Quel que soit le domaine et la mission, personne ne peut se lancer à l’aveuglette sans avoir un minimum réfléchi aux tenants et aux aboutissants. Au fond dans tout ce que l’on entreprend, répondre aux questions de Quintilien
Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? vous servira de boussole pour le construire.
Vous lancez un nouveau projet, un produit ou un service innovant. Alors, vous avez étudié votre marché, votre produit/service est prêt, votre business plan est au point et vous avez finalisé une présentation à l’attention de vos prospects et partenaires. Mais êtes-vous certain que votre argumentaire va réellement convaincre vos interlocuteurs ?
Pour être efficace, un argumentaire commercial doit répondre rapidement aux attentes de vos interlocuteurs. (Pourquoi ?)
Si vous commencez par une présentation de votre produit/entreprise, pour enchaîner sur les éléments techniques de votre offre, et aboutir enfin à votre proposition commerciale… il y a de fortes chances que vous perdiez l’attention de vos contacts en cours de route.
Que vous ayez à rédiger une offre, faire un pitch, présenter un projet à des partenaires, réunir le contenu de votre site internet en cours de création, il est important de replacer le client au centre de votre discours.
Définir votre cœur de cible (Qui)
Définir un cœur de cible précis et identifier un besoin spécifique pour construire votre proposition de vente, sera plus efficace que de commencer par démontrer votre savoir-faire avant de parler des besoins du client.
Si votre discours est trop générique, vous ne convaincrez personne. Il est parfois complexe, mais toujours très important, de bien identifier le cœur de cible.
Cela doit vous permettre de :
– vous différencier sur votre marché
– identifier les bons arguments pour convaincre
Montrez dès le départ que vous partagez les mêmes valeurs que votre prospect. Vous le toucherez d’autant plus s’il sent dès le départ que vous êtes à son écoute et que pouvez répondre à un besoin spécifique ou une attente clairement identifiée.
Définir votre proposition de vente spécifique et unique (quoi)
Votre proposition doit être unique et incomparable. Elle décrit en quoi votre produit est différent de celui de la concurrence. C’est ce qui va pousser votre prospect à acheter votre produit plutôt que celui de vos concurrents.
Pour vous différencier sur votre marché, vous pouvez également concevoir des offres packagées du produit/service à l’intention de vos prospects, qui vous permettront d’imposer un message fort, spécifique et différenciant.
Un langage simple (comment)
Même dans des domaines les plus techniques et innovants, votre langage peut rester sobre, concret, explicite.
L’idée n’est pas de déployer tous vos arguments (techniques, financiers ou commerciaux …) dès le début de votre présentation, mais d’éveiller la curiosité de vos interlocuteurs, afin d’engager la conversation, pour répondre ensuite de manière plus détaillée aux questions et aux objections.
Et maintenant ? (Quand et où)
Pensez à conclure par un call to action, rendez-vous, devis, diagnostic… quelle est la prochaine étape qui vous rapprochera de votre objectif commercial ?
Sortir des sentiers battus de la communication demande une réelle âme d’artiste mais aussi la capacité d’aller à la recherche de nouveaux moyens originaux comme la risographie, une impression écologique qui permet de protéger notre planète.
Comment vous est venue l’envie d’entreprendre ?
J’ai travaillé 5 ans dans une maison d’édition au sein de laquelle je m’occupais entre autres de la gestion marketing et du développement de nouveaux projets. J’ai eu envie d’entreprendre et de développer de nouvelles opportunités. J’ai toujours apprécié la communication pour l’ouverture d’esprit et le sourcing qu’elle génère et je voulais en faire la valeur fondatrice de mon agence. C’est ainsi que MAKER OF NOTHING est né dont le nom est tiré d’une citation que j’avais trouvée dans un livre écrit au sujet des marchand merciers qui étaient des « marchands voyageurs » et qui ramenaient des objets des colonies les plus insolites et qui s’avéraient être en fait les premiers cabinets de curiosité.Le nom de l’entreprise signifie à la base « Marchand de tout, faiseur de rien ». La phrase est en réalité un peu plus longue que le nom actuel mais je trouvais qu’elle associait parfaitement mon point de vue avec celui d’une agence de communication moderne.
Comment a évolué l’entreprise ?
En 2012, j’ai créé l’entreprise et je suis resté seul pendant 4 ans. En 2016, j’ai participé à la création d’un coworking sur Bayonne au sein duquel j’ai rencontré des personnes de tous les horizons et cela m’a donné envie de la transformer en une vraie agence avec des collaborateurs. Comme, à la base, j’ai une formation en histoire de l’art, j’ai acquis une vision assez artistique et j’aime donner vie aux belles choses grâce à mes solides bases de marketing. Je suis moi-même artiste et je pense que ce côté différencie notre agence auprès de nos clients qui y retrouvent de la « fraîcheur et du dynamisme ». On allie donc les deux afin de fournir un résultat performant. Le côté artistique s’exprime au travers des visuels et de l’inspiration que nous avons dans nos designs, nos campagnes et la qualité des projets livrés. Il apporte au client une identité de marque percutante et originale.
Vous êtes uniquement digital ou multi-support ?
Nous nous occupons principalement du graphisme, de la production de contenu, du développement web. Nous sommes capables de gérer des projets globaux en communication même si la majeure partie de l’activité demeure digitale. Il est assez rare que l’on nous demande uniquement des logos même si cela arrive. Les demandes des clients vont se porter sur tout ce qui touche à la communication notamment la création d’un site internet, l’élaboration d’un plan de communication ainsi que la charte graphique et le logo et le référencement.
Vous venez de lancer des packs digitaux de reprise ?
Avec le coronavirus, nous avons ressenti le besoin d’agir rapidement pour nos clients et futurs clients/prospects afin qu’ils puissent dépasser ce moment difficile. Certes, cela dépend des secteurs d’activités mais, par exemple, de nombreux acteurs de la restauration ont dû mettre en place à la vitesse de l’éclair des actions comme la livraison et diffuser cette information. Nous avons ainsi pu leur répondre, grâce à notre collaboration établie avec DEEPREACHqui a développé une intelligence artificielle qui permet d’optimiser en temps réel les mots clés utilisés pour les campagnes de publicité locales, et cela à un tarif optimisé et dans l’urgence. Cela permet d’avoir une communication adaptée à une relance pour avoir une visibilité immédiate. Nous commercialisons leurs packs à partir de 1500€ HT pour 150 000 affichages avec tableau de bord et possibilité de suivi et de contrôle soit 5000 vus / jour notamment sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram et sur des display premium (presse locales, quotidien, et sites thématisés de qualité).
D’où vient ce côté local notamment de Biarritz ?
Tout simplement parce que nous sommes particulièrement performants sur du référencement local, et que nous aimons le contact direct avec nos clients. D’ailleurs nous devenons de plus en plus une agence locale et de proximité sur le Pays Basque même si nous avons de nombreux clients sur Paris, ma ville d’origine. C’est pourquoi nous avons monté notre agence de communication à Biarritz en 2018. De par l’historique de la société, nous avons beaucoup de clients dans le mobilier et le design même si localement ce n’est pas le cas, car il n’y a que peu d’acteurs localement. Le développement s’est fait naturellement localement grâce à notre présence en centre-ville de Biarritz.
Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?
Cela n’est pas très original mais la difficulté principale réside dans le recrutement et le fait de trouver des bons partenaires. C’est pourquoi nous est venue l’idée de faire un modèle hybride entre agence et collectif pour être force de proposition sur nos offres commerciales en montant des équipes spécialisées. Nous pouvons traiter en interne le graphisme, la production de contenu et le développement web ainsi que le référencement local. Ensuite, pour le reste nous sollicitons des partenaires extérieurs suivant les technicités du projet. Par exemple, pour la rédaction de contenu, il nous faut parfois nous adresser à des rédacteurs spécialisés.
Quels sont vos axes de développement ?
Depuis septembre 2019, nous avons acquis une machine d’impression de risographie, une technique qui vient de Japon et éprouvée depuis 1960 : impression à froid, encres naturelles sur des papiers forcément non-couchés et donc recyclés. Elle nous permet de traiter en interne des projets imprimés en format A3 maximum, et bientôt A2. Concrètement, cela nous donne la possibilité de gérer des commandes locales d’impressions avec nos propres communications. D’ailleurs, nous allons mettre en place en place des ateliers « libre-service » pour laisser libre court à la créativité de la communauté d’artiste/graphiste, illustrateur locale. Fin d’année, nous allons ainsi déménager dans des locaux plus spacieux toujours sur Biarritz afin de lancer un studio d’impression et une micro maison d’édition qui puisse gérer de grandes commandes, et accueillir nos ateliers.
Nous avons aussi en projet de devenir un centre de formation agréé même si cela n’est pas notre cœur de métier. Nous voulons pouvoir répondre à la demande de nos clients qui souhaitent des sites internet à petit budget. Nous proposerons des formations afin de créer avec eux le site internet vitrine ou e-commerce et les aider à la personnalisation afin qu’ils aient un site en ligne à la fin de la formation de 7 jours, pour un prix abordable et qu’il soit autonome dans la gestion de leur business digital.
Portrait of young businessman with digital tablet in office
Certains avantages qui pourraient paraître parfois insignifiants peuvent se révéler déterminants dans la réussite ou non de votre projet entrepreneurial. Même si vous pouvez commencer seul et sans rien et réussir, autant prendre en compte certains éléments qui pourront vous aider à vous frayer un chemin dans les méandres de la création d’entreprise. Zoom sur les petits plus à prendre en compte quand on crée son entreprise.
Les finances : le gros plus
Bon on ne se le cachera pas l’une des plus importantes facilités de la création d’entreprise reste si vous disposez d’un capital de base vous permettant de mettre au capital et de vous assurer des rentes pendant un long moment. A défaut, avoir vos indemnités chômage pendant la durée maximale s’avère être également un plus non négligeable qui vous permettra de couvrir vos arrières et d’éviter de devoir rapidement connaître le succès, surtout quand on sait le temps que peut prendre une création d’entreprise et surtout son arrivée au point mort.
Si on peut toujours créer sa boite sans argent en faisant appel aux multiples aides, prêts d’honneur, prêts personnels et lever de l’argent rapidement par exemple, il reste tout de même davantage confortable et moins stressant d’avoir de quoi assurer ses arrières ou un conjoint qui puisse le faire au besoin. A noter que la dépendance peut déstabiliser l’équilibre du couple et qu’il faudra bien avoir discuté avec votre moitié.
Le soutien de la famille et des amis
On pourrait penser qu’il s’agit d’un élément secondaire mais avoir le soutien de votre famille et de vos amis restent un plus à ne jamais sous-estimer dans la création d’entreprise. Déjà parce que cela vous évitera d’avoir affaire à des reproches permanents comme c’est le cas dans certains couples car, rappelons-le, la période de disette est longue donc s’il faut ajouter à cela les plaintes de votre conjoint ou encore la peur du risque financier que vous faites peser sur votre famille, cela risque de rendre l’épreuve encore davantage ardue.
Le soutien moral de la famille et des amis se révèle être également un apport évident notamment dans les périodes difficiles ou de doutes. De simples encouragements suffisent parfois à traverser les phases délicates et leur aide peut s’avérer précieuse à certains moments notamment lorsque votre entreprise rencontre des difficultés. Leur capacité à vous conseiller n’est pas négligeable et vous pourrez parfois profiter de leur œil externe ou expert pour faire avancer votre entreprise.
Un expert ou un entrepreneur
La plupart des créateurs d’entreprise interrogés estiment qu’avoir un entrepreneur ou un expert dans son réseau de relations constitue un facteur très favorable pour la création d’entreprise. Il est vrai que les experts-comptables ont une bonne connaissance et pourront vous faire des retours sur vos différentes projections ainsi que la justesse de vos tableurs. Ils pourront même vous indiquer des dépenses auxquelles vous n’avez pas pensé et qu’ils ont peut-être par ailleurs vues dans des business similaires ou des frais incompréhensibles ou encore corrigé les éventuelles inexactitudes des vos comptes prévisionnels. Les entrepreneurs peuvent certes vous aider sur la comptabilité même si leur apport peut davantage se porter sur le business model, la faisabilité, les obligations ou encore tout simplement vous aider à prendre conscience du rôle du chef d’entreprise et des bonnes pratiques.
La réunion de toutes les compétences
Cependant, avoir une équipe fondatrice qui possède toutes les compétences présente un gros plus dans la création d’entreprise. Cela vous permet de réduire bien entendu les frais, d’être professionnel et de connaître les us et coutumes notamment quand vous faites des commandes par exemple mais également d’élaborer l’ensemble de votre produit/service en interne. Des investisseurs et éditeurs de site internet confient d’ailleurs lors d’interviews qu’ils y sont sensibles lors de leur investissement, certaines compétences étant difficiles à réinternaliser par la suite ou qu’il s’agit d’un élément stratégique indispensable. En bref, posséder toutes les compétences et surtout à un niveau senior peut constituer un avantage certain. L’équipe représente une des clefs de la réussite entrepreneuriale et avoir un haut niveau de compétences et avoir les meilleurs avec soi fait partie d’un facteur de réussite non négligeable et pas seulement un petit plus.
Posséder une grande puissance de travail
Si rien ne vous empêche de vouloir toujours la meilleure manière de faire sans le moindre effort, posséder une grande puissance de travail n’est souvent pas négligeable surtout si vous devez enchainer les heures de travail tout en gardant votre concentration indemne. Il est courant d’avoir des horaires de travail à rallonge et pouvoir travailler vite et rapidement est un réel avantage. Il est toujours possible de s’en passer mais cela peut être fortement utile notamment au moment de la création d’entreprise où les entrepreneurs font régulièrement au-delà de 60 heures par semaine.
Avoir des qualités entrepreneuriales
Certaines qualités entrepreneuriales comme l’empathie pour le management, la persévérance ou encore la capacité d’adaptation sont d’énormes plus. De nombreux articles présents sur dynamique-mag traitent des qualités du dirigeant d’entreprise. Si vous pourrez les acquérir avec le temps, certaines naturelles ou développées au cours de vos diverses expériences pourront vous être très utiles notamment pour manager des Hommes ou votre business. N’hésitez pas à les retrouver sur notre site.
L’expérience entrepreneuriale
Que vous ayez vécu un échec ou une réussite dans votre précédent business importe peu du moment que vous en avez tiré des enseignements. La plupart des grandes success stories d’entrepreneurs sont d’ailleurs une succession d’échec avant la réussite. Dans tous les cas, l’expérience que vous en avez retiré et certains réflexes vous permettront d’avancer ou de convaincre plus facilement certaines personnes de votre capacité à pouvoir mener votre projet à termes. Si parfois, cela peut fermer des portes notamment en cas d’échecs (on ne se mentira pas), cela peut en ouvrir bien d’autres qui estiment que votre projet repose désormais sur des bases solides. Les entrepreneurs américains considèrent souvent que sans échec, vous n’êtes pas un « véritable entrepreneur ».
Être chef d’entreprise fait rêver plus d’un salarié. Pourtant, la fonction de dirigeants et notamment quand il s’agit d’entrepreneuriat se révèle très souvent loin d’être idyllique et représente souvent plus à un parcours du combattant qu’à une promenade de santé. Elle peut même s’avérer très ingrate dans certains cas et faire regretter à certains d’avoir pris la décision de créer leur entreprise, quand bien même l’enseignement serait riche. Quelles sont donc les raisons pour lesquelles être chef d’entreprise peut être ingrat ?
Les heures et le salaire
Tous les entrepreneurs vous le diront : être chef d’entreprise notamment dans les débuts c’est au minimum 60 heures par semaine quand ce n’est pas beaucoup mais alors beaucoup plus. Exit les week-ends et souvent les vacances. S’il est clair qu’à termes le salaire moyen (et donc pas celui de tout le monde) est légèrement supérieur à la moyenne, il ne l’est clairement pas au rapport du temps de travail moyen. Il est même bien moindre. Souvent les chefs d’entreprises gagnent autant que les stagiaires (voire moins) au début. Ils doivent se contenter de leurs indemnités chômage les premières années (donc moins que leur ancien salaire) tout en multipliant par deux voire par trois leurs horaires de travail.
Un travail pas forcément payant
Créer sa boite représente clairement un pari qui peut s’avérer payant … ou pas. Si votre entreprise survit, ce qui n’est clairement pas un acquis malgré la très forte confiance de l’ensemble de ceux qui se lancent, il n’est pas sûr qu’elle ne fasse pas que vivoter ou que lorsqu’elle commence enfin à décoller un revirement des habitudes de consommation, une nouveauté technologique ou encore un confinement ne viennent pas à bout des milliers d’heures d’efforts. Rien na garantit le succès de l’entreprise et il faut bien le prendre en compte dès le départ. Votre travail n’aura pas forcément de récompense et vous n’arriverez peut-être jamais à vous verser de salaire.
Des problèmes à régler tout le temps
En tant que décideur ultime, vous êtes également celui qui va gérer une très très très grande quantité de problèmes. Au début, tout le monde se tournera vers vous en quête de solutions. Vous allez non seulement devoir gérer des problèmes pour lesquels vous avez des solutions mais aussi certains que vous n’aviez absolument pas appréhendés lorsque vous étiez salarié. De nombreux chefs d’entreprises se définissent comme des machines à résoudre des problèmes. Il s’agit d’un des grands domaines où il s’agit d’évoluer rapidement en termes de gestion du stress car vous risquez, à défaut, de faire le yoyo émotionnel et de ne pas tenir très longtemps. L’un des grands acquis de la fonction consiste à cette capacité à résoudre les problèmes et à gérer son stress.
Vous êtes de l’autre côté
Qu’on se le dise, bon nombre de vos salariés ne vous considèreront jamais plus comme un autre salarié. Si la majorité des travailleurs arrive à considérer leur patron comme un être humain, certains semblent nés pour être dans l’opposition. Pour certains, vous serez un ennemi ou un être à part et ils chercheront à mettre d’un côté les salariés et vous de l’autre. Peu importe les efforts que vous pourrez fournir ou les sacrifices que vous ferez, ce n’est sera jamais assez.
Même si vous gagnez moins que vos équipes, que vous effectuez le triple d’heures et qu’aucun bénéfice ne vous a jamais été versé, vous n’en demeurerez pas moins de l’autre côté de la rive. Ils trouveront toujours une raison pour vous détester sans chercher à comprendre car pour eux il y a d’un côté les patrons et de l’autre les salariés. Ils se considèrent en général comme « exploités » quoi qu’il arrive. En vous souhaitant de ne jamais les embaucher.
Une déstabilisation sociale
Lorsque vous devenez chef d’entreprise, vous pouvez passer du statut de cadre respecté et influent à celui d’entrepreneur. Vos moyens financiers peuvent fortement être affectés mais également votre statut social qui peut en prendre un coup. S’il s’agit d’une bonne occasion de faire le tri parmi vos « amis », ce changement peut perturber fortement vos habitudes de couple par exemple. Si vous aviez l’habitude de partir en vacances avec votre conjoint ou encore d’aller dans des restaurants gastronomiques, vous allez peut-être devoir revoir vos exigences et vous contenter de pâtes pendant des années. De la même manière, si vous aviez l’habitude d’offrir des cadeaux vous pourriez très rapidement revoir le nombre de vos cadeaux à la baisse voire à l’inexistence malgré le fait que vous multipliez vos heures de travail comme un damné.
Des risques partout
Bon passons le fait que vous risquiez le capital investi à la base car il est loin d’être celui qui vous fera le plus peur. Au-delà de vous retrouver avec celui-ci perdu, vous pouvez surtout vous retrouver au chômage sans avoir droit au chômage… Autrement dit, vous n’avez plus la protection qu’ont les salariés et vous n’avez même plus le droit de cotiser. Bien sûr, certains vous parleront d’assurances complémentaires mais avant de pouvoir y faire appel, vous devrez prendre en compte qu’il vous faudra déjà pouvoir vous payer pour les payer. Ensuite votre responsabilité est engagée un peu partout alors que vous n’êtes pas forcément maître de l’ensemble de la situation. Vous devez prendre des décisions parfois sans aucune visibilité et au-delà de prendre un risque en termes de revenus en tant que gestionnaire.
Un stress à canaliser tout seul
On parle souvent de l’isolement du chef d’entreprise et ce n’est pas pour rien. Dans bon nombre de situations, vous êtes le seul à avoir l’information et à maîtriser ce qu’elle représente pour l’entreprise notamment si on parle de difficultés financières. Au-delà même du fait que vous deviez prendre certaines décisions difficiles comme faire sauter un salaire, vous payer en retard, vous pouvez être le seul à être au courant de la situation. Si les clubs d’entrepreneurs peuvent représenter de bons lieux de décompression, il faut bien avouer que vous êtes seul et que vous allez prendre parfois le parti de « cacher » des éléments comme le fait de suspendre votre rémunération afin de ne pas inquiéter certains salariés. S’il reste de bon usage de les avertir en cas de danger quant à leur poste et qu’il vaut mieux toujours être transparent, vous vous sentirez parfois bien seul.
Avoir la capacité de se remettre en question et la qualité première d’un entrepreneur car il cherche non pas à améliorer les autres mais lui-même que ce soit sur le plan de ses compétences ou de ses comportements. Parfois il est nécessaire de laisser son orgueil ou arrogance de côté mais le résultat s’avère porteur de succès. Tout entrepreneur le sait, une partie du succès d’une entreprise réside dans son réseau. Composé de clients, d’actionnaires ou encore de partenaires, votre cercle de relations peut s’avérer d’une aide précieuse dans de nombreuses situations. Au-delà du simple fait de l’entretenir, quelques pièges sont toutefois à éviter. Voici cinq erreurs récurrentes mais facilement contournables lorsque vous réseautez.
Ajouter des contacts à tout prix mais pas toujours pertinents…
L’une des erreurs les plus courantes lorsque l’on monte son entreprise consiste à rechercher à tout prix des contacts sans forcément s’attarder sur la pertinence de se lier à ces profils. Collectionner les amis virtuels sur LinkedIn ou autres réseaux n’est d’aucune utilité si ceux-ci n’ont rien à vous apporter et si vous ne prenez pas le temps de tous les contacter personnellement. Cette étape demeure indispensable dans la construction d’un réseau solide puisque vos relations doivent se sentir en confiance et privilégiées. Il faut ainsi sélectionner soigneusement chaque personne pour ensuite les solliciter de façon directe et personnalisée.
Rester présent sur tous les fronts apparaît, certes, comme une bonne stratégie mais cela reste très risqué car vous pourriez vous y perdre et négliger les bonnes personnes. Vouloir absolument engranger de nouveaux contacts en permanence sans s’attarder sur leur profil n’a pas vraiment de sens dans le cas où vous souhaitez bâtir un réseau utile et stable. Pour ce faire, il faut cibler vos attentes, vos besoins et établir une stratégie ciblée notamment sur les réseaux sociaux.
Négliger ses propres réseaux sociaux
Créer un compte à votre entreprise sur chaque réseau social sans distinction et oublier de le mettre à jour constitue également une faute. Après avoir ciblé les médias sociaux qui vous seront les plus utiles, ouvrez un compte et tenez-le à jour. Si vos contacts se rendent sur la page de votre société et que ses dernières actualités remontent au trimestre dernier, vous passerez pour quelqu’un de négligeant. Les réseaux de type Facebook ou Twitter, qui mêlent pages personnelles et professionnelles, peuvent diffuser des articles sérieux comme des messages plus légers. Si vous n’avez aucune actualité à transmettre, optez pour un message sympathique adressé à vos contacts mais ne laissez pas une telle page tomber en désuétude. Il en va de même sur les réseaux professionnels, mettez-les à jour régulièrement.
Publiez des articles, des informations relatives au recrutement dans votre société… Veillez également à la cohérence de vos profils de sorte à ce que les professionnels qui consultent vos comptes ne se trouvent pas déboussolés par une différence de contenu.
Attendre que les autres viennent à vous
Rester planté devant votre téléphone en attendant qu’il sonne peut aussi bien vous faire perdre du temps que de l’argent ! Créer des profils sur internet, aussi précis et attractifs soient-ils, ne va pas subitement déchaîner les foules. Une bonne stratégie de communication digitale, sur les réseaux sociaux comme sur votre site, demeure indispensable. Vos futurs nouveaux contacts n’auront pas toujours la démarche de venir vers vous, il vous appartient de les contacter en premier. Attendez de voir qui consulte votre profil sur LinkedIn, par exemple, pour ensuite contacter ces contacts s’ils s’avèrent intéressants pour vous. Lorsque votre profil est encore jeune, appelez vous-même ceux qui vous intéressent, sans pour autant tomber dans l’excès.
Ne pas rencontrer ses contacts
Dans cette période de confinement, chacun a pris conscience de l’importance des relations humaines et donc des rencontres physiques. Les salons, mines d’or des rencontres, les conférences, lieux d’échanges et de dialogues, les rencontres avec les clients qui confortent la pérennité des commandes et en ouvrent d’autres…. Disposer d’un bon réseau en ligne, c’est bien. Rencontrer ses contacts, c’est mieux ! Derrière chaque relation virtuelle se cache avant tout un humain. Le groupe formé sur la toile constitue un prolongement du réel, non un remplacement, nous le comprenons mieux que jamais.
Rencontrer d’autres professionnels en chair et en os reste primordial. Cela vous permettra, d’une part, de sentir si le courant passe vraiment ou non et, d’autre part, de discuter de vives voix de sujets importants, sans risquer de coupure de téléphone ou de Wi-Fi… C’est maintenant qu’il faut songer à organiser ou à participer, pour cela, à des rencontres entre pros. Mettre en place un tel événement ne s’improvisera pas au retour du confinement et réclame une certaine logistique. Il s’agit d’être prêt.
Arborer une « mauvaise » attitude
Il existe de nombreuses façons de lasser voir de faire fuir ses interlocuteurs. C’est le temps pendant ce laps de temps pour étudier son comportement et peut-être rencontrer de façon virtuelle un coach qui vous permettra d’apporter un plus dans votre manière d’être et de la remettre en question. Adopter une mauvaise attitude y contribue grandement. Celle-ci peut prendre différentes formes. Le collaborateur trop insistant, qui profite de chaque seconde d’inattention pour parler de son entreprise et ne laisse pas les autres prendre la parole, inspirera rapidement une certaine hostilité.
Ce comportement laisse entendre aux autres qu’ils ne représentent rien de plus que des investisseurs potentiels aux yeux de celui qui parle. Le fondement d’un réseau solide repose d’abord sur l’entente entre ses membres. Il faut rechercher des profils qui vous correspondent et avec lesquels vous êtes susceptibles de faire affaire. Ne vous jetez pas sur les autres pour vous vendre à tout prix, cela vous conférera une bien mauvaise réputation ! Les personnes à la posture désinvolte, quant à elles, énervent. Répondre en levant les yeux au ciel ou soupirer à chaque virgule donne l’impression que vous ne vous sentez absolument pas concerné. Ce genre d’attitude négative peut trouver son origine ailleurs, comme dans la vie privée, par exemple. Malheureusement, vos interlocuteurs n’en savent rien et se sentent méprisés ou dédaignés. Surveillez donc votre attitude, votre posture et votre langage lorsque vous participez à un événement réseau de renvoyer une bonne image de vous et d’attirer un maximum de profils intéressants !
Study, learn and explore perfectionism - pictured as a magnifying glass enlarging word perfectionism, symbolizes analyzing, inspecting and researching the meaning of perfectionism, 3d illustration
Si le perfectionnisme reste la qualité citée en entretien comme réponse à la question « quel défaut avez-vous ? » et peut même faire sourire les recruteurs, il peut représenter un véritable frein pour les entrepreneurs. Zoom sur les bonnes raisons de ne pas être perfectionniste obsessionnel lorsque vous êtes chef d’entreprise.
La perfection est l’ennemie du lancement de votre projet
C’est simple : on peut toujours perfectionner plus son projet au son business plan. Si vous êtes perfectionniste, cela traduit parfois un manque de confiance et une anxiété difficile à maîtriser et de ce fait vous risquez de ne jamais lancer votre entreprise. Plus vous l’êtes, plus vous aurez tendance à emmagasiner des informations et à vouloir améliorer plus votre produit/service. Les lectures, les études, les petits détails sont légions lorsque vous montez votre entreprise alors autant le dire les perfectionnistes qui ne décident pas de dépasser leur obsession de fignoler ne lancent quasiment jamais leur entreprise car il y a toujours quelque chose à revoir. Surtout, si celle-ci est reliée à un manque de confiance, ils risquent fort de ne jamais prendre la décision de sortir de leur zone de confort. A vous donc de bien cerner ce frein.
La perfection est parfois un sujet temporel
En entrepreneuriat, les choses évoluent au gré des évolutions technologiques. Autrement dit, ce que vous offrez que l’on parle de produit ou de service, ne sera en toute probabilité, jamais parfait puisqu’une nouvelle technologie peut venir chambouler vos plans. Il n’y a qu’à voir que des géants comme KODAK qui n’ont pas suivi une évolution technologique (celle de l’essor du numérique alors qu’ils en étaient les inventeurs) et ont disparu pour se dire que le perfectionnisme ne convient pas toujours dans un monde où l’immédiateté est reine. Les théories sur l’amélioration continue ont d’ailleurs fortement émergé ces dernières années.
Il faut dire que les cycles et les habitudes de consommation changent et que nous sommes dans un monde où l’entrepreneuriat est de plus en plus un monde d’adaptation que d’anticipation (même si celle-ci reste nécessaire). Pour prendre un autre exemple pour ceux qui ont connu les jeux vidéo, Donkey Kong Country avait une note de 20/20 à l’époque de toutes les critiques sur la question. Aujourd’hui, il est à mettre au rang des antiquités et une bonne partie des jeux présents sur nos téléphones sont bien plus réalistes et avec une jouabilité bien plus importante. S’il a marqué l’enfance de nombreux gamers, ils montrent bien que la perfection dépend fortement des évolutions technologiques.
Elle peut nuire à l’amélioration
Si vous cherchez à avoir un produit parfait, cela peut nuire au fait que vous preniez en compte les avis consommateurs. Or ceux-ci évoluent avec le temps et sont fonctions des habitudes nouvelles de consommation qui prennent notamment en compte les nouvelles technologies vues plus haut. Autrement dit, si celui-ci peut voir un produit parfait à un instant donné, il peut se révéler très loin de la perfection quelques années plus tard. Autre point, vous êtes susceptible d’être copié (sauf à disposer d’un brevet très spécifique). Vous devrez donc sans cesse innover pour rester à la pointe.
Surtout, même si les clients apprécient votre offre, il faut prendre en compte que comme tout un chacun, ils banalisent ce que vous offrez. Autrement dit, plus ils auront l’habitude d’avoir votre service, plus ils trouveront cela normal et la satisfaction ne sera plus au rendez-vous. Il faudra donc très probablement améliorer votre offre afin de combler vos clients et vous n’aurez donc jamais atteint la perfection.
Elle peut vous stresser
Le perfectionniste ou en tout cas le fait de vouloir se rapprocher de la perfection peut être une qualité indéniable. Cependant, il faut prendre en compte qu’il apporte son lot de stress notamment lors de la sortie de produits/services. Il possède en général cependant un gros revers : si vous vous apercevez d’un défaut après avoir lancé votre produit en production, vous pouvez très mal le vivre. Il n’est pas rare de commettre des erreurs et un excès d’attachement au moindre détail peut non seulement vous ralentir mais également être source de stress dans le cas où tout ne sera passerait pas comme prévu. Or, celles-ci sont courantes en entrepreneuriat et il vous faudra donc apprendre à ne pas être trop rigide avec vos équipes et avec vous-même si vous ne souhaitez pas exploser sous le stress.
Plus personne n’en doute, l’e-réputation est essentielle et ne pas s’en préoccuper est une attitude dilettante que vous risquez de regretter. Il va donc falloir vous y atteler et pour cela pourquoi pas déjà faire une visite sur les réseaux sociaux pour analyser votre notoriété et crédibilité ainsi que celle de votre entreprise.
La place occupée par les nouvelles technologies dans le monde professionnel rend aujourd’hui primordial pour un entrepreneur d’entretenir une cyber-réputation irréprochable à la fois pour lui et son entreprise. Focus.
E-réputation, comment ça marche ?
En tant que chef d’entreprise vous devrez toujours veiller à ce que l’image qu’internet véhicule de vous et de votre société reste positive. Lorsqu’un potentiel client s’apprête à acheter un produit ou un service, il n’est pas rare qu’il tape d’abord le nom de l’entreprise dans la barre des différents moteurs de recherche. De même, il semble fort probable que vos collaborateurs aient tapé votre nom sur Google avant de postuler chez vous. Vous devrez donc vous assurer de ne faire parler de vous qu’en termes positifs, mais également de faire disparaître les éventuels post négatifs vous concernant.
Effectuer l’indispensable travail de veille
Avant toute chose, vous devrez mettre en place une veille efficace. Il s’agit dans un premier temps de regrouper toutes les informations à votre sujet et de supprimer celles qui ternissent votre image. Tous les médias devront être analysés, qu’il s’agisse des différents réseaux sociaux, blogs ou forums que vous avez fréquentés, des résultats qui sortent en tapant votre nom et celui de votre entreprise sur les moteurs de recherche : photos, critiques… Tout compte !
Adopter une démarche judicieuse
Pour effectuer cela, vous disposez de plusieurs méthodes. Vous pouvez réaliser votre veille par vous-même, utiliser des logiciels prévus à cet effet ou faire appel à des agences spécialisées. La première solution ne vous coûtera rien, mais demeure extrêmement chronophage ! Utiliser certains outils pratiques constitue la solution intermédiaire. Vous aurez principalement besoin de deux types de logiciels : les programmes de gestion d’e-réputation et ceux de veille. Les premiers vous permettront de faire ressortir toutes les informations vous concernant et de supprimer celles que vous jugez indésirables, tandis que les seconds vous serviront à suivre l’évolution de votre image de marque. Des outils de veille comme Google Alerts ou Alerti, vous permettront de recevoir une notification dès que votre nom ou celui de votre entreprise apparaît sur internet.
Gérer votre image online
Il ne suffit pas de rester à attendre que le monde fasse votre apologie automatiquement. Pour contrôler votre notoriété online, il faut distinguer deux notions : ce que l‘on dit de vous et ce que vous dites. Pour le premier aspect, il vous faudra soigner votre attitude et l’image de votre entreprise au quotidien. C’est une erreur de croire qu’internet vous offre un monde où vous pouvez vous forger une image de toute pièce. La vie réelle reste très présente et influente sur le web. Contrôlez vos faits et gestes peut se révéler plus compliqué que ce qu’il n’y paraît. Les internautes ont ainsi plus de facilités à adopter un comportement destructeur plutôt qu’être élogieux dans leurs propos.
Lorsque l’on souhaite se mettre au télétravail on est parfois un peu perdu. Perte de productivité ou perte de motivation sont souvent les conséquences du télétravail. Alors que celui-ci va devenir la règle pour bon nombre d’entrepreneurs et de salariés et que depuis deux mois, elle s’impose, peut-être est-il temps de vous pencher sur quelques astuces pour travailler dans de bonnes conditions et dans un bon état d’esprit.
Avoir toutes les conditions du bureau
Les conditions matérielles sont un incontournable mais restent souvent considérées comme secondaires par les entrepreneurs. Bien travailler de chez soi implique d’avoir l’ensemble du matériel à disposition. Que l’on parle d’agrafes, de scanner, d’imprimantes, d’une connexion puissante, de feuilles, de stylos, de scotch, de post-it, d’une bonne chaise, d’un bureau… pour ne citer qu’eux, votre matériel doit être identique à celui dont vous disposez au bureau. A défaut vous pourriez vite vous retrouver à perdre du temps à vous procurer le matériel adéquat voire à vous retrouver coincé dans une de vos missions (plus d’encre dans votre imprimante pour envoyer un document urgent). Il s’agit donc de se doter de tout que vous avez à votre portée au bureau sans exception.
Du matériel spécifique pour le télétravail
Ce n’est pas parce que vous faites du télétravail que vous êtes dans les mêmes conditions qu’au bureau. Une variable est à prendre en compte : vous n’êtes pas physiquement à côté de vos collaborateurs et vous devez donc mettre en place de quoi pallier cette absence physique.
Alors bien sur vous penserez en premier lieu aux logiciels de communication comme Skype ou encore Slack mais ce n’est pas tout. Vous devez combler également votre absence physique et donc mettre en place de véritables habitudes avec vos collaborateurs qui n’auront peut-être pas la même manière d’agir quand ils travaillent de chez eux que lorsqu’ils sont à côté de vous.
S’il est facile d’adresser la parole à un collaborateur présent à côté de vous mais aussi d’éviter de l’interrompre quand il est en ligne avec un client par exemple, vous ne pourrez pas faire le même constat quand vous êtes à distance puisque vous ne voyez pas ce qu’il fait à chaque instant et il vous faudra donc également mettre en place de nouvelles habitudes de travail.
Formez des habitudes
Lorsque vous vous rendez au bureau, vous avez des habitudes et certains automatismes qui finalement permettent à votre cerveau d’exécuter nombre de tâches sans avoir à réfléchir. Elles deviennent ainsi des réflexes car vous les réaliser sans même vous en rendre vraiment compte. Certains signaux déclenchent des actions comme par exemple le fait de faire du tri le temps que la machine prépare votre café par exemple ou que l’ordinateur se mette en route. Vous devez fonctionner exactement de la même manière et recréer des conditions qui vous font gagner un temps précieux.
Cela fonctionne également avec vos équipes qui doivent avoir ces mêmes signaux comme pour toute conduite du changement notamment en termes de connexion par exemple ou de délai de réponse si vous tenez à ce qu’ils le fassent rapidement. Certains n’hésitent pas à se préparer comme s’ils allaient au travail et à vêtir le costume afin de bien se mettre dans l’ambiance.
Avoir une pièce à disposition
Vous faire déranger toutes les 3 minutes par vos enfants qui demandent votre attention ou encore par votre conjoint qui passe par là est à proscrire. Ce ne serait pas le cas si vous étiez sur votre poste de travail et cela ne doit donc pas se produire quand vous êtes chez vous. Si vous ne disposez pas de plusieurs pièces, vous pouvez mettre un casque isolant. En ce qui concerne vos enfants, ils doivent particulièrement respecter des signes comme la porte fermée qui signifie que vous ne voulez pas être dérangé ou encore le port de votre casque. Ils doivent s’habituer à ces nouvelles règles et il vous faudra donc être quasiment intransigeant voire complètement si vous ne souhaitez pas de débordement mais vous devrez communiquer avec eux pour qu’ils en comprennent les teints et les aboutissants.
Une pièce pour la détente
On y pense peu souvent mais tout comme au bureau où vous avez des espaces pour « respirer », vous devez avoir des endroits chez vous qui vous permettent de vous aérer l’esprit. Bien entendu, plus vous avez d’espace, plus vous pouvez créer des atmosphères qui sont différentes et qui vous permettent de décompresser. Dans tous les cas essayez d’avoir un espace « naturel » que ce soit au travers d’une simple plante verte ou d’une vision au travers de la fenêtre qui reflète mère nature. Vous pourrez ainsi sortir de votre lieu de travail tout en restant chez vous. A la sortie du confinement, rien ne vous empêche d’aller faire une balade pendant vos heures de pause si vous en avez définies.
La concentration avant tout
Que vous travaillez de chez vous ou du bureau, ce qui reste le plus important c’est votre faculté de concentration et à ne pas procrastiner. Les éléments perturbateurs demeurent à éviter mais au fond c’est surtout votre manière de fonctionner qui déterminera votre efficacité chez vous. En prenant de bonnes habitudes vous faites certes le premier pas mais vous pouvez consulter nos articles sur la procrastination.
Même s’il reste souvent conseillé de faire une séparation stricte, sachez que certaines personnes arrivent parfaitement à alterner les tâches de la maison et celles du travail notamment et simplement grâce à un emploi du temps rôdé où ils alternent l’un et l’autre, chacune étant une tâche. Cette capacité demande cependant de la rigueur et de savoir terminer une tâche qui est commencée sans vous interrompre. Il s’agit également souvent de pouvoir ignorer les perturbateurs même si ce n’est pas facile, surtout que certaines personnes de votre environnement auront du mal à comprendre que vous êtes sur votre espace de travail et deviendront des obstacles majeurs.
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En ce moment plus que particulier de prochaine reprise d’activité, la fidélité client va être mise à rude épreuve. Ils vont être nombreux à remettre en cause leurs process et leurs fournisseurs. Pour ne pas vous retrouver sur la sellette, mieux vaut chouchouter vos clients et faire en sorte de prendre les mesures qui vont vous assurer de leur totale fidélité. A défaut, il pourrait bien aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte.
Prendre des nouvelles, un bon réflexe
Que ce soit pour vous assurer que votre base client est bien à jour ou tout simplement car vous désirez réellement prendre des nouvelles de vos clients, les appeler ou leur envoyer un petit message n’est jamais de trop. Vous vous assurez ainsi que vos informations sont toujours exactes et que les contacts sont toujours les bons. Certes cela demande du travail et risque de vous prendre un peu de temps mais garder un lien avec votre client demeure essentiel, d’autant plus si vous vous entendez particulièrement bien avec lui. Si vous ne devez pas le harceler non plus car il risque d’avoir également une période plus que chargée, rien ne vous empêche d’envoyer un court email ou de passer un coup de téléphone pour vous enquérir de sa santé et éventuellement savoir comment va se déroule le redémarrage.
Vous assurez de la satisfaction
Vous pouvez mettre en place pour commencer un questionnaire de satisfaction client (non obligatoire) pour savoir si le parcours d’achat était bon mais surtout pour prendre en compte la satisfaction au moment de la livraison du produit. Il s’agit de savoir si tout s’est bien passé et si l’objet arrivé est conforme à ses attentes. Il ne vous dira pas forcément la vérité au premier abord, surtout si vous vous contentez de lui envoyer un questionnaire avec des étoiles et qu’il peut juger une chose conforme à sa commande mais qu’il s’attendait, par exemple, à une qualité très médiocre au vu du prix qu’il a payé. Vous ne devez pas non plus être trop intrusif car vous risquez fort de vous faire rembarrer d’une part ou encore simplement de déranger. Les détails comme l’emballage, les délais de livraison, … restent à considérer car ils participent à la satisfaction.
La qualité avant tout
Celle-ci doit être au cœur de votre relation avec votre client. Vous devez, bien entendu, prendre en compte votre marge mais celle-ci doit en général se révéler supérieure à ses attentes. Chaque bonne surprise peut être l’objet d’une satisfaction notamment si vos produits/ services lui apportent des bénéfices supplémentaires par rapport à ceux attendus. Votre produit doit dans tous les cas répondre à ses fonctions et à la demande. Plus vous offrez un rapport qualité/prix fort, plus la fidélisation sera naturelle. Les bonnes surprises contribuent au bouche à oreille car tous les clients sont avides de bons plans. Si votre offre n’est pas trop limitée en nombre (et donc qu’il ne souhaite pas garder le plan pour lui), il risque fort d’en parler à son entourage si la satisfaction est plus qu’au rendez-vous.
Mettre en place des améliorations
Ce n’est pas parce que vous possédez le meilleur produit/service du marché que vous ne pouvez rien faire de plus. Vous pouvez toujours apporter un petit plus qui peut satisfaire votre client. Si vous ne savez pas quoi faire de plus, demandez à votre client qui pourra éventuellement vous donner des pistes. Vous pourriez même trouver de nouveaux business adjacents au vôtre ou une offre complémentaire. Certaines sociétés n’hésitent pas à réaliser des partenariats par exemple afin de proposer des offres tout en un, faisant ainsi gagner du temps à leur client sans prendre de marge.
L’amélioration continue représente une des avancées des entreprises ses dernières années. Gardez à l’esprit que vous devez toujours apporter un peu plus à votre client (du moment que vous ne tuez pas vos marques et que vous restez rentable). La fidélisation est essentielle pour la récurrence et vous demande beaucoup moins d’efforts que la conquête.
Valoriser certains de vos clients
Tous vos clients ne souhaitent par être mis en avant mais certains y sont sensibles notamment quand il s’agit de très grands clients. La plupart des start-ups ont bien compris le phénomène et n’hésitent pas à nommer des « ambassadeurs » de leur marque qui ont droit à des privilèges parfois intéressants. Certains communiquent sur eux, d’autres leur laissent le choix de répondre à des questions ou encore ils peuvent venir quand ils le souhaitent dans les locaux de l’entreprise. Ils sont notamment des utilisateurs réguliers et peuvent vous donner des sources d’amélioration en tant que tels mais ils sont également en général des parties prenantes influentes. Ils appartiennent à la communauté des utilisateurs et auront souvent un impact bien supérieur au vôtre, ne serait-ce que par la position qu’ils occupent. On croit plus un client qu’un vendeur.
Les cadeaux : un petit plus
Faire des cadeaux annuels, lors de commandes ou encore pour le plaisir n’est pas anodin. Certains y sont très sensibles à partir du moment où celui-ci peut leur être utile à eux mais aussi parfois à un proche. Même une petite attention peut être très bien perçue et pensez à la carte de vœux ou encore à des goodies peut fortement faire en sorte que votre client vous apprécie davantage. Il ne s’agit pas non plus de dépenser tous vos bénéfices et vous pouvez parfaitement les utiliser comme un moyen de garder contact avec vos clients ou comme excuse pour mettre votre base de données à jour. L’envoi d’un cadeau représente toujours une occasion de « déranger » votre client et que vous ne cherchez pas à lui vendre quelque chose par la même occasion. Plus vous êtes proche de lui, plus l’attention sera appréciée.
Augmenter votre connaissance client
La data est un fondamental et reste encore très mal utilisée par les entreprises. Bien connaître votre client c’est vous assurer de sa fidélité. Les commerces de proximité ne s’y trompent pas. Il suffit parfois qu’un restaurateur retienne votre prénom et votre commande alors qu’il peut avoir des centaines de clients pour comprendre que la connaissance client est essentielle. Plus vous aurez tendance à le connaître, plus vous pourrez anticiper ses commandes voire lui proposer des produits qui correspondent à ses besoins réels et à ses goûts. N’hésitez pas à mettre à jour vos bases de données et à bien suivre les évolutions de ses comportements car il faut garder en mémoire que ses désirs peuvent être évolutifs. Ce n’est pas parce que votre base de données est à jour que ses habitudes ne vont pas changer du jour au lendemain. Il évolue donc vous devez également le faire aussi.
La clef pour se lancer dans les péripéties entrepreneuriales est d’abord de se connaître soi-même et de cerner vos qualités qui permettront de mener à bien votre projet mais aussi de ne pas occulter vos faiblesses qui freineront votre réussite et peuvent devenir un véritable handicap. Il existe certaines faiblesses qui peuvent se trouver déjouées par la détermination mais il faut être capable de les endiguer dès qu’elles se montrent et avoir anticipé en amont une véritable stratégie. Alors le bilan personnel, une clef de la réussite ?
Vous trouverez un projet qui concorde avec votre savoir-faire
Une création d’entreprise représente toujours un saut dans l’inconnu. Autant essayer, tout de même, de limiter les découvertes qui pourraient vous mettre en difficultés si vous ne les maîtrisez pas. Recensez toutes vos aptitudes et compétences, puis partez de là pour rechercher la meilleure idée de création d’entreprise. Bien entendu il y aura toujours des points que vous maîtriserez moins facilement et pour lesquels vous devrez suivre une formation ou vous faire aider. N’oubliez donc également pas de lister vos « points faibles » que vous devrez réussir à combler.
Votre projet correspondra mieux à votre personnalité
Etes-vous plutôt solitaire ou préférez-vous le travail d’équipe ? Etes-vous intrépide ou recherchez-vous tout de même un peu de sécurité ? … Toutes ces questions vous aideront à dessiner le profil type de l’entreprise qui correspond bien à vos traits de caractère. On dit souvent que l’entreprise est ressentie comme son « bébé » par le porteur de projet. Autant que celui-ci ait un « bébé » qui lui ressemble !
Vous définirez une idée en adéquation avec vos contraintes
Peut-être êtes-vous obligé de rester localisé dans votre région. Peut-être encore désirez-vous travailler de chez vous ? Faites une liste exhaustive des contraintes qui constituent pour vous des obligations ou tout simplement que vous préféreriez respecter. Savoir ce qu’on ne veut pas aide souvent beaucoup à savoir ce que l’on veut.
Vous trouverez un projet qui puisse convenir à votre entourage
Un entrepreneur se trouve rarement isolé. Dans de nombreux cas, il est accompagné d’un conjoint et même d’une famille. Avant de vous lancer, essayez de sonder comment et jusqu’à quel point votre entourage sera prêt à vous soutenir lors de votre création d’entreprise. Il n’est pas évident pour tout le monde d’accepter de faire des compromis financiers, ou d’accepter que son conjoint soit beaucoup moins présent. Discutez clairement avec vos proches et abordez tous les sujets avant même de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale.
Votre idée sera plus réaliste par rapport à vos moyens
S’il veut réussir, l’entrepreneur doit toujours garder les pieds sur terre et être réaliste par rapport à ses moyens financiers. Inutile d’imaginer même créer un réseau de franchises mondiales avec 500 euros de capitaux propres ! Renseignez-vous bien auprès des acteurs du financement et n’oubliez pas que, très souvent, les bénéfices mettent plus de temps que prévu à arriver. Réfléchissez donc aux moyens que vous aurez pour vivre avant que votre idée ne se transforme en business du siècle !