On disait : le client est roi. Mais on pensait : l’entreprise impose ses objectifs. Or, avec tous les bouleversements depuis la crise sanitaire, les comportements des clients ont changé et vont continuer à changer dictés par l’inflation, entre autres et les réseaux sociaux. Une étude menée par le cabinet Roland Berger en partenariat avec le Club Med révèle les nouveaux enjeux de la relation avec les clients. Une nouvelle ère, l’ère de la considération client va transformer les liens entre l’entreprise et ses clients. Exit l’ère du client, cible marketing, c’est l’ère des clients, êtres humains, perçus avec leurs émotions, leurs valeurs. Zoom sur cet avenir prometteur.
Les nouveaux outils, une contre-valeur ?
Depuis environ une décennie, les approches marketing, boostées par les nouveaux outils, ont considéré le client comme une proie à saisir. Cependant, le client adepte des nouvelles technologies est devenu conscient de l’attrait qu’il représente. Il impose que l’humain revienne au centre de la relation entre le client et la marque par son comportement.
L’étude met en exergue le constat qu’il existe une réelle déconnexion entre les perceptions des entreprises et les attentes de leurs clients et que faire preuve de considération fait partie des exigences. En effet, 69 % des consommateurs qui se sentent considérés vont recommander la marque. L’enjeu est donc de taille et le client impose donc ses lois. Mais attention la considération ne doit pas être transformée en un système de ciblage du client. Elle doit véhiculer une vraie valeur dans la relation humaine aux risques de se voir mis au pilori.
Selon Olivier de Panafieu, Co-Managing Partner France de Roland Berger : « Cette déconnexion entre les entreprises et leurs clients imposent aujourd’hui aux entreprises de revoir leur approche pour prendre en compte le client en tant qu’individu. Beaucoup d’entreprises ont déjà amorcé des mouvements pour intégrer cela dans leur stratégie, sans pour autant avoir le recul nécessaire pour voir que toutes ces initiatives vont dans une même direction : celle d’une plus grande considération. En parler aujourd’hui, c’est donc simplement donner un nom à une nouvelle ère qui s’ouvre ».
Quelle est la raison de cette déconnexion ?
Selon l’étude, l’émergence des réseaux sociaux a entraîné dans son sillage l’ère de l’individu, qui a transformé les habitudes et une économie d’offre a été substituée par une économie de demande.
« L’ère de l’individu est marquée aujourd’hui par l’ultra-personnalisation, le tout à la demande, l’instantané. Les clients sont en éveil, face à une offre devenue surabondante et compétitive : ils sont sachants, connectés, et proactifs dans leur consommation. Les forces entre l’entreprise et le client se rééquilibrent, nécessitant de revoir le dialogue. »
Le client est volatile. Il peut passer d’un site à l’autre sans aucun état d’âme. Mais ce client est aussi en quête de valeur et d’une relation authentique et transparente avec des entreprises responsables. Les bad buzz en sont les témoignages. Ils peuvent détourner le client parce que le comportement des entreprises ne correspond pas à ses valeurs. Il est connecté et conscient des enjeux actuels.
Une valeur s’impose : la considération
Les années 2020 vont marquer, selon l’étude, la montée en puissance de l’ère de la considération. Une ère où le client est avant tout considéré comme une personne avec son système de valeurs, ancrée dans une communauté. Le client est citoyen mais il vote avec son portefeuille. Les dirigeants d’entreprise se sentent également impliqués par l’évolution de la relation client vers plus d’ « engagement », d’« authenticité », d’« équité », de «confiance», d’«attention», d’« empathie », de « fidélité ». Ce changement qui est loin d’être anodin marque la fin d’une ère où le client avait perdu son humanité pour devenir une proie.
La considération, un tandem avec la croissance
L’impact positif de la considération a un double impact sur les bénéfices et sur la fidélité des clients qui est liée aux bénéfices. Il est aussi visible sur le taux de reconnaissance et le taux de satisfaction de la marque, multipliés par 1,6 3, ou encore sur le NPS : 69% des consommateurs se sentant considérés vont recommander la marque.
Club Med, un exemple de prise en compte de la considération
Pour Sylvain Rabuel, Directeur Général des Marchés France Europe Afrique du Club Med “ La considération est au cœur de notre modèle et nous la déclinons dans l’ensemble de l’entreprise. Cela fait partie d’une transformation en profondeur que nous avons enclenchée il y a quatre ans et dont les actions portent leurs fruits aujourd’hui. ” Et ajoute :
« La considération est inscrite dans l’ADN du Club Med. Il y a soixante-dix ans, nous avions appelé nos clients “Gentils Membres”. Ce n’était pas un hasard ! La gentillesse est une forme essentielle de la considération. ».
Pour Sylvain Rabuel, Directeur Général des Marchés France Europe Afrique du Club Med “La considération est au cœur de notre modèle et nous la déclinons dans l’ensemble de l’entreprise. Cela fait partie d’une transformation en profondeur que nous avons enclenchée il y a quatre ans et dont les actions portent leurs fruits aujourd’hui.” Et ajoute :
« La considération est inscrite dans l’ADN du Club Med. Il y a soixante-dix ans, nous avions appelé nos clients “Gentils Membres”. Ce n’était pas un hasard ! La gentillesse est une forme essentielle de la considération. ».
L’intelligence artificielle, communément appelée IA, est l’une des technologies les plus tendance de ces dernières années. Pourtant, son concept n’est pas totalement nouveau et date déjà des années 1970. Aujourd’hui, elle impacte les différents secteurs d’activité, dont les paris sportifs. Sa puissance de calcul et sa capacité d’apprentissage font d’elle le parfait outil pour les bookmakers comme pour les parieurs.
Un appui dans l’élaboration des pronostics sportifs
Au fur et à mesure qu’elle se développe, l’intelligence artificielle devient le meilleur ami des parieurs sportifs. Grâce à des algorithmes puissants et précis, elle est désormais capable de vous appuyer dans l’élaboration de vos pronostics sportifs. Ainsi, vous bénéficiez de prévisions pour les matchs de la ligue d’Europe avec plus de fiabilité. Ce qui augmente sensiblement vos chances de prendre l’avantage sur les bookmakers et de remporter le jackpot.
Contrairement à l’être humain, l’IA fonctionne uniquement sur la base de probabilités qui sont définies à partir de statistiques fiables. Elle ne tient pas compte des préférences au niveau des équipes et des joueurs, du feeling au moment du choix, etc. Sans le moindre état d’âme, seules comptent les données disponibles. D’ailleurs, il est souvent conseillé aux parieurs novices de laisser tout sentiment quand il s’agit de choisir et de placer leurs mises.
Des gains plus fréquents et plus importants avec l’IA
Bon nombre de joueurs se lancent dans les paris sportifs pour la simple satisfaction de prédire les résultats exacts des matchs. Cependant, il ne faut pas occulter la possibilité de gagner de l’argent. Quel que soit votre sport favori, parier sur les différentes rencontres vous offre l’opportunité de multiplier vos mises de départ. Pour optimiser vos chances de gagner, vous devez collecter et analyser une masse importante de données.
Pour ces deux tâches, l’être humain ne peut en aucun cas rivaliser avec l’intelligence artificielle. À l’ère du tout digital et du tout connecté, cette technologie devient toutefois un atout de taille. Elle peut facilement accéder à l’historique des rencontres entre deux équipes ou deux joueurs et dégager une tendance. Il lui est aussi possible d’analyser leur forme du moment et leur dynamique sur les derniers matches pour déterminer le potentiel vainqueur.
La réduction de la part de risque pour des pertes limitées
L’apport de l’IA est indéniable pour affiner les pronostics et maximiser les gains. Néanmoins, elle n’est pas en mesure de prédire à 100 % les résultats de toutes les rencontres. Elle ne prend appui que sur les données. Pourtant, le sport est beaucoup plus que des statistiques. Par exemple, dans un match de football, son analyse ne tient pas compte de l’état physique des joueurs, du degré de motivation des équipes et surtout, de l’arbitre.
En d’autres termes, les paris sportifs comportent toujours une part de risque. Si l’intelligence artificielle ne peut garantir une prédiction totale, elle est en revanche d’une aide précieuse pour réduire le risque et limiter les pertes. Par exemple, vous décidez de ne parier que sur des rencontres où l’un des protagonistes a 80 % de chance de gagner. L’algorithme va alors vous recommander des matchs bien ciblés pour que vos gains soient supérieurs à vos pertes.
Les start-up se sont imposées dans le paysage des entreprises. Elles ont développé un langage et des codes qui leur sont propres. Une grande partie des termes a pour origine la langue anglo-saxonne et la génération des start-up maîtrise l’anglais. Pour vous repérer, nous vous proposons la langue et des codes à maîtriser.
Lettre B
1. Bankable : Secteur, start-up, entrepreneur capables d’attirer des investissements.
2. Board : Principal organe de direction d’une société, incluant ses investisseurs, « comité stratégique ».
3. Business Angels : Personnes physiques investissant leur argent personnel et en apportant leurs avis, conseils et réseaux.
4. Business model : Synthèse des principaux aspects de la création de valeur d’une organisation : ses finalités (objectifs, offres, stratégies), ses ressources et moyens.
5. Business Plan : Document détaillé préparé par une start-up pour expliquer les objectifs de la société, ses prévisions financières.
6. Buzz : “ Faire le buzz ” : capacité d’une start-up à faire parler d’elle (notamment via les réseaux sociaux) qui crée des retombées dans les médias.
Lettre C
7. CEO : acronyme de Chief Executive Officer, soit directeur général (ou PDG).
8. Closing : Dernière étape d’un investissement (ou d’un désinvestissement), à l’issue de laquelle tous les documents juridiques sont signés, les fonds sont versés par les investisseurs financiers et la transaction est réalisée.
9. Community manager : Personne chargée de créer et gérer une communauté autour de l’entreprise et de s’occuper des liens de l’entreprise avec les réseaux sociaux de l’entreprise.
11. Crowdfunding / crowdequity / Crowdlending ou financement participatif : Emprunter en général par le biais des plateformes de crowdfunding (financement participatif par le don), crowdlending (les internautes deviennent votre banque) et le crowdequity (les internautes deviennent actionnaires).
12. CTO : acronyme de Chief Technical Officer, soit le responsable du développement technologique dans l’entreprise.
Lettre D
13. Data Privacy : Mesures prises par une société pour protéger les données de ses clients. Définies par : Règlement Général (Européen) sur la Protection des Données (RGPD ou GDPR en anglais).
14. Deck (ou Pitch Deck) : Présentation Powerpoint concise (10 à 20 slides) d’une start-up.
15. Disrupter : Effectuer des changements, des innovations en bouleversant les habitudes d’un secteur par exemple.
16. Droit de préemption : Clause contractuelle habituelle qui permet aux actionnaires de racheter en priorité les actions des autres actionnaires qui veulent céder.
Lettre E
17. Executive summary ou Execsum (Résumé opérationnel) : Synthèse très courte du business plan en quelques pages qui doit permettre à l’investisseur en capital de se faire une idée précise du projet qui sera suivie du business plan.
Lettre F
18. FOMO : Fear of missing out ou FOMO, la peur de louper quelque chose qui pousse à être tout le temps connecté sur tous les réseaux à la fois.
Lettre G
19. GAFA : Les géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon.
Lettre K
20. KPI : acronyme de Key Performance Indicator. Indicateurs avec objectifs chiffrés pour définir la bonne performance (ou non) d’une activité.
Lettre L
21. Lean start-up : Concept développé par Eric Ries : The lean startup qui consiste à identifier les problèmes et les solutions, la clientèle et ses attentes et besoins, identifier les coûts, les indicateurs clés et les sources de revenus.
22. Levée de fonds : La levée de fonds est également importante en période de développement rapide de l’entreprise. Dans les accélérateurs, les startupers sont obnubilés par la levée de fonds.
23. Licorne (Unicorn en anglais) : Start-up qui dépasse le milliard de dollars de valorisation.
Lettre P
24. Pitch : Présentation courte d’un projet, d’une entreprise.
Lettre R
25. Retargeting (reciblage) : Technique de publicité en ligne utilisée par les spécialistes du marketing pour refaire de la publicité auprès des personnes qui ont déjà visité leur site Web.
26. Responsive : Capacité d’un site Web à afficher son contenu avec un confort de navigation optimal pour toute taille d’écran (tablette, smartphone ou ordinateur).
27. Roadmap : étapes de développement d’un projet ou d’une entreprise.
28. ROI : acronyme de Return On Investment , soit le ratio entre le chiffre d’affaires généré et le budget dépensé pour la campagne.
Lettre S
29. Scalable / Scalabilité : Capacité du produit de s’adapter au changement d’échelle et de grandeur quand la start-up se développe.
30. SEO : Search Engine Optimization : optimisation pour les moteurs de recherche, et notamment Google pour améliorer la visibilité des pages web grâce à l’utilisation de mots-clés, de balises, de liens.
31.Storytelling : l’histoire de l’entreprise et/ou de ses fondateurs.
Lettre V
32.Venture Capital (ou capital-risque) : l’investissement dans une start-up. La particularité de cet investissement est son risque élevé dû à la jeunesse des structures, et sa recherche de profits élevés.
Les entretiens de créativité créent l’opportunité du dialogue. Or, le dialogue est toujours fructueux car échanger des idées nous conduit à quitter nos a priori, nos idées reçues. Réaliser des entretiens de créativité permet de mieux appréhender les motivations d’achat des consommateurs. Connaître leurs besoins afin d’adapter le produit à sa réalité mais aussi souvent d’améliorer les services autour du produit (livraison, paiement…) font partie de ses enjeux.
L’entretien est complémentaire à l’étude quantitative basée sur des sondages ou questionnaires. Il permet de faire statistiques de comportement, l’étude qualitative de comprendre les raisons d’un comportement. Si l’étude quantitative nécessite un échantillonnage important de consommateurs, l’étude qualitative quant à elle s’effectue en général avec un nombre restreint de consommateurs.
Pourquoi mettre en place une étude qualitative ?
Une étude qualitative a pour objectif de mieux cerner les choix de la clientèle et de pouvoir répondre à ses attentes et motivations par rapport à vos produits ou services. Elle vous permettra d’adapter au mieux votre offre et de dégager parfois des avantages concurrentiels et enfin de mieux communiquer.
Comment réaliser un individuel ?
L’échantillon recommandé est en général entre 20 et 30 personnes. Il existe plusieurs manières de mener un entretien :
un entretien directif
votre rôle consiste à poser des questions dans un ordre précis sur un ou plusieurs thèmes. Ces questions doivent être ouvertes. Elles commencent souvent par « comment », « quoi », « qui », « combien », « où », « quand » et « Pourquoi ») c’est-à-dire qu’elles n’attendent pas de réponses préétablies. La forme de ces questions se différencient des questions fermées dont les réponses sont en général par oui ou non.
un entretien non directif
Votre rôle consiste à poser des questions sans ordre précis sur un thème. Il faut laisser l’interviewé s’exprimer librement. La difficulté réside dans l’analyse de l’information recueillie.
un entretien semi-directif
Votre rôle est de laisser l’interviewé développer le thème que vous lui proposez. L’interviewé s’exprime de manière libre sans l’intervention de l’animateur.
Astuce : laisser des silences pour qu’une personne s’exprime ou la relancer par des mots types tels que « c’est-à-dire ? »
un entretien mixte
Il s’agit d’abord de commencer par une des trois premières méthodes, puis de faire une confrontation avec le terrain. Il s’agit donc de faire un entretien puis d’accompagner le client sur le terrain afin de lui poser des questions sur ces raisons d’achat. Les questions qui seront faites commenceront alors souvent par « pourquoi ? »
Comment réaliser un entretien de créativité de groupe ?
L’entretien de groupe demande une organisation en amont c’est-à-dire réunir un échantillon de personnes qui permettront de récolter des avis pertinents. Plus difficile à mettre en place, les entretiens de groupe sont souvent riches en informations et suggèrent des pistes pour améliorer le produit ou le service. Ils se limitent souvent à deux réunions d’une dizaine de personnes. L’animateur joue un rôle clef pour permettre à chacun de proposer des idées ou des réflexions judicieuses. Pour que l’entretien soit riche, il faudra s’assurer de la participation de chacun, en favorisant l’échange entre les membres et en évitant l’apparition de leaders qui pourraient influencer les autres dans leur réponse.
Internet et la dimension internationale a complètement bouleversé les habitudes et les formules de politesse sont sorties de leurs carcans traditionnels. Quelques conseils.
Les formules de politesse traditionnelles sont simplifiées, notamment dans les e-mails et e-lettres. Elles subissent en effet l’influence des pays anglo-saxons qui utilisent des formules réduites à deux ou trois mots. Aujourd’hui, deux types de formules de politesse coexistent selon la nature de l’e-mail ou e-lettre :
Les formules de politesse pour l’e-mail
Elles sont courtes et dynamiques, symboles des temps modernes. Par ailleurs, les formules de politesse dans l’e-mail ne comportent pas de verbe conjugué ni d’appellation. De plus, elles se limitent en général à un ou deux mots.
Les formules de politesse de l’e-lettre
Elles suivent la tradition et leur emploi dépend du contexte, des circonstances, des liens professionnels et du style de l’e-mail. Celles-ci proviennent d’une tradition très ancienne qui les conforme à des règles d’usage très strictes. De plus, les formules varient selon les destinataires qui peuvent être des institutions, des entreprises ou des personnalités diverses. En outre, elles prennent en compte le rang social du destinataire.
Quelques exemples de formules de politesse pour l’e-mail
Avec toutes mes amitiés,
Amicalement,
Bien à vous,
Sincèrement vôtre,
Cordialement,
Bien cordialement,
Très cordialement,
Respectueusement vôtre,
Salutations distinguées,
Avec nos (mes) salutations distinguées,
Avec tous nos (mes) remerciements…
On utilise la virgule car la formule de prise de congé est suivie de la signature.
Bien cordialement,
Au cours de la journée, vous pouvez ajouter :
Bonne journée,
Bon week-end,
Bonne lecture,
Les abréviations dans les formules de politesse
Certains adoptent des formules de politesse sous forme d’abréviations (Cdt par exemple) : elles sont à proscrire de l’écriture professionnelle. Autant ne pas écrire de formule de politesse !
Quelques exemples de formules de politesse pour l’e-lettre
Formules de politesse très déférentes
Je vous prie d’agréer, Monsieur (ou Madame), + le titre, l’hommage de mon respectueux dévouement.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur (ou Madame), + le titre, notre respectueux dévouement.
Je vous prie d’agréer Madame, Monsieur, + le titre, mon respectueux dévouement.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, + le titre, les assurances de ma haute considération.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, + le titre, les assurances de notre haute considération.
Veuillez agréer, Madame + le titre, l’hommage de mon profond respect.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, + le titre, l’assurance de notre parfaite considération.
Formules de politesse classiques
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, + le titre, mes salutations distinguées
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, + le titre, nos salutations distinguées.
Nous vous adressons, Madame, Monsieur,+ le titre, nos salutations distinguées.
Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, + le titre, nos salutations distinguées.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur, + le titre, nos respectueuses salutations.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur, + le titre, l’assurance de nos salutations distinguées.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, + le titre, l’assurance de mes sentiments respectueux.
La féminisation des titres
Les titres sont féminisés. Il convient donc d’utiliser le « féminin » officiel. Les noms de métiers, titres, grades et fonctions existent au féminin. Il est donc nécessaire d’appliquer ces obligations légales.
La signature de l’émetteur
La signature dans le courrier électronique n’est pas manuscrite. En conséquence, elle ne prouve pas que vous êtes l’auteur de l’e-mail. Or, la preuve de votre identité est garantie par l’en-tête numérique de votre email qui comporte le nom de votre messagerie et votre adresse e-mail.
Cependant, cette preuve est sujette à caution puisqu’une personne peut envoyer un message pendant votre absence depuis votre ordinateur, si vous avez oublié de l’éteindre. Toutefois, cette signature suffit dans les cas de correspondance courante.
À quoi sert votre signature électronique ?
La signature électronique marque une certaine politesse ;confirme votre présence ;marque l’identité de votre entreprise ; crée un lien de proximité avec votre destinataire.
Les gestes non verbaux avec le distanciel, les webinaires sont mis en exergue et surtout ils restent possible de les utiliser à mauvais escient par un internaute qui serait mal intentionné ou a contrario, vous servir de référence. Il est donc indispensable de leur maîtriser.La main s’arrête sur le visage rarement par hasard. Chaque zone de notre visage est reliée symboliquement à une émotion forte. Après s’être intéressés au nez, ce sont la moustache, les mâchoires, les commissures des lèvres et les dents qui sont analysées. Cet article vous aidera à comprendre et analyser ces gestes non verbaux.
J’ai envie de « mordre »
La zone de la joue cache la mâchoire. Lorsqu’une personne gratte ainsi sa joue, cela indique qu’elle doit ressentir comme une « envie de mordre ». Attention, cela n’est pas à prendre au pied de la lettre ! C’est plutôt une envie de répondre férocement pour se défendre face à ce qui est ressenti comme une agression.
Je rejette ton autorité
La zone de la moustache est reliée symboliquement à notre rapport à l’autorité. On a tendance à se gratter le côté droit de cette zone lorsque l’autorité de la personne en face de nous nous agace.
Je perds mon autorité
Nous relions inconsciemment la gauche de notre visage à notre monde intérieur. Quand une personne se touche le côté gauche de sa moustache, c’est de sa propre autorité dont il est en question. Elle sent qu’elle perd son autorité par rapport à la personne en face d’elle.
Je ne suis pas d’accord avec toi
Votre interlocuteur, même s’il ne parle pas, n’en pense pas moins ! Ce mouvement annonce des propos difficiles.
J’ai une mauvaise appréciation à faire
Lorsque votre interlocuteur se touche ainsi le côté d’une commissure de lèvre, il y a de fortes chances qu’il s’apprête à tenir des propos peu sympathiques à votre égard, difficile à entendre.
J’ai les dents qui rayent le parquet !
Lorsque votre interlocuteur se tapote les dents ainsi, cela indique sûrement qu’il est dans un esprit ambitieux, avec la volonté de réussir par-dessus les autres. Cette ambition s’exprime symboliquement comme une envie de « mordre » les autres pour réussir.
Olga Ciesco
Conférencière et experte en communication non verbale, Olga Ciesco réalise entre autres des formations en ligne sur le langage corporel et le développement personnel
L’entreprise doit impérativement se faire connaître. Elle doit mettre en place des stratégies de de commercialisation de ses produits et de ses services. Différents moyens et supports lui permettent d’y procéder. La stratégie de communication vise à la mise en œuvre d’un projet d’entreprise qui profite d’une réputation favorable auprès des consommateurs.
Les différents types de stratégies de communication
Ce système consiste à trouver le juste milieu entre les besoins du consommateur et les intérêts de l’entreprise. Ainsi, il ne faut pas se limiter à communiquer les informations concernant les produits ou les services aux consommateurs. Il faut établir une véritable discussion en prenant en compte leurs avis.
La stratégie de résistance ou d’opposition
Cette stratégie consiste à rester sur ses positions sans tenir compte des besoins des consommateurs. Ainsi, l’entreprise propose des offres auxquelles le public peut adhérer si elles lui conviennent. À défaut, il peut faire appel à une autre entreprise pouvant répondre à ses besoins.
La stratégie d’évitement
Cette stratégie ne permet pas d’optimiser la vente de produits et services. Cela consiste à éviter le dialogue pour ne pas compromettre la relation avec le consommateur. La rupture de la communication compromet le succès de la vente des produits et services.
La stratégie d’influence
Ce système consiste à faire changer l’opinion ou l’attitude du consommateur de sorte à ce qu’il adhère aux offres de l’entreprise. L’entreprise peut influencer le public en procédant à une discussion bien argumentée, ou en mettant en œuvre différents plans d’actions (publicité, animation…).
Les différents moyens permettant de déterminer sa stratégie de communication
Il existe plusieurs moyens qui permettent de déterminer la stratégie de communication d’une entreprise. La manière la plus fréquente et la plus efficace d’y procéder consiste à établir de multiples questions en amont d’une campagne de communication.
Quels sont les objectifs de la communication ?
Cette première étape vise à déterminer l’objectif de la communication : faire connaître le produit, prospecter, séduire de nouveaux collaborateurs ou conquérir et fidéliser les clients. Les campagnes de communication varient en fonction des caractéristiques des objectifs.
Identifier les cibles
Pour assurer l’efficacité de la communication, il faut identifier clairement les personnes cibles. Cela permet de déployer les moyens de communication adaptés aux clients potentiels clés. Les cibles d’une entreprise s’avèrent multiples : les clients, les partenaires, les fournisseurs…
Déterminer le positionnement de l’entreprise par rapport à ses concurrents
Cela consiste à délimiter l’environnement dans lequel l’entreprise se trouve et à définir ses principaux concurrents afin de déterminer la stratégie idéale. Dans ce contexte, il convient de définir les principaux avantages, les points forts et les points faibles de l’entreprise.
Analyser les moyens dont dispose l’entreprise
Afin d’assurer l’efficacité de la stratégie de communication, il convient de déterminer les moyens mis à la disposition de l’entreprise. Étant donné le fort développement de la haute technologie, l’entreprise ne doit pas la négliger. Ainsi, elle peut choisir les supports e-marketing au lieu des affichages.
Toute création d’entreprise a pour origine une idée originale et innovante. Or, innover est difficile et l’innovation vient souvent après avoir traversé un long chemin ardu. Souvent concentré sur son projet, l’entrepreneur oublie de protéger son innovation et se trouve à la merci de ses concurrents. Quelques astuces pour protéger votre innovation.
Les créateurs d’entreprise ont souvent peur qu’on leur vole leur idée.
Certains d’entre eux cachent leur projet de création et en deviennent même paranoïaques. Ce sont souvent les entrepreneurs qui demandent des financements qui sont les plus touchés par cette peur ou ceux qui vont devoir rencontrer leur premier client.
En effet, amenés à décrire leurs idées afin de persuader leurs banquiers ou encore leurs futurs clients, ils estiment qu’ils s’exposent à se faire voler leurs idées. S’il n’existe pas de dispositif juridique spécifique pour protéger une idée, voici tout de même différentes façons de vous protéger.
Le brevet d’invention
Il vous permet d’être le seul à pouvoir exploiter votre invention sur une zone spécifiée et pour une durée déterminée de 20 ans en France. Il démontre par écrit que vous en êtes bien le propriétaire. Certains domaines ne bénéficient pas de cette protection comme les logiciels informatiques, les appuis pédagogiques, les affichages d’informations. Pour savoir si votre invention est brevetable, elle doit remplir trois critères : la nouveauté, l’inventivité de sa conception et doit être susceptible de s’appliquer à l’industrie (ou l’agriculture).
Le dépôt de marque à l’INPI vous protège en France pendant une durée maximale de 20 ans. Vous avez ainsi le monopole pendant cette durée et vous empêchez toute utilisation, fabrication, importation, contrefaction … pendant cette durée. Il faut votre autorisation, ce qui constitue dans de nombreux cas une protection suffisante. Il rend l’invention publique. Attention tout de même à également protéger votre invention à l’étranger.
Les dessins et les modèles
Il s’agit de protéger l’apparence de vos produits. Celle-ci en plus de vous démarquer de votre concurrence représente souvent un critère de choix pour le consommateur. Votre design révèle l’identité de l’entreprise.
La protection par l’INPI vous confère un monopole d’exploitation en France pendant 5 ans et est renouvelable quatre fois pour cette période donnée. La période maximale est donc de 25 ans. Elle vous protège des imitations. A savoir que ce sont les dimensions qui déterminent si votre produit appartient aux dessins ou modèles. Un dessin sera en deux dimensions alors qu’un modèle sera en trois.
Il s’agit donc d’une bonne astuce qui vous assure la protection de votre idée à condition, bien sûr, qu’elles émanent de vous. Pour cela elle doit répondre tout de même à quelques critères : être percevable, précise et exécutable. Vous protégez ainsi l’esthétisme de votre produit
L’INPI précise aussi 3 conditions « présenter un caractère propre (l’aspect visuel fait naître chez l’observateur averti, une vue différente de tout autre dessin ou modèle), un caractère nouveau (à la date de dépôt de la demande, aucun dessin ou modèle identique ne doit avoir été divulgué), être conforme à l’ordre public ou aux bonnes mœurs. »
Les marques de fabrique
Il s’agit d’une protection ultime puisqu’elle vous protège pour une durée indéterminée même si vous devez renouveler cette protection tous les 10 ans. Vous devez faire votre demande 6 mois avant le 10e anniversaire du dépôt initial. La marque distingue votre produit des autres et représente un signe de différenciation et de protection efficace. Vous pouvez réaliser votre dépôt par voie électronique sur le site inpi.fr
Suppression de l’enveloppe Soleau au format papier
Le décret n° 2023-166 du 7 mars 2023 et l’arrêté du 24 mars 2023 actent la suppression de l’enveloppe Soleau au format papier à partir du 1er avril 2023. Seule la version numérique est utilisable. Les enveloppes achetées avant cette date restent valables si elles sont transmises à l’Inpi avant le 1er avril 2024. L’Inpi: Inpi ( Institut national de la propriété industrielle) met à votre disposition le service e-Soleau. Ce service permet de déposer votre idée en ligne.
Comment faire ?
Vous devez créer un compte personnel sur le site internet de l’Inpi: Inpi dans l’espace e-procédures. Puis, vous déposez vos fichiers en ligne. Il s’agit de la description (par un texte) de votre projet ou de la reproduction par schéma, un dessin ou une photographie de votre projet. La date qui est prise en compte pour le début de la protection est la date du jour de votre dépôt.
Vous allez recevoir un mail de confirmation. Le mail mentionne les éléments suivants :
date du dépôt
liste des documents déposés et leur « empreinte » électronique. Il s’agit du numéro d’archivage électronique.
Quelle durée de protection ?
L’enveloppe numérique Soleau protège votre idée pendant 5 ans. Vos documents restent accessibles en ligne pendant 5 ans sur votre espace personnel. Vous pouvez prolonger cette protection pendant 5 ans supplémentaires en faisant la demande à l’Inpi: Inpi : Institut national de la propriété industrielle.
Le coût du renouvellement est de 15 €.
Attention ! Après un premier renouvellement de 5 ans, l’Inpi détruit vos documents.
Vous pouvez demander leur restitution avant la fin des 5 ans supplémentaires.
Toutes les entreprises peuvent être confrontées au risque de voir un jour leur marque ou leur produit ne plus rencontrer l’engouement des consommateurs car les évolutions de l’environnement et de la technologie et parfois de Bad buzz conduisent le consommateur à faire d’autres choix. Quelques astuces pour relancer une marque ou un produit.
Comment faire ?
Il apparaît évident que de créer un nouveau produit demande un investissement certain, il vaut donc mieux relancer la marque ou le produit pour aller plus vite.
Le point positif est que votre marque est dans la mémoire de vos consommateurs. En effet, elle est liée à leurs souvenirs. Vous pouvez surfer sur cette nostalgie. Il faudra donc faire une analyse détaillée de leurs souvenirs et les associer afin de pouvoir rebondir et offrir à votre marque une nouvelle jeunesse. En période de crise, les consommateurs ont tendance à se rapprocher de ce qui a fait partie de leur univers et de ce fait les anciennes marques ont donc tendance à les rassurer. Attention tout de même à bien étudier si la marque ne porte pas un capital négatif en raison d’affaires qui auraient alimenté la presse pendant plusieurs mois !
Mais il faut aussi les associer aux tendances du moment comme celles par exemple de la protection de la planète. Vous pouvez ainsi leur donner un nouveau souffle en mettant au cœur de la communication vos valeurs de respect de la nature : biodégradables, par exemple.
Redonner une nouvelle jeunesse à la marque
Remettre votre marque ou votre produit au goût du jour est votre défi avant de sombrer dans le découragement. Qui aurait cru que le vélo allait devenir la star des rues parisiennes et que Paris aurait transformé ses rues en pistes cyclables qui permettent de sillonner la capitale ! A contrario, il faut toujours penser aux contraintes environnementales. Par exemple, si la marque est dispendieuse en énergie, il s’agit de mettre en exergue le fait qu’elle respecte de nouveaux critères qui rencontrent l’adhésion des consommateurs.
Communiquer et toujours communiquer
Il faut faire revivre la marque dans l’esprit de consommateurs et pour cela il va falloir entrer dans leur imaginaire et répondre à leur besoin ou en créer de nouveaux. Ensuite, il faut refaire parler de la marque. Le véritable objectif de la communication est de marquer la différence par rapport aux marques et produits concurrents. Ainsi, le consommateur retiendra la marque d’une part parce qu’il sera rassuré de se retrouver en terrain connu, et d’autre part pour le côté innovant des nouveaux produits proposés (même s’il ne s’agit que d’un nouvel habillage de produits existants). Utiliser les réseaux sociaux et les influenceurs pour communiquer fait partie aujourd’hui des incontournables.
Deux exemples
Le K-Way
Léon Claude Duhamel crée en 1965 un vêtement en nylon, coloré, imperméable et unisexe. « En cas de pluie » devient K-Way pour lui donner une consonance américaine. Ce vêtement vintage porté par Sophie Marceau dans La Boum, il y a 40 ans revient à la mode en s’affichant avec des célébrités, comme Sarah Jessica Parker ou Lady Gaga et aussi grâce à Dany Boon et son sketch décapant.
Le polaroid
Polaroid a lancé le Polaroid Z2300 qui fusionne la photographie numérique et instantanée. Il permet aux utilisateurs d’enregistrer des photos sous forme de fichiers numériques et de les imprimer instantanément. Avec une telle innovation, Polaroid équilibre son esprit nostalgique avec la technologie moderne et ouvre plus largement son audience.
Florian Kaps, un entrepreneur autrichien, ne peut se résoudre à cette disparition et reprend l’usine avec deux partenaires. Le projet est un peu fou, ils le baptisent donc The Impossible Project. Plus de dix ans plus tard, The Impossible Project renaît.
Comme chaque année, à l’approche de l’été, se pose la fameuse question des vacances. Si bon nombre de vos salariés les ont déjà planifiées, de votre côté, les réservations à la dernière minute vous correspondent davantage. Mais qu’en est-il des autres dirigeants, en règle générale ? Prennent-ils des jours de congés et partir en vacances ? Si oui, à quelle fréquence ? L’âge et la zone géographique entrent-ils en jeu ? Les vacances ont-elles une incidence sur la vie professionnelle et/ou privée ? Et que faire si on ne part pas cette année ? Enquête.
Le baromètre du Futur, des éléments significatifs
Selon le baromètre OpinionWay – Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur « Forme et état d’esprit des dirigeants » 2022 (8e édition), l’équilibre entre la vie personnelle et professionnelle pourrait être mis à mal ces prochains mois. Les dirigeants d’ETI plus « préservés ». C’est l’un des points de vigilance qui émergent de cette enquête. 66 % des chefs d’entreprises anticipent déjà sur la nécessité de prioriser leur vie professionnelle au détriment de leur vie personnelle. Une proportion en hausse de 11 points sur un an. On note ici aussi une différence notable entre les dirigeants de TPE/PME et ETI. Ces derniers sont en effet moins nombreux à estimer devoir rogner sur leur équilibre de vie (54 % vs. 66 % chez les TPE et PME). On retiendra par ailleurs que ce taux d’élève à 75 % chez les agriculteurs.
Vivre sa passion ?
Vivre de sa passion, créer de l’emploi, répondre à un besoin… Autant d’éléments gratifiants qui rendent au statut d’entrepreneur ses lettres de noblesse. Mais toutes les responsabilités qu’implique sa fonction le chargent, bien souvent, d’une dose de stress difficile à gérer au quotidien. Santé, performance mais aussi niveau de bien-être en feraient alors les frais. Si des vacances bien méritées s’imposent, le dirigeant ne s’offre pas toujours ce luxe, surtout durant les premières années d’activité. Faute de temps, d’argent, sentiment de culpabilité ou peur de voir son entreprise sombrer lors de son absence, les raisons invoquées pour ne pas prendre de congés ne manquent pas. Et pourtant…
L’épuisement, un mal fréquent chez les dirigeants
C’est bien connu, les journées du chef d’entreprise sont souvent longues et denses. Qui dit journées chargées dit aussi sommeil léger. Difficile de dormir sereinement lorsqu’on a encore les chiffres de la compta en tête et une facture toujours impayée, malgré les relances… 60 % des entrepreneurs interrogés estiment que gérer leur activité est émotionnellement épuisant (d’après une étude menée par Vistaprint auprès de 500 chefs de petites et micro-entreprises en France en 2017, ndlr). Ils sont également 49 % à s’estimer travailler trop et 57 % à être régulièrement sujets à une baisse significative de leur motivation, toujours selon l’étude.
Stress et fatigue ne sont d’ailleurs pas les seuls effets constatés chez les dirigeants du fait de leur activité. 39 % des sondés auraient déjà observé une dégradation de leur vie privée à cause de leur travail. Malgré tout, les chefs d’entreprise restent encore trop peu nombreux à s’octroyer suffisamment de vacances voire, parfois, quelques jours de congés.
Ne prendre que peu de congés
En période estivale, il est recommandé de prendre, au minimum, deux semaines de vacances. Pourtant, côté entrepreneuriat, on semble bien loin du compte et des cinq semaines de congés annuels octroyés aux salariés. Pour l’année 2017, seulement 32 % des interrogés prévoyaient de prendre plus de quinze jours de congés durant l’été. S’ils estiment devoir s’accorder entre douze et treize jours pour recharger pleinement les batteries, ils ne prévoyaient qu’en moyenne 9,6 jours de repos et, pour 12 % d’entre eux, aucun. Du côté des plus de 55 ans, 60 % estimaient avoir besoin de plus de quinze jours, et seulement 40 % se les seraient octroyés.
À l’échelle d’une année entière, les entrepreneurs prendraient, en moyenne, 24 jours de congés annuels et près de 52 % d’entre eux ne s’accorderaient qu’une semaine de repos. D’après une étude réalisée par la plateforme Legastart.fr auprès de 3 000 dirigeants de TPE et PME, 50 % s’autoriseraient moins de deux semaines par an, dont 20 % prendraient moins d’une semaine. Ils ne seraient que 11 % à aller jusqu’aux quatre semaines de congés annuels et un quart seulement auraient profité des ponts de mai pour se reposer.
La peur de laisser le navire…
Mis à part le manque d’argent, les raisons qui freinent les dirigeants dans leur choix de partir en vacances portent sur la peur de partir. Selon l’étude réalisée par Vistaprint, 41 % des entrepreneurs sont stressés simplement à l’idée de laisser leur entreprise aux mains d’autres personnes. Ils seraient en effet 43 % à craindre d’un manque d’organisation en leur absence. Pour d’autres, c’est le syndrome de la culpabilité des vacances qui serait en cause. Même s’ils partent en période creuse, bon nombre de dirigeants se sentent coupables quant au fait d’« abandonner » leur entreprise afin de profiter de quelques jours de repos.
Enfin, pour 3 % des sondés, prendre des congés serait synonyme de baisse de revenus. Autant de sources d’inquiétude qui conduisent les chefs d’entreprise à ne prendre que peu de congés. Mais qu’en est-il chez les jeunes dirigeants ? L’âge serait-il un critère déterminant dans le choix de s’accorder des vacances ?
Plus jeunes, moins de vacances
Les jeunes dirigeants ne sont pas plus sereins à l’idée de laisser leur entreprise, bien au contraire. Moins expérimentés, 75 % des 18 – 24 ans craignent des problèmes d’organisation durant leur absence, contre seulement 28 % des plus de 55 ans qui, eux, auraient pris, en moyenne, trois jours de plus que leurs confrères en 2017. Bon nombre d’entrepreneurs souhaitent une certaine stabilité quant à leur activité avant de partir en congés. Plus de 50 % attendraient, minimum, entre six mois et un an après avoir créé leur société pour s’accorder des vacances. 90 % ne prendraient pas de jours « off » au cours de leur première année d’activité et 20 % attendraient deux à trois ans avant de s’autoriser quelques jours de repos.
Côté culpabilité, les jeunes dirigeants ne font pas exception à la règle puisque 40 % des 18 – 24 ans se sentent coupables de s’octroyer des vacances. Seulement 11 % se seraient permis plus de quinze jours de congés à l’été 2017, 39 % des 18 – 24 ans auraient pris moins de huit jours et enfin, 14 % n’auraient pris aucun jour de congé.
Des disparités régionales
Si l’on sait désormais qu’il existe des différences quant au nombre de jours de congés pris par les dirigeants selon leur âge, reste à savoir s’il existe des disparités en fonction des zones géographiques. En comparaison avec ceux issus du reste de la France, les entrepreneurs parisiens se montreraient plus enclins à s’accorder des jours de congé et partir en vacances. Pour l’année 2017, ils auraient été 68 % à prendre plus de quinze jours pendant l’été, contre 52 % pour les chefs d’entreprise issus du reste de l’Hexagone. Un an auparavant, les Parisiens se seraient par ailleurs accordés, en moyenne, 10,2 jours de congés, contre 9 pour les autres.
Un constat qui s’explique, en partie, par le niveau de scrupule ressenti par ces populations : 22 % des entrepreneurs de la Capitale se sentiraient coupables de partir en vacances, contre 40 % pour ceux résidant au nord-est du territoire. Une autre des justifications repose sur le fait que les dirigeants parisiens ont tendance à penser qu’ils travaillent trop. 56 % d’entre eux estiment en effet qu’ils vont au-delà de leurs limites, contre 47 % pour le reste de la France.
S’autoriser des vacances décomplexées
Il est clair que les dirigeants ont tendance à ne pas s’accorder assez de vacances et, parfois même, à justifier ce choix par des prétextes révélateurs. C’est, par exemple, le cas en ce qui concerne le sentiment de culpabilité, souvent ressenti par les entrepreneurs qui laissent leur société le temps de quelques jours de repos. Sachez que s’accorder des vacances n’est pas une option démesurée mais essentielle (cet avantage n’est pas uniquement réservé aux salariés !).
Pour ôter tout sentiment de culpabilité, prenez quelques simples précautions. D’abord, privilégiez les périodes d’activité creuses ou ralentissements saisonniers pour partir en vacances. Non seulement vous partirez le cœur plus léger mais, en plus, vous minimiserez les risques (il est rare qu’une grosse commande survienne en plein mois d’août…). En ce qui concerne l’organisation, mettez à jour votre tableur dédié à la compta et planifiez l’ensemble de vos relances de sorte à ce qu’elles soient faites avant juillet. Gardez à l’esprit que, pour éviter toutes répercussions négatives, l’anticipation est la clé. Et rappelez-vous, vous avez tout autant le droit, en tant que dirigeant, de vous accorder un peu de repos, alors cessez de culpabiliser.
Partir en vacances : Savoir se déconnecter
Ça y est, vous avez (enfin) réservé vos vacances ! Une semaine au soleil pour commencer, c’est déjà ça, d’autant plus que c’est la première fois que vous laissez votre entreprise aux mains de vos salariés. Vous êtes sur la plage, sous un cocotier, un cocktail à la main mais voilà, toutes les trente minutes un réflexe que l’on pourrait qualifier de tic incontrôlable vous conduit à chercher les touches de votre Smartphone.
Vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder vos mails, d’y répondre et, plus grave encore, d’appeler vos salariés un peu trop régulièrement pour une histoire de facture qui peut très bien attendre… Sachez déconnecter ! Si depuis le 1er janvier 2017, la législation française a mis en place le Droit à la déconnexion afin de respecter le temps de repos des salariés, les dirigeants n’ont, eux, pas d’obligation. Ils seraient d’ailleurs 57 % à consulter leurs e-mails ou leur téléphone portable professionnel durant leurs vacances.
L’enjeu demeure de délimiter le « on » du « off ». Si l’on en croit l’étude menée par Legastart.fr, 75 % des dirigeants travaillent durant leurs vacances, dont 25 % tous les jours. Et parmi ceux qui affirment ne pas travailler, 55 % jettent tout de même un œil à leurs e-mails. Certes, vous pouvez parfaitement garder le contact mais le tout est de ne pas en abuser. Consulter ses mails deux fois par jour, par exemple, et appeler deux à trois fois dans la semaine ses salariés pour prendre des nouvelles de l’activité semble un bon compromis.
Décompresser pour préserver sa santé
38 % des interrogés auraient déjà été affectés physiquement du fait de leur activité, toujours selon l’étude menée par Vistaprint. Et leur santé mentale ne se porterait pas franchement mieux si l’on en croit les 59 % qui affirment avoir fait l’objet de troubles du sommeil liés à la gestion de leur entreprise et les 57 % qui disent avoir senti une augmentation de leur niveau d’anxiété.
Prendre des vacances est fortement recommandé par les professionnels de la santé et permet de prévenir le risque de burn-out. Deux tiers s’estimeraient en meilleure forme physique et mentale après quelques jours de vacances. Plus précisément, 80 % se sentiraient plus énergétiques à leur retour de congés, 72 %, plus créatifs et plus détendus, 68 %, plus productifs, et 57 % plus patients avec leurs collaborateurs. Pour un dirigeant, s’accorder quelques jours serait également bénéfique du point de vue de ses performances. Il s’agit aussi d’un investissement dans le travail. Qui veut aller loin ménage sa monture…
Concernant la vie personnelle, 60 % affirment que celle-ci s’en porte mieux après s’être octroyé un peu de repos. Et pour finir, 74 % d’entre eux se sentiraient plus heureux à leur retour de vacances. Ainsi, quel que soit le nombre de jours pris ou même la destination, accordez-vous du temps pour souffler. Un simple weekend à la campagne ou à la mer suffit parfois pour vous vider la tête et vous redonner de l’anxiété.
Que faire si on ne part pas ?
Il arrive parfois que, même avec toute la meilleure volonté du monde, certains ne puissent, pour une période donnée, pas partir en vacances. Lorsque tel est le cas, il peut arriver, lors d’une baisse d’activité saisonnière notamment, de se sentir désarçonné. Pas de panique, c’est bien connu, un chef d’entreprise a toujours quelque chose à faire. D’abord, ne pas partir en vacances ne signifie pas ne pas prendre du tout de jours de congés. Faire du sport, lire, marcher, s’allonger au soleil dans un parc, boire un verre en terrasse… Autant d’activités que vous pouvez faire près de chez vous. En plus de vous aérer l’esprit, c’est également l’occasion de prendre du recul sur votre activité : quelles actions ont été menées cette année ? Qu’est-ce qui a fonctionné et qu’est-ce qui n’a pas marché, et pourquoi ? Que pourrait-on lancer pour la rentrée ?
D’un autre côté, cette période creuse s’avère également l’occasion de faire tout ce que vous n’avez pas le temps de faire habituellement : ranger l’environnement de travail, trier les documents, tester d’autres manières de fonctionner (facturation, gestion des e-mails…) ou encore améliorer sa visibilité sur les réseaux sociaux. Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire. Et, qui sait, peut-être partirez-vous sur une île ensoleillée l’été prochain !