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L’impact du CES de Las Vegas sur la popularité de nos start-up numériques

L'impact du CES de Las Vegas sur la popularité de nos start-up numériques

Le CES de Las Vegas 2016, qui se déroule du 6 au 9 janvier, est comme tous les ans l’événement incontournable des inventions numériques. Quel impact aura-t-il alors sur les start-up françaises naissantes ?

200 entreprises françaises au CES 2016

Si les Etats-Unis semblent détenir le monopole des inventions High-Tech, le sommet prochain du CES indique la présence massive des entreprises françaises. En effet, face aux 50 exposants allemands et aux 60 exposants anglais, les chiffres indiquent que la France sera présente avec 200 entreprises. Un chiffre conséquent qui annonce l’avenir fleurissant de notre pays dans ce secteur technologique en grande évolution.

Le CES : l’assurance d’une meilleure visibilité médiatique

Le CES de Las Vegas détient une réputation internationale dans le domaine du numérique. La seule présence des entreprises françaises à ce sommet leur garantit une authenticité affirmée aux yeux du monde entier. Le jury du CES, composé de 60 experts, a ainsi attribué un Award à plus de 40 entreprises françaises pour leurs produits innovants dont :

-Luminion d’Ubiant et Hydrao dans la catégorie « Technologie pour un monde meilleur »
-3D Rudder dans la catégorie « Gaming »
-Ily d’Insensi dans la catégorie « Technologies accessibles »
-Enko Running Shoes d’Enko dans la catégorie « Sport, Fitness & Biotech »
-MyECG de Visiomed – catégorie « BioTech »

Ces Awards donnent le ton et accordent à la France une place prépondérante dans 30 catégories différentes. Encore une preuve que notre pays excelle dans le numérique, avec des compétences aussi spécialisées que diversifiées. Les dirigeants à la tête des entreprises récompensées peuvent désormais bénéficier d’une visibilité inégalable aux yeux de la presse. Ainsi, ils pourront présenter leurs produits au cours du CES Unveiled de Las Vegas qui se donne à voir comme une avant-première exclusive des nouvelles technologies mondiales.

Les secteurs où la France cartonne

Après le succès planétaire des Smartphones permettant de connecter les populations du monde entier, une nouvelle tendance s’affirme en connectant les objets de la vie quotidienne. Désormais, les produits de la domotique seront gérables à partir d’un téléphone portable dit intelligent. Dans ce sommet de Las Vegas, La France s’est quant à elle démarquée dans 2 domaines :

-le domaine militaire : Ce secteur en grande expansion aux Etats-Unis est aujourd’hui soumis à une grande réglementation. Ce sommet met alors l’accent sur la création des drones devenus incontournables dans le domaine militaire moderne. L’entreprise française Parrot se présente alors comme un exemple à suivre pour plusieurs start-up françaises œuvrant dans ce domaine.

-le domaine de la santé : Le CES met aussi l’accent sur l’importance croissante de la santé numérique. Dans ce domaine, c’est Withings qui apparait comme la start-up française de référence. Plus que jamais, le secteur médical est descendu de son piédestal et devenu accessible grâce à des applications mobiles. La start-up Honestica annonce une réussite certaine de la santé numérique en France.

Ces entrepreneurs un peu farfelus

Ces entrepreneurs un peu farfelus

Parfois la folie douce et l’originalité sont récompensées dans le monde de l’entreprise. De nombreux entrepreneurs un peu décalés ont fait de leur créativité et de leurs idées originales, un véritable savoir-faire récompensé par le succès. Qui sont alors ces personnages audacieux et farfelus reconnus pour leur imagination créatrice ?

Richard Branson et Virgin

Reconnu depuis des décennies pour son grain de folie et son audace, le fondateur de la multinationale aux 20 milliards de chiffre d’affaires n’a pas hésité à faire de son personnage la vitrine de son groupe. En véritable communicant, l’aventurier n’a ainsi pas hésité à traverser la Manche en kitesurf en 2012 ou encore à traverser l’Atlantique en ballon gonflable. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Richard Branson s’attaque dorénavant aux voyages dans l’espace via sa filiale Virgin Galactic.

Dmitri Itslov le milliardaire russe

Âgé de 33 ans l’oligarque russe et magnat des médias, Dmitri Itslov, est depuis toujours fasciné par la science-fiction. C’est en visionnant Avatar, le film à succès de James Cameron, que l’entrepreneur a décidé de financer ni plus ni moins qu’un programme de recherche visant à créer un hologramme doté d’une intelligence artificielle. Baptisé Initiative 45, le projet du russe un peu fou a pour ambition future le développement du transfert de la personnalité d’un être humain dans un hologramme entièrement créé artificiellement. Cet avatar suscite alors l’enthousiasme de nombreux neurologues et roboticiens internationaux.

Les martiens et Craig Venter

Véritable icone vivante pour les ufologues, le biologiste américain et pionnier du séquençage ADN Craig Venter, travaille depuis 2010 sur un projet révolutionnaire avec sa société Synthetic Genomics. Selon celui-ci il serait en effet possible de recréer de l’ADN de martien en laboratoire par le biais d’un décodeur génétique. L’homme d’affaires et pourtant scientifique réputé outre-Atlantique, est cependant pris très au sérieux par la NASA, pour qui il serait possible de développer des vaccins quel que soit le lieu en envoyant les codes génétiques directement sur un lieu précis afin de circonscrire une épidémie.

La vie sur Mars selon Elon Musk

Dans la même optique d’une vision futuriste en collaboration avec les extra-terrestres, l’entrepreneur qui est déjà à l’initiative de projets ambitieux comme le lancement de satellites et le développement de la voiture électrique signée Tesla, se lance dans un nouveau projet. Hyperloop vise en effet à lancer un train à ultra grande vitesse via la technologie du tube sous vide pour établir une colonie sur la planète Mars. Elon Musk qui est pourtant milliardaire, explique vouloir sauver l’humanité et d’après ses calculs cette traversée en direction de la planète rouge ne devrait durer que 6 mois et serait prévue dès 2025.

Jurassic Parc à la portée de tous

Tout comme Steven Spielberg à l’origine de la célèbre quadrilogie Jurassic Parc, le milliardaire australien Clive Palmer a dû garder son âme d’enfant. Après avoir fait fortune dans les mines de pierres précieuses, celui-ci vise maintenant la réalisation d’un parc de répliques de dinosaures, modestement appelé Palmersaurus. Situé dans son pays d’origine, le parc est accessible au grand public et peuplé de près de 160 dinosaures robotisés pour le plus grand plaisir des fans de la franchise à succès. Ne voulant pas s’arrêter là, Clive Palmer envisage dorénavant de créer une réplique exacte du Titanic pour des traversées prévues en 2016 entre Southampton et New-York.

Bilan .PARIS, un an après

Bilan .PARIS

L’extension de nom de domaine .PARIS a été lancée en juin 2014. Dans un premier temps réservée à une liste très restreinte de professionnels, l’extension .PARIS avait ensuite été ouverte au grand public en décembre 2014. A peine un après son lancement public, quel premier bilan peut-on tirer ?

Premier Bilan du .PARIS un an après

La Ville de Paris avait déposé son projet de création d’une extension de nom de domaine .PARIS auprès de l’ICAAN (autorité en charge de la gestion des noms de domaine) en 2008. De nombreuses enseignes prestigieuses et emblématiques avaient ensuite été sélectionnées par la Ville de Paris et l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération) afin de promouvoir l’extension .PARIS. Au total, 98 marques et ambassadeurs (Société de la Tour Eiffel, Aéroports de Paris etc…) avaient ainsi pu bénéficier de leur extension .PARIS avant son lancement officiel auprès du grand public. Un lancement prometteur puisque la Ville de Paris, qui gère l’extension .PARIS en régie, recensait pas moins de 11 174 noms de domaines en .PARIS au bout d’une semaine seulement.

Malheureusement, les internautes n’ont pas suivi et n’ont pas pris l’habitude de rentrer leurs adresses en .PARIS dans leur navigateur, continuant à utiliser les extensions génériques .COM et .FR. Premier bilan un après, les enseignes ayant opté pour la nouvelle extension de nom de domaine se plaignent d’un trafic encore trop faible, et qui ne semble pas décoller. Faudrait-il leur rappeler que le trafic d’un site ne dépend pas de son extension mais de la qualité de son contenu ? Google avait d’ailleurs bien confirmé que l’impact de l’extension .PARIS sur le référencement naturel serait neutre.

Fallait-il vraiment acheter le .PARIS ?

Quoi qu’il en soit, le .PARIS était un achat obligatoire pour les marques et enseignes parisiennes souhaitant se protéger du cybersquatting. Malgré un premier bilan mitigé, l’extension .PARIS reste un incontournable pour les enseignes et marques emblématiques de la ville. Et fort heureusement, l’accueil réservé à l’extension .PARIS a été bien différent à l’étranger. D’après le classement Alexa Top 1 million, le site toureiffel.paris fait partie des 80 000 sites les plus visités à travers le monde. Signe que l’extension .PARIS reste une excellente vitrine pour la ville. D’après une étude américaine de l’agence de marketing en ligne Globe runner, l’extension .PARIS arrive tout de même en 8ème position du classement des extensions géographiques en termes de qualité.
La Ville de Paris comptabilise aujourd’hui 21 814 sites utilisant l’extension .PARIS. Pour la ville, qui tablait sur 10 000 sites en .PARIS en 2015, le lancement de l’extension est tout de même un succès et les objectifs ont été atteints.

De nouvelles extensions .PARIS « Premium »

La ville de Paris a également réservé 3247 noms de domaines dits « Premium ». Ces noms de domaine génériques étaient attendus depuis longtemps et sont désormais disponibles aux enchères. Depuis le mois de septembre, il est donc possible d’acquérir en ligne un nom de domaine Premium en .PARIS, du type credit.paris, bar.paris ou encore assurance.paris. Les 153 premiers noms de domaines Premium vendus ont déjà rapporté 60 000 euros à la ville de Paris, qui compte se servir de cette manne pour rembourser à l’AFNIC les frais de lancement de l’extension.

La Ville de Paris et l’AFNIC ont cependant tenu à conserver les droits de certains noms de domaine à forte notoriété, notamment concernant les métiers d’artisans ( boulanger.paris, libraire.paris, charcutier.paris, boucher.paris, etc…). La ville envisagerait d’utiliser ces extensions comme des sortes de labels de qualité.
La Ville de Paris a mis aux enchères 12 noms de domaine Premium .PARIS de catégorie 1, 170 noms de domaine Premium de catégorie 2 et 3065 noms de domaine Premium de catégorie 3. Pour un nom de domaine Premium .PARIS de catégorie 3, les enchères commencent à 250 euros. Pour un nom de domaine Premium de catégorie, les enchères sont ouvertes à partir de 1000 euros. Enfin, pour un nom de domaine Premium .PARIS de catégorie 1, le prix de base des enchères est de 2500 euros.

Les noms de domaine Premium de catégorie 1 sont considérés comme ceux ayant le plus fort potentiel, ce qui explique leur prix de départ élevé. Voici la liste des 12 noms de domaines Premium .PARIS de catégorie 1:

• credit.paris
• franchise.paris
• home.paris
• immobilier.paris
• lingerie.paris
• location.paris
• sexe.paris
• spa.paris
• voiture.paris
• voitures.paris
• voyage.paris
• Voyages.paris

Pour bénéficier d’un nom de domaine en .PARIS, il faut cependant pouvoir remplir certaines conditions. Il faut ainsi résider dans la région parisienne ou exercer une activité professionnelle, commerciale, culturelle ou personnelle en lien avec la région parisienne. Dans le cas contraire, il faut pouvoir justifier d’un lien d’attachement direct ou indirect avec la région parisienne.

Pour consulter la liste de tous les noms de domaine Premium .PARIS disponibles, leur prix, ainsi que pour participer aux enchères, il suffit de visiter le site http://www.premium.paris.

L’entrepreneur qui restaure votre intérieur

L’entrepreneur qui restaure votre intérieur

Après plusieurs années dans le salariat, Julien Desarnauts a fondé avec son frère et un ami le site Hellocasa, une plateforme dédiée à l’achat de travaux en ligne.

Diplômé d’HEC en 1996, Julien Desarnauts s’oriente dans le conseil avant d’intégrer en 2005 le département marketing de Neopost, leader européen dans le traitement du courrier. Après avoir gravi les échelons en devenant directeur marketing en France, il souhaite mener ses propres projets et décide de se lancer dans l’entrepreneuriat en 2012. « Cela faisait un moment que je souhaitais créer mon entreprise. Même si j’avais 40 ans, je me suis dit qu’il n’était pas trop tard » explique Julien.

Avec quelques idées en tête, il intègre l’incubateur d’HEC la même année, dans l’objectif de rencontrer des personnes susceptibles de l’aider dans le développement de l’un de ses projets. Son frère le rejoint en 2013. Ils se lancent une première fois dans la création d’entreprise en septembre de la même année. Leur société Recowin a pour objectif d’aider les petites marques à développer leur relation-client. Malgré de bons débuts, ils s’aperçoivent rapidement que certaines choses ne fonctionnent pas. « En réalité, nous apportions une réponse à de faux problèmes. Le besoin de nos clients n’existait pas réellement » analyse aujourd’hui Julien. à l’été 2014, l’équipe se remet en question et met cette activité en veilleuse.

Ils ne souhaitent pas pour autant abandonner l’entrepreneuriat. D’autant qu’ils constituent une équipe très complémentaire : Julien s’occupe des dossiers stratégiques et financiers, Mathieu de la partie marketing et commerciale tandis que Benjamin se focalise sur les aspects technologiques. Ils décident de repartir sur un nouveau projet. « Nous avions remarqué qu’aux états-Unis, beaucoup d’entreprises se lançaient dans le secteur du service à la personne, en particulier sur le créneau des travaux ou de la décoration d’intérieur. Nous y avons vu l’opportunité de créer en France un site permettant aux gens d’acheter des travaux en quelques clics » commente le fondateur. C’est de ce constat que naît en septembre 2014 le site internet Hellocasa. La plateforme propose une mise en relation entre particuliers et professionnels du bricolage. Ces derniers se déplacent directement chez le client pour la réalisation des travaux de jardinage, de plomberie ou encore de nettoyage.

Pour financer le projet, les trois associés apportent plus de 100 000 euros de capitaux propres.Rapidement, ils s’aperçoivent qu’il leur faut lever des fonds pour améliorer la qualité de leur service. « Nous avons rencontré nos premiers investisseurs et nous avons clôturé une levée de 500 000 euros en janvier dernier » explique Julien.

Alors qu’ils n’étaient présents que dans la région parisienne au moment du lancement, ils ont développé depuis juin leur activité dans 11 nouvelles agglomérations. Une étape importante pour ces entrepreneurs qui visent un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros avec déjà plus de 10 salariés à la fin de l’année et espèrent bien atteindre plusieurs millions d’euros en 2016.

Tout savoir sur le statut d’étudiant entrepreneur

Tout savoir sur le statut d'étudiant entrepreneur

Le statut d’étudiant entrepreneur est une création récente mise en place à l’initiative du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce dispositif permet aux étudiants de bénéficier de facilités afin de débuter un projet entrepreneurial. Cependant, de nouvelles mesures viennent d’y apporter des restrictions majeures. Quelles sont donc les choses à savoir à propos de ce statut particulier ?

Le principe du statut d’étudiant entrepreneur

Ouvert à tous les étudiants, le statut d’étudiant entrepreneur leur permet de mener à bien un projet de création d’entreprise, quel qu’il soit, tout en suivant en parallèle un cursus universitaire. L’étudiant doit pour cela présenter son projet au comité d’engagement du PEPITE (Pôle Etudiant Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat). Une fois la demande validée, il dispose du statut d’étudiant entrepreneur, qui lui donne accès à différentes aides. Celles-ci comprennent un accompagnement complet réalisé par un professeur et un professionnel, un accès total à l’espace de coworking dédié proposé par le PEPITE, de même que la possibilité de passer un Contrat d’Appui Entreprise (CAPE) avec une société partenaire du PEPITE.

Les conditions d’accès

Ce statut est ouvert à tous les étudiants ayant obtenu leur baccalauréat et étant âgés de moins de 28 ans. Après cet âge, le statut est toujours accessible, mais pas dans le cadre du régime social étudiant. Le dispositif est actif depuis septembre 2014 et nécessite l’aval de la commission du PEPITE auprès de laquelle l’étudiant doit réaliser une présentation de son projet d’entreprise. En fonction de la qualité du projet, le comité peut délivrer le statut d’étudiant entrepreneur au candidat. Les frais d’inscription ne peuvent excéder 500 euros par an sur toute la période allant de 2014 à 2017. L’attribution du statut n’est donc pas automatique est passe par l’acceptation du projet par la commission d’engagement du Pôle Etudiant Pour l’Innovation.

Les avantages du statut

Le statut d’étudiant entrepreneur a comme point fort d’être ouvert à de nombreux jeunes, qu’ils soient en train de réaliser leur cursus universitaire ou récemment diplômés. La validation du projet d’entreprise par le comité du PEPITE est également une première évaluation de sa pertinence par des professionnels. Le statut donne de plus accès à des services adaptés aux jeunes entrepreneurs, comme la possibilité de suivre une formation à l’entrepreneuriat, l’accompagnement personnalisé et l’accès aux équipements de coworking du Pôle Etudiant. Enfin, l’étudiant entrepreneur peut remplacer son obligation de stage en entreprise dans son cursus par son projet entrepreneurial.

La réforme du statut d’étudiant entrepreneur

Alors que le statut d’étudiant entrepreneur a offert de réelles possibilités de création aux jeunes pour sa première année d’application, celui-ci vient de connaître un véritable bouleversement. Dans le cadre de la loi Macron pour la croissance et l’activité, de nouvelles dispositions sont mises en place à partir de novembre 2015. Elles prévoient de ne plus exonérer de leurs charges les étudiants entrepreneurs durant la création de leur entreprise.

Comment faire pour favoriser l’entrepreneuriat dans les banlieues ?

Comment faire pour favoriser l'entrepreneuriat dans les banlieues ?

Depuis 1997 et la création des Zones Franches Urbaines, la redynamisation du tissu économique en banlieue est considérée comme un enjeu majeur à l’échelle nationale. Malgré de nombreux dispositifs, l’entrepreneuriat a encore du mal à se développer dans les quartiers. Quels sont donc les moyens pour permettre aux banlieues de faire émerger les entreprises de demain ?

L’ouverture de l’Agence nationale du développement économique

Le 20 octobre dernier, François Hollande a inauguré à La Courneuve une nouvelle structure destinée à favoriser les créations d’entreprises en banlieue. L’Agence nationale du développement économique, baptisée ici « France Entrepreneur », aura pour objectif d’augmenter de manière significative la place de l’entrepreneuriat dans les quartiers sensibles. Le dispositif envisage une multiplication par quatre des créations de sociétés en banlieue dans les années à venir, pour passer des 5 % actuels à 20 %. Pour atteindre cet objectif ambitieux, cette structure bénéficiera de l’appui de différents organismes professionnels tels que les chambres de commerce, afin de mieux accompagner les entrepreneurs. A aussi été annoncée la volonté de voir à l’horizon 2017 au moins 10000 nouveaux entrepreneurs être aidés pour réaliser leur premier recrutement. Cette initiative a en outre pour but de soutenir les TPE en banlieue et de défendre l’innovation. Cependant, aucun montant n’a encore été évoqué pour les aides qui seront apportées par cette Agence nationale.

Les dispositifs déjà en place

Cette nouvelle structure à destination des banlieues, qui devrait être pilotée à terme par le ministère de la Ville, est ainsi censée donner un coup de fouet aux créations d’entreprises dans un certain nombre de quartiers définis comme prioritaires. Elle s’inscrit dans le cadre d’une politique globale entamée depuis plus de vingt ans afin d’encourager la création d’emplois dans les banlieues, et les désenclaver par rapport au reste du territoire. De nombreuses initiatives ont été menées au fil des ans, sans connaître un grand succès malgré l’ampleur des moyens mis en œuvre. Les ZFU visaient notamment à faciliter l’implantation d’entreprises dans les quartiers grâce à l’exonération des charges. La superposition des dispositifs a nui cependant à leur efficacité, et des réformes semblent nécessaires dans ce domaine. Face à la situation d’échec connue par le développement économique des banlieues, des initiatives créées en dehors de l’action de l’Etat se font jour.

Des programmes pour la création d’entreprises en banlieue

Il est possible de distinguer plusieurs projets innovants qui ont connu le succès dans ce secteur. Depuis 1998, Philippe Oddou se sert de son association « Sport dans la ville » pour promouvoir l’éducation des jeunes en banlieue. Il a complété ce dispositif par le programme « Entrepreneurs dans la ville », qui cherche à soutenir les jeunes entrepreneurs des quartiers sensibles. Chaque année, des bourses sont accordées aux porteurs de projets les plus prometteurs, pour leur permettre de créer leur société. Mené par Serge Malik, le projet YUMP (Young Urban Movement Project) favorise lui aussi l’entrepreneuriat des jeunes en banlieue, en proposant des formations continues et un accompagnement professionnel pour les personnes souhaitant créer leur micro-entreprise. Avec ses formations intensives et gratuites dans le secteur du numérique, le programme Simplon entend enfin faire des banlieues de véritables incubateurs de start-up dans les années à venir.

3 acquisitions marquantes dans le domaine entrepreneurial

3 acquisitions marquantes dans le domaine entrepreneurial

Pour tenter des coups de folie, la prise de risque étant dans la quintessence de l’entreprenariat, ou simplement pour jouer un coup de poker avec l’espoir de gagner le jackpot en retour d’investissement, diverses associations ont été réalisées ou tentées par des entrepreneurs à travers le monde, avec plus ou moins de succès de l’une à l’autre. Quelles en sont les plus improbables ?

EBay achète Skype : récit d’un fiasco !

En 2006, trois (03) ans après sa création par trois développeurs estoniens, Skype a gagné du terrain, s’imposant progressivement comme la référence en termes de communication gratuite via internet. Ebay, entreprise américaine spécialisée dans le courtage en ligne et en services de ventes aux enchères, y voit une opportunité de se renforcer et de consolider son nom dans le milieu. L’idée : acquérir Skype, pour permettre aux acteurs des différentes actions de vente et d’achat d’échanger de vive voix via internet, et cela de façon gratuite. 3,1 milliards de dollars, voilà le montant que déboursèrent les actionnaires d’eBay pour acquérir le bijou Skype.

Seulement voilà, cette acquisition ne leur apporte aucune valeur ajoutée ; c’est même l’inverse qui se produit : Skype, ne correspondant pas au cœur du métier de ventes et de paiements en ligne, sa valeur dégringole de moitié en deux (02) ans, et les dépenses impliquées par le géant américain sont trop élevées. Il décide alors de revendre en 2009, pour moins de deux (02) milliards…

Facebook et WhatsApp, ou la folie des milliards

L’un est orienté vers les plateformes web et fonctionne par identifiant email, l’autre s’intéresse exclusivement aux mobiles et son fonctionnement obéit à la reconnaissance des numéros de téléphones mobiles. Facebook et WhatsApp, le premier s’étant fait la réputation de leader des réseaux sociaux, le second ayant mis à peine deux ans pour conquérir des dizaines de millions d’utilisateurs.

Un géant et un grandissant, même si tous les deux dans le domaine de la communication, leur collaboration n’est pas forcément la plus évidente. Facebook décide tout de même de tenter le coup : 22 milliards de dollars, voilà la somme faramineuse dépensée pour l’acquisition de l’application au téléphone blanc sur fond vert. Ce montant, supérieur au Produit Intérieur Brut (PIB) de plus de 80 pays, avait fait couler beaucoup d’encre. Mais un an après, les faits sont là : les acteurs (employés, directeur) de WhatsApp se sont tous fait un pactole, et l’application la plus téléchargée sur le Google Play Store voit son nombre d’utilisateurs croître de façon exponentielle !

Dongfeng et PSA, le goût du risque

Fin 2013, début 2014, le groupe PSA Peugeot Citroën se porte mal : difficultés de roulement, méventes. Une situation difficile à vivre pour le groupe qui rapporte chaque année plusieurs milliards d’euros à la balance française. La famille Peugeot qui détenait 38% des de vote au sein de l’entreprise n’a plus le choix : elle accepte de perdre son rôle prépondérant au sein du groupe, en faveur d’une entrée à son capital du fabricant chinois Dongfeng. Ce dernier, se lance sans vraiment pourtant avoir de certitudes de succès. Mais quelques mois plus tard, les finances du groupe sont de nouveau au beau fixe, avec une croissance de chiffres d’affaire d’environ +5%. Comme quoi, le risque paie quand on ose le prendre !

L’écosystème européen est-il plus propice pour se développer que la Silicon Valley ?

L'écosystème européen est-il plus propice pour se développer que la Silicon Valley ?

Longtemps eldorado incontesté pour les jeunes entrepreneurs, la Silicon Valley voit sa position de plus en plus menacée par les grands marchés européens. L’écosystème des start-up européennes se structure de manière efficace et offre ainsi de nouvelles opportunités dans le domaine du numérique. Pour autant, peut-on considérer qu’une jeune pousse a plus de chances de se développer en Europe que dans la Silicon Valley ?

Le rôle encore dominant de la Silicon Valley

Le secteur des nouvelles technologies possède dans le monde plusieurs écosystèmes favorables : la Silicon Valley demeure à l’heure actuelle le plus prisé et le plus puissant. Il a fait éclore les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) et peut se targuer aujourd’hui de la réussite des NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber). Les créateurs européens se tournent donc encore vers le microcosme américain pour lancer leurs sociétés, comme le prouvent les 500 start-up fondées par des Français dans la Silicon Valley ainsi que la présence sur place de plus de 50000 Allemands. L’environnement général favorable à l’entreprise et le climat culturel propice à l’innovation sont des avantages historiques pour la Silicon Valley. Cependant, l’Europe possède de son côté ses propres points forts.

Les atouts européens

Délocaliser sa start-up à San Francisco est souvent dû à la volonté des entrepreneurs de se dégager des incertitudes fiscales et réglementaires pesant en Europe. Malgré tout, le Vieux Continent possède plusieurs avantages par rapport à la Silicon Valley. En France, de nombreux incubateurs de start-up performants, une quarantaine uniquement en région parisienne, permettent de créer plus facilement son entreprise. On estime que Paris comptera plus de 1000 start-up en 2016, soit la concentration la plus importante en Europe. Le pays abrite aussi des fonds d’investissements sûrs (Apax, Idinvest) et des business angels expérimentés (Xavier Niel, Marc Simoncini). L’Europe peut aussi faire valoir son expertise industrielle, comme le mentionne le rapport « Can European start-up crack the code ? » établi par le cabinet Roland Berger.

Une forte augmentation des levées de fonds

La montée en puissance des start-up européennes, du fait d’un climat général plus favorable à leur épanouissement, est prouvée en chiffres par l’explosion des levées de fonds durant le premier semestre 2015. Les financements s’élèvent à près de 7 milliards de dollars, soit une hausse de 86 % par rapport à 2014 ! L’Europe compte aujourd’hui 40 licornes, ces start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars, dont 13 apparues en 2015 selon le cabinet de conseil GP Bullhound. Plusieurs start-up spécialisées dans le numérique connaissent un développement exemplaire sur le sol européen : on peut citer ici Blablacar, Spotify, Delivery Hero, OneWeb ou encore Sigfox.

De grands marchés porteurs

L’apport de l’univers corporate pour les jeunes entreprises dans les grands marchés français et allemand constitue un autre atout important. La volonté de favoriser le développement de contrepoids aux géants Airbnb et Uber est également un signe positif pour les start-up européennes, déjà bien représentées en matière de big data, d’impression 3D, de robotique et d’objets connectés. Lors du sommet Europe 2020, José Manuel Barroso a exprimé son souhait de voir l’Union européenne faciliter ses réglementations pour concurrencer la Silicon Valley, en créant dans les années à venir un véritable marché intérieur numérique entre états membres.

Les start-up spécialisées dans les enceintes

Les start-up spécialisées dans les enceintes

Nouvelles tendances, installations domestiques conçues avec une qualité concert, objets connectés : le marché des enceintes connaît depuis quelques années une véritable révolution. Certaines entreprises, récentes ou déjà bien implantées, fournissent des produits de grande qualité en la matière. Quelles sont donc les start-up les plus innovantes à se positionner sur ce marché porteur ?

Bose Corporation

La start-up fondée en 1964 par Amar G. Bose occupe une position tout à fait singulière sur le marché américain. Réfractaire à toute entrée en Bourse, son fondateur se fait fort de réinvestir une part importante des bénéfices de la société dans le domaine de la Recherche & Développement. L’entreprise occupe à l’heure actuelle la première place mondiale dans la vente d’enceintes. La compagnie brille par ses créations haut de gamme, comme la récente Bose SoundLink. Le groupe compte 10000 employés et un chiffre d’affaires estimé à 1,8 milliards de dollars.

Sonos

La firme américaine Sonos occupe une position de leader en matière d’enceintes adaptées aux nouvelles technologies. Créée en 2002, cette start-up s’est spécialisée dans les systèmes hi-fi sans fil. Son fondateur John MacFarlane a su dominer le marché en rendant ses appareils compatibles avec les principaux catalogues de musique en ligne comme Google Play et Spotify. La société a développé la tendance du Sound Center avec la commercialisation d’enceintes Wifi grand public. Elle emploie plus de 600 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires atteignant 535 millions de dollars.

Devialet

Basée à Paris, la jeune pousse Devialet est le principal concurrent européen de ces deux firmes à l’heure actuelle. La société parisienne apparue en 2007 a connu un grand succès par ses nombreuses innovations dans le domaine de l’ingénierie acoustique. Elle a mis au point l’ADH Intelligence, un procédé d’amplification hybride qui a fait sa renommée. La start-up a lancé en 2014 son dernier produit, l’enceinte Phantom, qui est l’une des plus appréciées du marché. L’entreprise emploie 88 personnes, dont 35 uniquement pour la recherche, et a enregistré un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros l’année dernière.

AwoX

Dans le domaine des enceintes connectées, le pionnier sur le marché est la société française AwoX. Située à Montpellier, la start-up propose depuis 2003 des technologiques innovantes dans les secteurs audio comme vidéo. Début 2013, le groupe s’est fait connaître auprès du grand public avec ses enceintes connectées lumineuses Striim Light. Pour continuer son développement dans cette voie, la société a racheté fin 2014 le fabricant d’enceintes Cabasse. Les derniers résultats de la start-up font état d’un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros.

TreeLabs

On peut évoquer enfin un nouveau venu sur le marché des enceintes de dernière génération, avec la start-up française TreeLabs. Celle-ci vient de mettre en point une enceinte portable baptisée Astro, qui fournit une qualité de son encore inégalée. Créé par des musiciens et des ingénieurs du son, cet appareil original assure la qualité de son la plus fidèle qui soit. Le projet Kickstarter pour le développement de l’enceinte Astro vient de s’achever : couronné de succès, il a permis à l’entreprise de récolter 108000 euros. Cette campagne de financement réussie marque peut-être le début d’une belle histoire pour cette jeune entreprise innovante.

10 start-up spécialisées dans l’économie sociale et solidaire

10 start-up spécialisées dans l'économie sociale et solidaire

L’ESS pour économie sociale et solidaire bénéficie de plateformes et start-up innovantes qui proposent un autre modèle économique. Ces entrepreneurs férus d’une économie collaborative font alors preuve d’imagination et d’inventivité pour la création d’entreprises. Quelles sont ces start-ups où riment innovation et prise en compte des problématiques socio-économiques et environnementales ?

Oscarh ou le prêt de talents aux entreprises

La start-up propose ni plus ni moins un partage de compétences avec l’envoi de jeunes entrepreneurs talentueux d’une entreprise à une autre selon les besoins. Parce que de 8 à 10 millions de salariés sont concernés, Oscarh permet aux entreprises en développement ou en quête de salariés, d’employer un personnel venu de différents horizons. Le fondateur de cette jeune start-up d’échanges collaboratifs créée en 2015, Frédéric Watine, encourage ainsi l’emploi.

La monnaie solidaire de Tookets

Créée en 2011 avec déjà plus de 750 000 clients et 4 600 associations partenaires du projet, Tookets est à l’initiative d’une monnaie solidaire dans le but de soutenir et financer des projets solidaires. Cette monnaie Tookets permet un échange solidaire et une redistribution des richesses, et aux entreprises de s’engager dans des projets humanitaires d’envergure en responsabilisant tous les acteurs de leur secteur.

Global E-Change un concurrent du site LeBonCoin

À l’instar de l’un des leaders des sites de petites annonces en France, la start-up Global E-Change propose aux internautes les mêmes services polyvalents. Cependant une plateforme de crowdfunding et de mise en place de dons a été créée afin de favoriser l’entraide et le partage entre tous ses membres. Entre la visualisation de deux annonces, les membres du site peuvent ainsi participer à une économie solidaire et financer les projets qui leur tiennent à cœur.

Pretik ou le prêt entre particuliers

Deux frères, Vincent et Adrien Tricard, ont eu l’idée de créer un site en ligne gratuit qui permet aux particuliers d’échanger ou de se prêter leurs affaires en tous genres. Les internautes sont en effet encouragés à troquer et échanger tous leurs achats. Favorisant alors une consommation raisonnée et prolongeant la durée de vie des produits, Pretik encourage également les économies et la protection de l’environnement.

Les March&nsemble le réseau de distribution de proximité

Très en vogue aujourd’hui, se fournir en produits locaux et encourager les réseaux courts de distribution bénéficient aux commerces de proximité. C’est exactement l’idée de cette start-up auvergnate qui a décidé de créer un réseau mutualisé de distribution en zone rurale. La mise en relation entre les particuliers et les producteurs locaux participe alors à une économie solidaire tout en encourageant les initiatives locales et la redynamisation de nombreuses communes du milieu rural.

La mode au service des plus démunis pour Ben & Fakto

Projet innovant et bien trouvé, Ben & Fakto est une boutique en ligne spécialisée dans le prêt-à-porter, qui se charge de reverser 10% de ses ventes aux plus démunis sous la forme de microcrédits. C’est ainsi l’occasion pour les consommateurs de se faire plaisir tout en aidant à des projets participatifs.

Une concurrence au travail dissimulé avec Sereale

Dans l’optique de la lutte contre le « travail au noir » et pour favoriser l’emploi, la start-up grenobloise fondée en juin 2014 est ambitieuse. Le site en ligne se propose de mettre en relation tous les membres pour s’échanger des services à domicile à des tarifs extrêmement concurrentiels. Les membres disposent alors de centaines d’offres et d’annonces pour se rendre service mutuellement, tout en profitant d’une totale prise en charge légale et administrative.

Rookiz le leader du sponsoring estudiantin

Fondée par Alexandre Castelnau et Jordan Ros-Jacquier en septembre 2013, Rookiz sponsorise les projets des étudiants et déniche pour eux les entreprises partenaires. Encourageant significativement l’entreprenariat et les projets ambitieux, la start-up favorise l’emploi des jeunes.

La réduction des inégalités sociales chez Xetic

Le fondateur de Xetic, Jérémy Camus, mène à bien différents projets de financement de microentreprises notamment en Afrique et dans les pays sous-développés afin de lutter contre la pauvreté et financer les besoins d’entrepreneurs défavorisés.