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Ces marchés en plein boom

De nouveaux secteurs d’activité sont apparus au cours de ces dernières années, notamment grâce au développement des nouvelles technologies mais également du fait de l’actualité. Derrière ces nouvelles tendances se cachent des marchés en pleine effervescence dans lesquels il est bon de faire du business. Focus.

Le crowdfunding

Pour financer un projet qu’il soit entrepreneurial, culturel ou bien humanitaire, la solution la plus simple qu’il existait au début des années 2000 demeurait le prêt bancaire. Cependant, il n’était pas toujours facile d’obtenir de son banquier une aide financière surtout si le projet demeure encore bancal. à partir de 2008, un nouveau système de financement s’est répandu sur la toile : le financement participatif ou crowdfunding en anglais. Ce système permet à n’importe quelle personne (physique ou morale) d’apporter son aide financière à un projet détaillé sur un site internet dédié. De nombreux sites ont vu le jour comme Kisskissbankbank, pionnier du crowdfunding en France ou encore MyMajorCompany qui a permis au chanteur Grégoire de se faire connaître du grand public avec son album Toi+Moi intégralement financé sur la plateforme web. L’intérêt du crowdfunding réside dans la diversité des projets proposés. Que vous soyez entrepreneur dans un secteur industriel, culturel et créatif, médical ou encore artisanal, ce marché vous concerne et peut vous permettre de développer votre business.   Finance Participative France a publié  le baromètre annuel du crowdfunding en France en 2019, en lien avec le cabinet Mazars : les résultats montrent un secteur en pleine croissance  Des chiffres qui rendent optimistes sur le potentiel du marché à l’avenir ! Le  financement participatif augmente de 56% atteignant 629M€. Une phase de croissance plutôt portée par les emprunts obligataires qui croissent de 116%, atteignant un total de 453M€ et un montant moyen par projet à plus de 700 000€.

La sécurité

L’Ifop réalise depuis 2017 un baromètre dédié à l’image du secteur de la sécurité privée parmi les Français.  L’étude de  2019, menée pour la Fédération Française de la Sécurité Privée  permet de mieux comprendre  l’attente des Français portent sur ce secteur en  pleine évolution. Le secteur de la sécurité privée bénéficie d’une forte notoriété – 63% des Français déclarent en effet le connaître ou en avoir entendu parler – et est de plus en plus associé à l’intérêt général : 70% des personnes interrogées estiment que ce secteur « contribue à l’intérêt général », soit une hausse de 11 points depuis 2017. 81% des Français considèrent le développement de l’intelligence artificielle dans le domaine de la sécurité comme indispensable pour s’adapter aux nouvelles menaces, mais qu’ils le perçoivent également comme inquiétant à 56%. Après les attentats de janvier 2015 perpétrés contre Charlie Hebdo puis à l’Hyper Cacher et ceux de novembre dernier en plein Paris, la recherche de sécurité semble faire l’unanimité chez les citoyens français. Selon un sondage Ifop publié en novembre 2015 juste après les attentats de Paris, 84 % des sondés se disent prêts à accepter davantage de contrôle et une certaine limitation de leurs libertés pour mieux garantir la sécurité. Cette tendance devrait permettre à ce secteur d’activité de croître considérablement dans les prochaines années. Selon une étude des cabinets Décision et Pierre Audoin Consultants publiée en novembre 2015, le secteur de la sécurité pesait 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France en 2013 et sa croissance devrait atteindre 5 % par an en moyenne pour la période 2013-2020. Qui dit secteur en plein boom dit arrivée de nouveaux emplois. D’ici à 2020, ce secteur devrait ainsi créer 52 000 nouveaux emplois dans des domaines aussi variés que la cyber-sécurité, la criminalité, le gardiennage, l’espionnage ou encore la lutte contre le terrorisme.   Le  baromètre des préoccupations des Français, réalisé pour Orange, dresse un  constat est sans appel  près d’un Français sur deux (45%) se sent en insécurité souvent ou de temps en temps, notamment les personnes âgées de 50 ans et plus et celles habitant dans des agglomérations de plus de 100.000 habitants.  Les parkings (53%) et les transports en commun (49%) sont les lieux où les Français (et notamment les femmes) se sentent le plus en insécurité, devant les lieux publics (45%), la rue (43%) ou les gares et aéroports (43%).

Les objets connectés. 

Avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, un marché jusque-là inexistant a vu le jour, celui des objets connectés. Ce marché devrait concerner tous les secteurs d’activité que ce soit celui de la santé, de l’habillement, des transports ou encore de l’équipement domestique. En 2018, 420 millions de voitures devraient être connectées et 1,8 milliard de compteurs d’énergie intelligents devraient être déployés dans le monde selon le Think Tank spécialisé dans l’économie numérique IDATE DigiWorld. De nombreuses entreprises ont déjà tout misé sur ce nouveau marché à fort potentiel. Parmi elles, des entreprises issues de la French Tech comme la start-up lyonnaise Citizen Sciences qui en 2015 s’est fait remarquer au Consumer Electronic Show de Las Vegas en remportant deux prix pour son maillot de sport connecté. Au total, 14 objets connectés de conception française avait été primés au cours de cette édition. Au-delà de la France, ce nouveau marché devrait s’étendre à l’ensemble des pays puisque selon le cabinet de conseil IDC, 15 % de tous les objets seront connectés d’ici à 2020, ce qui équivaut à un marché mondial de 7 100 milliards de dollars. Avec les difficultés que bon nombre d’entreprises rencontrent pendant cette crise du Covid-19 pour produire voire juste se faire livrer des produits nécessaires à la continuité d’activité, certaines se posent déjà la question de relocaliser des activités et productions. Les  objets connectés seront une aide précieuse  pour la  sécurité des biens et des personnes, la maintenance préventive renforcée, et le traçage en tous genres et même de personnes pour leur propre sécurité…

Le marché des drones

Initialement conçu pour des opérations militaires à la fin de la première guerre mondiale, le drone ou avion télécommandé sans pilote est revenu au goût du jour. Miniaturisé pour qu’il soit utilisé par le plus grand nombre, le drone civil constitue aujourd’hui le gadget par excellence. Alors que le marché français des drones civils s’élève à 155 millions d’euros en 2015, il pourrait atteindre 652 millions d’euros en 2025 selon le cabinet Olivier Wyman. Cette augmentation serait due au développement des usages professionnels dans des secteurs comme celui de la sûreté, de la thermographie ou de l’agriculture. En 2015, la SNCF a utilisé des drones civils dans le but de sécuriser les 30 000 kilomètres de réseau ferré français. D’autres entreprises prévoient dans le futur d’utiliser ces petits engins volants pour leur activité. Amazon a dévoilé en novembre dernier un prototype lui permettant de livrer les colis commandés sur son site internet. La Poste avait déjà expérimenté ce moyen de livraison en 2014. Le secteur des drones civils en France compte aujourd’hui 1 300 entreprises pour un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros et 3 000 emplois. 

Une  nouvelle enquête dans le cadre de l’Observatoire Enedis, Harris Interactive a invité un échantillon représentatif de Français à se prononcer sur le développement des  drones. Il s’agissait de comprendre le regard que portent les Français sur cette nouvelle technologie, qui concerne autant les loisirs que la sphère. Les Français associent spontanément les drones à la « technologie » et à la « surveillance ». Et même s’ils les trouvent « utiles », « modernes » et « pratiques », notamment pour prendre des « photos », nombreux sont les Français qui les jugent « dangereux » ou « intrusifs » et qui les assimilent même à des « espions » potentiellement capables de menacer la « vie privée ». La forte majorité des Français déclarent qu’ils constituent une bonne solution pour assister les secours en cas de catastrophe naturelle (95%), pour transporter un défibrillateur auprès d’un malade (90%), pour détecter des parcelles agricoles qui souffrent de la sécheresse (90%) ou encore pour assurer une surveillance vidéo nocturne en entrepôts (84%).

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