Interview de Sébastien Badault, directeur commercial de Google France
La publicité sur Google est-elle accessible aux petites entreprises ?
Google propose des solutions publicitaires démocratiques dans le sens où leurs coûts sont accessibles à tout type d’entreprise. Les prix des liens commerciaux se calculnt à travers un système d’enchères constamment redéfinis. Ce prix allie à la fois la somme engagée par l’entreprise et la popularité du site du point de vue des internautes. Sur une requête, un petit annonceur de quartier peut être mieux placé qu’une grosse boîte dans les liens commerciaux si, grâce à ses efforts de création, il arrive à être davantage plébiscité par les internautes. Par exemple, si un petit vendeur en téléphonie utilise bien les outils de géo localisation proposés par Google, il pourra devancer de grands opérateurs dans ces liens commerciaux, tout en payant moins cher.
Comment apparaître dans les liens commerciaux de Google ?
Il suffit d’avoir une carte de crédit et une demi-heure ! N’importe quel chef d’entreprise peut créer son compte AdWords. Il peut acheter des mots clés sur lesquels il souhaite que son entreprise apparaisse en lien commercial. L’entreprise achète ses liens commerciaux au coût par clic. Autrement dit, elle ne paye que si l’internaute clique sur le lien commercial.
Si l’activité d’une entreprise s’étend sur un périmètre restreint, a-t-elle intérêt à faire appel à Google pour diffuser un lien commercial ?
La solution AdWords de Google inclut une capacité de géo localisation des liens qui apparaissent aux internautes. Ainsi, le lien commercial du plombier de Rennes n’apparaîtra pas lorsqu’un internaute parisien recherche un plombier. Lorsqu’elle s’inscrit sur AdWords, l’entreprise choisit sa zone de chalandise qui peut cibler un pays, une région, une ville et jusqu’à un rayon de quelques kilomètres. L’adresse IP de l’utilisateur détermine alors quel lien commercial apparaîtra dans sa page de résultats.
Peut-on choisir les moments où les liens commerciaux de son entreprise apparaîtront sur Google ?
Si le plombier de Rennes par exemple a reçu beaucoup d’appels et qu’il ne peut plus assurer le service à d’autres clients, il peut choisir de stopper pour un temps sa campagne commerciale sur Google. Il ne paiera donc pas pour des clics de clients qu’il ne pourra servir. AdWords offre donc une grande flexibilité.
Comment mettre en ligne des publicités Google sur son site ?
Les entreprises peuvent, avec le programme AdSense, allouer à Google un espace sur leur site pour qu’y soient diffusées des publicités, payées dès que l’internaute clique dessus. L’entreprise sélectionne des mots clés qui correspondent à son activité pour que Google puisse diffuser des publicités ciblées. AdSense peut permettre aux entreprises de bénéficier de revenus complémentaires intéressants si le site génère une bonne audience.
Interview de Jean-Luc Placet, PDG de l’IDRH qui nous explique comment contrôler les informations qui circulent sur votre entreprise à l’ère de l’internet 2.0.
Comment une entreprise peut-elle maitriser l’information qui circule sur elle ?
À l’ère du web 2.0, il n’y a plus de frontières entre le personnel et l’institutionnel. L’entreprise doit donc commencer par faire un travail préventif avec l’ensemble de ses salariés. Ainsi, elle doit mettre en garde son personnel au sujet des informations concernant l’entreprise qu’ils pourront diffuser dans les réseaux sociaux. Puis il y a bien sûr un travail curatif à réaliser. Pour cela, il suffit d’explorer à partir des moteurs de recherche ce qui se dit sur l’entreprise.
En quoi consiste ce travail préventif avec les salariés ?
Le personnel est souvent sollicité pour donner des informations sur l’entreprise. N’ayant pas de document spécifique, ils ont tendance à diffuser ce qu’ils ont sous la main. Ils peuvent ainsi divulguer des informations confidentielles. La distribution de kits de présentation de l’entreprise aux salariés représente, pour cela, une méthode de prévention efficace. Les collaborateurs préfèrent que le message véhiculé sur leur entreprise soit positif. En effet, si la société est valorisée, alors ils le sont eux aussi indirectement.
La distribution d’un kit de présentation permet-elle vraiment de contrôler l’information ?Cela permet au moins de limiter les dégâts ! Dans les réseaux virtuels, il se promène un peu n’importe quoi au sujet des entreprises. On y trouve des informations diffusées par simple volonté de vengeance personnelle. Une personne peut également propager des documents stratégiques afin de montrer que son entreprise travaille sur un projet formidable, sans s’apercevoir qu’elle fait ainsi de l’espionnage industriel.
Émettre des informations confidentielles sur l’entreprise, n’est-ce pas répréhensible par la loi ?
Si le collaborateur l’a fait sans se rendre compte qu’il diffusait de l’information confidentielle, l’entreprise ne peut pas faire grand chose. Si, par contre, vous pouvez prouver qu’il l’a fait avec l’idée de nuire à la société, alors on est dans un cas de faute professionnelle grave.
L’entreprise doit-elle investir les réseaux sociaux pour maîtriser l’information qui y circule ?
Aujourd’hui, on ne peut pas faire sans ces réseaux qui sont devenus des moyens de communication naturels pour la génération des jeunes diplômés. L’entreprise peut y diffuser une information claire et plus positive pour elle, ce qui peut s’avérer très efficace. Intervenir dans les réseaux sociaux permet à l’entreprise de rectifier des mauvaises informations qui y auraient été diffusées.
L’information qui circule sur Internet est-elle prise au sérieux ?
Aujourd’hui, les gens savent que ce qui est publié sur Internet n’est pas le journal officiel ! L’information mise en ligne n’a plus la même force qu’il y a 3 ou 4 ans.
Interview de Marion Enderlein, Worldwide Recruitment Manager de Thales nous parle de Moonshield, le jeu créé pour faire connaître le groupe et ses métiers
Quel est le scénario du jeu Moonshield ?
C’est un jeu de stratégie dans lequel le joueur se voit plongé en 2029. Une mission lui est confiée : créer une base lunaire pour défendre la Terre d’une pluie d’astéroïdes qui la menace, en utilisant les technologies proposées par Thales. Le joueur doit gérer les ressources qui lui sont fournies sur la Terre et surveiller la satisfaction des habitants de cette base lunaire, les « shielders ». Pour eux, le joueur a la charge d’assurer les moyens de transport, les divertissements, la sécurité, la santé, la construction de bâtiments… Les technologies Thales mises à disposition du joueur sont en cours de développement par le groupe. Nous avons imaginé leurs éventuelles applications futures.
Comment est née l’idée du jeu ?
Il y a de cela deux ans, nous avons constaté que nos besoins de recrutement seraient très importants dans les années à venir, alors que la marque employeur Thales souffrait d’un manque de visibilité dans la plupart de nos pays cibles. Pour développer cette marque, nous cherchions un outil international, facilement diffusable et attractif pour notre population cible, c’est-à-dire des ingénieurs étudiants ou bénéficiant d’une première expérience. Mais Moonshield n’est pas un jeu de recrutement. Nous ne contactons pas pour le moment les joueurs inscrits néanmoins notre site dédié au recrutement est indiqué par un onglet sur la page d’accueil du jeu. Aujourd’hui, avec Moonshield, nous exploitons les ressources offertes par Internet en termes de visibilité. Le teaser du jeu est en ligne sur Youtube et Dailymotion et la jeune femme qui apparaît dans le jeu a un profil Twitter.
Pourquoi avoir décidé de se tourner vers les serious games plutôt que vers une autre forme de communication ?
Le jeu vidéo représente un excellent moyen de communiquer des contenus scientifiques, tout en restant un peu décalé. Ce mode de communication non conventionnel nous permet de nous rapprocher de notre population cible. Au lieu de leur demander d’aller chercher les informations sur un site Internet institutionnel, nous avons décidé d’aller nous-mêmes à leur rencontre grâce au jeu. Nous conservons bien sûr les formes de communication plus « classiques ». Les jeux vidéos véhiculent encore une image négative de violence.
Ne pensez-vous pas qu’il soit trop tôt pour que les entreprises utilisent les serious games comme moyen de communication ?
Nous avons réfléchi à cela lorsque nous avons lancé le projet Moonshield. La vraie problématique était de trouver un scénario de jeu qui permette de mettre en avant les technologies Thales sans que ce soit un jeu de guerre. Pour cela, nous nous sommes tournés vers un jeu stratégique proche de l’esprit de Sim City. Le jeu n’est pas brutal, les graphismes sont travaillés et assez complexes, ce qui nous permet de toucher également un public féminin.
Interview de David Giraudeau, directeur général des boulangeries-sandwicheries La Mie Câline nous confie les secrets de l’exportation de son enseigne.
Dans quel pays La Mie Câline s’est-elle exportée ?
Nous avons ouvert deux points de vente en Espagne. Dans le cas de notre magasin de San Sebastian, le gérant est multi-franchisé entre la France et l’Espagne. Après avoir constaté le succès de sa franchise à Bayonne, en France, il a souhaité ouvrir un nouveau point de vente de l’autre côté de la frontière. La récente ouverture d’une seconde franchise espagnole s’est faite à Barcelone sous forme de master franchise. Nous avons signé un contrat de master franchisé sur la Catalogne pour que l’enseigne soit développée sur ce territoire. Nous avons également étendu notre réseau à la Belgique il y a peu de temps. Cependant, aujourd’hui, la quasi-totalité des franchises se situe en France.
Qu’est-ce que la master franchise ?
Cela représente la concession de l’enseigne ou de la marque à une personne sur une zone territoriale. La marque lui transmet à la fois son savoir-faire de franchisé, c’est-à-dire qu’il est formé pour pouvoir ouvrir un ou plusieurs magasins, mais aussi ses compétences de franchiseur. Il a la responsabilité de développer un réseau dans un pays ou une région. Pour cela, l’enseigne le forme à des techniques qui vont lui permettre de rechercher un emplacement, recruter des franchisés, animer les points de vente ou encore gérer le réseau.
Il devient l’ambassadeur du franchiseur dans le pays ?
En effet, il devient le garant de l’image de la marque. Sa mission est de veiller à ce que les fondamentaux qui font la réussite d’un concept soient respectés. En plus de cela, il doit faire preuve d’une grande aptitude entrepreneuriale pour développer le réseau avec succès.
Comment avez-vous choisi les franchisés exportateurs du concept La Mie Câline ? Ce sont des locaux ou bien des français ?
Pour la master franchise, nous avons recruté un couple franco-espagnol. Le mari, qui est de Barcelone, connaît bien la région. Il se rendait régulièrement en vacances dans le pays natal de sa femme, la France. C’est ainsi que ces deux cadres supérieurs ne bénéficiant d’aucune expérience entrepreneuriale ont découvert La Mie Câline et qu’ils nous ont proposé d’ouvrir un magasin en Espagne.
Est-ce indispensable de bien connaître le contexte local pour pouvoir y développer un concept d’enseigne ?
Oui, c’est fondamental. Le concept et les produits de notre enseigne restent les mêmes qu’en France, mais le contexte est très différent. Pour comprendre les subtilités juridiques et sociales ou bien pour pouvoir négocier les bons emplacements, il faut pouvoir s’appuyer sur des personnes ayant baigné dans la culture locale. Sur la Belgique, par contre, c’est un de nos franchisés qui est parti exporter le concept. L’approche assez simple de la Belgique, due notamment à sa langue francophone, nous a permis de faire confiance à ce franchisé français pour développer le réseau sur ce nouveau territoire.
Comment perpétuer l’esprit de la franchise tout en s’adaptant aux contraintes du pays ?
Dans la franchise, il y a à la fois l’aspect technique, le concept en lui-même et les différents savoir-faire à mettre en place, et les valeurs qui sont véhiculées par l’entreprise. Le franchisé ou le master franchisé exportateur doit suivre la même formation, d’une durée équivalente à un an, que ses collègues français. Il doit travailler dans des points de vente français afin de s’imprégner complètement de l’esprit La Mie Câline.
Les produits proposés sont les mêmes, mais les services sont-ils équivalents entre les points de vente français et étrangers ?
Nous avons fait le choix de ne pas nous adapter en termes de produit car, en quelque sorte, s’adapter équivaut à diminuer son image de la marque. Par contre, nous adaptons les horaires de nos points de vente aux habitudes du pays.
Les 6 étapes du développement d’une master franchise par l’enseigne La Mie Câline
Validation du pays en interne.
Transmission du savoir-faire de franchisé. Le candidat entre en formation au même titre que n’importe quel franchisé français et suit la formation technique, pratique et théorique.
Transmission du savoir-faire de franchiseur : le savoir-faire concernant la recherche et négociation des emplacements.
Création des magasins pilotes. Nous les ajustons afin que leur modèle économique soit cohérent par rapport au pays. Le concept doit subir des adaptations afin que les franchises soient viables financièrement.
Transmission du manuel organisationnel qui contient le savoir-faire du franchiseur. Il s’agit des étapes nécessaires au recrutement d’un candidat, de la validation de la gestion, etc.
Accompagnement du master franchisé. L’enseigne continue à vérifier que tout fonctionne correctement. Le master franchisé devient lui-même un franchiseur. Sur son territoire, il recrute ses propres franchisés, recherche des emplacements et trouve sur place des partenaires qui vont construire et animer les points de vente.
A la rencontre de Xavier du Boÿs, un dirigeant qui a navigué entre les fonctions de direction et celle d’entrepreneur.
Quel est votre parcours professionnel ?
Je suis diplômé de l’ESSEC et d’un DEA de Finance à Paris-Dauphine. J’ai beaucoup alterné entre des fonctions de salarié et d’entrepreneur. En 1981, j’ai été recruté chez Safic-Alcan en tant que trader puis chez Deloitte&Touche en conseil en management. En 1987, j’ai créé et développé avec deux associés le cabinet de conseil Orige. Puis en 1994, j’ai rejoint ensuite le groupe G7 en tant que directeur général de Magasins Généraux de France et de HomeBox. En 1997, le groupe G7 me confie la direction générale de ADA. En 2000, je crée une société de presse électronique. Et enfin en 2002, je prends la direction de Kiloutou.
Pourquoi cette envie d’alterner entre la création d’entreprise et la fonction de salarié ?
Mon parcours s’est construit grâce aux occasions rencontrées. J’ai démarré en tant que salarié, mais toujours avec l’idée de monter mon entreprise. Ainsi, dès que j’ai pu, j’ai créé ma société de conseil. Quelque temps plus tard, alors que j’en avais assez du conseil, j’ai souhaité racheter une entreprise. Mais on était en 1993, en pleine période de crise économique, et ce n’était pas la meilleure période pour se lancer dans un projet de reprise. Au bout d’une année de recherche n’ayant rien donné, je suis retourné vers un poste de salarié afin de subvenir aux besoins de ma famille. Finalement, même au sein du groupe dans lequel je travaillais, j’ai fini par créer des entreprises ! Puis, est arrivée l’époque d’Internet. J’ai foncé sur Internet en tant qu’entrepreneur. Cependant lors de l’effondrement de la bulle Internet, j’ai perdu de l’argent, alors j’ai à nouveau décidé de m’orienter vers une fonction de dirigeant salarié dans l’entreprise Kiloutou.
La fibre entrepreneuriale est très présente au sein de Kiloutou, notamment à travers l’actionnariat salarial, et c’est pour cela que j’ai choisi de m’orienter vers cette entreprise. Je me suis offert un petit morceau de Kiloutou par LBO.
Vous parlez de création d’entreprise dans le groupe, peut-on parler d’intrapreneuriat ?
Oui tout à fait, c’est un mode de fonctionnement que nous cultivons beaucoup chez Kiloutou. J’ai beaucoup cultivé l’intrapreneuriat dans les nombreuses sociétés dans lesquelles j’ai travaillé. Kiloutou est une société que je veux très décentralisée, très proche du terrain et des clients, organisée par région. Chaque région est dirigée par un directeur régional qui est un véritable chef d’entreprise de l’intérieur et donc un intrapreneur. Il est responsable de sa « PME » en quelque sorte : il exploite Kiloutou sur un territoire, mais avec un esprit entrepreneur très fort. Il dirige ses hommes, son parc de matériel, ses agences, son commerce, sa technique. Nous lui fournissons de l’intendance sous forme d’achat de matériel, de fourniture informatique, de financement, de service comptable… Chez Kiloutou, le directeur régional est un homme clé. Ils bénéficient des moyens du groupe, de l’organisation, de la structure, tout en ayant les avantages de l’entrepreneur individuel qui reste maître de son business. Chacun bénéficie directement de sa performance et il peut ainsi voir le lien entre le travail effectué et le résultat.
Comment motivez-vous vos équipes ?
L’organisation est assez simple. En dessous de l’équipe de direction il y a le directeur régional qui est lui-même patron de son territoire et de ses équipes composées des patrons de groupes d’agences. Ces derniers dirigent des responsables d’agence qui ont eux-mêmes des équipiers. La rémunération est structurée en deux parties : une rémunération fixe et une variable, elle-même calée sur les performances de l’agence, du groupe d’agence, de la région et sur la satisfaction des clients de la région. La satisfaction et la performance sont régulièrement mesurées.
Nous avons choisi de rémunérer la performance car notre philosophie est celle du partage des fruits de la réussite qui s’exprime par des variables : prime individuelle, prime d’intéressement, prime de participation ou prime annuelle, qui permettent de bénéficier de rémunérations importantes si la performance est là. En parallèle, nous ouvrons l’accès à l’actionnariat à n’importe quel équipier de Kiloutou. Un dispositif d’évaluation annuel de l’entreprise a été mis en place pour vérifier le gain ou la baisse de valeur. Au départ, tous les équipiers recevaient même des stocks options. L’entreprise grandissant, ce dispositif est devenu impossible à tenir. Nous avons gardé cela uniquement pour les cadres et mis en place d’autres dispositifs pour les équipiers.
3 conseils :
Miser sur les hommes et leurs faire confiance. Par expérience, je peux dire qu’on est très rarement déçu, et que, au contraire on est souvent surpris par ce que les hommes savent faire.
Écouter les clients et respecter ce qu’ils ont à vous dire.
Partager la réussite entre les acteurs. Dans un métier de service, ce sont les hommes qui réalisent la performance. Quand je parle de performance, j’entends bien sûr résultat financier, mais aussi satisfaction client.
Interview de Marie-Christine Bordeaux, Déléguée Générale de Paris Pionnières. Un coup de pouce aux femmes créatrices qui n’exclut pas les hommes !
Pouvez-vous nous présenter Paris pionnières ?
C’est une structure d’accompagnement à la création d’entreprise spécifiquement dédiée à des femmes qui veulent créer leur entreprise dans le secteur des services innovants. Nous avons démarré notre activité en 2005. Depuis, nous avons fait la preuve qu’une offre spécifique fait émerger une demande ! Nous accompagnons des entreprises ayant un fort potentiel économique, c’est-à-dire qui projettent de créer des emplois dès les premières années d’activité.
Ensuite, nous avons fait le choix de nous concentrer sur un secteur d’activité particulier, celui des services à la personne et aux entreprises, secteur où les femmes créent en partiorité. Dernière spécificités, les services proposés par les entreprises que nous accompagnons ont un caractère innovant. L’innovation est ici à prendre au sens large et notamment dans sa dimension sociétale.
Pourquoi avoir créé un incubateur dédié aux femmes ?
Nos premiers financeurs étaient assez sceptiques par rapport à notre projet d’incubateur dont ils critiquaient l’aspect « discrimination positive ». Les chiffres ont suffi pour les convaincre : les femmes ne représentent en effet que 30 % des créateurs d’entreprise. Elles ne représentaient que 5 % des incubés de la ville de Paris. Ceci s’explique par le fait que la plupart des incubateurs étaient dédiés aux entreprises du secteur technologique et que les services, y étaient sous-représentés.
Après, plus concrètement, les femmes ont besoin d’un accompagnement un peu différent de celui qui se propose traditionnellement. L’aspect confiance en soi reste important. La femme a souvent besoin d’être stimulée pour qu’elle puisse assumer sa capacité à être ambitieuse. Ensuite, les femmes ont tendance à être plus prudentes au niveau financier. Elles construisent leur business model avec précaution et vigilance alors que, globalement, les hommes réalisent très vite une levée de fonds pour développer leur activité. L’accompagnement que nous proposons consiste en un coaching personnalisé. Il permet à la créatrice de transformer son projet en société puis d’être accompagnée et hébergée pendant sa première année d’activité. Le grand attrait que connaît notre incubateur témoigne du fait que son positionnement répond à un besoin ressenti par les créatrices d’entreprises. Nous recevons entre 800 et 900 candidatures par an !
Ne pensez-vous pas qu’il soit dommage de ne pas confronter les femmes créatrices à leurs homologues masculins ? Ne manque-t-il pas cet échange que l’on peut trouver dans les incubateurs mixtes ?
C’est une remarque intéressante et qui touche un point sur lequel nous sommes très attentives. Un de nos objectifs premiers était justement d’améliorer la mixité. Ceci, que ce soit dans les incubateurs ou dans les conseils d’administration où les femmes sont très peu représentées. D’ailleurs l’incubateur de Paris Pionnières est fréquenté par de nombreux hommes, associés ou salariés de nos créatrices d’entreprises. D’autre part, les Pionnières ne manquent pas d’occasions de rencontrer des hommes créateurs. Notre incubateur fait ainsi partie du réseau Paris Innovation. Beaucoup de conférences et de soirées networking s’organisent dans ce cadre. Nous travaillons pour réellement favoriser ces échanges. Mais, s’il est nécessaire de pouvoir avancer dans la mixité. Nos créatrices ressentent le besoin de démarrer leur projet au sein d’une communauté à majorité féminine.
Proposez-vous des services que les autres incubateurs n’offrent pas ?
Oui, cela est une autre spécificité de notre incubateur. Nous proposons aux créatrices des services d’aide à la conciliation des vies tels que conciergerie d’entreprise, remise en forme, livraison à domicile… Le bouquet d’aides proposé fait intervenir les sociétés de nombreuses anciennes Pionnières.
N’existe-t-il qu’un incubateur de ce type ?
Le succès de Paris Pionnières a vite été repéré par d’autres associations en France et à l’étranger. La première qui nous a contactées pour dupliquer le modèle était la présidente de l’association des femmes chefs d’entreprises du Maroc. Casa Pionnière a ouvert la voie. La Fédération Pionnières a été créée en janvier 2008 et regroupe tous les incubateurs Pionnières déjà créés en France (sur la Côte d’Azur, en Bretagne, en Normandie, dans le Nord) et à l’étranger (au Maroc et en Serbie). D’autres implantations sont en cours.
La particularité de Paris Pionnières est cette communauté forte qui s’est créée. Les premières chefs d’entreprises que nous avons accompagnées ont pris elles-mêmes l’initiative de créer le Club des Pionnières. Ce club, lancé officiellement en mars 2009, leur permet de ne pas perdre le lien et de continuer à faire du business ensemble. Ce sentiment d’appartenance à la communauté des pionnières reste une des spécificités les plus importantes de notre incubateur.
L’Angleterre est souvent vue comme la « terre promise » des entrepreneurs. Vérité ou idée reçue ? Zoom sur ces rumeurs qui circulent et qui poussent de plus en plus d’entrepreneurs à s’exporter outre-manche.Pourquoi s’implanter en Angleterre ?
L’impôt sur les sociétés
La Grande-Bretagne est moins soumise à l’impôt. Le niveau de l’impôt sur les sociétés est beaucoup plus avantageux chez nos voisins anglais. Il se calcule en fonction des bénéfices de la société et de manière plus favorable qu’en France. à comparer avec l’imposition à 33,33 % et au taux réduit de 25 % en vigueur dans notre beau pays.
Charges salariales moins élevées mais salariés exigeants
Les charges sociales employeur sont beaucoup plus basses. Celles-ci sont de 12 %, contre nos 45 % en France. Cependant, ne rêvez pas : ce n’est pas sur les salaires que vous gagnerez de l’argent ! Le taux de chômage étant très faible (5% en moyenne), les bons éléments sont plus difficiles à attirer. Pour les séduire, il faudra leur offrir d’importantes rémunérations. Les salariés anglais sont souvent très exigeants : primes, voiture de fonction, cotisation à une mutuelle de santé…. Enfin, la pénurie de candidats dans certains secteurs vous obligera peut-être à recourir à un cabinet de recrutement.
Administration et ventes
On peut y faire exploser ses ventes. On remarque que, globalement, avec moins de masses salariales, le chiffre d’affaires augmente plus vite. De plus, construire un business en Angleterre permet de se roder aux méthodes anglo-saxonnes et de pouvoir attaquer ensuite le marché américain efficacement.
L’Administration est moins lourde. Les chefs d’entreprise le disent : les formalités y sont simplifiées au maximum. Ainsi, les déclarations de TVA se résument à sept lignes à remplir chaque trimestre, la société peut choisir et modifier à son gré son régime, les bulletins de salaire comportent moins de dix lignes et pour les charges sociales, il suffit de remplir un bordereau de traitement et une enveloppe pré-adressée.
La législation sociale comme levier
La législation sociale avantage les chefs d’entreprise en Angleterre. Les entreprises ont très peu de contraintes la première année où elles emploient un salarié. Elles peuvent, par exemple, le licencier avec un préavis d’une semaine, sans avoir à se justifier. Cependant, il faut noter que le contrat de travail revêt plus d’importance en Angleterre : c’est lui qui définit les droits et les devoirs des deux parties. Il peut très bien obliger le salarié à respecter un préavis de six mois. D’autre part, lorsque le salarié a plus d’un an d’ancienneté, l’employeur est soumis à des obligations plus importantes qu’en France : en cas de licenciement, l’entreprise doit respecter un préavis allant de plusieurs semaines à trois mois ; tout licenciement doit être motivé, et un débauchage jugé abusif peut coûter cher à l’employeur.
L’ESSEC et le Sénat lancent la 11e édition de Tremplin Entreprises. L’occasion de faire le point avec Julien Morel, directeur d’ESSEC ventures, la filière entrepreneuriat de l’ESSEC, sur les qualités que doit développer un entrepreneur pour séduire les investisseurs.
Pourquoi faire appel au capital risque ?
Pour passer de l’étape de la phase R&D à la production d’un produit commercialisable, développer son équipe… C’est aussi pour conquérir de nouveaux marchés, industrialiser un processus ou renforcer sa position vis-à-vis de ses fournisseurs, de ses distributeurs ou de ses concurrents. Au-delà de l’apport financier, l’investisseur est un véritable partenaire stratégique tant par son expertise que par son réseau et son expérience du management d’entreprises de forte croissance.
Pour quel profil d’entreprises ?
Le capital risque s’adresse aux entreprises qui ont décelé une opportunité sur un marché large et qui sont capables d’y répondre à travers une innovation de produit et de service ou dans la stratégie ou le business model. Ces entreprises doivent présenter des perspectives de croissance forte pour intéresser les investisseurs.
Quelle maturité ?
Il existe plusieurs types d’investisseurs pour les différents niveaux de maturité de l’entreprise. En phase de démarrage, les business angels, certaines holding ISF et fonds d’amorçage seront les interlocuteurs privilégiés. En phase de consolidation ou de croissance, les entrepreneurs feront appels aux fonds d’investissement proposant des tickets plus importants.
Comment séduire un investisseur ?
C’est tout d’abord l’équipe : son profil, sa complémentarité, son expérience, sa vision. Vient ensuite l’actif tangible développé par l’entreprise et le business plan qui structure le projet. Les capitaux-risqueurs recherchent des entreprises qui sauront créer une véritable rupture sur leur marché. Bien entendu, l’investisseur sera aussi séduit si les perspectives de sortie sont clairement envisagées.
Qu’est-ce qu’un bon deal ?
Une prise de participation ce n’est pas un coup, c’est une alliance qui va durer plusieurs années entre des Hommes dont les intérêts sont alignés. Le pacte d’actionnaire met en forme les droits et les devoirs des deux partis sur le long terme. Il convient donc d’y apporter une attention toute particulière lors de l’entrée au capital d’un nouvel investisseur.
Vous êtes directeur de la filière Entrepreneuriat à l’ESSEC, comment accompagnez vous les entreprises dans le cadre de leur levée de fonds ?
Au-delà de l’accompagnement Business Plan, nous avons créé un fonds d’amorçage. ESSEC Ventures investit ou co-investit dans les meilleurs projets portés par nos étudiants et initiés au sein de notre incubateur. Dans le cadre de leur levée de fonds, nous les formons à la valorisation, aux mécanismes d’augmentation de capital, à la négociation de pacte d’actionnaires et développons le réseau. Tremplin Entreprises illustre cet engagement de l’ESSEC en faveur des entreprises innovantes. Notre association avec le Sénat et le soutien de nos partenaires en font le premier événement du capital risque en France.
Par Cyril Gaillard, fondateur de Benefik, agence de création de noms
Trouver un nom pour son entreprise
Les entrepreneurs confondent souvent marque et nom d’entreprise. Ils attendent des créateurs de noms qu’ils définissent le positionnement de leur entreprise. Or, le travail de création de nom découle justement de ce positionnement.
Avant de trouver le nom de son entreprise, le porteur de projet doit inventer sa marque, ses caractéristiques, sa valeur ajoutée et sa personnalité. Si ce travail préalable est correctement effectué, des noms viendront naturellement à l’esprit.
L’autre élément récurrent est que les créateurs d’entreprise recherchent tous un nom qui puisse dire tout de leur société en un minimum de lettres. Mais on ne peut pas tout exprimer en un mot.
Y a-t-il des tendances en création de nom d’entreprise ?
Oui, et ce pour une raison simple : parfois, des personnes ont l’audace de créer un nom qui ne ressemble à aucun autre et qui vient s’attacher à une marque forte. Dès qu’on innove avec succès dans ce domaine, d’autres noms similaires suivent rapidement. Mais il faut se rappeler que c’est la marque qui a de l’influence sur le nom et pas le contraire.
Se protéger juridiquement
Si le nom n’est voué qu’à une utilisation française, il faut tester son antériorité par classes d’activité sur le site www.icimarques.com de l’INPI. Cependant, cette recherche ne représente pas une garantie que le nom ne soit pas déjà utilisé. Pour un maximum de sécurité, il vaut mieux faire appel à l’INPI ou à un cabinet de conseil en propriété industrielle. Ceci notamment afin d’effectuer une recherche de similitude.
De nombreuses sociétés possèdent un portefeuille de milliers de noms qu’ils n’utilisent pas mais qu’ils ont déposé. Les petites entreprises doivent se protéger de ces grands groupes qui peuvent les attaquer pour préjudice, leur faire payer une amende et les forcer à changer de nom, ce qui entraîne de nombreux frais. Il faut savoir qu’un nom, même s’il est déposé pour dix ans, doit être utilisé dans les cinq ans. Ceci, sous peine de tomber en déchéance et de se retrouver de nouveau disponible.
S’internationaliser
L’idéal est d’envoyer une liste de noms pressentis pour l’entreprise à des correspondants locaux. Ceux-ci peuvent désigner les noms qui évoquent quelque chose de négatif dans la culture du pays. Ce n’est pas seulement une question de langue, mais aussi de références à une culture commune. Ensuite, il faut effectuer une recherche d’antériorité à l’identique et de similitude dans le pays visé.
Finalement, un bon nom d’entreprise, c’est…
Un nom qui réalise une bonne synthèse de ce que veut être l’entreprise et qui ne puisse pas devenir un handicap pour son développement futur. Après, s’il est très court et facilement mémorisable, ce n’est pas plus mal. Un bon nom de marque n’est pas une mode passagère et, pour cela, vieillit bien.
vente-privee.com organise des ventes évènementielles de stocks de grandes marques à des prix allant jusqu’à moins 80 %. Notre société se positionne sur le marché du déstockage comme le partenaire des marques. Nous leur proposons un site Internet de qualité sur lequel elles peuvent écouler leurs stocks en 3 à 5 jours. A chaque vente, nous réalisons pour les marques un spot publicitaire ainsi qu’un catalogue de photos des produits de grande qualité pour les mettre en valeur. Nous leur fournissons également après la vente une étude marketing très précise analysant les comportements de leurs clients lors de la vente.
Comment êtes-vous passé du métier de grossiste au lancement de vente-privee.com ?
En 2001, alors que nous faisions 35 millions de chiffre d’affaires, nous avons dû réfléchir à l’évolution de notre métier de grossiste. D’un côté, les grandes chaînes de magasins commençaient à apparaître (Zara, H&M, etc), entraînant une déperdition de fréquentation dans les magasins de discount, et, de l’autre, les marques cherchaient à protéger leur image et à contrôler l’endroit où leurs stocks étaient distribués. A ce moment-là, nous avons décidé d’utiliser Internet et de créer un outil très qualitatif pour pratiquer le déstockage.
En l’occurrence, nous avons eu l’idée de reprendre le système des ventes privées réservées à un cercle de privilégiés et de journalistes et de le transposer sur Internet. Comme dans les ventes privées, il faut être parrainé pour accéder aux ventes sur notre site. Si ces ventes évènementielles traditionnelles ne peuvent rassembler que quelques personnes, nous pouvons grâce à Internet repousser nos murs et faire rentrer plusieurs millions de clients dans notre boutique en même temps !
Est-ce que vous aviez vraiment mesuré la portée de l’outil Internet ?
A l’époque, j’essayais d’investir sur Internet et je ne comprenais rien aux business models de l’époque. J’ai fait comme pas mal de monde de très mauvais investissements. Au début, je ne mesurais pas la portée de cet outil magnifique. Quand nous avons commencé, le chargement de chaque page du catalogue prenait un temps fou et comme nous n’avions pas de photographies numériques, chaque cliché devait être scanné. Cela correspondait bien à notre taille de structure car nous n’avions qu’un catalogue réduit. Puis Internet, l’ADSL, et la photographie numérique se sont développés et nous ont permis de gagner du temps. Aujourd’hui, nous prenons plus de 600 000 échantillons en photos chaque année dans nos 40 studios ! L’évolution d’Internet n’en est, cependant, qu’à ses débuts. J’imagine que dans quelques années, on pourra présenter les produits de nos catalogues de vente sous forme d’hologrammes !
Vous vous habillez de manière décontractée ! Votre style vous a-t-il posé des problèmes ?
J’ai toujours été habillé selon mon style, cela n’est ni pour choquer, ni pour provoquer, mais simplement pour être moi-même. Pour ma part, mon métier était assez basique : j’achetais des stocks et les revendais. Je n’avais donc pas de relations qui nécessitent le port d’un uniforme. Avoir un style différent peut jouer en votre faveur dans votre relation avec votre banquier car au moins il vous remarque, mais par contre il vous faudra être encore plus crédible.
Il ne faut néanmoins pas confondre « style différent » avec « laisser aller » qui est rarement d’à propos. Mon constat est que, si l’on ne rentre pas dans des codes vestimentaires, au début, c’est plus dur. Il faut juste savoir que, lorsque notre manière de penser ou d’agir est différente, on est plus attendu au tournant. On pardonne moins à quelqu’un qui se plante s’il a les cheveux longs ! Si vous choisissez d’être différent, il va vous falloir être encore plus fort, plus professionnel. N’oubliez pas que quelque soit votre look, c’est le respect de sa parole et de ses engagements qui est essentiel.
Selon vous, les français sont- ils des entrepreneurs- nés ?
Les français passent leur temps à remettre en cause l’ordre établi. Ils demandent à ce que les choses soient faites autrement, ce qui représente une véritable caractéristique de l’entrepreneur ! En France, les valeurs de l’entrepreneur sont fortement respectées par tous. Les entrepreneurs sont le cœur de l’avenir de notre pays, mais, malheureusement, aucun homme politique ne l’a encore réellement compris. Aujourd’hui, l’avenir des entreprises passe par un capitalisme plus respectueux des individus. Croissance responsable, respect de l’environnement, formation développant l’employabilité des salariés, entreprise développant des projets sociaux et sociétaux, oui le sujet de la responsabilité des entreprises et de leurs collaborateurs est vaste et passionnant.
Que recherche un entrepreneur ?
La valeur que cherche à développer un entrepreneur ne se trouve pas systématiquement du côté financier. Bien sûr, le désir de s’enrichir est un moteur pour l’entrepreneur : on veut s’acheter une belle maison, une grosse voiture, voyager, faire profiter sa famille. Puis avec le temps et les succès, l’entreprise devient une richesse en elle-même. On l’accompagne comme un enfant qui acquiert doucement son autonomie et qui ne vous appartient plus entièrement.
Vos responsabilités vis-à-vis de vos managers et de tous vos collaborateurs changent votre vision des choses. On pense alors davantage à l’évolution et aux défis de la croissance qu’au bénéfice net et à ses dividendes même s’ils sont fondamentaux et sont une juste rétribution des risques pris. Le vrai sujet de l’entrepreneur c’est : comment mon entreprise va continuer à grandir dans un univers toujours plus concurrentiel, à générer la meilleure qualité de service aux clients, à satisfaire ses collaborateurs en respectant le meilleur équilibre entre revenus du travail et revenus du capital.
Les 5 conseils de J.A GRANJON aux entrepreneurs
Ne pas attendre l’idée géniale : il suffit de regarder les métiers qui existent déjà et d’essayer d’imaginer comment ils peuvent se transformer afin de leur donner de la valeur ajoutée. L’idée « géniale » c’est faire les choses différemment.
Entreprendre jeune : plus le temps passe, plus le couloir de prise de risque diminue. à 22 ans on peut plus facilement prendre des risques que lorsqu’on a des enfants à charge et une maison à payer.
Observer le comportement des jeunes : leur manière de consommer aujourd’hui définit les habitudes de demain.
Toujours réfléchir au long terme : même si l’on peut avoir tendance à rechercher le profit à court terme, il est fondamental de placer son entreprise dans une logique longue durée.
S’associer : être seul est dur car, quand on souffre, on a personne à qui se confier et, quand on connait le succès, on devient la cible des courtisans. J’ai la chance d’avoir toujours eu des associés de grande valeur dans toutes mes affaires.