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Comment fidéliser les clients à long terme grâce à un service exceptionnel ?

service exceptionnel

Alors que la concurrence est féroce et les choix abondent, la fidélisation des clients n’est pas à négliger et va au-delà de la simple transaction. C’est un art subtil qui nécessite une attention particulière à l’expérience client. Découvrons comment un service exceptionnel peut être le pilier fondamental pour fidéliser les clients à long terme.

La clé de la communication : écoute active

Écouter activement est une compétence souvent sous-estimée mais particulièrement utile pour fidéliser les clients. Que ce soit par le biais de sondages, de commentaires en ligne ou d’entretiens directs, assurez-vous de recueillir les opinions de vos clients. Montrez-leur que leur voix compte en intégrant leurs retours dans l’amélioration continue de vos produits ou services.

Personnalisation de l’expérience client

L’un des aspects les plus puissants d’un service exceptionnel réside dans la personnalisation de l’expérience client. Comprenez les besoins individuels de vos clients et adaptez vos interactions en conséquence. Les clients se sentent appréciés lorsqu’ils perçoivent une attention particulière à leurs préférences et à leurs habitudes d’achat. Vous devez donc mémoriser leurs préférences. 

Réactivité et suivi constant

La rapidité de réaction aux besoins et aux préoccupations des clients est un élément clé pour bâtir une relation à long terme. Que ce soit pour résoudre un problème ou répondre à une question, une réactivité rapide montre aux clients que leur temps est précieux et que vous êtes prêt à faire un effort supplémentaire pour les satisfaire. Personne n’aime attendre à commencer par nous.

Cultiver la constance dans la qualité du service

La constance est la pierre angulaire de la fidélisation à long terme. Assurez-vous que chaque interaction, que ce soit en ligne, en personne ou au téléphone, offre une qualité de service égale. Cette constance crée des attentes fiables chez les clients, renforçant ainsi leur confiance en votre entreprise.

Créer des programmes de récompenses significatifs

Les programmes de récompenses peuvent être des catalyseurs puissants de la fidélisation. Offrez des avantages exclusifs, des remises spéciales ou des cadeaux personnalisés pour montrer votre appréciation envers la fidélité de vos clients. Ces incitatifs créent un lien émotionnel fort avec votre marque.

Éduquer et valoriser le client

Au-delà de la simple transaction, visez à éduquer et à valoriser vos clients. Fournissez des informations utiles, des conseils pertinents ou même des formations sur l’utilisation optimale de vos produits ou services. Cela renforce la valeur perçue de votre offre et crée une relation plus profonde avec le client.

Fidéliser les clients à long terme ne se limite pas à offrir un produit ou un service de qualité. C’est un engagement envers l’expérience client et un investissement dans la construction de relations durables. En personnalisant l’expérience, en écoutant activement, en assurant une réactivité constante, en maintenant la consistance, en proposant des récompenses significatives, et en éduquant vos clients, vous érigez les fondations d’une fidélité qui va au-delà de l’achat occasionnel. C’est ainsi que vous vous démarquerez !

Une réussite sans lever de fonds !

Interview de Pierre Leroux

Interview de Pierre Leroux, solopreneur et fondateur de l’EdTech Lemon Learning. Créée en 2014, l’entreprise connaît aujourd’hui une croissance exponentielle et a déjà décroché 5 M€ de CA.

Quand vous est venue l’idée de votre création ?

L’idée m’est venue en 2014. J’étais passionné par tout ce qui était lié à la formation, à l’accompagnement. J’ai découvert qu’il y avait un véritable enjeu à aider les gens à bien utiliser leur logiciel, enjeu qui est toujours actuel. C’est ainsi que l’idée Lemon Learning est née. Avec Lemon Learning, nous permettons à nos clients d’améliorer la partie support logiciel, la formation et également les données Short-Term Data, en nous intégrant directement dans le logiciel. Nous y mettons une surcouche qui propose des contenus : bulles d’aide ou d’actualités, guides interactifs… Aujourd’hui, nous avons même ajouté une fonctionnalité qui automatise certains processus. Nous sommes là pour accompagner et faire en sorte que nos clients profitent au maximum de leur logiciel.

Est-ce que cela a été tout de suite facile d’arriver à capter l’attention des grands groupes ?

Oui, parce que nous avions ce côté effet « waouh » quand ils voyaient la démo. C’est quelque chose qu’ils ne connaissaient pas du tout, qui est très innovant. Même encore aujourd’hui, lorsque nous nous présentons à des clients potentiels, il y a toujours cet effet « waouh » qui fait plaisir, parce qu’ils en distinguent tout de suite l’intérêt et que cela va leur être très utile. Or, si vous gardez l’approche un peu traditionnelle qui est de mettre en place des vidéos de e-learning ou des modes opératoires, personne ne va aller les consulter. En moyenne, le taux de consultation de ce type de contenu est autour de 5 % alors qu’avec notre solution, il y a des fonctionnalités qui permettent d’être interactif et d’avoir plutôt un taux autour de 80 % de consultations du contenu.

C’est énorme comme différence. Quelles ont été les grandes étapes depuis le début ?

La première étape a été de créer un premier prototype du produit et ensuite d’aller rencontrer les premiers clients. Ils en constataient la valeur, mais ils ne sont pas tous devenus clients tout de suite ! Il a fallu développer la solution. Ensuite, une autre grande étape, une fois que nous avons eu nos premiers clients, a été de structurer les différentes équipes. Il a fallu créer un pôle commercial, un pôle services clients et un pôle développement structuré.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de développement, non plus en France car nous sommes leader sur le marché français, mais sur le marché international (notamment en Allemagne et au Royaume Uni). Nous sommes également dans une phase de développement de produits. En effet, nous avons lancé des fonctionnalités qui permettent d’automatiser certains processus, comme je le disais, dans les logiciels. Nous souhaitons aujourd’hui ajouter une couche d’IA à notre solution pour en exploiter tout le potentiel. Nous entrevoyons vraiment beaucoup de cas d’usage qui pourraient se révéler très pertinents pour nos clients.

Il y a eu une grande phase de développement en amont ?

Oui, au départ, nous avions une version du produit qui était limitée. Nous n’avions qu’une seule fonctionnalité, celle des guides et nous les réalisions d’ailleurs presque à la main. Au fur et à mesure que nous avions de nouveaux projets, nous avons ajouté des fonctionnalités. C’est quelque chose qui s’est construit de façon assez itérative et qui est aussi liée au fait que nous nous sommes autofinancés.
Depuis quand a commencé la nouvelle phase ?
La phase internationale a commencé depuis deux ans et la phase de R&D sur l’IA a commencé cette année en septembre.

Quels vont être les plus grands défis à venir ?

Ce n’est peut-être pas un défi mais c’est parvenir à réaliser le travail nécessaire notamment en termes d’IA. Il faut se rendre compte qu’aujourd’hui, il y de nombreuses recherches en cours en la matière. Pour moi, la vraie révolution que l’IA nous a apportée, notamment ChatGPT, c’est une révolution d’usage plus que de technologie. Beaucoup de ces technologies existaient finalement déjà. C’est juste que nous n’en comprenions pas la portée, nous ne les appliquions pas ou nous n’y prêtions même pas attention. Or, il a montré son fort potentiel et nous a donné confiance dans le fait d’investir dans ces technologies. Aujourd’hui, je suis serein sur le fait que nous allons y parvenir et c’est pour cela que ce n’est pas forcément un véritable défi.

« Beaucoup de ces technologies existaient finalement déjà. C’est juste que nous n’en comprenions pas la portée, nous ne les appliquions pas ou nous n’y prêtions même pas attention. »

Quel va donc être le plus grand défi ?

Je pense que le plus grand défi va être de pouvoir avancer très rapidement sur tous les marchés internationaux, parce que nous nous confrontons à d’autres cultures. C’est également de réussir à réaliser les bons recrutements et de bien les manager. Donc là, nous touchons à l’humain et, l’humain, nous n’avons pas encore trouvé l’intelligence qui allait résoudre tous les sujets qui lui sont liés.
Quel a été le plus grand défi depuis le début ? Qu’est-ce qui vous a causé le plus de difficultés ?
Ce qui me vient là en tête, c’est que quand on exerce un métier d’éditeur logiciel, il faut vraiment être expert dans de nombreux métiers. Il faut être expert sur la partie technique, sur la partie commerciale, sur la partie client, sur la partie financière… Finalement, le métier d’éditeur logiciel, c’est un métier qui apporte des satisfactions mais qui est exigeant à tous les niveaux. Le SaaS, c’est très satisfaisant car cela permet de réaliser de belles croissances et des modèles économiques judicieux, mais c’est aussi un métier prenant.

Vous avez réussi, ce qui est assez rare aujourd’hui, à ne pas lever de fonds et vous n’avez pas eu ce besoin ni cette envie ?

En effet, nous n’en avons pas fait. Nous avons eu une approche qui est un peu différente. Si vous avez une trajectoire que vous voulez autofinancer ou une trajectoire que vous voulez financer de manière externe, je pense que vous devez appréhender les choses différemment. Cependant, si je m’étais comporté comme une société qui avait levé des fonds, je pense que je n’aurais pas tenu longtemps. En effet, il y a le côté itératif que nous avons cité, c’est-à-dire que nous avons construit au fur et à mesure. Nous avons ajouté à chaque fois un peu plus de R&D dans la solution et nous avons recruté avec un rythme qui est continu, soutenu, mais surtout continu.
De nombreuses décisions initiales ont affecté notre manière d’avancer comme la rencontre avec des grands groupes ou le fait que nous sommes axés sur des contrats annuels. Cela a permis de financer l’activité conformément à son évolution et nous n’aurions pas forcément agi de la même manière sans ce parti pris. Également, nous avons eu la chance que les banques nous aient fait confiance, au début de l’aventure notamment, ce qui a permis de financer une partie des investissements nécessaires.

Il me semble que dans votre parcours, vous aviez déjà été entrepreneur ?

J’ai suivi des études d’ingénieur et j’ai un master entrepreneur à HEC. J’ai créé la société à l’issue de mes études et pendant mes études. Cependant, j’avais, en effet, déjà créé des startups. J’avais vendu de la prestation informatique et même créé une startup dans le domaine des pizzerias. C’est un domaine que j’affectionne particulièrement, la pizza, la gastronomie. Cela n’a pas été des succès fracassants parce que créer son entreprise à côté de ses études, ce n’est pas simple.
Mais par contre, cela m’a donné des leçons majeures qui m’ont permis de gagner du temps sur mon aventure. Je ne suis pas sûr que j’aurais réussi à créer cette entreprise si je n’avais pas eu ces premières aventures entrepreneuriales, si je n’avais pas appris les bases du développement informatique ou du marketing avant de me lancer.

Dans combien de pays êtes-vous présent aujourd’hui ?

Aujourd’hui, Lemon Learning est présent dans 35 pays avec ses clients. Après, nous sommes implantés dans tous les pays dans lesquels sont nos clients. En effet, nous avons des projets, par exemple, qui sont en 25 langues. Nous sommes actifs dans de nombreux pays, notamment via nos clients internationaux. Étant donné que beaucoup des sociétés, de grands groupes sont installés à l’international, nous sommes en conséquence très implantés dans les différents pays d’Europe.

Il y a eu une accélération entre 2018 et aujourd’hui, puisque vous étiez à 10 clients, maintenant 120, qu’est-ce qui l’explique ?

Pour moi, une société, c’est une courbe exponentielle. Si nous grossissons de 20 % quand nous sommes 10 nous sommes deux fois plus à la fin de l’année. Si nous grossissons de 10 % quand nous sommes 100, cela fait 10 personnes de plus. C’est un exemple. Quand vous êtes sur une certaine taille de société, tout va beaucoup plus vite et vous bénéficiez aussi de ce que vous avez bâti dans le passé. Au début, je pense que la société se cherche beaucoup, mais une fois qu’il y a un modèle, ce modèle ne fait que s’améliorer et la société acquiert davantage de valeur.

Vos salariés sont présents à l’international ou principalement en France ?

Nous avons choisi d’avoir des équipes assez internationales, mais très basées en France. Même nos pôles internationaux sont dans nos locaux en France. Ainsi nos équipes ne se sentent pas isolées. Il est donc plus facile pour nous de créer un sentiment d’appartenance à une équipe, de pouvoir bénéficier de la collaboration entre les équipes, qu’il y ait des apprentissages entre des équipes structurées en France et des équipes en constitution dans d’autres pays.

Quelles sont les grandes valeurs de l’entreprise ?

Les grandes valeurs, c’est d’abord l’innovation. C’est au cœur de notre ADN ainsi que le sens du service client et l’ambition.

3 Conseils de Pierre Leroux

  1. Passer au moins la moitié de son temps tourné vers l’extérieur. Cela peut être de passer du temps avec ses clients, avec ses prospects potentiels et prendre son téléphone, ce qui fait que nous apprenons rapidement.
  2. Avoir un bon suivi de ses chiffres. C’est un conseil issu de l’expérience de tous ceux qui ont accompagné des startups et qui nous disent souvent que « les startups qui ne réussissent pas, ce sont souvent des startups qui n’ont pas de chiffres ». Un bon pilotage permet de corriger le tir quand il y a des soucis.
  3. Ne pas hésiter à être ambitieux sur la partie technique du produit et sur les fonctionnalités. Parce que c’est ce qui fait que nous avons un avantage compétitif, notamment face à des acteurs importants, avec lesquels nous pouvons être amenés à être en compétition.

Le coût des risques psychosociaux

Le coût des risques psychosociaux

Au quotidien, il est de plus en plus fréquent d’entendre parler de risques psychosociaux. Et l’on constate que de nombreuses organisations se sont lancées dans cette activité lucrative. Mais concrètement, qu’est-ce que c’est ? Quel est son impact sur nos entreprises ?

Définition :

« Stress », « violence », « harcèlement moral », « souffrance au travail »… autant d’expressions apparues récemment dans le débat public pour caractériser les perturbations de la santé mentale et physique des salarié(e)s, liées aux évolutions du travail. Ces termes ne font cependant pas l’objet de définitions stabilisées, et la frontière n’est pas toujours clairement tracée entre les facteurs de risques (le stress, les tensions avec les collègues ou le public) et les effets sur la santé mentale (la souffrance mentale ou la dépression).

Combien coûtent ces fameux risques psychosociaux ?

Le coût économique du stress et des autres risques psychosociaux est de plus en plus lourd.
En passant par l’absentéisme (absences pour maladie, accidents du travail), le présentéisme (être présent au travail mais faire autre chose que travailler), et/ou conflits du travail, la liste ne fait que se rallonger.

Un cadre légal contraignant pour l’entreprise

Comme chacun et chacune sait, le non-respect de la législation peut coûter la fermeture de son entreprise. Les dégâts sont devenus tels que le cadre légal s’est alourdi. Et ainsi depuis la loi du 31 décembre 1991, en tant qu’employeur vous avez l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs. Le décret du 5 novembre 2001 a rendu obligatoire la transcription de l’inventaire des risques au niveau de chaque unité de travail dans un document unique.
La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 a complété la législation existante sur deux points qui contribuent à rendre plus précise l’obligation de prendre en compte les risques psychosociaux, au même titre que tous les autres risques professionnels.
D’une part, elle précise la responsabilité de l’employeur dans la prévention de la santé physique et mentale des salariés de l’entreprise (article L. 4121-1 à 5 du code du travail) ;
D’autre part, elle introduit dans le code du travail de nouveaux articles qui définissent et sanctionnent le harcèlement moral (articles L. 1152-1 à L. 1152-6 CT).

Résultat d’une exigence de performance accrue : la France détient le record mondial de consommation des antidépresseurs

21,4% des Français auraient consommé des médicaments psychotropes dans l’année : antidépresseurs, hypnotiques, anxiolytiques. Trois fois plus que nos voisins européens !

Et si la solution est simplement de respecter l’humain en tant qu’individu?

Nous parlons toujours de conséquences. Qu’en est-il des causes ?

Les personnes que je rencontre dans le cadre de mon activité professionnelle sont, au pire, dépressives, au mieux, déprimées.

Nous sommes éduqués dans un format imposé par la société qui nous dit que sans le patron ou la patronne, nous ne sommes rien ; que grâce à ces personnes, nous pouvons avoir un toit, nous vêtir et manger.

Je me souviens encore des fameuses lettres de motivations dont la première phrase est :
« Je sollicite de votre haute bienveillance… » Cette phrase parle d’elle-même…
Nous sommes comme une pâte qui se moule dans le plat que nous recevons : ovale, carré, rond, petit, grand, etc. Combien de fois j’entends « Mais Beya, ce sont les codes. Si on fait sans, on ne peut pas réussir. »

Par définition, nous sommes toutes et tous différents. Nous ne pouvons aller dans une même direction. À force de vouloir se mouler dans un plat qui ne nous convient pas, c’est l’explosion. C’est ce que nous appelons les risques psychosociaux. Charge à nous, de nous réapproprier notre vie privée, personnelle et professionnelle, quel que soit notre statut, salarié ou entrepreneur.

Que viennent faire la vie privée et personnelle dans le milieu professionnel ? 

Tout simplement, parce que nous n’avons qu’une personnalité. À force de vouloir les dissocier, comme on nous l’impose, il est normal, voire logique, que le psychique ne suive plus avec les conséquences que l’on sait. Il en est de même pour l’entreprise. Elle représente, avant tout, l’état d’esprit et les valeurs de son fondateur ou de sa fondatrice. Ce n’est donc pas à l’entreprise de changer pour ses collaborateurs, comme ce n’est pas aux collaborateurs de changer pour l’entreprise.

Nous sommes suffisamment nombreux et nombreuses pour trouver le plat qui nous corresponde. Mais avant ça, il faut que l’on sache quel type de pâte nous sommes.

Gestion de la communication non verbale 

communication non verbale 

La communication est souvent considérée comme la clé du succès. Cependant, il est facile d’oublier qu’elle ne se limite pas aux mots que nous utilisons. La communication non verbale, souvent négligée, vous permet de mieux comprendre les émotions et intentions, que ce soit lors d’une négociation, d’une réunion d’affaires ou même d’une simple conversation.

Le pouvoir des gestes et de l’expression faciale

Les gestes, les expressions faciales et le langage corporel en général peuvent en dire long sur ce que quelqu’un ressent ou pense. Dans le contexte des affaires, cela peut être particulièrement important. Un sourire sincère peut indiquer une approbation réelle, tandis qu’un froncement de sourcils peut signaler des réserves ou des inquiétudes.

Les entrepreneurs avisés comprennent l’importance de prêter attention aux signaux non verbaux. Lors d’une négociation, par exemple, la posture d’une personne peut révéler sa confiance ou son manque d’assurance. Les gestes peuvent renforcer ou contredire les paroles prononcées, et être conscient de ces nuances peut faire la différence entre le succès et l’échec.

La communication non verbale dans les relations professionnelles

La communication non verbale est tout aussi importante dans le cadre des relations professionnelles. Les gestionnaires doivent être attentifs aux signaux émis par leurs collaborateurs. Un employé qui évite le contact visuel peut être mal à l’aise ou peu sûr de lui. A l’inverse, un langage corporel ouvert et engagé peut indiquer un niveau de confiance et de motivation élevé.

La capacité à interpréter la communication non verbale peut également être un atout dans la résolution de conflits. Souvent, les émotions non exprimées verbalement peuvent être détectées à travers des signaux tels que la tension musculaire, les changements d’expression du visage ou les mouvements involontaires.

Le défi de la communication virtuelle

A l’ère de la communication virtuelle, où les réunions se déroulent souvent à travers des écrans, la gestion de la communication non verbale présente de nouveaux défis. Les entrepreneurs doivent être attentifs aux signaux visuels limités offerts par les caméras. Le langage corporel peut être plus subtil. Cependant, il n’en demeure pas moins essentiel pour comprendre pleinement les nuances d’une interaction en ligne.

Conseils pratiques pour améliorer la gestion de la communication non verbale

  1. Soyez conscient de votre propre langage corporel : prenez conscience de vos gestes, expressions faciales et posture. Assurez-vous que votre langage corporel renforce le message que vous souhaitez transmettre.
  2. Prêtez attention aux signaux des autres : observez le langage corporel des personnes avec lesquelles vous interagissez. Cela peut vous aider à comprendre leurs sentiments réels et à ajuster votre communication en conséquence.
  3. Adaptez-vous aux contextes virtuels : lors des réunions en ligne, assurez-vous que votre environnement est professionnel et que votre propre langage corporel est visible à l’écran. Utilisez des signaux visuels tels que les sourires et les hochements de tête pour montrer votre engagement.

Les entrepreneurs qui maîtrisent cet art subtil sont mieux équipés pour comprendre les émotions et les intentions. Ils renforcent ainsi leurs compétences en communication et leur aptitude à réussir dans le monde des affaires. Soyez attentif aux signaux que votre corps envoie et à ceux que vous recevez – cela pourrait faire toute la différence dans vos relations professionnelles.

Astuces & conseils

Analyse vidéo :

Enregistrez-vous lors de présentations ou réunions importantes. Une analyse vidéo de votre propre langage corporel peut révéler des habitudes ou des gestes inconscients qui pourraient être perçus de manière différente de ce que vous avez l’intention de transmettre.

Utilisation de la technologie :

Des outils tels que la reconnaissance faciale et le suivi du regard peuvent s’utiliser pour analyser les réactions non verbales des participants lors de présentations ou de réunions en ligne. Ces technologies peuvent offrir des données supplémentaires pour comprendre les niveaux d’engagement et d’intérêt.

Pratique délibérée :

Mettez-vous régulièrement dans des situations où la communication non verbale est cruciale, que ce soit lors de réunions, de négociations ou de présentations. La pratique régulière permet d’améliorer naturellement la compréhension et l’utilisation des signaux non verbaux.

Utilisation de signaux positifs :

En plus de surveiller les signaux non verbaux négatifs, assurez-vous d’incorporer des signaux positifs tels que le contact visuel, les sourires et les gestes ouverts pour renforcer une communication positive.

Top 10 méthodes pour évaluer la satisfaction des employés

satisfaction des employés

La satisfaction représente un indicateur subtil qui éclaire la santé organisationnelle. Des employés épanouis traduisent souvent une productivité accrue, une créativité florissante et contribuent incontestablement à une ambiance de travail positive. Mais comment décrypter et évaluer la satisfaction des employés de manière authentique et approfondie ? Voici les 10 meilleures méthodes.

1/ La puissance des sondages et enquêtes régulières

Le premier port d’attache dans cette quête est incontestablement le recours aux sondages et enquêtes régulières. Ces questionnaires anonymes offrent un canal privilégié pour capter les ressentis, les préoccupations et les idées novatrices des employés, construisant ainsi une toile de feedback essentielle.

2/ Entretiens individuels : le terrain de la confiance

Le tissu de la confiance se tisse souvent au fil des entretiens individuels. Intégrer des questions sur la satisfaction dans ces discussions, notamment dans le cadre des évaluations de performance, donne un visage plus personnalisé à cette quête continue du bien-être professionnel.

3/ Décrypter les données de rotation du personnel

Les départs, souvent révélateurs, sont une piste à suivre de près. L’analyse des motifs de départ et des tendances peut jeter une lumière significative sur les aspects à améliorer au sein de l’entreprise.

4/ L’écoute active au coeur

Favoriser l’écoute active dans les espaces de travail ouverts construit un véritable battement de cœur organisationnel. Encourager les échanges ouverts crée un terrain fertile pour une communication franche et constructive.

5/ Les médias sociaux internes 

Les plateformes de médias sociaux internes constituent une fenêtre transparente sur le vécu quotidien des employés. Scruter les commentaires et les discussions offre une vision instantanée des dynamiques internes et des zones de joie ou de préoccupation.

6/ Le rôle du mentorat et coaching 

Le mentorat et le coaching, en favorisant la croissance personnelle, peuvent être évalués quant à leur impact sur la satisfaction. Mesurer l’efficacité de ces programmes offre une perspective sur leur contribution à l’épanouissement professionnel.

7/ L’équilibre entre vie professionnelle et personnelle 

Interroger les employés sur leur perception de l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle peut ouvrir une porte sur des ajustements nécessaires. Un équilibre sain contribue souvent à une satisfaction générale.

8/ Les études comparatives du marché du travail 

Se situer dans le paysage du marché du travail demande un examen attentif. Comparer les avantages, les salaires et les politiques de l’entreprise avec ceux du marché éclaire sur la compétitivité de l’organisation en tant qu’employeur attractif.

9/ Les réunions d’équipe structurées 

Les réunions d’équipe régulières deviennent des forums où la sagesse collective peut s’exprimer. Créer un espace où chacun se sent libre de partager contribue à un environnement propice à la résolution des problèmes.

10/ Les programmes de bien-être et d’engagement 

Les programmes de bien-être et d’engagement, bien conçus, sont des leviers puissants. Évaluer leur participation et leur impact offre un baromètre précieux pour mesurer leur influence sur la satisfaction des employés.

Investir dans cette exploration continue de la satisfaction des employés offre une opportunité d’identifier les pistes d’amélioration, de renforcer la fidélité des employés et de cultiver un écosystème de travail florissant. 

Comment organiser une bonne fête d’entreprise ?

Comment organiser une bonne fête d'entreprise ?

Les résultats de votre entreprise pour le dernier trimestre sont meilleurs qu’attendu ? Vous voulez fêter la promotion d’un des cadres dirigeants de votre société ? Vous venez de signer un contrat très important avec un client de renommée internationale ? Votre entreprise fait la une d’un journal économique réputé en France et à travers le monde… De nombreuses situations professionnelles et occasions particulières peuvent mériter une fête particulière, histoire de réunir toutes vos équipes autour d’un évènement positif pour l’esprit collectif. Comment célébrer et organiser une bonne fête d’entreprise de la façon la plus professionnelle possible ?

Faites une fête à la mesure de votre entreprise

Vous êtes à la tête d’une petite PME de province et vous envisagez de louer le Stade de France pour fêter la venue d’un nouvel employé ? Vous gérez une multinationale présente sur les 5 continents et vous souhaiteriez fêter un gros contrat dans la salle des fêtes de Vendenheim, au fin fond de l’Alsace ? Ces deux exemples suffisent à illustrer le propos de ce premier paragraphe. I

l n’est pas nécessaire de faire un événement trop grand ou, à l’inverse, pas à la mesure de votre entreprise. Avant de fêter un quelconque événement, prenez la mesure de la taille de votre entreprise, de ses ambitions et de ses objectifs sur le long terme afin de ne pas sombrer dans la démesure. C’est là une des toutes premières choses à appliquer afin de bien organiser sa fête d’entreprise. De surcroît, une fois cette tâche accomplie, vous pouvez vous pencher sur les autres problématiques.

Répondez aux attentes de vos salariés

Autre conseil majeur et indispensable pour tous les chefs d’entreprise et cadres dirigeants souhaitant organiser une bonne fête d’entreprise : identifiez les envies et les besoins de vos employés. 

Une start-up avec des employés jeunes, dynamiques et motivés aura tout intérêt à faire une fête digne de ce nom, avec pourquoi pas un afterwork dans une discothèque ou un bar branché. À l’inverse, une entreprise où les salariés sont, pour la plupart, dotés d’une certaine expérience devra plutôt miser sur un pot commun dans les locaux de l’entreprise, en fin de journée. 

Ne tentez pas forcément de surprendre vos employés avec des fêtes hors du commun et qui pourraient dépasser les attentes de ces derniers. Dans la plupart des cas, et afin d’être certain de ne pas faire fausse route, optez plutôt pour des évènements à la mesure de ce à quoi vos employés peuvent s’attendre, à la mesure de ce qu’ils ont envie et de ce dans quoi ils s’amusent et se détendent le plus. Ainsi, une fête, même professionnelle, est réussie dès lors qu’elle rassemble des personnes autour d’un intérêt commun et qu’elle permet de répondre à des attentes communes. C’est là l’une des clés pour réussir votre fête d’entreprise.

Les excuses des entrepreneurs pour justifier leur addiction au travail 

addiction au travail 

Les aiguilles de la montre semblent s’emballer ? Certains capitaines d’entreprise jonglent avec les dossiers, les réunions et les tasses de café comme s’ils se trouvaient au cœur d’un cirque ébouriffant. Mais comment expliquent-ils leur passion dévorante pour le travail ? Certains, avec un aplomb déconcertant, se lancent dans une justification de leur addiction au travail, à la fois audacieuse et humoristique : « Je ne suis pas workaholic, je suis workafrolic ! »

L’élégance sous la pression

Certains de ces visionnaires de l’entrepreneuriat ont décidé d’affubler leur obsession du travail d’une étiquette plus enjouée. « Je ne suis pas esclave du travail, je suis un virtuose du workafrolic ! », clament-ils avec une fierté non dissimulée. Pour eux, chaque journée de travail n’est pas une dépendance, c’est une danse élégante avec le succès. Imaginez-les virevolter sur la piste du business, esquivant les embûches et lançant des idées innovantes à chaque tour.

Des justifications hilarantes

Excuse n°1 : « Je suis un virtuose de la danse business ! »

Certains de ces maestros de l’entreprise se considèrent comme les Fred Astaire du monde des affaires. Pour eux, chaque réunion est une nouvelle chorégraphie, chaque obstacle est un pas de danse. « Je ne suis pas un workaholic, je suis simplement un virtuose de la danse business. Le tango des transactions, la valse des ventes – je ne peux pas m’arrêter de danser vers le succès ! »

Excuse n°2 : « Je suis à la recherche du rythme parfait du succès ! »

D’autres prétendent être en quête du rythme parfait du succès. Chaque minute passée à travailler est une note de musique dans leur symphonie entrepreneuriale. « Je ne suis pas un workaholic, je suis un artiste en quête du rythme parfait du succès. Qui a le temps de se reposer quand on est en train de composer la symphonie de la prospérité ? »

Excuse n°3 : « mon bureau, c’est ma piste de danse secrète ! »

Certains osent carrément avouer que leur bureau est leur piste de danse secrète. « Je ne suis pas accro au travail, je suis simplement un aficionado du dance floor professionnel. Le bureau est ma piste de danse secrète, et chaque dossier est une invitation à danser vers le sommet ! »

La farce dissimule la réalité

Bien entendu, derrière ces excuses humoristiques se cache la dure réalité du monde entrepreneurial. Les heures interminables, le stress constant et les nuits blanches ne sont pas des danses joyeuses, mais plutôt des batailles acharnées pour la réussite. Alors que certains choisissent de masquer leur dévouement sous un vernis humoristique, il est essentiel de se rappeler que l’équilibre entre travail et vie personnelle reste une priorité.

La prochaine fois qu’un entrepreneur vous confiera qu’il est un « workafrolic », souriez et joignez-vous à lui sur la piste de l’humour. Mais souvenez-vous, même les danseurs les plus talentueux ont besoin d’une pause pour recharger leurs batteries et éviter le tango épuisant du burnout. Après tout, dans la grande danse de la vie, l’équilibre est la clé d’une danse durable vers le succès.

Comment favoriser la diversité et l’inclusion au sein de votre entreprise ?

diversité et l'inclusion

Une transformation profonde des valeurs et des attentes au sein des entreprises a eu lieu. Là où autrefois la diversité et l’inclusion étaient considérées comme des notions secondaires, elles ont aujourd’hui émergé comme des piliers de la réussite. Au-delà des aspects éthiques, la promotion de la diversité au sein d’une entreprise est désormais reconnue comme une stratégie commerciale éclairée. En effet, elle propulse les organisations vers une croissance durable.

L’investissement dans le capital humain

Le premier édifice pour ériger une entreprise inclusive repose sur l’éducation et la sensibilisation. La réalité contemporaine exige que les employés soient non seulement compétents dans leurs domaines respectifs, mais également munis d’une sensibilité culturelle accrue. Organisez des sessions de formation régulières, non seulement pour éradiquer les préjugés inconscients, mais aussi pour promouvoir la valorisation des différences. Cette démarche éducative crée un terreau fertile propice à la compréhension mutuelle, renforçant ainsi les liens au sein de l’équipe.

La porte d’entrée vers la diversité

Un examen minutieux des politiques d’embauche est impératif pour attirer un éventail diversifié de talents. Les offres d’emploi et les processus de recrutement doivent être conçus de manière à ne pas décourager involontairement certaines populations. Faites preuve de transparence dans les descriptions de poste et garantissez un processus de recrutement équitable. Ce sont des éléments clés pour favoriser la diversité dès le premier contact avec les candidats.

L’innovation par la diversité

La diversité n’est pas une simple question de représentation statistique, mais plutôt un appel à l’inclusion active. Encouragez la collaboration transversale entre les équipes et assurez-vous que chaque voix, qu’elle provienne d’un nouvel employé ou d’un vétéran, soit entendue. Les entreprises prospères tirent profit de la richesse d’expériences et de perspectives diverses pour stimuler l’innovation et rester à la pointe de leur secteur.

Le mentorat et développement professionnel 

Les programmes de mentorat sont des catalyseurs puissants pour la promotion de la diversité. Établissez des systèmes de mentorat qui encouragent spécifiquement la diversité. Ils doivent permettre aux employés issus de différents horizons de bénéficier d’une guidance personnalisée pour faire progresser leur carrière. En favorisant des relations professionnelles solides, ces programmes contribuent également à créer un environnement où chaque individu se sent soutenu et valorisé.

Le chemin vers l’excellence durable

Le processus d’instauration de la diversité et de l’inclusion ne s’arrête pas à la mise en place des politiques. Surveillez de près les progrès de votre entreprise en la matière. Établissez des objectifs mesurables et réalisez des évaluations régulières pour mesurer l’efficacité de vos stratégies. Si les résultats ne correspondent pas aux attentes, soyez prêt à ajuster vos approches. Il s’agit d’identifier ainsi les domaines nécessitant une amélioration continue.

La diversité et l’inclusion ne sont pas simplement des impératifs moraux, mais des fondements économiques pour toute entreprise visionnaire. En créant un environnement où chaque individu est valorisé pour ses compétences et ses différences. Les entreprises peuvent ainsi forger une véritable force de travail. 

Responsabilité sociale, environnementale et sociétale

Responsabilité sociale environnementale et sociétale

Lorsqu’on évalue la valeur d’une entreprise, il est incontournable de prendre en compte la responsabilité sociale, environnementale et sociétale. Celle-ci intègre des pratiques durables dans les opérations et les décisions de l’entreprise, allant au-delà de la simple maximisation des profits.

Impact sur la société et l’environnement

La RSE a une influence significative sur la société et l’environnement. En résumé, les entreprises engagées dans des pratiques responsables cherchent à contribuer positivement à la société en favorisant des emplois équitables, en soutenant des initiatives locales, et en investissant dans des programmes de responsabilité sociale.
Dans le contexte social actuel, la RSE va au-delà de la simple création d’emplois. Il s’agit d’encourager la diversité et l’inclusion et de promouvoir l’égalité des chances par exemple. Les entreprises soutiennent dans cette optique des initiatives communautaires, offrent des avantages sociaux équitables, et se soucient du bien-être de leurs employés. Ces pratiques renforcent le tissu social et la cohésion communautaire.
Sur le plan environnemental, la RSE est un moyen pour les entreprises de prendre conscience de leur empreinte écologique et de la cerner avec lucidité. Les initiatives de recyclage, la réduction des déchets, et l’utilisation d’énergies renouvelables concourent à la préservation de l’environnement. Les entreprises responsables cherchent par ailleurs à minimiser leur utilisation des ressources naturelles, à réduire leur empreinte carbone et à investir dans des technologies écologiques. Ces pratiques diminuent les effets du changement climatique et contribuent à la préservation des écosystèmes.

96 % des entreprises françaises réévaluées en 2022 sont au minimum de niveau Adapté et  donc en capacité de produire des impacts positifs.

Une future nécessité

La RSE n’est plus seulement une option. Elle devient un incontournable pour les entreprises. En effet, les consommateurs, les régulateurs et les investisseurs demandent de plus en plus aux entreprises de rendre compte de leur impact social et environnemental. Si certaines la négligent, elles risquent de perdre crédibilité, clientèle et talents. La sensibilisation accrue aux questions environnementales et sociales signifie que les entreprises doivent l’intégrer dans leur stratégie à long terme et dans leurs décisions quotidiennes. Les réglementations gouvernementales sont aussi en train de changer pour encourager une plus grande transparence et responsabilité dans ces domaines. Les entreprises qui anticipent ces évolutions et qui adoptent des pratiques responsables s’adaptent plus facilement. Il faut dire que la RSE est une préoccupation croissante des consommateurs et donc des clients. Et, aujourd’hui, ils sont plus enclins à choisir des produits et des services proposés par des entreprises dont les valeurs et les pratiques sont alignées avec leurs propres convictions éthiques. Les entreprises qui incluent la RSE dans leur modèle d’entreprise attirent et fidélisent une clientèle soucieuse de ces questions.
Lors d’une conférence de presse le 7 septembre 2023, Sylvain Guyoton, Chief rating officer de EcoVadis et Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises ont dévoilé les résultats de la 5ème étude « Performances RSE des entreprises françaises et européennes – comparatif OCDE et BICS. » Cette étude a mis en exergue les progrès significatifs des entreprises françaises en matière de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). La France se différencie par un bond en avant dans les domaines de l’éthique et de l’environnement. Celui-ci est particulièrement perceptible dans les petites entreprises, avec une augmentation de 8,8 points en 5 ans. De plus, la France, en ce qui concerne le pôle « Achats Responsables », marque une réelle progression depuis deux ans.

Performances RSE 2022 des entreprises françaises

Une donnée de plus en plus prise en compte par les investisseurs

Les investisseurs reconnaissent de plus en plus l’importance de la RSE dans la valeur globale d’une entreprise. Si on pouvait dire qu’autrefois, cela n’était qu’illusion, aujourd’hui, les entreprises responsables sont perçues comme davantage fiables. Certains investisseurs sont devenus eux-mêmes des alliés inconditionnels de la RSE et cherchent activement à soutenir des entreprises dont les pratiques sont conformes à leurs valeurs éthiques et durables.
La RSE peut de plus avoir une influence sur la performance financière d’une entreprise. Tout simplement parce qu’elle développe une nouvelle clientèle, préoccupée par la protection de l’environnement et peut même réduire les coûts opérationnels grâce à une utilisation plus efficace des ressources et à une gestion plus efficiente des déchets.
On peut citer l’exemple d’Apple comme un mauvais élève. L’entreprise a, en effet, fait l’objet de plusieurs enquêtes en raison de l’obsolescence de ses appareils. Celles-ci ont fait la une de tous les médias en 2023, qui ont semé un doute chez les clients même les plus acquis.
Aussi, il existe une corrélation positive entre les performances financières et l’adoption de pratiques responsables. En conséquence, certains clients sont prêts à payer une prime pour des produits et services durables.

Implication des parties prenantes

L’implication des parties prenantes est essentielle pour une mise en œuvre réussie de la RSE. Les entreprises doivent collaborer avec leurs employés, leurs clients, leurs fournisseurs, leurs communautés locales et d’autres acteurs pour concevoir des initiatives RSE efficaces. Il s’agit de garantir que les pratiques RSE sont en harmonie avec les besoins et les attentes de chacun. Les parties prenantes observent avec attention et évaluent les progrès de l’entreprise en matière de RSE. Leurs retours d’information et leur engagement aident à façonner et à améliorer les pratiques responsables de l’entreprise.
De même, l’implication des employés revêt une importance particulière. Effectivement, ils sont souvent les premiers à constater les retentissements des pratiques de RSE de leur entreprise. Leur engagement et leur soutien sont indispensables pour mettre en œuvre efficacement des initiatives responsables.

Promouvoir l’éthique et l’intégrité

Les entreprises doivent non seulement respecter les lois et les réglementations, mais aussi promouvoir des normes éthiques élevées à tous les niveaux de leur organisation. Cela inclut la lutte contre la corruption, la promotion de l’équité en matière d’emploi, et le respect des droits de l’homme, notamment dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Il s’agit d’avoir une approche proactive en matière d’éthique et d’intégrité.

Engagement envers la communauté et l’action citoyenne

Les entreprises ont un rôle clé à jouer en tant que membres de la communauté dans laquelle elles opèrent. La responsabilité sociétale implique d’investir dans des programmes de bénévolat, des initiatives philanthropiques, et des projets de développement durable qui profitent à la société en général. Ceci paraît parfois difficile dans un monde gouverné le plus souvent par la rentabilité. Frédéric Mazzella, président-fondateur de Blablacar, a lancé avec quatre associés Captain Cause. Cette entreprise à mission propose aux entreprises de réorienter une partie de leurs budgets marketing vers des dons associatifs. Offrir l’opportunité aux clients, partenaires et collaborateurs, par exemple, de remplacer par des dons les cadeaux de fin d’année.
Ainsi, cet engagement envers la communauté consolide les liens entre l’entreprise et la société, réputation locale. Elles doivent favoriser la cohésion sociale et établir des relations positives avec les parties prenantes locales. Cela concourt parallèlement à la création d’un environnement propice aux affaires.
La responsabilité sociétale des entreprises va au-delà de la simple philanthropie. Elle vise à créer un effet positif durable dans les communautés et à consolider la relation de confiance entre l’entreprise et la société en général.
Aujourd’hui, elle n’est plus une simple utopie et les entreprises cherchent véritablement à la promouvoir. Pourquoi pas la vôtre ?

RSE et performance financière

Créer sa société, ce n’est pas si compliqué ! (partie 3)

Créer sa société

Créer sa société en France n’est pas si compliquée, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Ce dossier a pour objet de vous expliquer quelques-unes des étapes juridiques essentielles que vous devrez effectuer pour que votre entreprise ait une existence légale, tout en vous donnant des recommandations pratiques d’expert.

Nous avons parlé dans la partie précédente du choix du statut social du dirigeant et la sélection du nom de votre société. Dans cette troisième et dernière partie, vous trouverez la description des trois dernières étapes essentielles à la création : le choix des associés, du statut juridique et la rédaction des documents et des formalités.

Étape 4 – Choisir les bons associés

Le terme d’associé ou d’actionnaire s’utilise souvent à tort et à travers. Juridiquement parlant on appelle associé ou actionnaire celui qui fait un apport dans le capital de la société en contrepartie duquel il va recevoir des actions ou des parts sociale – A ne pas confondre avec certaines sociétés où des jeunes salariés sont « associé gérant » par exemple. Dans ce cas il s’agit d’un terme qui définit un poste mais pas du tout un mandataire social ou un associé au sens juridique du terme.

Associé ou actionnaire, quelle est la différence ? En SAS et en SASU le capital social se divise en « actions » et on parle d’ « actionnaires ». En SARL et en EURL le capital social se divise en « parts sociales » et on parle d’ « associé ». Les associés et les actionnaires doivent s’unir dans le projet de société, par l’envie de collaborer et de développer la société dans un intérêt commun. Dans le jargon juridique on parle d’affectio societatis.

Les sociétés préférées des Français

La SARL et la SAS sont les formes de sociétés préférées des Français qui créent à plusieurs. Posez-vous les bonnes questions, les futurs associés ou actionnaires seront-ils actifs ou passifs ? Quel rôle vont-ils avoir ? Avez-vous bien compris que les associés ou les actionnaires ont des droits et des devoirs ? Ils doivent notamment recevoir une convocation les assemblées générales au cours desquelles ils pourront exercer leur droit de vote, ils ont notamment un droit aux dividendes et un droit à l’information. En fonction des majorités choisies ils pourront ou non avoir des minorités de blocage. Le choix des associés ne doit pas être fait à la légère et on ne « fait pas entrer n’importe quel associé dans le capital » pour la seule raison que l’on a besoin d’argent pour financer un démarrage d’activité.

Le choix des bons associés quand on crée une société est primordial mais la question ne se pose que si vous avez décidé de porter le projet à plusieurs. Si vous décidez d’être le seul décisionnaire et par conséquent de ne pas avoir d’associés, certaines structures comme l’EURL (SARL avec un seul associé) ou la SASU (SAS avec un seul actionnaire) sont parfaitement adaptées.

Étape 5 – Choisir un statut juridique de l’entreprise adapté à votre projet

Pour « porter » votre activité vous allez devoir choisir un statut juridique d’entreprise : EURL, SARL, SAS, SASU… De ce choix vont découler les règles de répartition du pouvoir, la responsabilité du dirigeant, son statut et son régime social, le régime fiscal applicable…

De nombreuses informations peuvent être trouvées sur internet. Là encore sélectionnez soigneusement vos sources d’information.

Les sociétés grandes favorites des Français sont les SARL et leur pendant avec un seul associé (EURL), ainsi que les SAS et leur pendant avec un seul associé (SASU). Le nombre d’associés en SARL est de 2 à 100, celui des SAS de 2 à l’infini. En EURL et en SASU en revanche il n’y aura qu’un seul associé qui pourra être ou non gérant / président. Dans ces 4 types de sociétés, le capital social peut n’être que d’1 euro, même si en pratique il faut l’éviter, la société devra avoir au capital au moins de quoi couvrir les premiers frais. Le grand principe est celui de la responsabilité des associés limitée au montant des apports, sauf en cas de faute de gestion ou de caution à titre personnel.

Étape 6 – L’organisation de la direction et régime social à prendre en compte

Sur l’organisation de la direction il peut y avoir un ou plusieurs gérants en SARL, mais un seul président en SAS. Pour sa souplesse, la SAS est la grande préférée des startups et des investisseurs, il est possible de prévoir des conditions spécifiques d’entrée, de sortie et d’exclusion des actionnaires, de mettre en place des organes de direction comme un conseil d’administration ou un conseil de surveillance, de nommer un ou plusieurs directeurs généraux… L’imposition des dividendes est moins lourde actuellement en SAS qu’en SARL. En pratique il est fréquent que les investisseurs demandent aux SARL de se transformer en SAS avant qu’ils y investissent.

Les paramètres ?

Retenez que le régime social du dirigeant va dépendre du type de société choisi et parfois de sa détention du capital social. Si vous avez l’intention de signer un contrat de travail avec votre société il faudra également creuser les conditions nécessaires à remplir pour que ce soit possible. C’est ce que l’on appelle juridiquement un « cumul contrat de travail – mandat social». Un président ou un gérant majoritaire par exemple ne peuvent pas signer un contrat de travail avec la société, puisque le lien de subordination ne pourra pas réellement exister.

Ce n’est qu’un tout petit aperçu des spécificités de chacune et le créateur devra bien prendre le temps de bien comprendre les spécificités de son choix de société avant de faire son choix définitif.

Etape 7 – La rédaction de documents juridiques et l’accomplissement des formalités

Maintenant que vous avez choisi un « statut juridique », c’est-à-dire une forme juridique pour votre société, vous allez pouvoir préparer votre documentation juridique. Soignez la rédaction des statuts qui sont « le document clé » de votre création de société et méfiez-vous des modèles gratuits et incomplets.

Sélectionnez des modèles rédigés par des experts, bien expliqués, qui vous permettront de comprendre ce que vous êtes en train de faire, les différents choix possibles, et ce que telle ou telle clause signifie concrètement. Un modèle de document « brut » ne sert pas à grand-chose. Une fois vos documents complétés, imprimés, signés, vous n’aurez plus qu’à terminer de constituer votre dossier de création pour les formalités.

Les formalités de constitution appelées aussi « formalités d’immatriculation » donneront une existence officielle à votre société. Accomplir les formalités de création revient à donner une existence légale à votre société. En droit on appelle cela la « personnalité morale ». Il y a actuellement 3 formalités à accomplir. Vous pouvez gérer les trois, seul, très facilement.

La 1ère des formalités consiste à passer une annonce légale dans un « journal d’annonces légales » aussi appelé « JAL » :

Vous pouvez gérer cette formalité intégralement sur internet. Choisissez-en un qui propose des prix compétitifs, parce que cette étape est coûteuse. Privilégiez les journaux d’annonces légales qui ont une hotline, cela vous permettra de valider votre annonce avant de la payer, et de faire les modifications nécessaires le cas échéant. N’inscrivez pas d’information inutile. Par exemple, n’indiquez pas d’étage pour votre siège social, essayez d’utiliser le moins de caractères possibles, et surtout résumez au maximum votre objet social (inutile de copier l’intégralité de l’article « objet social » des statuts).

La 2ème formalité est de faire enregistrer les statuts signés de la société auprès du Service des Impôts des Entreprises (SIE).

Cet enregistrement est devenu facultatif. 

La 3ème formalité obligatoire est de déposer votre dossier au CFE (Centre de Formalité des Entreprises).

Cette formalité est payante. Vous pouvez soit vous déplacer soit tenter l’expérience en ligne. Personnellement je trouve qu’un déplacement au CFE est toujours utile surtout si vous optez pour la revue de dossier par la CCI. Concrètement il faut se rendre au CFE avec un dossier complet, demander une revue de dossier (payant mais cela vaut vraiment le coup), votre interlocuteur pourra saisir les formulaires Cerfa en ligne devant vous (les fameux M0) et vous gagnerez finalement pas mal de temps.

Dans les 8 jours du dépôt de votre dossier au CFE, vous recevrez votre extrait kbis (équivalent d’une carte d’identité pour une société) à l’adresse du siège social de votre société, votre activité pourra alors commencer officiellement.

Recommandation importante : de nombreux créateurs oublient d’indiquer le nom de leur société sur la boîte aux lettres du siège social. Faites-le rapidement, sinon l’extrait kbis ne vous parviendra pas.

Attention, dans les semaines qui suivront l’accomplissement de vos formalités de création, vous recevrez de nombreux courriers. Méfiez-vous des courriers d’arnaque, des drapeaux français utilisés pour semer le trouble dans votre esprit de créateur. Vous allez être sollicité pour payer des inscriptions dans des annuaires qui ne servent à rien, pour payer l’attribution de votre numéro de TVA alors qu’il est attribué gratuitement. Contactez le SIE ou le greffe du tribunal de commerce dès que vous avez un doute.

Bonne création !