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Marketing digital : les différents leviers performants

L’ensemble des activités numériques visant à la promotion d’un site internet et plus généralement de n’importe quels service ou produit sur le réseau est désigné sous le terme de marketing digital.

Plusieurs techniques et savoir-faire se cachent derrière cette expression. Nous allons détailler les outils et méthodes visant à faire gagner de la visibilité à un site, un service ou un produit. Ces différentes mises en œuvre sont appelées leviers et ont pour la plupart des noms ou des acronymes anglais.

« Pré-requis » au marketing numérique

Le support
Le marketing digital a pour objectif de faire la promotion d’un service ou d’un produit, qui peut être ou non un site internet. Il est intéressant de noter dès le début de cette présentation qu’aujourd’hui le marketing digital peut avoir pour objectif de faire gagner en visibilité un produit ou un service sans la création du moindre site internet. Les réseaux sociaux et les agrégateurs, comme Google Shopping, Amazon, la Fnac ou même encore les sites de petites annonces, permettent en effet de créer très rapidement une page présentant un produit. Le e-marketing peut, dans ce cas, alors se concentrer sur le gain en visibilité d’une fiche. Cette approche, bien qu’en développement, est encore marginale puisque le site internet est, et restera sans nul doute pour longtemps, le support par excellence pour maîtriser sa communication. Ce travail sur des « fiches » peut cependant s’avérer très efficace pour des entreprises disposant d’un budget limité. L’exemple le plus frappant est l’optimisation d’une fiche Google Adresse d’un commerce ou d’un artisan.

La connaissance du produit et de la concurrence
Avant de débuter une campagne de marketing digital, il est essentiel de mettre noir sur blanc les mots clés liés à son activité et aussi les objectifs à atteindre ou du moins vers lesquels teindre. Aucun professionnel sérieux ne peut garantir par exemple de positionner une page d’un site internet en première position sur une requête effectuée sur Google. De même, aucune entreprise n’a passé un partenariat avec Google afin de favoriser le référencement !

Lorsque l’on souhaite collaborer avec un professionnel du marketing digital, la première étape doit donc être toujours un échange où une série de mots clés et d’idées en relation avec le produit à promouvoir vont émerger. Des logiciels de cartes des idées, mind map en anglais, sont parfaits pour effectuer ce premier travail afin de définir concrètement quels sont les buts à atteindre.
Les mots clés et les expressions liés à un site internet ou à un produit sont primordiaux dans le web marketing. Ils permettent par exemple de déterminer une stratégie de publication de contenu pour un site internet ou les thématiques à aborder sur les réseaux sociaux.

De plus, ces mots clés peuvent servir de base de recherches sur la concurrence. S’il n’est évidemment pas question d’espionner d’autres entreprises, il est très important de connaître les moyens mis en oeuvre et la visibilité acquise par la concurrence. Cette analyse permet de déterminer le budget d’un projet et aussi et surtout sa faisabilité. Par ailleurs, une pré-étude de cette sorte évite de sous-estimer ou surestimer les concurrents donc de ne pas en faire assez ou d’en faire trop.
Des outils comme Semrush, Yooda Insight, Google Keyword Adplanner permettent d’obtenir une liste de mots clés en relation avec une expression liée à son activité. De plus, ces outils permettent également d’obtenir les volumes de recherches des mots clés et pour certains le niveau de concurrence.

SEO: Search Engine Optimisation

Le SEO pour Search Engine Optimization en anglais et optimisation pour les moteurs de recherches en français, désigne l’activité d’actionner différents leviers visant à améliorer ou conforter le classement d’une page dans les premiers résultats des moteurs de recherche sur des requêtes ciblées. Le SEO est connu en France sous le nom de référencement naturel ou organique. La domination hexagonale de Google implique un travail centré quasi-uniquement pour le géant californien.

Les techniques à mettre en œuvre pour ranker (bien se positionner en français) sur des requêtes sont relativement simples : produire du contenu de qualité de manière régulière et obtenir des liens de qualité. Si les règles sont simples, les référenceurs, les professionnels en charge de ce travail, doivent s’appuyer sur un savoir empirique. Si les moteurs de recherche fournissent régulièrement des recommandations quant à la qualité attendue des sites, les critères de classement restent évidemment secrets.

De nombreux outils permettent de suivre le référencement d’un site et plus particulièrement son optimisation. Les plus connus mais aussi les plus efficaces sont les outils de mesures statistiques d’audience. Le plus célèbre et le plus efficace est Google Analytics. De plus, des outils d’analyse de la structure permettent de mettre à jour les points à améliorer et les facteurs bloquants d’un site.
Enfin, des outils comme Ahrefs ou Majestic permettent de connaître les liens obtenus par les sites concurrents. Si la manipulation des liens est pénalisée par Google et plus généralement par tous les moteurs de recherche, il n’est évidemment pas interdit de créer ou faire créer un lien s’il est pertinent et surtout qu’il peut être justifié.

SEA: Search Engine Advertising

Le SEA pour Search Engine Advertising en anglais et référencement payant en français, désigne l’achat de visibilité dans les moteurs de recherche via de la publicité. Le programme le plus connu et utilisé en France est Google Adwords. Il permet d’insérer des liens vers des pages de sites internet avant et à côté des premiers résultats naturels d’une recherche.

L’achat de publicité sur Google Adwords ou plus généralement sur les régies publicitaires se réalisent en plusieurs étapes :

  • La rédaction d’une annonce avec un titre, un lien et un descriptif
  • L’établissement d’une liste de mots clés pour lesquels l’on veut voir apparaître sa publicité
  • La fixation d’un budget, qui est débité chaque fois qu’un internaute clique sur une annonce

Les difficultés majeures dans l’achat de publicité sont la rédaction d’un contenu attractif mais aussi et surtout le choix des mots clés pour lesquels seront affichés l’annonce. Chaque mot clés a un prix différent. Plus il est concurrentiel, plus il est cher au clic. Dans l’e-publicité, cette valeur est désignée sous le nom de coût par clic (CPC), ou Pay per clic (PPC) en anglais. Le PPC, outre en SEA, se pratique aussi sur la publicité qu’on peut acheter sur Facebook ou sur Twitter. Selon le sujet, l’époque de l’année et la population visée, le coût par clic sera plus ou moins élevé et la rentabilité différente en SEA ou en achat de publicité sur Twitter ou Facebook.

L’achat de publicité

L’achat de publicité peut aussi être effectué auprès de sites internet. Si un accord peut être conclu directement entre l’annonceur et l’éditeur, l’achat est effectué plus généralement par l’intermédiaire de régies publicitaires. En gros, 3 systèmes existent selon que l’on achète de la publicité par nombre de pages vues, par clics sur la publicité ou par action concrète comme un achat. L’achat de publicité en fonction du nombre de pages vues nécessite de gros volumes car le prix est très bas et réclame un minimum de pages vues par mois sur le support. Le paiement par clic est entièrement dominé par le système Google Adwords qui propose donc d’afficher les publicités soit sur les résultats des pages de recherche mais aussi sur les réseaux partenaires et sur les sites se monétisant avec Google Adsense.
Le système est très fin puisque l’annonceur peut paramétrer les heures, les supports et les fourchettes d’enchères de prix qu’il est prêt à payer. Il est également possible d’acheter de la publicité sur la majorité des réseaux sociaux et des applications mobiles. Les régies de ces supports permettent de diffuser ces publicités de manière également très ciblée.

SMO : Social Media Optimisation

Le SMO, Social Media Optimisation en anglais et optimisation des réseaux sociaux en français, regroupe l’ensemble des actions visant à faire gagner en visibilité le contenu publié sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Les actions entreprises sur les réseaux sociaux reposent non seulement sur l’optimisation du contenu mais aussi sur un travail d’animation communautaire. Depuis plusieurs années maintenant, les community manager, sont en charge de cette animation de comptes sociaux. Leur mission est de créer du contenu attractif, d’anticiper les échanges futurs et également d’assurer la modération des messages.

Les réseaux sociaux fournissent aux créateurs de contenu des outils de mesure statistiques. Les données collectées permettent d’affiner une stratégie ou même d’en changer.
Comme pour les moteurs de recherche, le travail d’optimisation sur les réseaux sociaux peut être complété par l’achat de publicité.

L’e-mailing

L’e-maling est un canal de communication très efficace. Il est cité régulièrement comme étant le plus efficace, devant même l’historique campagne SMS. La difficulté principale de l’email est de disposer d’une base de données d’emails.

Cette « récolte » peut être effectuée via des formulaires installés sur un site internet ou via de traditionnels questionnaires papier.

Comme pour toute campagne web marketing, le succès d’une campagne e-mailing repose principalement sur la rédaction d’un contenu attractif.

Il ne faut cependant pas sous-estimer la logistique d’une campagne e-mailing. Le système d’envoi utilisé devra notamment faire en sorte de ne pas faire blacklister l’adresse émettrice ou de faire atterrir directement les mails dans les spams.

L’affiliation

Comme pour l’e-publicité, l’affiliation permet d’afficher de la publicité sur un site tiers. La différence réside dans le fait que le diffuseur n’est pas rémunéré lors d’un clic sur une publicité mais lors d’une action effectuée sur le site de l’annonceur. Généralement, cette action est un achat ou une inscription.
L’affiliation est très intéressante pour l’annonceur (qui obtient des leads ou des achats) mais peu pour le diffuseur.

Si l’affiliation peut se faire en direct entre un marchand et un diffuseur, elle passe la plupart du temps par des plateformes d’affiliation qui garantissent le bon déroulement des opérations entre les 2 partenaires.

Conclusion

Les leviers du web marketing sont aujourd’hui nombreux et de plus en plus complexes et concurrentiels. Si au début de l’internet, un webmaster était capable d’assurer à lui seul la promotion d’un site internet ou d’un produit, les différentes actions à entreprendre aujourd’hui demandent une vraie expertise. Des hébergeurs comme la société Amen vous propose de solutions de web marketing ou marketing online. Chaque levier du webmarketing, pour propulser un produit avec une catapulte digne de ce nom, doit faire l’objet d’une étude préalable et doit surtout avoir des objectifs définis en fonction de la concurrence et du budget alloué.

Malgré tout, le marketing digital repose souvent sur le bon sens. Des actions simples et peu onéreuse peuvent permettre à moindre coût d’obtenir des résultats. Le choix du titre d’une page web est un exemple parfait.

Par ailleurs, le web marketing peut se révéler très consommateur de temps et bien moins intéressant et rentable que la production de contenu.

L’entrepreneur, formateur des entrepreneurs

Interview de Xavier Baudard, fondateur de Visconti et UPGY, des entreprises décidément tournées vers la formation et notamment celle du dirigeant d’entreprise. 

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Je suis devenu ingénieur Arts & Métiers, après avoir fait une classe prépa. Au sortir de l’Ecole, je rejoins PSA où je dirige une petite équipe en charge du développement des commandes de vitesses et de débrayage pour les véhicules Citroën et Peugeot. Après quelques années, je quitte le groupe pour aller chez Valeo, tout d’abord pour travailler en R&D sur les systèmes d’accès et de démarrage mains-libres dans la Division Sécurité Habitacle. Lors du changement d’entité au sein du groupe,  je prends la responsabilité des laboratoires d’essais et des prototypes de la Division Thermique Moteur France. L’envie de ne pas être estampillé à vie au secteur automobile, me fait quitter Valeo pour rejoindre une filiale du groupe Apave, Sopemea, société spécialisée dans les essais de qualifications (vibrations, climatiques, CEM…) pour tous les secteurs d’activités.

Je dirige alors la Direction Technique et je suis en charge de tout le périmètre « essais ». Mes prochaines évolutions se sont faites dans le monde du service aux entreprises, tout d’abord chez Alten, en tant que Directeur Technique et du Développement Stratégique, un bref passage avant de rejoindre Segula Technologies où je dirige une entité rachetée par le groupe (Michael Page Conseil) où tout était à reconstruire. Cette entité deviendra la BU Conseil et Amélioration de la Performance.

Et la suite ?

En 2010, je quitte Segula et je croise Visconti, nouvellement créée. Je suis séduit par leur approche du coaching, basée sur l’accompagnement des dirigeants et cadres dirigeants sur l’exercice de leur fonction davantage que sur le développement personnel, et sur le fait que 100 % des coachs Visconti doivent avoir été dirigeants. Le modèle de Visconti étant construit sur le partenariat et non sur le salariat, je crée ma première structure. Tout d’abord coach de dirigeants, puis également Associé de Visconti, je participe activement au développement de la société (cooptation de coachs, développement de méthodologies, formation des nouveaux coachs, création du Visconti Lab, etc.).

En 2015, fort du constat que l’approche Visconti apporte un soutien incontestable aux personnes accompagnées (quels que soient leurs secteurs d’activités ou leurs fonctions) mais qu’elle n’est « enseignée » que chez Visconti, je décide de créer en plus de mon activité Visconti une école de coaching et de formation (partenaire de Visconti) avec Patrick Buffet (également coach et Associé Visconti). Cette nouvelle structure, UPGY, a pour but de permettre aux coachs en développement personnel, aux professions libérales, aux consultants, aux managers, de pouvoir acquérir les compétences pour accompagner tout cadre d’entreprise, de tout secteur et de toute taille.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’ai créé Visconti, accompagnement de dirigeants par des dirigeants fin 2009, pour développer et accroître la réussite des dirigeants d’entreprises. J’ai créé UPGY, école de formation au coaching d’entreprises, entre autres,  fin 2015 pour former de vrais coachs d’entreprises professionnels et transmettre notre savoir-faire. Le déclic : l’approche Visconti fonctionne (clients qui progressent, qui sont contents), mais pour intégrer Visconti, il faut avoir été dirigeant d’entreprise. Ceux qui sont intéressés par notre approche n’ont pas d’autre possibilité que de se former ailleurs, car toutes les autres formations de coaching sont sur le développement personnel. UPGY est donc née de cette volonté de former davantage de coachs d’entreprises vivant de leur activité.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Les difficultés sont liées à  la partie commerciale, mais comme pour toute activité. Sauf que quand on est entrepreneur au démarrage, il n’y a que peu de marge autorisée pour ne pas échouer. La solitude peut également être dangereuse, et c’est d’ailleurs une des raisons qui m’a fait ne pas me lancer seul (ni avec Visconti, ni avec UPGY).

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Visconti est déjà présent à l’international (Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche, Portugal, UK). Nous continuons à l’heure actuelle notre développement. UPGY amorce son développement à l’international déjà puisque nous sommes en discussion avec une société de formation au Maroc pour leur transmettre notre savoir-faire et leur permettre de former directement des coachs d’entreprises diplômés UPGY. Dans les deux cas, nous n’envisageons pas  de levée de fonds envisagée pour le moment.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Un challenge, une liberté, un risque, une autre voie (que le salariat).

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Curieusement, mieux que lorsque j’étais salarié dans des groupes. La contrainte ne vient désormais que de moi, à de rares exceptions près.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Ne pas le faire seul, sauf si c’est un adepte de l’effort de long terme et prendre le temps de se préparer avant de se lancer (Business Plan [et pas que sur du Excel], travail du pitch, stratégie, etc.). Savoir s’entourer de personnes bienveillantes et qui vont vous permettre de réussir vos matchs. Compte tenu de mon métier, avoir un coach d’entreprises me paraît une des meilleures méthodes, mais il est vrai que cela a un coût, qu’il faut clairement concevoir comme un investissement.

Les études forment-elles à l’entrepreneuriat ?

Comme le dit cette maxime, « on ne naît pas entrepreneur, on le devient ». Seulement comment le devient-on ? Existe-t-il des études spécifiques à l’entrepreneuriat ? Doit-on nécessairement passer par l’école pour entreprendre ? Eclairage.

Le diplôme est-il nécessaire ?

Albert Einstein disait en son temps que « la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi ». Si l’on décortique cette citation, on comprend vite qu’une personne peut maîtriser la théorie sans pour autant savoir la mettre en pratique. Certains étudiants peuvent suivre des études dans des grandes écoles d’ingénieurs, de commerce, de management dans le but de devenir entrepreneur sans pouvoir, sur le long terme, concrétiser leurs projets de création d’entreprise.

De ce point de vue, pour devenir un entrepreneur, il ne faut pas forcément posséder un diplôme. Entreprendre nécessite plutôt des qualités intrinsèques, comme l’ambition et le talent. Une récente étude menée en France révèle d’ailleurs que 12 % des entrepreneurs ne sont pas diplômés et 46 % disposent d’un Bac pro, de CAP, ou de Brevet des Collèges. Une preuve de plus que l’entrepreneuriat s’ouvre aux personnes autodidactes.

Ils ont réussi sans avoir de diplômes

En France, les exemples d’entrepreneurs qui, sans passer par les grandes écoles, se sont retrouvés à la tête d’une vraie fortune, sont légion. Certains fondent leur entreprise seuls, tandis que d’autres construisent leur univers en exploitant leur patrimoine familiale. Parmi ses entrepreneurs emblématiques figurent Xavier Niel, le fondateur de Free. Cet entrepreneur interrompt ses études de préparation en maths pour devenir entrepreneur. En 2013, il remporte la sixième place du classement national et le magazine Forbes le classe à la 179ème place au classement des plus grandes fortunes du monde. Patrick Ricard figure aussi parmi ces entrepreneurs autodidactes. Il ne possède que le Bac au moment où se retrouve à la tête d’une immense fortune lorsqu’il décide de reprendre l’entreprise familiale.

A contrario, certains comme Jean-Pierre Aguilar possèdent de nombreux diplômes. Sorti de l’ENSIMAG (École nationale supérieure d’informatique et de mathématiques appliquées), ce dernier a fondé la société d’édition de logiciels financiers Ubitrade. Jean-Paul Agon, diplômé d’HEC Paris, a quant à lui brillamment élevé L’Oréal au firmament des produits cosmétiques.

L’utilité d’une formation adaptée pour réussir dans l’entrepreneuriat

Même si les valeurs intrinsèques de l’entrepreneur contribuent en grande partie à la réussite de son projet, il n’en demeure pas moins utile de maîtriser les techniques de bases du management pour mieux conduire son entreprise. Certaines bases commerciales, managériales ou marketing ne s’acquièrent pas du jour au lendemain, d’où la nécessité de se faire former auprès d’écoles spécialisées pour en apprendre les rouages.

Par ailleurs, suivre une formation en école de commerce par exemple peut vous servir de tremplin, grâce notamment au carnet d’adresse et à la notoriété de l’école qui peut rapidement vous faire rayonner dans le monde entrepreneurial, et parfois dans votre secteur en particulier. La promesse d’un diplôme n’est bien sûr pas un gage de réussite, mais le suivi d’une formation solidement adaptée aux métiers de l’entrepreneuriat peut s’avérer utile avant de se lancer.

Une société qui rend plus belle

Interview de Viriginie Vinet, fondatrice de Lady Green, la 1ère marque de cosmétiques bio entièrement dédiée aux jeunes filles.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Passionnée du marketing depuis l’âge de 16 ans, j’ai étudié à l’ESC Toulouse (aujourd’hui TBS) de 2002 à 2004. A la fin de mes études, après un stage en marketing direct à Disneyland Paris, je suis partie vivre au Canada avec mon conjoint (il venait de trouver un laboratoire près de Montréal pour faire sa thèse en immunologie et biologie cellulaire).

Installée à Laval près de Montréal, j’ai trouvé du travail en un mois à peine. J’ai d’abord travaillé pour une petite agence de marketing direct (Pinnacle Direct), puis j’ai été Chef de Publicité chez Publicis Montréal en charge de plusieurs marques du Groupe L’Oréal (Garnier, Biotherm…). C’est là que je me suis découvert une passion pour l’univers des cosmétiques. Souhaitant approfondir cet univers et le vivre de plus près, j’ai ensuite intégré Lise Watier Cosmétiques (marque de luxe leader au Canada) en tant que responsable webmarketing.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Mes 5 années passées en Amérique du Nord m’ont fait découvrir le secteur des cosmétiques et m’ont ouvert à l’esprit d’entreprendre.

De retour en France en 2009, j’ai d’abord créé mon auto-entreprise de conseil en communication spécialisée dans la beauté. C’est alors qu’en rencontrant des créateurs de jeunes marques cosmétiques et en les aidant dans les différentes étapes de leur lancement que j’ai eu le déclic : je devais moi aussi créer ma propre marque de cosmétiques. C’est devenu une évidence !  Suivant le marché cosmétique de près depuis plusieurs années, j’ai réalisé qu’aucune marque ne s’adressait spécifiquement aux jeunes, notamment aux jeunes filles, et qu’il y avait un gros décalage entre leurs attentes et les produits qu’on leur proposait sur le marché. Une étude de marché et un business plan plus tard, je me lançais dans l’aventure fin 2010 pour créer Lysea en avril 2011 et lancer Lady Green fin 2012. Lady Green est la 1ère marque de cosmétiques bio dédiée aux jeunes filles. Avec ses packagings girly, ses formules bio et son approche participative, elle révolutionne l’univers des soins pour les peaux jeunes.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

J’ai créé la société Lysea en avril 2011 et lancé la marque Lady Green en  novembre 2012. Aujourd’hui l’entreprise comporte 8 personnes : 4 temps plein et 4 alternants. C’est surtout près de 180 000 produits vendus depuis le lancement de Lady Green ! Nous distribuons dans 600 points de vente dans 14 pays (France, Europe, Asie).

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Plus qu’une envie de liberté et le souhait « d’être son propre patron », l’entrepreneuriat a répondu en ce qui me concerne à un réel besoin de créer, de fédérer autour d’un projet, de vivre une passion. L’entrepreneuriat c’est ce qui m’anime chaque jour, me donne envie de me lever le matin ! C’est loin d’être facile, il faut beaucoup de persévérance, mais je n’échangerais ma place pour rien au monde ! J’adore mon travail et je pense que c’est une grande chance de pouvoir faire ce qu’on aime.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

La principale difficulté rencontrée a été la trésorerie. Je pense que la plupart des start-up sont dans ce cas ! La trésorerie reste le nerf de la guerre… Tant que l’entreprise n’est pas rentable, il faut sans cesse chercher de nouveaux financements. D’autant plus que nous sommes dans un secteur qui nécessite des stocks importants et des dépenses conséquentes en marketing-communication.

J’avais aussi sous-estimé la difficulté de la distribution. Je pensais qu’il suffisait de créer le produit parfait répondant aux besoins des consommateurs pour se distribuer facilement. Or j’ai réalisé que le marché de la cosmétique est très concurrentiel et commence à être « saturé », même si je n’aime pas ce mot car il reste de la place pour de petites marques innovantes comme la nôtre mais les places sont chères en magasin, les acheteurs des grandes chaines sont assez frileux et mettent beaucoup de temps à référencer de nouvelles marques…

La satisfaction se trouve dans le fait d’avoir créé des produits de qualité. Dès le lancement, notre eau micellaire Fraîcheur Céleste a remporté une Victoire de la Beauté (après avoir été testée à l’aveugle par 80 jeunes filles). 6 de nos produits sont recommandés par le très strict Observatoire des Cosmétiques. Plusieurs de nos produits ont une efficacité prouvée scientifiquement.

Mais aussi d’avoir créé une des premières marques participative. J’ai impliqué plus de 200 jeunes filles de 12 à 25 ans dans la création de la marque et des produits afin de créer les produits de leurs rêves ! Nom de la marque, logo, décor des packagings, formules… elles ont tout validé. Aujourd’hui notre panel de testeuses est très actif et compte plus de 400 jeunes filles !

Comment vous êtes-vous financé ?

J’ai financé la création de Lysea avec 2 prêts d’honneur (30K€ du Réseau Entreprendre Alsace et 15K€ de la plateforme Sud-Alsace Initiatives) et 1 prêt bancaire de 200K€ (CIC).

En 2014, nous avons obtenu un nouveau prêt bancaire de 100K€ (CIC). Début 2015, nous avons ouvert notre capital pour la 1ère fois. Nous avons levé 362K€ en crowdfunding sur la plateforme Anaxago.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Quelques jours après avoir créé Lysea, j’apprenais que j’étais enceinte. Je me suis alors posé tout un tas de questions : est-ce le bon moment pour créer mon entreprise ? Pour avoir un enfant ? J’ai finalement mené les deux de front. Aujourd’hui je suis maman de 2 jeunes enfants : 1 fille de 4 ans et 1 garçon de 13 mois. C’est parfois du sport, mais on y arrive. Il suffit d’une bonne organisation !

Il y a 2 ans, mon mari a quitté son poste de chercheur pour rejoindre l’entreprise à temps plein. Depuis il codirige l’entreprise, ce qui nous donne une plus grande flexibilité. Non seulement il peut me relayer quand je m’absente du bureau, mais il peut aussi s’occuper des enfants quand je pars en déplacement. Généralement je vais très tôt au bureau et je récupère les enfants à l’école/la crèche le soir, tandis que mon mari les dépose le matin et reste plus tard au bureau le soir. Mais on est flexibles, on s’organise selon nos emplois du temps, on a beaucoup de chance de pouvoir faire ainsi. On travaille beaucoup c’est sûr, mais on arrive quand même à profiter de nos enfants. Ce qui compte c’est de passer du temps de qualité avec eux. Avoir des enfants, c’est aussi la meilleure façon de garder les pieds sur terre et de décompresser le soir ! Cela  permet de relativiser et de ne pas penser qu’à l’entreprise.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Pas particulièrement.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

  • Bien ficeler son business plan dès le départ se révèle porteur de réussite,
  • S’entourer rapidement. Ne pas hésiter à présenter son projet à un maximum de personnes, les avis extérieurs permettent de le faire évoluer, de l’améliorer mais aussi de se rassurer,
  • S’entourer c’est aussi accepter de ne pas être bon dans tout et aller chercher les compétences qu’il nous manque,
  • Ne pas se décourager, ne jamais baisser les bras. Il faut beaucoup de persévérance pour entreprendre mais cela  vaut la peine d’aller jusqu’au bout !

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous  effectuer des levées de fonds ?

Aujourd’hui nous sommes présents dans 600 points de vente dans 14 pays. Nous voulons continuer à développer notre présence à l’international, notamment sur le continent américain (Etats-Unis, Canada, Brésil…) où nous ne sommes pas encore implantés. Nous souhaitons aussi devenir une référence sur le marché des cosmétiques pour peaux jeunes en France.

Nous allons d’ailleurs lancer une nouvelle marque dédiée aux jeunes hommes en 2017… mais chut !

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Aujourd’hui, j’échange surtout avec d’autres dirigeants de start-up cosmétiques. Nous sommes confrontés aux mêmes problématiques donc nous avons tout intérêt à nous aider entre marques non concurrentes. Mais j’aimerais développer un peu plus mon réseau en dehors du secteur cosmétique, c’est toujours très enrichissant d’avoir des regards extérieurs !

Un digital entrepreneur qui gère son business avec philosophie

A peine 33 ans mais Thomas Meunier semble avoir déjà eu mille et une vies dans l’entrepreneuriat. Passionné de web, de droit et d’art, il a notamment créé Ekyo, une société gérant efficacement les droits de diffusion des contenus audiovisuels issus de l’étranger. Portrait d’un entrepreneur talentueux qui a fait des valeurs humaines la boussole de son business.

« Je suis de nature hyperactive. Ne rien faire est une angoisse (rires) ! » Lorsqu’on rencontre Thomas, la première chose qui frappe est cette énergie conjuguée à une joie de vivre débordante. Surement ces deux qualités qui l’ont amené à devenir un serial entrepreneur. Comprendre « un entrepreneur multi-casquettes » comme il aime à dire.

« Ado-entrepreneur »

A 15 ans déjà, il monte avec un ami son propre studio d’enregistrement. « Une expérience géniale dont je chéris le précieux souvenir », partage ce passionné d’art et de culture. Trois ans après en 2001, sa soif de voyage l’amène aux Etats-Unis en parallèle de ses études de droit à l’université de Bourgogne. « Là-bas, avec des amis j’ai monté l’un des premiers “Netflix“ érotique (rires). J’ai commencé à me former sur le tas aux langages du web, déclare Thomas en dégainant un sourire. La plupart du temps, j’entreprends avec des copains. C’est dans ma manière de vivre.»

De retour en France en 2002, il se lance dans le master d’entrepreneuriat proposé par l’école Novencia à Paris. Pendant cinq ans, il approfondit ses compétences en la matière. Parallèlement, il fait ce qui sera l’une de ses seules expériences en tant que salarié. Il raconte : « J’ai bossé durant deux ans chez Universal music France en tant que chef de projet numérique. Une manière d’être proche de mes deux univers, l’artistique et le web. Mais ce n’était qu’un passage. L’indépendance de l’entrepreneuriat m’appelait. »

Une période d’incubation

Diplômé en 2007, il passe un an dans l’incubateur de Novancia pour préparer le lancement d’une nouvelle société, Ekyo (« E » en référence au numérique, « Kyo » qui signifie « place centrale » en japonais). L’idée ? Proposer des solutions de diffusion et de distribution à l’attention des studios, des producteurs et détenteurs de droits travaillant dans le secteur du divertissement audiovisuel (musique, cinémas, dessins animés, jeux vidéo, etc.) Ekyo se charge de l’exploitation de leur catalogue à l’extérieur ou à l’intérieur de leur pays d’implantation. L’entrepreneur commente, les yeux pétillants : « Cette boîte que j’ai montée avec un ami talentueux, Benjamin Gigon, réunit un peu tous mes univers et compétences. La culture (notamment les mangas), le divertissement, le numérique et le web, le droit et bien-sûr l’adrénaline de l’entrepreneuriat ! »

« Chaque échec est une leçon de vie »

Face à tant d’enthousiasme, la question suivante nous parait naturelle : « Rencontrez-vous des difficultés au quotidien dans la gestion de votre boîte ? » L’entrepreneur rigole et s’exclame : « Oui, bien-sûr (rires) ! Ce n’est pas parce que j’ai l’air joyeux, que ce n’est pas difficile parfois. Vous savez, j’ai vécu des drames personnels dans ma vie. Je ne m’étalerais pas sur les détails, mais ceux-ci m’ont appris une chose. Il faut profiter de la vie à 200% car elle est précieuse. De ce point de vue, chaque échec devient bénéfique. C’est une leçon de vie. »

On comprend mieux. Le digital entrepreneur poursuit en expliquant qu’il voit l’entrepreneuriat comme un « mode vie » qui lui correspond. Il y fait beaucoup de rencontres et apprend beaucoup des autres. Bien plus qu’une activité professionnelle, « entreprendre permet de se challenger et de développer sa vie intérieure ».

Des idées plein la tête

D’ailleurs en parlant de challenge, Thomas s’en est lancé un nouveau défi il y a deux ans. Souhaitant aiguiser ses compétences en business international et en droit des affaires, il passe deux masters à distance à l’université de Cornell et d’Harvard entre 2013 et 2015. Il rebondit : « Ah oui, je suis sur d’autres projets entrepreneuriaux aussi » Lesquels ? « Ce serait trop long à expliquer (rires). En fait je travaille avec un ami, Benoit Champliaud, sur une solution de pare-feu informatique d’un nouveau genre baptisé SuperBigWall. Et puis je travaille également avec d’autres amis sur plusieurs projets audiovisuel autour de la mode, du lifestyle et des expériences de vie. En fait, je suis quelqu’un de très curieux et j’aime côtoyer plein de milieux différents », répond-t-il, avant de confier qu’il a toujours mille idées qui lui passe par la tête. A l’instar de Richard Branson, il note tout sur un carnet. Féru de littérature, il exerce aussi sa plume d’écrivain de temps à autres. Parmi toutes ses activités, on a du mal à savoir comment il arrive à s’organiser. L’air amusé, il précise : « C’est simple, je suis aussi bordélique qu’organisé (rires). Je me débrouille comme ça et cela fonctionne ».

Une philosophie entrepreneuriale au centre

Pressentant la question suivante, il marque une pause et partage sa vision de l’entrepreneuriat : « Cela représente la liberté pour moi. C’est ce que j’aime faire. Mais je conseille de vivre cette aventure à plusieurs. Cela permet d’échanger, de se remettre en question. Il faut donc bien savoir communiquer entre les parties prenantes du projet. Notamment quand il y a des choses qui nous dérangent chez nos associés. Communiquer avec transparence et éviter les non-dits me paraît essentiel. Enfin, n’oublions pas qu’entreprendre, c’est avant tout partager une aventure humaine. C’est ce qui se fait sa valeur pour moi. »

Le chemin est plus important que la finalité lui aurait répondu le sage chinois Confucius. Thomas Meunier, un entrepreneur qui n’a pas oublié de cultiver son humanité. Chapeau bas monsieur.

La carte de vœux est-elle démodée ?

Nous allons, à travers ces quelques points, vous convaincre que faire part de vos vœux n’est pas une corvée inutile mais justement un véritable moyen d’instaurer, fidéliser et renouveler vos clients et partenaires.

Prouver votre professionnalisme

L’objectif de cet envoi est tout d’abord d’affirmer votre sérieux et de vous présenter en tant que réel partenaire. Socialement, c’est une délicate et véritable preuve d’intérêt à l’égard de vos clients, fournisseurs et collaborateurs. En plus de faire plaisir, cela peut aussi être un véritable outil marketing. A travers cet envoi, vous pouvez en effet faire passer un message comme rappeler un rendez-vous, informer de vos actualités à venir ou encore rappeler brièvement une gamme de vos produits. Mais attention à ne pas en faire trop, c’est avant tout une occasion de parler de votre relation !

A qui envoyer ?

Il faut tout d’abord définir le profil de vos clients afin de pouvoir déterminer un budget et personnaliser vos cartes de vœux. Nous nous sommes donc permis de vous mâcher le travail afin de vous permettre de ne pas rater le coche en cette fin d’année :

  • Les habitués : c’est quand même grâce à eux que vous en êtes arrivés là, remerciez-les !
  • Les anciens : vous avez déjà travaillé avec eux mais vous n’avez pas eu de nouvelles commandes depuis quelques temps. C’est le bon moment pour refaire parler de vous.C’est la piqûre de rappel (de l’année) qui va peut-être vous permettre de renouer avec eux.
  • Les partenaires : un véritable atout pour votre société, ce sont eux qui vous soutiennent. N’hésitez pas à les remercier eux aussi, toute flatterie est bonne à prendre.
  • Les futurs : rien n’a encore été signé mais c’est juste une question de temps. Courtisez-les !

D’un point de vue logistique, prendre le temps d’envoyer vos cartes de vœux professionnelles est aussi un véritable moyen de réaliser un tri en mettant votre base de contacts à jour. Qui a déménagé ? Qui n’est plus dans le marché ?…

Pourquoi privilégier la classique carte de vœux papier aux e-cards « sotendance »

Les e-cards sont certes moins coûteuses pour votre entreprise. Les sites proposant des cartes de vœux virtuelles ne cessent de se développer et l’envoi d’un e-mail vous permet peut-être de gagner un temps considérable en période de rush. Mais prenez le temps d’y réfléchir. Cette facilité et rapidité d’envoi vous enlève cette proximité particulière que vous souhaitez instaurer et entretenir avec vos clients. Vous prenez le risque de vous retrouver dans les spams et de passer inaperçu. En effet, les entreprises sont constamment inondées de mails, et vos clients ne sont plus forcément attentifs au contenu de vos messages.

Le papier reste le support favoris des français

A l’heure de la digitalisation, les moyens de communication les plus classiques restent les plus efficaces.
La carte de vœux papierest donc là pour prôner ce côté traditionnel tant apprécié dans cette ère si envoûtante du numérique. Et qui dit papier ne dit pas forcément ringard ! Dernier point et pas des moindres, vous aurez la chance de séjourner pendant des mois et des mois sur le bureau de vos clients et pourquoi pas de passer de mains en mains au sein de l’entreprise. N’est-ce-pas le meilleur moyen de rester dans les mémoires ?

PrintShot vous offre la possibilité de moderniser vos cartes de vœux classique en vous proposant un large panel de formats, de finitions et de papiers de création. Retrouvez le pelliculage Soft Touch pour des vœux haut de gamme et découvrez cette année la carte ronde qui donnera à vos vœux un côté unique et original.
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Fonctionner comme un grand groupe dans le retail et l’e-commerce

Interview de Sébastien Valoggia, fondateur d’Ezytail, une entreprise qui vous aide à réussir dans le retail et l’e-commerce 

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ? Et quand l’avez-vous créé votre propre entreprise ?

J’ai effectué une Formation en génie industriel (UNSA) et une formation en Travaux publics (ESTP), complétées par un master spécialisé en global logistics (Groupe ICN). Après une première expérience dans un grand groupe anglo-saxon, j’ai créé une première entreprise autour d’une innovation technologique pour la logistique du retail et du e-commerce que j’ai dirigée pendant près de 10 ans avant de la vendre. Durant cette période, j’ai vu plusieurs centaines de startup et PME échouer dans le retail et le e-commerce ; la plupart du temps pour les mêmes raisons de back-office. Aussi lorsque j’en ai eu la liberté, j’ai créé une infrastructure informatique et logistique adaptée, au niveau de performance coût/service de celles dont disposent les grands groupes mais avec des investissements et charges fixes à la portée d’une startup ou d’une PME.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

L’entreprise a été créée en 2010 et compte aujourd’hui 6 salariés en interne pour un chiffre d’affaire de 1,5 M€

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

La principale pénibilité vient sans doute de notre fastidieuse administration et du sentiment d’être un « délinquant potentiel » toujours surveillé du « coin de l’œil ».

Les principales satisfactions sont probablement les créations/innovations qui perdurent, la fidélité des clients et surtout l’estime de mes (ex)collaborateurs.

Comment vous êtes-vous financé ?

Je me suis autofinancé mais j’ai eu aussi le soutien de BPI sur les projets innovants pour mon entreprise actuelle. Mais j’ai recours et eu recours à des levées de fonds sur d’autres structures.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Un professionnel du secteur a tenté de me vendre « une innovation majeure » alors qu’il s’agissait d’un de mes concepts pour lequel j’avais « évangélisé » ce même professionnel sans succès plus de 5 ans auparavant. J’en ai gardé un souvenir amusant, et cela me rappelle qu’il faut savoir être patient…

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Je travaille pour vivre et non l’inverse d’une part et d’autre part je compense le volume horaire de travail par la flexibilité de mon organisation et je limite un maximum les déplacements.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Cette activité se développe avec l’arrivée d’associés et une diversification au travers de nouveaux services informatiques et financiers. Par ailleurs je dédie une partie de mon temps au coaching de dirigeants de startup et de PME et à la création de nouvelles entreprises, qui elles nécessiteront des levées de fonds.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’autonomie et la responsabilité avec le luxe de pouvoir créer en respectant sa vision des choses et ses valeurs.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Faire quelque chose qu’il aime et auquel il croit et s’entourer de gens de qualité sur lesquels il peut compter et qu’il respecte professionnellement.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Je fais toujours mon possible pour aider les personnes qui me sollicitent, l’expérience montre que cela permet dans le temps de développer un réseau fiable et fort.

Un jeune entrepreneur plein de ressources

Interview de romain Boileau, fondateur d’une société de production et prestations audiovisuelles, Digital Monkey Production, qui offrent des solutions pour les entrepreneurs désirant se mettre sur la toile… en vidéo.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai un Master pro production audiovisuel, mais je me suis également formé en tant qu’autodidacte au web markéting ainsi qu’à la technique en multipliant les tournages.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

A 20 ans j’ai compris que je voulais être mon propre patron. En revanche, je ne comptais pas créer ma société si rapidement, mais  des opportunités se sont présentées et la création d’une société s’est tout naturellement imposée à la sortie de mes études. Je ne regrette pas mon choix et, même s’il y a une énorme charge de travail, je ne me vois pas revenir en arrière.

Comment vous êtes-vous financé ?

Je me suis entièrement autofinancé. La première année j’ai rencontré des difficultés de trésorerie mais je pense qu’il s’agit d’une situation assez classique.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Je dirais plutôt une satisfaction personnelle. Récemment un de mes clients a réalisé un chiffre d’affaire de 1 700 000 euros à la suite d’un lancement de 4 vidéos qui vendaient une formation à 2000 euros. C’est actuellement le record français dans la discipline.

Justement, quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

J’ai trouvé très rapidement une base de clients qui m’assurait un revenu minimum mais cela reste des petits contrats souvent inférieurs à 5000 euros. Une difficulté particulière est à noter quand il s’agit de trouver des gros contrats, car je n’ai pas contact de ce genre dans mon réseau. C’est actuellement l’un de mes grands défis.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

La création de l’entreprise a eu lieu  en octobre 2014. Aujourd’hui, j’ai déjà un salarié et je réfléchis à en prendre un second. Mais j’utilise également de nombreux prestataires que cela soit des auto entrepreneurs ou alors des intermittents su spectacle. Mon chiffre d’affaire est d’environ 140 000 euros avec un parc matériel de 60 000 euros qui se développe chaque mois.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

L’international ne m’intéresse pas pour le moment tout comme la levée de fonds. Je compte déjà pérenniser ma jeune entreprise, recruter de nouveaux salariés et m’installer durablement sur le marché.  Il n’est en revanche pas impossible que je crée d’autres sociétés qui soient plus ambitieuses et aient des besoins de levées de fonds. Chaque chose en son temps !

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Assez difficilement, même si cela s’est amélioré depuis que j’ai une assistante. Je suis tellement passionné par ce que je fais que mon travail fait partie de ma vie personnelle. Je suis néanmoins conscient qu’il va falloir que j’apprenne à lever le pied de temps en temps.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

La  responsabilité de sa liberté. Car même si cela  offre des avantages indéniables, il faut les mériter, toujours être à la pointe de son marché, se remettre en question, évoluer, offrir un service toujours plus qualitatif et être prêt à renier le confort du salariat.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Il ne faut pas hésiter à investir, croire en ses rêves et apporter un maximum de valeurs aux autres.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Je vais  très souvent dans des évènements, je rejoins des cercles d’entrepreneurs. Je suis également  en train de me lancer dans une stratégie d’inbound Marketing ou je vais créer un blog sur la vidéo au service du marketing. C’est dans la continuité de mon idée d’apporter de la valeur aux autres avant de vendre quoi que ce soit.

Leadership, quand les femmes s’imposent

Les femmes françaises semblent de plus en plus nombreuses à accéder à des postes de haute responsabilité dans le domaine du leadership. Bon nombre d’entre elles vont jusqu’à créer leurs propres sociétés. Les femmes adoptent, aujourd’hui, de nouvelles positions au sein des entreprises.

L’importance du leadership féminin

Si les hommes et les femmes montrent deux types de comportements très opposés, ils peuvent néanmoins se compléter. C’est ce qui incite les entreprises à diversifier leurs hauts cadres. Cette diversification est visible dans la quasi-totalité des secteurs.

D’après une étude réalisée par Hudson en 2014, les femmes ont tendance à se montrer plus sociables et altruistes que les hommes. C’est ce qui pousse certaines entreprises à placer des femmes dans leur équipe de dirigeants. Ayant une meilleure vision sur le long terme, l’efficacité dans leur prise de décision est indéniable. En revanche, selon l’étude, elles semblent moins sensibles émotionnellement que les hommes.

Les femmes dirigeants : de plus en plus acceptées par les français

La gent féminine occupe actuellement une place très importante dans le domaine du leadership. Les activités des grandes femmes d’affaires sont très médiatisées, Véronique Laury (PDG de l’entreprise de bricolage Kingfisher) en tête. Si l’égalité des genres dans le domaine du leadership est citée haut et fort, certaines entreprises y sont encore réticentes. Cependant, selon une étude réalisée par l’IFOP en octobre dernier, 81% des Français citent le courage et l’engagement comme valeurs principales des femmes d’influence. Elles manqueraient en revanche d’autorité et d’audace pour 65% de la population interrogée.

Les principales caractéristiques des femmes dirigeantes

Un profil type émerge souvent chez les femmes d’influence. D’après les études de l’IFOP et d’Hudson, 77,5 % des femmes se considèrent influentes lorsqu’elles parviennent à se consacrer aux choses qui leur tiennent à cœur et à cultiver leur réseau. Pour cela, 44 % d’entre-elles estiment rechercher « des opportunités de rencontres et d’échanges ouvertes à toutes les femmes actives ».

Les cadres dirigeantes dégagent un profil encore légèrement différent. Elles apparaissent moins méticuleuses et moins tournées vers les autres. Ces dernières estiment néanmoins être plus coopérantes.

Leadership féminin et entrepreneuriat

Les perspectives de carrière de la gent féminine n’ont cessé d’évoluer au cours des dernières années. Actuellement considérées comme les égales des hommes dans le milieu de l’entreprise, de plus en plus de femmes osent s’aventurer dans le secteur de l’entrepreneuriat. Malgré tout, les Français, hommes comme femmes, estiment que l’accès du public féminin à des postes de responsabilité n’est pas optimal. Ils jugent également qu’améliorer cet accès, au niveau économique ou politique, aurait un impact très positif sur la France de manière générale.

D’après l’INSEE, 38 % des entreprises individuelles qui ont été créée en 2014 sont gérées par des femmes. Ce taux, fortement en hausse par rapport aux années précédentes (32% en 2010), montre l’ambition des femmes d’affaires d’aujourd’hui. Et indique que la maturité dans l’Hexagone sur l’entrepreneuriat au féminin progresse (enfin) à petits pas.

L’entrepreneuse chasseuse de tendances pour vos événements

Interview de Nathalie Cialec, fondatrice de Urban Chic, l’entreprise qui sait mettre vos soirées à la dernière mode. 

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Tout a commencé en 2008, à la suite d’une  reconversion professionnelle. Après 8 ans en qualité d’Agent d’Escale pour la compagnie aérienne CORSAIR, j’ai eu envie de changement. J’ai repris mes études (BEP Cuisine à l’école Grégoire FERRANDI puis j’ai effectué 2 ans d’étude au sein de l’Ecole Supérieure de Cuisine Française pour la formation TOR (Traiteur Organisateur de Réception), formation appuyée par de nombreux stages que j’ai effectués en production Culinaire chez BUTARD ENESCOT, en Logistique événementielle chez LENÔTRE, en décoration florale chez METROPOLITAN FLEURS et en tant que commerciale chez Saint Clair le traiteur.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Tout a eu lieu à la suite de l’organisation du mariage de ma cousine. Celui-ci a eu lieu dans un château situé dans le 77 et le lieu mettait à disposition le mobilier nécessaire. Le reste était à notre charge : recherche de déco, art de la table, mise en place du plan de table, organisation du vin d’honneur dans les jardins. Je n’y connaissais rien mais je me suis prise au jeu. C’était excitant et stressant à la fois, j’ai adoré ! Nous avons donc décidé de créer une entreprise en 15 janvier 2016 dans ce secteur de l’événementiel.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

L’entreprise s’est rapidement développée et compte déjà 9 personnes : designer florale, photographe, web designer, community manager, chasseur de tendances, commercial et apporteur d’affaires indépendants, …

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Rien n’est simple, nous n’avons pas tellement rencontré de difficultés lors de la mise en place de notre activité. Nous restons vigilants et sensibles à toutes les opportunités car nous n’avons pas encore atteint notre vitesse de croisière. A contrario, les satisfactions pour l’instant sont assez nombreuses, nous avons des séries de petites victoires qui nous démontrent que nous avons fait les bons choix.

Comment vous êtes-vous financé ?

Je me suis autofinancée grâce à mon épargne personnelle.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?–‐

Sauf cas de force majeure, je travaille uniquement la semaine, mes weekends sont réservés à mes enfants et mes proches.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Les perspectives d’avenir sont assez nombreuses, nous démarrons notre activité. Le chemin est encore long mais nous sommes optimistes pour l’avenir. Pour l’instant, notre business est concentré sur Paris mais nous serions ravis d’organiser un évènement à Londres ou ailleurs. Nous sommes actuellement en train de faire une levée de fonds pour accélérer le développement d’Urban Chic …

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’entrepreneuriat c’est gravir une montagne à mains nues. C’est attraper les bonnes prises, avancer malgré les intempéries et se forger un moral d’acier. On ne lâche rien, impossible n’est pas Français !

Un entrepreneur provoque les opportunités, certaines se présentent d’elles-mêmes et d’autres ont besoin d’un petit coup de pouce. Les prises de risque, les victoires, les défaites, le stress, les joies et les peurs sont tous inclus dans le package. On prend le tout ou on ne prend rien, j’ai tout pris !

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Développer sa propre entreprise n’est pas une chose facile, rares sont les entrepreneurs qui réussissent du premier coup mais les défaites nous permettent de grandir et d’évoluer. Malgré les difficultés que l’on peut rencontrer lors de la création ou du développement  de sa société, je conseillerais aux entrepreneurs de ne pas négliger le pôle communication /marketing et de garder le cap.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Nous nous rendons disponibles, cela nous demande du temps et de l’organisation mais chaque rencontre est enrichissante.