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Montanstahl, une entreprise dans l’acier inoxydable

Le terme abrégé d’acier inox vient du diminutif français « inoxydable », c’est un alliage d’acier avec une teneur minimale en Chrome (Cr) de 10,5%. L’utilisation de l’acier inoxydable plutôt que de l’acier au carbone (ce dernier est ce que les non-professionnels appellent à tort fer), est nécessaire chaque fois que vous avez besoin d’utiliser un acier qui requiert à la fois des propriétés de résistance mécanique et des propriétés anticorrosion. L’acier inoxydable résiste à la corrosion et empêche ainsi la formation de ce qu’on appelle la rouille. 

Le terme anglo-saxon stainless (littéralement « sans taches ») est très significatif, car il provient de la capacité de ces matériaux à s’oxyder (ou, comme on dit, à passiver) mais pas à rouiller en atmosphères et milieux naturels.

Le phénomène de passivation se produit par réaction du métal avec l’environnement oxydant comme par exemple air, eau et solutions diverses.

Les différents usages de l’acier inox

Notre relation la plus étroite avec l’acier inoxydable dans notre vie quotidienne est d’abord et avant tout liée aux casseroles et poêles : puisqu’elles sont fabriquées en acier inoxydable, elles durent de nombreuses années sans formation de rouille, ce qui les rendrait inutilisables et même dangereuses pour les humains. Mais l’acier inoxydable est bien plus qu’un simple matériau pour les instruments de cuisine.

Le secteur chimique-pharmaceutique, par exemple, utilise souvent l’acier inoxydable, un élément constitutif de nombreux produits innovants essentiels pour vivre dans un environnement sain et équilibré. En effet, l’hygiène joue un rôle fondamental dans le stockage et la conservation des substances utilisées en médecine : les cuves en acier inoxydable sont un produit très populaire, qui ne présente aucun problème de corrosion et élimine donc le risque de mélange des particules volatiles avec le produit contenu.

Cornier Inox de Montanstahl : un nom, une garantie

Nous, Montanstahl, produisons et distribuons de l’acier inoxydable étiré à froid avec des angles de pieds égaux et inégaux. Nos profilés standard en acier inoxydable reproduisent les dimensions des profilés en acier au carbone, et nous stockons la plupart de ces dimensions en 304/304L. Notre technologie de fabrication nous assure de pouvoir vous proposer des profilés sur mesure dans la forme et l’alliage que vous souhaitez afin de répondre à vos souhaits les plus précis, si votre projet ne fait pas appel à nos produits standards.

Montanstahl est une dynamique et familiale société de production et de fourniture de profilés en acier spécial de haute qualité. Depuis sa création en 1983 à Stabio, en Suisse, la société Montanstahl a développé un grand professionnalisme et se positionne parmi les leaders mondiaux dans son secteur d’activité. La requête de produits sur mesure ne cesse d’augmenter et Montanstahl s’adapte à ces demandes du marché en investissant dans des technologies de fabrication innovantes. En étroite collaboration avec nos clients, nous améliorons les performances des produits existants, recherchons des nouvelles solutions de produits et optimisons les processus de fabrication. Lors de la conception de nouveaux profilés en acier ou en acier inoxydable, nous veillons à ce que toutes les technologies de fabrication soient prises en compte. Ceci assurera au client la solution la plus rentable et en même temps la norme de qualité la plus élevée.

Appuyez-vous sur l’expérience de notre société, qui travaille avec ce matériau depuis de nombreuses années, et à travers les machines les plus développées et un contrôle de qualité sur chaque produit garantit la sécurité d’un résultat réussi de vos projets.

Banque traditionnelle ou en ligne, un tandem ?

Les banques traditionnelles ont, en à peine une décennie, changé leurs relations avec leurs clients qu’ils soient particuliers ou professionnels. Le digital a complètement changé la donne et les banques en ligne se sont imposées. 

Nombre de clients des banques traditionnelles se montraient frileux, de peur de rencontrer des arnaques en tous genres. Aujourd’hui, ils ont intégré dans leurs nouvelles habitudes le fait d’utiliser les services en ligne bancaire. La Fédération bancaire française (FBF) publie les résultats de deux nouvelles études « Les Français, leur banque, leurs attentes », menée avec l’institut français d’opinion publique (IFOP), entre novembre et décembre 2018 et « L’observatoire de l’image des banques 2018 » réalisé courant décembre 2018, avec BVA. Décryptage.

Les attentes des français et entrepreneurs

Ces enquêtes nous éclairent sur les attentes des entrepreneurs et des français. Contrairement aux idées qui circulent, ils sont loin de vouloir que les banques traditionnelles disparaissent. Ils considèrent d’ailleurs que banque traditionnelle et banque en ligne sont complémentaires. Ainsi, l’association d’une agence et ses conseillers / digital représente une excellente opportunité dans le développement de leurs affaires.

Les Français ont adopté les nouvelles technologies

Les Français ont adopté sans s’en rendre compte les mêmes habitudes que sur la toile pour acheter et vendre. Ils utilisent les technologies digitales des banques dans leurs habitudes quotidiennes. Ils se renseignent et communiquent. En effet, pour 86 % d’entre eux, la banque traditionnelle a, certes, mis un certain temps à implanter les nouvelles technologies mais aujourd’hui les utilisent. Et ceci que ce soit dans la gestion des comptes bancaires mais aussi dans leurs relations avec les clients (adresse e-mail du conseiller par exemple).

55 % des Français ont ainsi téléchargé au moins une application bancaire. 89 % d’entre eux la consultent au moins une fois par semaine. Pour près de la moitié d’entre eux, chaque jour même ! Que ce soit pour suivre l’évolution de leurs comptes, gérer leur budget ou leurs transactions ou bien contrôler leurs dépenses, les français ne s’en lassent pas. Et pour cause, ils n’ont plus besoin de passer par un intermédiaire pour avoir le reflet des opérations. Ils deviennent acteurs. Les entrepreneurs peuvent surveiller leurs comptes tout au long de la journée sans être obligés de solliciter un conseiller, de dépendre de sa présence ou de sa disponibilité.

Une excellente image de leur banque

Avec 82 % de bonnes opinions, l’image que les Français ont de leur banque est à son niveau le plus élevé depuis plus de 10 ans. Plus de 60 % des Français estiment que les banques sont à l’écoute de leurs besoins et conseillent des produits adaptés. Elles sont perçues comme un partenaire à chaque étape de leur vie pour 58 % des Français. Et il faut constater que malgré l’apparition des banques en ligne, les entrepreneurs et les français ne se détournent pas de leurs banques traditionnelles.

Quels sont les rituels pour se restaurer des salariés en entreprise ?

Les rituels du petit déjeuner ou du déjeuner, nous les cernons dans notre environnement professionnel et pouvons parfois constater leur diversité mais aussi leur ressemblance selon des critères propres à chacun. Qu’en est-il pour l’ensemble des salariés en entreprise ?

L’étude Lavazza, spécialiste de l’offre café, sur les rituels du petit déjeuner et déjeuner, a été menée auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population salariée française.                                         

Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 17 juin 2019 et nous donnent un aperçu des habitudes des français.  

Le petit déjeuner, un rituel bien installé

Le rituel du petit déjeuner fait partie des habitudes des Français. Sur 87%, seuls 13% des salariés interrogés ne prennent pas de petit déjeuner.  72% déjeunent à leur domicile et seulement 17% quand ils arrivent au travail. Le grignotage, lors des transports, ne concerne que 5% des salariés Français.

Selon l’âge ?

Plus on avance en âge, plus l’habitude est élevée de prendre son petit déjeuner chez soi. Les plus jeunes générations % prennent davantage l’habitude de déjeuner sur leur lieu de travail. Un écart de plus de 10% qui montre que ce rituel est différent selon l’âge et surtout selon le rythme de vie.

Que boivent-ils au petit déjeuner ?

Les salariés Français optent pour 85% d’entre eux pour une boisson chaude (que ce soit un café, un thé, un chocolat ou un lait chaud),. Ils la complètent également pour la moitié d’entre eux d’une boisson froide (jus ou lait) 52%.

 

Et avec quoi ? La tartine plébiscitée !

Pour accompagner leur boisson chaude, c’est la tartine de pain qui remporte le palmarès et largement en tête (57%) devant les viennoiseries et autres gâteaux (45%) les jours de travail ! et bien davantage encore les biscottes (27%).

Un peu plus de trois salariés sur dix consomment également des fruits (35%), des céréales (32%) ou des produits laitiers (31%).

Alimentation salée à l’anglaise ? Pas d’engouement

Seuls 15% de ceux déclarant prendre un petit déjeuner optent pour les œufs, le fromage ou la charcuterie.

Le clivage générationnel ?

Un réel clivage générationnel ! Tandis que la boisson chaude est un essentiel du petit déjeuner des salariés de plus de 50 ans (92%), en revanche chez les plus jeunes, ceux de moins de 25 ans elle ne fait pas partie des incontournables qui choisissent plutôt les boissons fraîches (71%, contre 37% chez les plus âgés) et aux céréales (52%) qui eux sont plutôt absents du petit déjeuner des plus seniors de l’échantillon (18%). D’une manière générale, les plus de 50 ans se révèlent assez « traditionnels » en accompagnant leur café de tartines de pain (69%), une habitude moins prononcée dans toutes les autres tranches d’âges.

Le déjeuner, quel rituel ?

Six Français sur dix déclarent apporter leur propre déjeuner (61%) par opposition au fait de manger dans une cantine (24%), de sortir déjeuner au restaurant (8%) ou encore d’acheter leur déjeuner dans un distributeur automatique (7%). 

L’habitude consistant à préparer et apporter chaque jour son repas sur son lieu de travail est assez clivante. Les femmes (bien davantage que les hommes 70% vs 52%), les salariés relevant des CSP plus modestes (employés et ouvriers, respectivement 68% et 66%), les salariés des entreprises les plus petites (78% contre seulement 48% dans les entreprises les plus grandes) ou encore les salariés travaillant en Province (65% contre 47% en région parisienne) sont parmi les plus nombreux à avoir adopté cette habitude pour le déjeuner du midi.

Sept salariés sur dix déclarent globalement manger sainement lorsqu’ils se trouvent dans leur univers professionnel. 

Cependant, près d’un tiers des répondants a le sentiment de mal se nourrir sur leur lieu de travail. Les plus jeunes salariés (ceux de moins de 25 ans : 37%), les femmes de moins de 35 ans (33%), les ouvriers (36%) et surtout les salariés qui ont pris pour habitude de grignoter le matin pendant leur trajet (49%) ou d’acheter leur déjeuner dans un distributeur automatique (59%) sont parmi les plus critiques quant à la qualité de leur alimentation sur leur lieu de travail. 

Les salariés qui ont la possibilité de déjeuner le midi dans une cantine (77%), apportant leur propre déjeuner (72%), ou qui prennent le temps de prendre un petit déjeuner chez eux le matin (75%) sont ceux qui considèrent le plus qu’ils mangent correctement dans leur univers professionnel.

Le grignotage ?

Les tentations de grignotage sont fort présentes. Près d’un salarié sur deux déclarant grignoter « souvent » (14%) ou « de temps en temps » (31%).  Le grignotage en libre-service est particulièrement présent dans les grandes entreprises. 52% des salariés travaillant au sein d’entreprises de plus de 250 salariés y font face, contre seulement 32 dans les entreprises de moins de 20 salariés. Les cadres également. 58%, contre 38% pour les ouvriers, de même que le franciliens (51% vs 44% en province).

Quelle idée de copier un dessin ancestral des indiens Kuna du Panama

Difficile d’être créatifs quand nos ancêtres ont déjà été tellement inspirés et nous offrent une kyrielle de merveilles. Pourtant l’innovation est au cœur de nos vie et pourquoi pas chez les designers.

Nike accusé de contrefaçon par des Indiens du Panama

Selon des représentants du peuple Kuna, le design d’une chaussure vendue par l’équipementier américain est inspiré d’un art du textile qui lui est propre : les « molas ». Les Indiens Kuna du Panama ont accusé ce mardi le géant Nike d’avoir « copié » illégalement des dessins traditionnels sur un modèle de baskets dont la vente a finalement été annulée par l’équipementier américain. Ces derniers ont accusé le géant américain de violation de la propriété intellectuelle. Ils ont réclamé que la vente de ces baskets, qui devaient être mises sur le marché le 6 juin au prix de 100 dollars la paire, soit suspendue. Pour les avocats de la communauté, le design de ces chaussures de sport – une édition limitée du modèle Air Force  1 – s’inspire des « molas », un art du textile richement coloré, traditionnel du peuple Kuna.

Une affaire pour le moins étonnante

Dans cette affaire ce qui est le plus étonnant c’est qu’au sein de Nike pour qu’un dessin soit choisi ou sélectionné, il passe sous les fourches caudines de l’équipe de création, du responsable design, du sémiologue, d’experts au fait de la contrefaçon. Alors, que s’est-il passé ? Un porte-parole de l’entreprise a présenté ses excuses : « Nous nous excusons pour la représentation inexacte de l’origine de la conception du Nike Air Force 1 Puerto Rico 2019. En conséquence, ce produit ne sera pas disponible à la vente. » Selon le site spécialisé Sneaker News, Nike avait indiqué que le dessin – coloré sur fond noir – était un hommage à Porto Rico. Il représentait la grenouille Coqui, emblématique de l’île caribéenne, également territoire américain.

Une reconnaissance pour les peuples autochtones

Or, les responsables de l’entreprise « doivent reconnaître que le ‘mola’ qui apparaît sur les baskets vient du peuple Kuna », avait estimé lors d’une conférence de presse à Panama City, le cacique Belisario Lopez. Selon lui, cette affaire n’est pas un cas isolé. « Des milliers de dessins et de savoir-faire traditionnels des peuples autochtones sont piratés par les multinationales ». « Nous avons déjà envoyé une lettre de protestation à Nike, mais nous n’avons pas reçu de réponse », avait précisé l’avocat Aresio Valiente.

Les Indiens Kuna vivent au Panama et en Colombie, la majorité sur les îles San Blas, sur la côte caribéenne du Panama. « Pour les Kuna, le mola est comme un drapeau. Il y a une réelle identité culturelle qui s’exprime autour du mola. C’est un élément fort de l’identité », a expliqué Monica Martinez, professeur d’anthropologie sociale à l’Université de Barcelone qui étudie le peuple Kuna depuis une vingtaine d’années. « Il y a des débats au sein de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et les peuples autochtones exigent que des mesures soient prises. Mais rien n’est fait », déplore ce professeur.

Rappelons que copier un concurrent ou une marque connue ou un emblème, c’est prendre le risque de se retrouver devant les tribunaux et de perdre toute crédibilité lorsque la supercherie est découverte. C’est pourquoi les créatifs étudient avec soin le fait de ne pas avoir été inspiré sans s’en rendre compte pour ne pas être accusé de plagiat.

Quelles solutions s’offrent à moi avant de mettre la clé sous la porte ?

Quand un entrepreneur se trouve en grande difficulté, plutôt que le dépôt de bilan, il lui reste encore quelques options pour éviter de devoir mettre fin à son activité. Quelles sont donc ces solutions à utiliser en dernier recours ?

Durant l’année 2018, les procédures collectives ont augmenté de 6,8 % par rapport à 2017 selon une étude réalisée par la société ALTARES. Il faut savoir que 2/3 des redressements judiciaires sont convertis en liquidation judiciaire. 

1. Le mandat ad hoc

La première solution consiste, dès les premiers signes de défaillance de l’entreprise, à déclencher une procédure de mandat ad hoc. Ce mécanisme permet de demander au tribunal de commerce l’aide d’une personne indépendante pour vous permettre d’analyser la situation et résoudre vos difficultés. La procédure est à déclencher le plus tôt possible dès que surviennent les problèmes de paiement. Cette demande doit être une demande écrite et doit s’adresser au tribunal de commerce. Si votre entreprise n’est pas en cessation de paiement, votre requête sera susceptible d’être acceptée après un entretien préalable. Un mandataire ad hoc sera ensuite nommé pour vous épauler durant une période de trois mois renouvelables. Sa rémunération sera définie par le président du tribunal de commerce.

A savoir !

Cette action n’est pas publique : tout ce qui s’y rattache est confidentiel. Vos concurrents, vos clients, vos prospects ne sauront pas la situation économique de votre entreprise, contrairement au redressement judiciaire.

 

2. La sauvegarde

Cette procédure judiciaire, plus contraignante que la précédente, s’adresse aux entreprises endettées, sur le point d’arriver en cessation de paiement. Calquée sur le modèle américain, cette loi en vigueur depuis 2006 permet de mettre en place un plan visant à la réorganisation totale de l’entreprise. Ce plan, élaboré avec l’accord des créanciers, donne la possibilité de poursuivre son activité, mais en faisant le choix de la restructurer en profondeur. C’est donc un changement important, difficile à accepter, mais nécessaire à la survie de l’entreprise. La sauvegarde constitue une procédure judiciaire à part entière mentionnée au registre du commerce et dans un journal d’annonces. Elle implique donc la perte de confidentialité quant à votre situation financière.

Le tribunal vous envoie 3 personnes (un juge-commissaire, un administrateur judiciaire et un mandataire judiciaire) pour vous aider à éviter le redressement judiciaire.

3. La conciliation

Remplaçant le règlement à l’amiable, cette solution permet de se sortir d’une cessation des paiements décrétée depuis moins de 45 jours. C’est l’ultime recours pour éviter un dépôt de bilan, semblant inévitable, jusque-là. La conciliation doit être déclenchée lorsqu’il reste encore quelques actifs susceptibles de sauver la situation. Vous devrez soumettre un dossier au tribunal de commerce qui statuera après examen de votre dossier et pourra nommer un conciliateur extérieur. Ce dernier sera chargé de trouver dans un premier temps un accord auprès de vos créanciers, puis dans un second temps de mettre sur pied avec vous un plan de reprise viable de la société. Il s’agit là d’une procédure complexe permettant de solder ses dettes et de redémarrer son activité sur des bases nouvelles.

4. Le redressement judiciaire, une solution 

Quand un dépôt de bilan a été prononcé, il ne reste plus qu’un ultime recours avant la disparition de l’entreprise : le redressement judiciaire. Peu de sociétés en réchappe, mais cette solution est également en mesure, dans certains cas, de sauver votre activité. Il faut demander le redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce, qui en cas de cessation des paiements, déclarera la liquidation. Une période d’observation s’ensuit, au cours de laquelle l’entrepreneur, accompagné par un mandataire, doit formuler un plan réaliste de continuation de l’activité. Les dettes sont alors gelées durant cette période. Si vous êtes en redressement judiciaire, les poursuites des créanciers contre vous sont supprimées.

À l’issue de ce délai, si le plan est accepté, les dettes doivent être remboursées et l’activité peut reprendre.

A savoir !

C’est une procédure publique car les jugements rendus par le juge sont consultables par tous.

Attention !

N’oubliez pas de mettre en place votre protection personnelle qui vous évitera bien des difficultés.

Comment éviter les impayés sans se prendre la tête ?

Une des préoccupations majeures des entreprises est de remplir sa trésorerie pour pourvoir payer ses fournisseurs, l’Urssaf, les collaborateurs et bien d’autres choses encore. Il s’agit de disposer de la quantité d’argent nécessaire dans les comptes bancaires de l’entreprise pour pallier tous les frais inhérents à la vie de l’entreprise. De plus si le dirigeant veut développer son entreprise et qu’elle devienne pérenne, il lui faut de la trésorerie pour investir et éviter les impayés.

Chaque jour, selon les chiffres officiels, 30 à 40 entreprises françaises font faillite à cause des retards de paiement. Certes une règlementation existe donnant des dates de limites de paiement mais son application s’avère difficile. Pour le dirigeant, il s’avère souvent un véritable parcours du combattant pour pouvoir encaisser les factures et ainsi honorer les siennes. Il reste courant d’être confronté à la peur de perdre un client en raison d’une demande trop insistante et donc il ne sait pas comment s’y prendre. Il perd beaucoup de temps mais surtout d’énergie inutilement alors qu’il devrait se consacrer en priorité au développement de son entreprise.

A contrario de ceux qu’imaginent au début de leur aventure entrepreneuriale de   nombreux dirigeants de startup, c’est que ce sont souvent les entreprises ayant pignon sur rue qui ne respectent pas les délais de paiements même si les défauts de paiement sont rares. Il ne sait comment faire quand il a affaire à de multiples interlocuteurs. Alors comment faire ?

1/ Créer un processus de relance

Le dirigeant peut créer un processus de relances des clients : relance 1, relance 2, relance 3. Ce processus relativement efficace auprès des petites entreprises qui se révèlent en général être de bons payeurs, s’avère pratiquement sans effet envers les grandes entreprises. Elles reconnaissent d’ailleurs que la lourdeur de leurs structures est pénalisante pour les PME et TPE et elles sont nombreuses à travailler sur l’amélioration des délais de paiement.

2/ Dédier une personne dédiée aux relances

Peu d’entreprises peuvent se permettre de dédier une personne aux relances, le cout en étant trop onéreux. Une personne qui se consacre en même temps à une autre fonction sera révèle souvent vite débordée. La charge incombe souvent au dirigeant d’entreprise d’y procéder.

3/ Confier les paiements à une entreprise spécialisée

Si on peut imaginer que ce genre de prestation à un cout, il est bien moindre que d’avoir des retards de paiement qui peuvent engendrer des agios par votre banque ou encore une faillite.

Faire appel à une entreprise spécialisée évite au dirigeant de vivre des émotions qui provoquent du stress. Celui-ci peut rapidement se ressentir dans les relations avec les collaborateurs et dans la performance. Ainsi par exemple l’entreprise GOODPayeur s’occupe à votre place de récolter ce qui vous est dû. Elle envoie des emails et des SMS de relance à vos clients mais grâce à leur savoir-faire, ce type d’entreprises savent préserver la relation avec votre client et le sensibilise à l’importance de régler vos factures en temps et en heure.

Il est aussi possible et même judicieux de prévoir avec votre prestataire un scénario de relances adapté à chaque client : ceux qui ont besoin par exemple d’être ménagés (mais qui doivent quand même payer) pour que votre entreprise soit respectée pour sa valeur et pour les services ou produits que vous lui avez vendus.

Montrer que votre entreprise est loyale envers ses fournisseurs

En effet, en montrant le modèle du comportement, vous incitez vos créanciers à agir de même. Le prestataire saura par son expertise mettre en exergue votre manière d’agir et les incitera à agir de façon transparente et vertueuse. Vous aurez ainsi plus de chance d’être payé dans les temps.

Se renseigner sur la solidité financière de vos clients

Sur internet, bon nombre de sites donnent des informations sur la situation économique des entreprises. Rendez-vous alors sur Infogreffe.fr ou societe.com. Vous y trouverez des informations sur la fiabilité des entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés (RCS). Regardez surtout l’état d’endettement de l’entreprise avec laquelle vous comptez travailler pour ne pas optimiser une relation qui ne le mérite pas.

L’automatisation des entrepôts, la nouvelle donne

87 % des entreprises prévoient d’étendre la superficie de leurs entrepôts au cours des cinq prochaines années. 6 entreprises sur 10 planifient l’automatisation de leurs entrepôts pour augmenter la main d’œuvre d’ici à 2024.Pour l’étude « 2024 Warehousing Vision Study », Qualtrics pour le compte de Zebra Technologies Corporation (NASDAQ : ZBRA) a interrogé 1 403 décideurs informatiques et opérationnels, opérant sur les marchés de la fabrication, du transport et de la logistique, de la vente au détail, de la livraison de colis et de la distribution en gros.

L’étude au sein des régions Amérique du Nord, Amérique Latine, Asie-Pacifique et Europe  se penche sur les stratégies actuelles et à venir des décideurs informatiques et opérationnels concernant la modernisation de leurs entrepôts, de leurs centres de distribution et de leurs centres de traitement.

Lorsque l’on pense à l’automatisation on pense immédiatement au remplacement de l’homme par la machine, mais l’idée des décideurs serait au contraire de mettre au centre l’humain et de développer leurs compétences.

Développer la performance des employés, tel est l’objectif

D’ici à 2024, l’automatisation sera de développer la performance des employés plutôt que de les remplacer car 61% des décideurs prévoient d’automatiser partiellement leurs entrepôts ou de disposer d’une augmentation du travail grâce à la technologie. Loin de leur stratégie de remplacer l’humain car leur conviction est que l’humain contribue à l’équilibre optimal des opérations. D’ailleurs 39 % d’entre eux déclarent privilégier l’automatisation partielle (avec intervention humaine) et 34 % la main d’œuvre augmentée (équipement des employés avec des terminaux). D’ici à 2024, les décideurs planifient d’utiliser la robotique/les bots dans le cadre de la gestion des stocks entrants (24 %), du conditionnement des stocks sortants (22 %) et de l’entrée/la réception des marchandises (20 %). L’automatisation demande aux décideurs d’anticiper cette évolution pour ne pas se trouver en face d’une crise majeure. Entre le fait de dire et de réaliser existe un gap qui doit faire l’objet des préoccupations du choix de l’automatisation.

Automatiser les entrepôts, un impératif

(77 %) des personnes interrogées pensent que pour que la technologie soit au service d’une main d’œuvre augmentée, il est indispensable d’automatiser les entrepôts. Toutefois, seuls 35 % d’entre eux connaissent ce qu’ils devraient réellement effectuer pour la mettre en place. 87 % des décideurs ont engagé – ou envisagent d’engager – l’extension de la superficie de leurs entrepôts d’ici à 2024, et 82 % prévoient une hausse du nombre d’entrepôts.

Selon Mark Wheeler, directeur des solutions chaîne logistique chez Zebra Technologies. « D’ici à 2024, les dirigeants se concentreront davantage sur l’intégration de solutions plus globales, capables de créer des environnements alimentés par les données alliant, de façon équilibrée, main d’œuvre et automatisation au sein des entrepôts. Cela permettra au personnel de première ligne de disposer d’un avantage en termes de performance et de montrer le chemin à suivre. »

Un défi, augmenter la superficie 

59 % des personnes interrogées ont indiqué que l’augmentation des superficies constituait un réel défi. 60 % des entreprises ont cité le recrutement et/ou la productivité et l’efficacité du personnel parmi leurs principaux enjeux.

L’utilisation de l’informatique et de la technologie est ressentie à la fois comme le défi opérationnel le plus attendu (61 %) des cinq prochaines années et comme un résultat souhaité à long terme pour une meilleure visibilité sur les actifs, des conseils en temps réel et un rendement axé sur les données.

Investir dans les nouvelles technologies

Avant tout il faut moderniser !

Plus des trois quarts (77 %) des décideurs s’accordent sur le fait qu’ils ont besoin de moderniser leurs opérations d’entrepôt pour rester compétitifs sur le marché de l’économie à la demande, mais reconnaissent qu’ils tardent à mettre en œuvre les nouvelles technologies et les nouveaux dispositifs mobiles. Pourtant 73 % des entreprises procèdent actuellement à la modernisation de leurs entrepôts en installant ou en renouvelant leurs terminaux mobiles, tablettes et lecteurs de codes-barres.

D’ici à 2024, la modernisation sera portée par des solutions de mobilité basées sur Android (83 %), des systèmes de localisation en temps réel ou RTLS (55 %) et des systèmes de gestion d’entrepôt (WMS) complets (54 %). 60 % des sondés ont cité les imprimantes thermiques ou à code-barres mobiles comme étant l’un de leurs principaux domaines d’investissement dans le cadre de leurs plans destinés à accroître, élargir ou moderniser leurs équipements au cours des trois prochaines années. 

En Europe, l’augmentation des superficies d’entrepôts, un enjeu

La superficie moyenne des entrepôts devrait augmenter de 26 % au cours des cinq prochaines années.

D’ici à 2024, les entreprises devraient davantage recourir aux technologies RFID et de localisation pour leurs opérations relatives aux marchandises sortantes ; plus d’une sur cinq prévoit d’utiliser ces technologies dans le cadre de ses opérations de conditionnement (25 %), de gestion des stocks (20 %) et de prélèvement (19 %).

Soldes d’été 2019 : e-ticket ou ticket papier ?

La protection de l’environnement est devenue une préoccupation majeure des Français et on peut le constater dans le résultat de l’étude menée par Mailjet, la solution emailing leader en Europe, auprès de 1000 consommateurs à l’occasion des soldes d’été qui débute le 26 juin. En effet, près d’1 français sur 2 préfère recevoir son ticket de caisse par email.

L’e-ticket : un incroyable levier marketing pour les marques

Le e-ticket est envoyé à l’acheteur par mail. Or constat est fait que les taux d’ouverture des emails liés aux transactions contenant l’e-ticket sont fort significatifs. En effet, les emails transactionnels affichent des taux d’ouverture largement supérieurs aux emails marketing car ils sont attendus par les consommateurs après leur achat. Pour les marques, communiquer avec le client par ce biais est une opportunité sans précédent. 

Qu’aimeraient recevoir les clients avec le e-ticket ?

Selon l’étude Mailjet, 63 % des répondants souhaiteraient recevoir une réduction sur leurs prochains achats, réduction qui permettait de tisser un lien encore plus étroit entre la marque et le consommateur.De plus, en confiance, 18 % accepteraient de répondre à un questionnaire de satisfaction pour donner leur avis sur la marque ou le produit et 12 % aimeraient des recommandations de produits qui pourraient leur plaire sur la base de leur achat. 

Ces chiffres mettent en évidence que l’e-ticket peut devenir un véhicule de communication imparable et que la période des soldes serait un moment idéal pour instituer cette nouvelle pratique.

L’e-ticket pour concilier environnement et gain de temps

L’écologie conduit les consommateurs à changer de comportement et d’après l’étude Mailjet, près d’un français sur deux préférerait recevoir un ticket de caisse par email plutôt qu’un ticket de caisse papier pour respecter l’environnement. En effet, 27 % des répondants le solliciteraient dans une démarche éco-responsable.

Mais aussi le gain de temps dans cette ère où tout doit se faire dans l’immédiateté lors des prochains achats (14 %). Mais aussi plus subtile, mais évocateur le fait de pouvoir retrouver facilement le ticket en cas d’échange ou de remboursement (6 %).

Alors que les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux valeurs véhiculées par les marques, il est impératif pour les entreprises de prendre en compte cette nouvelle tendance écologique dans leur stratégie d’innovation. En France, de nombreuses marques telles que Galeries Lafayette ou Camaïeu ont d’ailleurs déjà pris le tournant du ticket de caisse. 

Un frein : la confidentialité des données

Même si l’étude révèle qu’une grande partie des consommateurs sont prêts à fournir leurs coordonnées pour recevoir un e-ticket, ils sont encore 16 % à préférer le ticket de caisse papier pour protéger leurs données personnelles. L’entrée en vigueur du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) et les médias qui ne cessent de signaler les cyberattaques (142 millions de tentatives d’attaques par jour en 2018) constituent un frein à la confiance. Les marques doivent donc communiquer de manières totalement transparentes sur leurs démarches en termes de confidentialité des données personnelles de leurs consommateurs et leur garantir que ces dernières seront bien protégées.  Pourtant certaines marques sont susceptibles d’enfreindre la réglementation sur la protection des données dans le cadre de la dématérialisation de leurs tickets de caisse pour utiliser les données à des fins marketing. En ce sens, Darine Fayed, Directrice Juridique et DPO chez Mailjet précise : “Il est possible pour les marques d’inclure des offres marketing dans leurs emails transactionnels de confirmation d’achat à condition que cela réponde au principe d’intérêt légitime. De plus, elles doivent indiquer clairement à leurs clients la façon dont sont utilisées leurs données et être en mesure de répondre aux éventuelles demandes de ces clients.

Alors que la tendance du e-ticket va s’imposer, les entreprises du monde entier doivent justifier leur transparence et leur honnêteté aux risques de perdre les clients qu’elles ont eu tant de mal à conquérir.

Femmes et entrepreneuriat, encore du chemin à parcourir

La récente loi qui impose aux entreprises de rendre des comptes grâce à l’index égalité hommes/femmes est révélateur que les préjugés sont fortement ancrés. En ce qui concerne l’entrepreneuriat féminin, Timme, start-up fondée en 2015, publie un baromètre réalisé auprès de ses clients afin d’établir le portrait-robot de l’entrepreneur.e hexagonal.e.  Qu’en est-il des femmes qui entreprennent ? Qui sont-elles ? Qu’attendent-elles ? Quelles difficultés rencontrent-elles ? Décryptage.

Le rêve de l’indépendance

69 % des femmes entrepreneures interrogées déclarent que l’indépendance est leur raison principale. Cependant, celle-ci s’associe à l’envie de donner vie à un projet (51 %), d’être son propre patron (45 %), de mettre du sens à son existence (45 %). 

Ces trois souhaits montrent combien les femmes ont envie de s’épanouir. Cette étude confortent d’autres études dans lesquelles les femmes expriment les mêmes motivations.

Le salaire, surprise !  pas la priorité première !

Elles sont seulement 14 % à l !’évoquer à l’inverse des hommes qui sont 38 % à reconnaître vouloir gagner davantage lorsqu’ils créent leur entreprise. 

Si les femmes n’entreprennent pas pour obtenir des revenus mirobolants, il ne faudrait pas les classer dans la catégorie des salaires complémentaires. En effet, elles ont pour objectif dégager un salaire chaque mois. Il ne s’agit pas de créer un emploi non rémunérateur pour s’occuper l’esprit comme le sous-entendent nombre de personnes. La confusion existe encore fortement dans les esprits et les hommes le confirment :

« Je pense que certains préjugés ont la vie dure, notamment sur la capacité des femmes à avoir les épaules pour gérer un business. Personnellement, je pense qu’elles sont tout aussi bien armées que nous. »

Des difficultés pour estimer leur salaire

Pour 70 % des femmes, la rémunération est un véritable frein d’autant qu’elles constatent qu’il leur est particulièrement difficile à estimer (46 %) tout comme il est, à leurs yeux, compliqué de calculer un salaire (38 %). Il y a dans cette difficulté le reflet des femmes qui ont pris l’habitude d’avoir un salaire inférieur à celui des hommes. Ce fait les empêche d’avoir une vision claire de leur valeur monétaire et de se détacher des stéréotypes.

« Une femme entrepreneure est vue comme faisant une activité complémentaire à celle de son mari plutôt que considéré comme un « vrai » chef d’entreprise. »

Trouver des clients, un enjeu difficile

Elles sont 51 % à souligner cette difficulté quotidienne dû au fait qu’une femme entrepreneure est toujours et encore moins crédible qu’un homme ! 

« L’entrepreneuriat féminin n’est pas pris au sérieux par la plupart et le relationnel partenaire et client est parfois plus compliqué car il faut démontrer son professionnalisme constamment et prouver qu’on sait où on va et qu’on n’a pas besoin d’aide (le syndrome du chevalier à la rescousse est très fréquent). »

Jamais de regret d’avoir créé une entreprise

Malgré les appréhensions et les obstacles, les femmes qui décident de créer leur entreprise, n’expriment aucun regret de s’être investie.

Les difficultés ne les empêchent pas d’être satisfaites de leur nouveau statut (7,5/10). Elles évaluent ainsi à 8/10 leur taux d’épanouissement personnel. 

Quant au stress 50 % des femmes ne voient aucune différence avec celui d’une femme salariée. Leurs réponses n’est pas le fruit du hasard. En effet, 95 % des répondantes ont déjà eu une expérience salariée : on note ainsi que 56 % d’entre elles ne constatent pas de décalage important entre leurs attentes et la réalité. 

Difficiles de dépasser le poids des stéréotypes

Elles estiment à 50 % avoir un bon équilibre vie personnelle/vie professionnelle mais seules 16 % pensent avoir atteint un équilibre parfait. Elles évoquent la difficulté de gérer charge de travail et charge mentale.  On assiste même à un phénomène d’auto-culpabilisation. Certaines se culpabilisant de devoir arbitrer entre les obligations professionnelles et les obligations familiales, c’est dire que le partage des tâches est loin d’être acquis dans les familles. 

« Les femmes ne sont pas toujours reconnues. Elles assument très souvent en plus des tâches quotidiennes à la maison. »

L’entrepreneuriat implique de travailler beaucoup. L’étude montre que 6 femmes sur 10 travaillent plus que 35 heures et que 14 % des entrepreneures interrogées consacrent même plus de 60 heures à leur activité.  Une entrepreneure sur deux estime qu’il est plus dur de créer sa société quand on est une femme. Or, 75 % des hommes pensent le contraire. 

Manque de crédibilité, sexisme, a priori quant à la disponibilité et à l’efficacité mais aussi réticence des banques à prêter aux femmes sont des exemples qui reviennent pour expliciter ce ressenti.

Des compétences à acquérir

64 % des femmes considèrent que leur formation académique ne les a pas bien préparées à entreprendre. D’ailleurs, 16 % d’entre-elles ont suivi des formations complémentaires quand 84 % ont appris sur le tas. 

Des chiffres qui ne font pas peur aux femmes. Elles jugent de façon globale qu’entreprendre peut être à la portée de toutes du moment que les femmes n’hésitent pas à investir dans la formation et à persévérer pour dépasser leurs limites. 

« Moins crédible que les hommes, il faut plus se battre pour montrer ses compétences. »

Ivalua, une entreprise française qui transforme

David Khuat-Duy, Président et Fondateur de l’entreprise, Ivalua, vient de lever 60 millions de dollars pour accélérer le développement de l’entreprise. Cette levée de fonds valorise l’entreprise à plus d’un milliard de dollars. Entretien avec un dirigeant plein d’entrain. 

Comment vous est venue l’idée ?

Cela fait 19 ans déjà ! C’est tout un ensemble de facteurs. Je faisais du conseil dans la mise en place de SAP donc de logiciel d’ERP dans le domaine des achats. Les outils ne correspondaient pas forcément aux besoins du métier d’acheteur. A ce moment-là, il existait des places de marchés et des technologies internet qui permettaient de créer des applications pour collaborer avec des fournisseurs en direct. C’est de cette idée que je suis parti qui était celle de faire collaborer les acheteurs et fournisseurs directement.

Vous étiez déjà un expert du web ?

J’ai une formation d’ingénieur mais surtout je suis tombé dans l’informatique quand j’étais petit. Les technologies d’internet démarraient à l’époque et je m’y suis investi. J’ai été bien conseillé notamment par mon frère qui est devenu le directeur technique de l’entreprise et qui m’a aidé à agencer l’architecture technique. C’est en avançant et construisant au fur et à mesure le logiciel que nous avons mis en place les technologies pertinentes. J’ai commencé en fait seul mais entouré par des soutiens puis des collaborateurs m’ont rejoint petit à petit.

Quelles ont été les grandes étapes ?

Les 11 premières années, nous étions vraiment très centrés sur l’hexagone et nous y avons développé notre activité avec des grands comptes. Ce sont pendant ces années que nous avons vraiment construit le logiciel. La première étape marquante c’est en 2010 – 2011 quand nous avons décidé d’aller aux États-Unis. Nous avons levé une somme modeste et nous avons fait le grand saut pour nous lancer à l’international. Il nous a fallu deux ans avant de commencer à gagner nos premiers dossiers et c’est seulement après qu’il y a eu un réel décollage. En 2017, une autre étape a été franchie car nous avons levé 70 millions de dollars pour accélérer au niveau mondial et au niveau de la recherche et développement. Nous avons donc augmenté l’investissement et la croissance qui tournent aux alentours de 50 %. Nous sommes dans une dynamique de prendre le plus de parts de marché possibles.

Vous avez toujours eu le même business model ?

Notre business model est centré sur un logiciel en mode SAAS. Celui-ci n’existait pas encore au début et il a été développé dans les années 2007 – 2008. La bascule n’a pas été difficile car nous étions en croissance et cela a été réalisé au fur et à mesure, sur une durée d’environ 5 ans. Le marché ne s’est pas transformé rapidement et ce rythme qui correspondait à notre croissance nous a permis de compenser. Nous avons eu cette chance.

Vous avez grandi rapidement ou progressivement ?

Nous nous sommes développés très progressivement. Nous n’avons fait aucune levée de fonds au début car nous étions rentables. C’était la croissance des clients qui nous a permis de recruter. Les 10 premières années, l’entreprise s’est développée progressivement jusqu’en 2010, nous devions être une centaine de personnes, peut-être moins. Nous serons 450 et 600 à la fin de l’année.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées ?

Venir aux États-Unis a représenté un véritable challenge. Quand vous êtes une petite entreprise française, cela n’est pas forcément évident de la faire connaître. Nous vendons principalement aux grandes entreprises et comme il ne s’agit pas de petits investissements les clients sont particulièrement vigilants. Les deux premières années aux États-Unis, on nous faisait remarquer que nous étions un peu petits et la concurrence est rude dans notre domaine. De plus, la différence de culture dans la manière de vendre, de marqueter ne nous rendait pas la tâche facile.

Le point clé est que nous avons réussi à faire venir un client français pour venir témoigner dans le cycle de vente et que nous avons rencontré avec lui de nombreux prospects. Ils ont été rassurés et cela a tout déclenché. Au bout des deux ans, nous nous demandions si nous allions pouvoir continuer, ce fut un passage délicat. En tout cas, les clients avaient pu constater qu’en France c’était efficace dans les grandes entreprises et donc qu’il n’y avait pas de raisons pour que cela ne le soit pas aux États-Unis.

Vous vous êtes expatrié là-bas ?

Exactement. Il y avait déjà un des actionnaires principaux qui était installé aux États-Unis. Quand nous avons gagné de nombreux dossiers, en 2013, j’y suis allé pour aider à gérer la croissance, la mise en œuvre des projets et l’organisation. Le fait d’être venu sur place a changé la donne. Quand on ouvre un très gros marché, il n’est pas évident de le faire à distance. Sur place, vous voyez les choses différemment et cela permet d’agir efficacement.

Vous ne devez plus du tout faire le même métier ?

Les problématiques ne sont plus les mêmes et le métier s’est transformé graduellement. Je pense que le plus important c’est d’arriver à trouver les talents, les bonnes personnes qui prennent le relais. Il faut parfois faire appel à des gens qui sont déjà arrivés aux étapes suivantes et qui peuvent le faire en autonomie. Dans notre problématique du moment, c’est de savoir industrialiser les process et notamment le recrutement qui est un des sujets majeurs actuels. Nous sommes dans des volumes où il faut des équipes de recrutement qui ont un process de recrutement qui soit davantage systématique. Au début nous utilisions le feeling. Maintenant Il y a 20 personnes qui arrivent chaque mois donc nous organisons des séminaires d’intégration. Il a fallu industrialiser tout cela.

Vous ne devez plus connaître tout le monde ?

Non c’est impossible surtout que nous sommes une entreprise très internationale. Au bout d’un moment j’ai lâché prise sur ce point car c’est tout simplement impossible. Nous sommes répartis sur 15 bureaux dans le monde : États-Unis, Angleterre, Singapour, Australie, Allemagne… Je ne peux pas être partout (rires).

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?

Quand on est dans des croissances fortes comme celles-là avec le fait que le métier change tout le temps, nous n’avons pas le temps de nous embêter. Je trouve cela passionnant.

Avez vous été soutenu par votre famille ?

Oui au début, j’étais chez mes parents. Un peu le côté garage. J’avais 30 ans et il fallait faire des économies et j’ai démarré comme cela. Dans l’aventure également, il y a des personnes de confiance qui sont venues que je connaissais depuis longtemps. Ils ont pris des postes au niveau du management. Cela est vraiment bien car lorsque la confiance règne, même si nous ne sommes pas toujours d’accord, il n’existe pas de complexité dans les rapports qui entraîne que l’on ne comprend pas l’objectif des autres. Cela aide à avancer sur les vrais sujets et j’essaie de la maintenir, de garder cette culture et de répéter à tout le monde que cela fait partie de la culture d’entreprise.

Quels ont été vos facteurs clés de succès ?

Je pense que d’avoir pris le temps de construire les 10 premières années une technologie forte et de nous être concentrés sur le produit, cela a beaucoup compté. Nous sommes une plateforme à la fois très complète et une technologie très configurable. Cela représente une de nos forces. Je pense que c’est peut-être dû à mon côté ingénieur car tous les CEO (ndlr : président) ne le sont pas. Comme je le disais aussi la confiance est aussi un facteur clé de succès.

Le management détient encore plus de la moitié de l’entreprise…

Oui c’est une volonté de tout le monde, je pense. Après cela n’est pas toujours possible. C’est le fait d’avoir pris le temps, d’avoir réalisé notre première levée très tard et de n’avoir fait la grande levée qu’en 2017. Cela a permis d’avoir une taille d’entreprise qui le permette. Aujourd’hui, cela nous aide à maintenir le cap sur une stratégie sur le long terme. Nous devons les prendre en compte mais nous ne sommes pas sur un objectif de savoir comment valoriser l’entreprise au maximum à court terme ou à penser à une sortie pour les investisseurs. En fait, nous aimons l’aventure et nous ne voulons pas faire « un coup ». Nous nous voyons clairement développer la boite encore plus loin. Nous pouvons nous concentrer sur les bons sujets.

A quoi sert cette nouvelle levée de fonds ?

Depuis le début, nous sommes rentables , nous n’avions donc pas forcément besoin de liquidité pour notre activité au quotidien. En fait, nous sommes vraiment dans cette force d’accélération et nous avons souhaité pouvoir investir sur les équipes. Nous ouvrons beaucoup de nouveaux pays et s’il y a de bonnes opportunités, nous sommes intéressés.

Quelles sont les perspectives de développement ?

Nous voyons que nous pouvons poursuivre notre croissance de 50 % sur les 4 – 5 années qui viennent. Pour cela, nous avons des leviers qui nous activons et le marché grandit bien. Nous voyons très bien qu’en 2023, nous pouvons atteindre les 500 millions de dollars de revenus.

Vous comptez vous diversifier ?

Nous n’avons pas forcément besoin de nous diversifier car le marché est déjà énorme. Par contre, nous comptons être plus profonds et plus pertinents. Par exemple, sur l’industrialisation du produit par secteur d’activité : automobile, banque et assurance, la santé, le secteur public … Nous créons des solutions verticales avec le même produit. C’est l’avantage d’avoir une plateforme très configurable car elle permet d’être plus performants sur chaque secteur d’activité et de générer de la croissance.

Quelles sont les valeurs de l’entreprise ?

Nous avons une liste de 7 valeurs. Mais la principale est d’être centré sur le client et sur le succès des clients. C’est notre indicateur principal et notamment nous regardons attentivement le taux de rétention de nos clients. Nous sommes à 98 %, nous avons donc une rétention très élevée qui nous permet de constater que nous avons généré de la valeur pour nos clients. Autres valeurs : l’agilité, le travail d’équipe car nous ne sommes pas sur un exploit individuel mais collectif. Nous les transmettons dans la semaine d’intégration et dans toutes nos communications.

« Le fait d’être venu sur place a changé la donne. Quand on ouvre un très gros marché, il n’est pas évident de le faire à distance. Sur place, vous voyez les choses différemment et cela permet d’agir efficacement. »

4 Conseils de David Khuat-Duy

  • Pour se développer, il faut voir loin. Il ne faut pas se limiter dans les ambitions. En même temps, au quotidien, il faut rester proche des détails. Il ne faut hésiter à descendre dans le détail d’un sujet.
  • C’est bien d’écouter les conseils mais il ne faut pas les suivre tous. Il faut avoir des convictions fortes. Parfois, c’est cette énergie qui va permettre de faire avancer les choses même si cela va à l’encontre des idées générales.
  • Plus l’entreprise se développe, plus il faut savoir s’entourer. Il faut accepter de s’entourer de personnes qui ne sont pas du même type que vous et qui peuvent vous apporter une richesse.
  • Être courageux. Il faut parfois prendre des décisions qui ne sont pas faciles. Il faut avoir le courage de les prendre.