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Zenride, l’entreprise qui va vous faire aimer le vélo

Zenride
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Interview de Olivier Issaly, co-fondateur et président de Zenride, qui vient de lever 8 millions d’euros auprès du fonds à impact Alter Equity et du groupe RATP, pour accélérer son développement.

Quel a été votre parcours avant de créer Zenride ?

J’ai une formation d’ingénieur que j’ai arrêté en cours de route. J’ai créé ma première entreprise à 21 ans dans le jeux-vidéo qui s’appelle Owlient et qui faisait un jeu d’équitation. Nous avons créé en 2005, equideow.com sur le web qui se situait avant la diffusion des jeux mobiles. Nous étions déjà une soixantaine dans le studio quand nous l’avons revendue à Ubisoft en 2011 au sein duquel j’ai passé 3 ans. Nous réalisions alors les trois quarts de notre chiffre d’affaires à l’étranger. Après j’ai remonté une deuxième entreprise dans le voyage qui s’appelle Myatlas.com, plateforme pour les passionnés de voyage et nous sommes arrivés à réaliser une agence de voyage intégrée.

Cela a été plus un succès en termes d’audience que de chiffre d’affaires et celle-ci a été reprise en 2019. Par la suite, j’ai commencé une activité de Business Angel et, par ce biais, j’ai rencontré Antoine et Thomas, mes associés à Zenride. La société avait déjà été créée en 2018 quand je les ai rejoints mais n’en était qu’à ses débuts. En 2019, ils avaient acquis le premier client qui était Castalie dans les fontaines à eau mais l’activité a vraiment démarré à la mi-2019 avec la signature de notre premier gros client qui était Euler Hermès.

A l’époque, le business model était le même que maintenant ?

Depuis 2019, le produit et l’offre commerciale sont restés à peu près identique mais, en revanche, le modèle opérationnel est différent de l’actuel car nous achetions les vélos directement aux fabricants et nous les stockions dans un entrepôt. Nous allions alors les livrer chez le client et nous gérions le SAV. En 2019, nous avons décidé de fonctionner différemment et de travailler avec un réseau de magasins partenaires. Aujourd’hui, nous avons plus de 250 magasins partenaires en France, chez qui, les salariés de nos clients peuvent aller choisir leur vélo et qui vont assurer le SAV. Cela est une réelle force sur 2 plans.

La première est qu’ils ont accès à toute la gamme de vélos du marché, ce qui implique qu’ils peuvent vraiment trouver un vélo qui correspond à leur usage au quotidien, que ce soit un vélo électrique, un vélo de ville, un vélo de course… Surtout cela nous permet d’être présents dans toute la France, ce qui fait que nous avons pu établir un partenariat performant avec des grands comptes comme Véolia, Saint-Gobain… Nous avons signé avec eux des contrats cadres et nous sommes en train de déployer notre solution dans toutes leurs filiales.

Donc aujourd’hui, que faites-vous pour eux ?

Les grands comptes sont nos clients et ceux-ci ont trois besoins. Ils ont une grande préoccupation qui est celle de décarboner les trajets travail-maison et ils doivent faire leur bilan carbone et le réduire. Nous les aidons également à renforcer leur marque employeur avec un avantage qui a vraiment un impact au quotidien puisque les salariés nous disent que nous leur redonnons le sourire deux fois par jour et ils ont aussi la problématique de la santé des salariés.

Comment faisons-nous ?

En convertissant un maximum de leurs salariés à passer au vélo et pour cela, au-delà des early adopters, il faut les prendre par la main, avec une offre complète et clé en main, qui soit vraiment un déclencheur pour réaliser une location longue durée des équipements : le vélo, le casque, l’antivol notamment ainsi que de tous les services au quotidien qui vont rassurer comme une assistance pour remorquer le vélo, pour la casse, pour l’entretien ou la révision du vélo ainsi qu’un e-learning sur la sécurité routière, ce qui est important car certains n’ont pas fait du vélo depuis longtemps. Cette formation sert à accompagner les salariés sur leur « remise en selle », en quelque sorte.

Nous sommes sur de la longue durée puisque ce sont des locations de 36 mois et le loyer mensuel va être supporté à la fois par l’entreprise à hauteur de 70 % et le salarié pour le reste au travers de la feuille de paye où il existe, comme pour les tickets restaurants, une ligne vélo d’entreprise. C’est souvent un vrai déclencheur pour les salariés car une participation à hauteur de 70 % c’est très intéressant pour eux. Ils sont assez contents car ils passent au magasin sans sortir la carte bancaire.

Quelles ont été les grandes étapes pour arriver jusqu’à là où vous en êtes aujourd’hui ?

Au début, il a fallu convaincre les premiers clients et que ce soit en 2018 ou 2019, et cela n’a pas été évident au démarrage. Ensuite, comme je l’ai déjà évoqué, il y a eu le changement de modèle opérationnel en 2019 avec les magasins partenaires. Nous avons eu une accélération à la sortie du confinement où nous avons signé beaucoup de grands comptes comme Véolia. Il y a eu une vraie accélération à ce moment-là qui nous a fait avancer.

Ces différents grands comptes sont en train de nous implanter dans toutes les filiales depuis 2020 et de se transformer en contrat-cadre. J’ai oublié l’étape du financement puisqu’en janvier 2020, juste avant la COVID, nous avons fait un tour de table et une quinzaine de Business Angels ont participé à ce tour de table qui était de 550 000 euros, ce qui nous a rendu plus sereins pendant le confinement (rire).

Nous venons de passer une nouvelle étape récemment puisque nous venons de lever 8 millions d’euros auprès d’Alter Equity qui est le fonds pionnier sur les sujets à impacts environnementaux notamment et la RATP capital innovation qui est une structure d’investissement de la RATP qui cherche à promouvoir le vélo puisque celui-ci est complémentaire au transport au commun. Elle croit fortement à ce modèle de financement par l’entreprise qui a fait ses preuves et qui se révèle très développé en Allemagne.

Pourquoi avoir réalisé cette seconde levée de fonds ?

Nous avons levé des fonds pour plusieurs raisons. D’abord, car nous sommes sur un métier de loueurs longue durée et dans ces métiers-là les fonds propres sont primordiaux. C’est bien d’avoir les reins solides car nous parlons de location de 36 mois donc il faut gérer l’opérationnel et les effectifs.
De manière plus classique, nous avons énormément de recrutements à faire au niveau commercial et marketing. Nous avons trouvé notre positionnement sur les très grands comptes et maintenant nous allons planter notre drapeau dans le CAC 40 et plus généralement dans le SBF120. Les grands comptes et ETI c’est quand même 7 millions de salariés en France et nous pouvons aller y prendre des parts de marché. Après nous voudrions nous impliquer sur des TPE/PME car nous commençons à avoir des demandes. Ensuite, nous avons des demandes de flottes opérationnelles pour des vélos cargos par exemple, toujours dans une volonté de décarboner.

Enfin, pour investir dans le produit et le recrutement technologique ainsi que pour des implantations internationales car certains clients nous demandent si nous pourrions les accompagner dans d’autres filiales qui se situent à l’étranger et notamment en Europe. Le recrutement de manière générale va être un de nos défis avec notamment de trouver des profils « sales » pour les grands comptes, marketing et tech.

Cette expérience est-elle différente de votre première expérience ?

Je dirais que la première était plus basée sur l’émotion. Je l’aborde peut-être plus professionnellement avec plus de recul et plus d’expérience. Cela permet d’être plus efficace sur de nombreux sujets. C’est assez différent car je n’avais que 21 ans dans ma première entreprise et je n’avais aucune expérience dans la création d’entreprise, voire de l’entreprise tout court. Il est clair que l’expérience et le réseau changent complètement la donne. Aussi, quand vous avez déjà revendu une société à Ubisoft, cela rend les choses beaucoup plus aisées, ne serait-ce que pour la partie financement. Ce qui est très différent aussi c’est le contexte des start-ups notamment au niveau du financement.

Nous avions levé 3 millions d’euros dans notre première société et cela n’a absolument rien à voir aujourd’hui. C’est beaucoup plus facile maintenant je trouve. Aussi, avant j’étais dans le BTOC et maintenant nous évoluons dans le BTOB. Je trouve que l’approche commerciale est beaucoup plus rationnelle car c’est vrai que c’est plus « process ». Le BTOC, cela fait toujours rêver mais il y a toujours une part d’irrationnel dans la décision d’achat que nous ne cernons pas vraiment.

Quelle est la plus grande difficulté que vous avez rencontrée ?

Nous avons eu une difficulté d’approvisionnement notamment pendant le grand boom post déconfinement qui s’est traduit par des tensions sur celui-ci. Cela a été un peu compliqué mais grâce à nos magasins partenaires, des gros e-commerçants comme Décathlon.fr, nous nous en sommes bien sortis. L’autre préoccupation, c’est le financement car nous finançons nos clients et donc un travail avec les bailleurs et partenaires financiers car il fallait leur céder le contrat de location. Cette relation-là est une relation de confiance qui est longue à construire. Cela se fait petit à petit mais la confiance prend naturellement du temps à s’installer même si cela va de mieux en mieux car cela fait quand même 3 ans que nous travaillons ensemble.

Est-ce que vous avez des conseils pour les entrepreneurs ?

Je pense qu’il faut surtout se poser les bonnes questions au moment du lancement : il ne faut pas entreprendre pour les mauvaises raisons et se poser la question de « pourquoi j’entreprends ? ». Au quotidien l’entrepreneuriat représente énormément de travail ou de pression donc il faut être réaliste et savoir qu’il y aura beaucoup de sacrifices. Si vous entreprenez pour de mauvaises raisons, vous ne tiendrez pas sur la distance. Par exemple, ce que j’apprécie moi, c’est la liberté. 

« Je pense qu’il faut surtout se poser les bonnes questions au moment du lancement : il ne faut pas entreprendre pour les mauvaises raisons et se poser la question de « pourquoi j’entreprends ? ». »

Les pépites européennes de l’e-commerce

3 étapes pour lancer un site e-commerce sur un marché de niche

La réussite des entreprises dans l’e-commerce fait rêver plus d’un entrepreneur. Et si il y avait des idées à piocher dans les réussites des 8 pépites européennes de l’e-commerce que nous vous présentons. Pourquoi pas ? A vous le défi !

1-Back Market

Domaine d’activité : Appareils reconditionnés
Valorisation : 5,7 milliards de dollars
Créée en 2014 par Thibaud Hug de Larauze, Vianney Vaute et Quentin Le Brouster, la start-up française est la première place de marché de produits électroniques reconditionnés. Elle est présente dans treize pays, dont la France, le Japon l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni. Les 480 salariés sont présents à Paris, Bordeaux, New York et Berlin.

2-Vinted

Domaine d’activité : Prêt-à-porter d’occasion
Valorisation : 4,5 milliards de dollars
Créée en 2008 à Vilnius (Lituanie) par un couple originaire du pays, Milda Mitkute et Justas Janauskas. Vinted est une place de marché en ligne pour vendre, acheter, et échanger des vêtements et accessoires d’occasion. La société est présente dans 15 pays dont l’Espagne, la France, l’Allemagne et la Lituanie. Elle emploie plus de 1 000 salariés qui sont présents à Vilnius, Berlin, Prague, Amsterdam et Utrecht.

3-Sorare

Domaine d’activité : Cartes à collectionner (NFT)
Valorisation : 4,3 milliards de dollars
Créée en 2018 par Adrien Montfort et Nicolas Julia, l’entreprise est une plateforme d’achat et d’échange de cartes virtuelles de football et payables en cryptomonnaie via l’Ethereum. Elle se prévaut de 177 clubs sous licence officielle ce qui lui permet d’utiliser les photos officielles des joueurs.

4-Mirakl

Domaine d’activité : Plateforme marketplace
Valorisation : 3,5 milliards de dollars
Créée en 2012 par Philippe Corrot et Adrien Nussembaum possède une activité centrée sur la stratégie de e-commerce des entreprises de la distribution. Cette plateforme e-commerce compterait plus 40 000 vendeurs et s’est imposée comme le leader des solutions logicielles de places de marché.

5-Gorillas

Domaine d’activité : Livraison de courses alimentaires
Valorisation : 3,1 milliards de dollars
Créée en 2020 par Kağan Sümer et Jörg Kattner, l’entreprise berlinoise est spécialisée dans la livraison de denrées alimentaires. La start up qui compte déjà plus de 11 000 personnes dans le monde et est présente physiquement à Paris, Nice, Lyon, Lille et Bordeaux pour la France et dans 55 villes et neuf pays, dont les États-Unis à New-York.

6-Veepee

Domaine d’activité : Ventes événementielles en ligne
Valorisation : 3,0 milliards de dollars
L’entreprise de commerce électronique (anciennement Vente-privee.com) existe depuis longtemps mais c’est en en 2001 qu’elle connaît une explosion grâce à son site internet. Fondée par l’emblématique Jacques-Antoine Granjon et ses 7 associés, l’entreprise emploie 5 500 salariés et vend plus de 120 millions de produits par an et compte pas moins de 72 millions de clients et 4,5 millions de visiteurs uniques/jour.

7-Flink

Domaine d’activité : Livraison de courses alimentaires
Valorisation : 2,9 milliards de dollars
Fondée en décembre 2020 en Allemagne par Oliver Merkel, Julian Dames et Christoph Cordes, Flink évolue dans la livraison de courses à domicile. Flink possède plus de 140 centres de livraison dans plus de 60 villes et aurait jusqu’à 10 millions de clients, l’Allemagne et les Pays-Bas sont ses marchés dominants.

8-ManoMano

Domaine d’activité : Bricolage et jardinage
Valorisation : 2,6 milliards de dollars
Fondée en 2011 par Philippe de Chanville et Christian Raison, la start-up est une marketplace spécialisée dans le domaine du bricolage et du jardinage. Elle compterait le chiffre colossal de 50 millions de visiteurs uniques par mois et 7 millions de clients. Le site regroupe compte au moins 3 600 marchands et héberge 10 millions de références. Elle emploie plus de 550 salariés dans six pays en Europe.

Des actualités à vous couper le souffle

Les entreprises sont plus d’un tour dans leur sac. Chaque innovation, chaque idée pour développer son entreprise et de répondre aux besoins des humains nous permettent de regarder l’avenir avec un grand E au mot Espoir. Focus sur des actualités à vous couper le souffle.

Sunday étend son QR Code à la prise de commande

© Sunday

Un an après ses débuts avec le paiement par QR Code au restaurant, la start-up franco-américaine, basée à Atlanta, développe la prise de commande directement par smartphone. Pour les clients, finies les longues files d’attente aux comptoirs des bars et à devoir chercher un serveur. Lancée il y a tout juste un an avec une méthode de paiement au restaurant directement à la table depuis son smartphone grâce à la technologie du QR Code, elle ajoute ainsi une nouvelle fonctionnalité destinée plus particulièrement aux bars et à la restauration rapide.

Le principe est de scanner le QR Code pour accéder à une page de prise de commande semblable à celle d’une application de livraison à domicile. La sélection des boissons ou plats se fait directement par cette interface et le paiement également. Environ « 500 bars, food trucks, food courts et acteurs de la restauration rapide » et trois millions de Français auraient payé leur addition avec Sunday depuis le début de l’aventure. 

Suzuki se lance dans les taxis volants 100 % électriques

© Skydrive

Suzuki veut devenir un acteur du futur marché des voitures volantes. Le constructeur annonce ainsi avoir noué un partenariat avec SkyDrive, une filiale de Toyota qui travaille sur la commercialisation de taxis volants électriques au Japon, à l’horizon 2025. Cette filiale de Toyota a notamment déjà « mené avec succès des vols d’essais de voitures volantes », et a développé des drones cargo. SkyDrive s’est notamment illustrée lors d’une présentation en 2020 d’un premier concept de voiture volante dont la fiche technique vient d’être diffusée. La voiture pèse notamment 500 kilos et est dotée d’une motorisation électrique et de huit hélices. Ce concept car serait capable de voler durant 20 à 30 minutes à une altitude maximale de 500 mètres avec une vitesse de pointe à 100 km/h, tandis que sa vitesse sur route atteindrait 60 km/h. 

Doctolib devient la licorne la mieux valorisée en France

Doctolib a réalisé une opération de financement à 500 millions d’euros, ce qui valorise la start-up à hauteur de 5,8 milliards d’euros. Depuis sa création en 2013, Doctolib a levé un total de 900 millions d’euros et s’est encore adressée à ses investisseurs historiques (Bpifrance et le fonds Eurazeo) pour renforcer ses positions en France et en Europe. Doctolib, qui compte 50 millions de patients utilisateurs, a réalisé cette levée de fonds pour financer les opérations de recrutement : les effectifs de la start-up s’élèvent à 2 500 collaborateurs et l’entreprise souhaite ajouter 3 500 personnes à son effectif dans les cinq prochaines années, dont 700 rien qu’en 2022. Il s’agit aussi d’améliorer sa présence dans les régions, ainsi que l’infrastructure : un quart des postes concernent des profils d’ingénieurs. 

En Israël, les entreprises multiplient les veilles high tech et dénichent des startups

Le dernier festival DLD de Tel-Aviv s’est révélé fructueux pour les start-ups et les grands groupes français pour nouer des partenariats avec l’écosystème israélien. Environ 200 Français et une quarantaine de start-up y étaient présents. Ainsi Criteo, Engie, Valeo et Carrefour sont particulièrement intéressés par le marché israélien, attirés notamment par le savoir-faire israélien dans les big data, la cybersécurité, la greentech ou la foodtech. Carrefour se montre particulièrement active avec un partenariat avec le groupe Electra Consumer Products qui lui donne l’opportunité d’ouvrir des magasins franchisés dans le pays mais également avec la signature d’un accord avec l’entreprise israélienne de cyber sécurité Salt Security. 

Elon Musk passe Tesla à l’étape 3

Six ans après la publication de la deuxième partie, Tesla vient de rendre officiel son développement pour les prochaines années avec la sortie de son « Master Plan partie 3 ». C’est sur son réseau social favori, Twitter, que l’entrepreneur star Elon Musk a annoncé son intention de faire évoluer sa marque de voiture électrique à « l’extrême ». Les prochains grands axes de développement sont l’intelligence artificielle et la mise à l’échelle des opérations du constructeur : travailler sur l’arrivée de l’autonomie dans les voitures de la marque et s’implanter mondialement. Selon lui, le développement de Tesla, et notamment de l’IA au sein de la firme, devrait permettre « d’éloigner l’humanité des combustibles fossiles » qui ont un impact considérable sur le réchauffement climatique. 

Comment poser ou répondre aux questions

Comment poser ou répondre aux questions

Chaque entrepreneur sait qu’il aura tout au long de sa vie de nombreuses questions auxquelles il devra répondre. Qu’il soit sous le flot des questions des business angels, du banquier, des jurys…, il devra y répondre mais en sens inverse, il sera celui qui pose des questions pour obtenir les réponses pour agir à bon escient. Il est conscient qu’il devra choisir le moment opportun pour ne pas obtenir des réponses sans intérêt.

Essayons de dresser quelques circonstances de questions :

L’entrepreneur est A la recherche de renseignements, d’informations notamment :

  • pour le statut de son entreprise, le marché, la livraison, les clients, la création d’un site internet…
  • lors de la rencontre avec ses collaborateurs (entretien d’embauche, en réunion d’équipe… lors de la gestion des conflits), il cherche à comprendre comment impliquer les salariés par exemple.
  • lors de la négociation avec des clients, il cherche à découvrir comment le convaincre.

Et il devra aussi répondre aux questions

  • des actionnaires,
  • des banquiers,

La question et la réponse sont imbriquées de manière indissoluble dans la vie professionnelle et il devra les anticiper en amont. Pour cela, cerner les différents types de questions et leurs réponses lui servira de support à sa réflexion.

Les questions ouvertes.

A la manière d’un journaliste, utilisez la méthode QQOQCP (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment/Combien, Pourquoi). Ainsi, par exemple en amont d’une rencontre lors de la création d’une entreprise avec un jury après avoir présenté son projet, l’entrepreneur devra répondre au flot des questions et les préparer mais dans la situation inverse s’il est jury, Il devra avoir préparé les questions pour permettre aux candidats de faire jaillir leurs points forts et leurs points faibles et choisir le candidat auquel il accordera son investissement. Ainsi, par exemple :

  • Qui ? : qui êtes-vous ? Quelle est votre  équipe
  • Quoi ? : quels sont vos clients ?
  • Où ? : où allez-vous vendre vos produits/services ? Sur internet ?
  • Quand ? : quand pensez-vous déposer vos statuts
  • Comment ? : comment seront diffusés vos produits ?
  • Combien ? :  quel est votre budget ? De quelles ressources disposez-vous ? 
  • Pourquoi ? : quel est l’intérêt pour les clients d’acheter votre produit ?

Attention à la question « Pourquoi ? » qui possède un parfois un sens négatif dans la mesure où elle peut avoir un côté inquisiteur. Il vaut mieux la remplacer  par la question « Qu’en pensez-vous ? ».

Les questions fermées

Elles conduisent à une réponse qui est réduite à  « oui » ou un « non », un nombre, un nom… L’objectif des questions fermées n’est pas de créer un  dialogue mais de récolter des informations.

  • Avez-vous des concurrents ? « oui » ou « non »
  • De combien disposez-vous d’économies ? Chiffre
  • Quel est votre partenaire ?  un nom
  • Pouvez-vous venir à notre réunion ? « oui » ou « non »

Les questions partielles

Elles contiennent une partie de la réponse ou orientent la réponse de l’interlocuteur qui permettent parfois de canaliser le monologue ou d’interrompre une digression. Attention ces questions peuvent devenir suggestives si elles influencent la réponse et sont considérées dans ce cas comme manipulatrices.

  • Vous dites cela par rapport à … ?
  • Vous hésitez parce que… ?
  • Vous comprenez bien que … ?
  • Ne pensez-vous pas ?
  • Qu’est-ce qui vous gêne, c’est le prix ?
  • Pas de questions ?

Les questions relais

Elles permettent de rebondir et demander des précisions. Ce sont des questions qui articulent et fluidifient le dialogue.

  • C’est-à-dire ?
  • Sur quels critères vous basez-vous ?
  • Qu’est-ce qui vous permet de dire ça ?
  • Dans quelle mesure ?
  • En quel sens ?
  • Dans quel cas ?
  • Par exemple ?
  • Qu’entendez-vous par là ?

Les questions miroirs

Ce sont des questions liées à la reformulation qui exigent une écoute active et qui consistent à répéter ce que votre interlocuteur vient d’énoncer afin de l’amener à donner davantage de précisions, de vérifier et de faire valider ce que vous avez compris. Parfois, rien que par le fait d’entendre formuler d’une autre manière, vous pouvez dénouer des situations bloquées.

Astuce ! Lister les questions et les réponses

Pour un entretien, un rendez-vous ou une réunion, il faut donc préparer vos questions et vos réponses.

Comment développer la confiance en soi

Comment développer la confiance en soi

La confiance en soi est liée à la maîtrise des situations qu’elles soient financières, stratégiques, relationnelles. En tant que chef d’entreprise, vos salariés vous percevront souvent comme le pilier sur lequel ils pourront s’appuyer et qui les sauvera dans les périodes de doute. Pourtant, vous aussi connaissez des moments où vous douterez. Les questions seront diverses et variées : ai-je choisi le bon fournisseur ? Comment résoudre telle ou telle situation ? Ma stratégie est-elle la bonne ? Voici donc quelques astuces pour développer votre confiance en vous.

La connaissance du produit ou du service

Cela peut sembler banal mais il s’agit pourtant d’un point essentiel. Plus vous connaîtrez votre produit ou votre service ainsi que celui de vos concurrents, plus vous aurez confiance dans ce que vous affirmerez. A contrario, une mauvaise connaissance de son produit ou de celui de ses concurrents peut vous mettre dans une situation plus délicate. Essayez de maîtriser le maximum de caractéristiques de votre produit. Cela vous évitera de passer par des déclarations plus globales du type « Notre produit est différent ». En montrant que vous appréhendez précisément ce que vous vendez et en sachant répondre aux questions que l’on vous posera, vous serez plus facilement dans une zone de confort qui facilitera l’expression de la confiance en soi. Il vous faut réfléchir en amont aux questions qui peuvent vous être posées afin de préparer les réponses et les arguments.

Votre apparence

Votre propre apparence conditionne souvent ce que vous pensez de vous. Être chef d’entreprise ne signifie pas pour autant consacrer que vous devez vous négligez et passez toute votre vie à votre travail.

Prenez le temps de prendre soin de vous et notamment de repasser vos chemises (et non de prendre celle qui a l’air la moins froissée). Même si vous n’êtes pas un créateur de mode, essayez d’adopter un look vestimentaire propre. Les codes vestimentaires aujourd’hui permettent de nombreuses fantaisies et d’entorses au costume cravate ou tailleur classiques. Les entrepreneurs sont nombreux à avoir adopté le style jean et veste de costume.

Le regard

Le regard des autres est souvent un obstacle que l’on peut avoir du mal à affronter, principalement à cause de la timidité. L’éviter totalement peut refléter l’on se sent inférieur aux autres. N’hésitez pas à regarder votre ou vos interlocuteurs dans les yeux (sans toutefois trop insister au risque de vous faire passer pour un psychopathe), vous vous sentirez moins gêné par le fait qu’ils vous observent. Vous pouvez utiliser la technique de regarder le front des personnes qui vous permet de contourner la difficulté.

L’élocution, la démarche et la clarté de compréhension orale.

Voici d’autres facteurs de stress très courants. Souvent, ils sont associés. Certaines personnes sont tellement laminées par le stress qu’elles ont tendances à parler trop vite. N’oubliez pas que le stress doit être un moteur, mais que vous ne devez pas montrer à vos clients ou partenaires professionnels que vous êtes angoissé. Pour vous aider à avoir une meilleure élocution, vous pouvez pratiquer des exercices de prononciation et d’articulation. Bannissez également tous les tics de langage tels que « heu ». Évitez aussi les blancs ou les absences de synonyme. Au besoin, enregistrez-vous et essayez de corriger vos interventions.

Le leasing, une pratique appréciée par les entreprises

Le leasing est une formule très à la mode et les particuliers ainsi que les professionnels ont de plus en plus recours à cette technique pour acquérir un véhicule. Le leasing est avant tout un contrat de location de voiture entre un loueur et un particulier ou un professionnel. Sa durée est souvent comprise entre 1 et 5 ans et on distingue deux types de leasings : la LOA (location avec option d’achat) et la LLD (location de longue durée).

Marché du leasing en France et évolutions

Les formules de leasing ont la côte et ont été mises en œuvre pour 47 % des financements d’achat de voitures neuves en 2021 par les ménages. Il s’agit d’une réelle nouvelle habitude de consommation puisque sa part n’a fait qu’augmenter avec 21 % en 2015, 32 % en 2017 et 39 % en 2019. Cette modalité de financement n’est pourtant pas encore arrivée à maturité pour les particuliers puisque ce type de financement a été utilisé dans 82 % des cas par les entreprises en 2021. Une formule par abonnement qui plaît donc aujourd’hui davantage que celle de l’achat immédiat ou par crédit. Il faut dire que pour une même somme mensuelle, les véhicules sont en général plus haut de gamme ou mieux équipés.

Pourquoi le leasing automobile est-il apprécié ?

Cette solution s’avère intéressante notamment si vous ne souhaitez pas payer d’un coup un ou plusieurs véhicules car vous ne disposez pas, par exemple, d’une trésorerie suffisante ou parce que vous pouvez souhaiter investir ailleurs. Il s’agit d’une location que vous payez mensuellement et vous n’avez donc pas à en payer la totalité. Cela évite de passer par un crédit auto à long terme et son avantage reste de pouvoir utiliser un véhicule sans toutefois l’acquérir immédiatement. Cette solution est aussi appréciée car elle permet de changer de voiture (en général tous les deux ans) sans avoir à s’occuper de revendre l’ancienne puisque c’est la société de leasing qui s’en charge.

A noter qu’il existe deux petites contraintes. La première réside dans le fait de respecter le nombre de kilomètres prévus dans le contrat. A défaut, vous devrez payer des indemnités kilométriques. La seconde est celle d’un dépôt de garantie notamment en cas de dégâts sur le véhicule.

LDD ou LOA ?

La LDD est de son côté aussi appréciée car l’entretien et les réparations du véhicule en cas de panne ou encore l’assistance sont très souvent incluses dans le contrat de location, ce qui évite d’avoir des surprises puisque vous connaissez le coût à l’avance. Dans le cas de la LOA, à l’inverse, ses frais ne sont pas pris en charge même si parfois cette option est possible en contrepartie d’une augmentation  des loyers. L’avantage de la LOA réside dans le fait que vous puissiez racheter le véhicule en fin de contrat et le prix sera diminué le plus souvent du montant des loyers mensuels qui ont été versés. Il arrive même parfois que certains réalisent une plus-value en la revendant même si l’option d’achat n’est pas obligatoire.

Comment choisir sa voiture en leasing

En LOA, vous avez habituellement le choix entre de nombreux véhicules et c’est bien souvent pour cette raison que cette solution est si appréciée. Vous pouvez disposer immédiatement du véhicule désiré et si le modèle vous plait toujours, vous aurez la possibilité de lever l’option d’achat. Généralement tous les styles de voiture sont proposés que l’on parle de SUV, monospace, berline, utilitaire, sportive, … Les sociétés de leasing proposent de très nombreuses marques et modèles.

Le choix de la voiture repose davantage en principe sur l’usage que vous comptez en faire et le niveau de confort désiré. Vous devez prendre en compte, par exemple, le métier de son utilisateur notamment au cas où il sera amené à régulièrement remplir le coffre de marchandises par exemple dans les activités évènementielles. Aussi, plus le nombre de kilomètres qui seront effectués est important, plus la nécessité de prendre des voitures confortables se fera sentir. Le choix peut aussi se faire pour des raisons hiérarchiques, certains n’hésitant pas à fournir des modèles plus haut de gamme aux responsables.

Des marques comme Autodiscount proposent ainsi un large éventail de véhicules neufs et d’occasions récentes. L’avantage de ce type de solution réside dans le fait qu’Autodiscount négocie des prix auprès des concessionnaires automobiles afin de bénéficier de réductions importantes. Autodiscount  propose  de nombreuses marques de voitures comme Citroën, Dacia, Peugeot, Renault, Abarth, Alfa Roméo, Audi, Cupra, DS, Fiat, Ford, Hyundai, Jaguar, Jeep, Kia, Land Rover, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Opel, Seat, Skoda, Smart, Suzuki, Toyota, Volkswagen, Volvo.

Un entrepreneur doit-il avoir une éthique ?

Un entrepreneur doit-il avoir une éthique ?

L’éthique n’est pas un mot à la mode dont se targue un entrepreneur. L’éthique, elle permet de ne jamais s’embourber dans des mensonges ou des faux-semblants, qui on le sait, remontent un jour ou l’autre à la surface. C’est une conduite de sa propre vie et de celle de son entreprise qui se répercute sur les collaborateurs ?

Avec la mondialisation, le transfert des technologies et le phénomène concurrentiel, il devient plus difficile pour les TPE/PME d’occuper une position avantageuse. D’autant plus que les perturbations économiques forcent les entreprises à revoir leurs exigences et à se poser des questions sur l’éthique dans l’entreprise.

L’éthique dans une entreprise, une vue utopique ?

On pourrait définir simplement l’éthique comme un « ensemble de règles que l’on se donne soi-même en plus de la loi ». L’éthique est propre à chaque entreprise. Une certaine exigence émerge selon les valeurs que nous voulons transmettre et selon les principes que nous souhaitons suivre. Selon l’adage, un comportement éthique revient à dire : « traite les autres comme tu veux être traité ». Adopter une conduite morale permet d’être en phase avec soi ainsi que ses collaborateurs.

L’éthique, une valeur morale indispensable

L’éthique met l’entreprise en position d’être un acteur moral dans la société. Cette forme d’honnêteté contribue à la fidélité du client, ce qui est d’autant plus important aujourd’hui lorsque l’on sait que les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la qualité des produits/services en désirant plus de transparence, plus d’humanisme.

Comment instaurer l’éthique dans son entreprise ?

Pour que l’éthique d’une entreprise soit efficace, il faut adapter les contraintes selon son activité, le marché dans lequel on se situe et les valeurs que l’on veut donner. Sans cela, elle est contre-productive. Dans un second temps, mettre en place une éthique revient à responsabiliser les acteurs et leur donner une certaine attitude à avoir (qui repose sur la confiance), les gérer et les sanctionner si leurs agissements sont allés au-delà des convictions de l’entreprise.

L’éthique : contraintes ou opportunités ?

Se créer un comportement exemplaire peut paraître parfois contraignant. Dans certains milieux où la corruption existe, l’éthique n’a donc pas sa place et en établir une peut avoir pour conséquence de perdre des parts de marché. Cela peut aussi apporter bien au contraire, une nouvelle clientèle qui se rapproche plus des valeurs de votre entreprise. La moralité crée un certain nombre de contraintes que nous devons respecter. Une entreprise qui ne conçoit pas de responsabilité personnelle ne se crée aucune valeur et ne peut donc assurer sa pérennité. Avoir un comportement éthique oblige à voir l’avenir de l’entreprise sur le long terme, ce qui constitue une source d’opportunités. Elle permet d’avoir plus de convictions sur les produits qu’elle vend, mais surtout de créer et de rependre la confiance dans son micro/macro environnement.

Le comportement moral s’avère un atout que chaque entreprise se doit de développer. En effet, sans cette confiance, elle ne peut absolument pas créer de richesses ni même organiser et diriger une entreprise. L’éthique améliore l’honnêteté, la confiance et permet d’ouvrir l’entreprise vers l’extérieur. Cela sert à donner des repères de comportement, des lignes de conduite de management, de prendre des décisions cohérentes, comprises et partagées par les collaborateurs.

Attention ! Ne pas confondre éthique avec stratégie marketing

Utiliser l’éthique comme un outil stratégique de marketing fait perdre tous les sens du mot. Planifier des moyens commerciaux, établir sa politique de produit (prix, distribution) uniquement dans le but de donner une bonne image de l’entreprise vous dirige tout droit dans le mur. Les actions doivent suivre la politique de sa société, la moralité doit être un des fondements de votre entreprise. Elle doit se construire sur des bases solides et non temporaires. La stratégie marketing a une durée limitée dans le temps et doit être constamment révisée selon les facteurs économiques alors que l’éthique suscite un comportement à posséder et développer continuellement.

Aujourd’hui le bien-être des salariés, le respect des salariés devient une valeur reconnue dans des classements comme Great Place to Work France. Par ailleurs, les comportements amoraux comme ceux d’exploiter des enfants ou des personnes pour développer son entreprise, apparaissent au grand jour et ce qui pouvait se cacher hier ne peut plus l’être avec la mondialisation et les réseaux sociaux. Alors l’éthique est à consommer sans modération !

Comment donner de la valeur au travail ?

Donner de la valeur au travail passe par des attitudes qui demandent en premier lieu de respecter profondément les collaborateurs. Cela demande de mener une réflexion qui ne s’arrête pas à quelques stéréotypes. Focus sur des points essentiels.

Respecter le collaborateur

Pour respecter le collaborateur, il faut lui accorder une écoute attentive pour lui permettre de transformer tous les changements en réussite. Encourager et exprimer sa reconnaissance sont également devenus deux valeurs essentielles. Il apparaît aussi évident que montrer de la considération à l’égard des collaborateurs favorise l’esprit d’équipe et génère une montée en compétences mais aussi une meilleure productivité.

Garantir l’autonomie

La force d’un management bienveillant provient de sa capacité à laisser une liberté d’action aux collaborateurs, c’est-à-dire la possibilité de prendre des initiatives et de s’organiser comme ils l’entendent. Il s’agit de bien définir le sens de la mission, puis d’instaurer des objectifs par paliers qui contribueront à diminuer la pression des enjeux. De la même manière, la possibilité de télétravailler ne concerne qu’une minorité de Français, mais représente un enjeu pour répondre au bien-être. C’est globalement la flexibilité des entreprises autant sur cet aspect que sur le temps de travail qui est mis à mal.

Développer la bienveillance

Selon Olivier Truong et Paul-Marie Chavanne dans leur livre paru aux éditions Eyrolles sur la bienveillance en entreprise. « La bienveillance, c’est davantage que de la gentillesse et de l’attention à l’autre. C’est une forme de volonté permanente que chacun puisse se réaliser, prendre des initiatives, développer son potentiel… », « Être bienveillant ne signifie pas forcément être conciliant, ni même tolérant. L’excès de conciliation et de tolérance conduit à une forme d’indifférence qui se situe à l’opposé de la bienveillance ».

Le travail en équipe, un dialogue permanent

Le dialogue est la première source de bien-être et sa pierre angulaire. Ces dialogues ont pour but de relier des individus ensemble autour de la vision de l’entreprise, les moyens pour y parvenir et le rôle tenu par chacun collaborateur pour se sentir impliqué. Faire partie d’une entreprise et s’y sentir autre chose qu’un pion demande de respecter le collaborateur dans sa capacité à comprendre les enjeux.

Sortir du carcan ces préjugés en écoutant les feedbacks

Selon le baromètre de Great Place To Work « Les managers peuvent également s’attacher à récompenser la participation de chacun et à formuler des feedbacks à tous les contributeurs, peu importe le résultat. Il est important de reconnaître également la valeur créée par chacun : pour cela, ils peuvent s’appuyer sur des indicateurs à la fois quantitatifs et qualitatifs (notamment les nouvelles compétences développées). L’implication de toutes les parties prenantes à 360° est également un enjeu clé. »

Formaliser une mission ou des valeurs : pourquoi êtes-vous ensemble ?

Selon Great Place To Work® 39 % des actifs français accordent « une importance considérable au sens qu’ils donnent à leur emploi ». Cet aspect n’est pas à négliger puisque c’est le troisième le plus valorisé après la rémunération et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

La convivialité, l’intérêt porté aux missions, la relation avec les managers et la flexibilité de l’environnement de travail ne viennent qu’après. A noter que paradoxalement la mission de l’entreprise ne vient que loin derrière avec seulement 14 % des actifs français qui la considèrent comme « un aspect important de leur travail ». Alors, comment expliquer cette indifférence ? Pour répondre à la question, le pôle innovation managériale de Great Place To Work® a dégagé une donnée fondamentale : les entreprises ont du mal à clarifier leur mission et leurs valeurs et à faire en sorte qu’elles soient transmises aux collaborateurs. 

Qui est mon meilleur vendeur ?

Qui est mon meilleur vendeur ?

On a beau se décarcasser, user de charmes et de sortilèges innombrables, abuser d’arguments, même vrais et vérifiables, offrir des garanties et des références incontournables, jouer de persuasion, de promotion ou de séduction, flatter de façon éhontée, voire se rendre rare pour augmenter le désir… on n’arrive pas toujours à convaincre son prospect !

Le stéréotype du commercial

En face de lui, cet inconnu tant sollicité ne voit, au bout du compte, … qu’un vendeur ! Celui-ci lui débite des banalités de vendeur qu’il est habitué à écouter. Est-il imaginable d’entendre un commercial dire autre chose que « mon produit est parfait, mon service est irréprochable, mon retour sur investissement est manifeste, faites-moi confiance… » ? Même si c’est vrai (et admettons que ça l’est), ces affirmations sont si attendues qu’elles en deviennent pathétiques. Alors, que faire ?

La solution est simple : faire appel à nos meilleurs vendeurs qui ne sont autres que nos clients. Voilà la vraie réussite, la véritable raison des efforts que nous nous évertuons à fournir pour fidéliser notre « base acquise » : les faire vendre pour nous. 

Plus facile à dire qu’à réaliser, se défendent bien entendu les perdants d’avance (qu’on appelle ainsi car ils ont tendance à tuer les idées avant de les avoir testées, ce qui revient à juger un film sans le voir, « pour ne pas être influencé ») ! Pourtant, si on part d’un principe simpliste : il est client chez moi car il y trouve son compte, comment cloner cette satisfaction sans trop se casser la tête (bizarrement on me cite plus souvent cette condition chez les dirigeants, que la plus attendue : sans que cela me coûte) ?

La difficulté de parler positivement

Des techniques existent, elles s’appuient sur des principes éprouvés et tiennent compte d’un ingrédient miracle : la nature humaine. Autant nous savourons tous (presque) ces moments où nous pouvons casser un fournisseur, un confrère, ou un prestataire quelconque, car ça fait du bien (!), autant, si on nous sollicite, serons-nous prêts à encenser notre sélection rigoureuse, notre expérience unique, notre choix lumineux.

Encore faut-il trouver le bon prétexte qui nous fera parler positivement, partager notre « bon plan ». Si naturellement nous aimons dénigrer (si, si), dire des choses positives demande un effort supplémentaire, qu’il faut initier. Comme cela ne vient pas tout seul, il faut donc aller le chercher.

Concrètement : un test simple

La prochaine fois, face à votre client, montrez-lui clairement 5 bristols vierges. Et dites : « puisque vous êtes apparemment satisfait de nos prestations, – et nous allons continuer à mettre nos forces à votre service-, quelles sont, parmi vos relations (confrères, fournisseurs, clients, amis, partenaires, …) les 5 personnes que je peux appeler DE VOTRE PART pour les faire bénéficier de la même qualité de service ? » Souriez, regardez-le dans les yeux, gardez le silence, et attendez !

Les bristols sont là pour imager votre action, et conforter votre détermination. D’abord il va vous les donner, ces noms (même 1 seul, s’il le faut). Ensuite ces cibles seront à peu près 12 fois plus faciles à convaincre qu’un prospect traditionnel. Enfin, puisque vous cherchez manifestement à vous simplifier la vie, proposez-lui de les appeler avec vous, ou au moins de les prévenir de votre appel. Vous verrez que brusquement, ce qui paraît dans notre bouche comme propos de vendeur trop entendus, deviendra dans la sienne un outil de conviction fabuleux.

Mais pour cela il faut d’abord des clients fidèles, donc satisfaits. Enfantin, non ? Au final, « Ce n’est pas parce que c’est difficile que je n’ose pas, c’est parce que je n’ose pas que c’est difficile »

Connaître son secteur pour mieux lancer son activité

Connaître son secteur pour mieux lancer son activité

Il y a souvent confusion entre étude de marché et connaissance du secteur d’activité. Selon l’INSEE, le secteur est le domaine où se concentrent les entreprises ayant la même activité. Dans la réalité, les entreprises se spécialisent souvent dans un produit, d’où la confusion. La connaissance du secteur d’activité est pour les spécialistes un des facteurs majeurs de succès de la création de business.

Un créateur sur deux se lance dans un secteur qu’il ne connaît pas. Pourquoi cette lacune ? La création d’entreprise est souvent le fait d’opportunités (rencontres, licenciement…) et d’observation comme un manque de satisfaction d’un besoin dans un domaine qui nous intéresse. Mais celle-ci ne nous donne pas pour autant la complexité du secteur et ses spécificités, comportements des acteurs, us et coutumes. C’est pourquoi nous croyons utile de répondre à ces 2 questions : Quelles sont les informations sectorielles à maîtriser ? Comment les obtenir ?

Des informations utiles

Au-delà des données indispensables sur les circuits de distribution les plus employés et leur taux de marge usuels, mentionnons d’abord ce qui touche aux pratiques commerciales, notamment aux modalités d’achat.

Exemple 1 : je veux produire des gâteaux pour le marché du surgelé. L’étude de marché me donne les noms des sociétés spécialisées dans le secteur. Cependant, elle ne dit pas que les achats sont effectués par une équipe pluri -disciplinaire composées de 3 personnes : un acheteur, un ingénieur agro, un cuisinier.

Exemple 2 : dans les produits d’entretien les responsables méthodes comptent autant que le directeur des achats.

Exemple 3 : pour vendre des plateaux repas aux entreprises il faut savoir que ce sont les assistantes qui majoritairement décident, même si les services achats interviennent de plus en plus souvent.

Bien utile aussi, connaître les appuis pour vendre : les salons où il est rentable d’exposer, les médias lus ou vus par les professionnels, les « événements » où se retrouvent les leaders, « ceux qui donnent le ton » : gros concurrents, gros distributeurs, « gourous » de la profession et s’en faire connaître ou, mieux, reconnaître…

Différentes manières d’obtenir ces infos

Pour le porteur de projet novice dans le secteur envisagé, plusieurs solutions sont possibles : s’associer avec un spécialiste du secteur, utiliser une force de vente extérieure : VRP multicartes, agents commerciaux, mais seulement 7% des commerciaux ont l’un de ces deux statuts ; ils ne couvrent donc pas tous les secteurs et notamment les nouvelles activités « numériques ».

Autre possibilité : faire appel à un professionnel du secteur comme un coach labellisé NOMEAC qui coopère chaque fois que nécessaire et est le plus souvent un responsable commercial ou des achats. Celui-ci est à même d’apporter des informations et des conseils fiables, des atouts importants pour le futur créateur.

Conclusion

Les conditions pour entrer sur un marché ou segment de marché ne sont donc pas seulement liées aux conditions économiques imposées par les concurrents en place ou par les barrières technologiques mais par un grand nombre de règles non écrites, d’us et coutumes que chaque nouvel arrivant devra connaître et adopter pour pénétrer au plus vite le marché visé.