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Netto ou l’utilisation des chats pour faire buzzer

La guerre fait rage sur le marché de l’alimentaire où le discount a pris une place prépondérante. Née de la volonté du groupe Les Mousquetaires afin de disposer de points de vente spécialisés dans le discount, l’enseigne Netto s’est illustrée par une campagne mettant en scène les chats les plus célèbres du Net.

Une campagne décalée et réussie

Cette campagne, au succès bien plus large que prévu, avait pour objectif principal de faire parler de la marque sur un ton décalé et humoristique. On peut dire sans hésiter que la mission est accomplie puisque la publicité a réalisé pas moins de 9 millions de vues sur YouTube. Si on peut s’attendre à une publicité à grand budget, de prime abord, elle se contente, en réalité, de mettre en scène des chats déjà célèbres sur le net. Le principe ?

Réunir les plus célèbres de la toile pour des vidéos humoristiques où ils réalisent tout bêtement des actions drôles et qu’ils répètent ce pour quoi ils sont célèbres. Une différence notable réside dans le fait que l’action se déroule dans un supermarché Netto et que les différents chats y font leur course. Chacun dévoile tour à tour le « talent » qui l’a rendu célèbre. On peut y voir un chat qui sourit alors qu’il passe en caisse, un autre qui supplie « Non ! Non ! Non ! » quand un autre saisit le dernier produit qu’il voulait acheter, celui-ci ne se privant pas de lui lancer son regard assassin ou encore un dernier qui pianote à la caisse. Le montage s’accompagne d’ une musique pour le moins… originale mais qui donne le sourire.

Une nouvelle manière de faire la com

Cette vidéo représente une véritable leçon d’école pour toutes les entreprises qui désirent réussir à bien faire parler d’elles. L’enseignement principal n’est pas tant dans la réunion de plusieurs buzz que dans le message que véhicule discrètement la vidéo. La publicité vante subtilement les mérites de la marque : le prix et la qualité des produits. Mais ce n’est pas tout. Elle véhicule une image positive de l’entreprise puisqu’elle montre clairement que l’entreprise est sérieuse mais ne se prend pas au sérieux. Rappelons qu’à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, une entreprise qui réussit à faire parler d’elle est avant tout une entreprise qui arrive à capter l’attention du consommateur moderne en adoptant un ton différent, plus proche de celui d’une génération connectée. Et il faut le constater, les actions qui font aujourd’hui le buzz sont celles qui sont, comme celles de Michel et Augustin, basées sur l’humour.

Exit les publicités… à l’ancienne

Si, par le passé, les campagnes publicitaires parlaient de l’entreprise sur un ton solennel et professionnel, en transmettant un message à destination des consommateurs qui n’avaient pas vocation à être partagé, les publicités actuelles sont bien différentes. Elles cherchent, aujourd’hui, à créer une relation particulière entre le client et l’entreprise, basée sur la sympathie et sur un intérêt commun. Elles prennent surtout en compte un nouveau type de client : celui du 2.0 qui n’hésite pas à transmettre sur les réseaux sociaux les actions de communication qu’il trouve amusante. Dans tous les cas, l’objectif reste simple : faire rire pour susciter l’intérêt des consommateurs pour une marque ou un produit précis qui s’intéressera par la suite à cette dernière.

L’influence de la Silicon Valley

L’influence de la Silicon Valley

La Silicon Valley est devenue une référence. Elle est citée à tout bout de champ même par ceux qui ne l’ont approchée que par les médias, les interviews de ceux qui y travaillent. Elle représente le pôle des industries de pointe et se situe  dans la baie de San Francisco  dans l’État de Californie et elle est liée à la présence de deux universités prestigieuses. : l’université Stanford1 et l’université de UC Berkeley, qui ont un poids considérable dans la recherche. Mais bref, la Silicon Valley possède une influence sur les start-up d’aujourd’hui. Parmi ces influences deux phénomènes restent particulièrement à noter : celle de la cool attitude dans les entreprises et celle du lean start-up. Zoom sur ces deux tendances venues d’ailleurs. 

Le cool management

Les nouvelles méthodes de management font rage dans les entreprises mais s’il y en a bien une qui connaît un essor, c’est bien le management à la cool. Avec une ambiance plus détendue fort est à parier que vos salariés viendront avec plaisir au travail et feront tout pour rester dans votre entreprise où ils se sentent bien. Grâce à celle-ci, au-delà même du gain en termes de productivité souvent annoncé, avoir une entreprise qui est réputée pour être la place où il fait bon travailler est gratifiant.

Au vu du nombre d’heures où vous risquez d’être présent dans votre entreprise, cela pourrait même vous plaire. Pour commencer, faites du tutoiement la règle, retirer votre costume cravate et mettez-vous à l’aise. Un peu d’humour ne faisant jamais de mal, vous pouvez même vous y essayer pour détendre l’atmosphère. N’hésitez surtout pas à mettre de la bonne humeur car vous transmettez la culture d’entreprise. 

Pensez confort et cadre. 

Votre entreprise peut se mettre en mode start-up et vous pouvez facilement mettre l’ambiance dans vos locaux qu’il vous plaît. Ne copiez donc pas les grands groupes car le cadre est souvent plus austère que dans les start-up. N’étant pas forcément un spécialiste de l’art-déco, vous pouvez à l’image de très nombreuses pousses, donner un budget à chaque salarié afin qu’ils puissent y mettre sa touche personnelle. Quelques espaces verts peuvent être appréciés et les espaces de détentes avec babyfoot, billard, flipper, table de ping-pong voire une console de jeux vidéo sont souvent appréciés. Pour que la détente se fasse, vous devrez montrer l’exemple et inviter vos collaborateurs à essayer avec vous ses activités qui pourraient bien par la suite devenir synonymes du bon vivre dans votre entreprise. Pour compléter ces éléments de décors, pensez au confort de vos salariés et enlevez-leur des préoccupations.

Certaines entreprises n’hésitent pas à créer un pressing interne, à obtenir des places en crèche privée ou encore à créer une salle de sport pour garantir un maximum de liberté. Chacun y gagne du temps. Pour compléter votre ambiance de rêve, vous pouvez aussi organiser quelques fêtes qui vous permettront de fédérer vos équipes. Chaque évènement de l’entreprise peut être une belle occasion de casser la frontière : signature d’un nouveau contrat, arrivée d’un nouveau salarié, anniversaire… 

Le lean start-up

Autre tendance venue d’ailleurs, celle du lean start-up. Si comme nous l’avons vu au début de ce dossier, la réactivité est devenue la reine, il faut se l’avouer : vous allez jouer une véritable course contre la montre. Créée par Éric Ries en 2008, l’objectif de la méthode consiste à diminuer les coûts, liés à la création d’entreprise, en diminuant le temps avant la mise sur le marché. Cette méthode induit de faire tester le produit à vos clients potentiels le plus rapidement possible avant qu’il ne soit diffusé à la totalité de votre cible.

Grâce à cette confrontation au marché, vous pouvez avoir de nombreux retours rapides qui vous permettront de déterminer les qualités et lacunes de votre produit ou service et de corriger le plus rapidement possible ses défauts à l’aide du feed-back provenant de vos clients. Le gain de temps et d’argent peut s’avérer énorme s’il ne rencontre par le succès attendu. Cette approche reste possible dans les start-up où la réactivité est un incontournable.

Les avantages de la méthode. 

Vous l’aurez compris, cette méthode reste simple mais surtout elle est efficace et peu coûteuse. Elle implique cependant le risque que votre produit ou service ne conviennent pas à vos clients. Elle vous évite les travers de vouloir proposer un produit parfait, sachant qu’on peut toujours améliorer son produit. Autre avantage ? Elle évite de partir sur des a priori et d’adapter au mieux votre produit aux désirs de vos clients. Cette technique qui a aujourd’hui prouvé son efficacité, avec de grandes entreprises comme CRITEO qui l’ont mis en place, vous permet de limiter l’incertitude sur votre projet et de vérifier rapidement vos hypothèses.

Si vous souhaitez aller au-delà, sachez que certaines start-up américaines comme Facebook n’hésitent à aller plus loin. Elles prônent le « fail harder » (échouer plus fort) qui consiste à encourager les équipes qui échouent. Vous pouvez ainsi aider vos équipes à dépasser leurs peurs, à faire preuve de plus de créativité et à prendre les risques nécessaires pour innover toujours plus.

Si vous souhaitez la mettre à place. 

Définissez rigoureusement les testeurs de votre produit car ils doivent être représentatifs de vos futurs clients. Faites ensuite rapidement tester votre produit ou service à vos cibles afin de déceler le plus rapidement possible les points faibles. Recueillez un maximum de retour et analysez avec soin le retour et les critiques. Non seulement ce sont eux qui seront les premiers à vous recommander mais vous pourrez identifier les points à améliorer et les axes prioritaires de travail. Deux possibilités s’offrent vous. Soit une majorité de vos clients a apprécié et vous pouvez le lancer sans attendre, soit il ne convient pas en l’état. Vous devrez analyser de manière approfondie leurs critiques afin de déterminer l’ordre de priorité de vos actions. N’hésitez pas à les associer car ils seront vos early adopters, ceux qui vous permettront de commencer. 

7 KPI à analyser absolument pour comprendre vos internautes

KPI Key Performance Indicator for Business Concept - Modern graphic interface showing symbols of job target evaluation and analytical numbers for marketing KPI management.

Comprendre le comportement, l’évolution des mentalités des internautes est la clef pour développer une stratégie à bon escient. Se servir des 7 KPI est une boussole qui permet de cerner la manière d’agir des internautes et de répondre ainsi à leurs attentes.

1. L’évolution de la notoriété de votre marque.

À chaque moment de votre aventure entrepreneuriale, vous devez être en mesure de savoir ce que votre marque évoque à l’extérieur de l’entreprise. Pensez à utiliser des outils comme Google Trends, si vous avez déjà une certaine notoriété. Par ailleurs, évaluer la notoriété de votre marque passe aussi par l’étude des conversations sur votre entreprise, qu’il s’agisse de commentaires, de likes, de téléchargements, d’impressions de bannière…

2. Le pourcentage de nouvelles visites.

 Le but des investissements que vous réalisez sur le web, c’est de faire venir à vous des nouveaux clients ! Le pourcentage de nouvelles visites est donc un indicateur clé pour savoir si votre marque attire du monde de l’extérieur ou non. L’intérêt, pour tout entrepreneur, de mesurer le pourcentage de nouvelles visites, est de savoir de quelle source (ou mot-clé) elles. Vous pourrez ainsi étendre la portée de votre marque en développant particulièrement les produits référencés sur ce mot-clé en particulier !

3. Le taux de clic.

Il s’agit du rapport, exprimé en pourcentage, entre le nombre de clics sur un élément et le nombre d’affichages de celui-ci. Concrètement, une bannière publicitaire affichée 1 000 fois qui aura reçu 10 clics affiche un taux de clics de 1 %. Il s’agit d’un KPI très utilisé dans le domaine de la publicité online ainsi que pour les clics effectués dans les pages de résultats d’un moteur de recherche.

4. le taux de rebond.

C’est un indicateur clé en ce sens qu’il mesure le pourcentage d’internautes qui sont entrés sur une page Web et qui ont quitté le site juste après, ne voyant donc ainsi qu’une seule page de votre plateforme. C’est intéressant d’analyser le taux de rebond car, si ce dernier est élevé, cela signifie que vos visiteurs ne trouvent pas ce qu’ils veulent… et que vous pourrez travailler à améliorer cette insatisfaction !

5. La durée moyenne de la visite.

En lien direct avec le taux de rebond, la durée moyenne définit le temps sur votre internaute passe sur votre site. Ce temps moyen est entendu pour un internaute qui est actif, qui visionne des vidéos, qui clique, qui s’inscrit à des événements, etc. Il s’agit donc d’un indicateur clé pour comprendre le comportement de vos internautes.

6. Le taux de conversion.

 Il s’agit du ratio, en pourcentage, entre le nombre de personnes ayant effectué une action donnée par rapport à la population globale de vos internautes. Une conversion correspond à la réalisation d’une action considérée comme l’aboutissement d’un processus, par exemple : le téléchargement d’un livre blanc, la soumission d’un formulaire, une vente, etc.

7. L’abandon du tunnel d’Achat.

Concrètement, le taux d’abandon représente le pourcentage de personnes qui ont quitté le site internet avant d’avoir payé, alors qu’ils avaient des produits dans leur panier. Le taux d’abandon est un indicateur important pour déceler ce qui bloque votre internaute à acheter ou finaliser un achat entamé.

« Entrepreneur » s’accorde-t-il au féminin ?

« Entrepreneur » s’accorde-t-il au féminin ?

Entrepreneuse…Entrepreneure ? L’orthographe du mot n’est pas le seul point qui pose problème au sein d’un univers malheureusement encore majoritairement masculin. Malgré les évolutions, la France affiche un retard notable en matière d’égalité hommes-femmes. Difficultés à obtenir des financements ou encore manque de confiance en soi, frappent la réalité des femmes entrepreneures. « Entrepreneur » s’accorde-t-il au féminin ? Alors, peut-on réussir dans l’entrepreneuriat quand on est une femme ? 

En 2019, les femmes ont représenté 40 % des créateurs d’entreprises en France. Certes, la parité n’est pas encore atteinte mais il existe une réelle évolution. Elles représentaient 29 % en 1987 et 33 % en 2000. 

Elles ne représentent seulement que 14 % des dirigeants de plus de dix salariés, si l’on en croit le site les Échos. « Statistiquement, considérer que les femmes sont moins attirées par l’entrepreneuriat n’a aucun sens », assure Séverine Le Loarne, professeure-chercheur à Grenoble École de management et spécialiste de l’entrepreneuriat féminin. Et si autant de femmes que d’hommes créaient leur entreprise, la France enregistrerait un gain de croissance de l’ordre de 0,4 % par an. Soit la création d’environ deux millions d’emplois sur vingt ans, selon l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique). Bilan de ce constat : mieux promouvoir l’entrepreneuriat féminin semble capital. 

72 % des femmes entrepreneures sont diplômées d’un Master ou d’un Doctorat

Les créatrices d’entreprises sont les plus diplômées par rapport à leurs homologues masculins. Si près de trois quart d’entre elles ont un diplôme un Bac+5 ou d’un doctorat, les entrepreneurs masculins représentent 62 % dans cette catégorie de diplômes. 

Les entreprises dirigées par les femmes sont en moyenne 8 % plus rentables que celles dirigées par des hommes

Bien que l’entrepreneuriat reste encore majoritairement masculin, les femmes entrepreneures présentent de meilleures performances. Les entreprises dirigées par des femmes affichent en moyenne une rentabilité opérationnelle de 8 % contre 5,7 % chez les hommes. 

Quand l’entrepreneuriat se féminise…

Ces dernières années, ce sont près de 163 millions de femmes qui ont créé une entreprise alors que 111 millions d’entre elles dirigeaient des sociétés déjà constituées, d’après le dernier rapport du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), qui porte sur 74 pays répartis un peu partout à travers le monde. À l’échelle internationale, la création d’entreprise à l’initiative des femmes démontre une progression de l’ordre de 10 %, de quoi réduire de 5 % l’écart avec les hommes. « Ce constat illustre non seulement l’importance des femmes entrepreneures dans le monde, mais met également en évidence leur contribution à la croissance et au bien-être social », explique Donna Kelley, professeure au Babson College et co-auteur du rapport.

« Les femmes entrepreneures apportent un revenu à leurs familles, elles génèrent des emplois dans leurs communautés et créent des produits et des services dont bénéficie la société dans son ensemble », ajoute-t-elle. En France, on enregistre seulement 36 % de femmes entrepreneures en 2016. Un taux dont la tendance est, elle aussi, à la hausse puisqu’il avoisine les 40 % pour l’année 2017. Un bilan encourageant mais encore insuffisant.

La France, en retard en matière d’égalité hommes-femmes

Bien que le défi de créer son entreprise soit relevé par de plus en plus de femmes, ces dernières souffriraient d’un déficit d’image dans l’univers entrepreneurial. En matière d’égalité hommes-femmes, la société française fait état d’un retard notable par rapport à ses voisins européens. Qu’il s’agisse d’inégalités salariales, du fameux « plafond de verre » qui freine voire empêche leurs évolutions de poste, les femmes peinent à faire bouger les lignes dans le monde professionnel. La lutte contre les préjugés étant encore d’actualité, les hommes peuvent se montrer, parfois, réticents face à une femme qui se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Près de deux tiers des femmes ayant créé une société perpétuent, néanmoins, leur activité trois ans après son lancement, selon Challenges.fr, soit une proportion comparable à celle des hommes. Il n’y aurait donc là, mesdames, aucune raison de ne pas sauter le pas !

Un manque de confiance en soi 

Si les mentalités évoluent quant au statut des femmes, l’entrepreneuriat ne demeure pas la priorité de ces dernières en comparaison avec les hommes. « Les femmes ont peur de prendre des risques », lance la présidente du National Women Entrepreneur Council (NWEC), et de se lancer dans un projet d’avenir. En cause : les stéréotypes. Lorsqu’elles parviennent à dépasser les idées reçues, on remarque que les femmes ont tendance à entreprendre davantage dans des secteurs, traditionnellement, plus féminins tels que la communication, la culture ou la mode. Rares sont celles qui entreprennent dans le bâtiment, par exemple.

Côté soutien, la confiance en soi c’est là où le bât blesse : les différents acteurs (partenaires, investisseurs, banques…) démontrent une tendance à l’évitement lorsqu’on parle de femmes entrepreneures. Il faut également savoir que 56 % des femmes s’autocensurent en ne demandant pas d’aide à une banque, selon l’étude Occurrence pour BNP Paribas de 2017. Encore plus difficile donc, par rapport aux hommes, d’obtenir un financement… Le gouvernement s’est saisi de la question et propose une aide spécifique dédiée aux femmes qui créent leur entreprise. 

La garantie EGALITE femmes (ex FGIF)

La garantie EGALITE femmes (ex FGIF)  est le seul dispositif national dédié aux femmes entrepreneures. Son objectif est de faciliter l’accès au crédit bancaire des femmes pour financer la création, la reprise ou le développement de leur entreprise. 

35 % des femmes entrepreneures estiment avoir besoin d’un soutien sur le plan financier dans leur recherche de fonds, selon une étude menée par OpinionWay au début de l’année 2017. Pour les aider, l’État a mis en place, depuis 1989, ce qu’on appelle le FGIF (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes).

Son objectif ? Faciliter l’accès au crédit bancaire des femmes pour financer la création, la reprise ou simplement le développement de leur entreprise, quels que soient le statut de l’entrepreneure (sans emploi, salariée…), la forme juridique de la société ou son secteur d’activité. Seule condition : l’entreprise bénéficiaire doit avoir été créée ou reprise depuis moins de cinq ans (et être dirigée par une femme, bien entendu). L’année dernière, ce fonds de garantie aurait accompagné près de 2 382 femmes entrepreneures pour un montant total de 70 millions d’euros… Pour obtenir ce prêt, la responsabilité de l’entreprise doit être assumée en titre et en fait par une femme.

Le garantie EGALITE femmes intervient sur des prêts de 5.000€ minimum, pour une durée de prêts comprise entre 2 et 7 ans. Le FGIF couvre 70% du montant du prêt, dans la limite de 45.000€. Les cheffes d’entreprises peuvent en bénéficier pour financer des besoins de fonds de roulement et/ou des investissements (hors crédit-bail). De plus, la banque s’engage à ne pas prendre de caution personnelle.

Pour plus d’infos sur ses conditions d’obtention, renseignez-vous auprès du fonds territorial du réseau France Active de votre région. 

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) : un mode de vie pour l’individu et l’entreprise

Plus une nécessité qu’une tendance, la RSE s’appuie désormais sur des nouveaux services, plateformes et initiatives pour se promouvoir. La participation active de l’entreprise, à ce niveau, ne cesse d’augmenter.

Les principaux enjeux de la RSE

L’efficience économique, l’équité sociale et la responsabilité environnementale constituent les principaux enjeux de la RSE. Au niveau de l’économie, les moyens employés dans ce sens sont l’innovation, la productivité et la prospérité ; tandis que la santé et le bien-être de la communauté, les droits de l’individu, le partage équitable des ressources font partie des objectifs visés par l’équité sociale. Quant à la responsabilité environnementale, son action se concentre sur des objectifs touchant la biodiversité, les aménagements du territoire, la quantité/qualité de l’eau, les changements climatiques, mais surtout sur l’utilisation des ressources disponibles (renouvelables et non renouvelables) et la gestion des produits. Pour résumer, ces enjeux concernent trois secteurs majeurs de l’activité humaine : financier, environnemental et social. En se renforçant mutuellement, chacun d’entre eux bénéficie de leur interaction. Les initiatives environnementales auront un impact sur les
projets sociaux et il pourra en découler une valeur financière

Quels sont les avantages pour une entreprise à s’impliquer ?

Plus que jamais, les entrepreneurs sont appelés à jouer un rôle primordial dans le développement durable. En contrepartie, cette implication influence positivement leur réputation et booste leurs performances sur le plan des revenus. De nombreuses grandes entreprises semblent déjà l’avoir bien compris et pensent à leur avenir en concrétisant cette tendance au sein de leur structure. Certains leaders sur le marché comptent bien l’implanter. Ils n’hésitent pas à s’impliquer et dévoilent leurs engagements RSE sur plusieurs années. Danone se dit prêt à être la première entreprise à mission du CAC40 pour renforcer ses engagements sociaux, environnementaux et créer de la « valeur durable ». Cette proposition présentée lors du conseil d’administration le 19 mai sera soumise à l’Assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 26 juin à huis clos en raison de l’épidémie.

La RSE peut également s’étendre à l’efficacité et la qualité des produits. Le fait de rendre un produit encore plus sécuritaire, plus sain et efficace en améliore la valeur et cela se traduit habituellement par une augmentation du nombre de nouveaux clients. De plus, les acheteurs du secteur public demeurent plus enclins à inscrire dans leurs cahiers des charges les noms des fournisseurs soucieux du développement durable et de l’environnement. Le groupe Renault semble lui aussi soucieux des enjeux de la RSE au vue de sa politique qui vise à réduire leur empreinte environnementale et user raisonnablement de nos ressources naturelles. La Zoé, première voiture électrique grand public, confirme cette volonté. L’humain ferait également partie de leurs préoccupations puisqu’ils veillent à la santé des usagers de la route, des riverains et de leurs salariés, tout en rejoignant le principe de l’égalité des chances.

Des pratiques qui favorisent la RSE

De nombreuses bonnes pratiques restent à mettre en place au sein de l’entreprise comme s’assurer de la gestion efficace des déchets, des bruits et des odeurs mais également veiller à utiliser toutes les ressources disponibles. Surtout une entreprise désirant s’inscrire dans cette démarche devra prendre en compte qu’elle peut apprendre de ses clients, de ses collaborateurs et des communautés environnantes. Afin de s’inscrire dans cette démarche, elle peut se lancer, par exemple, dans un objectif de certification ISO 14001. Une vérification plus rigoureuse des produits que l’entreprise fabrique, particulièrement au niveau de leur empreinte écologique et de leurs répercussions sociales, favorise les entreprises qui souhaitent progresser. Enfin, l’entreprise doit souscrire à l’équité salariale et au respect des droits de la personne si elle souhaite s’inscrire véritablement dans cette démarche.

Initiatives et projets

L’État, les entreprises et les intervenants de la société civile comme les organisations non gouvernementales et les associations, constituent les principaux acteurs de la RSE. Aussi, au cours des quinze dernières années, nous avons vu apparaître une panoplie de recommandations, d’injonctions, de protocoles et de codes de conduite pour la promouvoir et la développer. En 2003, par exemple, la France adoptait la Stratégie nationale de développement durable, dans le cadre d’une démarche écolo-responsable. Celle-ci, toujours d’actualité, est axée sur les ressources de l’environnement, la diminution de l’empreinte écologique due aux activités industrielles et recherchent les solutions pour contrôler le gaspillage ; le fait de contribuer à améliorer les conditions de travail, ainsi que la réalisation concrète d’économies budgétaires font également partie du programme.

Qu’il s’agisse de l’action d’un seul individu ou d’une entreprise, les efforts déployés concernent également la qualité de l’eau, la consommation en papier, l’économie des coûts et des répercussions des énergies. Mais aussi l’adoption d’une politique d’achat qui privilégie non seulement le respect de la personne mais aussi celui de tout ce qui constitue l’environnement. Au niveau de la construction, des expériences axées sur la durabilité ont permis aux intervenants de ce milieu de privilégier des standards de type AFNOR et ISO (International Standards Organization).

Les gouvernements ?

Les gouvernements, quant à eux, comptent sur le grand réseau Internet pour faire la promotion de ces stratégies auprès du public et contribuer à leur réalisation. Depuis, de plus en plus de pays ont adopté le nouveau programme de développement durable de l’ONU, qui s’articule autour de dix-sept objectifs et d’un accord mondial sur la recherche de solutions en regard des changements climatiques. Les experts réalisent que le concept de développement durable donne lieu à des répercussions importantes dans les grandes multinationales – tant au niveau des prestations commercialisées que des technologies. Son impact, en particulier sur les méthodes de travail, se retrouve également dans les petites et moyennes entreprises.

Compte PEA : Que faut-il faire en période de récession ?

Close-up Of A Human Hand Protecting Pink Piggy Bank On White Desk

Le PEA est l’enveloppe la plus populaire et la plus avantageuse fiscalement pour investir en Bourse lorsque l’on est un particulier français. Outil incontournable de l’actionnariat individuel français, le PEA est donc un bon indicateur des grandes tendances à l’œuvre sur les marchés financiers européens en général et la place boursière parisienne en particulier. Quels impacts la crise sanitaire a-t-elle eue sur les cours de Bourse et l’exposition des investisseurs ?

Découvrez dans cet article les conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur l’épargne des Français, leur exposition au marché actions et leur recours au PEA. Retrouvez aussi quelle conduite tenir en cas de récession sur les marchés financiers : les titres à envisager et ceux dont il vaut mieux se débarrasser.

Le krach boursier baisse-t-il l’épargne des Français ? 

La crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus a entraîné un confinement des populations dans de très nombreux pays. S’en est suivi un très fort ralentissement de l’activité économique et une mise à l’arrêt quasi-totale de certains secteurs particulièrement touchés qui ne pourront envisager une reprise, au mieux, qu’au second semestre 2020, comme le secteur du tourisme et de l’hôtellerie-restauration par exemple. Cette baisse de l’activité a évidemment eu une répercussion importante sur les marchés financiers : les différentes places boursières du globe ont enregistré des chutes significatives et, sur les marchés devenus baissiers, planent les perspectives d’une récession. 

Les Français investis en Bourse au travers d’un PEA mais aussi d’un compte-titres ou encore au travers des supports en unités de compte de leur contrat assurance-vie ont donc potentiellement perdu une partie de leur capital. Néanmoins, ce confinement a aussi entraîné une épargne forcée, évaluée à 55 milliards d’euros en France. Or, ce n’est pas d’épargne dont l’économie a aujourd’hui besoin mais d’investissement comme le soulignait récemment Bruno Le Maire. Les Français abandonneront-ils pour autant les placements à capital garanti pour se tourner vers les marchés actions et alimenter compte-titres et compte PEA ? 

Quels impacts sur le PEA ? 

La crise liée au Covid-19 a eu un effet inattendu sur l’exposition des Français aux marchés financiers. Est-ce dû aux commentaires de la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher qui début mars confiait « c’est le moment de faire de bonnes affaires en Bourse » ? Toujours est-il que plus de 150 000 investisseurs français ont fait leur entrée sur les marchés au moment de la crise du Covid-19. C’est du moins ce qui ressort d’une étude de l’AMF publiée en avril 2020 et intitulée Comportement des investisseurs particuliers pendant la crise Covid-19.

Si de nombreux investisseurs détenant un PEA depuis de nombreuses années peuvent déplorer des pertes latentes, ce n’est pas forcément le cas de nouveaux entrants qui ont investi au moment de la baisse. Du moins pour le moment !

Faut-il ouvrir un compte PEA en période de récession ?

Ouvrir un PEA en période de récession, est-ce une bonne idée ? En effet, on peut se demander s’il est judicieux d’ouvrir un PEA dès lors qu’une crise économique survient. Les Français qui ont ouvert un compte PEA au moment du plongeon des indices l’ont sans doute, pour beaucoup, fait dans l’optique d’un market timing avantageux, c’est-à-dire avec la volonté d’entrer sur des plus bas afin d’ensuite profiter de la hausse et de revendre sur des plus hauts. Cependant, ce n’est pas aussi simple que cela. En effet, le market timing est toujours hasardeux et peu fiable. On ne sait pas en effet quand les cours repartiront à la hausse et dans combien de temps ils atteindront des niveaux identiques à l’avant-crise. Mieux vaut donc avoir beaucoup de temps devant soi et vouloir investir dans la durée. Le meilleur moyen d’investir sur les marchés boursiers et de remplir son PEA ou son compte-titres est encore d’y investir une somme d’argent à intervalles réguliers (tous les mois ou tous les trimestres par exemple) et dans la durée (sur 5, 10, 15, 20 ans ou plus). 

Il peut être intéressant pour le particulier d’ouvrir un compte en période de récession pour profiter du rebond. Mais attention, cela nécessite un horizon d’investissement long et une aversion au risque limitée. Il est possible en effet que les cours, soumis à une forte volatilité, fassent le yoyo pendant de longs mois, voire des années, avant de repartir à la hausse. 

Y-a-t-il des actions à privilégier pour débuter ?

En période de récession, mieux vaut opter pour des valeurs sûres. Le PEA étant limité aux valeurs dont le siège social est situé dans l’Union Européenne, il pourra être opportun de se positionner sur les poids lourds du CAC 40 ou de l’Eurostoxx 50, au travers d’ETF sur ces indices par exemple. 

Mais si vous avez le temps et les compétences, il est aussi possible de sélectionner vous-mêmes les titres vifs de grandes sociétés au bilan solide, peu endettées, dont la croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices s’inscrit dans la durée et qui ont quelques dizaines voire quelques centaines d’années d’existence et ont été à même de traverser des crises précédemment. 

Que faut-il faire des actions qui chutent ?

Faut-il conserver sur son PEA des actions dont le cours dégringole ? Il est plus prudent en période de crise de se débarrasser des titres les plus volatils et appartenant aux secteurs d’activité les plus touchés par la crise. Toutefois, ce n’est pas parce qu’une action voit son prix divisé par deux en quelques mois qu’il faut forcément s’en débarrasser, au contraire. Si les fondamentaux sont bons, que les circonstances actuelles n’ont pas mis à mal le business model, que les avantages concurrentiels sont toujours présents, que la société est solide et a démontré les dernières années qu’elle réalisait une croissance des bénéfices et de son chiffre d’affaires dans la durée, aucune raison de se débarrasser sur titre, vous manqueriez le rebond fort probable. D’ailleurs, il peut également être judicieux d’acheter ce type de titres injustement massacrés et de le loger dans son PEA.

En revanche, il faut absolument se poser la question de conserver dans son compte PEA un titre qui dévisse car la crise a très durement touché son secteur d’activité ou mis à mal son business model

Les indicateurs, clés de performance ?

KPI - Key performance indicator. Business process efficiency improvement.

Mesurer la performance, connaître les chiffres de fréquentation sur votre site web, améliorer votre taux de conversion… Quel entrepreneur du web (voire de tous secteurs confondus) n’a pas aujourd’hui eu ces mots-là à la bouche ? Attacher de l’importance à ces fameux « KPI », ou « indicateurs, clés de performance … », est certes essentiel pour améliorer son business. Mais à vouloir tout mesurer, on peut aussi tomber dans quelques pièges qu’il est préférable d’éviter. Enquête.

Le Kpi, baromètre du web analytics

Les chiffres, datas et autres indicateurs sont devenus la norme dans la plupart des entreprises modernes qui s’appuie sur le web 3.0 pour exister. En effet, avec l’explosion du numérique et du Big Data, il devient impossible pour lancer un e-business d’exister sans afficher des chiffres actualisés sur la fréquentation de son espace web et l’évolution de ses ventes en temps réel. La technologie permet de solliciter à chaque interaction la puissance des systèmes d’informations.

C’est pourquoi l’utilisation des KPIs a fait un bond phénoménal dans le quotidien des entreprises au fil des siècles. Mais qu’entend-on par « indicateurs de performance » ? Dans son livre intitulé The Big Book of Key Performance Indicators (La Bible des Indicateurs Clé de Performance, ndlr), l’expert américain en Web Analytics et entrepreneur Éric Peterson tient à distinguer les chiffres bruts des indicateurs clés de performance. Selon l’expert, ces derniers constituent soit un taux, un quotient, une moyenne ou un pourcentage. Concrètement, il ne sert donc quasiment à rien de mettre dans son rapport de KPI les 5 000 ventes que vous avez réalisées le mois dernier. En revanche, comparer ces ventes à celles réalisées la semaine passée devient intéressant et vous fournira un KPI, un indicateur clé de performance.

Bien sûr, l’entrepreneur ne va pas jusqu’à dire qu’il vous faudra exclure les chiffres bruts de vos rapports de KPIs, au contraire. Mais bien distinguer les deux permet de séparer ce qui relève d’un état des lieux d’un côté et ce qui mesure réellement la performance de votre entreprise de l’autre, qu’il s’agisse du commercial, du management ou de la notoriété.

Mesurer pour mieux performer

On ne compte plus les consultants, livres et articles de presse qui mettent en avant les bénéfices des indicateurs clés de performance. à juste raison ! Car dans un contexte de crise économique, les entreprises ont bien compris que s’appuyer sur des données tangibles permet de déceler les forces et faiblesses de son activité et d’apporter des solutions concrètes pour l’améliorer en continu (le fameux mode « lean » !) et faire face à la concurrence.

Concrètement, le recensement et l’analyse de ces différentes données permet de mesurer et d’évaluer la qualité de l’exécution de la vision stratégique mise en place par les dirigeants au sein de leur entreprise. Côté commercial, la capacité à mesurer les performances de chaque levier d’acquisition a permis de développer des offres de « webmarketing à la performance » comme le Coût par Acquisition (CPA) ou Coût par Clic (CPC). D’un point de vue financier, l’analyse des KPI permet à chaque entrepreneur de rationaliser ses investissements marketing et d’optimiser sa stratégie afin de rentabiliser son dispositif promotionnel.

Vous comprendrez aisément à quel point les KPI peuvent couvrir un champ très large, allant de l’efficacité globale d’une campagne à l’ensemble des actions marketing en passant par de nombreuses actions particulières qui ont trait à l’exécution des collaborateurs en interne ou au ciblage des consommateurs en externe. Parmi les KPIs les plus importants, on peut citer les ventes par canal d’acquisition, les ventes par gamme de produits (exprimés en pourcentage), le taux de rotation de la clientèle, le taux de désabonnement, de plaintes, de réclamations, le pourcentage de réussite d’appel d’offres ou encore le niveau de satisfaction interne des services… Difficile de passer outre ces données si l’on veut récolter le maximum d’informations sur son business en ligne. Pourtant, certains écueils existent…

Obsession du contrôle et perte de temps

Bien sûr, les outils de mesure sont indispensables aujourd’hui à toute société qui veut exister dans un monde où la concurrence (et les clients !) vous poussent à aller toujours plus loin, toujours plus vite. Attention néanmoins, rester focalisé sur les chiffres peut engendrer quelques problèmes. Mal utilisés, les KPIs peuvent rapidement devenir inefficaces ! Ils peuvent vous transformer en obsédé du contrôle (ou conforter votre obsession si celle-ci préexistait déjà en vous !). Les entrepreneurs qui s’adonnent à ce genre de pratiques, on les appelle les « control freaks ». Le dernier exemple en date ? Steve Jobs, fondateur d’Apple… Obsession de la perfection, volonté de tout contrôler et donc, ne pas déléguer facilement, voilà les trois principales caractéristiques de ce type de dirigeants.

Le psychanalyste Roland Gori

Le psychanalyste Roland Gori s’exprimait dans les colonnes du Monde en 2013 en ces termes : « Les control freaks conviennent à notre civilisation capitaliste qui rationalise les conduites pour optimiser la production et le rendement. L’individu entrepreneur de lui-même se conçoit comme une micro-entreprise libérale autogérée ouverte à la concurrence et à la compétition sur le marché des jouissances existentielles. » Comme quoi, parfois, lâcher du lest s’avère nécessaire. S’écarter de son tableau de bord initial vous donnera des possibilités d’ouverture afin d‘adapter votre plan de développement à la réalité du terrain.

La perte de temps engendrée par le reporting des différentes données ! Selon une étude de l’APEC, près de deux tiers des salariés trouvent que le reporting représente trop de travail et les managers français y passeraient en moyenne 40 % de leur temps ! Chronophage, la mesure des indicateurs clés de l’entreprise peut donc vite devenir un poids pour des salariés qui ne disposent plus d’assez de temps pour remplir leurs objectifs. Bien sûr, la récolte des données reste cruciale pour la bonne marche de la boîte.

Mais des astuces simples permettent d’optimiser ce temps passé à les compiler. Au lieu de demander à chacun de vos salariés de récolter les informations qui proviennent de sources différentes au sein d’un même fichier Excel, utiliser des solutions de tableaux de bord de business intelligence peut vous aider à automatiser ces procédés de récoltes en se connectant à vos sources multiples d’information. Ces conseils simples à appliquer vous permettront d’utiliser les KPIs avec parcimonie, afin qu’ils restent ce qu’ils doivent être : des outils de mesure. Et non de contrôle permanent !

Comment gérez-vous votre emploi du temps ?

Comment gérez-vous votre emploi du temps ?

A ta place, je m’organiserai autrement. Les conseils pleuvent mais souvent ils ne tiennent guère compte des habitudes liées à la vie dite privée mais aussi des contraintes familiales qui peuvent venir en un instant un planning bien établi car celles-ci vous accaparent à tel point que vous êtes obligé de remettre à plus tard vos prévisions. De plus, vous pouvez vous retrouver cloué au lit par une simple rage de dents ou un rhume des foins qui vous embuent l’esprit. Vous êtes d’abord et avant tout un être humain avec ses forces et faiblesses. Et vous, comment gérez-vous votre emploi du temps ?

La gestion de son temps ! Une vraie question pour un entrepreneur. Certes il existe de nombreuses manières de s’organiser. Pourtant la personnalité influe sur le comportement. Et vous, comment planifiez-vous votre emploi du temps ?

Le minutieux : jamais sans son agenda !

Ce chef d’entreprise ne connaît pas d’imprévus ou, plus exactement, dispose d’une période réservée dans son emploi du temps pour les gérer. Tout est noté, classé, archivé et copié dans ses agendas, son smartphone et quelques post-it disposés un peu partout autour de son bureau. Dès le réveil, l’entrepreneur minutieux prend soin d’appeler sa secrétaire pour confirmer les rendez-vous prévus pour la journée. Une fois le petit déjeuner avalé -à heure précise bien entendu-, il est prêt à se rendre au travail et à surveiller si tous ses employés arrivent bien à l’heure.

Il prend ensuite place dans son bureau, où tout est classé soigneusement et s’attaque à ses obligations patronales. 10 h : c’est le milieu de la matinée, l’heure de traiter les éventuels imprévus. Midi pile, il file en déjeuner d’affaires. Pas question de s’éterniser, le déjeuner durera très exactement le temps défini à l’avance avec son interlocuteur. Le reste de sa journée se déroule exactement comme sa matinée et les jours précédents. Un dernier rendez-vous et il pourra rentrer chez lui, classer ses documents et se coucher, toujours du même côté du lit. 

Le fêtard : deux dolipranes avec le café

Toujours de sortie le soir, cet entrepreneur n’est jamais rentré à son domicile avant 2 h du matin. Autant dire que les matinées sont difficiles et les après-midi épuisantes. Le chef d’entreprise fêtard ne réveille son vrai potentiel qu’à la nuit tombée. Moment où il constitue et entretient son réseau. Le matin, à 8 h, son réveil sonne. Après l’avoir éteint à de multiples reprises, il parvient à se lever… à 10 h ! Cet entrepreneur a toujours besoin de son café matinal, qu’il prend sans sucre mais avec deux comprimés pour lutter contre le mal de tête.

Il arrive à son bureau, reprend un café, salue ses employés et va travailler ses dossiers dans son bureau, où il lutte contre le sommeil. À l’heure de midi, il part pour un déjeuner d’affaires. Généralement dans le but d’organiser une soirée future avec l’un ou l’autre des membres de son réseau professionnel. L’après-midi, après une petite sieste digestive, l’entrepreneur-fêtard règle ses affaires administratives et passe un peu de temps avec son équipe. Il veille principalement au fait que ses employés aient bien conscience qu’il travaille énormément. Aux alentours de 18 h, le voici en route pour un nouveau rendez-vous très important. La nuit s’annonce courte. 

Le fantôme : y a-t-il un patron dans la boîte ?

Les rumeurs concernant un éventuel patron dans cette entreprise vont bon train. Cet entrepreneur mystère semble très occupé, mais ne fait –presque– jamais son apparition au sein de sa société. Si bien que les quelques salariés qui croient à son existence se demandent à quoi ce patron fantôme peut bien occuper ses journées. Le chef d’entreprise se réveille, à 4 h du matin, et se rend à son bureau bien avant ses employés. Il récupère ses dossiers, vérifie son agenda et prend la voiture jusqu’au lieu de son premier rendez-vous, à quelques dizaines de kilomètres de chez lui. Une fois son entretien terminé, l’entrepreneur ne traîne pas. Direction : déjeuner d’affaires !

Le repas terminé, pas question de s’attarder. Il reprend le volant pour se rendre en rendez-vous client et enchaîne une réunion avec l’un de ses prestataires. Lorsque tous ses rendez-vous sont terminés, il repasse par son bureau. Tous les salariés sont déjà partis. L’entrepreneur fantôme actualise ses dossiers et rentre chez lui. Encore quelques coups de fil à passer. Enfin, il pourra aller se coucher, espérant pouvoir passer plus de temps avec son équipe le lendemain. Ou pas…

Le sédentaire : mon bureau et rien d’autre 

Chef d’entreprise chevronné, il a appris à tout diriger depuis son bureau, seul endroit où il se sent bien. Que ce soit pour les réunions ou même pour la pause déjeuner, personne ne l’a jamais vu en sortir. Le matin, l’entrepreneur sédentaire se réveille généralement rapidement. À peine sorti de chez lui, il passe acheter un petit déjeuner qu’il emporte jusqu’à son bureau. Il arrive le premier et commence à trier ses dossiers et à planifier sa journée. Son emploi du temps semble très précisément organisé, de sorte à pouvoir effectuer tous ses entretiens sans quitter sa pièce fétiche. L’heure du déjeuner venu, il se fait livrer directement sur place et mange sur un coin de table.

La valse des entrées et sorties dans son bureau reprend de plus belle dès le début de l’après-midi. Entre les rendez-vous planifiés, les demandes ponctuelles de ses salariés et les collaborateurs qui lui rendent visite sans prévenir, l’entrepreneur sédentaire possède forcément une image d’entrepreneur disponible 24 h / 24. Une fois la journée de travail terminée, il s’éternise encore un peu, profitant de la solitude du soir, avant de rentrer chez lui, fatigué de voir trop de monde se bousculer à sa porte.

L’adepte de la réunionite : plus on est de fous…

Cet entrepreneur reste toujours très soucieux de l’avis de ses employés. Il n’hésite d’ailleurs pas à les convoquer au moindre problème et même lorsqu’il n’y en a pas, l’entrepreneur adepte de la réunionite peut provoquer une réunion, juste pour savoir si tout le monde est bien satisfait. Pour ce chef d’entreprise, tout commence dès le matin. Au réveil, il peut même lui arriver de réunir sa famille pour s’assurer que tout le monde a passé une bonne nuit. Il se rend ensuite à son bureau où il organise une première table ronde avec son équipe, dans le but de lister toutes les choses à réaliser dans la journée, ainsi que les éventuels problèmes. Une fois le brainstorming terminé, la tâche consiste à programmer une réunion pour chacun des points établis.

Pour ce chef d’entreprise, la journée est principalement composée de deux événements : les réunions inscrites au planning et celles, plus ponctuelles, destinées généralement à s’assurer que tout se passe bien pour l’équipe ou à planifier d’autres débats pour la journée voire la semaine. La journée terminée, ce patron revoit son planning afin de décaler les réunions qui n’ont pas pu avoir lieu et d’en programmer de nouvelles pour fixer des objectifs. 

Le carpe diem : à l’heure, ni plus ni moins

Pour cet entrepreneur, seules les urgences ne peuvent pas attendre. Il préfère ne s’occuper que des priorités absolues. Lorsque son équipe semble avoir besoin d’aide, inutile qu’ils se tournent vers leur patron, sauf si la deadline est dans moins de quelques minutes. Paradoxalement, il est en général très intransigeant avec les retards.

Le matin, il se lève au même moment que la dernière sonnerie de son réveil et n’arrive jamais plus de deux minutes avant son premier entretien. Une fois celui-ci terminé, il s’occupe des dossiers qui sont sur le point d’expirer. Le midi, il part en repas d’affaires, et arrive au restaurant au moment même où son client allait partir, lassé de l’attendre. L’entrepreneur retourne ensuite à son bureau où il prend quelques rendez-vous urgents. À force d’habitude, il a appris à consacrer ses après-midi aux urgences de ses salariés. Le soir, il rentre chez lui pile à temps pour le dîner, tout en en constatant à quel point le monde va vite…

Ces entreprises qui ont subi un piratage important

Aucune entreprise n’est à l’abri d’une cyberattaque. Et pourtant de nombreux entrepreneurs pensent qu’elles n’arrivent qu’aux autres. Zoom sur des entreprises qui ont subi un piratage important qui donnent le frisson.

TV5 Monde

En avril 2015, une cyberattaque vise l’infrastructure de diffusion de TV5 Monde. Cet acte entraîne l’arrêt des programmes de la chaîne du 8 au 9 avril. L’ensemble de la messagerie disparaît des serveurs et les sites internet ainsi que les comptes Twitter et Facebook ont elles aussi été piratées. Des messages de propagandes en anglais, arabe et français ont été diffusés en soutien à l’État islamique, même si les pistes amènent l’enquête vers un groupe de pirates russe.

M6

En 2006, le groupe de médias français a été victime d’une attaque informatique par le biais d’un rançongiciel. Néanmoins, le groupe a heureusement pu continuer à diffuser les programmes sur l’ensemble des antennes TV et radio.

Ashley Madison

Le 15 juillet 2015, le site de rencontres pour adultes se fait pirater par des hackers qui parviennent à récupérer la liste des clients du site, leurs données personnelles (noms, adresses, fantasmes sexuels et numéros de cartes de crédit). De surcroît, les pirates menaçaient de tout divulguer si le site Ashley Madison ne fermait pas. Le 22 juillet, les prénoms des clients ont été publiés et leurs données personnelles ont été dévoilées le 18 août.

Hacking Team

Il s’agit d’une entreprise italienne de sécurité informatique qui monnaye des logiciels servant à l’espionnage et à la surveillance. Comble de l’ironie, le 5 juillet 2015, l’entreprise de piratage s’est elle aussi faite pirater. Le compte Twitter est détourné. 400 Go de données (contenant e-mails internes, factures et code source) sont publiés sur internet.

Eurofins

En juin 2019, Eurofins, leader mondial de l’analyse biologique, a été victime d’un ransomware. Celui-ci a perturbé ses systèmes informatiques et exposé les données de santé de centaines de milliers de Français. Cette attaque informatique a entraîné une perte estimée à 35% sur les bénéfices semestriels du groupe. De plus, les conséquences ont été catastrophiques tant sur le plan de la confiance que de la réputation : de nombreux clients britanniques ont craint pour leurs données et ont suspendu leur contrat.

L’agglomération Grand Cognac

En 2019, un cryptovirus a infecté le système de messagerie puis s’est répandu dans 400 ordinateurs. Toutes les données informatiques de l’agglomération de Grand Cognac en Charentes ont été rendues illisibles, et une demande de rançon s’élevant à 180 000 euros a été faite par le hacker. Les dégâts ont par ailleurs été estimés aux alentours de 150 000 euros. Un enjeu de taille.

EDENRED

En 2019, Edenred, leader mondial des solutions de paiement dans le monde du travail a été ciblé par un virus. Il a fallu prendre des mesures immédiates comme la déconnexion des systèmes afin de protéger les activités commerciales et les opérations des clients. Heureusment, aucune donnée personnelle n’a été volée ou consultée et aucune contamination n’a eu lieu.

CHU de Rouen

En novembre 2019, une cyberattaque a visé le centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen qui a impacté de nombreux services : le pirate a bloqué les machines (des équipements touchant à l’informatique, des ascenseurs, de l’imagerie médicale, des systèmes d’analyses et exigé une rançon pour permettre aux machines de fonctionner à nouveau. Compte tenu du domaine sensible lié à la santé et à la vie des patients, l’inquiétude a fait craindre le pire. La remise en route du système a mobilisé une cinquantaine de personnes.

Les 120 hôpitaux du groupe de santé Ramsay

En août 2019, le groupe Ramsay Générale de santé a été victime d’une attaque virale : la messagerie, les systèmes informatiques et les applications-métier. L’ensemble des établissements qu’il gère en France ont été touchés. « Il n’y a pas eu de conséquences pour les patients, ni pour la continuité des soins ni pour leur sécurité », selon la direction du groupe.

La robotisation, au service ou à la place de l’homme ?

Des documentaires entièrement dédiés, de nombreuses pages dans des magazines spécialisés ou dans des revues plus généralistes, des essais provenant d’intellectuels de tous horizons, des films… La robotisation de la société est aujourd’hui partout, dans toutes les têtes et dans tous les esprits.

Nombre de films de science fiction sur cette robotisation de nos vies sont désormais dépassés tant les innovations se sont succédé. Partout, sur nos lieux de travail comme à nos domiciles, les robots sont là, de machines et d’appareils électroniques à même de nous simplifier la vie. Mais ce développement a également des côtés plus sombres, à l’image ce qui se passe dans les entreprises. La robotisation est-elle en train de se faire au profit ou aux dépens de l’Homme ? Les machines et autres robots sont-ils en train de nous remplacer? Et cela sans que nous nous en rendions compte ou ont-ils seulement vocation de simplifier notre quotidien ?

UN DÉVELOPPEMENT INCESSANT DE LA ROBOTISATION

Si nous regardons les chiffres et toutes les statistiques qui nous parviennent, force est de constater que la robotisation trouve son développement majeur dans les entreprises. De nombreux secteurs font appel à des robots pour se développer et améliorer la productivité. Des chaînes de montage industrielles, en passant par les caisses automatiques dans les supermarchés, la robotisation de l’entreprise n’est aujourd’hui plus un mythe. Les industries de l’automobile et de l’électronique restent celles où le recours à la robotisation est le plus important.

Bien évidemment, cette robotisation peut poser problème dans certaines entreprises mais le gain en productivité demeure indéniable. L’exemple de Tesla, le constructeur automobile de voitures électriques sportives et haut-de-gamme, en constitue la preuve. En regardant ce secteur de plus près, et selon les chiffres donnés par l’IFR (la Fédération Internationale de la Robotique), les ventes de robots aux entreprises augmentent . Les estimations laissent à penser que ce rythme de croissance devrait continuer. Des chiffres qui font tourner la tête au regard de ce que l’on peut trouver ailleurs. Le marché des robots domestiques est estimé par l’IFR à plus de 10 milliards d’euros d’ici 2021 contre 1 milliard d’euros en 2016. Le marché des robots agricoles est lui le 2ème marché mondial de la robotique de service professionnelle. On l’estime à 16,3 milliards d’euros à l’horizon 2020.

DESTRUCTION D’EMPLOIS OU TRANSFORMATION

Les critiques à l’encontre de la robotisation de la société sont légion. Elles se présentent souvent comme un danger pour l’Homme. Combien de plans de licenciement à cause d’un recours massif à la robotisation ? Combien d’employés ont perdu leur emploi car jugés moins productifs que les robots destinés à les remplacer ? Jusqu’à quel point la robotisation va-t-elle se développer dans notre société ?

Si ces questionnements peuvent ralentir la progression de la robotique, il demeure important de rester objectif. En effet, l’industrie de la robotique représente une industrie qui recrute, pour le développement, la fabrication, la mise en œuvre, le suivi et dans bien d’autres tâches et activités… Et c’est en réalité une transformation de l’emploi qui s’opère avec un repositionnement des employés à cause de la robotisation de la société. Il s’agit d’une illustration de la théorie de la destruction créatrice que nous connaissons tous. L’économie suit un cycle, et la robotisation n’est qu’au début de celui-ci.

DES RÉFLEXIONS À MENER

Il devient intéressant d’engager de réelles réflexions sur la robotisation de la société. Les robots remplacent les Hommes dans les entreprises certes. Mais à une échelle qui reste tout de même peu conséquente si l’on regarde le nombre total d’emplois dans les entreprises. À l’inverse de ces aspects négatifs, il est indispensable de considérer également toutes les choses positives apportées par la robotisation. Notamment lorsqu’on pense au domaine médical avec des chirurgies sans erreur réalisées par des robots, des gains de productivité jusqu’alors jamais espérés permettant de rester en compétition avec des entreprises étrangères où la main d’œuvre reste moins chère, des méthodes de production nouvelles qui permettent à l’Homme de se consacrer à d’autres tâches moins contraignantes. Mais aussi bien d’autres aspects positifs que nous nous devons de considérer pour réfléchir à la question avec objectivité.