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Les deux méthodes pour recevoir des idées : spontanées VS provoquées

Si vous souhaitez recueillir les idées de vos salariés, il existe deux méthodes performantes : celle où vous allez provoquer l’émission d’idées et celle où vous allez favoriser les conditions pour les recevoir. On parle dans le premier cas d’Innovation Participative provoquée et dans le deuxième de spontanée. 

Chacune des deux méthodes possèdent ces atouts même si l’émission spontanée a été largement rendue populaire par l’apparition des nouvelles technologies qui permettent d’obtenir facilement les idées de vos salariés. Zoom sur ces deux méthodes

La méthode spontanée

Il s’agit tout simplement de mettre en place des dispositifs accessibles et simples. Traditionnellement illustrée par une boîte à idées et portée par les nouveaux moyens technologiques qui permettent à chacun de déposer son idée, cette méthode bien que spontanée ne signifie pas que vous ne devez pas encourager vos salariés. Il vous faut, bien entendu, motiver vos salariés que ce soit par un email général demandant leur suggestion ou des réunions hebdomadaires pour que chacun propose ses idées.

Afin de ne pas vous retrouver submergé sous le nombre de propositions, il vous faut installer un système de gestion de ces idées par exemple en impliquant le manager de proximité ou un expert qui pourrait traiter la suggestion émise. Si les idées sont émises spontanément, vous devez accueillir avec empathie toutes les idées spontanées.

Votre message doit être diffusé à tous les niveaux de l’entreprise et dans tous les services. Il n’est pas rare de voir des boites à idées vides car personne ne sait qu’elles existent ou n’en voit guère l’utilité. Vous pouvez également instaurer des processus pour faciliter la formalisation de l’idée spontanée. Ainsi, rien ne vous empêche quand une idée est émise de faciliter la rencontre entre le service concerné et la personne émettrice de l’idée pour vérifier que la solution proposée est pertinente. Le délai de traitement compte énormément dans l’émission d’une idée spontanée. Il est généralement conseillé de réduire le délai à moins de 3 mois.

La méthode provoquée

Ce n’est pas parce que vous recueillez l’avis de vos collaborateurs de manière spontanée que vous ne pouvez pas provoquer leurs idées. Rien ne vous empêche de lancer des challenges ou des défis sur des thèmes bien spécifiques et sur lesquels vous avez un enjeu particulier. Vous pouvez également déléguer le choix à vos managers, donner des challenges précis tels que celui de réduire le délai de livraison de 30 % dans les 3 mois à venir ou encore de diminuer le délai de production d’un service par exemple. Vous n’êtes pas obligé de faire appel à l’ensemble des acteurs sur chaque thématique. Il vaut mieux d’abord vous concentrer sur le fait de répondre à des enjeux prioritaires locaux.

Contrairement à l’innovation spontanée, elle est organisée et animée. En général et de manière simple, elle se fait au travers d’une réunion bien préparée en amont. N’hésitez pas à utiliser des techniques comme celle du brainstorming ou à vous aider des méthodes qui favorisent la créativité et la résolution de problème. Dans tous les cas, il vous faut la formaliser au maximum afin qu’elle demeure structurée et efficace et l’encadrement de ce type d’innovation doit être formé. Vos managers doivent ainsi savoir mobiliser les différents salariés pour qu’ils s’approprient l’enjeu et valoriser les participants qui fournissent des efforts ainsi que les résultats obtenus. N’oubliez pas également que vous pouvez laisser un thème libre et large comme l’amélioration de la productivité sur chaque poste. Il y a sûrement des problèmes rencontrés qui nuisent à la productivité de chacun et dont vous n’avez pas entendu parler. C’est le moment !

Placer son argent : quel investissement avec 1 000 000 d’euros ?

Vous souhaitez savoir les investissements envisageables lorsqu’on veut placer son argent à hauteur de 1 000 000 d’euros ? Les détails dans cet article !

Quels types d’investissements sont possibles lorsque vous souhaitez placer 1 000 000 d’euros ?

Les placements de liquidités répondent pour la plupart à une même logique financière : diversification et adaptation du risque selon l’horizon et les projets de la personne qui décide d’investir. Toutefois, un patrimoine important permet une diversification supplémentaire et requiert une optimisation accrue. Les objectifs prioritaires doivent par ailleurs s’adapter en fonction de l’importance du capital disponible. Quels sont donc les types d’investissement possibles pour quelqu’un qui souhaite placer son argent à hauteur de 1 000 000 d’euros ?

L’optimisation de la succession, un bon choix ?

Pour le placement d’une somme aussi importante, il est important de penser à optimiser sa succession. Pour ce faire, il est recommandé de constituer un portefeuille au moyen d’une assurance-vie. La raison est simple : en France, la fiscalité des successions est particulièrement élevée. Or, ce type d’assurance permet de réduire l’imposition qui devra être due par les héritiers. En effet, pour les versements effectués avant 70 ans, le capital légué est hors succession. Quelqu’un qui décide de placer son argent dans ces conditions profite de fait d’une fiscalité avantageuse.

Entre autres bénéfices, un abattement de 152 500 euros par bénéficiaires. Qui plus est, le reliquat est taxé jusqu’à 700 000 euros à 20% et 31,25% au-delà ! À contrario, les autres enveloppes fiscales ne proposent pas cet avantage successoral et se voient imposées dans les conditions de droit commun des successions. De préférence, il faut opter pour une assurance multisupport limitant largement l’exposition aux actions (environ 30%) ; en ce qui concerne les liquidités restantes, l’investisseur pourra décider de placer son argent en euro ou en actifs obligataires.

Une telle précaution permettra d’éviter d’excessives variations du capital à la baisse. De la sorte, le placement pourra fructifier à un taux de rendement entre 2% et 4% en moyenne, avec des variations de faibles amplitudes. Ce type de placement constitue par ailleurs une épargne de précaution pouvant permettre de faire face à d’éventuelles difficultés financières, liées par exemple à un problème de santé ou à des travaux à réaliser. Cependant, l’assurance-vie multisupport, contrairement à l’épargne de disponibilité, elle n’a pas vocation à être utilisée.

Placer son argent de la sorte constitue donc une mise sans horizon d’investissement devant présenter une bonne somme, ce qui exclut les placements immobilisés tels que le plan épargne action et les placements locatifs (plus d’informations à ce propos sur Immoz.info). Cela dit, il n’est pas pour autant nécessaire de placer ces sommes sur des livrets offrant des rendements inférieurs au niveau d’inflation. Il existe toutefois bien d’autres façons d’investir quand on dispose d’un million d’euros, en l’occurrence les placements de diversification !

Placer son argent : que penser des placements de diversification ?

Il est important pour un investisseur souhaitant placer son argent à hauteur d’un million d’euros de penser à diversifier au maximum ses placements. Il est par exemple possible de réaliser des mises dont les liquidités sont faibles, comme c’est le cas des objets de collection ou du private equity, un procédé qui consiste à investir au capital de TPE, PME ou de startup. Le risque est important, tout comme le gain potentiel. Il faut préciser que ce type de placements ne devrait pas représenter plus de 10% du patrimoine pour ne pas se mettre à risque.

Pour conserver une bonne diversification, en dehors de l’assurance-vie et des autres suggestions précédentes, il est possible d’opter pour le crowdfunding, qui permet à toute personne voulant placer son argent à hauteur d’un million d’euros de le dispatcher dans divers projets entrepreneuriaux.

KAZoART, l’entreprise qui met l’art à portée de clics

Mathilde Le Roy, une femme ultra-dynamique et pleine d’ambition, a fondé la galerie d’art en ligne KAZoART, une entreprise qui rencontre un succès exponentiel. Elle nous raconte son histoire et nous livre ses secrets. 

Comment vous est venue l’idée de Kazoart ?

Nous étions en 2015 et l’idée est venue de ma propre expérience. Je voulais acheter des choses un peu plus personnelles et haut de gamme pour mon intérieur. J’avais une famille qui s’intéressait à l’art à la base. J’ai cherché dans des prix assez abordables, c’est-à-dire quelques centaines d’euros ou un peu au-dessus, mais l’expérience qui m’était proposée dans les galeries d’art ou dans les ventes aux enchères est très intimidante.

Je me suis dit que cela devrait être plus facile. Parallèlement voyais aussi qu’un certain nombre d’amis artistes rencontraient des difficultés pour exposer dans les galeries ou être représentés, même quand il sortait des meilleures écoles. Je me suis dit qu’il fallait fluidifier le marché. J’ai donc commencé mon benchmark et, à l’époque, il n’existait pas d’acteur en France. Je me suis aperçue que le concept existait seulement avec quelques acteurs anglo-saxons. Cela m’a rassurée et m’a aidée à conceptualiser.

Quel est le business model de l’entreprise ?

Nous avons évolué en ce qui concerne notre positionnement mais le concept est resté identique. En effet, nous « désintermédions » le marché de l’art. Nous nous mettons à la place des galeries d’art donc nous allons faire une sélection des artistes. Nous avons ainsi mis en place un comité d’experts qui va apporter une caution sur la sélection des artistes. Aujourd’hui nous travaillons avec plus de 1 000 artistes en France et nous sommes en train de nous lancer à l’international. De nombreux artistes internationaux font désormais partie de notre catalogue auxquels nous appliquons les codes du e-commerce à l’art. Vous pouvez trouver ce que vous désirez sur la plateforme par prix, par dimension, par thème … Après cela reste souvent des coups de cœur. En résumé, nous démocratisons l’achat d’art.

Qu’est-ce qui a évolué ?

Au début nous proposions surtout de l’art à petit prix. Nous avions principalement des œuvres de petites tailles et des artistes très émergents. Au fur et à mesure, nous sommes montés en gamme car nous avons acquis une maturité côté acheteur mais également côté artiste. Les artistes sont davantage connus et les acheteurs sont devenus de meilleurs amateurs en art ou se lancent dans des achats plus onéreux après une première expérience réussie. Aujourd’hui, le panier moyen est à 1 000 €. Notre business model repose sur une commission sur vente. Comme le travail reste le même pour une vente à 200 € qu’à 2 000 €, autant faire des ventes plus conséquentes.

Vous avez monté une marketplace sans CTO ?

En réalité, il y a toujours un CTO mais qui n’était pas associé car il ne souhaitait pas l’être. Il nous a aidés dès le départ mais en tant que prestataire externe car il travaillait ailleurs. Nous avons commencé en septembre 2014 et la plateforme est sortie en mars 2015. A la première levée de fonds en 2016, il est devenu le premier salarié.

Dès le début, j’ai été accompagnée par Paris-Pionnières (ndlr : aujourd’hui WILLA) et j’ai bénéficié des financements publics au travers de la BPÏ, prêt d’honneur et bancaire. Cela m’a permis de débuter, d’avoir des stagiaires et de faire de la publicité online. Ce qui nous a vraiment fait décoller c’est le référencement naturel car nous avons toujours eu un blog très actif. Nous faisons de l’éditorial sur la démocratisation de l’art et de la vulgarisation de l’histoire de l’art. Notre site est monté rapidement grâce à cette communication. Aussi, j’ai été lauréate de concours qui m’ont permis de bénéficier de beaucoup de visibilité.

Et par la suite ?

En 2016, nous avons fait une première levée de fonds auprès de Business Angels de 300 000 € pour notamment recruter le CTO. Il s’agissait de mettre en place une première stratégie d’acquisition. Ensuite nous avons continué à nous développer. Au début de 2017, nous nous sommes déplacés à Bordeaux. Déjà pour des raisons personnelles et je trouvais que c’était le bon moment car nous n’avions pas de salariés à Paris hormis le CTO. Cela aurait été compliqué de se déplacer par la suite et donc le CTO est resté à Paris. Aujourd’hui, il ne fait plus partie de l’équipe car Il ne voulait plus être tout seul à Paris mais nous sommes en bons termes !

Malgré cela, je ne regrette pas d’avoir pris cette décision de m’installer en province, autant pour la qualité de vie que pour l’écosystème qui nous a accueillis à bras ouverts. Nous sommes rentrés dans un accélérateur qui s’appelle Hemera et qui a représenté une bonne suite d’accompagnement. Le deuxième salarié, un responsable de la relation client, a été d’ailleurs directement recruté à Bordeaux.

Il y a eu de grands changements depuis ?

Au départ, j’avais un associé mais qui n’était pas dans l’opérationnel et qui était surtout financier. Pendant toute la première année et demie jusqu’à la levée de fonds, il y a un an et demi, j’étais au final seule en tant que dirigeante. Début 2018, nous avons fait une deuxième levée de fonds de 850 000 € auprès d’un fonds d’investissement de la Caisse d’Épargne ainsi que deux réseaux de Business Angels. J’ai recruté, grâce à elle, une vraie équipe de direction avec un CTO, un CMO et une directrice de la relation clients qui sont associés au capital. La configuration de l’entreprise a changé. Il s’agissait également de se lancer à l’international. La France est un petit marché dans le marché de l’art.

Au niveau des artistes cela se passe comment ?

Dès le début, notre concept leur a beaucoup plu. Aujourd’hui, nous avons une centaine de candidatures par semaine et nous n’en sélectionnons que quelques-unes. Le plus difficile reste d’avoir des artistes plus reconnus qu’il faut convaincre d’aller sur le web. Nous avons une démarche proactive.

Quelles sont finalement les difficultés rencontrées ?

Nous sommes en train d’éduquer le marché. Nous amenons les gens à acheter de l’art, souvent pour la première fois et en plus en ligne. Il est sûr qu’il y a un challenge d’éducation du marché, de notoriété et de faire savoir que c’est possible d’acheter de l’art en ligne. Nous avons fait des relations presse pour cela et utilisé notre blog. Nous avons ainsi, par exemple, publié un guide du collectionneur qui est un PDF de 50 pages qui donnent tous les conseils pour commencer à acheter de l’art, téléchargeable gratuitement.

Ensuite, il y a tout un travail pour rassurer le client et qu’il visualise l’œuvre chez lui ainsi que sur les conditions de transport par exemple. On a levé des fonds progressivement en commençant petit. C’est vrai que cela aurait été mieux de pouvoir lever 2 millions d’euros dès le début. C’est pour cela que nous sommes partis sur une stratégie SEO alors que si nous avions eu les moyens dès le début, nous aurions été plus vite. Je ne regrette pas car le manque de moyens oblige à se bouger encore plus, à être attentif et à ne pas dépenser l’argent n’importe comment.

Quelles ont été vos clés de succès ?

Déjà le SEO comme nous l’avons évoqué et ensuite nous sommes très à cheval sur qualité de la relation. Avec les artistes, nous essayons de les avoir régulièrement au téléphone et dans une relation positive. Avec les clients, il faut également faire attention à tous les petits détails au-delà de faire du chiffre.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis le début ?

Avant de me lancer, je me demandais si j’allais m’adapter au milieu entrepreneurial. Je pensais que j’étais faite pour avoir un chef qui me donnait des directives tous les matins. J’ai découvert que je possédais la fibre entrepreneuriale. Je m’éclate et je suis exactement comme on décrit souvent le chef d’entreprise notamment par ma volonté de soulever des montagnes.

Avez-vous mis en place des valeurs dans l’entreprise ?

Oui ! Déjà l’amour du travail bien fait. Je pense que tout le monde dans l’entreprise adore son travail et tout le monde a envie de bien le faire. On pourrait aussi dire la passion car, même si tout le monde n’était pas amateur d’art, il faut être passionné pour avancer. L’intégrité me semble essentielle car les artistes subissent de nombreuses arnaques et donc ils sont assez méfiants. Il faut être juste avec eux.

Qu’est-ce qui vous motive le plus aujourd’hui ?

Je pense que c’est l’idée de développer un modèle qui n’est pas encore trop répandu, de faire entrer l’art chez les gens et d’aider des artistes à percer. Je pense que ce dernier point notamment est une grande source de satisfaction.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Déjà à l’international et nous commençons déjà à avoir des transactions. Nous avons commencé par la Grande Bretagne. Notre but est de réussir à dupliquer notre Business Model pour ensuite attaquer des marchés qui sont beaucoup plus importants en termes de volume comme la Chine ou encore les États-Unis. Ils sont plus complexes à pénétrer d’où une levée de fonds qui devraient s’opérer en fin 2019.

Nous allons donc avoir une équipe plus internationale et le défi va être de se faire connaître. Il va également y avoir un énorme travail de recherche et développement pour optimiser le temps de recherche de l’œuvre. Cela est particulièrement difficile car l’achat est assez irrationnel en art et il va falloir améliorer l’algorithme pour pousser la bonne œuvre en un temps minimum. Nous avons déjà 25 000 œuvres. Le nombre d’œuvre va augmenter donc il faudra nous améliorer toujours plus afin de permettre aux gens de trouver la ou les bonnes œuvres. Il va y avoir des critères évidents comme les dimensions de l’œuvre ou le style mais j’aimerais qu’à terme les suggestions soient davantage performantes afin qu’en un minimum de clics, l’acheteur soit satisfait.

« Je pensais que j’étais faite pour avoir un chef qui me donnait des directives tous les matins. J’ai découvert que je possédais la fibre entrepreneuriale. Aujourd’hui je m’éclate et constate que rien ne pourrait plus m’épanouir professionnellement. »

4 Conseils de Mathilde Le Roy

  • Ne pas douter de ses capacités entrepreneuriales. J’ai beaucoup repoussé ma création pour cela mais au final on se découvre avec le développement du projet.
  • Bien choisir son domaine d’activité. Vous allez vous y éclater pendant des années alors autant choisir un domaine qui vous passionne et qui vous donne envie de vous lever tous les matins. Je ne pourrais pas entreprendre dans tous les domaines.
  • Ne pas se dire qu’il faut beaucoup de capitaux pour se lancer. Il est possible de faire des choses avec des moyens limités au départ.
  • Être agile car cela ne va jamais se passer comme prévu et la capacité d’adaptation est une des qualités premières des entrepreneurs. Il ne faut pas prendre à cœur ces échecs et voir cela de manière positive.

Dirigeant : comment profiter de votre été ?

Vous êtes dirigeant et vous souhaitez profiter de votre été et de cette période estivale éventuellement plus calme pour mettre tout ce qu’il faut en place pour la rentrée ? Vous souhaitez modifier votre environnement pour être désormais plus serein ? Voici quelques conseils pour optimiser cette période d’accalmie et ne plus vous retrouver sans cesse dans une situation d’urgence.

On ne le répètera jamais assez pour bien être productif, vous devez avant tout apprendre à vous reposer et à décompresser. N’hésitez donc pas à prendre quelques jours pour vous afin de ne pas plonger dans l’épuisement. A force d’être dans le rush, vous pourriez bien finir par voir, comme de nombreux dirigeants, le burnout pointer le bout de son nez. 

1/ Résoudre les dossiers que vous laissez de côté. 

Pour commencer, vous pouvez commencer par traiter les dossiers que vous avez laissé de côté et qui n’arrête pas de revenir vers vous. Vous pourrez ainsi arrêter de perdre du temps avec des relances incessantes et qui vous font perdre du temps pendant vos périodes de rush. Si vous les avez laissés de côté, c’est peut-être parce que vous n’aviez pas la force de vous y mettre alors profitez de l’été pour (enfin) les finaliser. 

2/ Réfléchir à votre stratégie

Vous pouvez enfin sortir la tête de l’eau et prendre de la hauteur ? L’été s’avère être la période idéale pour prendre du recul sur votre activité et réfléchir à une stratégie pertinente pour la rentrée, la confronter et mettre en place les mesures qui vous permettront d’anticiper la reprise. Alors n’hésitez pas à prendre un beau tableau blanc, des marqueurs et à établir vos objectifs à court, moyen et long terme afin de déterminer les moyens qui vous permettront d’y arriver et de mettre en place les indicateurs nécessaires à leur atteinte. 

3/ Créer des processus 

Prendre le temps de créer des processus, des fiches de postes ou encore de regarder les manières dont le travail s’effectue dans votre entreprise, peut représenter une bonne pratique de l’été. Vous pourrez ainsi pallier les absences mais également constater ce qui peut encore être amélioré dans votre entreprise. Les gains en termes de réduction des coûts peuvent être étudiés et vous pouvez même penser à réunir vos équipes, voire les parties prenantes (elles aussi moins sollicitées) pour résoudre vos problèmes voire trouver des axes de développement

4/ Penser à comment devenir inutile

Alors oui le terme est un peu fort. Mais votre entreprise peut-elle vraiment se passer de vous. Il s’agit que votre présence ne soit plus indispensable pour que votre entreprise tourne. Si vous réussissez, elle tournera même mieux sans vous qu’avec. Cela signifiera que vous avez mis des personnes plus compétentes que vous à votre place et que vous vous occupez désormais des fonctions à valeur ajoutée. Et puis, cela ne fait jamais de mal de ne plus être indispensable ou aux aguets chaque minute sur votre téléphone. 

5/ Automatiser les tâches qui peuvent l’être

Avant de tout automatiser, réfléchissez tout de même à la rentabilité de l’automatisation. Il ne s’agit pas de développer une solution qui ne sera jamais rentable. En revanche, de nombreuses tâches sont inutiles et facilement automatisables. L’été est une excellente période pour vous lancer dans un tel chantier sans pour autant que cela ne nuise à la production des équipes. Vérifiez ce qui prend du temps à chaque personne dans votre entreprise et s’il n’y a pas un moyen de rendre leurs tâches quotidiennes beaucoup plus légères. Si vous recevez tout le temps, le même type de message, vous pouvez par exemple créer une réponse type qui vous fera chaque jour gagner du temps !

6/ Rencontrer au calme vos clients

Certains de vos clients vont se retrouver eux aussi d’un coup beaucoup plus libre. Vous pouvez ainsi profiter de cette période pour rencontrer ceux qui restent présents pour assurer le relais au sein de leur entreprise. S’ils ont moins de travail, ils vous accueilleront plus facilement et vous pourrez ainsi mieux connaitre leurs attentes ou tout simplement entretenir votre relationnel.

7/ Anticiper la rentrée

Rien ne vous empêche de déterminer ce qui devra être fait à la rentrée et de préparer la rentrée. Un email commercial à envoyer début septembre ? Un projet qui va démarrer ? De nombreuses tâches peuvent être exécutées très en avance et vous serez très content de ne pas avoir à les faire à la rentrée. Anticipez donc votre rentrée et rendez la plus légère pour le bien de vos équipes. 

8/ Ouvrir votre esprit à d’autres secteurs

Vous êtes surement un expert de votre domaine mais de nombreuses bonnes pratiques existent un peu partout. N’hésitez pas à voir les innovations qui s’appliquent dans d’autres secteurs et à vous demander si elles ne peuvent pas être transposées dans le vôtre de la même manière mais aussi d’une manière différente. Vous pourrez peut-être ainsi avoir un coup d’avance sur vos concurrents en sortant la tête de votre guidon. 

9/ … Et à d’autres centres d’intérêt

L’été est le moment idéal pour développer votre créativité et enrichir votre point de vue. Vous pouvez ainsi regarder ce qui se fait ailleurs ou tout simplement aller visiter un musée. Vous développerez votre créativité et vous pourriez bien trouver des solutions là où vous vous trouviez une impasse. Il ne s’agit pas d’une perte de temps alors pourquoi ne pas allier l’utile à l’agréable. 

10/ Résoudre vos problèmes persos

Si vous laissez des problèmes personnels de côté depuis un petit moment (rage de dent par exemple, absence de carte vitale, …), c’est peut-être le bon moment pour les régler. Tôt ou tard, ils reviendront à la charge alors autant profiter de cette période pour régler ce qui vous tracasse dans votre subconscient et que vous laissez volontairement de côté. Votre téléphone dysfonctionne depuis un moment, réparez-le. Chaque matin, quelque chose vous agace dans votre maison. Faites de même. 

11/ Se désabonner des différentes mailing list

S’il y a bien un moment où vous pouvez vous débarrasser d’elles, c’est bien en été alors désabonnez-vous des différentes newsletters que vous recevez. Vous gagnerez chaque jour de précieuses minutes et vous aurez l’impression que vos journées ne sont plus chargées. Alors, prenez le temps de gagner du temps. 

12/ Fédérer vos équipes

Vos équipes sont elles aussi moins débordées ? Profitez-en pour créer une émulation et féliciter vos équipes. Vous pouvez renforcer l’esprit d’équipe pendant cet été. Organiser un ou deux évènements peut se révéler une bonne pratique. Vous redémarrerez du bon pied. Certaines activités ne sont possibles que dans les périodes estivales. Alors N’hésitez plus ! 

Comment mettre en place la démarche

Vous avez décidé de vous lancer dans la mise en place la démarche de l’Innovation Participative mais ne savez pas par où commencer ? Zoom sur les grandes étapes à respecter pour qu’elle s’implante au sein de votre entreprise. 

La nomination d’un responsable par la direction

Si vous souhaitez que votre démarche récolte des fruits porteurs d’innovation, il faut que vous commenciez par la lancer officiellement (avec votre direction générale serait optimum). Vous devez désigner un responsable de l’Innovation Participative afin de montrer l’intérêt que vous portez à sa mise en œuvre. Vous pouvez le désigner parmi vos collaborateurs mais surtout lui donner les moyens d’agir. Affectez-lui les ressources nécessaires : ressources financières et ressources humaines.

La Présenter comme un enjeu majeur

Si vous voulez avoir des chances que l’Innovation Participative devienne un moteur de l’innovation, il doit apparaître à chacun qu’elle fait partie des enjeux majeurs de l’entreprise. Pour cela, votre communication doit se révéler performante. Il ne s’agit pas de rédiger un bref communiqué qui n’attirera l’attention de personne mais de montrer de toutes les manières possibles que vous souhaitez la mobilisation les énergies de tous. Vous pouvez l’inscrire dans l’ordre du jour de votre comité de direction par exemple.

La sensibilisation de chaque collaborateur

Vous devez responsabiliser chaque collaborateur à la démarche. N’hésitez pas à impliquer les ressources humaines ainsi que votre cellule de recherche & Développement. Tous les départements sont concernés. Votre enthousiasme et votre dynamisme est au cœur de la réussite pour obtenir leur adhésion et leur implication. Si vous ne savez pas trop comment vous y prendre au début, il est possible de faire appel à des sociétés de conseils externes spécialisées. Pour renforcer la sensibilisation de chaque collaborateur, vous pouvez l’intégrer dans vos critères d’évaluation notamment lors de l’entretien annuel.

Votre communication doit être efficace

Bâtissez un plan de communication interne spécifique pour porter votre projet auprès des salariés. Créez une journée dédiée à l’Innovation Participative et toute la documentation nécessaire à une information pertinente de chaque salarié. Affichez dans un premier temps de manière forte votre volonté au travers d’affiches, de votre site intranet, de posters, de mails, de livrets d’innovation, de revue interne… Les entreprises qui ont mis en place cette démarche n’hésitent généralement pas à créer des remises de trophées ou à utiliser des auditoriums à cet effet. Toutes les méthodes sont envisageables pour susciter l’intérêt à cette mise en place. Ainsi, lors des recrutements présentez l’Innovation Participative comme une opportunité aux candidats. Enfin, n’hésitez pas à inscrire le responsable de l’Innovation Participative dans l’organigramme afin qu’il soit clairement identifié.

 

La déferlante des réseaux sociaux sur l’acte d’achat en BtoB

Les réseaux sociaux sont devenus des influenceurs majeurs dans l’achat. La 2ème édition du Baromètre SocialSelling menée par La Poste Solutions Business et l’agence digitale Intuiti met en exergue cette réalité. Considérés aujourd’hui comme des leviers d’achat, les entreprises se trouvent face à une nouvelle donne qu’ils doivent prendre en compte pour rester compétitifs. Décryptage.

Les réseaux sociaux se sont imposés à tel point dans la vie quotidienne qu’elle soit personnelle ou professionnelle que l’on pense qu’ils ont toujours existé. Or même s’ils sont omniprésents, ils n’en sont qu’à leur prémices et cela autant pour les entreprises que pour les consommateurs.  Les internautes sont tous des apprentis qui deviennent de plus en plus aguerris et qui modifient leur comportement au fur et à mesure des évolutions, des circonstances mais aussi de la notoriété et des Bad buzz… Il existe des vents contraires qui soufflent et qui demandent aux dirigeants d’observer le moment présent mais de se dire que dans ce monde en mouvement la pérennité est un objectif difficile à atteindre et être visionnaire encore davantage. Pour les entreprises, l’essentiel pour leur développement d’appréhender et d’anticiper et d’être à l’affût d’informations pertinentes.

Le Baromètre Social Selling est une étude menée auprès de 452 décideurs issus de grands groupes, ETI, PME et TPE, de tous secteurs, et de différentes fonctions (DG, Directeurs Marketing et Communication, Directeurs Expérience Clients, Directeurs commerciaux, CDO…), sur l’ensemble du territoire.  

Les réseaux sociaux, un labyrinthe

En fait tous les moyens pour prendre contact sont imbriqués les uns dans les autres. Certes les articles ou post et les vidéos ont une grande influence mais si on observe de plus près les autres moyens ne déméritent. 

Il est donc nécessaire d’avoir une stratégie qui englobe tous ces éléments pour conquérir le consommateur et le conduire à l’acte d’achat. Il reste cependant évident que tous ces moyens sont d’abord chronophages et que les PME vont devoir faire un choix drastique pour sélectionner les moyens qui nécessitent du temps mais moins d’investissement. En effet, selon le baromètre, article ou post recueillent 56.9% de suffrages mais suivis par ce qui fort intéressant par la recommandation d’un contact 47.1% et qui permet de comprendre combien les communautés ont d’importance pour relayer les informations. La vidéo quant à elle recueille 32.1% et montre qu’elle exerce un attrait considérable et donc à ne pas négliger. Quant aux échanges via des messages directs 29.9%, pratiquement 1/3 les mettent en exergue.

En ce qui concerne la publicité on peut constater qu’elle joue un rôle majeur 28.1%

Et que les livres blancs sont loin d’être d’un attrait anecdotique 20.6%.

Finalement tous ces moyens de communiquer demandent aux entreprises de faire un choix mais aussi d’agir sur tous les fronts et donc d’avoir des personnes dédiées à moins d’externaliser cette communication. Il est difficile d’être à la direction de l’entreprise et de passer son temps sur les réseaux sociaux.

Selon le baromètre 64% des décideurs ont déjà répondu à une sollicitation commerciale d’une personne qu’ils ne connaissaient pas (+11 pts vs 2018).

41% affirment que “faire de la prospection commerciale” est un objectif dans leur usage des réseaux sociaux (+13 pts). 71% des décideurs commerciaux utilisent LinkedIn.

Pourquoi utiliser les réseaux sociaux dans un cadre professionnel ?

Le premier constat est qu’entre 2018 et 2019 la communication au travers des réseaux sociaux est en hausse sur tous les points cités.

Ce résultat montre aussi que de donner de la notoriété à son entreprise revêt une grande importance dans ce monde concurrentiel.

  • Faire connaitre mon entreprise/son actualité/ses innovations 76.8%
  • Rester en contact avec mes contacts professionnels 72.4%
  • Faire de la veille métier 69.5%
  • Faire de la prospection commerciale 41.3%
  • Découvrir de potentiels partenaires ou fournisseurs 33.8%
  • Recherche 23.8 %

Quel que soit l’objectif poursuivi (faire connaître son entreprise, faire de la veille métier, découvrir de potentiels partenaires ou fournisseurs), l’usage des réseaux sociaux en milieu professionnel a fortement augmenté.

Les réseaux sociaux, un levier de l’acte d’achat

Les réseaux sociaux constituent un levier particulièrement efficace chez les commerciaux : 71% des décideurs interrogés à cette fonction estiment que les réseaux sociaux les aident dans leur business.

Aujourd’hui, les achats réalisés à la suite des prises de contact sur les réseaux concernent essentiellement les activités de services. Ils représentent 2/3 d’entre eux. Les softwares et produits matériels arrivent ensuite. 

Eponyme : l’engagement auprès des tout petits

Ingrid Bergeaud et Clément Uribe ont créé une entreprise issue de l’Économie Sociale et Solidaire et qui s’occupe de la gestion de crèches publiques et privées. Eponyme est passée de 5 à 80 collaborateurs en à peine 4 ans et prône avant tout de belles valeurs. 

C’est alors que nos deux entrepreneurs travaillent pour un réseau national de crèche qu’Ingrid Bergeaud et Clément Uribe ressentent l’envie de « créer des structures petite enfance qui soient plus à leur image et correspondent mieux aux besoins des parents d’aujourd’hui ». Il s’agit alors de proposer « plus qu’un mode d’accueil aux parents, à la fois un endroit où ils se sentent bien et peuvent rencontrer d’autres parents. Nous proposons par exemple des ateliers parents-enfants. Nous voulions également un mode de garde cocon et bienveillant mais aussi un lieu de ressources pour les parents. De plus, Nous voulions aussi des crèches plus en phase avec nos valeurs avec par exemple un modèle d’alimentation à 90 % biologique et local. Nous avons appelé notre concept Little ».

La première valeur qu’il porte ? La curiosité. Ils mettent ainsi naturellement en place un environnement dynamisant et qui donne envie d’apprendre car « l’enfant peut apprendre par lui-même ». Bienveillance, solidarité et confiance complètent ces valeurs.

Un succès (très) rapide de l’entreprise

Dès août 2014, ils lancent l’entreprise et ouvrent rapidement une crèche avec 5 collaborateurs en septembre 2015. 4 mois à peine plus tard, en janvier 2015, ils reprennent en gestion 3 structures et 38 salariés en gagnant un marché public. Ils passent de 5 à 43 collaborateurs en quelques mois et s’organisent rapidement pour mettre en place le volet RH. De plus, Ils continuent leur croissance et ouvrent une seconde crèche Little en décembre 2015. Ils décident alors d’attendre janvier 2018 pour reprendre en gestion une nouvelle structure, toujours dans le cadre d’un marché public, en Gironde. Ils poursuivent aujourd’hui leur croissance avec l’ouverture deux crèches en juin et août 2019.

Les raisons du succès

Si l’entreprise a connu un succès rapide, la fondatrice explique que « nous avons des compétences complémentaires avec mon associé. Clément a fait une école de commerce et s’occupe de la gestion financière et du développement. De mon côté, j’ai fait un parcours petite enfance / famille et je m’occupe plus du volet RH et expertise métier. J’arrive à fédérer les équipes et Clément à la vision d’ensemble. Si nous avons réussi à devenir une vraie entreprise sociale, c’est grâce à l’addition de nos deux personnalités ». Mais tout n’a pas été facile puisqu’ils ont dû prendre en compte tous les aspects RH et juridiques avec une croissance rapide et des obligations d’une profession particulièrement réglementée. Pour réussir ce tour de force, ils se sont « entourés de conseils juridiques, spécialistes en régimes alimentaires par exemple. ».

Une diversification et des franchises

L’avenir ? Un projet de diversification en cohérence avec leurs valeurs au travers de l’ouverture d’une cuisine centrale qui propose « des repas bios, locaux et notamment végétariens au-delà de nos crèches. ». Ils désirent aussi continuer le développement en franchise en dehors de la Gironde avec des porteurs de projets qui partagent leurs valeurs et qu’ils pourraient accompagner, des personnes « qui sont désireuses comme nous d’avoir un impact social et environnemental. Des personnes qui agissent avec leur cœur et qui ont conscience de leur environnement et pas que du business ». Vous vous reconnaissez ?

Délocalisation et relocalisation, un sujet brûlant

La délocalisation et la relocalisation sont des sujets qui font couler beaucoup d’encre. Pour les salariés la délocalisation est vécue comme le signe d’un chômage injustifié. Pour d’autres comme une pollution supplémentaire inutile, pour d’autres encore comme l’explication des tensions sociales. Quant à la relocalisation vécue par les français comme une reconnaissance de notre valeur mais aussi d’une erreur de la stratégie des entreprises. Qu’en est-il exactement ? Zoom sur ce sujet brûlant.

La délocalisation mais pourquoi donc ?

La délocalisation porte deux discours distincts. Le premier discours est lié au coût de la main d’œuvre qui est trop cher en France et qui souligne que le seul moyen est de délocaliser. Elle apparaît pourtant aux salariés dénués de bon sens car souvent les chiffres de l’entreprise affichent plusieurs zéros. Elle apparaît comme le désir de s’enrichir des actionnaires mais aussi comme un manque d’anticipation des dirigeants d’une part de ne pas avoir investi en amont dans l’achat de machines performantes et d’autre part de ne pas avoir proposé des formations qui auraient permis aux salariés de s’adapter aux nouvelles technologies. Les entreprises d’envergure internationale délocalisent plus fréquemment.

Les entreprises de l’information-communication représentent 6 % des PME de 50 salariés ou plus. Entre 2014 et 2016, ce sont elles qui ont le plus fréquemment délocalisé (5,8 % d’entre elles), plutôt des activités support. Puis l’industrie manufacturière (27 % des PME étudiées), où 3,0 % des PME de 50 salariés ou plus ont délocalisé, surtout leur activité cœur de métier.

La destination privilégiée ?

L’Union européenne est la destination privilégiée aussi bien pour les délocalisations que pour les activités nouvellement développées à l’étranger. Ainsi, sur l’ensemble des petites et moyennes entreprises qui ont délocalisé, 70% ont décidé de le faire en Europe et 63% vers l’Union européenne (U-E).

Les obstacles rencontrés lors de la délocalisation

Selon l’Insee, en 3 ans, 1,9 % des PME de 50 salariés ou plus ont délocalisé des activités.
Sur la même période, les PME de 50 salariés ou plus qui ont délocalisé se sont principalement heurtées à quatre obstacles :
– les barrières linguistiques ou culturelles,
– l’inquiétude des employés et/ou des syndicats en France,
– le besoin de proximité avec leurs clients
– l’incertitude sur la qualité des biens et des services fournis à l’étranger.
De plus, une PME sur trois évoque ces obstacles.

Relocalisation ? un mirage

Entre 2014 et 2016, 1,5 % des PME de 50 salariés ou plus ont relocalisé au moins une de leurs activités ou l’ont envisagé pour retrouver une proximité à la fois géographique, linguistique et culturelle. Les difficultés managériales liées à l’éloignement, à la langue et/ou aux différences culturelles sont un facteur déterminant pour la moitié d’entre elles. De plus, parmi celles-ci, deux PME sur cinq ont relocalisé leur activité, en raison principalement des temps de livraison trop longs pour les clients et de la qualité insuffisante des biens et des services fournis à l’étranger.

Ainsi, les chaussettes Olympia, les roulements à billes SKF ont décidé de relocaliser en France. Si les relocalisations se multiplient ce sont surtout des petites entreprises qui reviennent. Or ce sont souvent les productions des grandes entreprises qui délocalisent créant un chômage difficile à endiguer lorsque l’implantation de l’entreprise se situe dans une région où les emplois sont rares.

Vers un monde du travail au féminin

A la suite de la diffusion d’une étude, pour fêter le centenaire de l’adoption de la première convention sur « les femmes et le travail » par l’organisation internationale du travail, Dynamique Entrepreneuriale revient pour vous sur cet enjeu majeur la transition vers un monde du travail au féminin.

Le constat est simple :un siècle plus tard et des obstacles insurmontables franchis, la satisfaction n’est pas encore de mise. Depuis plus de vingt ans, les écarts ne se réduisent pas de façon significative. On ne peut plus aujourd’hui affirmer que l’écart entre le taux d’emploi des hommes et des femmes vient du fait qu’elles ne veulent pas travailler comme certains se faisaient plaisir à le répéter. En 2018, seulement 45,3 % des femmes possédaient un emploi, 25 % de moins que celles qui en désiraient un ! C’est dire que le gap est encore immense !

Des rémunérations encore inférieures et inégales

Dans le monde, l’écart de salaire reste proche de 20 % (18,8). Il est courant de constater que malheureusement pour un métier et une fonction identiques, les femmes demeurent moins bien payées, que le niveau d’instruction soit égal ou supérieur. La ségrégation professionnelle et la composition de la main-d’œuvre seraient également en cause même si la plus grande partie ne trouve pas d’explication rationnelle.

Le manque de représentation et d’expression

Les femmes demeurent encore sous-représentées dans les syndicats et les organisations d’employeurs. Or, il est avéré que leurs présences dans les négociations collectives conduisent à des résultats significatifs. Elles sont peu présentes dans « les institutions nationales de dialogue social, comme les conseils économiques et sociaux, les commissions tripartites et les comités consultatifs du travail » puisqu’elles sont seulement entre 20 et 35 % en 2018.

Les facteurs discriminants

Si l’éducation a globalement un impact sur le taux d’emploi des femmes, il ne s’agit guère du critère principal. Il suffit de voir que 41,5 % des femmes qui possède un diplôme universitaire sont inactives ou au chômage alors que les hommes sont seulement 17,2 % dans ce cas. Selon cette même étude, le premier facteur serait lié au fait qu’elles sont présentées comme « chargées des activités de soin à autrui ». Et pour cause, elles seraient pour 21,7 % d’entre elles, soit 606 millions dans le monde, en âge de travailler à plein temps mais le sont en fait en tant que prestataires non rémunérées de soin à autrui. Au regard du faible nombre pour les hommes (1,5 % soit 41 millions d’hommes), on comprend bien que l’écart est plus qu’éloquent.

La pénalité de la maternité à plusieurs niveaux

L’emploi serait affecté par la maternité puisque les estimations montrent que 45,8 % des mères de jeunes enfants (jusqu’à 5 ans) possédaient un emploi contre 53,2 % pour celles qui n’ont pas d’enfant. Mais c’est également sur le salaire que la pénalité est permanente alors qu’on constate que la paternité serait, au contraire, assortie d’une prime salariale. Enfin cette pénalité affecterait l’accès aux postes de direction puisque seulement un quart (25,1 %) des dirigeants ayant des enfants de moins de 6 ans sont des femmes.

La violence et harcèlement

Violence et harcèlement au travail ont, selon l’étude, des effets préjudiciables sur l’activité économique des femmes et sur la qualité de leur travail. Et ce phénomène touche aussi bien les femmes au sein des bureaux que dans les champs, dans tous les pays et dans tous les secteurs d’activité. Que l’entreprise soit dans « le secteur public ou privé, dans les activités tant formelles qu’informelles » n’y changent rien. Clairement, ils sont autant présents pour les femmes qui « vendent leurs produits sur les marchés que pour les fondatrices de start-up ». D’autre part, l’arrivée du numérique avec la cyberintimidation et le harcèlement en ligne ont multiplié les effets de cette violence.

Les solutions à mettre en place

Que ce soit le législateur ou les dirigeants d’entreprises, il faudrait se pencher sur les discriminations et les pénalisations si l’on souhaite établir l’égalité. Cependant avant tout, Il est d’abord nécessaire de combattre les stéréotypes, les idées reçues en tout genre, les amalgames qui persistent.

Lutter contre les violences et harcèlements

Tout d’abord il faut s’attaquer aux violences et aux harcèlements. Les conventions collectives et les dispositions prises sur le lieu de travail ont un impact significatif et représentent, selon cette étude, « des moyens importants de s’attaquer à cette violence et à ce harcèlement, tant pour élargir le champ d’application de la loi lorsqu’elle existe que pour combler les lacunes lorsque la législation fait défaut. »

Mettre en place la transparence salariale

La transparence salariale est rarement le cas dans les entreprises même si la législation pose le principe dans de nombreux pays qu’« un travail de valeur égale doit avoir salaire égal ». L’écart salarial continue pourtant à persister et la transparence salariale semble être l’une des solutions si vous souhaitez établir l’égalité au sein de votre entreprise. Des dispositions fonctionnent également très bien comme la mise en place d’un salaire minimum.

Plus de femmes en haut de l’échelle

Pour augmenter l’égalité homme-femme, l’étude recommande « l’établissement de quotas et de la fixation volontaire d’objectifs chiffrés, de l’institution d’activités de mentorat et de formation à l’intention spécifique des femmes, ainsi que de la mise en place d’aménagements souples du temps de travail ». Ces mesures auraient d’ailleurs eu un impact significatif sur le rythme d’accession aux postes de direction

Agir sur les congés de maternité, de paternité et parentaux inclusifs

Si vous souhaitez toujours plus d’égalité
homme-femme dans votre entreprise, vous pouvez également mettre en place des congés rémunérés pour s’occuper de membres de la famille qui s’appliquent autant aux hommes qu’aux femmes. Les congés de paternité et parentaux ont effectivement aussi un impact sur la situation des femmes sur le marché du travail et dans le travail, si ceux-ci ne sont pas transférables. Les conventions collectives représentent d’ailleurs un outil de l’amélioration des politiques de congés.

Redéfinir le temps pour s’occuper d’autrui

Agir sur le temps ou la plus grande maîtrise du temps de travail en entreprise est également favorable à l’égalité homme-femme notamment quand il y a liberté du travailleur de décision sur ses horaires de travail pour ceux qui ont des responsabilités familiales. La redistribution des activités de soin à autrui en est affectée.

Utiliser la technologie

Plus vous laisser d’autonomie à vos salariés pour organiser vie de travail et vie privée, plus l’égalité se s’établit également. Le fait de travailler à distance notamment permet souvent de concilier les responsabilités familiales et professionnelles.

Un environnement favorable aux femmes chefs d’entreprise

Les initiatives en faveur de l’entrepreneuriat au féminin sont efficaces. Il faut donc les soutenir pour contribuer à cette égalité. L’étude conclut également sur le fait qu’ « il faudrait porter plus d’attention aux incitations à établir pour aider les femmes à rendre leurs entreprises formelles, y compris sous forme de coopératives ou d’autres unités de l’économie sociale et solidaire. »

Vous savez désormais quoi faire.

Le recrutement, doit-on être optimiste ou pessimiste ?

Embaucher, recruter des talents c’est-à-dire des personnes compétentes devient la préoccupation majeure de nombre d’entreprises et affecte de nombreux secteurs. Pour recruter, il faut faire preuve de dextérité pour permettre à l’entreprise de développer sa croissance. Quels sont les obstacles rencontrés pour embaucher ?

Le baromètre réalisé au mois de juin par OpinionWay pour CCI France/La Tribune/LCI dans le cadre de « La Grande consultation » indique que 28% des chefs d’industrie se confrontent à des difficultés de recrutement. Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 608 dirigeants d’entreprise du lundi 17 au jeudi 20 juin 2019.

Le chômage en France est à son niveau le plus bas depuis 10 ans et la conséquence en serait-elle pour certaines entreprises des difficultés dans le recrutement. Cet impact est davantage le fait des grandes entreprises. 60% des entreprises de 10 salariés ou plus ont connu des difficultés à recruter et 15% ont même échoué, ce qui pourrait soulever quelques inquiétudes, à recruter le profil dont elles avaient besoin.

Les petites entreprises ne recrutent pas

Cependant, les entreprises de 0 à 9 salariés sont moins touchées par ces problèmes. En effet 75% des entreprises de 0 salarié aujourd’hui n’ont jamais entamé de procédure de recrutement depuis leur création, et, parmi celles ayant déjà eu des salariés, l’embauche demeure relativement ponctuelle, 61% d’entre elles n’ont embauché personne au cours des 12 derniers mois (contre 10% des entreprises comptant 10 salariés ou plus). Au final, seules 15% des entreprises de moins de 10 salariés ont rencontré des difficultés. Il faudrait peut-être se poser la question quelle est la raison qui fait que les petites entreprises n’embauchent pas. Elles n’apparaissent pas de façon explicite dans ce baromètre.

Le réseau, le moyen de recrutement privilégié des dirigeants

Les entreprises qui ont déjà recruté ont recours à des canaux divers pour trouver les profils dont ils ont besoin. Le recrutement par le réseau se révèle être le moyen le plus utilisé ainsi que le moyen le plus apprécié par les dirigeants.
39% des chefs d’entreprise ont ainsi recours à leur réseau personnel, et 91% de ceux qui utilisent ce moyen le considère efficace, tandis que 28% font appel à leur réseau
professionnel
, 90% le considère également efficace.

Les canaux publics et privés plébiscités ?

Les intermédiaires, publics et privés, sont nettement moins sollicités (respectivement 20% et 14%). En effet, ils inspirent un sentiment d’efficacité plus faible (64% pour les intermédiaires publics et 77% pour les privés).

Les canaux de recrutement utilisés

• Le réseau personnel 39%
• Le réseau professionnel 28%
• L’examen de candidatures spontanées 28%
• Les intermédiaires publics
• Pôle Emploi, APEC, missions locales… 14%
• Les intermédiaires privés
• Les Cabinets de recrutement, agences d’intérim etc. 13%
• La diffusion d’annonces sur internet /réseaux sociaux13%
• La participation à des évènements physiques (Salons, Job Dating etx …) 2%

L’efficacité perçue des différents canaux de recrutement

• Le recours au réseau personnel 91%
• Le recours au réseau professionnel 90%
• L’examen de candidatures spontanées 86%
• La diffusion d’annonces sur internet /réseaux sociaux 82%
• Le recours à des intermédiaires privés (cabinets de recrutement, agences d’intérim etc.) 77%
• Le recours à des intermédiaires publics
• (Pôle Emploi, APEC, missions locales…) 64%
• La participation à des évènements physiques (Salons, Job Dating etx…) 2%

Par ailleurs, la plupart des dirigeants d’entreprise n’ont pas de suggestion pour faire évoluer l’offre de service de Pôle emploi (73%). Pour autant, une meilleure connaissance des besoins des entreprises apparaît comme un objectif prioritaire pour Pôle emploi (5%), afin de proposer des profils plus pertinents aux entreprises (7%). Une partie des dirigeants interrogés suggère également de proposer davantage de formations pour renforcer les compétences des candidats envoyés par Pôle emploi (4%).

Les suggestions pour améliorer l’offre de Pôle Emploi

• Envoyer des candidats compétents et motivés aux entreprises 7%
• Mieux connaitre les besoins des entreprises 5%
• Renforcer les formations 4%
• Être plus efficace et réactif 3%
• Pas d’avis sur Pôle Emploi 3%
• Contrôler les recherches des demandeurs d’emploi 1%
• Faciliter la communication sur les CV et les annonces 1%
• Baisser les charges sur les entreprises 1%
• Autres 2%

Les dirigeants se projettent davantage vers l’avenir

L’indicateur de l’optimiste reste à un niveau relativement élevé (107 points) malgré une baisse notable par rapport à mai 2019.
On peut constater que la baisse régulière du chômage commence tout de même à produire des effets dans l’état d’esprit des dirigeants, qui se tournent davantage vers le futur. 21% pensent que « Ce sera mieux demain » (+14 points), même si la majorité des dirigeants estime toujours que « C’est très bien en ce moment » (49%, -14 points). Enfin, cet état d’esprit a des répercussions concrètes sur les intentions de recrutement : 9% des dirigeants envisagent d’augmenter leur nombre de salariés dans les 12 prochains mois (+2 points). Le niveau observé globalement lors des 3 derniers mois pour cet indicateur est inégalé au cours des deux dernières années.

Enfin, de façon attendue, une large majorité des dirigeants serait favorable à une défiscalisation des bénéfices des entreprises lorsqu’ils sont réinvestis au sein de l’entreprise (83% favorables, 35% tout à fait favorable).