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Pourquoi ouvrir son capital à un investisseur ?

De nombreux jeunes chefs d’entreprise hésitent avant de se lancer dans une levée de fonds. La peur de diluer son capital en est la principale raison. Voici quelques réflexions avant de se lancer à la recherche d’un investisseur pour son entreprise.

Une des motivations du chef d’entreprise à prendre le risque accidents du travail est d’assouvir son envie d’indépendance financière et professionnelle, d’être seul maître chez lui ! Or, cette autonomie est relative, car s’il ne dépend pas d’un patron, il dépend d’un marché, et avec un coût personnel : le poids des responsabilités ! Le financement est le levier qui permet de transformer votre projet en réalité. Sans budget, un projet reste en l’état ! La problématique est de savoir s’il est préférable de détenir 100 % d’une idée, ou 65 %, par exemple, d’une entreprise.

Les réticences des banques à l’origine

La principale raison pour se poser la question d’ouvrir son capital est la réticence des banques à financer les PME ! La conjoncture économique et l’évolution de la réglementation (Bâle III) favorisent une augmentation des garanties attendues par les établissements bancaires. Et ce, malgré les dispositifs proposés par OSEO. In fine, un entrepreneur doit vraiment être convaincu de la pertinence de son projet (création, reprise ou développement) pour se lancer, car il engage sa propre responsabilité financière. Il assume le risque à hauteur de ce que peut accepter de couvrir OSEO.

Actuellement, l’alternative pour obtenir les moyens financiers nécessaires est de se rapprocher des investisseurs (Business Angels, Fonds d’investissement). Par définition, ce n’est pas plus facile de convaincre un investisseur qu’un banquier, mais les investisseurs possèdent une vraie culture du risque. En finançant l’entreprise, ils acceptent l’idée de perdre tout leur investissement. Et ça change tout !

L’investisseur et le dirigeant recherchent le succès

Dès l’instant où un investisseur est entré au capital, son intérêt est identique à celui du dirigeant : il recherche également le succès ! Aussi, leurs équipes s’activent pour y contribuer en apportant leurs expériences dans le développement de l’entreprise (conseils, réseau, support, …).

Leur niveau d’exigence est réel et les rencontrer nécessite une préparation sérieuse et professionnelle. Il est préférable d’être accompagné pour gagner du temps et accroître ses « chances  » de réussir sa levée de fonds. Pour information, les investisseurs financent en moyenne 1 dossier pour 100 reçus !

Conseil

Ouvrir son capital à un investisseur vous permet :

  • D’obtenir les moyens financiers de vos ambitions ;
  • De contourner la frilosité des banques ;
  • De sortir de sa solitude de dirigeant ;
  • De partager le risque ;
  • D’optimiser votre stratégie ;
  • D’élargir votre réseau ;
  • De gagner du temps pour atteindre vos objectifs ;
  • De vous appuyer sur un partenaire dans la durée.

Article par FRÉDÉRIC COUSIN | PRÉSIDENT | WWW.MEILLEURINVESTISSEUR.COM

Le contrat à durée déterminée

Un surcroit d’activité ? un remplacement de personnel en congés payés, maladie, maternité, parental, formation, ou ayant eu un accident… ? le contrat à durée déterminée est une solution flexible et efficace pour résoudre une situation temporaire et rester performant.

Recourir à une embauche en contrat à durée déterminée est possible sous certaines conditions définies par la loi.

Les conditions contractuelles : soyez en règle

Le code du travail impose un contrat écrit stipulant la durée limitée, le motif de recours au CDD, le terme du contrat…. Il est possible de renouveler un CDD sous des conditions bien encadrées.

  • Quelle que soit la cause de rupture du contrat, l’employeur doit remettre au salarié : un certificat de travail, une attestation destinée au Pôle Emploi, un solde de tout compte.
  • La durée maximale, renouvellement compris ne peut excéder 18 mois (sauf cas particuliers).
  • La période d’essai est de un jour par semaine sur 2 semaines, si le contrat est de 6 mois maximum, de 1 mois au-delà de 6 mois. Le salarié en CDD bénéficie des mêmes droits individuels et collectifs que le salarié en CDI, il fait partie de l’effectif de l’entreprise proportionnellement à son temps de présence.

Le renouvellement du contrat

Il est possible de prolonger le contrat initial 1 fois à condition d’avoir prévu le renouvellement dans le contrat ou dans un avenant soumis au salarié avant le terme du contrat, appelé délai de carence.
Si aucun accord n’a été prévu et que le salarié conserve son emploi après l’échéance du CDD, il est considéré alors en CDI et garde l’ancienneté acquise au cours du CDD. Il est possible de conclure plusieurs CDD successifs avec le même salarié pour le même poste sous certaines conditions.

La fin du contrat

Ce contrat reconnu comme précaire, l’employeur doit verser une prime de précarité fixée à 10 % de l’ensemble des salaires bruts versés au salarié. La prime de précarité se calcule toujours avant l’indemnité compensatrice de congés payés.
Quand le CDD est interrompu de façon anticipée et injustifiée, cela peut donner lieu au paiement d’indemnités au salarié ou à l’employeur. Pour l’employeur, la prime de précarité est calculée sur la totalité des salaires qui devaient être versés. En revanche elle n’est pas due en cas par exemple de faute grave ou lourde, CDD saisonnier, contrat aidé, rupture anticipée du CDD, transfert vers un CDI,…

Les sanctions pénales

En cas de non respect du délai de carence, le CDD peut être requalifié en CDI.
En cas de non respect des conditions du contrat (délai de carence, discrimination, rémunération, indemnités de fin de contrat…) l’employeur s’expose à des sanctions pénales (amendes et/ou emprisonnement).

Soyez vigilant et utilisez le bon contrat pour la bonne prestation.

Article par VÉRONIQUE RIVERA | DIRECTRICE | VERINIS SOLUTIONS RECRUTEMENT

Donner une dimension sociale à son entreprise

Plus que Parfait, société spécialisée dans le nettoyage, a instauré une forte dimension sociale au sein de l’entreprise et a multiplié son CA par 100 en 5 ans ! Peut-on y voir une relation de cause à effet ?

C’est par obligation que Mathieu Boullenger est entré dans l’aventure Plus que Parfait. Amené à reprendre l’entreprise familiale alors qu’il se destinait à un métier d’artiste, Mathieu Boullenger imaginait partager son temps entre la gestion de l’entreprise le matin, et son activité artistique l’après-midi. Mais, bien évidemment, c’est plus qu’un plein temps qui a été nécessaire à ce jeune chef d’entreprise qui découvrait totalement sa nouvelle fonction !

Créée en 2005, Plus que parfait est une entreprise de nettoyage industriel s’adressant aux collectivités, entreprises, locaux commerciaux, parkings etc. Proposant des services sur-mesure, utilisant des produits éco-labélisés et des techniques de nettoyage économes, les résultats commerciaux positifs ont amené l’entreprise à recruter.

Les débuts de l’entreprise

Dés la fin de sa première année à la tête de l’entreprise, il a suivi des formations aux métiers du nettoyage industriel, mais aussi de management et de direction d’entreprise. Il considère qu’il doit toujours avoir un temps d’avance sur la taille de son entreprise et sur son évolution. Il estime ainsi essentiel de savoir gérer une entreprise de 100 personnes quand sa propre société n’en embauche que 50, de 300 lorsqu’elle atteint la centaine, ainsi de suite. Aussi, consacre-t-il 2 journées par mois à sa formation permanente.

L’entreprise aujourd’hui

Aujourd’hui l’entreprise compte plus 160 salariés et a clôturé l’année 2010 avec un CA de 2,6 millions d’euros, soit 100 fois plus qu’en 2005, mais surtout 50 % de plus qu’en 2009 ! Parmi ses clients on trouve de grandes sociétés telles que Laforet Immobilier, la Compagnie des Bateaux Mouches, MMA ou les Ateliers Christofle.

Une dimension sociale très importante

A la différence de bon nombre d’entreprises de ce secteur, Plus que parfait a su instaurer une dimension sociale très importante. « L’aspect environnemental est pour nous un acquis et ne représente quasiment plus un facteur de différenciation vis-à-vis de nos concurrents. Pour nos métiers, c’est sur la dimension sociale que nous pouvons faire la différence » explique le chef d’entreprise. « Je me sentais responsable des gens que j’engageais, qui vivent grâce à l’entreprise, qui nourrissent une famille, payent un loyer etc. Je me devais d’assurer la pérennité de l’entreprise » affirme Mathieu Boullenger au sujet de ses salariés.

Politique active d’alphabétisation pour les collaborateurs qui en ont besoin ou gouvernance participative : les actions sociales sont au cœur du management de l’entreprise. Les salariés savent ce qui se passe dans l’entreprise, participent à son évolution, connaissent le patron, bénéficient de formations et d’entretiens annuels d’évaluation… des actions généralement peu proposées dans ce type de profession. La valorisation de l’individu, sa formation ou l’évolution de ses compétences sont autant de motivations pour les salariés et sources de stabilité dans une profession où le turnover est malheureusement très important.

Des rendez-vous mis en place

Mathieu Boullenger a instauré avec ses salariés 2 rendez-vous par mois : une réunion interservices qui est également ouverte aux nouveaux apprentis, aux délégués du personnel et où 5 sièges sont réservés à qui veut venir, et une seconde réunion centrée autour du dialogue social qui permet notamment de largement anticiper les problèmes éventuels. Et cette ouverture au dialogue porte ses fruits : « La profession prévoit de l’ordre de 5 % de la masse salariale en budget prud’hommes, et nous n’avons jusque là jamais eu à faire aux prud’hommes. » En plus de cela, tous les collaborateurs se retrouvent 2 fois par an lors de déjeuners organisés. L’intérêt de ces déjeuners est de fédérer les salariés, ce qui se révèle nécessaire dans une entreprise où les services sont externalisés.

Une volonté de partage

Pour certains postes, Plus que parfait a choisi d’accueillir des collaborateurs en temps partagé (un collaborateur est engagé par plusieurs sociétés et partage son temps entre ses différents employeurs). Selon le dirigeant, « les salariés en temps partagé ont un regard extérieur, une vision plus objective et s’autorisent des critiques constructives. » Les postes sont assurés par des personnes extrêmement expérimentées, ce qui permet également au chef d’entreprise de se former. « Quand le directeur financier est là pour une journée, je me consacre à lui autant pour apprendre que pour travailler et prendre les décisions ».

Une nouvelle société dans le recylcage

Mathieu Boullenger a créé en 2009 une seconde société, Le Petit plus, spécialisée en recyclage du papier et nettoyage, qui engage des personnes en situation de handicap. Son souhait pour 2011 est que soit accordé au Petit Plus l’agrément d’entreprise adaptée.

Conseils

Les conseils de Mathieu BOULLENGER !
1. S’imposer des formations, même si on se pense débordé.
2. Apprendre à gérer son temps.
3. Favoriser le dialogue social.

Les bonnes recommandations ne viennent pas par hasard

Businessman using laptop for analyzing data. Enterprise resource planning concept. Business structure and many business icons.

La gestion de notre réseau est une route longue et sinueuse, qui requiert patience et investissement personnel. Gérer son réseau est-il nécessaire pour obtenir plus de business ? Les bonnes recommandations sont-elles le fruit du hasard ?

Nombreux sont ceux qui, lorsqu’ils pensent au mot « networking », sont convaincus que cela se définit ainsi : « Chaque fois que je donne une recommandation, j’en reçois une en retour de façon automatique ». La réciprocité est certes importante, mais le networking ne fonctionne pas comme cela. Il peut arriver de faire face à une opportunité d’affaires pour une personne de notre entourage, à laquelle ne nous ne pourrions pas répondre. Nous la transmettons et devenons ainsi plus attractifs aux yeux des personnes souhaitant travailler avec nous.

Cette situation pourrait aussi arriver à une personne de notre réseau networking qui alors nous recommanderait. C’est pour cela qu’il est essentiel de tisser des liens forts avec les membres de notre entourage. En ayant une meilleure connaissance de l’un et de l’autre, de nos activités respectives et de nos besoins, ils seront à même de pouvoir nous recommander plus aisément. Chaque membre de notre réseau devient alors un membre de notre force commerciale. Le Networking laisse peu de place au hasard et aux coïncidences. Le travail que nous effectuons en amont est difficilement mesurable mais les résultats que nous obtiendrons seront sans équivoque bien plus importants.

10 Conseils

  1. Ayez toujours des cartes de visite sur vous.
  2. Fixez-vous un objectif, soit sur le nombre de personnes à rencontrer, soit sur des personnes en particulier avec lesquelles vous désirez être mis en relation.
  3. Agissez toujours comme un hôte. On s’attend à ce qu’un hôte assiste les autres alors que l’invité reste assis dans l’attente. En agissant tel un hôte, vous vous mettez en avant.
  4. Soyez à l’écoute et posez des questions. Souvenez vous qu’un bon réseauteur a 2 oreilles et une bouche, et qu’ils les utilisent proportionnellement
  5. N’essayez surtout pas de vendre sur place. Le networking est fait pour développer des relations, les rencontres lors de ces événements ne sont que le début de ce processus, pas sa conclusion.
  6. Donnez des recommandations dès que possible. Les meilleurs networkers croient en la philosophie « qui donne reçoit » et en la théorie du boomerang.
  7. Échangez vos cartes de visites. Demandez à chaque personne rencontrée 2 cartes de visites, dont une pour transmettre éventuellement a des personnes pouvant être intéressées par leurs services.
  8. Gérez votre temps avec efficacité. Passez un maximum de 10 minutes avec chaque personne rencontrée, et ne passez pas de temps avec vos amis. Vous aurez d’autres occasions d’échanger avec eux.
  9. Écrivez des notes au dos des cartes de visites. Notez ce qui pourra vous être utile pour vous souvenir des personnes rencontrées.
  10. Assurez un suivi ! Même si vous suivez scrupuleusement les précédents commandements, ils n’auront aucun impact positif si vous ne suivez pas les contacts que vous venez de créer.

Article par MARC-WILLIAM ATTIÉ | DIRECTEUR ASSOCIÉ | BNI-FRANCE

La loi de finances 2011 ; quoi de nouveau ?

La loi de finances pour 2011 a pour objectif essentiel de redresser le solde budgétaire de l’état (de -152 milliards d’euros en 2010 à -92 milliards d’euros en 2011). La ministre de l’économie a confirmé le relèvement du taux de croissance pour 2010 à 1,5 % et de 2 % pour 2011 avec un taux d’inflation de 1,5 %, et son objectif de réduire le déficit public à 6 % en 2011, contre 7,7 % du PIB en 2010.

Le redressement des finances publiques se traduira, pour l’état, par une stabilisation des crédits en valeur hors charge de la dette et hors dépenses de pensions et par la poursuite du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; ce qui représente une suppression de 31.638 postes. Le texte opère également un important « coup de rabot » sur de nombreuses niches fiscales, qui devrait rapporter 9,4 milliards d’euros. La loi de finances est composée de dizaines de pages de textes précis qui, souvent, demandent des clarifications. Pour simplifier, citons les grandes orientations du texte.

Réduire le déficit et les dépenses

Réduire les dépenses

Objectif principal de la loi de Finances est de limiter au maximum des dépenses non essentielles sans entraver la relance de l’économie et les investissements prévus par le plan de relance de l’économie.
Une partie de l’effort sera portée par la fin des mesures de gestion de crise (plan de relance et surcoût temporaire de la réforme de la taxe professionnelle, à hauteur de 0,6 point de PIB au total). Par ailleurs, les moyens de l’État feront l’objet d’une réduction en termes réels puisqu’ils seront stabilisés en valeur, alors que le taux d’inflation est estimé à 1,5 % en 2011. Même en ajoutant la dette et les pensions, le montant global du budget de l’État diminuera en volume de 0,2 % en 2011.

Réduire le déficit de la sécurité sociale

S’agissant de la Sécurité sociale, le déficit du régime général s’établirait quant à lui à 21,4 milliards d’euros, pour un déficit de l’ensemble des administrations de sécurité sociale de 1,5 point de PIB. Par-delà l’amélioration de la situation sur le front de l’emploi, les recettes de la sécurité sociale seraient portées par les mesures décidées dans le cadre de la réforme des retraites. Cette prévision suppose un effort de l’ordre de 2,4 milliards d’euros de mesures d’économie pour le PLFSS 2011.

Les prestations vieillesse bénéficieraient de la réforme des retraites, car l’âge de départ à la retraite est porté progressivement de 60 à 62 ans à partir du 1er juillet 2011, ce qui permettrait de réaliser environ 0,4 milliard d’euros d’économie dès 2011. Enfin, la reprise de la dette sociale par la Cades permettrait de réduire les charges d’intérêt des régimes de sécurité sociale.

Assurer la seconde partie de la réforme de la CET (Contribution économique territoriale)

Le texte prévoit un dispositif d’ajustement de cette réforme, suite à la suppression de la taxe professionnelle au 1er janvier 2010.

Opérer une importante réduction des niches fiscales et sociales

Le Gouvernement entend mettre un terme à plusieurs avantages et à « raboter » de 10 % les autres (ex : réductions, abattements, crédit d’impôt, etc.) accordées aux particuliers ou aux professionnels en échanges d’investissements, d’acquisitions ou de dépenses dans des secteurs particuliers et sous conditions.

Mettre en place un nouveau dispositif d’aide à l’accession au logement

A compter de 2011, les intérêts d’un emprunt destiné à l’achat d’une première résidence principale ne pourront plus être partiellement déduits de l’impôt sur le revenu. La refonte de l’actuel prêt à taux zéro (PTZ) qui va devenir « universel » est annoncée. Il sera en effet octroyé « sans condition de ressource » et quel que soit l’endroit où se trouve le logement acquis, et sera réservé aux primo-accédants à la propriété. La Constitution française reconnaît désormais la notion de loi de programmation des finances publiques, dont la première, promulguée le 9 février 2009, couvre la période 2009-2012.

S’agissant du budget de l’État, elle a défini les plafonds des crédits des missions du premier budget triennal (2009, 2010 et 2011). Elle a également fixé un certain nombre de règles de politique budgétaire.
La dernière année du budget triennal constitue le point de départ du budget triennal suivant. Le premier budget triennal a porté sur la période 2009-2011 ; le deuxième porte sur 2011-2013.

Principales mesures fiscales pour 2011

Certains visent à réduire le déficit :

  • Réduction du taux du crédit d’impôt sur le photovoltaïque (il passe de 50 % à 25 %)
  • Relèvement de 1 point de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu (41 %) et des taux d’imposition des plus-values, intérêts et dividende
  • Suppression du crédit d’impôt sur les dividendes
  • Imposition des plus-values de cession de valeurs mobilières dès le 1er euro
  • Hausse des contributions sur les stock-options
  • Suppression de l’abattement et instauration d’une contribution sur les retraites-chapeau
  • Annualisation des allègements généraux de cotisations sociales
  • Suppression du plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes

D’autres niches fiscales sont soumises au rabot de 10 % :

  • Les investissements dans l’immobilier de loisirs, forestiers, dans les résidences hôtelières à vocation sociale, réalisés en outre-mer
  • Les souscriptions au capital de société non cotées et des souscriptions de parts de FCPI et de parts de FIP
  • L’investissement immobilier locatif neuf (Scellier)
  • Les équipements en faveur du développement durable et des économies d’énergies (chaudière, poêle, fenêtres, etc)

Les avantages fiscaux conservés ou créés

  • Le crédit d’impôt recherche, pour l’emploi à domicile et pour la garde d’enfants
  • La réduction d’ISF pour investissements dans les PME (75 % des sommes investies dans les PME en direct et à 50 % quand le particulier investit via des fonds)
  • Ouverture de la réduction d’ISF pour investissement aux entreprises de taille intermédiaire
  • Les avantages sur les dons

La vidéo, outil indispensable de communication

Cédric Ménier, société de création audiovisuelle crossmedia nous livre son sentiment sur l’émergence d’un nouveau média de communication : la vidéo.

La vidéo, élément incontournable

Avec un langage narratif combinant une compréhension rationnelle et une dimension émotionnelle, le contenu vidéo provoque des sentiments et crée des possibilités de communication informative, divertissante et servicielle. Aujourd’hui, plus de 450 millions de personnes visionnent plus de 60 milliards de vidéos chaque mois rien que sur Youtube. Cela montre bien que la consommation de la vidéo est entrée dans les usages du plus grand nombre. Avec la multiplication des supports de diffusion (TV, Web, Webmobile), le contenu vidéo est devenu un élément crucial dans la communication d’une société, d’un produit ou d’un service.

Outil de référencement

La vidéo est un outil de communication puissant, moderne et accessible à tous types de structures. A défaut d’un contact humain direct, vous pouvez partager vos valeurs, votre actualité, vos produits ou évènements avec votre cible et la capter efficacement notamment via votre site web. La vidéo permet d’améliorer concrètement le référencement de son site Internet sur les grands moteurs de recherches comme Google, Yahoo ou Bing tout simplement parce qu’ils privilégient les sites avec du contenu multimédia. Cela permet également d’augmenter le temps passé de ses visiteurs et de les fidéliser.

Nouveaux moyens de communication

Les nouveaux moyens de communication par la vidéo sont liés à l’importance grandissante des nouveaux moyens de diffusion qu’offrent internet et l’internet mobile : streaming web en direct pour des évènements, séminaires, conventions, marketing mobile via les QR codes qui rendent les supports imprimables (carte de visite, brochure, affichage, textile…) interactifs avec un simple smartphone, webtv, vidéos virales, newsletter vidéo, vidéo mail, blog vidéo…

Assurer sa retraite !

Elderly person protected by hands - Concept of old age insurance

La grande querelle sociale de la décennie 2010-2020, restera, avec l’emploi, celle de l’avenir de nos retraites. Comment financer les retraites ? Comment allonger la durée du travail tout en considérant la pénibilité ? En l’absence de réponses définitives les entrepreneurs vont continuer de vivre dans un climat de morosité. En effet, le moral des patrons est loin d’être au beau fixe puisque, selon le baromètre CGPME-KPMG, 69 % des patrons de PME interrogés sont inquiets pour l’économie française.

Des entrepreneurs qui pensent de plus en plus à leur retraite.

Depuis de nombreuses années les entrepreneurs ont été sensibilisés sur les outils de santé et de prévoyance pour leur personnel, laissant ainsi au second plan l’avenir de leur propre retraite et sans assurer une retraite. Le patron de PME a relégué aux occasions de graves accidents de santé ou au moment de céder son entreprise « le problème » de sa retraite. Il a privilégié des investissements faits traditionnellement dans la pierre ou les valeurs mobilières. Les fonds tirés de la cession de l’entreprise venant, en plus, garantir une certaine qualité de vie.

Mais la crise a balayé ces certitudes, rappelant que rien n’est jamais acquis. Les patrons de PME savent qu’ils ne peuvent pas compter exclusivement sur le régime de répartition, même si la loi est venue périodiquement corriger la différence de traitement qui existe avec le régime salarié. La capitalisation – l’épargne – est indispensable pour s’assurer le maintien d’un bon niveau de vie. Deux dispositifs simples mais essentiels permettent, si l’on ne s’y prend pas trop tard – c’est-à-dire une bonne dizaine d’années avant la retraite – de constituer un bon « matelas ».

Le contrat type Madelin

Pour les TPE-PME, le dispositif phare reste incontestablement le contrat de type Madelin auxquels ils sont sensibilisés par leur assureur ou leur expert-comptable. Ce contrat recèle beaucoup d’avantages puisqu’il permet tout d’abord au gérant non salarié, au commerçant, à l’indépendant libéral, voire au conjoint collaborateur, de faire de la capitalisation tout en défiscalisant du bénéfice imposable. Il permet ensuite au chef d’entreprise, en cas de décès avant la retraite, de protéger sa famille et de s’exonérer, en cas de cessation d’activité, du versement des cotisations. Enfin, le capital versé pendant l’épargne, ainsi que la rente servie pendant la retraite, ne sont pas soumis à l’ISF.

Le Madelin cache quelques désagréments :

  • l’obligation est de verser, chaque année, une cotisation minimale déterminée à la souscription du contrat;w le fait que les sommes payées au moment de la retraite le sont en rente et non pas en capital,
  • et enfin l’impossibilité de faire un rachat ou une avance, sauf cas exceptionnel.

Le contrat d’assurance vie classique

L’autre dispositif est le contrat d’assurance vie classique. Le placement préféré des français. Il bénéficie d’une fiscalité avantageuse, si on le laisse aller à son terme. Les assureurs et les banquiers en vantent souvent les mérites. Les produits sont standards, l’épargne disponible, à tout moment, et sur la longue durée c’est toujours rentable pour assurer la retraite . Il convient cependant de prendre en considération le choix des supports – les diversifier et préférer les fonds en euros – et bien négocier les frais de gestion. C’est pour cette raison, pour assurer une retraite, qu’il vaut mieux faire appel à un professionnel qui aura la possibilité de vous présenter différentes offres, et mettre en place une gestion sur mesure.

Article par BERNARD COHEN-HADAD | FONDATEUR | ASSURER SA PME | WWW.ASSURERSAPME.COM

Relancer l’emploi des jeunes dans les PME

Parce que la reprise de l’emploi reste timide en France, la CGPME Ile-de-France propose une séries d’initiatives , soutenues par la Préfecture d’Ile-de-France, pour participer à l’effort collectif, afin que l’emploi retrouve une dynamique plus favorable d’avant la crise. Les TPE et PME disposent ainsi de moyens pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes dans leurs entreprises.

Simplifier le recrutement des jeunes

Ai-je vraiment le temps de me lancer dans un recrutement ? Où trouver la bonne compétence et comment ne pas me tromper de candidat ? Ces questions reflètent les principaux obstacles au recrutement dans les PME. Pourtant, pour surmonter la morosité économique, elles doivent recruter pour renforcer leur stratégie de développement. Des secteurs sont aussi en attente de main d’œuvre comme les services aux entreprises, la construction. Comment permettre que ces postes soient pourvus ?

Les PME ont besoin que le chemin pour réaliser une embauche leur soit facilité, en disposant d’outils concrets et accessibles pour suppléer au manque de responsable des RH, construire leur plan de formation et animer leur équipe. Donner plus de visibilité aux dispositifs d’aides à l’embauche est également un des objectifs du Plan Alternance de la CGPME Ile-de-France, en associant avec l’état et tous les partenaires impliqués dans le secteur de l’emploi en Ile-de-France comme Pôle Emploi, Agefos PME

Former les PME au recrutement

Dans une PME, il n’existe pas toujours de compétences dédiées au recrutement. C’est souvent le dirigeant lui-même ou son comptable qui s’en charge, parfois réticents à s’engager dans un processus dont ils ne maîtrisent pas tous les enjeux.

Pour y répondre, la CGPME Ile-de-France a construit un site, www.rhacademy.fr, qui propose gratuitement au dirigeant et ses collaborateurs des modules d’e-learning sur les RH. Cet outil conjugue gain de temps et liberté de choix, pour s’adapter aux besoins et aux disponibilités de chacun. Il apprend ainsi à définir une fiche de poste, à réussir un entretien d’embauche, à travers des supports de formation écrits ou vidéos, des cas pratiques.

Aller dans les PME présenter des solutions d’embauche

Le choix du contrat d’embauche est également une étape complexe, lorsqu’on souhaite recruter un jeune. Les Développeurs de l’Alternance de la CGPME Ile-de-France et d’AGEFOS PME Ile-de-France partent à la rencontre des entreprises pour présenter le contrat de professionnalisation.

Comme le précise Sébastien Février, chef de projet à la CGPME Ile-de-France, « tout l’avantage de ce contrat en alternance est de pouvoir recruter en fonction de ses besoins, pour combler des faiblesses, de s’ajuster à chaque situation d’entreprise, tout en participant à la formation du salarié. Ce contrat est également un excellent tremplin pour les jeunes, car il associe plus étroitement formation et expérience professionnelle. Il leur donne plus de chance de s’orienter en fonction des besoins réels du marché du travail ».

Ces avantages ont convaincu la CGPME Ile-de-France, l’état et leurs partenaires de lancer le 14 février prochain le Plan Alternance, pour donner une information pratique aux entreprises sur l’utilisation de ce contrat et de les guider dans leur démarche pour trouver le bon candidat.

Former les jeunes aux compétences PME

Mais comment trouver le candidat prêt à s’adapter à la vie d’une PME ? Les profils recherchés sont souvent plus larges que dans une grande entreprise. Le candidat doit souvent être multitâches. Grâce à l’animation du Réseau Apprentissage, avec le Conseil régional d’Ile-de-France, la CGPME Ile-de-France favorise le financement de centres de formation d’apprentis qui donnent à leurs élèves l’opportunité d’acquérir des compétences transversales et le goût de l’entreprenariat, leur assurant une meilleure insertion dans une PME.
C’est également le but des forums à l’initiative du réseau 100 000 entrepreneurs et de la CGPME 75, durant lesquels leurs dirigeants adhérents rencontrent les jeunes pour leur donner l’envie d’entreprendre.

Rapprocher jeune et entreprises

En effet, favoriser l’emploi des jeunes dans les PME, c’est aussi leur permettre tout simplement de rencontrer les entreprises. La CGPME Ile-de-France participe ainsi aux différentes initiatives des universités parisiennes, qui donnent plus de visibilité aux talents en licence ou master, comme le 9e Forum Paris 1 – Entreprises, du 8 au 10 mars prochain qui propose aux entreprises pendant 3 jours de recruter leurs futurs collaborateurs parmi 4 000 étudiants. Elle soutient également les initiatives d’associations tels que La Manu, l’ABG (Association Bernard Gregory)… qui donnent l’occasion aux PME de recruter de nouveaux talents.

Le contrat de professionnalisation

En CDI ou CDD

Ce contrat alterne périodes de formation dans ou en dehors de l’entreprise, et périodes de travail en lien avec la qualification recherchée

Qui embaucher ?

Les jeunes de 16 à 25 ans révolus, afin de compléter leur formation initiale. Peuvent également être recrutés les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, inscrits auprès de Pôle Emploi.

Les atouts ?

Un recrutement en fonction des besoins de la PME pour combler ses faiblesses et participer à la formation du salarié.
Une réduction générale de cotisations patronales de Sécurité sociale, dite « Réduction Fillon », s’appliquant aux rémunérations allant jusqu’à 1,6 fois le SMIC. Des exonérations spécifiques sont également possibles pour l’embauche d’un demandeur d’emploi de 45 ans et plus.

Se projeter dans l’avenir avec le contrat de professionnalisation

contrat de professionnalisation

AGEFOS PME, 1er organisme conseil Emploi-Formation et financeur en France, se mobilise pour accompagner toutes les entreprises souhaitant recourir au contrat de professionnalisation.

L’alternance est de fait au centre de l’actualité. Quand on parle de l’emploi aujourd’hui, il faut entendre TPE-PME. En effet, gagner la bataille de l’emploi ne passera que par les TPE-PME et gagner la bataille de l’emploi des jeunes ne passera que par le développement de l’alternance, contrat de professionnalisation en tête.

Sur le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation favorise l’insertion ou la réinsertion des jeunes et des demandeurs d’emploi. Embauchée à durée déterminée ou indéterminée, la personne se forme en alternance entre le centre de formation et l’entreprise, où elle met en œuvre ses nouveaux acquis. Destiné à faciliter l’entrée ou le retour dans la vie active, il vise l’obtention d’une certification, d’une qualification professionnelle ou d’un Certificat de qualification professionnelle (CQP).

Pour les TPE-PME, c’est un moyen efficace de former leurs jeunes collaborateurs aux exigences de leur activité et de préparer leur avenir dans les meilleures conditions. Former représente aujourd’hui un investissement. La professionnalisation demeure une voie professionnelle porteuse du succès de demain à l’échelle de la TPE-PME et à l’échelle de la France.

L’action d’AGEFOS PME

Dans tous les territoires, le développement de la formation des jeunes en alternance est un des principaux axes de mobilisation d’AGEFOS PME. L’expertise des conseillers Emploi-Formation du réseau AGEFOS PME permet en effet de simplifier les lourdeurs administratives et de tout mettre en œuvre pour que la personne formée poursuive son parcours professionnel au sein de son entreprise formatrice.

Partout en France, AGEFOS PME renforce sa collaboration avec les acteurs clés de l’emploi et de la formation afin de stimuler le recours au contrat de professionnalisation. AGEFOS PME et le contrat de professionnalisation, c’est un engagement historique en faveur de l’emploi des jeunes avec près de 31 000 contrats signés par les entreprises adhérentes AGEFOS PME en 2009 soit 1/5e des contrats engagés en France.

A noter

La personne recrutée en contrat de professionnalisation peut avoir bénéficié d’une Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) avant son embauche.

Article par AGEFOS PME

Un plan d’entretien pour réussir son premier RDV

Asian young adult sitting at desk across from manager being interviewed job interview in business room.

La souplesse, la capacité d’adaptation, la créativité sont autant de qualités indispensables pour mener un bon plan d’entretien de prospection. Néanmoins, lorsque les enjeux sont importants, lorsque nous souhaitons mettre toutes les chances de notre côté, un peu de structure est utile pour respecter le déroulement logique des étapes clés d’un premier entretien de prospection.

Légitimer sa présence

Il s’agit de la première étape de votre entretien. Tout comme à l’occasion d’un entretien de recrutement, les premiers instants sont déterminants. L’impression que vous donnez à votre client, la confiance que vous lui inspirez, la façon dont évoluera l’entretien seront fortement influencées par les premières minutes. C’est en quelque sorte une première vente à réussir. Au terme des premiers instants de l’entretien, votre interlocuteur doit savoir que l’entretien sera être intéressant et productif.

Explorer les enjeux

Il va falloir ensuite revenir sur le terrain du client en le faisant davantage s’exprimer sur sa situation actuelle. Évidemment, plus la toute première phase de l’entretien sera réussie, plus les étapes suivantes seront facilitées. Vous pourrez alors creuser au-delà des premières réponses pour obtenir les informations qui vous permettront d’adapter votre offre aux véritables enjeux du client. Quel que soit le secteur, les deux enjeux clés à avoir « dans le viseur » sont toujours les mêmes : enjeux financiers et enjeux personnels. En d’autres termes, il s’agit de de vous mettre d’accord sur le « pourquoi » travailler ensemble avant de vous focaliser sur le « comment ».

Accentuer l’intérêt

À ce stade, vous devez au moins dévoiler une piste de solutions, même si vous avez besoin de préparer votre dossier (devis) pour présenter une offre définitive. Il sera important de soigner la qualité de vos arguments pour que le client ne subisse pas un « effet de contraste » entre l’intérêt qu’il manifeste à ce moment-là et la pauvreté de la solution apportée. Techniques d’argumentation et traitement des objections sont les deux ressources clés de cette étape. Dans les deux cas il s’agit de résister au réflexe égocentrique qui consiste à partir dans de grands discours sur les innombrables qualités et caractéristiques de son offre. Il s’agit au contraire de rester centré sur le client, en exprimant en peu de mots, l’intérêt pour lui de la solution proposée.

Déclencher l’engagement

A ce stade deux cas de figure sont possibles. Si votre activité et le contexte du RDV se prêtent à une conclusion immédiate il ne faut pas hésiter. Un peu de méthode vous aidera à proposer à votre client de signer tout de suite. Mais c’est surtout une histoire de conviction. Il faut OSER conclure ! Il n’y a rien de pire que de se rendre compte qu’une vente à sa portée a été réalisée par un autre juste un peu plus entreprenant… Lorsque la conclusion n’est pas possible lors du premier rendez-vous, il s’agit alors de bien soigner l’organisation des suites à donner, notamment en impliquant le client.

Objectif n°1

• Donner envie de travailler avec soi
• être en phase sur les vrais enjeux à traiter
• Rassurer sur la réalité de la promesse
• Rendre la décision d’achat facile et évidente

Par. NICOLAS CARON – Auteur et Conférencier – Lève-toi et Vends