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5 personnalités politiques proches de l’entrepreneuriat

5 personnalités politiques proches de l'entrepreneuriat

Il existe depuis toujours de nombreuses similarités entre le monde politique et celui de l’entreprise. Politique et économie semblent en effet indissociables de nos jours, alors quelles sont ces personnalités politiques favorables à l’entrepreneuriat ?

Un ex président en faveur des entreprises

Nicolas Sarkozy constitue sans nul doute l’exemple typique de l’homme politique qui a su garder un lien très fort avec le monde de l’entreprise. Ami de longue date de Martin Bouygues et Bernard Arnault qui font partie des plus grandes fortunes de France, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de supporter l’entrepreneuriat français. À l’origine de nombreuses mesures fiscales incitatives comme le projet de suppression des 35h, l’allègement de la taxe professionnelle ou encore la création d’un fonds public d’intervention et d’aide aux entreprises, l’ex président de la République a souvent œuvré en faveur des grands patrons et des PME.

DSK et le monde des affaires

Homme politique à la réputation sulfureuse et ancien directeur général du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn a toujours soutenu le monde entrepreneurial. Ancien avocat d’affaires rompu au monde financier et économique, DSK a aussi été ministre de l’Économie du gouvernement Lionel Jospin en 1997. Celui-ci a même créé en septembre 2012 la société de conseil Parnasse, et s’est associé l’année suivante avec l’homme d’affaires Thierry Leyne dans la banque d’affaires luxembourgeoise LSN. Le Cercle de l’Industrie créé en 1993 en association avec Raymond Lévy, l’ancien PDG de Renault, avait alors pour but de défendre l’industrie française et faire du lobbying à Bruxelles.

Femme politique et femme d’affaires

Autre figure qui a toujours exercé ses fonctions pour soutenir l’entrepreneuriat, Christine Lagarde a collaboré au sein du gouvernement François Fillon entre 2007 et 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Brillante avocate d’affaires qui a travaillé pour Baker & McKenzie, l’un des plus importants cabinets d’avocats au monde, celle-ci est classée 5ème femme d’affaires en Europe par le Wall Street Journal Europe. En tant que ministre, Christine Lagarde a œuvré pour l’entrepreneuriat en adoptant des mesures de défiscalisation des heures supplémentaires et d’allégement des droits de succession. Sur son initiative, la loi de modernisation de l’économie de 2008 avait pour but d’encourager les entrepreneurs en raccourcissant notablement les délais de paiement et en imposant de sévères sanctions aux mauvais payeurs.

Le trésorier et spécialiste des mesures fiscales incitatives

Actuel maire de Chantilly, Éric Woerth a été secrétaire d’État et ministre entre 2004 et 2010. Chargé pendant longtemps du poste informel de trésorier et de collecteur de fonds pour l’ex RPR puis l’ex UMP, Éric Woerth a toujours soutenu les dirigeants de nombreuses multinationales françaises. Ce dernier est en effet proche des principaux actionnaires du groupe L’Oréal, dont Liliane Bettencourt l’héritière et 10ème personne la plus riche au monde avec plus de 40 milliards de dollars de revenus. Celui-ci dans un souci de soutien aux entreprises a lutté contre l’évasion fiscale afin de soutenir la compétitivité française et protéger les revenus nationaux des grands groupes industriels de la fuite des capitaux à l’étranger.

Le spin doctor à la française

Jacques Attali est sans doute l’une des personnalités les plus influentes du monde politique. L’ancien conseiller de François Mitterrand puis de Nicolas Sarkozy multiplie les casquettes. À la fois essayiste, économiste et proche des personnalités politiques influentes, Jacques Attali a également fondé de nombreuses entreprises dont Positive Planet et Attali et Associés, et est également membre de plusieurs conseils de surveillance et d’administration chez Kepler Cheuvreux, Pharnext et Slate.fr. Il est ainsi à l’origine de nombreux projets pour les entreprises, dont la commission pour la libération de la croissance française ou celle pour l’économie positive visant à améliorer la compétitivité des entreprises.

Salon de l’entreprise Aquitaine

Salon de l'entreprise Aquitaine

Descriptif de l’événement

Le Salon de l’Entreprise Aquitaine, événement référent pour la création et le développement d’entreprises le salon de l’entreprise aquitaine accompagne, informe et conseille les entreprises dans leurs différentes phases de développement telles que la création, la reprise ou la transmission.

Depuis plus de 15 ans, cet événement est l’occasion pour les entrepreneurs de rencontrer et d’échanger avec plus de 100 partenaires prêts à partager leur expérience, leur savoir-faire et surtout à trouver avec chaque visiteur les moyens d’avancer.

Pour favoriser les échanges et présenter aux visiteurs une offre en adéquation avec leurs ambitions, le salon est organisé en 3 zones :

  • La boîte à idées
  • Monte ta boîte
  • Booste ta boîte

Retrouver également Franchise et Commerce Associé DAYS, un salon dans le salon totalement dédié à cette forme d’entrepreneuriat !

Organisé par l’association entreprendre il a une vocation pédagogique et partenariale très affirmée qui lui offre un caractère à la fois professionnel et convivial.

Lieu de l’événement

Palais des congrès de Bordeaux
Avenue Jean Gabriel Domergue 33300 Bordeaux

Dates et horaires de l’événement

6 & 7 AVRIL 2016 – (9h/18h et 9h/17h30)

A qui s’adresse cet événement ?

Porteurs de projets, créateurs d’entreprise, chefs d’entreprise

Frais de participation

Gratuit

Site internet

www.salon-entreprise.com

Lien d’inscription

La Maison blanche sur Snapchat : analyse d’une stratégie de communication

La Maison blanche sur Snapchat : analyse d'une stratégie de communication

Le lundi 11 janvier 2016, la Maison Blanche des États Unis faisait son entrée sur Snapchat. Elle poursuivait de la sorte une communication connectée avec ses citoyens engagée depuis déjà quelques temps. Sa souscription à Snapchat permet de toucher un nouveau public, d’instaurer une relation de proximité entre les pouvoirs publics et la population et enfin de mettre en valeur les actions politiques engagées. En quoi cette stratégie de communication est-elle la bonne ? Pourquoi les entrepreneurs peuvent-ils s’en inspirer ?

La jeunesse, une nouvelle cible

En perpétuelle croissance depuis sa création, Snapchat enregistre 100 000 millions d’utilisateurs dont 60% des utilisateurs américains se situant entre 13 et 34 ans. La Maison Blanche souhaite se rapprocher de ses jeunes citoyens « là où ils se trouvent ». Sa présence sur Snapchat vise d’abord à les intéresser, en tant que futur électorat, aux questions politiques et sociales, et permet ensuite d’être à leurs côtés de manière innovante et créative. Lors du premier débat des primaires républicaines, par exemple, on a noté un suivi de la part des jeunes davantage depuis leurs réseaux sociaux que depuis un poste de télévision.

Un accélérateur de communication

Snapchat est le réseau social de l’instantané. La communication traditionnelle, à l’heure de la technologie, a ses limites. Le complément par un volet 2.0 offre une relation de proximité entre les citoyens et l’Etat, alors qu’il était souvent reproché à ce dernier d’être déconnecté de la réalité. Il n’existe plus d’intermédiaire entre la Maison Blanche et l’utilisateur. De plus, les images ont plus d’impact que ne pourraient en avoir les mots parfois.

La mise en valeur des actions politiques engagées

Les journalistes ne sont plus les seuls à faire circuler l’information. Le fait pour la Maison Blanche, à travers cette application, d’utiliser les médias sociaux, de partager et de commenter l’information permet une valorisation de sa politique. Il y a un apport rapide et continu de ses actions, qui par ailleurs demeure contrôlé par les pouvoirs publics eux-mêmes. Snapchat permet également de partager des informations exclusives. Par exemple, la Maison Blanche a souhaité faire partager l’envers du décor du traditionnel dernier discours sur l’état de l’union du Président Obama, créant ainsi une certaine transparence et pouvant donc mener à une relation de confiance nouvelle entre les acteurs politiques et la population. Les chiens du Président américain ont également contribué à ce nouvel effort vers une recherche constante de confiance. Enfin, l’application donne l’opportunité d’interagir avec les utilisateurs ce qui répond à la volonté de la population d’être associée aux actions du gouvernement.

Dès lors, l’apparition de la Maison Blanche sur snapchat est presque révolutionnaire mais s’insère dans une nouvelle conception de la communication déjà revendiquée. La croissance exponentielle de l’application confirme un choix stratégique réussi. Et les entrepreneurs pourraient s’en inspirer pour mieux communiquer sur le web !

Forum Entreprendre MXL

Acteur incontournable de l’entrepreneuriat en PACA le Forum Entreprendre MXL (ancien génération entreprendre) est le rendez-vous des porteurs de projet, jeunes entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain et entrepreneurs expérimentés.

Descriptif de l’événement Forum Entreprendre MXL

Il est consacré à la création, à la reprise et au développement d’entreprise. Les professionnels du monde de l’entrepreneuriat (acteurs privés, structures publiques, institutionnels, monde associatif) se retrouvent sur deux jours pour conseiller les visiteurs et les guider dans leur prise de décision.

Organisé par l’association entreprendre il a une vocation pédagogique et partenariale très affirmée qui lui offre un caractère à la fois professionnel et convivial.

Lieu de l’événement

Parc Chanot
Palais des congrèsRond point du Prado13 009 Marseille

Dates et horaires de l’événement

Jeudi 24 mars 2016 de 10h à 18h
Vendredi 25 mars 2016 de 10h à 16h

A qui s’adresse cet événement ?

Aux entrepreneurs et porteurs de projet

Frais de participation

Gratuit

Mutuelle obligatoire : contrainte ou opportunité pour les entrepreneurs ?

Mutuelle obligatoire : contrainte ou opportunité pour les entrepreneurs ?

Depuis le 1er janvier 2016, l’intégralité des chefs d’entreprise, à l’exception de ceux du secteur public, ont l’obligation de proposer à leurs salariés une mutuelle santé de groupe. La complémentaire proposée doit au moins couvrir un minimum de garanties aux bénéficiaires, telles que définis par la loi, et le chef d’entreprise doit participer au moins à hauteur de 50% de la cotisation. Mais au-delà de la stricte application de la loi, quelles sont les conséquences pour un entrepreneur de la mise en œuvre d’une telle mesure? Est-ce une vraie contrainte ? Ou l’entrepreneur peut-il en tirer un avantage ?

La contrainte de l’application de la mesure de complémentaire de santé pour le chef d’entreprise

La première contrainte imposée par la complémentaire santé obligatoire résulte du coût d’une telle mesure pour les entreprises. En effet, l’entrepreneur doit désormais s’acquitter d’au moins la moitié de la cotisation de l’ensemble de ses salariés, ce qui représente une dépense de fonctionnement nouvelle, qui peut parfois mettre en péril la santé financière de petites entreprises déjà fragilisées. De même, cette nouvelle obligation augmente le coût de revient d’un salarié, ce qui n’est pas en faveur du recrutement de nouveaux salariés. Enfin, la complémentaire santé choisie par l’entreprise s’impose aux salariés présents et futurs (sauf cas particuliers comme ceux bénéficiant déjà d’une mutuelle avant la signature des accords, à condition que la convention collective le prévoit, ou ceux couverts en qualité d’ayant droit par la mutuelle de leur conjoint), ce qui peut donner lieu à des désaccords entre le chef d’entreprise et le salarié. Certains salariés y voient en effet un sérieux obstacle à leur choix de ne pas adhérer à une complémentaire de santé, qu’ils peuvent considérer comme une dépense supplémentaire, ou inadaptée.

L’obligation de proposer une complémentaire de santé peut être un avantage pour l’entrepreneur

A condition d’être préparée suffisamment en amont, la mise en place de l’obligation de complémentaire santé au sein de l’entreprise peut être une mesure bénéfique pour l’entrepreneur. D’un point de vue fiscal, les dépenses de complémentaire santé pour les salariés ouvrent droit à des réductions fiscales sur le bénéfice imposable de l’entreprise. De même, les contributions patronales bénéficient d’une exonération de charges sociales. Enfin, au-delà de simples avantages fiscaux, dans le cadre de la nouvelle réglementation, la cotisation est partagée entre l’entrepreneur et le salarié. Mais pour le chef d’entreprise, la complémentaire santé proposée à ses salariés constitue également un avantage en nature, qui permet d’attirer des salariés, et de fidéliser ceux déjà employés. Il s’agit donc d’une vraie mesure entrepreneuriale en faveur des salariés, dont le coût reste modéré et maîtrisé par l’entrepreneur. De même, une vraie couverture santé complémentaire pourrait permettre de réduire le taux d’absentéisme, pour raisons de santé notamment, des salariés au sein de l’entreprise.

Il s’agit donc d’un réel investissement de votre part si vous envisagez d’embaucher un apprenti ou un jeune en contrat pro.

Focus sur le marché de l’e-tourisme

Focus sur le marché de l'e-tourisme

L’arrivée puis la généralisation du Net a bouleversé l’économie mondiale. Certains secteurs ont subi une mutation particulièrement importante. C’est le cas de celui du tourisme. Depuis 1998, le tourisme électronique s’est imposé comme incontournable dans l’univers de la découverte et du voyage. Focus sur le marché de l’e-tourisme en France.

L’ère du touristonaute

Pan important du commerce en ligne, l’e-tourisme désigne toutes les activités du secteur du tourisme sur Internet. Il permet aux consommateurs de comparer les offres, d’effectuer toutes les réservations nécessaires à leurs voyages, d’organiser à l’avance leurs itinéraires de visites, d’émettre des avis et de s’échanger les bons plans du moment. Ces touristonautes (les touristes en ligne) tout comme les plateformes de recherches et de réservations en ligne ont révolutionné le secteur et entrainé des mutations irréversibles.

Le poids et les perspectives de l’e-tourisme en France

Selon le cabinet américain d’analyses digitales PhoCusWright, le e-tourisme représentait 42% du secteur en 2012. Un taux qui devrait grimper à 45% en 2016. En 2015, les ventes online de voyages ont atteint 18,9 milliards d’euros et devraient s’établir à 19,9 milliards d’euros cette année. Une progression somme toute fulgurante qui ne signe néanmoins pas la mort de toutes les structures de proximité. Une part importante des consommateurs utilisent en effet le Net pour parcourir les offres et effectuer une présélection. Ils poussent ensuite la porte de l’agence de voyage de leur quartier pour bénéficier des conseils d’un professionnel et finaliser avec lui leurs réservations. Une tendance soulignée par David Bernin, DG de la distribution chez Marietton (un des poids lourds du secteur) pour qui « l’avenir, c’est un mélange de technologie et de proximité ».

Deux phénomènes aux conséquences opposées : l’impact de la crise et le terrorisme

Une étude d’Opodo montre que la crise incite de plus en plus les consommateurs à se tourner vers le Web. Ce dernier permet de faire jouer la concurrence en toute simplicité sans déplacements ni perte de temps. La sécurisation des sites et des transactions en ligne ont, ces dernières années, rassuré les consommateurs. Des facteurs qui tirent vers le haut l’ensemble du e-commerce en France. Ce dernier, en hausse de 10% en France en 2015, a atteint 62,5 milliards d’euros. On remarquera la part de l’e-tourisme dans ce dernier qui représente pas moins d’un tiers des transactions effectuées online !

Difficile aujourd’hui de prévoir l’impact du terrorisme sur le secteur du tourisme en général et celui de l’e-tourisme en particulier. On peut raisonnablement penser que les voyageurs vont délaisser les destinations les plus exposées et peut être s’entourer des conseils d’un professionnel en agence traditionnelle pour sécuriser leur projet. Une situation qui plaiderait donc vers un retour à la proximité. Un point qui confirmerait donc le constat et la stratégie mise en œuvre chez Marietton.

Il ne fait nul doute que l’e-tourisme offre aujourd’hui des services de très grandes qualités qui pérennisent son avenir. La seule question qui demeure est de savoir quel sera le ratio de partage entre le online et la proximité. Les grandes enseignes du secteur semblent jouer la carte du 50-50. L’avenir seul dira si cette stratégie est la bonne !

3 start-up qui ont levé des fonds sans business model

3 start-up qui ont levé des fonds sans business model

La levée de fonds est une phase particulièrement délicate dans le processus de croissance d’une start-up. Elle implique une capacité à convaincre les investisseurs potentiels sur la pérennité et la rentabilité du projet. La présentation d’un business model est plus que recommandée. Néanmoins toute règle a ses exceptions. Zoom sur ces start-up qui ont levé des fonds sans business model.

Petit rappel : qu’est-ce qu’un business model ?

C’est tout simplement le cœur du projet ! L’idée, produit ou service, qui lui permet de générer des profits. Il fait généralement l’objet d’un document de synthèse qui présente la logique globale de l’entreprise et le détail du processus de création de valeur. Concis, précis et percutant, il répond à une seule question : comment l’entreprise va gagner de l’argent !

GuestToGuest

GuestToGuest constitue à la base un réseau social conçu par 22 familles européennes pour passer des vacances à moindre coût en échangeant leur maison gratuitement. L’application séduit par sa simplicité et sa gratuité. Le succès du réseau attire les investisseurs sans que son fondateur, Emmanuel Arnaud, n’ait pour le moment présenté un business model rémunérateur. Ce dernier admet se concentrer sur la création d’un réseau de millions d’utilisateurs qui à terme pourrait générer des revenus. Cela n’a pourtant pas constitué un obstacle à la première levée de fonds de GuestToGuest qui au printemps 2015 parvient à lever 4M€ auprès de la MAIF après les 1M€ levés en juin 2014.

Stootie

Lancée en juin 2012, Stootie, la start-up pionnière des services entre particuliers géolocalisé s’impose aujourd’hui grâce à ses 370.000 utilisateurs comme le leader français des applications collaboratives de services. Malgré un business model qualifié de projectif par son créateur Jean-Jacques Arnal qui admet que les axes de monétisations restent à définir précisément, Stootie parvient à séduire les investisseurs. Sans aucun chiffre d’affaires enregistré ni prévisible, la start-up parvient en 2014 à lever 420.000 euros puis 1,2 M€ en avril 2015.

Snapchat

Snapchat est à l’origine en 2011 un projet d’étude. Deux étudiants de l’université Stanford, Evan Spiegel et Bobby Murphy ont développé le concept sur une idée de Franck Reginald Brown. L’application permet le partage temporaire de photos et de vidéos. Chaque envoi n’est en effet visible par son destinataire que durant un court laps de temps d’une à dix secondes. Le service, totalement gratuit, séduit rapidement des millions d’utilisateurs. Les investisseurs et les offres de rachat se bousculent à partir de 2013. En 2015, Snapchat est valorisé à hauteur de 20 milliards de dollars et son business model se fait toujours attendre.

Il est possible de réussir, même d’atteindre le sommet dans le cas de notre dernier exemple, sans business model initial. On remarquera néanmoins que ces exemples sont tous issus de l’économie numérique. Il est légitime de se demander si cette dernière ne constitue pas un business model implicite, aux contours certes diffus mais bien réels, qui permet aux idées les plus brillantes de s’affranchir des règles classiques de l’entrepreneuriat. Cette absence de business model au sein de l’économie numérique a néanmoins pour corolaire la création de géants aux pieds d’argile. Une source de création de bulles plus ou moins spéculatives qui pourraient éclater à tout moment avec des conséquences graves pour l’économie mondiale.

10 entrepreneures à suivre absolument en 2016

10 entrepreneures à suivre absolument en 2016

Les femmes entrepreneures ont le vent en poupe ! Qu’elles soient médiatiques (Oprah Winfrey, Beyonce Knowles), chevronnées et aguerries au monde de l’entreprise (Meg Whitman, Dominique Senequier, Patricia Barbizet) ou jeunes créatrices de start-up (Alice Zaguery, Bénédicte de Raphélis Soissan), 2016 est une année qui s’annonce radieuse pour elles. Quelles sont les entrepreneures dont on va parler en 2016 ?

Oprah Winfrey (USA)

Oprah Winfrey est incontournable quand il s’agit de dresser la liste des femmes entrepreneures à suivre en 2016. La notoriété de la célèbre animatrice de télé américaine dépasse les seules frontières des États-Unis. Jusqu’en 2011, elle animait le fameux talk-show : « The Oprah Winfrey Show ». Ce programme télé a connu un succès retentissant. Mais Oprah Winfrey n’est pas qu’une animatrice, c’est une véritable femme d’affaires en tant que productrice, éditrice de magazines. Elle est extrêmement puissante et influente dans l’univers des médias et même… de la politique ! Elle avait soutenu Obama lors des dernières élections présidentielles américaines. Milliardaire, cette forte personnalité génère chaque année plus de 300 millions de dollars de revenus. Philanthrope également, Oprah Winfrey attire la sympathie et l’admiration des fans à travers le monde.

Beyonce Knowles (USA)

Beyonce Knowles est d’abord reconnue mondialement comme une brillante et charismatique chanteuse. Elle est également une femme d’affaires chevronnée. La chanteuse a créé « House of Dereon » en 2005, une ligne de prêt-à-porter pour femmes. De nombreux magasins en Amérique du nord (États-Unis et Canada) vendent les articles de House of Dereon. Beyonce Knowles vend aussi très bien son image en ayant signé de nombreux contrats publicitaires dont un avec la marque « Pepsi Cola » (2002). En juillet 2009, Beyonce et sa mère, « Tina », ont lancé une ligne de vêtements pour femmes, dérivée des tenues que la chanteuse porte sur scène. C’est la ligne de vêtements Sasha Fierce. Il ne fait guère de doutes que l’ex-chanteuse des « Destiny’s Child » fasse encore parler d’elle en 2016.

Meg Whitman (USA)

Certes moins médiatique que Beyonce Knowles ou Oprah Winfrey, Meg Whitman n’en demeure pas moins une entrepreneure très influente et puissante dans le monde des affaires. Actuelle PDG de Hewlett-Packard, la business woman s’est surtout faite connaître en tant que PDG de eBay, le fameux site de vente en ligne, de 1998 à 2008.
Richissime, Meg Whiman a un patrimoine dépassant 1,3 Milliard de dollars. En 2014, la brillante entrepreneure a été rémunérée à hauteur de 20 millions de dollars pour ses fonctions de dirigeante de Hewlett-Packard.

Tory Birch (USA)

Tory Birch est une sémillante styliste américaine. En 2004, elle crée sa propre marque avec son époux d’alors. La marque de vêtements et accessoires « Tory Birch » est alors lancée. Très vite, les produits de Tory Birch connaissent un vif succès. Tory Birch surfe sur cette vague de la réussite et se voit alors à la tête d’une centaine de boutiques ouvertes dans le monde ! Populaire aux USA, Tory Birch est passée dans le talk-show d’Oprah Winfrey et a tenu son propre rôle dans la série américaine « Gossip Girl ». Aujourd’hui milliardaire, son entreprise rapportait encore en 2012 plus de 800 millions de dollars !

Jin Sook Chang (USA)

Jin Sook Chang est surtout connue des « fashionistas » (amateurs de mode). Cette américaine d’origine coréenne a lancé sa marque de vêtements avec son mari en 1984. La marque s’appelait alors « Fashion 21 ». Cela a été un succès retentissant. Devenue « Forever 21 », les vêtements fashion de la marque étaient ceux qu’il fallait rapporter de son séjour aux USA. Plus besoin aujourd’hui de traverser l’atlantique pour s’habiller en Forever 21 car l’enseigne de vêtements a ouvert des magasins en France mais aussi dans de nombreux pays d’Europe.

Dominique Senequier (France)

Les femmes entrepreneures françaises ont elles aussi le sens des affaires. En tête d’affiche, Dominique Senequier. Cette femme a fait de brillantes études (Sorbonne, École polytechnique). Elle est aujourd’hui à la tête d’une société de capital investissement : ARDIAN (appelé auparavant AXA Private Equity). Elle a fondé cette société en 1996. Il faut savoir qu’AXA Private Equity était une succursale du groupe d’assurances AXA. Mais, depuis 2013, Dominique Senequier a pris son indépendance d’AXA en transformant son affaire en ARDIAN. En 2011, la femme d’affaires française était classée dans le top 100 des femmes les plus influentes du monde selon Forbes.

Patricia Barbizet (France)

Patricia Barbizet compte parmi les femmes entrepreneures les plus puissantes du monde et elle est française ! Après des débuts professionnels chez Renault, elle s’est surtout fait connaître comme cadre dans le groupe de François Pinault. En 1992, elle prend la tête de la holding qu’elle a elle-même créée : ARTEMIS. Patricia Barbizet a eu de nombreuses distinctions durant sa carrière professionnelle et a même été faite « Chevalier de la légion d’honneur » en 1998. Depuis, elle a été promue au rang de « Commandeur de la légion d’honneur » (5 avril 2015). Même si sa carrière semble plutôt derrière elle, Patricia Barbizet reste une entrepreneure incontournable et encore à suivre en 2016.

Ombline Lelasseur (France)

Ombline Lelasseur a créé en 2010 avec Vincent Ricordeau et Adrien Aumont « KissKissBankBank ». Cette entreprise est une plateforme où les internautes vont financer, selon leurs moyens, des projets d’artistes et de talents venus de tous horizons. Cette pratique s’appelle le crowdfunding. Ombline Lelasseur a été inspirée au moment de créer cette entreprise car en 2010, le crowdfunding n’en était qu’à ses balbutiements en France. Succès confirmé depuis, KissKissBankBank aide de plus en plus d’artistes. Surveillons de près les initiatives que prendra Ombline Lelasseur en 2016.

Alice Zagury (France)

En 2013, Alice Zagury a cofondé avec Oussama Ammar et Nicolas Colin une start-up : l’accélérateur « The Family ». Entreprise innovante et très en vogue, The Family va s’étendre en 2016 à l’Afrique francophone. Alice Zagury, trentenaire aux idées claires et au tempérament bien affirmé compte ne pas s’arrêter en si bon chemin dans l’entrepreneuriat de demain.

Bénédicte de Raphélis Soissan (France)

Bénédicte de Raphélis Soissan a créé une start-up : « Clustree ». Pour voir son projet validé, elle a bénéficié d’une levée de fonds de 2,5 millions d’euros. Sa start-up est l’une des premières à employer le Big data pour aider aux prises de décisions dans les Ressources Humaines. L’avenir s’annonce radieux pour cette jeune entrepreneure.

Ces entreprises qui misent uniquement sur la croissance externe

Ces entreprises qui misent uniquement sur la croissance externe

Pour s’agrandir et augmenter leur chiffre d’affaire certaines entreprises appliquent une stratégie directe et unique : la fusion/acquisition. Désignée comme croissance externe, cette politique d’acquisition d’entreprises concurrentes ou complémentaires semble faire les belles heures de certains entrepreneurs français qui la pratique sans complexe. Une manière efficace d’éliminer un concurrent, de s’implanter à l’étranger ou de se diversifier! Zoom sur ces boîtes françaises, petites et grandes, à l’appétit féroce !

Babilou (Accueil petite enfance)

Créée en 2003, Babilou possède aujourd’hui le premier réseau de crèches privées en France, avec environ 300 crèches ,4 000 salariés et un CA de 130 millions d’euros. Après avoir croqué les sociétés lyonnaise Garderisettes et parisienne Tout Petit Monde en 2010, Babilou absorbe Am Stram Gram en 2012 et 123 soleil en 2013 ! Fort de sa place de leader en France, le groupe lorgne aujourd’hui du côté de la Belgique !

Labatu (Logistique)

Créé en 1920, Labatut Group, une PME familiale de logistique, distribution et transports conforte sa place de leader grâce à une politique de fusion/acquisition très ciblée. En Janvier 2016, elle rachète la société Greenway, qui assure à l’aide d’utilitaires électriques des livraisons écologiques à Paris et en petite couronne. Labatu entend faire passer son CA de 55 à 100 millions d’euros en poursuivant dans les prochains mois cette stratégie de rachat ciblé.

Voyamar Aérosun (Tourisme)

Ce tour-opérateur appartient à la Holding Marietton Investissements. Il résulte de la fusion de Voyamar et Aérosun en 2012 et n’en finit plus de s’agrandir. Dernier coup de maître, le 19 novembre 2015, lorsque son président Laurent Abitbol signe ni plus ni moins que le rachat de Havas Voyage qui pèse, à lui seul, 850 millions d’euros de volume d’affaires et 800 salariés. Cette opération intervient après une année riche en conquêtes. Le groupe avait en effet déjà absorbé le réseau Préférence de François-Xavier de Boüard, et celui des Voyages Auchan !

Lingenheld (BTP)

Ce groupe familial de travaux publics alsaco-lorrain (550 employés, CA : 125 M€) démarre l’année 2016 en fanfare ! Il vient en effet de compléter ses savoir-faire par l’acquisition du suédois Methavos (fabricant de méthaniseurs) du strasbourgeois MTS, (manutention) et du luxembourgeois LTS (démolition et terrassements). Une opération à 12 millions d’euros qui permet à Lingenheld de s’orienter vers la méthanisation et les activités portuaires.

Le Duff (Restauration)

Que de chemin parcouru depuis la première enseigne Brioche Dorée créée en 1976 à Brest! Le groupe Le Duff c’est en 2015, 168 milliards d’euros de CA et près de 31000 employés dans le monde. Il a conquis sa place de leader mondial du secteur café-boulangerie à coup d’acquisitions notoires : Pizza del Arte, Le Fournil de Pierre, Mimi’s Café, Bruegger’s et récemment la chaîne allemande Kamp’s ! Une stratégie payante qui semble ne pas devoir s’arrêter en si bon chemin.

Ces entreprises utilisent avec succès la croissance externe pour booster leur développement. Ce choix leur permet de s’affranchir de la complexité et de l’inertie inhérentes à toute politique de croissance organique sur les marchés matures et concurrentiels. Un pari visiblement gagnant! L’année 2015 aura été dans le monde une année record dans de domaine avec, selon Thomson Reuters,un chiffre total de 4600 milliards de dollars de fusions/acquisitions. Une tendance que ne devrait pas faiblir sur l’année 2016 dans une économie mondiale en pleine restructuration !

Interview de Catherine Barba, Fondatrice de Cashstore et Malinéa

Catherine Barba Fondatrice de Cashstore et Malinéa

Entretien exclusif avec Catherine Barba, pionnière du Web en France, créatrice d’entreprises, business angel et administratrice de start-ups innovantes.

Quel est votre parcours personnel ?

Après des études en classe préparatoire littéraire, j’ai intégré l’ESCP Europe. J’ai effectué mon stage de fin d’études aux états-Unis en 1995. J’y ai observé les prémices de l’usage du numérique au quotidien, car tous utilisaient déjà des adresses e-mails. à mon retour en France, j’ai rédigé mon mémoire sur l’arrivée d’Internet en France et son impact sur la lecture de la presse. Je me suis inscrite à un concours, organisé par le syndicat de la presse, et j’ai gagné le 1er prix ! La présidente du jury, Viviane Prat, dirigeait alors OMD, une importante entreprise qui faisait partie du groupe Omnicom. Elle m’a approchée et a souhaité que je crée un département Internet chez eux. C’était une mission « d’intrapreneuriat » en quelque sorte. L’explosion d’Internet nous a permis de multiplier très rapidement nos effectifs jusqu’à atteindre 40 collaborateurs au moment où je suis partie.

Qu’avez-vous réalisé ensuite ?

J’ai croisé la route de Marc Simoncini en 1999, car j’avais fait une campagne de publicité sur son site iFrance. Il m’a alors proposé de devenir directrice générale, ce que j’ai accepté. Le site a été racheté par Vivendi quelques mois plus tard, pour un milliard de francs. L’intégration dans le groupe Vivendi m’a fait prendre conscience que je n’étais définitivement pas faite pour travailler au sein de grandes structures. Je suis restée directrice générale jusqu’en 2003.

Comment est venue l’idée de votre première entreprise ?

J’étais alors en congé maternité, période pendant laquelle j’ai réalisé énormément de veille, en particulier dans le domaine de l’e-commerce, un secteur naissant à l’époque. J’avais plus précisément repéré un système économique qui fonctionnait bien aux états-Unis, le cashback, qui désigne aujourd’hui un système de réduction sur les achats en ligne, avec un remboursement effectué directement au consommateur, généralement sur un compte distinct. J’ai vu que le modèle fonctionnait bien et je me suis dit qu’il fallait que je me lance là-dedans. Je me suis entourée de personnes qui savaient gérer l’aspect technique et financier. En 2004, nous nous sommes lancés à plusieurs associés dans l’aventure. C’est le début de l’entreprise Cash Store.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer ?

Au cours de mes expériences professionnelles, j’ai travaillé au contact d’entrepreneurs. J’ai pu ainsi observer le quotidien de gens très libres, qui ne s’embêtaient pas avec les hiérarchies. Par mimétisme, j’ai créé ma première boîte. J’ai eu de la chance, car j’ai bénéficié du regard bienveillant de nombreuses personnes, particulièrement parce que j’étais une femme. Je n’ai jamais ressenti le machisme dans le milieu professionnel, j’ai été au contraire très accompagnée. On m’a donné confiance en moi et en mes projets. L’amour dont j’étais entourée m’a fait prendre conscience que l’échec ne constituait rien de grave.

Comment se sont déroulés les débuts de l’aventure Cash Store ?

Le commencement est très galvanisant, on se réjouit d’un rien. Tout est susceptible de se transformer en une petite victoire. Mais j’ai fait une erreur, car je croyais que l’on pouvait installer une marque sans la financer. Je ne voulais pas lever des fonds… Il s’agissait d’un beau fantasme ! Je voyais bien le montant des charges salariales ainsi que le prix des locaux… mais aucun chiffre d’affaires ne rentrait ! J’ai vraiment vécu des moments angoissants à cette époque.

Comment avez-vous fait pour vous relancer ?

Une nuit, j’ai eu l’idée de créer une deuxième entreprise, pour venir supporter la croissance de la première. Cash Store gagnait de l’argent comme apporteur d’affaires, c’est-à-dire qu’on me rémunérait pour envoyer de nouveaux clients chez les e-marchands. Le problème, c’est que les visiteurs ne se convertissaient pas, ou peu, en acheteurs… Il fallait donc que je crée une agence pour améliorer les taux de conversion sur les sites e-commerce. Je suis allée voir un ami pour lui demander de m’acheter une mission d’audit de son site. J’ai acquis progressivement des dizaines de clients au fil des années, jusqu’à vendre Cash Store à eBuyClub en 2010 et Malinea, ma seconde entreprise, à vente-privee.com en 2011. J’ai passé un an dans les locaux de vente-privee avant de partir deux mois aux états-Unis avec mon mari et ma fille pour faire un break.

Quelles leçons avez-vous tirées de ce voyage ?

Je me suis rendu compte à quel point les boutiques américaines possédaient de l’avance en matière de stratégie online/offline. En analysant cela, j’en ai conclu qu’il fallait que je mette mon expérience au service des commerçants en France. à mon retour, j’ai sorti le livre « Le magasin n’est pas mort ». De nombreuses sociétés m’ont par la suite sollicitée afin que je partage mon expérience, car mon ouvrage faisait écho à l’évolution numérique du commerce. Ce thème est d’ailleurs devenu l’objet de CB Group aujourd’hui. Je prêche la bonne parole, pour rassurer les magasins. Je leur montre que le commerce évolue et qu’ils doivent intégrer le digital dans leur stratégie. Le reste du temps, j’investis dans des start-ups comme Leetchi, So Shape, Recommend, Trendsboard…

Vous faites partie de la famille des business angels, vous êtes une femme engagée sur le terrain associatif et sur la mise en valeur des entrepreneurs. On ne vous arrête plus ?

J’aime beaucoup le côté transmission, je trouve cela important. J’adore croiser la route de jeunes de 25 ans qui viennent me voir avec un business plan pour changer le monde. J’aime cette France énergique qui se bouge, qui croît en elle. J’essaye modestement de contribuer à ce que le regard sur l’entrepreneuriat soit positif. Je suis membre de l’association 100 000 Entrepreneurs, avec laquelle je vais m’exprimer dans les écoles. Je suis devenue marraine de l’Association « Nos quartiers ont des Talents » et de « Joséphine pour la beauté des femmes ». J’ai sorti un programme TV sur M6 qui s’intitule « Entreprendre c’est grandir », dont la saison 2 s’annonce prochainement. Je co-organise enfin la journée de la femme digitale. J’adore cette idée de mixité, de richesse de points de vue et d’histoires. Je me dis que le regard changera si les gens comme moi réalisent des choses.

Quels conseils donneriez-vous à un créateur d’entreprise ?

Je lui dirais de s’entourer de personnes compétentes, qui connaissent leur métier et qui vous complètent. Je conseillerais également de rester toujours curieux et d’être conscient que le business va forcément pivoter. Il ne faut pas le considérer comme un échec, mais il faut accepter avec humilité de faire évoluer son modèle. Enfin, garder les yeux rivés sur les clients me semble primordial, car ce sont eux qui font le business !