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10 exemples de start-up qui cartonnent dans le domaine gastronomique

10 exemples de start-up qui cartonnent dans le domaine gastronomique

Le marché de la gastronomie en France est considérable : selon une source de la NPD (National Purchase Diary), ce dernier vaudrait 35 milliards d’euros (en 2014. C’est aussi un secteur très porteur en termes de création d’emplois et ne cesse d’évoluer d’année en année et les start-up l’ont bien compris en profitant de cette vague de succès. Voici dix start-up et entreprises innovantes qui cartonnent dans le domaine gastronomique.

1. Ça croustille chez Jimini’s 

L’idée est assez originale pour cette start-up de 22 800 euros qui modifie entièrement l’apéritif. Fini les cacahuètes et place aux croustillants aux… insectes comestibles ! C’est une idée assez exotique pour le continent, mais depuis 2012, Bastien et Clément ont modernisé ce moment de partage entre amis en assaisonnant les criquets d’une sauce mexicaine ou grecque par exemple. Leur création est survenue après avoir suivi les séries de télé-réalité où le principe consistait à manger des insectes pour aller au-delà de ses limites. Tous les insectes proviennent du Pays-Bas, n’ayant pas pour l’instant, la possibilité de faire des cultures en France.

2. Des plats (presque) préparés avec Cook Angels 

Depuis 2013, l’entreprise Cook Angels s’occupe de faire livrer à domicile tous les ingrédients nécessaires, déjà dosés, pour réaliser des recettes facilement et rapidement. Ce concept a vu le jour à la même date que celle de la Journée de la Femme, et a été lancé par deux fondatrices : Charlotte et Joy. Les recettes sont complètes, le client peut commander l’entrée, le plat et le dessert en quelques clics. La jeune pousse innovante réalise un capital de 12 863 euros, les créatrices de cette start-up voulaient faciliter le quotidien de certaines personnes qui n’ont pas le temps de cuisiner. C’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles recettes délicieuses.

3. A la découverte chez Les Nouveaux Fromagers 

Cette start-up est un site internet, créé sous le modèle de vente de « box », c’est-à-dire des livraisons sous forme de coffrets ou de kits. Ici, les fondateurs Arthur Bernard et Olivier Birade ont choisi de faire découvrir les différents fromages fabriqués en France. Chaque mois, par le biais d’un abonnement, les clients reçoivent une boîte, avec les produits bien conservés, mais aussi un livret d’explication pour chaque fromage contenu dans la boîte. Cette société qui a atteint un capital de 10 000 euros, a démarré en 2013, avec l’appui de nombreux patrons comme Marc Simoncini, dirigeant de Meetic (site de rencontres), Jacques-Antoine Granjon, qui dirige Vente Privée, et enfin le patron de Free, Xavier Neil.

4. Des rencontres gastronomiques avec Beyond Croissant 

Rattaché en 2014 avec l’entreprise Cookening, Beyond Croissant était au départ une collaboration gastronomique : les clients allaient dîner chez d’autres personnes afin de partager un moment culinaire ensemble et déguster des recettes faites maison. Sarah-Lou et Aurélie ont décidé de créer cette société en 2012 car elles ont remarqué qu’il était parfois difficile de rencontrer des gens pour partager un repas. Après avoir réalisé 10 000 euros de capital, Cookening, une entreprise dans la même optique, prend cette start-up sous son aile.

5. La Ruche qui dit Oui, du producteur au consommateur 

Fondée en 2010 par Guilhem Chéron et aidée par deux collaborateurs : Marc-David Choukraun et Mounir Mahjoubi, cette start-up permet aux internautes d’acheter des produits directement au producteur. Cela permet de savoir exactement où les produits achetés proviennent. Le concept est d’autant plus convivial puisqu’en allant chercher votre produit, vous pourrez discuter avec le producteur. La Ruche qui dit Oui est donc une entreprise sociale et collaborative, avec un capital de 5 875 euros.

6. L’entretien du voisinage chez Super Marmite 

Pour ceux qui n’ont pas le temps de se préparer à manger, ils peuvent se rendre sur le site Super Marmite pour chercher un voisin, qui lui propose de venir déjeuner ou dîner, en payant simplement sa part. Les informations sont précises concernant l’heure à laquelle le repas débute, ainsi que la ville où il se déroule. Olivier Desmoulins a créé une start-up sociale, qui permet de profiter de cette occasion pour faire la connaissance de ses voisins. Avec 2 845 euros de capital depuis sa création, en 2011, l’entreprise est le premier réseau social gourmand.

7. Des chefs recommandés par La Belle Assiette

Lors de soirées entre amis, ou en famille, il est difficile de cuisiner des bons plats, et de rester avec ses convives. Cette start-up fondée en 2012 par Stephen Leguillon – permet aux clients de trouver un chef qui viendra à domicile pour réaliser le repas. Avec un choix de près de 600 chefs, il est important de fournir la ville, la date et l’heure à laquelle le cuisinier doit commencer son service. Avec un capital de 2562 euros, le fondateur a su se faire un nom dans le monde de la gastronomie avec les blogs et les journaux.

8. Spok, la cantine créative 

Arrivé à Marseille en 2012, le restaurant Spok, créé par Christophe Juville permet aux clients de déjeuner sainement dans une restauration rapide. De nombreuses collations sont proposées, comme des salades, des bouillons, des sandwichs, afin de permettre à ceux qui n’ont pas le temps de manger et de pouvoir déguster un bon petit plat rapidement. À la suite de ce petit succès, plusieurs restaurants s’implantent en France : il en existe à Lille, Paris, Toulon, Clermont-Ferrand, ou encore Bordeaux.

9. Des réservations rapides grâce à Smart is Gourmet 

Grâce à deux amis, Stéphane, un pro en management gastronomique, et Sébastien, qui excelle dans le développement web, la start-up Smart is Gourmet révolutionnent la recherche de restaurant pour les clients qui souhaitent réserver (la soirée de lancement a été réalisée en mai 2015). Le principe est simple : il suffit de mentionner le lieu choisi, la date prévue et le nombre de personnes qui viendront dîner. Grâce à ce site, vous pourrez négocier avec le chef pour obtenir des remises afin de réserver dans les meilleurs restaurants de la ville. Quelques restaurants mis en ligne seront proposés aux internautes, avec des photos.

10. Le hamburger : véritable œuvre d’art chez Paris New York (ou PNY) 

Le fondateur de ce restaurant, Rudy, dont le premier établissement se trouve à Saint-Denis, propose aux consommateurs de savourer un délicieux hamburger de qualité. Le décor est impressionnant, avec de grandes lumières au plafond, où tous les plats sont réalisés dès la commande passée, rien ne sera confectionné à l’avance. Depuis 2012, il est possible de découvrir la cuisine franco-américaine sans réservation, avec un choix de recettes savoureuses et une viande de qualité.

Top des plus grands fonds d’amorçage pour les start-up

Top des plus grands fonds d'amorçage pour les start-up

Un projet innovant en phase d’amorçage a besoin de financement pour sortir de son incubateur. C’est dans ce cadre que le capital d’amorçage trouve toute sa place. Il va permettre d’assurer la location de locaux, la recherche et le développement, le prototype, les différents conseils et enfin la mise sur le marché du premier produit de la start-up. On comprend donc l’importance de ce capital d’amorçage pour l’avenir de la jeune pousse. Voici quelques exemples de grands fonds d’ amorçage pour les start-up.

Le Fond National d’Amorçage (FNA)

Le Fonds National d’Amorçage (FNA), doté de 600 millions d’euros dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) est géré par la Banque Publique d’Investissement. Le FNA ne finance pas directement les start-up, mais assure la dotation de 20 à 30 fonds spécialisés. C’est le cas par exemple du premier fonds d’amorçage (dédié aux biothérapies et aux maladies rares) créé en partenariat avec le Téléthon.

Axa Seed Factory

Créé en 2013, ce fonds d’amorçage cible les jeunes pousses innovantes intervenant dans les secteurs de la banque et de l’assurance. Avec 10 millions d’euros, cette structure se positionne entre les interventions des Business Angels (qui financent la création d’activité) et des fonds de capital-risque (qui investissent dans la phase de développement).

Partech Entrepreneur II

Les start-up françaises du high-tech et du web peuvent compter sur ce fonds spécialisé dans l’amorçage. Doté de 60 millions d’euros, il est même le plus important fonds d’amorçage de sa catégorie en Europe. Sa stratégie vise à financer 70 start-up à hauteur de 300 000€ minimum et 1 million d’euros au maximum. Ce fonds cherche à investir dans des start-up high tech comme FinTech, Intelligence Artificielle, Internet des Objets, Adtech, applications consumée, Big Data, Cybersécurité, EdTech, Plateformes C2C, SaaS Software et Santé connectée.

Orange Digital Ventures

L’opérateur télécoms Orange a annoncé en janvier 2015, la création d’Orange Digital Ventures, un fonds d’investissement qui pour Stéphane Richard, le PDG de l’entreprise a « pour mission de détecter et d’accompagner des start-up en phase de développement initial, en leur apportant le soutien financier dont elles ont besoin à un moment clé. » Doté d’une enveloppe de 20 millions d’euros pour commencer, il propose des tickets allant de 500 000€ à 3 millions d’euros aux jeunes pousses innovantes qui transforment le secteur des télécoms et du numérique.

Innovacom

Depuis 1988, Innovacom accompagne les jeunes entreprises. Ce fonds français intervient auprès des entrepreneurs talentueux dès les premiers stades de développement dans tous les domaines liés à la technologie numérique. Innovacom gère actuellement 300 millions d’euros au travers de 3 fonds : Innovacom5, Innovacom6, Technocom2. Le ticket moyen est de 500 000€ à 10 M€ par société, en plusieurs tours de financement. Innovacom a déjà investi plus d’un milliard d’euros dans plusieurs centaines de start-up.

Si la phase d’amorçage est toujours délicate, les start-up peuvent compter sur de nombreux fonds spécialisés. Qu’il soit porté par une politique publique volontariste ou des groupes financiers en quête d’investissement à risque mais à fort potentiel. Le fonds d’amorçage a connu en France un net engouement ces dernières années. Une bonne nouvelle pour tous les entrepreneurs qui s’apprêtent à entrer dans cette phase délicate de leur projet !

Ces entreprises méconnues qui cartonnent : pourquoi ?

Ces entreprises méconnues qui cartonnent : pourquoi ?

Percer aujourd’hui n’est pas chose simple, et parfois même, vivre caché semble la solution pour réussir tranquillement. Certaines entreprises ne sont pas ou peu connues mais pourtant, elles méritent le détour. Quelles ont été leurs clés pour arriver au succès ?

Elles ont su trouver le bon créneau…

Pour réussir, certaines entreprises méconnues ont identifié des besoins clairs et précis. Après de longues études de marché, elles sont parvenues à dégager des idées porteuses. Le tout avec une pointe d’audace, un peu de chance parfois mais surtout du travail. Prenons le cas de Gallagher : vous n’avez peut-être jamais entendu ce nom (à part si vous pensiez qu’il s’agissait du chanteur du groupe Oasis…), mais son chiffre d’affaires s’élève à 158 millions d’euros et l’entreprise est leader dans son segment, la réalisation de clôtures électriques. Avec plus de 70 millions de moutons, la Nouvelle-Zélande est une cliente inépuisable !

… centrer leur communication sur le produit…

À l’inverse, McIlhenny, qui produit le tabasco, a réussi à faire de son produit un succès international. Comment ? Une bonne communication, un slogan clair et un produit de qualité qui lui permettent d’occuper une place de premier choix. Et pourtant, l’entreprise reste méconnue, car c’est le produit qui tient une place de choix dans l’imaginaire des consommateurs.

… anticiper les besoins…

Parfois, il faut s’adapter à de nouveaux besoins qui apparaissent au fur et à mesure et savoir profiter de cette opportunité pour investir un marché plus ou moins atypique, voire le créer soi-même ! L’entreprise Jungbunzlauer, créée en 1867, s’est lancée dans la fabrication d’ingrédients biodégradables, parmi lesquels l’acide citrique. Un pari intéressant, mais qui ne porte ses fruits que maintenant : on note une utilisation massive du produit phare de cette firme, qui affiche un chiffre d’affaires excédant les 54 millions d’euros.

Quant à l’entreprise 3 B Scientific, elle est à l’origine d’un modèle de squelette humain destiné à la formation aux premiers secours. Le monopole de la société lui assure plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires (en 2013). L’essor de ce secteur et la multiplication de ce type de formations présage sans nul doute d’un succès à venir pour cette entreprise pour l’instant méconnue.

… ou se focaliser sur des secteurs de niche !

Alors que la France jouit d’une culture vinicole sérieuse, la société Amorim s’est intéressée à ce domaine en choisissant de réaliser les bouchons de lièges. Avec plus de 3 milliards d’unités produites par an, on comprend mieux l’attrait pour ce bouchon. La filiale française réalise même plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Pas mal non ?

Un brin plus audacieux, Gerriets réalise toute une gamme de rideaux destinée aux salles de théâtre. Ayant le monopole dans cette branche, l’entreprise affiche 28 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Lantal (85 millions d’euros annuels) s’est quant à elle spécialisée dans la confection d’intérieurs de cabines d’avion, en proposant des gammes adaptées à chaque type de transporteur et compagnies. Là aussi, son quasi-monopole pérennise grandement le futur de l’entreprise helvète.

Discrètes et efficaces, ces entreprises misent sur le bouche-à-oreille pour évoluer et faire prospérer leur chiffre d’affaires. Elles visent des secteurs attrayants pour lesquels elles développent des prestations devenues indispensables. Vivons heureux, vivons cachés : la clé du succès ?

10 exemples d’espaces de coworking en France

10 exemples d'espaces de coworking en France

Apparu en France en 2008, le travail collaboratif a su s’imposer dans tout le pays, où il a révolutionné le quotidien de centaines de micro-entrepreneurs en leur offrant des opportunités inédites d’échange et de collaboration. Mais quels sont les espaces de coworking français les plus remarquables ?

À Paris…

Installé dans une ancienne corderie de plus de 620 mètres carrés en plein cœur de la capitale, le Loft 50 Partners se revendique comme un véritable lieu d’échange et de rencontre dédié à l’écosystème des start-up, le tout dans un espace ouvert et lumineux à l’ambiance végétale.

La Mutinerie, quant à elle, arbore fièrement sa devise : « Libres Ensemble », ou comment rester autonome sans être isolé. Cet espace de coworking agréable et aéré permet à ses mutins d’optimiser leur productivité dans un univers créatif. Elle possède même un gîte de coworking offrant la possibilité de se ressourcer à la campagne !

Du côté de la Place de Clichy, le Beeotop se décrit comme un véritable laboratoire d’innovation, axé sur l’engagement sociétal. Cet open space chaleureux et coloré est né sous l’initiative de la compagnie d’assurance italienne Generali en 2013. Le plus : ses bureaux originaux sont aménagés sur des tables de ping-pong…

Avec son espace de travail dédié aux entrepreneurs sociaux, la Ruche a, pour sa part, pris le parti de favoriser toutes les innovations sociales combinant économie et développement humain. L’espace partagé se veut être un véritable terrain d’expérimentation où échanges et collaboration sont les maîtres-mots.

Dans un autre registre, La Poussinade : le coworking « par des entrepreneurs, pour des entrepreneurs », est logée dans un splendide immeuble Haussmannien. Cet espace à l’ambiance incontestablement jeune et dynamique était à la base une simple colocation d’entrepreneurs débutants.

En province…

L’Usine, ou la fabrique de l’intelligence collective, s’étend sur 200 mètres carrés dans le parc urbain d’activités Techn’hom de Belfort. Louant ses bureaux à la journée ou à la semaine, elle propose à ses locataires de changer leur façon de voir le travail, en passant de la concurrence forcenée à la « coopétition » créatrice, un mélange de coopération et de compétition.

Au centre-ville de Poitiers, ZeBocal a pris place dans un appartement de 106 mètres carrés. Ce dernier a été entièrement repensé et réaménagé pour optimiser la productivité individuelle, mais aussi l’échange. Cet espace s’adresse tout particulièrement aux freelances et indépendants issus du monde du graphisme et du multimédia.

Le Vaisseau est le tout premier espace de coworking à avoir ouvert dans la région Poitou-Charentes. Aujourd’hui fort de deux espaces supplémentaires à Niort et La Rochelle, il mise sur la diversité des profils et des expériences de ses locataires. Sa politique : pas de spécialisation, ni de ségrégation. Micro-entrepreneurs, étudiants, travailleurs numériques, artisans, artistes… Le Vaisseau est ouvert à tous !

Dans la même région, la Kabane propose 100 mètres carrés dédiés au travail collaboratif en plein centre d’Angoulême, à deux pas de La Madeleine. Nichée dans un vieil immeuble en pierre à l’atmosphère cosy et feng shui, elle accueille en particulier les entrepreneurs travaillant dans le domaine des services.

Enfin, Arrêt Minute, logé au cœur des vignes à Pomerol en Gironde, est né d’un projet solidaire entre des entrepreneurs locaux en 2010. Ce lieu de travail alternatif à l’ambiance de la maison et à celle de l’entreprise, où chacun reste libre de s’organiser comme il veut, a été récemment complété par un deuxième espace, dans la commune toute proche de Coutras. Ceci est la preuve que le coworking peut aussi trouver sa place en milieu rural !

Kickstarter débarque en France : tout savoir pour y lancer un projet à financer

Kickstarter débarque en France : tout savoir pour y lancer un projet à financer

Tout juste arrivée en France, la plateforme de financement participatif Kickstarter accueille déjà de nombreux projets français depuis le 27 mai 2015. Le site permet à chacun de lancer son projet. Comment réussir à le faire financer ?

Fonctionnement du site

Kickstarter est un site de financement participatif où les internautes investissent ce qu’ils souhaitent dans les projets présentés. Ce soutien est alors récompensé par le porteur de projet de façon variable selon la participation versée (tee-shirt, rencontre, produits dédicacés, etc.). Les sommes données par les internautes ne sont reversées au créateur que si le projet est intégralement financé. En cas de réussite, Kickstarter et ses partenaires chargés du traitement des paiements prélèvent entre 5 et 8% de commission. En cas d’échec, les donateurs récupèrent leur argent. La plateforme permet le financement de nombreux projets dans des domaines variés allant de la BD à la technologie, en passant par l’artisanat. Un must pour les entrepreneurs français qui cherchent de nouvelles sources de financement !

Lancer son projet

Pour démarrer un projet sur Kickstarter, il suffit d’être âgé d’au moins 18 ans et domicilié en France. Quelques règles sont cependant à respecter. Kickstarter autorise les projets de création d’œuvres ou d’objets mais interdit les levées de fonds caritatives par exemple. Pour démarrer la mise en ligne d’un nouveau projet, on se laisse guider par la plateforme pour mettre sur pied le projet et on s’aide du « Manuel du créateur » mis à disposition sur le site.

Le processus est simple. Pour démarrer, il suffit de sélectionner une catégorie et de nommer le projet. S’en suit la création de la page de description présentant, à travers textes, images et vidéos, l’histoire et l’organisation du projet. Il ne reste plus qu’à définir ensuite une durée de campagne (entre 1 et 60 jours) et un objectif de financement. Le projet lancé, la possibilité vous est donnée de suivre son financement au jour le jour et de poster des actualités sur son avancement. Une fois les fonds récoltés, il n’y a plus qu’à envoyer les récompenses et se lancer définitivement.

Les clés du succès

Pour réussir sur Kickstarter, une idée unique et une bonne gestion sont indispensables. Élaborer des prototypes, plans ou maquettes permet d’évaluer la viabilité du projet mais aussi de montrer la valeur de son travail. De la même manière que sur la plupart des plateformes de crowdfunding, un calcul précis du budget garantit la justesse de l’objectif financier. On évite ainsi les visées trop élevés mais on ne sous-estime pas ses besoins.

Pour que le projet aboutisse, il est primordial d’être visible via les réseaux sociaux, journaux et relations. La communication est une composante essentielle de la réussite du financement. Une page attrayante, avec de nombreuses images et une vidéo, attirera également les donateurs. L’utilisation à la fois de l’anglais et du français est un atout indéniable pour atteindre les contributeurs étrangers. Enfin, le choix des récompenses est également déterminant pour le succès du financement puisqu’elles attirent les investisseurs. Le site fournit pour cela une liste de produits intéressants que vous pouvez exploiter.

Près de la moitié des projets lancés sur Kickstarter ont été financés avec succès, à l’image de celui de l’entreprise parisienne Flaneurz qui a réuni 30 000 € en 8 heures pour On Wheelz, un système transformant toute chaussure en patin à roulettes. Le SensorWake (réveil-alarme à odeurs) du jeune Guillaume Rolland a, quant à lui, très vite dépassé les 50 000 € demandés.

6 start-up qui veulent bouleverser l’éducation Nationale

6 start-up qui veulent bouleverser l'Education Nationale

Le 7 mai dernier, le président de la République François Hollande a annoncé la première étape du plan numérique de l’éducation nationale qui concerne 500 écoles et collèges. Avec un budget de plusieurs centaines de millions d’euros, ce plan vise à développer l’enseignement numérique dans l’Hexagone. Plusieurs start-up françaises sont déjà en mesure de fournir des solutions intéressantes aux enseignants comme aux élèves.

Adways : le tableau noir mais pas que !

Spécialiste du « Rich Media », cette start-up du French Tech Hub de Paris propose des solutions interactives d’enseignement. Professeurs et élèves peuvent rentrer au cœur de la vidéo et y apporter leurs commentaires ou les compléter. Les cartes de géographie, les commentaires d’images en langues vivantes, les figures géométriques, les exposés d’histoire, les règles de grammaire sont soudainement présentées sous un jour nouveau et deviennent particulièrement ludiques.

LiveMentor : le soutien personnalisé

Cette start-up personnalise l’accompagnement individualisé de l’élève. LiveMentor dispose d’un réseau d’enseignants à distance, « les mentors ». Après évaluation des axes d’efforts de l’élève, ces derniers fournissent un soutien individuel à distance grâce à la technologie de la webcam. Les élèves sont assurés de trouver un mentor disponible et qualifié pour les assister dans leur révision ou leur travail individuel en dehors des heures traditionnelles de classe.

Kwyk : l’individualisation des devoirs à la maison

Créée en 2001, Kwyk apporte une solution aux professeurs de mathématiques soucieux de prendre en compte l’hétérogénéité de leurs classes avant de distribuer les devoirs à faire à la maison. La plateforme permet de créer rapidement et de distribuer un devoir à la maison noté et adapté à chacun des élèves. L’enseignant choisit la thématique puis sélectionne les exercices dans une base élaborée par des professionnels de l’éducation. Une fois chez eux, les élèves rejoignent la plateforme pour traiter les exercices qui leur sont attribués.

360 Learning : la fin du cartable trop lourd !

Les cartables surchargés par les manuels et cahiers divers pourraient n’être plus qu’un mauvais souvenir ! 360 Learning, créée par deux polytechniciens, propose de digitaliser les supports de cours qui deviendraient disponibles en ligne pour les élèves. Il suffirait à ces derniers de se connecter sur la plateforme pour y retrouver les supports et exercices créés ou enrichis par leurs professeurs.

Afterclasse : la révision en quelques clics !

Afterclasse permet la mise en ligne des cours au programme du collège et du lycée. Les élèves peuvent de chez eux, quelle que soit la matière, télécharger des sujets de bacs, des synthèses, des corrigés. La plateforme évalue leur progression. Les programmes mis à disposition des élèves sont validés par des professeurs. Des kits spécifiques de préparation aux différents examens, classés par matière, permettent de cibler et de cadrer la révision.

Eolane : la tablette optimisée pour l’enseignement

Nul doute que la tablette sera un jour aux écoliers ce que l’ardoise, la craie et l’éponge ont été pour leurs grands parents ! L’ère des manuels papiers touche à sa fin. Les solutions techniques sont déjà là et nous avons tous pu constater l’incroyable faculté de nos chères têtes blondes à maîtriser les outils numériques. Certains fabricants ont su anticiper ! Eolane, société située à Montceau-les-Mines, fabrique une tablette optimisée pour l’enseignement digital, commercialisée au prix de 349 €.

Tout est prêt techniquement pour cette révolution numérique tant attendue par les enseignants comme les élèves. L’Etat doit maintenant mener résolument cette digitalisation de l’enseignement.

Pionnières Day

lespionnieres

Descriptif de l’événement

Un événement connecté pour découvrir le nouveau visage de l’entrepreneuriat féminin innovant, multiplier les rencontres inspirantes et développer votre réseau !

Lieu de l’événement

ESCP Europe 79 avenue de la République 75011 Paris

Dates et horaires de l’événement

9h – 14h

A qui s’adresse cet événement ?

Futur-e-s entrepreneures, investisseurs, experts de l’accompagnement et du financement de la création d’entreprise…

Frais de participation

15 euros la conférence
15 euros le déjeuner

Site internet

http://www.lespionnieres.org

Lien d’inscription

https://www.weezevent.com/pionnieres-day

Top 3 des personnalités qui encouragent et favorisent l’entrepreneuriat

Top 3 des personnalités qui encouragent et favorisent l'entrepreneuriat

Bon nombre de personnalités publiques s’engagent à tout mettre en œuvre pour accompagner et encourager les entrepreneurs en devenir, désireux de se lancer dans l’aventure de l’entreprise. Outre les hommes politiques, qui rivalisent d’inventivité pour encourager les initiatives entrepreneuriales dans leur département, leur région ou bien à l’échelle nationale, d’autres acteurs du monde de l’économie et de l’entreprise s’engagent jour après jour aux côtés de ceux qui créent ou qui tentent de devenir les géants de demain. Trois hommes, en particulier, retiennent notre attention 3 personnalités qui encouragent et favorisent l’entrepreneuriat.

1. Xavier Niel, LE Business Angel à la française

Le célèbre créateur et patron de Free, après avoir révolutionné le marché de la téléphonie en France à grands coups de prix cassés et d’inventivité, a développé tout un système d’accompagnement des start-up en vue de dénicher les véritables pépites entrepreneuriales qui sont amenées à voir le jour. C’est par l’intermédiaire d’une école qu’il a lui-même fondé (l’école « 42 »), que Xavier Niel tente d’aider les entreprises en devenir grâce à un incubateur qu’il finance avec ses propres fonds. Désigné par bon nombre d’acteurs du secteur économique et de l’entreprise comme le Business Angel le plus actif de France, Xavier Niel compte déjà à son actif plus de 35 millions d’euros d’investissement, répartis dans plus de 230 projets de start-up différents. Un véritable poids lourd, qui ne cesse d’encourager et favoriser l’entrepreneuriat en France, en accompagnant les jeunes créateurs dans leurs projets. De quoi donner un véritable coup de pouce, tant à ces créateurs qu’à l’économie française toute entière.

2. Fabrice Grinda, la discrétion liée à l’efficacité

Fabrice Grinda n’a pas la bougeotte ni l’exposition médiatique d’un Xavier Niel. Pourtant, avec plus de 26 millions d’euros investis dans 170 projets de start-up, ce chef d’entreprise et blogueur pour Business Insider est l’exemple même du talent que peut avoir une personnalité du monde entrepreneurial pour découvrir les grandes entreprises de demain. Airbnb, Alibaba Group, Beepi, Palantir Technologies, telles sont les start-up et les entreprises que Fabrice Grinda a aidées et dans lesquelles il a investi une partie de ses deniers personnels. Il n’y a donc aucune surprise que cet homme d’affaires soit aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands chasseurs de talents. Il continue d’ailleurs à encourager les projets de start-up innovantes aussi bien en France qu’à l’étranger.

3. Pierre Kosciusko-Morizet, l’après PriceMinister

Après avoir fondé l’un des sites de vente en ligne les plus réputés à travers le monde, Pierre Kosciusko-Morizet s’est engagé dans l’accompagnement et le financement de projets innovants en devenant le cofondateur du fonds d’investissement des entrepreneurs de l’Internet ISAI3, mais également en devenant un associé en charge de Kernel Investissements. Là encore, profitant de sa réputation de fondateur de PriceMinister, ce véritable homme d’affaires s’est réellement investi dans l’encouragement de l’entrepreneuriat en France et dans le monde entier. Il compte déjà de nombreuses participations à son actif, dans des domaines divers et variés. On recense parmi les entreprises qu’il a aidées : la Bonne Box, la Bourse du textile, ChicTypes, Novapost, FrenchWeb, Pearltrees, Camping-and-co.com.

Quels sont les principaux CMS et comment choisir celui qui correspond à son projet ?

Quels sont les principaux CMS et comment choisir celui qui correspond à son projet ?

L’offre en matière de CMS (Content Management System ou Système de Gestion de Contenu), qu’ils soient open source ou propriétaires, est suffisamment fournie pour permettre à n’importe qui de créer son site web. Mais si la création d’un site est simplifiée avec l’utilisation d’un CMS, une question cruciale subsiste : comment le choisir ?

Un CMS, pour quoi faire ?

La première question à se poser est « que veut-on faire avec le CMS ? ». En fonction du type de contenu que l’on souhaite publier, toutes les solutions ne conviendront pas. Si les fonctionnalités utilisées pour la publication de posts (articles, fiches-produits, etc.) sont communes à la plupart des CMS, ce n’est pas nécessairement le cas pour celles qui concernent la gestion d’un site e-commerce. Il convient donc de faire son choix en fonction de ses besoins et de la couverture fonctionnelle des logiciels.

Quels sont les CMS les plus fréquemment utilisés ?

Un grand nombre de CMS sont disponibles sur le marché. Drupal, eZPublish, Jahia ou encore Typo3 conviendront plutôt à des grands projets commerciaux nécessitant une personnalisation très poussée, du fait de leur complexité et du temps nécessaire à leur appropriation. D’autres CMS comme WordPress, Joomla ou SPIP sont plus polyvalents et conviennent aussi bien pour un blog personnel que pour un site professionnel complexe. En ce qui concerne spécifiquement les sites e-commerce, les solutions les plus connues sont Magento et Prestashop, qui restent d’excellents choix.

Difficile de choisir ?

Arrêtons-nous plus particulièrement sur les solutions open source accessibles au « grand public « , dans la mesure où leur simplicité de prise en main font que tout le monde peut s’y frotter.

WordPress et Joomla sont des CMS destinés à la publication de sites web quelles que soient leurs formes. Si à l’origine, WordPress demeurait avant tout une plateforme de blog, son évolution au cours des cinq dernières années en fait un outil parfaitement polyvalent capable de faire fonctionner n’importe quel type de site, qu’il soit ou pas multilingue. Ces deux CMS proposent une interface d’administration simple permettant une personnalisation poussée ainsi qu’un système de publication facile d’utilisation. Ils disposent d’extensions téléchargeables, payantes ou non, qui permettent de connecter facilement le contenu aux différents réseaux sociaux par exemple.

Le site internet SPIP propose le même genre de fonctionnalités, si ce n’est qu’il est plus orienté « magazine en ligne » que blog ou site classique. Ces solutions se valent en termes de fonctionnalités, même si WordPress gagne du terrain ces dernières années.

Magento et Prestashop proposent les mêmes fonctionnalités que les CMS précédents, auxquelles s’ajoutent toutes celles nécessaires à la gestion d’un site de e-commerce : outils de marketing, gestion du catalogue des produits, des commandes, des promotions, du service client… Si les deux solutions se valent, il est intéressant de noter que Prestashop demeure une application française, créée en 2005 par deux étudiants d’Epitech et qui emploie actuellement une centaine de personnes à temps plein.

Un accompagnement possible

Si l’apprentissage nécessaire pour mettre en place et faire vivre un site grâce à un CMS n’est pas si conséquent, il est intéressant de noter que beaucoup d’hébergeurs comme amen.fr proposent des installations assistées de ces logiciels, dont vous pouvez profiter pour vous faire la main rapidement. Quoi qu’il en soit, le plus important reste de prendre en compte le type de contenu que l’on souhaite publier, puis le temps que l’on est susceptible d’accorder à la réalisation du projet. Ce n’est qu’après avoir répondu à ces questions que votre choix pourra se porter sur l’une des solutions proposées.

Interview de Isabelle Weill, Cofondatrice du groupe CCM Benchmark

Isabelle Weill Cofondatrice du groupe CCM Benchmark

Isabelle Weill est cofondatrice et directrice générale déléguée du groupe CCM Benchmark. Elle revient sur son parcours et l’évolution de sa société, véritable success-story médiatique à la française. 

Quel a été votre parcours avant de créer CCM Benchmark ?

J’ai fait mes études à l’école Sup de Co à Reims. J’ai ensuite eu la chance de travailler dans la presse à la sortie de mes études pour le lancement d’un titre. À l’époque, l’hebdomadaire Le Point créait un nouveau magazine dédié à la maturité active. J’ai vécu une belle aventure au milieu de nombreux rédacteurs en chefs et journalistes pendant un peu plus d’un an. Mon parcours s’est progressivement structuré autour du monde médiatique et commercial. J’ai travaillé successivement en régie publicitaire, sur TF1 puis sur Canal+ et à l’AFP en tant que directrice commerciale pendant 4 ans. J’ai progressivement élargi ma connaissance globale de l’économie des médias, notamment sur le secteur des portails internet et sites spécialisés. Mon aventure entrepreneuriale n’a débuté qu’en janvier 2007.

Pourquoi vous êtes-vous lancée ?

Je me disais souvent : « Un jour, j’aimerais bien créer ma boîte ! ». C’est quelque chose dont j’avais envie. Tout au long de mon parcours professionnel, j’ai travaillé au sein de grosses structures, dans lesquelles il est facile de se laisser porter par le poids de l’entreprise. Lorsque nous œuvrons dans des activités très commerciales, il est tout à fait envisageable de réaliser ses tâches comme si elles comptaient pour votre propre entreprise. En quelque sorte, j’ai toujours été intrapreneure. J’ai attendu patiemment avec cette petite idée en tête, car il faut que toutes les conjonctions soient réunies pour se lancer. Ce n’est pas si facile.

Comment a débuté l’aventure CCM ?

Au moment où j’ai quitté l’AFP, j’ai pris le temps de réactiver mon réseau. En octobre 2006, j’ai notamment déjeuné avec Benoit Sillard qui était à l’époque délégué interministériel en charge du développement de l’Internet en France. Il m’a avoué qu’il se préparait à un changement d’équipe en vue des élections présidentielles de 2007 et qu’il cherchait éventuellement un projet, une idée pour se lancer. Quinze jours plus tard, il me rappelle et m’explique qu’un de ses collaborateurs, Jean-François Pillou, quitte son équipe pour se consacrer entièrement au développement de son site Internet : commentcamarche.net. Bien sûr, à l’époque, le site était totalement inconnu au bataillon, mais il avait acquis une audience très correcte. Il avait rapporté l’équivalent de 150 000 € sur les 18 derniers mois. Nous nous sommes rencontrés tous les trois et nous avons travaillé sur ce que pourrait être une entreprise commune et les actions qu’il fallait mener. Nous nous sommes associés et nous avons démarré en janvier 2007, à trois dans un bureau. D’un site plutôt « geek », nous avons réalisé un portail Internet à forte audience. Nous nous sommes employés à le positionner sur le marché, à le relooker et à diversifier le contenu sur différentes thématiques. Petit à petit, la mayonnaise a pris et nous l’avons lancé en cinq langues, ce qui n’était pas une mince affaire.

Quel type d’entrepreneure êtes-vous ?

L’audace est une de mes valeurs principales dans la vie, c’est vrai. Je dis souvent : « le ‘‘non’’, vous l’avez dans la poche, allez donc chercher le ‘’oui’’ ! ». Cela résume assez bien mon état d’esprit. Il faut avancer, faire des efforts pour obtenir ce que l’on souhaite. Je dirai également que le management fait partie intégrante de mes qualités d’entrepreneure. Très tôt, j’ai managé des personnes plus âgées que moi. À 23 ans, je me suis retrouvée dans un bureau avec une assistante de 50 ans, ce qui a forcément des conséquences sur la manière de s’organiser dans le travail. Nous disons souvent que la génération Y est immature, mais je crois que nous ne mettons rien en place afin de les aider à mûrir. Ils sont parqués dans des grands espaces entre eux alors que prendre des responsabilités très jeune, c’est un véritable atout pour son aisance dans la vie professionnelle !

Vous avez racheté le groupe Benchmark en 2010. Quel tournant cela a-t-il représenté dans votre parcours ?

L’entreprise est entrée dans une autre dimension. Nous comptions 12 collaborateurs et nous avons racheté une société de 150 personnes ! Autant vous dire qu’il a fallu trouver des fonds afin d’effectuer ce rachat. Même si nous étions rentables, cela valait une certaine somme. De mi-mai à fin août, nous avons cherché des fonds et nous avons finalement emprunté 20 millions d’euros sur nos trois têtes, le tout sur quatre ans. Dans un second temps, il nous a fallu transformer la culture de l’entreprise et ce n’est pas si facile quand vous avez l’habitude de travailler en petit comité. Quatre de nos collaborateurs sont d’ailleurs partis, car ils ne se sont pas retrouvés dans la nouvelle structure, ils préféraient travailler dans un esprit start-up où tout va plus vite. Au contraire, Benoît, Jean-François et moi avions effectué l’ensemble de notre parcours professionnel dans de grosses structures. Nous nous sommes adaptés plutôt facilement.

Près de 20 millions de visiteurs uniques, 8e groupe Internet français… Quelle est la recette pour mener un média à ce niveau là ?

Pour être dans le Top 10, il existe plusieurs critères à respecter. D’abord, réaliser un travail de tous les instants quant au suivi et à l’analyse des sujets qui intéressent les internautes. Il faut être proches de leurs centres d’intérêt, c’est capital. Nous faisons travailler environ 80 rédacteurs répartis dans les différents sites du groupe, en fonction de leur spécialité. Ensuite, il faut effectuer un bon arbitrage entre le contenu chaud et le contenu froid. Enfin, posséder une technologie de pointe et un savoir-faire en matière de SEO (Search Engine Optimisation) est indispensable.

Aujourd’hui, avec le recul, quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Je n’ai aucun regret ! Je suis fière de la réussite du groupe. Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, un porteur de projet se demande toujours s’il va en être capable. Bien sûr, c’est plus facile en ayant une grande entreprise derrière soi, les portes s’ouvrent plus facilement quand vous passez un coup de téléphone ou que vous contactez quelqu’un. Mais vous ne savez pas si le contact est facilité grâce à vous ou bien grâce à la structure que vous représentez, c’est assez frustrant. À mon sens, entreprendre rend humble et en même temps fier, car vous vous dites que vous êtes capable de réaliser de belles choses. Parvenir à s’imposer sur un marché en étant initialement inconnu au bataillon et sans le soutien d’actionnaires aux poches profondes, c’est plutôt satisfaisant.