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Quel Grand Paris pour les TPE et PME ?

Au cœur du Projet du Grand Paris se trouve l’ambition de relancer l’attractivité économique. Un des points essentiels est donc d’obtenir l’adhésion des entreprises aux transformations qui vont affecter leur environnement.

La CGPME Paris Ile-de-France a lancé une grande enquête en Ile-de-France pour collecter les impressions des dirigeants concernant l’adhésion des TPE/PME au projet du Grand Paris. Le bilan est sans ambiguïté : les PME croient à l’intérêt du projet mais elles manquent cruellement d’informations.

Des entreprises sous informées

Le Grand Paris a pour ambition de faire de Paris et de sa région une métropole de référence, à même de rivaliser avec les grands pôles urbains en Europe et dans le monde. Pour les PME, ce projet représente une opportunité de développement économique qui ne pourra se concrétiser que si les décideurs les prennent en comptent dans la réalisation du projet. Elles doivent également être suffisamment informées pour pouvoir s’impliquer dans le projet, en repensant leur stratégie pour tirer profit des changements à venir.

Les résultats de l’enquête de la CGPME Paris Ile-de-France « Quel Grand Paris pour les entreprises ? » auprès des PME franciliennes le confirment : le développement économique reste paradoxalement le parent pauvre du projet du Grand Paris. 85 % se déclarent insuffisamment informés.

Incertitudes sur la portée du projet localement

Pourtant le projet du Grand Paris séduit les entreprises. Plus du trois-quarts d’entre elles trouvent le projet attrayant. Pour autant, on constate un décalage entre une vision à grande échelle et la perception du projet à l’échelle de sa propre profession ou de son territoire. Concrètement, quel sera l’impact sur l’activité de chacun ? Les réponses sont plus incertaines et un quart des sondés ne se prononcent pas. 40 % envisagent toutefois qu’un impact est à prévoir sur leur activité professionnelle. Près de la moitié des entreprises (48 %) pensent que leur territoire pourra profiter du Grand Paris.

Espoirs et craintes liés au Grand Paris

Trois critères qui vont façonner le Grand Paris retiennent particulièrement l’attention des dirigeants : la future offre de transport, l’accès aux marchés publics, relatifs au développement des infrastructures du Grand Paris et la proximité entre logement et lieu de travail. Pour les PME, le Grand Paris doit donc lever les blocages pesant sur les transports franciliens. Elles comptent également ne pas être les oubliés de la commande publique.

La fiscalité et le prix de l’immobilier sont les deux critères qui préoccupent le plus les entreprises en risquant d’impacter négativement le projet du Grand Paris. On retrouve ici l’appréhension des dirigeants d’être ceux qui devront financer le projet, tout en étant tenu à l’écart des effets bénéfiques en raison de la spéculation immobilière.
« Je ne sais pas exactement de quoi il retourne mais je pense qu’il y a des bons points ». Ce commentaire final d’un dirigeant résume bien l’opinion des PME face au Grand Paris. Il est urgent d’informer davantage les entreprises, au risque de mal préparer son ancrage dans le tissu économique réel.

Focus sur les territoires prioritaires

60 % des personnes interrogées pensent que les pôles des développements économiques – les clusters – auront un effet bénéfique. De quoi s’agit-il ?

Selon la Société du Grand Paris, un cluster se définit comme un groupe d’entreprises et d’institutions partageant un même domaine de compétences, proches géographiquement, reliées entre elles et complémentaires. élaborés autour d’un projet, ils pourraient contribuer à la création de 800 000 à un million d’emplois en quinze ans. à ce jour 9 zones de spécialisation ont été définies :

  • Paris – le Bourget : « Une porte sur l’international »
  • La Défense : « Cité Financière du Grand Paris : cluster financier et de services à haute valeur ajoutée »
  • Est Parisien – Cité Descartes : « Territoires d’innovation pour un développement urbain et durable »
  • Est de la Seine-Saint-Denis : « Clichy-sous-Bois, Montfermeil, – Livry-Gargan, Sevran, Aulnay-sous-Bois : recréer un pôle urbain de qualité »
  • La Plaine Saint-Denis : « Territoire de la création»
  • Roissy-Villepinte-Tremblay : « Au cœur de l’économie des échanges »
  • Plateau de Saclay : « cluster scientifique et technologique »
  • Sud de Paris : « Le territoire de la santé et des biotechnologies »
  • Confluence Seine-Oise : « Port et Porte de Paris »

Le projet du Grand Paris ne se limite pas à ces territoires. Il œuvre aussi au désenclavement de zones sensibles, mal desservies, en déficit d’attractivité…

Le point de vue de Jean François Roubaud, président de la CGPME Paris Ile-de-France

« Il était très important de mener cette enquête, car si le Grand Paris est un sujet médiatique, puisqu’il pose la question des transports franciliens, sa portée réelle reste largement méconnue des acteurs pourtant concernés au premier lieu. Le rôle de notre organisation est plus que jamais d’alerter les principaux décideurs du Grand Paris sur ce déficit d’information et c’est pourquoi nous les rencontrons un à un, afin de savoir quelles actions ils envisagent pour mieux informer les entreprises. »

« Quand doit-on attendre les premières réalisations ? Quelle sera la place des PME dans la commande publique ? Comment seront gérés les désagréments liés aux travaux publics ? Chacun des acteurs impliqués doit apporter des réponses à ces questions. Les PME ne peuvent pas construire leur stratégie de développement en aveugle. Si nous souhaitons voir naître de nouvelles dynamiques économiques, il faut convaincre de l’intérêt du projet pas seulement en terme de renommée internationale et de transport, mais bien plus en termes de retombées réelles pour les PME et l’emploi. »

Les risques et les solutions d’assurance

Entretien avec Frédéric Gudin du Pavillon, directeur adjoint des assurances dommages à la Fédération française des sociétés d’assurances.

Comment définiriez-vous un risque pour une entreprise ?

Entreprendre c’est prendre des risques. Les entreprises et les entrepreneurs sont confrontés quotidiennement à une multitude de risques. Mais, en les identifiant et en trouvant des moyens de les minimiser ou de les anticiper, on se donne les moyens d’avancer sans être paralysé. En ce qui concerne l’assurance, et en ne tenant pas compte des risques liés à la vie économique de l’entreprise, on peut les classifier en trois grandes typologies : les risques aux personnes, les risques aux biens et ceux liés à la responsabilité.

Quelles solutions peut apporter l’assurance ?

Le métier de l’assureur, c’est de gérer les risques. Il y a ceux que l’assurance peut couvrir et ceux qu’elle ne peut pas. D’une manière générale un assureur peut couvrir un risque dès lors qu’il est possible de définir un aléa. C’est-à-dire un événement futur, incertain et indépendant de la volonté de l’assuré. Mais, comme je le disais, certains risques ne sont pas assurables. Je pense par exemple aux conséquences pénales ou aux événements contraires à l’ordre public.

Pouvez-vous nous détailler les trois types de risques et les solutions apportées ?

Dans le cadre des risques liés aux personnes.

L’entreprise est soumise à un cadre conventionnel et légal qui impute à sa charge certaines obligations en matière de protection sociale (retraite, prévoyance) à l’égard de ses salariés. Ces obligations constituent des risques assurables au sens où il s’agit d’événements aléatoires qui engendrent des conséquences financières.

L’entreprise peut souscrire des contrats d’assurance collectifs ouverts à tous ses salariés ou à une catégorie d’entre eux. Ces contrats ouvrent droit, sous certaines conditions, à divers avantages en matière fiscale et sociale pour l’entreprise.

Dans celui lié aux biens

Je vois deux types de risques : ceux de voir des dommages causés et ceux de voir son activité touchée. Les bâtiments peuvent être endommagés ou bien l’activité de l’entreprise arrêtée à la suite d’un incendie, d’une explosion…

  • L’assurance multirisques ou de risques directs regroupe l’ensemble des garanties appropriées à l’activité de l’entreprise. Toutefois, dans certains cas spécifiques, l’assureur propose la souscription de contrats séparés.
  • L’assurance des pertes d’exploitation permet la prise en charge des conséquences financières de l’arrêt accidentel de l’activité (perte de la marge brute, frais supplémentaires…).

Et enfin concernant la responsabilité.

L’entreprise ainsi que toute personne participant à son exploitation, peut être reconnue responsable en cas de dommages causés à un tiers par un incendie, une explosion, un dégât des eaux, ou même tout simplement son activité. Mais on peut aussi parler de dommages causés à des tiers. Par exemple lors de visites de clients, de fournisseurs ou lorsqu’elle utilise du matériel loué ou acheté en crédit-bail, lorsque les salariés peuvent mettre en cause la responsabilité civile de l’entreprise, etc… Face à cela il existe tout un arsenal de moyens pour se couvrir de ces risques.

Existe-t-il d’autres risques ?

L’entreprise est soumise à d’autres risques qui ne sont pas directement liés aux personnes, aux biens ou aux responsabilités et pour lesquels des garanties d’assurance peuvent être souscrites. Lorsque des litiges avec les clients, les fournisseurs, l’administration… perturbent l’activité de l’entreprise, l’assurance de protection juridique propose des informations téléphoniques, la gestion amiable des litiges et la défense des intérêts de l’entreprise devant les tribunaux.

L’entreprise qui accorde des crédits à ses clients s’expose aux risques liés à leur insolvabilité. L’assurance crédit lui permet de se prémunir contre le risque normal de perte de créances. Différentes formules d’assurance peuvent aussi être proposées pour garantir les risques économiques et financiers liés à l’exportation.

Quels que soient les contrats souscrits, il est important de vérifier les risques couverts, les garanties en option, les exclusions, l’adaptation des montants de garantie aux risques encourus et le montant des franchises. Enfin, dernier point crucial, en cas de modification des informations initiales, l’assureur doit être prévenu systématiquement. En effet, cela touche à la nature ou à la portée du contrat d’assurance.

Des risques aussi nombreux, ne risquent-ils pas d’asphyxier économiquement une entreprise ?

Les assureurs disposent de deux outils non négligeables afin de proposer aux entreprises les meilleures couvertures aux meilleures conditions tarifaires. Tout d’abord la mutualisation des risques. Cela correspond au partage, sur l’ensemble d’une population d’assurés, du coût des sinistres supporté par une partie de cette population. Elle fonctionne correctement dans la mesure où elle porte sur des risques suffisamment nombreux et homogènes. L’autre levier est celui de la prévention. La connaissance du risque fait que l’on peut s’en prémunir et ainsi se doter de réelles chances de le subir ou tout du moins d’en atténuer les conséquences. Ces deux mécanismes permettent aux assurés de ne pas être étouffés budgétairement par le coût des assurances.

Charte qualité : se faire aider par sa fédération professionnelle

Le pôle bois de la Fédération professionnelle Française du Bâtiment (FFB) a créé des labels pour les PME et TPE de son secteur. Une démarche suivie par les Charpentes Houot avec succès.

Arrivé dans l’entreprise en 1993, Philippe Roux la rachète en 2000. Elle compte aujourd’hui 65 collaborateurs et réalise 15 M € de chiffre d’affaires. En 2009, il obtient la certification PEFC (bois issu de forêts gérées durablement) et lance une démarche de progrès avec sa fédération : la charte qualité « Charpentes 21 ».

Qualité technique

L’accompagnement et l’évaluation annuelle font l’objet de l’intervention d’un organisme indépendant et habilité. Le détail des engagements et les modalités d’évaluation sont décrits dans le référentiel de la charte. L’entreprise s’engage à respecter des règles et des techniques validées dans le cadre de la mise en œuvre et la fabrication des ouvrages en bois.

Qualité environnementale

Ce volet de la charte repose sur un engagement de progrès accompagné par la publication d’indicateurs définis dans le référentiel. Cet engagement permet d’évaluer l’impact environnemental de la fabrication des charpentes taillées en bois. Quelques points à valider : obtenir les certifications PEFC ou FSC, diminuer les produits solvants, avoir recours à la chimie verte, etc…

Conditions de travail

Basé sur l’évaluation des risques et la mise en œuvre de plans d’actions, ce volet peut consister notamment à aménager les postes de travail pour mieux prévenir les accidents, à mieux gérer les déchets toxiques etc… « Aujourd‘hui, seulement 21 entreprises du bois sont certifiées « Charpentes 21 », regrette Philippe Roux, alors que les avantages et les bénéfices retirés de cette démarche sont nombreux. »

La société Charpentes Houot considère qu’elle a largement consolidé ses clients tels que Mac Donald’s ou Disney qui sont fortement sensibles à la démarche développement durable de leurs prestataires. L’entreprise a aujourd’hui obtenu l’aménagement d’un magasin Biocoop, qui a toutes les chances de passer de la phase de test à celui de déploiement national.

Au sein de l’entreprise, les collaborateurs se sont réellement investis dans la démarche et trouvent aujourd’hui un bénéfice réel. Même si le marché de la construction en bois est dynamique, le label « Charpentes 21 » est un atout incontestable sur les devis ou les mémoires techniques des appels d’offres. « L’argent investi dans la démarche est rapidement rentabilisé par les performances de la société, tant sur le plan d’une meilleure organisation du travail qu’une plus grande qualité de l’activité » conclut Philippe Roux.

Article PAR ELISABETH LECUYER

Verser sa PEEC

Chaque année, toute entreprise de plus de 20 salariés doit s’acquitter d’une contribution visant à aider le logement en France. Quelques éléments pour y voir plus clair face à cet effort solidaire qui touche 200 000 entreprises en France.

Du 1 % Logement à la PEEC

La Participation des Employeurs à l’Effort de Construction a été lancée en 1953 afin de résoudre la crise du logement après la guerre. Au départ, cette obligation avait un taux fixé à 1% de la masse salariale. Pour cela, on a longtemps parlé du « 1 % logement » , voire du 1% patronal. Depuis 2009, cette contribution obligatoire a été renommée « Action logement ». Le taux de la PEEC a subi plusieurs baisses. Il est maintenant fixé à 0,45 % de la masse salariale.
Aujourd’hui, toute entreprise de plus de 20 salariés doit verser chaque année cette contribution indexée sur la masse salariale. Pour les entreprises dont l’effectif est compris entre 10 et 20 salariés, (et qui avant versaient une PEEC), certaines aides et services ont été maintenus.

Le fonctionnement d’Action Logement

Action Logement est géré par 5 CIL (Comité Interprofessionnel du Logement) qui sont eux-mêmes regroupés dans l’UESL (Union des Entreprises et Salariés pour le Logement). C’est à un de ces CIL que l’entreprise devra verser chaque année sa PEEC. Seuls les CIL identifiés par l’UESL sont habilités à collecter la PEEC et à apporter des services ou des aides « Action Logement » (prêts pour l’acquisition d’une résidence principale ou la réalisation de travaux, aides à la location ou à la mobilité professionnelle).

Pour verser votre participation Action Logement, suivez les trois étapes clés.

1. Vérifiez si votre entreprise est assujettie

Si vous avez atteint le seuil des 20 salariés en 2009 par exemple, vous êtes exonéré de paiement en 2010, 2011 et 2012. Ensuite, vous bénéficiez d’un abattement dégressif sur les trois années suivantes : 75 % en 2013, 50 % en 2014 et 25 % en 2015. Le dispositif d’exonération temporaire ou d’assujettissement progressif n’est pas applicable lorsque l’accroissement de l’effectif résulte de l’absorption ou de la reprise d’une entreprise ayant employé 20 salariés ou plus au cours de l’une des trois années précédentes.

2. Remplissez votre bulletin de versement 2010

Calculez votre participation. La PEEC s’élève à 0,45 % de la masse salariale de votre entreprise. Exemple : si la masse salariale de votre entreprise en 2009 était de 1 million d’euros, votre PEEC due cette année est de 4 500 € (1 000 000 X 0,45 %), avant éventuel abattement (voir étape précédente). N’oubliez pas qu’un versement sous forme de subvention vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôts : le montant versé sera imputable en charges déductibles du résultat imposable 2010.

3. Respectez la date limite pour effectuer votre versement

Simple, rapide et sûr, le virement est le moyen le plus efficace pour effectuer votre versement. Attention à ne pas dépasser la date limite de versement. Un reçu libératoire vous sera envoyé et vous servira de justificatif comptable et fiscal. En cas de retard, l’administration fiscale vous pénalisera de 2 % de la masse salariale.

2 questions à Karine Julien, directrice du développement du groupe Solendi

Sur quels critères choisir le collecteur CIL à qui verser sa contribution action logement ?

Il y a pour cela différents éléments à prendre en compte. Déjà l’entreprise doit bien étudier la présence du CIL sur le territoire. Pour une entreprise implantée dans plusieurs régions, il est important que le collecteur soit présent seulement dans l’ensemble du territoire, et pas sur une seule région. L’objectif est que les salariés basés à Sochaux par exemple puissent bénéficier du même service que ceux en poste à Levallois-Perret. Pour une entreprise mono-site, il convient d’analyser la diversité du patrimoine locatif sur la région afin de pouvoir répondre aux différents besoins des salariés. Enfin, le dernier paramètre à prendre en compte pour faire son choix est la qualité du service aux clients du CIL.

Comment communiquer auprès de ses salariés sur cette aide au logement ?

Certains CIL mettent à disposition des entreprises des outils de communication pour encourager les salariés à profiter de l’aide au logement : brochures, affichettes, permanence sur le lieu de travail d’un conseiller Action Logement…

Article PAR SOLENDI |

Les conditions générales de vente : mise en garde

Nécessaires dans le cadre de toute opération commerciale, les conditions générales de vente (ou d’achat) fixent les devoirs et les droits du vendeur comme de l’acheteur. Attention à bien prendre en compte les subtilités de cette obligation.

Les conditions générales de ventes : une obligation légale

L’établissement de ces conditions générales sont nécessaires dans la mesure où l’article L 441-6 du Code de commerce précise que « tout producteur, prestataire de services, grossiste ou importateur est tenu de communiquer des conditions générales de vente à tout acheteur de produits ou tout demandeur de prestations de services qui en fait la demande pour une activité professionnelle ».

Supérieures aux conditions générales d’achat

Ce même article précise par ailleurs que les conditions générales « constituent le socle de la négociation commerciale ». Cette précision, issue de la loi LME du 4 août 2008, est importante dans la mesure où la loi PME du 2 août 2005 prévoyait que les conditions générales de vente prévalaient sur les conditions générales d’achat.

Une négociabilité de celle-ci possible

La loi dite « LME » a ainsi été présentée comme une révolution des règles de la négociation dans la mesure où, outre le fait qu’elle a introduit la négociabilité des conditions générales de vente, elle autorise également l’établissement de conditions catégorielles (conditions générales différentes selon les catégories d’acheteurs de produits ou de demandeurs de prestation de service). Il appartient désormais aux fournisseurs de justifier des distinctions opérées entre leurs différentes catégories.

Des conditions opposables

Les conditions générales sont opposables au contractant si l’écrit établi entre les parties les a reproduites ou y fait expressément référence. Une difficulté peut se poser lorsque des parties ont conclu un accord sur les éléments essentiels de leur opération (prix, quantité, livraison) sans se prononcer sur les conditions générales (de l’une ou de l’autre, voire des deux entités en cause).

Dans ce cas, les conditions sont opposables à la partie qui les reçoit ultérieurement à deux conditions :

  • les conditions générales doivent avoir été connues de la partie à laquelle elles sont opposées au moment de la conclusion du contrat (elles doivent donc avoir été communiquées avant et ce de manière apparente et lisible) ;
  • les conditions générales doivent avoir été acceptées. Tel n’est pas le cas lorsqu’elles ont été révélées après la conclusion du contrat. On rappellera que le silence en lui-même ne vaut pas acceptation, sauf lorsque les parties ont été antérieurement en relation d’affaires.

On notera que lorsque les parties se sont adressées mutuellement des conditions générales comportant des clauses contradictoires, les clauses contraires s’annulent.

Article PAR PHILIPPE RUFF | AVOCAT À LA COUR |

Augmentez vos chances d’obtenir des financements !

Aider les TPE à obtenir des financements représente un prioritaire objectifs de l’Ordre des Experts-Comptables.

Favoriser l’accès au financement des TPE/PME de moins de vingt salariés et raccourcir les délais d’examen des demandes de prêts par les banques constituent deux leviers indispensables pour faciliter la vie des entreprises.

Apporter un soutien à l’entreprise

Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables a proposé aux banques de faciliter le financement des TPE. Dans ce cadre, les experts-comptables ont notamment souhaité apporter leur appui dans le montage du dossier de demande de financement en y incluant leurs prévisionnels. S’il n’a jamais été question pour l’expert-comptable de s’immiscer dans la relation entre l’entrepreneur et la banque, celle-ci restant seule décisionnaire pour accorder le financement sollicité, l’intervention de l’expert-comptable crédibilise les prévisions élaborées par le chef d’entreprise et rassure ainsi les partenaires financiers.

Experts-comptables et banques : main dans la main pour trouver des solutions

Deux accords ont été signés avec deux grandes banques nationales, donnant notamment la possibilité, dans la limite de 25 000 €, de remplacer des découverts très couteux par du crédit de trésorerie à moyen terme, meilleur marché et plus sécurisant. Grâce à l’assurance modérée qu’apportent les experts-comptables en établissant les prévisionnels et en formalisant les hypothèses de travail retenues par le chef d’entreprise, l’expert-comptable facilite ainsi l’examen du dossier par la banque. La marque « expert-comptable » synonyme de confiance, représente une garantie appréciée des tiers et des banquiers.

Connaître les refus de financement de la banque pour agir

Les deux premiers accords signés au profit des TPE prévoient notamment un délai d’analyse du dossier de demande de financement réduit dans le temps, ainsi que la motivation des éventuels refus de financement. Cette dernière information va donc permettre à l’entrepreneur, accompagné de son expert-comptable, d’identifier les causes de ce refus de financement et d’apporter des actions correctrices du côté de l’entreprise en vue de présenter à nouveau le dossier aux établissements bancaires. Le cas échant, cela permet également d’orienter le chef d’entreprise vers des financements alternatifs et complémentaires que sont, d’une part les financements publics (plus de 6 000 sources de financements publics possibles en France) et d’autre part le capital investissement. l

Pour tout savoir sur le financement et l’accompagnement dont vous pouvez bénéficier : www.financement-tpe-pme.com.

Le saviez-vous

Convention cadre signée le 20 juin 2011 avec les Banques Populaires:

  • Donner la possibilité, dans la limite de 25 000 €, de remplacer les découverts bancaires, très coûteux, par du crédit de trésorerie à moyen terme.
  • Améliorer la trésorerie des TPE, qu’il s’agisse de simples décalages de trésorerie, d’amélioration de la structure financière (consolidation de découverts permanents structurels) voire de tout projet, tel le recrutement d’un salarié.
  • Ramener le délai de réponse de la banque à 15 jours dès lors que l’expert-comptable, dans le cadre d’un processus en ligne (mise à disposition des prévisionnels de l’entreprise) intervient.
  • Motiver les raisons d’un refus d’octroi de crédit (problème de cote non éligible car en dessous de 4 ; insuffisance d’autonomie financière ; perspectives d’avenir non probantes…).

Convention signée le 5 septembre 2011 avec LCL :

  • Accompagner les TPE et les professions libérales dans leur besoin de financement qu’il s’agisse de demandes de financement d’investissement matériels ou incorporels, ou lié à des besoins de court terme ou des demandes de financement liées à la transmission ou la reprise d’entreprises.
  • Pour les crédits inférieurs ou égaux à 25 000 €, l’expert-comptable, dans le cadre d’un processus normé de mise à disposition des bilans et prévisionnels intervient en apportant son assurance modérée dans l’établissement du dossier de financement.
  • Créer un dispositif simplifié et allégé de demandes de financement court terme et moyen terme et/ou crédit-bail dans la limite de 25 000 €, pour les clients/prospects LCL de moins de 12 mois et de 40 000 € pour les clients LCL de plus de 12 mois.
  • Délai de réponse de la banque ramené à 2 jours ouvrés à compter de la réception du dossier complet et engagement de la banque de motiver un éventuel refus de financement.
  • Traitement des demandes de financement en ligne pour les professions libérales : les demandes de crédits moyen et long terme supérieurs à 25 000 € peuvent être réalisées directement sur le site d’Interfimo (filiale de LCL) à partir d’un dossier type rempli en ligne par les experts comptables.

Article PAR SERGE BOTTOLI | VICE-PRÉSIDENT – ÉVOLUTION DES MARCHÉS| CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES

Interview de Nathalie Davis et Dino Taieb, Fondateurs de Fuxia

Rencontre avec les créateurs de la chaîne de restaurants italiens Fuxia. Nathalie Davis et Dino Taieb ont décidé de créer en couple un concept de restaurants de quartier qu’ils dupliquent avec succès depuis dix ans. Une réussite qui les a poussé à développer également les restaurant Razowski et La Ferme.

Quels ont été vos parcours jusqu’à la création de Fuxia ?

Nathalie Davis : Je suis tombée dans la restauration complètement par hasard, deux ans avant de monter Fuxia. Puis j’ai rencontré Dino, et nous avons voulu créer notre histoire autour de la création d’un restaurant italien.
Dino Taieb : J’ai atterri dans la restauration après une formation de styliste dans la fourrure ! La restauration est un métier de contact et Nathalie et moi aimons les gens. Et nous aimons aussi bien manger !

Comment avez-vous défini le concept de Fuxia ?

Nathalie Davis : Nous avons essayé de définir ce que nous aimerions trouver dans un restaurant italien, un lieu convivial, avec un grand sens du service, et où l’on puisse manger des produits de bonne qualité à un prix abordable. Dès le départ nous avions l’idée de dupliquer le modèle dans différents quartiers parisiens. L’idée était de créer une chaîne de restaurants de quartiers dans lesquels les clients se reconnaîtraient.
Dino Taieb : Le deuxième restaurant a d’ailleurs ouvert 4 mois après le premier. Il était clair que nous nous donnerions l’énergie et les moyens nécessaires pour ne pas ouvrir qu’un seul restaurant.

Comment avez-vous fait pour attirer les clients ?

Dino Taieb : C’est le bouche-à-oreille qui a fonctionné. Nous nous sommes appliqués à toujours garder une bonne qualité d’assiette. Car dans la restauration, si les plats ne sont pas bons, même les amis ne passent que pour dire bonjour et vont manger en face !

Comment avez-vous financé l’ouverture du premier Fuxia ?

Nathalie Davis : C’était un vrai pari d’ouvrir le premier restaurant car nous n’avions rien, aucune réserve financière. Nous avons d’ailleurs fait tous les travaux nous-mêmes.
Dino Taieb : Nous étions allés voir des banquiers qui nous répondaient toujours « on verra ». Finalement, le jour de l’ouverture, les banquiers sont passés devant le restaurant et nous ont demandé combien nous voulions pour le prêt. Le lendemain l’argent était débloqué et nous avions 300 000 francs à disposition !

Et comment avez-vous financé les travaux ?

Dino Taieb : Un ami nous a présenté deux frères qui ont accepté d’investir dans notre projet en entrant au capital. L’un d’eux avait la possibilité d’avoir un local rue Richelieu, et c’est comme ça que nous avons pu y installer le premier Fuxia.

Quand vous vous êtes lancés, aviez-vous peur du risque ?

Dino Taieb : Nous n’y pensions pas vraiment. Car au pire, même si nous n’arrivions pas à nous dupliquer, nous savions que notre restaurant fonctionnerait. Nous envisagions de mener une vie de commerçants traditionnels, avec tous les problèmes que cela engendre, avec énormément de travail.

Aujourd’hui combien avez-vous de restaurants ?

Nathalie Davis : Nous aurons bientôt 11 Fuxia en propre, 7 sous forme de franchise et 3 autres restaurants des enseignes Razowski et La Ferme.

Pourquoi êtes-vous passés à la franchise ?

Nathalie Davis : Principalement pour pouvoir nous développer en province. Nous sommes très proches de nos restaurants, nous y passons presque tous les jours pour faire le service, vérifier que le produit est toujours bon et chercher le retour clients. Pour les restaurants en province, nous ne pouvions gérer une telle présence au quotidien.

Pourquoi continuer le développement de restaurants en propre ?

Dino Taieb :Plus on a de restaurants en propre, plus on reste maître du jeu. Nous essayons donc de garder une bonne proportion de franchise/restaurant en propre. Cela permet aussi aux franchisés de voir que nous sommes les premiers investisseurs de la marque. C’est pour eux un gage de confiance qui prouve que la marque fonctionne.
Nathalie Davis : Cela nous permet aussi de remettre à plat le système, de retravailler les produits, la décoration… Tous les 2/3 ans nous essayons d’affiner un peu le concept. Mais pour cela nous faisons d’abord des tests chez nous avant de les mettre en place dans les franchises. Nos franchisés croient en nous, ils s’investissent humainement et financièrement, c’est impensable pour nous de risquer de leur faire prendre de mauvais choix.

Comment formez-vous vos franchisés ?

Nathalie Davis : Pendant 6 mois ils sont dans les restaurants, tournent, sont aux cuisines, au service, sur le terrain. Puis, quand ils ouvrent, nous sommes très présents avec eux. Malgré cela, nous n’oublions pas qu’ils restent des commerçants indépendants, des entrepreneurs, et qu’il y a une frontière qu’il ne faut pas qu’on dépasse. On ne peut pas prendre des décisions à leur place.

Pourquoi avoir lancé de nouvelles enseignes à côté de Fuxia ?

Nathalie Davis : Pour éviter de tomber dans l’ennui ! Nous avons lancé Razowski en 2006, un restaurant de burgers faits à base de produits frais, puis en 2007 nous avons racheté la Ferme, une marque qui avait déjà 10 ans et qui était précurseur dans la restauration rapide à connotation bio. Les deux nouvelles enseignes sont un succès et plusieurs ouvertures sont prévues.
Dino Taieb : Fuxia évolue constamment. Avoir d’autres projets nous permet de prendre du recul sur cette enseigne pour nous remettre en question et l’améliorer. C’est en développant d’autres concepts qu’on peut développer Fuxia. Les attentes des clients changent constamment. La clé du succès est d’être tout le temps en phase avec leurs besoins et leurs attentes.

N’est-ce pas difficile de travailler en couple ?

Dino Taieb : Ce n’est pas toujours facile, mais c’est aussi notre force.
Nathalie Davis : Le succès de Fuxia vient pour beaucoup du fait qu’au départ il y avait deux esprits, deux compétences très différentes. Nous partageons tout sans nous marcher dessus. Chacun possède son domaine. Nous n’intervenons pas sur les mêmes choses. Etre un couple ne signifie pas que nous sommes toujours d’accord sur tout. Mais nous discutons énormément et creusons chaque question. l

5 conseils

  1. Croire à son produit, croire à son idée.
  2. Ne pas avoir peur de perdre puisque la peur de l’échec empêche d’avancer.
  3. Savoir déléguer, faire confiance.
  4. Avoir l’envie de gagner qui compense la peur de perdre.
  5. Créer une entreprise avec son conjoint !

Internet et les salariés, attention vous rentrez dans la matrice jurisprudentielle !

En matière de nouvelles technologies, la jurisprudence de la chambre sociale de la cour de cassation ne cesse d’évoluer concernant les possibilités et les limites des salariés dans l’utilisation de l’Internet et des moyens mis à sa disposition dans le cadre du contrat de travail.

Si l’employeur limite l’utilisation d’Internet au bureau, dans le cadre de son règlement intérieur, l’utilisation d’Internet à une fin purement professionnelle, le salarié pourra être sanctionné, voire licencié s’il est constaté qu’il va sur des sites sans rapport avec son travail sur son temps de travail. Ce constat pourra se faire par la vérification par l’employeur, sur l’ordinateur mis à disposition du salarié, de l’historique Internet de ce dernier.

Les données sur l’ordinateur

Concernant les données conservées sur l’ordinateur professionnel, le salarié n’a, là encore, pas un droit acquis à la non-consultation de ses informations par l’employeur. La cour de cassation a considéré que seuls les fichiers intitulés « personnel » ou « privé » existant sur l’ordinateur professionnel n’étaient pas consultables par l’employeur. Pour autant, si le règlement intérieur limite l’utilisation de l’ordinateur de travail à des fins uniquement professionnelles, l’employeur pourra sanctionner un salarié du simple fait de l’existence de fichiers « privés » sur cet outil.

La messagerie professionnelle

En matière de messagerie électronique professionnelle, la jurisprudence de la cour de cassation est fluctuante. Ainsi, un courriel ayant pour objet « personnel » ou « privé » ne pouvait être ouvert par l’employeur mais a contrario, un e-mail ne comportant pas ces intitulés était librement consultable et utilisable par l’employeur.

Mais depuis l’été 2011, la cour de cassation a changé son fusil d’épaule en considérant qu’un courriel ne disposant pas d’un objet « personnel » ou « privé » pouvait malgré tout être considéré comme privé du fait de son contenu. Il ne peut donc pas être utilisé contre le salarié dans une procédure disciplinaire. En effet, l’utilisation et même la consultation de ces courriels personnels serait alors considérées comme une « violation de correspondance privée » sanctionnée, dans le code pénal, d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Article par ANTOINE GROU | AVOCAT À LA COUR |

L’IFCIC

Comment financer des projets culturels ? Pour cela, faites appel à l’IFCIC, qui constitue un trait d’union entre financements publics et privés des entreprises culturelles.

En France, les industries culturelles (cinéma, audiovisuel, spectacle vivant, musique, presse, édition, multimédia) peuvent bénéficier d’aides directes sous forme de subventions attribuées par l’état (CNC, DGCA, CNL…) et par les collectivités locales (Régions), ou indirectes sous forme de taxes ou obligations de financement imposées à certains acteurs (chaînes de télévision, FAI…). Certains secteurs bénéficient de surcroît de mécanismes de redistribution propres (compte de soutien du CNC, fonds de soutien au théâtre privé…).

Mais l’activité de ces entreprises et la réalisation de leurs projets relèvent aussi de financements privés, notamment bancaires : crédits de production destinés à assurer la trésorerie de la fabrication d’une œuvre (longs métrages, fictions TV, séries d’animation), crédits à moyen ou long terme destinés à répondre aux besoins de financement récurrents de leur activité. L’Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC) intervient pour conforter la prise de risque des banques dans un secteur qu’elles jugent traditionnellement difficile.

Établissement de crédit de droit privé mais détenu à 49 % par le secteur public, l’IFCIC accompagne l’initiative privée en partageant le risque avec les banques qui prêtent aux industries culturelles pour financer leurs projets et leur développement : l’IFCIC offre aux banques une garantie de 50 à 70 %.

Fonds propres (au 31/12/2010) :

33,4 M €

Fonds d’Avances aux Industries Musicales : 9,1 M €

• Producteurs, éditeurs et distributeurs d’œuvres musicales

Fonds de Garantie « Cinéma Audiovisuel » : 67,5 M €

  • Production et distribution Cinéma et Audiovisuelle
  • Industries Techniques de l’image et du son
  • Exploitation cinématographique

Fonds de Garantie « Industries culturelles » : 13,8 M €

  • Livre (édition, librairie)
  • Musique
  • Spectacle vivant
  • éditeurs de presse
  • Jeu vidéo / Multimédia
  • Patrimoine
  • Arts Plastiques

Être efficace au travail !

Débordé par une charge de travail toujours plus grande ? Pour réussir à vous en sortir et être efficace au travail, il va vous falloir apprendre à mieux organiser votre travail. Pour cela il existe quelques règles, définies par Daniel Neury, créateur de la méthode d’efficacité professionnelle Statera et auteur de « Plus efficace sans travailler plus ».

1 La veille au soir faites la liste des tâches

Que vous souhaitez et devez accomplir le lendemain, en commençant par les grandes difficiles pour finir par les tâches faciles. L’idéal est d’ordonner les tâches par ordre de priorité, en partant des choses importantes pour arriver aux tâches les plus rapides à faire. En démarrant par les choses faciles, vous risqueriez d’y passer trop de temps et de ne plus en avoir pour traiter les points essentiels.

2 Agissez.

Définir une stratégie pour les atteindre les objectifs ne sert à rien si vos actions ne suivent pas. être dans l’inaction est également une preuve que vos objectifs ont besoin d’être clarifiés.

3 Clarifiez vos objectifs pour capter les bonnes occasions.

Savoir où vous allez et ce que vous recherchez permet d’être inconsciemment à l’affût des opportunités qui peuvent vous aider à la réalisation de vos objectifs. Cela vous permet de capter sans le moindre effort des informations précieuses que vous auriez laissé filer si votre objectif n’était pas clair. Ainsi vous filtrez les informations nécessaires sans retenir les données parasites.

4 Ayez des objectifs qui correspondent à vos valeurs.

Ne vous embarquez pas dans un projet dans lequel vous ne vous sentez pas à l’aise. Mettez vos objectifs en accord avec vos principes, sinon vous serez en conflit intérieur, en perte d’énergie et vous ne pourrez pas être réellement efficace.

5 Ne vous perdez pas dans le quotidien.

La clé est de déplacer vos efforts en passant moins de temps dans le quotidien et plus dans l’élaboration de vos objectifs, de vos plans. à un niveau supérieur, ce sera la clarification de vos valeurs. Ce n’est pas en faisant plus du quotidien (plus de la même chose) que vous deviendrez plus efficace au travail.

6 Clôturez.

Si vous entreprenez une tâche, agissez jusqu’à la clore. Une façon de matérialiser la clôture est de « mettre la balle dans l’autre camp » par exemple en livrant un courriel, un document…

7 Gagnez du temps en communiquant mieux.

Lorsque vous êtes en réunion, ne faites pas l’impasse sur la réalisation d’un compte rendu qui puisse formaliser les décisions qui ont été prises et les accords partiels qui ont émergé des discussions. Faire partager la même information à tous et formaliser les accords permet de ne pas constamment revenir en arrière. D’autre part, pour être efficace lors d’une réunion à distance, préférez la PC-conférence avec partage d’écran, à la visioconférence.

8 Protégez-vous du stress en dissociant actions et résultats.

Ceci est primordial car le stress représente un vrai frein à l’efficacité. Ayez en tête que si vous êtes maître de vos actions, vous ne l’êtes pas toujours de vos résultats. Surtout dans le cadre d’actions commerciales, il ne faut pas culpabiliser si vous n’atteingnez pas le résultat escompté, à condition que vous ayez donné votre maximum dans vos actions.

9 Ne cherchez pas à tout faire.

Vouloir tout faire peut vite devenir un piège. En cherchant à ne pas tout faire, vous vous obligez à être sélectif et à ne conserver que les tâches importantes. Pour le reste apprennez à déléguer.

10 Protégez-vous de la sur-sollicitation.

Acceptez d’être constamment dérangé par des appels téléphoniques, des mails, des petits messages de votre assistant… Voilà qui nuit à votre efficacité. Dans ce tourbillon, cette surinformation, comment pouvez-vous atteindre vos objectifs ? Apprenez à rester ininterruptible par moments pour pouvoir vous concentrer sur les tâches importantes.

Urgent VS important

Le risque est de traiter en priorité les tâches urgentes et, au final, de passer à côté de celles importantes.
Un des critères pour détecter l’importance d’une tâche est de vous poser la question : si je ne pouvais faire qu’une seule chose aujourd’hui laquelle ferais-je ? Bien souvent, les traiter évite par la suite l’apparition de bien d’autres tâches « urgentes »

3 questions à Daniel Neury | auteur de « Plus efficace sans travailler plus », édition vuibert | www.statera.fr

Pourquoi les personnes sont-elles mal organisées au travail ?

Nous agissons tous selon notre tendance naturelle qui est de répondre tout de suite aux premières sollicitations qui viennent. Or la clé pour être efficace au travail est plutôt de faire l’inverse, de prendre le temps de s’isoler et de bien réfléchir à l’endroit où on veut aller avant de se lancer. Nous sommes trop en réaction, et pas assez en prévision. Cela s’explique par le fait que personne ne nous a appris à fonctionner comme cela lorsque nous étions à l’école. Alors il faut réapprendre à travailler, à s’organiser pour atteindre ses objectifs. L’enjeu de cette meilleure organisation est de réussir à être plus efficace au travail, et ce en réduisant les efforts fournis. Mais tout part d’un objectif qu’on se fixe.

Quel objectif se fixer ?

Souvent les gens ne savent pas ce que c’est qu’un objectif. S’en fixer un n’est pas forcément devoir réaliser une tâche énorme ! On peut s’en donner un sur une journée ou sur la semaine. Il peut y en avoir également de plus gros, à l’échelle de l’année. Il peut être de nature diverse, par exemple atteindre les chiffres qu’on vous impose en terme de vente. L’important est de savoir ce qu’on veut faire, ce vers quoi nos efforts sont orientés.

Et comment les atteindre ?

C’est là qu’intervient la notion d’organisation. On peut décomposer un grand objectif en sous-objectifs plus facilement atteignables. Par exemple, pour qu’un enfant mange sa viande, il faut qu’elle soit coupée en petits morceaux. Pour le management d’un projet c’est à peu près la même chose : il faut savoir le couper en petits bouts aux bons endroits. Ensuite seulement, on peut passer à l’étape suivante qui est celle de l’organisation d’un plan de travail.