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La prolongation du préavis doit être faite par écrit

prolongation du préavis

La prolongation du préavis apparaît souvent comme découler d’un accord tacite. Il est préférable pour l’employeur de formaliser par écrit la prolongation du préavis d’un salarié. En effet, si ce n’est pas le cas, cette période peut être considérée comme un nouveau contrat de travail.

Un employeur et son employé peuvent décider de  prolonger pour l’employeur de formaliser cet accord par écrit. Pourquoi cela ? Tout simplement, parce qu’en cas de conflit, faute de preuve, les juges pourraient considérer que la poursuite de la relation de travail au terme du préavis a entraîné la conclusion d’un second contrat. Il est bien évident que l’employé a continué à travailler au sein de l’entreprise et donc il est difficile de le contester.

Un exemple significatif

Ainsi, une décision de la Cour de cassation a mis en lumière ce fait. En l’occurrence, l’affaire opposait un employeur et un ouvrier agricole, licencié pour motif économique le 21 décembre 2005 avec un préavis de 2 mois. Mais ce dernier a continué à travailler jusqu’au 24 mars 2006, c’est-à-dire plus d’un mois après la fin de son préavis. Le salarié a considéré alors que la poursuite de la relation de travail malgré la fin du préavis a entraîné la conclusion d’un nouveau contrat de travail. Mais ce n’était pas l’avis de l’employeur, qui a considéré que « la poursuite du contrat pendant une période limitée après la fin du préavis ne saurait caractériser la conclusion d’un nouveau contrat ».

La justice a tranché en faveur de l’employé

La justice a donné raison à l’employé. En effet, la cour d’appel a jugé qu’un nouveau contrat de travail a été conclu. La Cour de cassation a été du même avis et a constaté que l’employeur n’a pas établi d’accord pour prolongation du préavis. Elle en déduit que « la poursuite de la relation de travail au terme du premier contrat de travail avait entraîné la conclusion d’un second contrat ». La solution est lourde de conséquences pour l’employeur qui aurait dû, pour rompre ce second contrat, respecter la procédure de licenciement, ce qui n’a pas été le cas.

Que dit la justice ?

En principe, il y a une présomption de conclusion d’un nouveau contrat de travail (Cour de cassation chambre sociale – Audience publique du mardi 15 mai 2012 N° de pourvoi : 10-26811 Non publié au bulletin Rejet). La Cour de Cassation rappelle que si la société n’établit pas un accord des parties pour prolonger la durée du préavis, la poursuite de la relation de travail au terme du premier contrat de travail entraîne la conclusion d’un second contrat.

L’employé saisit l’occasion d’un manque de transparence

Il est bien évident qu’un employé attend souvent la prolongation de son préavis car celle-ci est le gage de son sérieux et du fait que l’entreprise reconnaît ses compétences. Il est donc nécessaire de bien veiller aux dates de fin de préavis pour ne pas se retrouver dans l’obligation de garder un employé si on ne le souhaite pas.

La Technique de « L’effet de Bandwagon »

effet de Bandwagon

Il existe une technique bien connue mais dont on connaît peu le nom. Elle s’appelle « l’effet de Bandwagon » (littéralement, l’effet de la carriole). Cette stratégie repose sur un principe psychologique puissant : les gens ont tendance à suivre la foule. En d’autres termes, si beaucoup de personnes utilisent déjà un produit ou un service, d’autres seront plus enclines à les rejoindre. Cette technique exploite notre désir naturel de faire partie de quelque chose de populaire et d’accepter par la société.

L’effet de Bandwagon en action

Imaginez que vous marchiez dans une rue animée et que vous voyiez deux cafés côte à côte. Le premier café est pratiquement vide, tandis que le deuxième est bondé de clients qui rient, discutent et dégustent leur café. Lequel choisiriez-vous ? La plupart d’entre nous opteraient pour le café fréquenté par d’autres. On suppose intuitivement que s’il attire autant de monde, il doit être de meilleure qualité (ou couter moins cher). Cette tendance à suivre la majorité est profondément enracinée dans notre psychologie sociale. Nous utilisons les choix des autres comme indicateurs pour guider nos propres décisions. En effet, cela nous donne un sentiment de sécurité et de conformité à la norme sociale.

Créer le sentiment de popularité

Dans le monde du marketing, l’effet de Bandwagon est une stratégie puissante pour influencer les consommateurs. Voici comment vous pouvez l’appliquer dans vos campagnes marketing :

1/ Témoignages et avis 

Mettez en avant les témoignages et les avis positifs de vos clients. Montrez que d’autres personnes ont déjà bénéficié de votre produit ou service et ont connu une satisfaction évidente. Les témoignages crédibles peuvent renforcer la confiance et l’intérêt des nouveaux clients potentiels.

Racontez des histoires de succès de clients qui ont obtenu des résultats spectaculaires grâce à votre produit ou service. Montrez comment leur vie a été transformée en rejoignant votre « mouvement ».

2/ Les chiffres parlent 

Utilisez des statistiques pour montrer combien de personnes utilisent votre produit ou service. Par exemple, « Plus de 10 000 clients satisfaits » ou « Rejoignez nos 5 millions d’utilisateurs heureux ». Les chiffres créent une impression de popularité et de légitimité.

3/ Les réseaux sociaux 

Les médias sociaux sont un terrain fertile pour l’effet de Bandwagon. Montrez la popularité de votre entreprise en mettant en avant le nombre de followers, de likes et de partages de vos publications. Utilisez aussi des influenceurs dans votre domaine pour promouvoir votre produit ou service. Leur notoriété et leur audience peuvent renforcer l’image de popularité de votre marque.

4/ Offres limitées dans le temps 

Proposez des offres promotionnelles ou des réductions spéciales pour créer un sentiment d’urgence. Les consommateurs seront plus enclins à agir rapidement s’ils pensent que tout le monde se rue vers cette opportunité.

5/ Montrez la demande 

Signalez quand un produit est en rupture de stock ou que les réservations sont complètes. Cela peut stimuler l’envie et la précipitation pour rejoindre le mouvement avant qu’il ne soit trop tard.

Le revers de la médaille

Cependant, il est important d’utiliser l’effet de Bandwagon de manière éthique et honnête. Faire croire que votre produit est populaire alors qu’il ne l’est pas peut entraîner une perte de confiance de la part des consommateurs. L’authenticité est essentielle pour maintenir la crédibilité de votre entreprise.

A noter que l’effet de Bandwagon ne se limite pas au monde du marketing. Il est omniprésent dans la culture populaire. Par exemple, lorsqu’un film ou une série télévisée devient un phénomène viral, il attire souvent encore plus de téléspectateurs simplement parce que tout le monde en parle.

Matawan, plateforme SaaS de référence dans le monde de la mobilité !

Jérôme Tredan CEO de Matawan

Interview de Jérôme Tredan, CEO de Matawan, qui vient d’annoncer qu’Ubitransport est devenue Matawan pour accélérer le déploiement de nouveaux réseaux en France et à l’international.

Ubitransport est devenue Matawan. Pourquoi avoir changé de nom ?

Ce changement est le fruit d’une réflexion collective menée avec nos équipes et le concours d’une agence. Ubitransport évoquait davantage une référence à l’univers du transport, alors que nous sommes avant tout un acteur de la mobilité. Par ailleurs, compte tenu de nos ambitions internationales, il était essentiel que notre nom embrasse cette dimension et soit riche de sens au-delà de nos frontières, d’où Matawan qui signifie « Mobility Any Time, Any Where, Any Node. »
Ce nom se veut porteur de notre vision d’une mobilité accessible en tout temps, en tout lieu et quel que soit le mode de mobilité utilisé. Nous voulons reconnecter le transports à tous les modes de mobilité. Que ce soit le vélo, la trottinette, le car sharing ou encore le transport collectif, il faut simplifier l’expérience utilisateur et le voyage intermodal. C’est vraiment le cœur de ce que propose Matawan au travers de son offre.

A quelle date a été créée l’entreprise ?

L’entreprise a été créée en 2012 sous le nom d’Ubitransport. Elle a alors disrupté son marché en proposant un service cloud pour faciliter l’acquisition et le contrôle du titre de transport. Ainsi, les matériels embarqués à bord des bus, historiquement lourds, peu flexibles et assez coûteux sont remplacés par un équipement cloud, connecté de manière centralisée. Ubitransport a d’abord séduit les transports scolaires avec son système connecté, puis le petit urbain. Elle est ensuite montée en maturité sur des réseaux plus importants, l’urbain, l’interurbain. Maintenant, Matawan déploie ses solutions dans des métropoles et travaille avec la majeure partie des régions françaises.

Le business model a-t-il beaucoup évolué depuis 2012 ?

Ce qui a beaucoup changé, c’est le principe de la mobilité partagée. Nous sommes toujours restés sur notre cœur de métier, qui est de proposer des services cloud pour gérer la partie billettique et monétique, le paiement de droits de mobilité, pour offrir une qualité de service et piloter la donnée. Notre positionnement cloud est aussi ce qui nous permet de faire parler les systèmes entre eux ; quand vous voyagez d’une ville à une autre, que vous passez d’un réseau à un autre, d’un mode de mobilité à un autre, vous ne devriez pas avoir à gérer différents types de support, d’abonnements, de titres, de modes de paiement, vous devez avoir une expérience beaucoup plus fluide.
Notre Graal, et ce sur quoi nous travaillons, rejoint d’ailleurs l’agenda politique puisque le ministre des Transports, Clément Beaune en a parlé : il s’agit du titre unique de transport de demain qui permettra de voyager d’un point A à un point B, sans se soucier de son support, de l’abonnement ou encore des modalités de paiement. Vous devez avoir une liberté totale de déplacement. Chaque ville a son propre réseau de transport. Ce sont donc autant de systèmes aux caractéristiques différentes. Le fait d’avoir eu un positionnement dans le cloud dès notre création permet aujourd’hui à Matawan de connecter des systèmes différents au niveau des back-offices.

Où en est l’entreprise aujourd’hui ?

À ce jour, l’entreprise équipe environ 300 réseaux en France, qui recourent à une partie ou à la totalité de l’offre Matawan. Après s’être autofinancée durant 7 années, l’entreprise a levé 45 millions d’euros en 2019 auprès du fonds de Private equity Essling, avec comme perspective d’accélérer son développement. Cela nous a alors permis d’investir dans le produit, l’innovation et le développement des forces commerciales et marketing. À noter : l’entreprise est rentable depuis sa création, ce qui n’est pas fréquent dans la tech. D’un point de vue marché et clients, l’entreprise a commencé par le scolaire, comme je le mentionnais, et des petits réseaux urbains. Petit à petit, elle est montée sur des réseaux plus structurants, plus dimensionnants, jusqu’à couvrir à présent l’interurbain à l’échelle de régions et des métropoles significatives comme La Rochelle.

Quelle a été la plus grande difficulté depuis les débuts de l’entreprise ?

J’ai rejoint l’entreprise il y a un an. Ce qui est hyper intéressant avec Matawan, c’est que c’est une entreprise qui a tout de suite rencontré son marché. Il n’y a pas eu de sujet de Product Market fit. Jean-Paul Medioni, le fondateur de l’entreprise, a dès le départ eu cette vision du service, SaaS connecté, pour gérer d’une part toute la partie droit des usagers, suivi des flottes, des trajets… d’autre part, toute la partie équipements connectés des bus.
Matawan a été ensuite, d’une certaine façon, victime de son succès en devant livrer beaucoup et rapidement comme toute entreprise en hyper-croissance.
Il faut donc structurer un peu l’entreprise pour lui permettre de passer à l’échelle supérieure. Ceci sans s’alourdir et en gardant les valeurs de l’entreprise. Matawan est un véritable cas d’école en termes de développement de start-up, dans sa capacité à se repenser en permanence pour s’adapter aux exigences de la très forte croissance. Le produit, les développements, l’accompagnement des clients, l’expérience utilisateurs, tout doit en permanence être analysé pour être amélioré.
Cette start-up n’en est plus vraiment une puisque nous sommes 250. Nous avons gardé l’esprit start-up d’innovation et de vélocité, mais nous sommes passés à une échelle maintenant supérieure. C’est d’ailleurs l’enjeu d’une start-up qui doit en permanence se réinventer et repenser son organisation en même temps qu’elle croît très vite. Ce sont des enjeux d’hyper croissance.

Est-ce que le fondateur fait toujours partie de l’entreprise ?

Le fondateur a pris le rôle de président. Il a eu aussi cette clairvoyance de se dire que fondateur et CEO sont deux métiers différents. Ce ne sont pas forcément les mêmes personnes qui ont la vision de ce qu’il faut pouvoir amener au marché, notamment en termes d’innovation, et de ce qu’il faut faire pour y parvenir. Depuis le début, Jean-Paul Medioni a su faire appel à des personnes extérieures pour renforcer l’organisation de talents, d’expertises, d’expériences qui ont apporté des angles de vue différents; il l’a fait avec l’humilité qui est une caractéristique forte des valeurs de Matawan, c’est-à-dire la capacité à se remettre en question, se challenger et apprendre des meilleures pratiques. Il est toujours très impliqué dans le projet mais a su s’entourer d’une équipe de direction dont il m’a confié la responsabilité pour écrire les chapitres suivants.

Qu’est-ce qui vous a décidé à rejoindre l’entreprise ? Quel était le challenge qu’on vous a proposé ?

D’abord, le sujet de la mobilité que je trouve absolument passionnant parce que c’est un sujet d’impact : d’impact social, d’impact environnemental, d’impact économique. La mobilité, c’est la liberté de se déplacer, d’accéder à la culture, d’accéder à l’emploi, c’est la possibilité de voir ses proches et ma conviction, comme celle de toute l’entreprise, c’est qu’avec le cloud, nous pouvons simplifier les déplacements du quotidien. J’ai trouvé que cette mission avait du sens. Or, nous sommes tous à la recherche de missions qui ont du sens et qui ont de l’impact. Après, il y avait ces sujets de structuration, d’écrire les chapitres d’après, d’amener énormément d’ambition au projet, notamment au travers de l’international, pour passer à une échelle encore différente qui m’ont attiré.
La troisième dimension, c’est celle que je mentionnais : la dimension humaine. J’ai trouvé une bienveillance, une volonté, une ambition même, très forte d’amener le projet le plus loin possible. Aussi, il y avait des personnes intéressantes dans l’équipe de direction et un lien entre le président-fondateur et le CEO, qui se voulait très fort. J’ai senti qu’un binôme allait très bien fonctionner avec Jean-Paul, ce qui est vraiment le cas.

Depuis que vous êtes arrivé, quelle est la plus grande difficulté que vous avez rencontrée ? Et comment l’avez-vous surmontée ?

Gérer une start-up, c’est forcément gérer de nombreuses difficultés immédiates. Sinon, nous ne serions plus une startup ! Cependant, la plus grande difficulté est sans doute celle de savoir choisir les bons combats, de faire les bons paris car il y a de nombreuses manières de se développer. Les options et opportunités que nous pouvons capturer sont légion. D’un point de vue stratégique, cela peut être un peu vertigineux. Aussi, à un moment, il est essentiel de savoir s’arrêter et fixer un cap.
Nous avons pris le temps, avec les équipes et le management, de définir qui nous voulions être sur le marché à horizon trois à cinq ans. Cela veut dire revoir le portefeuille d’offres, renoncer à certains projets, se concentrer sur notre cœur de métier et définir qui nous sommes. La refonte de la plateforme de marque, découle d’une réflexion stratégique. C’est un projet de réorganisation de l’entreprise. À titre personnel, le plus satisfaisant mais aussi le plus vertigineux et le plus dur, c’est de se dire « Voilà les 3, 4, 5 paris que nous prenons ». Et il faut être sûr de les délivrer correctement.

Quels sont les défis à venir ? Quels sont les objectifs ou le cap que vous vous êtes fixés ?

Le premier cap est celui de l’international. C’est toujours un challenge pour une entreprise française de se développer en dehors de l’hexagone. C’est un défi très important pour nous. Aussi, nous le faisons prudemment mais résolument. Nous avons déjà une vingtaine d’opportunités, tant le besoin est mondial. Nous venons d’ouvrir récemment l’Espagne et avons l’Italie en ligne de mire. Parallèlement, nous réfléchissons à renforcer nos positions actuelles au Canada et à nous étendre en Amérique du Nord.
Nous avons également un enjeu d’innovation. J’évoquais précédemment l’interopérabilité des systèmes. Nous voulons être une plateforme d’une part ouverte sur l’écosystème, vers tous les types de matériel, toutes les applications MaaS end-user du marché, d’autre part à même de fonctionner avec différentes modalités de paiement. Pour ce faire, nous devons en conséquence continuer d’innover car il s’agit de garder l’avance qu’est la nôtre sur le marché et qui est la raison principale pour laquelle les réseaux nous choisissent.
Enfin, troisième défi : la montée en maturité sur des réseaux plus complexes. Nous travaillons avec un grand nombre de régions et sommes maintenant en capacité de déployer des réseaux véritablement dimensionnants dans lesquels il peut y avoir du bateau, du rail, du bus, des applications usagers, des matériels qui sont de natures très différentes. De tels projets sont vraiment très complexes et nous avons montré que nous étions en capacité de les délivrer, à l’instar de l’agglomération de La Rochelle que j’ai mentionnée plus tôt.

Quel a été votre parcours jusqu’à ce que vous rejoigniez cette start-up ?

Mon parcours est un mix de grands groupes et de start-ups. J’ai commencé dans le conseil puis passé 14 ans chez Microsoft à piloter des groupes produits, donc la P&L de lignes de produits tels que Windows ou les produits Serveurs. J’ai par exemple opéré le lancement de Windows Azure en France. Ensuite, j’ai rejoint une start-up de la data et de l’IA où en six ans nous sommes arrivés à d’assez importants niveaux de valorisation. Et en 2022, j’ai donc rejoint Matawan, une scale-up de la mobilité.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis que vous avez pris les rênes ?

Chez Matawan, c’est vraiment le niveau de proximité créé avec nos clients. Avant de choisir un produit ou une solution, les clients choisissent une personne. C’est une entreprise qui a su innover sur la partie technologique, mais qui a mis le commerce et le business au centre de l’organisation. Les clients sont par ailleurs incroyablement bienveillants avec nous, ils sont dans la co-innovation et la co-construction. Le relationnel créé avec nos clients est presque un de nos actifs les plus forts à parité avec la technologie.

Est-ce qu’il y a un point que je n’ai pas abordé et que vous souhaiteriez aborder ?

J’ai à cœur de dire qu’avec Matawan, nous avons l’opportunité de créer à l’échelle internationale un véritable champion français de la mobilité. Il y a BlaBlaCar, bien sûr, mais globalement l’écosystème est hyper riche sur la mobilité. Aussi, je pense que nous possédons tous les atouts pour y parvenir, vraiment ! Et, nous allons y travailler !

J’ai vu que vous faisiez partie du classement à l’international des 100 start-ups qui cartonnent, le Red Herring Top 100 global. Est-ce que c’est quelque chose qui est utile ? AVEZ-VOUS vu l’impact d’être dans ce classement ?

Oui, bien sûr, c’est un label, un peu comme la French Tech finalement. Le fait que nous ayons été lauréat à quatre reprises du French Tech 120 représente un gage de qualité et offre de l’exposition. Cela rassure sur la pérennité de l’entreprise, sur ce que nous cherchons à construire. La force de tout label, c’est d’aider en termes de visibilité et de conforter clients et partenaires sur le fait que nous sommes un acteur qui compte et dont on va continuer à entendre beaucoup parler sur le marché.

3 Conseils de Jérôme Tredan

  1. Savoir dire non et renoncer à certains projets s’ils vous éloignent du cap que vous vous êtes fixé. C’est une des choses les plus dures pour un entrepreneur. Il faut par exemple savoir refuser une affaire qui, bien qu’elle vous apporterait du chiffre d’affaires, va vous amener dans du spécifique et vous éloigner de la standardisation permettant de répliquer. Il est fondamental de maintenir le cap de ce qu’on veut délivrer. C’est du bon sens mais s’y astreindre est extrêmement dur.
  2. Savoir s’entourer. Quand on a les bonnes personnes, c’est 90 % du job. Je pense qu’il faut savoir payer les gens au prix du marché, quitte à avoir moins de monde. Pour un CEO, au moins 30 % de son temps doit être consacré aux gens et aux ressources humaines. Quand on a les bonnes personnes, tout est beaucoup beaucoup plus simple.
  3. Passer du temps sur la vision stratégique et sur le cap. C’est ce qui donne du sens à tout le reste. Après, il y a des milliards de problèmes d’exécution et des tonnes de difficultés, mais si on a un cap clairement défini de qui on veut être, tout prend du sens et devient plus simple. Donc, il faut accepter d’y passer du temps et de se poser les bonnes questions : « Quelles sont ma raison d’être et ma mission ? Qui ai-je envie d’être et de ne pas être ? À quoi dois-je renoncer ? » C’est le plus vertigineux, mais c’est le plus passionnant. Et bien entendu, il faut accepter de faire des erreurs, de se planter et de corriger. Il n’y a pas de trajectoire linéaire en start-up ou très peu ; ou alors c’est louche. Les start-up qui réussissent sont celles qui se remettent en question en permanence et s’adaptent. 

« Il s’agit du titre unique de transport de demain qui permettra de voyager d’un point A à un point B, sans se soucier de son support, de l’abonnement ou encore des modalités de paiement. »

Top 10 conseils pour équilibrer vie professionnelle et vie personnelle

équilibrer vie professionnelle et vie personnelle

Trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est un défi pour les entrepreneurs. Entre les réunions, les délais, les tâches ménagères et les responsabilités familiales, il peut sembler impossible de tout gérer. Cependant, avec une planification adéquate et des ajustements judicieux, il est tout à fait possible de créer un équilibre sain. Voici nos dix meilleurs conseils pour vous aider à atteindre cet objectif tant convoité.

1/ Établissez des limites claires 

La première étape vers un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle consiste à établir des limites claires. Définissez des heures de travail et respectez-les scrupuleusement. Lorsque vous quittez votre lieu de travail ou éteignez l’ordinateur, faites-en de même avec les soucis professionnels. Cela vous permettra de vous détendre et de vous consacrer à d’autres aspects de votre vie.

2/ Priorisez vos tâches 

Apprenez à identifier les tâches les plus importantes et concentrez-vous sur celles-ci en premier. Utilisez des outils de gestion du temps pour hiérarchiser vos activités quotidiennes. Une approche systématique vous aidera à gagner du temps et à éviter de vous sentir submergé(e).

3/ Apprenez à dire « non » 

Savoir dire « non » est une compétence cruciale pour maintenir un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Il est important de ne pas vous surcharger de tâches, car cela peut nuire à votre bien-être. Apprenez à décliner poliment les demandes excessives et à les réorienter vers une période plus adaptée.

4/ Planifiez des moments en famille et des loisirs 

Réservez du temps dans votre agenda pour des activités en famille et des loisirs. Lors de ces moments, éteignez les écrans et concentrez-vous sur la qualité de vos interactions. Cela renforcera vos liens familiaux et vous permettra de vous ressourcer.

5/ Prenez soin de vous 

Votre bien-être personnel est la pierre angulaire de votre équilibre global. Accordez-vous du temps pour prendre soin de votre santé physique et mentale. L’exercice régulier, une alimentation équilibrée et un sommeil suffisant sont essentiels pour maintenir votre énergie et votre productivité.

6/ Utilisez la technologie à votre avantage 

Les avancées technologiques peuvent être à la fois une bénédiction et une malédiction en matière d’équilibre travail-vie personnelle. Utilisez des applications de gestion du temps pour planifier efficacement votre journée. Définissez des rappels pour vous aider à rester organisé(e) et à respecter vos limites.

7/ Déconnectez-vous régulièrement 

L’invasion constante des e-mails professionnels et des notifications peut être accablante. Pour préserver votre équilibre, fixez des moments de déconnexion réguliers. Éteignez les notifications en dehors des heures de travail pour éviter d’être constamment sollicité(e) et pour favoriser un véritable temps de détente.

8/ Fixez des objectifs à long terme 

Avoir une vision claire de ce que vous souhaitez accomplir dans votre vie personnelle et professionnelle peut vous aider à prendre des décisions éclairées au quotidien. En sachant où vous voulez aller, vous pouvez mieux prioriser vos actions pour atteindre vos objectifs.

9/ Communiquez avec votre employeur et votre famille 

Une communication ouverte est essentielle pour établir un équilibre durable. Parlez à votre employeur de vos besoins en matière de flexibilité si cela est possible dans votre secteur. Impliquez votre famille dans la gestion de votre emploi du temps pour éviter les conflits et les malentendus.

10/ Soyez flexible 

Enfin, rappelez-vous que la vie est imprévisible. Vous devrez peut-être ajuster votre emploi du temps en fonction des circonstances, et c’est tout à fait normal. La flexibilité est une qualité précieuse pour maintenir l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

Les joies de négocier avec un vendeur de tapis

négocier avec un vendeur de tapis

Négocier avec un vendeur de tapis, c’est comme partir pour un voyage dans l’absurde. Il s’agit d’un voyage où les règles de la logique sont jetées par la fenêtre et où les mots « prix fixe » semblent être une insulte personnelle. Si vous n’avez jamais eu l’occasion de négocier pour un tapis exotique dans un souk animé, ne vous inquiétez pas, je vais vous raconter comment cela se passe. Préparez-vous pour une aventure pleine de rebondissements.

Le souk des tapis – un monde de couleurs éblouissantes

Tout commence dans un souk exotique, un marché où les tapis s’empilent en montagnes colorées, rivalisant d’éclat sous le soleil brûlant. Les vendeurs, habillés en maîtres de la persuasion, vous accueillent avec des sourires chaleureux et des expressions faciales dignes d’un acteur de théâtre. Vous êtes dans leur monde maintenant.

Imaginez-vous au milieu d’un marché animé, entouré de tapis en tous genres, des tapis aux motifs mystérieux d’Orient aux tapis berbères aux teintes vives. Les vendeurs vous invitent à vous asseoir sur un tapis en soie précieuse, comme si vous étiez sur un trône. Vous êtes le roi de la négociation, du moins, c’est ce qu’ils veulent vous faire croire.

Le prix de départ – L’insulte déguisée

La négociation commence par le vendeur annonçant un prix qui semble avoir été inventé par un comité secret d’extraterrestres. C’est un prix si élevé que même Crésus, le roi légendaire de Lydie, aurait eu un problème cardiaque. Vous retenez votre souffle et attendez la suite, tout en vous demandant s’il s’agit d’une farce ou d’un véritable défi.

Rêvez de vous en train de discuter avec le vendeur, qui commence par annoncer un prix astronomique pour le tapis que vous convoitez. Vous avez l’impression qu’il vous a insulté en douceur, mais vous gardez votre sang-froid. Vous savez que c’est le début d’un jeu de négociation complexe.

La contre-offre – Un ballet de chiffres fous

Votre première réaction est de rire, mais vous comprenez rapidement que c’est le moment de montrer vos compétences en négociation. Vous faites une contre-offre, en réduisant le prix à une fraction de l’original. C’est là que le ballet de chiffres fous commence. La situation sera alors sûrement la suivante : vous proposez un prix bien en dessous de ce que vous êtes prêt à payer, sachant très bien que cela déclenchera une série de contre-offres tout aussi absurdes. Le vendeur réagit en vous lançant un regard faux offusqué, comme si vous aviez insulté son honneur. Puis il contre-attaque avec une réduction minime de quelques dizaines d’euros. La danse des chiffres continue.

Les compliments – Une leçon de flatterie

À ce stade, le vendeur commence à vous flatter outrageusement. Il vous dit que vous avez un goût exceptionnel. Pour lui, vous êtes son client préféré de la journée, voire de l’année. Il prétend que le tapis a été tissé par des moines tibétains en méditation profonde, que chaque nœud est une œuvre d’art, et que vous êtes destiné à posséder cette pièce unique. Vous êtes en train de baigner dans les éloges exagérées du vendeur. Gardez à l’esprit que cela fait partie de son arsenal de négociation. Vous savez que ces compliments sont aussi authentiques qu’une licorne arc-en-ciel, mais cela ajoute une touche de comédie à la scène.

Le marchandage – Un duel de volonté

La négociation se poursuit, avec des aller-retours incessants entre votre prix idéal et le prix demandé par le vendeur. C’est un duel de volonté, une lutte pour voir qui craquera en premier. Vous avez l’impression d’être pris au milieu d’une partie d’échecs mentale, où chaque mouvement est soigneusement calculé.

Imaginez-vous en train de discuter passionnément avec le vendeur, chaque mot pesé avec soin. Vous avez atteint un stade où chaque euro compte, et vous êtes déterminé à obtenir le meilleur prix possible. Vous êtes maintenant un acteur dans le drame qui se déroule au souk des tapis.

La victoire (ou la défaite) – L’acte final

La négociation peut prendre du temps, mais finalement, une conclusion est atteinte. Soit vous obtenez le tapis à un prix qui vous semble raisonnable, soit vous décidez que la bataille n’en vaut plus la peine et vous vous éclipsez en remerciant le vendeur pour cette expérience unique.

Négocier avec un vendeur de tapis peut être une expérience inoubliable, pleine de rebondissements comiques. Alors, la prochaine fois que vous vous retrouverez en négociation et que cela ressemble à du marchandage de tapis, souvenez-vous que c’est un voyage dans l’absurde que vous n’êtes pas près d’oublier.

Comment mettre en place une stratégie de formation en ligne pour vos employés ?

formation en ligne pour vos employés

La formation continue est devenue essentielle pour rester compétitif et pour garantir que les employés disposent des compétences nécessaires pour réussir. L’une des méthodes les plus efficaces pour offrir une formation flexible et accessible est de l’offrir en ligne. Quelles sont les étapes essentielles pour mettre en place une stratégie de formation en ligne efficace ?

Identifiez les besoins de formation

Avant de commencer à sélectionner des modules de formation en ligne, il vous faut comprendre les besoins de formation de votre organisation. Cette étape est fondamentale pour garantir que la formation en ligne soit pertinente et ciblée. Rien ne sert de former pour former. Identifiez les compétences et les connaissances essentielles pour chaque poste ou département. Consultez les gestionnaires, les employés et les ressources humaines pour recueillir des informations sur les domaines qui nécessitent une amélioration. L’objectif est de cerner précisément les lacunes en matière de compétences à combler.

Choisissez la plateforme de formation adaptée

Le choix de la bonne plateforme de formation en ligne est fondamental. Il existe de nombreuses options disponibles, des plateformes LMS (Learning Management System) aux cours en ligne préexistants. Sélectionnez une plateforme qui répond aux besoins de votre entreprise en matière de suivi, de gestion des cours, de personnalisation et de convivialité. Assurez-vous qu’elle offre des fonctionnalités telles que le suivi des progrès des apprenants, la génération de rapports, la possibilité d’intégrer du contenu personnalisé ou encore un support technique solide.

La qualité du contenu de formation est déterminante. Lors de votre sélection, veillez à ce qu’ilsoit interactif, engageant et pertinent. Vérifiez la présence de divers formats tels que des vidéos, des quiz, des exercices pratiques et des ressources complémentaires pour rendre la formation plus attrayante. Assurez-vous que le contenu est à jour et aligné sur les objectifs de formation. Le contenu doit être clair, concis et adapté au public cible.

Personnalisez la formation

Chaque employé a des besoins de formation différents. Offrez une certaine flexibilité en permettant aux employés de choisir des modules de formation en fonction de leurs intérêts et de leurs besoins professionnels. L’approche « juste à temps » permet aux employés d’accéder à la formation au moment où ils en ont le plus besoin. La personnalisation de la formation peut également impliquer des parcours de formation spécifiques en fonction des rôles ou des niveaux de compétence.

Encouragez l’auto-apprentissage

Favorisez l’auto-apprentissage en fournissant des ressources en libre-service. Les employés devraient pouvoir accéder aux modules de formation à leur propre rythme. Créez une bibliothèque de ressources où ils peuvent trouver des articles, des vidéos et des tutoriels pour approfondir leurs connaissances. L’autonomie dans l’apprentissage permet aux employés de gérer leur temps et leur progression.

Cependant, même en ligne, encouragez l’interaction entre les employés. Les forums de discussion, les groupes de travail en ligne et les sessions de questions-réponses en direct peuvent renforcer l’engagement et permettre aux employés d’apprendre les uns des autres. La collaboration favorise également le partage des meilleures pratiques et l’application des connaissances sur le terrain.

Intégrez l’évaluation et les feedbacks

L’intégration de mécanismes d’évaluation est essentielle pour mesurer l’efficacité de la formation en ligne. Utilisez des quiz, des évaluations et des examens pour suivre la progression des employés. Recueillez également des feedbacks réguliers pour améliorer continuellement la qualité de la formation. Les évaluations permettent de mesurer les connaissances acquises et d’identifier les domaines qui nécessitent une attention particulière. Certaines plateformes vous proposent d’ailleurs de vérifier l’avancement et d’avoir un suivi des performances.

Aussi, établissez des indicateurs de performance clés (KPI) pour évaluer l’impact de la formation en ligne sur l’efficacité et la productivité de l’entreprise. Analysez les taux de réussite, les temps de formation et les améliorations observées dans les performances au travail. Les données recueillies peuvent aider à identifier les domaines qui nécessitent une amélioration et à ajuster la formation en conséquence.

Cherchez des formations avec certifications

Les certifications sont un excellent moyen de reconnaître les efforts des employés et de valider leurs compétences. Proposez des certificats ou des badges pour les employés qui terminent avec succès les formations en ligne. Cela peut les motiver à continuer à apprendre et à se développer. Les certifications peuvent également servir de preuve tangible des compétences acquises pour les futurs employeurs. Il ne s’agit pas que votre salarié vous quitte mais qu’ils puissent se valoriser de la formation acquise.

Pourquoi nos entreprises innovantes ont du mal à émerger ?

Quelles sont les entreprises les plus innovantes du monde ?

Tout commence par la création. Les premières difficultés peuvent apparaître suite à une mauvaise préparation initiale des porteurs de projet. Ces derniers peuvent avoir du mal à émerger et à sortir de leur zone de confort. Il se peut que les questions-clés du projet de création n’aient pas été bien posées : de quelles ressources et expériences disposent les futurs dirigeants-associés ? Le projet d’entreprise a-t-il été mûrement élaboré au travers d’un business plan ? Autrement dit, les porteurs de projet sont-ils vraiment prêts pour lancer leur boîte ?

L’étape suivante : identifier et convaincre les clients 

Une fois cette étape franchie et l’entreprise créée, il faut trouver et convaincre les premiers clients d’acheter l’offre proposée. C’est en général la principale difficulté car la nouvelle entreprise est inconnue et n’a aucune référence. Donc, à moins de bénéficier d’un portefeuille clients sur le même marché, il faut définir une vision stratégique qui va se décliner en un plan d’action. Une fois la réflexion bien menée, les actions commerciales permettront d’engranger les premières commandes puis d’atteindre le point mort rapidement.

Un temps à consacrer à la R&D

Par définition une entreprise technologique innovante doit consacrer du temps à la R&D avant de sortir des produits/services commercialisables. C’est pour cette raison qu’il existe des dispositifs d’aides publiques et privées qui permettent aux entreprises de tenir bon sur le plan financier. Ceci, même lorsqu’ aucune vente ne se conclut.

Ces dispositifs constituent toutefois une arme à double tranchant. D’un côté, ils permettent à ces entreprises de démarrer dans un certain confort matériel. D’un autre côté, il existe un risque de développer des produits/services qui seront peut-être inadaptés quand ils arriveront sur le marché. D’où l’intérêt de procéder en plusieurs étapes et de trouver les moyens de se confronter au marché le plus tôt possible. Vous pouvez ainsi valider la réponse au besoin fonctionnel et/ou le business model.

Des moyens conséquents à mobiliser

En fonction de la taille des projets, il est souvent nécessaire de mobiliser des moyens plus importants et donc de trouver des sources de financement d’un niveau adéquat. Il s’agit généralement de montants compris entre 150 et 500 K€. Dans ce cadre, il vaut viser principalement les investisseurs privés comme les Business Angels ou les fonds en capital d’amorçage. L’objectif est de renforcer ses fonds propres pour soutenir sa croissance et accélérer son business.

Généralement cette étape a lieu à une échéance de 6-18 mois, selon la situation de l’entreprise, et se déroule assez bien pour le moment. Après, commencent les premières périodes de turbulence avec notamment l’equity gap* à échéance de 18-36 mois, pour des tickets compris entre 1 et 3 M€. C’est une étape cruciale qui consiste à trouver des investisseurs (capital-risque) permettant à la fois de booster les ventes et se donner de la visibilité sur son marché. Il faut parfois s’expatrier pour traverser avec succès cette épreuve, à l’instar de cette start-up française accompagnée outre-Atlantique. Elle a convaincu de son business model le premier fonds d’investissement rencontré, alors qu’elle n’avait pas réussi à convaincre une bonne dizaine de fonds français !

Un capital investissement difficile en France

Le capital investissement se porte mal en France depuis plusieurs années car la différence cumulée entre les fonds investis et les fonds levés se creuse de manière inquiétante. En cause notamment le fameux TRI (taux de rendement des investissements) qui est négatif au regard des taux de 5-10% annoncés au départ. Ce qui est la conséquence d’un business model inadapté par rapport au marché français. Résultat des courses : les investisseurs privés boudent les fonds d’investissement, ce qui conduit à un cercle vicieux.

L’écosystème de la chaîne de valeur du financement est encore trop atomisé et déséquilibré pour voir émerger un « Facebook français », même s’il a permis la révélation de quelques dizaines d’ETI entrées en Bourse et souvent ressorties ou rachetées par des groupes étrangers, faute d’acheteurs industriels domestiques prêts à payer le prix.

Les améliorations nécessaires

Pour bien fonctionner, la chaîne de financement doit être cohérente de bout en bout. Chaque acteur dans la chaîne doit pouvoir accéder à un nombre d’opportunités suffisantes pour sélectionner les dossiers selon ses critères. Il doit aussi être confiant dans la capacité du marché à refinancer le portefeuille qu’il a constitué. Ainsi, si l’on multiple les structures d’accélération et d’amorçage et qu’il n’y a personne pour financer la suite, on va faire beaucoup de dégâts chez les « amorcés-accélérés ».

Nous avons beaucoup de leaders technologiques qui ont du mal à devenir de vrais leaders internationaux. L’industrie des technologies innovantes constitue pourtant un gisement exceptionnel d’opportunités à saisir pour notre pays. Encore faudrait-il bénéficier d’un accompagnement global en corporate development pour soutenir la croissance des entreprises à court, moyen et long terme.

*equity gap : « trou de capital » qui correspond à l’intervalle critique où il est difficile de trouver les relais d’investissement pour financer sa croissance.

Gestion de la trésorerie à court terme 

Gestion de la trésorerie à court terme 

La gestion de la trésorerie consiste à assurer que l’entreprise dispose des liquidités nécessaires pour répondre à ses besoins immédiats. On pensera notamment au paiement des fournisseurs, des salaires et d’autres dépenses courantes. La gestion de la trésorerie à court terme représente une nécessité pour maintenir la stabilité financière et garantir le bon fonctionnement quotidien d’une entreprise.

La trésorerie à court terme : un enjeu majeur

La gestion de la trésorerie à court terme se concentre sur la gestion des flux de trésorerie entrants et sortants sur une période de temps relativement courte, généralement de quelques jours à quelques mois. Cette gestion est déterminante car elle permet à l’entreprise de maintenir sa solvabilité et d’éviter des problèmes financiers à court terme. Cependant, la trésorerie à court terme est un équilibre délicat. D’un côté, une entreprise doit disposer de suffisamment de liquidités pour répondre à ses obligations financières immédiates, notamment le paiement des fournisseurs, les salaires et les charges. De l’autre côté, il est essentiel de ne pas maintenir des niveaux excessifs de trésorerie inutilisée. Autrement, l’argent de l’entreprise ne génère pas de rendement. Trouver le juste équilibre entre ces deux aspects est un défi constant pour les gestionnaires de trésorerie.

Les défis de la gestion de la trésorerie à court terme

La gestion de la trésorerie à court terme comporte plusieurs défis majeurs pour les entreprises. Parmi ceux-ci, citons :

  1. La volatilité des flux de trésorerie : Les entrées et sorties de trésorerie peuvent varier considérablement d’un jour à l’autre, en raison de facteurs tels que les ventes, les paiements des clients, les achats de matières premières, etc. Cette volatilité rend difficile la prévision précise des besoins financiers.
  2. La prise de décision rapide : Les gestionnaires de trésorerie doivent être capables de prendre des décisions rapides pour répondre aux besoins urgents de l’entreprise. Cela peut inclure la mobilisation de fonds rapidement en cas de besoin ou, à l’inverse, l’investissement de l’excédent de trésorerie pour générer un rendement.
  3. L’optimisation des liquidités : Une partie essentielle de la gestion de la trésorerie à court terme consiste à gérer les liquidités de manière optimale. Autrement dit, il faut trouver des moyens d’utiliser l’argent de l’entreprise de manière efficace. Ceci, en minimisant les coûts liés à la détention de liquidités inutilisées.
  4. La gestion des risques : Les fluctuations des taux de change, des taux d’intérêt et d’autres facteurs économiques peuvent avoir un impact sur la gestion de la trésorerie à court terme. La couverture contre les risques financiers est souvent nécessaire pour atténuer les effets de ces fluctuations.

Techniques de gestion de la trésorerie à court terme

Pour optimiser la gestion de leur trésorerie à court terme, les entreprises disposent de plusieurs techniques et stratégies à leur disposition. Tout d’abord, établir des prévisions de trésorerie précises est essentiel pour anticiper les besoins futurs en liquidités. L’utilisation de modèles financiers et de logiciels de gestion de trésorerie facilite grandement cette tâche. De plus, la négociation de délais de paiement favorables avec les fournisseurs permet de retarder les sorties d’argent. A l’inverse, l’encouragement des clients à régler rapidement leurs factures accélère les entrées de trésorerie.

La gestion de trésorerie automatisée est également un élément clé. En effet, elle contribue à simplifier les processus, à minimiser les erreurs humaines et à améliorer l’efficacité opérationnelle. De plus, établir des relations solides avec les institutions financières pour obtenir des lignes de crédit ou des facilités de découvert offre une sécurité financière en cas de fluctuations inattendues de la trésorerie. En outre, le placement des excédents de trésorerie dans des investissements à court terme, comme les certificats de dépôt ou les fonds du marché monétaire, peut générer des revenus supplémentaires sur les liquidités excédentaires. 

A noter qu’une surveillance constante des flux de trésorerie et une adaptation rapide de la stratégie en fonction des changements dans l’environnement financier sont essentielles pour saisir les opportunités et faire face aux menaces qui se présentent.

L’importance de la planification à long terme

Bien que la gestion de la trésorerie à court terme soit essentielle pour répondre aux besoins immédiats, il est également crucial de garder un œil sur la planification à long terme. Une stratégie de gestion de trésorerie à court terme bien conçue doit être alignée sur les objectifs financiers et commerciaux à long terme de l’entreprise. Cela signifie qu’il est nécessaire de maintenir une vision globale des besoins futurs en trésorerie, tels que les investissements dans la croissance de l’entreprise, les paiements d’emprunts à long terme et les dépenses en capital. Une coordination étroite entre la gestion de la trésorerie à court terme et la planification financière à long terme est essentielle pour assurer la stabilité et la croissance continues de l’entreprise.

2 outils qui vous pouvez utiliser

Il existe des Outils de gestion de trésorerie en français :

  • Sage XRT : Sage XRT est un logiciel de gestion de trésorerie qui offre des fonctionnalités pour aider les entreprises à optimiser leur trésorerie.
  • Kyriba propose une solution de gestion de trésorerie, qui aide les entreprises à surveiller et à gérer leurs flux de trésorerie, leurs prévisions et leurs paiements.

Top 10 astuces pour améliorer votre présence lors des salons professionnels

présence lors des salons professionnels

Les salons professionnels sont des occasions uniques de réseautage, de visibilité et d’apprentissage. Pourtant, le simple fait de participer à ces événements ne garantit pas le succès. Il est essentiel de savoir comment améliorer votre présence lors des salons professionnels pour maximiser l’impact de votre entreprise sur le terrain. Voici notre top 10 des astuces pour vous aider à briller lors des salons professionnels et à tirer pleinement parti de ces opportunités précieuses.

1/ Préparez-vous en avance 

La préparation est la pierre angulaire de toute participation réussie à un salon professionnel. Avant l’événement, prenez le temps de définir des objectifs clairs et réalisables. Identifiez les exposants, les intervenants et les participants clés que vous souhaitez rencontrer. Planifiez votre emploi du temps en conséquence, en allouant suffisamment de temps pour chaque interaction. La préparation vous permettra d’optimiser votre temps sur place et d’atteindre vos objectifs de manière efficace.

2/ Créez un stand attrayant 

Si vous êtes exposant, assurez-vous que votre stand est conçu de manière à se démarquer visuellement. Un design accrocheur, une disposition bien pensée et une utilisation créative de la signalétique attirent l’attention des visiteurs. Veillez à mettre en valeur vos produits ou services de manière à susciter un intérêt immédiat. Un stand bien conçu est la première étape pour attirer un flux constant de visiteurs tout au long de l’événement.

3/ Préparez un discours de présentation 

Lorsque vous engagez une conversation avec un visiteur, ayez un discours de présentation concis et percutant prêt à l’emploi. Ce discours doit expliquer clairement ce que vous faites, les avantages que vous offrez et ce qui distingue votre entreprise. Soyez prêt à personnaliser votre discours en fonction des besoins et des intérêts spécifiques de chaque interlocuteur. La clarté et la pertinence de votre discours peuvent faire la différence dans l’impression que vous laissez.

4/ Utilisez les médias sociaux 

Les médias sociaux sont un outil puissant pour promouvoir votre présence avant, pendant et après le salon professionnel. Commencez par partager des informations sur votre participation, des teasers sur les nouveautés que vous présenterez et des messages engageants liés à l’événement. Utilisez des hashtags pertinents pour atteindre un public plus large et interagissez avec d’autres participants en ligne. Vous pouvez également organiser des rencontres pré-salon via les réseaux sociaux pour établir des connexions avant même l’événement.

5/ Engagez-vous activement 

Ne vous contentez pas de rester derrière votre stand en attendant que les visiteurs viennent à vous. Marchez dans la salle, engagez-vous avec d’autres exposants et participez activement aux discussions. Montrez que vous êtes ouvert à la communication et au réseautage en étant proactif dans vos interactions. Plus vous êtes engagé, plus vous avez de chances d’établir des connexions significatives.

6/ Soyez prêt avec des supports promotionnels 

Ayez des supports promotionnels de haute qualité à disposition. Cela comprend des brochures informatives, des cartes de visite professionnelles, des échantillons de produits ou des démonstrations interactives. Ces supports sont essentiels pour renforcer votre message et laisser une trace tangible de votre entreprise entre les mains des visiteurs. Veillez à ce que ces supports soient visuellement attrayants et informatifs.

7/ Offrez des présentations ou des ateliers 

Si cela est possible, proposez des présentations, des conférences ou des ateliers pertinents pour le public du salon. Ces sessions vous permettront de mettre en avant votre expertise et de partager des informations précieuses avec les participants. L’organisation d’événements parallèles peut également attirer davantage de visiteurs vers votre stand, renforçant ainsi votre visibilité.

8/ Écoutez activement 

Lorsque vous engagez des conversations avec des visiteurs, écoutez attentivement leurs besoins, leurs préoccupations et leurs objectifs. Posez des questions pertinentes pour montrer votre intérêt sincère et votre compréhension de leurs défis. L’écoute active vous permettra de personnaliser vos interactions et d’établir des relations plus significatives.

9/ Faites un suivi rapide 

Après le salon, ne laissez pas les contacts que vous avez établis tomber dans l’oubli. Envoyez des courriels de remerciement personnalisés à chaque personne que vous avez rencontrée. Profitez de cette occasion pour partager des informations complémentaires sur votre entreprise, vos produits ou services, ou pour proposer des ressources utiles. Le suivi rapide montre votre engagement envers les relations que vous avez établies et renforce votre crédibilité.

10/ Évaluez et ajustez 

À la fin de l’événement, prenez le temps d’évaluer vos résultats. Quels objectifs avez-vous atteints ? Quels ont été les moments forts et les défis que vous avez rencontrés ? Identifiez ce qui a bien fonctionné et ce qui aurait pu être fait différemment. Utilisez ces informations pour affiner votre approche lors des futurs salons professionnels. L’apprentissage continu est essentiel pour s’améliorer d’un salon à l’autre.

Les 100 premiers jours d’une marque de cosmétique

Ces start-up qui révolutionnent les produits cosmétiques

Vous avez planché, sué, pris 5 kg et en avez perdu 10. Votre concept est bien ficelé et vous êtes prêt à rejoindre le rang des …100 nouvelles marques qui se lancent chaque année sur le marché très concurrentiel de la cosmétique ! Vous êtes entrepreneur et vous aimez les défis ? Soyez heureux car le plus dur reste à venir ! Il est cependant possible de s’y préparer mentalement et lancer votre nouvelle marque de cosmétique.

Travaillez votre Self Control

Le lancement d’une marque de cosmétique sur un salon sera surement un passage obligatoire. Il sera plus ou moins réussi car il existe toujours des couacs ou des moments « compliqués » à vivre comme ce visiteur « valise » qui s’avance vers vous avec deux sacs chargés d’échantillons de produits de vos concurrents. Il peut même vous déclarer qu’il faut absolument que vous lui en fournissiez car il souhaite les présenter à des Spas en quête de produits authentiques et haut de gamme. Autre exemple, cet aventurier qui s’arrête cinq minutes sur votre stand pour vous raconter sa dernière chasse en Afrique…

Préparez-vous aux pics d’émotions fortes

Félicitations! Grâce à ce lancement, vous avez 150 nouveaux clients potentiels. Vous vous trouverez certainement en rupture de stock dès les premiers mois car vous n’aviez pas prévu un tel accueil. Qu’à cela ne tienne, votre caractère d’entrepreneur jusqu’ « auboutiste » vous permet de garder la tête froide. En effet, rien n’est joué ! Une fois les produits implantés, il faudra vous démener pour qu’ils sortent et vite. Votre obsession désormais sera d’assurer les réapprovisionnements, fournir un maximum d’éléments techniques et logistiques, les supports de communication et marketing adaptés à chaque type de réseau de distribution, animer, former,… Donner absolument tout … et vite.

Ayez une voire deux longueurs d’avance

L’effet « boule de neige » fonctionne et les points de vente les plus prestigieux s’intéressent à votre marque… Bravo ! Vous avez réussi la première étape. L’acheteur vous demande alors de remplir un dossier pour le prochain comité de référencement. Il vous réclame tous les éléments jusqu’au mode de fabrication de la plus infime matière première présente dans vos soins ainsi que le pourcentage d’ingrédients présents dans chaque formule. Ces informations en principe confidentielles présentes dans des enveloppes scellées destinées aux centres antipoison, ne le seront plus désormais. 

C’est sur un support de présentation précis et efficace que vous devrez mettre la plupart de ces éléments car il vous sera impossible d’avancer que certains détails font l’atout de vos soins et que vous préféreriez ne pas les divulguer…Si votre client décide demain de développer une formule de soins étrangement proche de la vôtre en MDD en changeant quelques pourcentages d’ingrédients… C’est son droit et la rançon du succès !

Enfin, prenez du recul, savourez toutes vos victoires …et analysez vos échecs 

Épuisé par ces épreuves vous oublierez sans doute de célébrer ce que vous avez accompli. Et pourtant vous avez été au bout de votre objectif. Il s’agit de la première preuve de votre caractère d’entrepreneur. Prenez le temps de savourer cet instant et partagez vos impressions avec vos partenaires, collaborateurs, et même vos concurrents.