.M.-T.O.M. (départements et territoires d’outre-mer, ndlr).

Nos équipes multidisciplinaires nous permettent de proposer aux collectivités des opérations mixtes de cœur de ville, qui intègrent toutes les problématiques de l’immobilier. Nous sommes également « property managers » (gestionnaires d’actifs immobiliers, ndlr) et gérons près de 20 milliards d’actifs en France, essentiellement dans le secteur de l’immobilier d’entreprise et commercial.

Parallèlement à cela, nous sommes assistants maîtres d’ouvrage grâce à ALAMO, un outil technique qui conçoit, livre et fabrique des immeubles pour le compte du groupe mais aussi pour d’autres opérateurs. Enfin, nous sommes aussi propriétaires d’actifs, qui représentent environ 1,8 milliard d’euros. En résumé, lorsque nous allons voir une collectivité ou un opérateur quel qu’il soit, nous pouvons à la fois nous positionner comme un fabricant, un gestionnaire et un propriétaire ou copropriétaire d’immeubles. Autant de raisons pour lesquelles, quand nous nous engageons sur une opération, nous nous engageons, généralement, sur le long terme.

Quatre ans après la création, vous rachetez Odalys, spécialisée dans le tourisme. Pourquoi ce choix ?

Au-delà de nos activités de promoteur immobilier et de gestion de patrimoine, nous détenons une partie « exploitation », qui implique les métiers de moyen terme. Odalys entre dans cette catégorie. Alors qu’elle n’était encore qu’une entreprise naissante, nous l’avons rachetée en 1998 car elle allait nous permettre de générer des revenus récurrents. Disons que c’était un pied de plus à notre tabouret, de sorte à ce que le groupe devienne plus solide et plus stable financièrement.

Lors du rachat, pas mal d’acteurs nous ont critiqués en nous reprochant de trop nous diversifier et de nous disperser. Au final, nous avons eu raison, d’une part, parce que nous avons bien réussi dans ces métiers-là : en démarrant avec 8 000 lits, nous sommes passés à 138 000 lits et sommes devenus, grâce à Odalys, le numéro deux européen de la résidence de tourisme. Mais surtout, tous les autres groupes nous ont copiés. Ils ont, au bout du compte, eux aussi, créé des structures d’exploitation comme des résidences d’affaires, pour seniors ou encore pour étudiants.

Comment percevez-vous le marché de l’immobilier actuellement ?

Très bon. Il n’y a qu’à regarder les chiffres ! Tout le monde est satisfait. Nous restons toutefois très prudents à l’égard du risque de surchauffe du marché. Auparavant, il était assez mauvais mais, depuis quelques années, un rattrapage du marché s’opère donc il faut rester attentif à son évolution. Mais quoi qu’il en soit, c’est positif !

Face à un marché « en surchauffe », en quoi la structuration du groupe fait-elle la différence ?

La stratégie que nous avions à l’époque se confirme maintenant. D’abord, par la solidité de notre bilan. Ensuite, par le fait que nos concurrents se sont mis à adopter ce modèle. Nous nous sommes positionnés sur les segments de résidences pour étudiants, d’affaires, du tourisme, à la mer, à la montagne ainsi qu’à la campagne. Nous avons également développé une chaîne de résidences pour seniors, Happy Senior, et nous sommes positionnés sur quasiment l’ensemble des métiers d’exploitation des logements. Sur ce segment, nous sommes leader en France et détenons une compétence multiple que d’autres n’ont pas. Nous avons cette capacité à réagir rapidement et à nous montrer créatifs. Lorsque nous somme capables de faire tous ces métiers, la structuration du groupe fait la différence.

Vous œuvrez aussi dans le secteur du golf. Quel lien avec l’immobilier ?

Grâce à Ugolf (anciennement NGF Golf, ndlr) et LeClub, nous nous plaçons comme le leader mondial (avec 54 golfs en France et 700 golfs en réseau dans le monde, ndlr). Le changement de nom fait d’ailleurs partie de notre stratégie d’internationalisation du modèle. Plus concrètement, nous nous sommes tournés vers le secteur du golf dans cette logique de diversification. Nous avions regardé les métiers émanant du sport et des loisirs et avons opté pour celui du golf étant donné qu’aucun acteur ne possédait plus de 3 ou 4 % de parts de marché. Ce positionnement nous a permis de devenir un opérateur consolidateur.

Lorsque nous avons démarré, nous n’avions que 300 000 euros de recettes, alors qu’aujourd’hui, nous en générons près de cinq millions et sommes devenus le plus gros opérateur français. Toujours en matière de diversification, nous avons créé une holding dans le secteur des nouvelles technologies. Celles-ci impactant nos métiers traditionnels, nous avons investi dans tout un tas de structures qui se développent très rapidement. Nous sommes d’ailleurs considérés comme le groupe immobilier le plus impliqué dans les nouvelles technologies ainsi que dans la digitalisation de nos métiers. Nous continuons à le faire et apprenons beaucoup grâce à cela.

Plus globalement, comment avez-vous fait pour surmonter les difficultés tout au long de l’aventure ?

Des difficultés, nous en rencontrons tous les jours. Pour les dépasser, il faut être capable de se montrer sélectif, pragmatique et avoir le sens des priorités. Et surtout, une entreprise ne se fait pas toute seule mais avec des talents. C’est primordial. J’ai toujours recruté des gens bien meilleurs que moi. Ils forment aujourd’hui le socle, les fondamentaux du groupe. J’ai la chance d’être bien entouré. Il est possible de réussir en France. C’est un message important que je tiens à diffuser. Les talents ne doivent pas fuir notre pays.

Vous êtes également cofondateur de la fondation DUVAL. En quoi cela consiste-t-il ?

À travers la fondation Duval, nous menons des actions humanitaires en Afrique et en Asie au sein d’orphelinats, de dispensaires, d’écoles… Nous nous rendons régulièrement sur place, une démarche que j’ai eue au niveau familial et que nous poursuivons. À partir de ces démarches, nous avons par ailleurs développé une activité de transformation de riz, désormais rentable. Nous transformons ainsi du riz et l’exportons en France. Au vu du développement du groupe en France, nous avons considéré que nous avions atteint la taille suffisante pour nous développer à l’international.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

La liberté. L’entrepreneuriat permet de décider de ce que vous souhaitez faire. Je détiens 100 % du capital de la holding et peut ainsi faire plein de choses. Je ne me suis pas uniquement limité à un seul métier mais j’ai préféré diversifier le groupe en démarrant par une entreprise. Quand nous sommes entrepreneurs, nous sommes souvent contraints mais nous restons libres d’entreprendre.

Vous codirigez l’entreprise avec votre fille. Parvenez-vous à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Il est vrai que l’entreprise n’est jamais bien loin de la maison. Ma fille, Pauline, a grandi dedans, mon fils, Louis-Victor, a également la fibre entrepreneuriale et mon père est, lui-même, entrepreneur. Cette envie d’entreprendre fait partie de nos gènes. Je fais toutefois attention à bien faire le distinguo entre vie familiale et vie professionnelle, malgré la place importante qu’occupe cette dernière !

5 conseils d’éric duval

  • Soyez curieux. Il y a plein de choses qui nous entourent et que les gens ne regardent pas. Il faut aller les chercher, car de temps à autre, il y a des évidences que nous ne voyons pas, faute de s’y intéresser. C’est en étant curieux que nous finissons par nous ouvrir et être créatifs.
  • Soyez créatif. La curiosité amène à la créativité et, quand nous sommes créatifs, nous dépassons souvent ceux qui ne le sont pas.
  • Soyez rigoureux. Il s’agit d’un passage obligé car ceux qui sont créatifs font parfois de très belles choses mais les contraintes économiques doivent être respectées pour que le projet se fasse. Être rigoureux permet au créateur de pouvoir concrétiser sa création.
  • Soyez agile. Au vu de nos différents métiers, être agile est une nécessité. Et cette agilité permet aussi de devenir créatif.
  • Amusez-vous, et encore amusez-vous !

« Une entreprise ne se fait pas toute seule mais avec des talents. C’est primordial. J’ai toujours recruté des gens bien meilleurs que moi. »

4 choses fabuleuses en 2018 qu’on peut acheter avec le smartphone dans le domaine de construction

Avec l’avènement d’Internet et le développement de téléphones mobiles de plus en plus sophistiqués, le Smartphone est devenu indispensable et fait partie du quotidien de plusieurs milliards de personnes dans le monde. Si sa première utilité est de permettre à tous de communiquer, il est devenu au cours du temps, un accessoire performant dans de nombreux secteurs notamment pour effectuer ses achats. En naviguant en ligne, les utilisateurs sont susceptibles de découvrir des idées atypiques d’aménagement et de décoration ou encore des matériaux de construction innovants. Voici quelques éléments dans le domaine de la construction que vous pouvez acheter directement via votre mobile.

Les Français utilisent de plus en plus leur Smartphone, autant pour effectuer des achats que pour les préparer. C’est le constat délivré en février dernier par le bilan annuel de la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance, ndlr). Un achat en ligne sur cinq serait alors réalisé sur mobile, alors que la proportion n’atteignait que 13 % en 2015. Pour acheter, ils se servent principalement des sites Internet plutôt que des applications. Les produits les plus plébiscités restent ceux de l’habillement et des produits culturels.

Des matériaux de construction à grand volume

Le secteur de la construction n’est pas à sous-estimer, tant il regorge d’éléments pratiques et astucieux pour l’aménagement extérieur et intérieur de votre lieu de vie. Avec votre Smartphone, vous pourrez facilement chercher et commander tout ce qui est nécessaire pour aménager et construire votre maison. Oubliez les magasins de construction, vous pouvez depuis votre canapé, acheter du carrelage, des velux, des clôtures et des dalles de terrasse clipsables dans une quantité volumineuse. Ces différents éléments peuvent directement être envoyés à votre domicile en peu de temps. Le distributeur en ligne de matériaux de construction, BENZ24 propose un certain de nombre de matériaux à grand volume comme des fenêtres de toit, des volets roulants, une vaste gamme de revêtements de sol et différents types d’escaliers à colimaçon ou escamotable. Avec sa flotte de camions et ses nombreux partenaires, l’entreprise garantit une livraison assurée en quelques jours.

Une personnalisation de votre papier peint

Si des applications mobiles existent pour vous aider à décider de quelle couleur vous voulez peindre vos murs via un outil de simulation, votre smartphone peut vous aider à créer un décor mural ou à personnaliser votre papier selon vos envies. Via celui-ci, vous pouvez définir les dimensions exactes de votre papier peint, composer précisément ses caractéristiques au niveau du style, choisir le type de qualité que vous souhaitez appliquer et recevoir votre création en quelques jours, voire en quelques heures seulement. Si vous avez une âme d’artiste, une passion pour prendre en photo, avec votre téléphone, des paysages magnifiques ou impressionnants, c’est l’occasion d’intégrer dans votre papier peint vos photographies dont l’originalité séduira vos amis. Vous avez même la possibilité d’intégrer des dessins issus de votre imagination ou des citations qui vous viennent à l’esprit. Un moyen de vous remémorer des souvenirs heureux et d’impressionner vos convives. Rien de plus simple, vous avez juste besoin de charger votre photo ou de taper sur votre clavier les mots choisis via votre téléphone. La société de création graphique Photowall propose plusieurs fonctionnalités, avec une livraison gratuite et une expédition sous 2 jours.

Des matériaux d’isolations innovants

En parcourant le web sur votre smartphone, vous pourrez découvrir des matériaux tout aussi atypiques que novateurs qui sont aujourd’hui sur le marché ou seront commercialisés dans les mois à venir. C’est notamment le cas du Vegan Isolation, un isolant créé à base de champignons. La partie végétative de ceux-ci dénommée mycélium possède de nombreuses vertus pour la santé et l’écologie, notamment une auto-extinction naturelle et une purification naturelle de l’air. Quant au Nanowood, matériau produit à base de bois, il est biodégradable, mais sensiblement plus solide et souple, permettant d’être transporté et posé très facilement. Enfin, l’IPAC (L’isolant porteur alvéolaire cellulosé, ndlr) fabriqué à partir de carton fait la part belle au recyclage. Des alternatives crédibles à la laine de verre, trop utilisée dans le secteur du bâtiment. L’entreprise de recherche et développement Biohm met en lumière plusieurs de ces innovations dans le secteur pour créer un changement radical dans les technologies de la construction, les matériaux et les méthodes de fabrication : elle développe ainsi des matériaux biosourcés comme l’isolant en mycélium de champignons.

Des maisons préfabriquées

Avec votre téléphone portable, vous pouvez également acheter une maison préfabriquée. Des bâtiments montés de toutes pièces en une journée devient une réalité avec cette forme d’habitat. Moins chère à l’achat qu’une maison traditionnelle, elle offre des économies substantielles, avec des matériaux écologiques et des dépenses énergétiques réduites tout en offrant une dose de modernité. Des maisons mobiles comme la Ten Fold facilement livrables, écologiques et compactes peuvent être installées en moins de huit minutes, permettant de déménager sans contraintes et aussi souvent que vous le souhaitiez. Des modèles proposent également des solutions connectées, qui vous offrent l’opportunité de contrôler de manière efficace votre maison, rien qu’avec votre portable. La société Norges Hus conçoit des maisons préfabriquées à ossature bois, composées de produits et matériaux plus sains et plus efficaces en matière d’environnement énergétique, pour un prix variant entre 26 000 et 63 000 euros.

L’entrepreneur qui a su développer son entreprise lentement mais sûrement !

À 56 ans, Bruno Bourrigault, cofondateur avec Lotfi Youcefi de Speed Burger, n’a pas perdu son franc-parler. L’enseigne, considérée comme précurseur du métier de « livraison de burger à domicile », affichait déjà un chiffre d’affaires 2016 de 26 millions d’euros. La marque compte une cinquantaine de points de vente et emploie plus de 1 000 personnes dans le réseau. Et elle ne ne compte pas en rester là.

Comment vous est venue l’idée de créer Speed BURGER ?

Sur Angers, la livraison de pizza faisait ses débuts. Aujourd’hui, ce service est omniprésente mais en 1995, il n’y en avait qu’à Paris. Nous nous sommes dit simplement « si cela marche pour les pizzas, alors cela doit fonctionner pour les burgers ! » et nous nous sommes lancés sans attendre.

Cela a-t-il tout de suite marché ?

Globalement, oui. Personne ne le faisait donc cela s’est rapidement développé. Je venais du milieu de la restauration et d’une école traditionnelle hôtelière, ce qui nous a facilité la tâche. Je connaissais , le métier. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque il n’y avait même pas de McDonald’s là où nous étions ! J’avais déjà un magasin. Pour l’anecdote, ce n’est pas mon banquier initial qui m’a suivi mais un autre. Le premier, il pouvait financer des pizzas à emporter mais pas des burgers car il n’avait pas les « statistiques ».

Quelles ont été les grandes étapes ?

L’aventure a commencé par l’ouverture des points pilotes. Nous avons attendu huit-neuf ans avant notre première franchise (en 2004, ndlr)) qui se situait au Mans. Par la suite, tout s’est enchainé et nous n’avons pas vraiment prêté attention aux « étapes » car nous étions dans le train et nous avancions, là était notre priorité. Les premières années, nous ouvrions des franchises en vagues régulières, ce qui était normal. Une seconde grande étape a été franchie, il y a dix ans, quand nous avons créé notre site marchand. Nous détenons aujourd’hui cinq restaurants en propre et tout le reste en franchise.

Pour vous, quels ont été les grands changements ?

Ils sont finalement assez récents avec le développement des plateformes qui s’implantent dans les grandes villes de France. Il a fallu s’adapter depuis 2016 à leur arrivée qui s’est révélée massive. Ce sont surtout dans les villes d’une certaine taille que la tendance s’est développée mais cela n’a pas entraîné un changement notable pour nos magasins qui sont situés dans des surfaces urbaines plus réduites. Nous regardons avec attention l’évolution des plateformes dans les autres villes et nous avons déjà commencé à prendre certaines mesures innovantes.

Vous n’êtes pas du tout à présent à Paris, c’est volontaire ?

Il est vrai que nous sommes très prudents sur la rentabilité des magasins et le foncier reste très cher à Paris. Je ne suis pas parisien et je n’ai pas l’habitude d’avoir des prix qui me semblent vraiment élevés. Nous allons ouvrir un premier magasin dans la région parisienne (à Boulogne-Billancourt). Personnellement, je ne trouve pas incontournable d’être présent à Paris même si je suis ouvert à l’idée d’en ouvrir dans les villes proches. Je pense que c’est une question de mentalité. Il existe des franchises qui fonctionnent très bien à Paris et c’est très compliqué pour elles quand elles se déplacent en province. Et inversement pour les franchises implantées à l’origine en province.

Quel est votre point de différenciation par rapport à d’autres enseignes ?

Historiquement, il y a la livraison, bien entendu, mais surtout, nous faisons des burgers depuis plus de trente ans. Nous détenons un savoir-faire avec une trentaine de recettes que l’on peut retrouver sur le site, que je qualifierai de délicieuses. Notre différenciation s’est faite aussi sur cette qualité car nous avons un vrai choix de burgers avec des recettes issues de la cuisine française. Depuis trois ans, nous ne servons que des viandes françaises.

Comment a évolué votre fonction ?

Je suis associé depuis le début et nous partageons les tâches. Lotfi s’est plutôt spécialisé dans le développement du site marchand, de l’informatique et il gère nos magasins en propre alors que, moi, je m’occupe davantage du développement et de l’animation réseau. Je me suis beaucoup occupé des achats même si nous avons intégré une acheteuse parmi la vingtaine de personnes que nous sommes au siège. Au début, j’ai passé presque quinze ans dans les magasins, ce qui représente un avantage quand nous nous adressons à un franchisé. Nous connaissons parfaitement notre franchise et ils le sentent.

Justement, créer la franchise a-t-il été simple ?

Ce n’est jamais facile la franchise. Je me demande toujours comment font ceux qui n’ont qu’un ou deux magasins et se lancent tout de suite dans le développement des franchises. C’est compliqué car il faut obtenir l’implication des franchisés dans leur magasin mais aussi des financiers qui regarderont la franchise de loin. Le franchisé reste son propre patron mais doit suivre le savoir-faire de l’enseigne. Et ne doit surtout pas se reposer totalement sur la marque et attendre que tout lui vienne tout cuit. Il doit réaliser qu’il est LE dirigeant. Concernant le lancement d’une franchise, il faut être bien conseillé et, je dois avouer que notre avocat, qui connaît par cœur la franchise, nous a bien épaulés au moment crucial du lancement.

Y-a-t-il eu des surprises positives ?

Il y a des histoires humaines très intéressantes. Nous avons des franchisés qui sont là depuis le début (quatorze ans, ndlr) avec nous. C’est avant tout de belles histoires humaines et je pense que c’est l’essentiel. Après tout est venu tranquillement, nous n’avons pas intégré dix personnes en même temps dans l’équipe. Nous avons pris le temps de nous préparer. Le quotidien m’a beaucoup surpris et on pourrait en faire des bouquins et des bouquins ! Un jour dans un magasin, j’ai un livreur qui m’a dit : « Je me suis fait doubler par un kangourou ! ». On s’est demandé s’il avait perdu la tête mais en réalité il y avait des kangourous qui s’étaient échappés et qui couraient dans le centre-ville.

Qu’est-ce qui vous motive à continuer l’aventure ?

Comme tout commerce ou entreprise, c’est « à vendre ». Nous n’allons pas nous cacher la vérité car, en réalité, c’est une histoire de deux personnes et d’un chèque au milieu. Quelqu’un qui me dit que son entreprise n’est pas à vendre, je n’y crois pas. Cela dépend toujours du prix sans doute, peut-être, car je me considère comme un commerçant. Je ne suis pas du genre à finir mes vieux jours dans un magasin. Après, ce qui me motive, c’est que j’adore voir l’ouverture de magasins et l’arrivée du développeur, par exemple, m’a boosté.

Comment trouvez-vous l’équilibre entre vie perso et vie pro ?

L’avantage que j’ai c’est qu’aujourd’hui, je ne suis plus dans la restauration. Je suis dans les bureaux depuis cinq-six ans donc j’ai de vrais week-ends. Je suis toujours avec ma femme depuis trente-trois ans, avec certes des hauts et des bas, mais cela montre que cela se passe bien. (rires) Par ailleurs, je pense qu’il faut apprendre à déléguer. Pour la sélection de mes équipes, je fonctionne principalement par relation. Et cela dans 80 % des cas. Peut-être aussi car nous sommes en province et qu’il y a moins de profils.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nous essayons déjà de faire le tri dans nos franchisés en proposant à ceux qui se sont lancés un peu par hasard de revendre leur magasin. Il s’agit de garder notre dynamique. Le profil des franchisés a beaucoup changé depuis le début où nous étions principalement sur des profils investisseurs alors que nous restons sur des commerces de proximité. Pour ce qui est des ouvertures, j’aimerais bien que nous en ouvrions cinq à six par an. Nous avons d’ailleurs pris un développeur en interne et nous nous apercevons que faire appel à quelqu’un d’extérieur se révèle une stratégie payante.

Que pensez-vous de la concurrence récente ?

Personnellement, je ne vois pas d’un œil favorable toute cette concurrence à vélo. Je ne parle pas d’enseignes comme Allo Resto ou de la concurrence « normale » mais spécifiquement de ces entreprises. Je ne comprends pas, lorsque je regarde les bilans de ces entreprises, qu’elles existent toujours avec des pertes. Si nous faisions la même chose, nous serions déjà fermés. Aujourd’hui, certains franchisés travaillent avec elles mais je ne trouve pas cela de bon augure.

Des conseils pour les franchisés ?

Pour un futur franchisé, il ne faut pas penser qu’un franchiseur va faire le travail. Comme je le disais, le franchisé est un chef d’entreprise. Je pense qu’il faut également regarder tout ce qu’il y a autour du franchiseur notamment la présence d’animateurs qui passent dans les magasins, d’un service marketing et peut-être surtout de scruter la performance du service achat. Il faut que ce dernier soit plus performant que si vous alliez voir le fournisseur seul. Le franchiseur doit permettre d’obtenir une meilleure rentabilité sinon autant être indépendant.

4 conseils de bruno bourrigault

  • S’adapter à l’évolution de son secteur. Les changements méritent juste des ajustements.
  • Prendre son temps avant de se lancer dans les franchises.
  • Apprendre à déléguer. Faire confiance est un atout.
  • Trouver des franchises performantes. Elles doivent permettre une meilleure rentabilité.

« Au début, j’ai passé presque quinze ans dans les magasins, ce qui représente un avantage quand nous nous adressons à un franchisé. Nous connaissons parfaitement notre franchise et ils le sentent. »