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S’implanter en Angleterre ?

L’Angleterre est souvent vue comme la « terre promise » des entrepreneurs. Vérité ou idée reçue ? Zoom sur ces rumeurs qui circulent et qui poussent de plus en plus d’entrepreneurs à s’exporter outre-manche.

La Grande-Bretagne est moins soumise à l’impôt. Le niveau de l’impôt sur les sociétés est beaucoup plus avantageux chez nos voisins anglais. Il se calcule en fonction des bénéfices de la société et de manière plus favorable qu’en France. à comparer avec l’imposition à 33,33 % et au taux réduit de 25 % en vigueur dans notre beau pays.

Les charges sociales employeur sont beaucoup plus basses. Celles-ci sont de 12 %, contre nos 45 % en France. Cependant, ne rêvez pas : ce n’est pas sur les salaires que vous gagnerez de l’argent ! Le taux de chômage étant très faible (5% en moyenne), les bons éléments sont plus difficiles à attirer. Pour les séduire, il faudra leur offrir d’importantes rémunérations. Les salariés anglais sont souvent très exigeants : primes, voiture de fonction, cotisation à une mutuelle de santé…. Enfin, la pénurie de candidats dans certains secteurs vous obligera peut-être à recourir à un cabinet de recrutement.

On peut y faire exploser ses ventes. On remarque que, globalement, avec moins de masses salariales, le chiffre d’affaires augmente plus vite. De plus, construire un business en Angleterre permet de se roder aux méthodes anglo-saxonnes et de pouvoir attaquer ensuite le marché américain efficacement.

L’Administration est moins lourde. Les chefs d’entreprise le disent : les formalités y sont simplifiées au maximum. Ainsi, les déclarations de TVA se résument à sept lignes à remplir chaque trimestre, la société peut choisir et modifier à son gré son régime, les bulletins de salaire comportent moins de dix lignes et pour les charges sociales, il suffit de remplir un bordereau de traitement et une enveloppe pré-adressée…

La législation sociale avantage les chefs d’entreprise en Angleterre. Les entreprises ont très peu de contraintes la première année où elles emploient un salarié. Elles peuvent, par exemple, le licencier avec un préavis d’une semaine, sans avoir à se justifier. Cependant, il faut noter que le contrat de travail revêt plus d’importance en Angleterre : c’est lui qui définit les droits et les devoirs des deux parties. Il peut très bien obliger le salarié à respecter un préavis de six mois. D’autre part, lorsque le salarié a plus d’un an d’ancienneté, l’employeur est soumis à des obligations plus importantes qu’en France : en cas de licenciement, l’entreprise doit respecter un préavis allant de plusieurs semaines à trois mois ; tout licenciement doit être motivé, et un débauchage jugé abusif peut coûter cher à l’employeur.

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