Un plan social, également appelé plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), est une procédure qui permet à une entreprise en difficulté économique de restructurer ses effectifs en vue de réduire ses coûts et de maintenir sa viabilité. Concrètement, un plan social peut impliquer des licenciements collectifs, des départs volontaires, des mutations géographiques, des réductions de temps de travail ou des formations pour permettre aux employés de se reconvertir. Mais comment cela marche ?
Les conditions nécessaires pour faire un plan social
La mise en place d’un plan social est généralement conditionnée par la situation économique de l’entreprise. Voici quelques éléments qui peuvent justifier la nécessité d’un plan social :
difficultés économiques : l’entreprise doit prouver en connaît de réelles et sérieuses. Il peut s’agir d’une baisse de chiffre d’affaires, d’une diminution des commandes, d’une baisse de la rentabilité ou d’une perte d’exploitation.
problèmes structurels : le plan social peut également être justifié par des problèmes structurels. Cela peut être liée à une évolution technologique qui rend obsolète certaines activités de l’entreprise, ou une concurrence accrue qui affecte les résultats financiers.
redressement de l’entreprise : le plan social peut être envisagé dans le cadre de ce type de projet. Cela peut être pour réduire les coûts de production et de retrouver une situation financière saine.
En outre, la mise en place d’un plan social est encadrée par des règles légales strictes dans de nombreux pays. Elle doit notamment être précédée d’une consultation des représentants du personnel, d’une analyse de l’impact du plan sur l’emploi et l’activité de l’entreprise, et d’une recherche de solutions alternatives.
Les conséquences du plan social
La mise en place d’un plan social peut avoir des conséquences importantes pour les salariés, l’entreprise et l’économie locale. Il peut d’abord entraîner des licenciements. D’autres conséquences sont à prévoir comme des tensions sociales. Une dégradation des relations sociales et professionnelles, la montée de l’anxiété et du stress, ou la baisse de la motivation et de l’engagement des salariés restants sont à prévoir. Des coûts financiers non négligeables tels que les indemnités de licenciement, les mesures d’accompagnement des salariés licenciés, les frais de restructuration, etc.
L’image de l’entreprise peut s’en trouver affectée tant auprès des salariés, que des clients, des fournisseurs, des investisseurs et du grand public. La mise en place d’un plan social peut notamment être perçue comme un signe de faiblesse. Il peut avoir un impact sur l’activité, engendrer la perte de compétences et de savoir-faire. Aussi, il peut considérablement affecter la qualité de la production ou des services, ainsi que la productivité de l’entreprise.
Les règles légales pour un plan social
En France, la mise en place d’un plan social est soumise à la réglementation du Code du travail. Il doit respecter certaines étapes :
Consultation des représentants du personnel. Il faut vous informer et consulter les représentants du personnel (comité social et économique, délégués du personnel). Ils doivent l’être sur les modalités de mise en place du plan social, au moins deux fois avant la décision définitive.
Analyse de l’impact sur l’emploi. Vous devez réaliser une analyse de l’impact du plan social sur l’emploi et l’activité de l’entreprise. Prenez en compte notamment les emplois supprimés, les mesures alternatives envisagées et les conséquences sociales du plan. Cette analyse doit être transmise aux représentants du personnel.
Recherche de solutions alternatives. Vous devez également rechercher et proposer des solutions alternatives au plan social, telles que la réduction du temps de travail, la mobilité interne ou la formation professionnelle.
Plan de reclassement et indemnités de licenciement. Le Plan social impose un plan de reclassement pour les salariés licenciés. Il doit comprendre des mesures d’accompagnement personnalisées. Ces mesures peuvent être des formations, des bilans de compétences ou des aides à la création d’entreprise. Il vous faut proposer une indemnité de licenciement aux salariés concernés, en respectant les règles légales et conventionnelles en vigueur en France.
Autorisation administrative. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, la mise en place d’un plan social nécessite une autorisation administrative. L’administration compétente est la Direccte. Cette autorisation est délivrée après examen du plan de sauvegarde de l’emploi.
Des règles différentes pour les petites entreprises
Les règles légales en matière de plan social ne sont pas les mêmes pour les petites entreprises . En France, la réglementation du Code du travail prévoit des règles spécifiques pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Dans les entreprises de moins de 11 salariés, il n’y a pas d’obligation de consultation des représentants du personnel. L’employeur doit cependant informer les salariés de la mise en place du plan social et des mesures envisagées.
Dans celles de 11 à 49 salariés, l’employeur doit informer et consulter les salariés sur les modalités de mise en au moins une fois avant la décision définitive. Il n’y a pas d’obligation de consultation des représentants du personnel.
Il est important de noter que les petites entreprises peuvent bénéficier d’aides financières et d’accompagnement. Ceci, notamment auprès des organismes publics et des chambres consulaires.
Les démarches pour les petites entreprises
Les démarches pour les petites entreprises qui envisagent de mettre en place un plan social peuvent varier en fonction de la situation spécifique de l’entreprise. Toutefois, voici les étapes générales à suivre. Vous pouvez commencer par analyser la situation économique de l’entreprise en prenant en compte notamment les difficultés financières rencontrées, les perspectives d’activité et les besoins en termes de réduction de coûts.
Il s’agit ensuite de rechercher des solutions alternatives au plan social, d’informer et consulter les salariés. Vient ensuite le fait d’élaborer le plan de sauvegarde de l’emploi. Celui-ci doit contenir les mesures envisagées pour réduire les effectifs de l’entreprise, les mesures d’accompagnement des salariés licenciés et les modalités de mise en place du plan. Des autorisations éventuelles, notamment si l’entreprise bénéficie d’aides publiques, peuvent être requises.
Savoir gérer son planning et ne pas se laisser submerger par les missions diverses font partie intégrante de l’art de se manager et de manager ses équipes. Vous ne pouvez pas perdre votre temps à remodeler sans cesse votre planning. Pour cela, il vous faut maîtriser certains fondamentaux auxquels il faut autant que possible éviter de déroger.
Ne pas se trouver d’excuses
Plus facile à dire ou à écrire qu’à faire. Les entrepreneurs ou managers sont avant tout des êtres humains et donc sont soumis aux aléas de la condition humaine : les émotions qui lui sont inhérentes, les relations avec sa famille qui peuvent à tout moment lui imposer des anxiétés, des obligations et les conditions de transport qui entraînent des retards peuvent rapidement le conduire à ne pas respecter le planning établi. Vos collaborateurs subissent les mêmes aléas alors ne vous trouvez pas d’excuses pour oublier d’en tenir compte sur votre planning qui vous servira de guide. A défaut, vous risquez fort d’être confronté à un joyeux désordre !
Faites une to do list
Même si vous avez une très bonne mémoire, la to do list représente un énorme gain de temps tout au long de la journée. Déjà, parce qu’elle vous permet de ne pas vous interroger sans arrêt sur ce que vous avez à faire. Surtout les actions qui doivent être impérativement accomplies et qui peuvent vous causer préjudice en cas d’oubli ne le seront pas.
Résultat : elles n’engendreront pas d’actions supplémentaires comme celles par exemple d’envoyer un mail d’excuses pour expliquer un retard ou ne s’accumuleront pas jusqu’à devenir un boulet mental. Celles-ci génèrent des pertes de temps considérables et rien n’est plus décourageant que d’être dans l’attente pour effectuer la tâche suivante parce que nous avons mal planifié le timing de nos activités. Vous avez alors 100 % de chance de trouver difficile de rechercher la tâche à faire pour combler le temps perdu et encore plus de l’exécuter.
La to do list vous permet aussi de quantifier en temps vos diverses tâches, d’optimiser leur traitement et l’organisation nécessaire à la bonne exécution. Vous pouvez grâce à elle identifier ce que vous devez faire en priorité. Bien entendu, remplissez-la avec bon sens et ne la surchargez pas. A l’impossible nul n’est tenu ! Il s’agit autant d’un mauvais réflexe pour votre motivation que pour votre stress.
N’oubliez rien dans votre planning
Un planning c’est bien mais si vous ne le consultez pas autant ne pas perdre du temps à en faire un. Il ne s’agit pas d’élaguer des tâches sous prétexte qu’elles ne sont pas marquées par le sceau de la productivité ou de la rentabilité mais de toutes les inscrire afin de n’en oublier aucune. Cumulées, elles peuvent vite vous prendre un temps que vous n’avez pas prévu. Ce n’est pas parce qu’une tâche vous paraît évidente et simple à réaliser que vous ne devez pas l’inscrire comme l’envoi d’un mail ou la réponse à une réclamation. Rien n‘est plus subtil que d’oublier une obligation dite secondaire. Si elle n’est pas effectuée, elle risque de devenir le grain de sable qui va faire dérailler votre organisation. Que vous le vouliez ou non d’autres tâches vont s’imposer sur le devant de vos priorités.
Fixez-vous des objectifs et des délais…
Lister reste facile mais mettre en face un timing relève de l’expérience. L’évaluation du temps de travail nécessaire pour effectuer une tâche participe à une bonne organisation. Si la to do list vous sert à organiser votre emploi du temps, elle est également utile pour vous fixer des objectifs et des délais. Une fois le délai fixé, vous aurez conscience du niveau de concentration nécessaire pour finir cette tâche dans le temps imparti et tendance à vouloir le respecter. Cela vous incite à vous mettre rapidement à l’action. Il s’agit d’ailleurs d’une des solutions anti-procrastination et qui sera un atout pour gagner en efficacité, certains utilisant les objectifs comme moyen de dépassement personnel. Dans tous les cas, cela régule votre tentation à vous éparpiller et à repousser la remise de votre rendu.
… Mais ayez des créneaux pour les imprévus :
Vous détestez les imprévus et donc vous ne les planifiez pas. Oui mais comme nous l’écrivions au début de l’article, nous sommes dans le monde des humains et ils font partie de la vie. Avec la crise sanitaire nous avons dû affronter des kyrielles d’imprévus que ce soit sur le plan personnel ou que ce soit sur le plan professionnel. Les plannings réglés au millimètre sont impossibles à tenir alors autant vous prévoir des périodes de battement dans la journée pour rattraper votre retard ou encore traiter des tâches non planifiées ou qui nécessitent plus de temps que vous ne l’aviez pensé.
Savoir dire non et déléguer
Cela revient d’abord à faire confiance aux autres et à savoir leur dire non. Il est louable de vouloir épauler vos collaborateurs mais vous ne devez pas le faire systématiquement surtout si cela perturbe totalement votre planning. Ce n’est pas parce que vous refusez d’aider un collaborateur ou tout simplement que vous lui indiquez que vous le ferez plus tard qu’il ne pourra pas se débrouiller autrement.
Ce type de demandes peut d’ailleurs parfois intervenir simplement parce que votre collaborateur cherche à obtenir votre validation pour tout et n’importe quoi car il manque de confiance en lui. Vous devez certes le rassurer mais il doit aussi gagner en autonomie. Certes, s’il s’agit d’un conseil rapide, rien ne vous empêche de lui octroyer quelques minutes mais vous devez également respecter votre planning. Aussi et même si ce n’est pas toujours facile, vous devez apprendre à déléguer car vous ne ferez jamais le travail de cent voire mille personnes.
Apprenez à mieux vous connaître
Tout le monde a des périodes de la journée où il est plus productif. Pour gagner du temps, il faut donc vous connaître et identifier vos périodes les plus productives. Certaines personnes sont plus productives le matin, tandis que d’autres sont plus productives l’après-midi ou le soir. Vous devez comprendre votre fonctionnement personnel afin de planifier vos tâches en fonction des périodes où vous êtes le plus productif et concentré.
Si vous ne savez pas lesquelles le sont, vous pouvez commencer par vous fixer des horaires réguliers et avoir un journal de votre journée en notant les moments où vous travaillez le mieux et ceux où vous avez du mal à vous concentrer. Prenez en compte vos niveaux d’énergie dont vos coups de pompe (par exemple après le déjeuner) et n’hésitez pas à planifier une courte sieste ou une pause à ce moment-là pour vous ressourcer. Après cette période d’observation, examinez vos notes pour identifier les modèles et demander s’il y a des périodes où vous êtes plus productif que d’autres ? Vient alors la phase d’expérimentation où vous planifierez vos tâches les plus importantes dans vos moments forts.
Organiser votre poste de travail
Vous aimez vivre au milieu de désordre et pour vous cela a un effet rassurant. Oui mais il faut vous imposer des limites. Cela vous évitera de nuire à vos collaborateurs qui se diront sûrement « je ne sais comment il s’y retrouve dans son bazar » et « j’ai encore dû attendre qu’il retrouve le dossier. Il me fait perdre mon temps et lui aussi, il perd du temps ». Une nouvelle discipline du rangement consiste également à organiser son bureau d’ordinateur et à vous interroger sur la pertinence du classement de vos dossiers et sur les noms que vous leur attribuez.
Ne cédez pas à l’inertie
Il ne faut pas confondre la flemme avec le fait de vous reposer. Si vous avez décidé de prendre du temps pour vous ressourcer, il ne s’agit pas d’une perte de temps. Bien au contraire, cela peut se révéler positif pour votre productivité. Vous devez cependant avoir décidé de prendre ce temps pour qu’il vous soit profitable car rien ne sert d’être en pause si vous culpabilisez tout au long de celle-ci. Pour vous battre contre votre flemme, il existe de nombreuses méthodes que nous verront tout au long de ce dossier alors inspirez-vous en !
Si les syndicats sont mal vus en Francepar une partie de la population, ils ont pourtant un rôle crucial puisqu’ils participent à la négociation collective, à la représentation des travailleurs auprès des employeurs et des autorités publiques. Alors pourquoi y a-t-il aussi peu de personnes syndiquées en France ?
Un taux de syndicalisation extrêmement faible
Selon les données de l’Insee pour l’année 2020, le taux de syndicalisation en France était d’environ 7,7 % de l’ensemble des salariés du secteur privé et public. Même son de cloche du côté de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui l’estimait à 7,9. Ce pourcentage est légèrement inférieur à la moyenne de l’OCDE qui est de 16,5 %. Même des pays comme les États-Unis (10,8 %), la Corée du Sud (10,4 %) ou encore le Japon (17,4 %) ont des taux supérieurs. Il est bien inférieur à certains pays européens. On pensera notamment à la Suède (71,7 %), la Finlande (68,3 %) ou encore le Danemark (65,4 %). Alors comment l’expliquer ?
Une utilité pourtant certaine des syndicats
Les syndicats ont plusieurs utilités et missions importantes dans le monde du travail. Ils représentent les travailleurs auprès des employeurs et des autorités publiques. Ils défendent ainsi leurs intérêts, en négociant des accords collectifs. Les syndicats le font également en participant à des comités d’entreprise ou de santé et sécurité au travail. Les syndicats peuvent ainsi contribuer à améliorer les conditions de travail, les salaires et les avantages sociaux des salariés.
Ils défendent plus globalement les droits des travailleurs. Les travailleurs victimes de discrimination, de harcèlement ou d’autres formes d’injustice peuvent faire appel à eux. Ils sont surtout connus pour la mobilisation collective et faire pression sur les employeurs ou les autorités publiques. Les syndicats représentés dans l’entreprise demeurent à l’origine des grèves, manifestations et actions collectives.
Une mauvaise image liée à leur rôle ?
D’une part, certains employeurs et une partie de l’opinion publique les considèrent comme trop radicaux ou trop contestataires. Il faut dire que les syndicats ont souvent pour mission de défendre les intérêts des salariés. Ils font des revendications afin d’obtenir des améliorations sociales. Ceci peut être perçu comme une menace pour la stabilité économique ou l’image des entreprises.
D’autre part, certaines critiques peuvent viser des pratiques syndicales. Celles-ci peuvent être jugées abusives ou contre-productives. On citera parmi les actions parfois critiquées : les grèves à répétition, les blocages de sites industriels, ou les manifestations violentes, qui peuvent perturber la vie économique et sociale du pays.
Des grèves trop fréquentes ?
Selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour l’année 2020, le nombre de journées de travail perdues par grève en France était de 120 par 1 000 salariés. La moyenne de l’OCDE est de 26 à titre de comparaison. Il est également à comparer avec l’Allemagne (6), les Pays-Bas (19), le Royaume-Uni (20) ou la Norvège (24). En revanche, malgré la réputation des français, le taux de grève en France était inférieur à celui de certains autres pays. La Grèce (157), l’Espagne (143) ou l’Italie (130) sont, par exemple, devant.
Les autres raisons du faible taux de syndicalisation
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le taux de syndicalisation est relativement faible en France. Tout d’abord, la syndicalisation est souvent perçue comme étant réservée aux travailleurs les plus qualifiés ou les plus âgés, alors que les jeunes et les travailleurs précaires sont souvent moins enclins à se syndiquer. Les travailleurs précaires, tels que les intérimaires, les saisonniers ou les travailleurs des plateformes numériques, ont également des difficultés à se syndiquer car ils ont souvent des contrats de travail courts et instables, ce qui rend la syndicalisation plus difficile. De plus, la faiblesse de la syndicalisation peut également s’expliquer par la concurrence entre les syndicats, qui peut parfois diviser les travailleurs et affaiblir la représentativité des syndicats. Enfin, certains travailleurs peuvent être découragés par les coûts et les contraintes liés à la syndicalisation, tels que les cotisations syndicales ou la participation à des réunions ou des manifestations syndicales.
Les palmarès demeurent un outil fortement apprécié. Ils ont un impact significatif sur les consommateurs et sont particulièrement utiles pour les entreprises. S’ils peuvent être signe de reconnaissance et de succès, ils peuvent avoir un impact significatif sur les marques.
Des outils très appréciés
Les palmarès sont appréciés pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ils permettent de comparer et de classer des éléments en fonction de critères prédéfinis. Les lecteurs peuvent ainsi prendre des décisions éclairées. Par exemple, les palmarès des universités peuvent aider les étudiants à choisir une école. Ils peuvent se baser sur des critères de performances académiques ou de prestige.
Les classements suscitent également de la curiosité et de l’intérêt chez les gens. Ils leur permettent de découvrir de nouveaux éléments qui pourraient les intéresser. Les palmarès peuvent également comparer les éléments qu’ils connaissent déjà se situent par rapport aux autres. Cela peut aider à stimuler l’innovation et la concurrence, ainsi qu’à encourager les améliorations constantes.
Les palmarès : reconnaissance et réussite
Les palmarès sont souvent perçus comme un signe de reconnaissance et de réussite. Être classé en haut d’un palmarès peut renforcer la réputation d’une entreprise,. Elle peut donner une plus grande visibilité à un produit ou une personne. De plus, les palmarès peuvent fournir des occasions de célébration et de fierté pour les lauréats.
Lorsqu’une entreprise, une école, un produit, un artiste ou toute autre entité se classe en haut d’un palmarès, cela peut lui donner un avantage concurrentiel. Les palmarès étant souvent utilisés pour mesurer la performance ou la qualité, il s’agit d’un élément facile à mettre en avant. Par exemple, un palmarès des meilleurs employeurs peut attirer des candidats qualifiés et aider à recruter les meilleurs talents. De même, un palmarès des meilleures universités peut attirer des étudiants.
Des études qui montrent un impact sur les marques
Plusieurs études ont examiné l’impact des palmarès sur les marques de palmarès. Par exemple, une étude menée par Interbrand, une agence de conseil en stratégie de marque. Celle-ci a montré que les entreprises classées dans son palmarès annuel des 100 meilleures marques mondiales ont vu leur valeur de marque augmenter de 88 % en moyenne au cours des 10 dernières années. De plus, une étude de l’Université de Pennsylvanie a montré que les lauréates peuvent bénéficier d’une prime de prix. Les consommateurs seraient disposés à payer un prix plus élevé pour les entreprises bien classées dans un palmarès de marques.
Les palmarès les plus connus
Il existe de nombreux palmarès connus dans différents domaines. Voici quelques exemples de palmarès populaires :
Des universités : les plus connus sont le classement de Shanghai, le classement de Times Higher Education, le classement QS . Ils évaluent les performances des universités du monde entier en se basant sur divers critères tels que la qualité de l’enseignement, la recherche et l’impact sur la société.
Des entreprises : Le Fortune Global 500, le classement Forbes des milliardaires, le classement Interbrand des marques sont parmi les plus valorisées. Ils évaluent la performance des entreprises dans divers domaines tels que les revenus, les bénéfices, la réputation ou la valeur de la marque.
Des athlètes : le classement ATP pour le tennis masculin, le classement WTA pour le tennis féminin, le Ballon d’Or pour le football, le classement des golfeurs professionnels de la PGA. Ils sont quelques exemples de palmarès qui classent les athlètes en fonction de leurs performances et de leurs résultats.
Des films : le classement IMDB, le classement Rotten Tomatoes, le classement de la National Film Registry. Ils sont quelques-uns des palmarès les plus connus qui classent les films en fonction de leur popularité, de leur qualité ou de leur importance historique.
Des pays : le classement du World Economic Forum, le classement de la Banque mondiale sur le développement humain, le classement de l’Indice de la liberté économique. Ils mesurent les performances économiques, sociales ou politiques des pays du monde entier.
Il existe également de nombreux autres palmarès dans divers domaines tels que la musique, la littérature, la cuisine, la technologie, l’environnement, etc.
L’engouement des Français pour l’entrepreneuriat s’est-il tari ou continue-t-il à perdurer dans ce contexte économique difficile ? Les Français, toujours envie d’entreprendre ?Focus sur ce secteur porteur de création d’emplois.
Chiffre éloquent une étude, menée par OpinionWay pour Go Entrepreneurs et Bpifrance auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1306 personnes, du 15 au 21 février 2023 montre qu’un Français sur quatreaurait envie d’entreprendre et de créer une entreprise, d’en reprendre une ou de se mettre à son compte (24%), soit près de 12,9 millions d’entrepreneurs potentiels en France. Cette tendance se confirme depuis 3 ans. Les jeunes de 18 à 30 ans sont deux fois plus nombreux (49%). Autre apprentissage : les femmes seraient plus nombreuses à vouloir entreprendre que les hommes (28 contre 20%).
Des projets déjà préparés
En quelques années, l’entrepreneuriat s’est démocratisé, s’est détaché de la transmission familiale. Parmi les Français qui souhaitent entreprendre, les jeunes sont plus avancés dans leurs projets puisque 42% ont déjà préparé leur projet contre seulement 36% pour le reste de la population.
Mais pourquoi donc créer ?
Les Français souhaitent être leur propre patron d’abord, de faire les choses à leur façon pour 30% des Français. A l’inverse, très peu d’entre eux envisagent de le faire pour avoir un impact sur la société (9%).
Si les français veulent être leur propre patron, ceci est vrai qu’ils aient un projet ou non (30%). Ce chiffre montre jusqu’à 51% pour les répondants souhaitant se lancer. A noter que « le métier passion fait tout autant rêver l’ensemble des répondants. Une proportion que l’on retrouve aussi chez les jeunes (32%). À l’inverse, le fait d’avoir un impact sur la société séduit peu l’ensemble des répondants (9%) et à peine plus pour les jeunes (15%). » comme l’indique l’étude.
Selon Aziliz de Veyrinas, Directrice de l’événement Go Entrepreneurs, « Il est intéressant d’observer que les raisons poussant les Français sur la voie de l’entrepreneuriat sont davantage de l’ordre de l’épanouissement. Cela démontre une certaine évolution dans la perception de l’image de l’entrepreneur au fil des années. Celle-ci est encourageante car elle permettra de casser de nombreux préjugés liés à la création d’entreprise, notamment sur son financement ou les qualifications requises »
Les secteurs visés
52% des Français se tournent vers le secteur dans lequel ils évoluent actuellement. Suivent les secteurs de l’artisanat pour 42% des répondants (ébéniste, coiffeur, fleuriste, plombier, etc.) et l’hôtellerie/restauration qui a tout de même convaincu 39% d’entre eux (hôtel, gîte, bar, restaurant, etc.).
Contrairement à ce que l’on pourrait penser les start-ups innovantes n’aurait plus de succès puisqu’elles sont en queue de peloton, avec des secteurs de l’Edtech, Healthtech et Fintech (respectivement 23, 26 et 19%) en première ligne, un choix partagé par les plus jeunes (28, 27 et 25%).
La peur de l’échec n’a pas disparu
52% d’entre eux pensent qu’ils « feraient de bons entrepreneurs ». Mais pourquoi ne créent-ils donc pas leur entreprise ? La plupart pense qu’il faut une mise de départ conséquente et ils estiment ainsi qu’il leur faudrait un « budget d’au moins 22 480€ pour lancer leur affaire ». Ceci les bloquerait car il leur manquerait en moyenne 12 00€ et 17 000€ pour les 18-30 ans alors qu’ils n’auraient « que » 4685€ pour cela.
Surtout, 84% des répondants pensent qu’il est nécessaire d’avoir une expérience professionnelle en management et/ ou gestion pour lancer leur entreprise, ce qui explique que jusqu’à 72% des jeunes estiment que la peur les paralyserait et deux répondants sur trois seraient dans le même toute catégorie confondue. Aussi, une personne sur deux considère que le risque serait trop important passé 50 ans et inversement 34% des répondants pensent que c’est « tout aussi délicat de vouloir créer son entreprise avant 25 ans. » comme l’indique le communiqué de presse.
Une conscience des dispositifs d’aide
Ils sont toutefois conscients qu’il existe des solutions matérielles. 48% identifient même les aides financières (primes, subventions, bourses …) comme « dispositif sur lequel s’appuyer pour la création de leur projet ». A noter qu’ils connaissent également les nouvelles solutions de financement (prêt participatif, prêt d’honneur, prêt bonifié) puisque 40% des personnes interrogées les sites. Enfin ils regrettent en majorité que « le système scolaire ne prépare pas assez à la création d’entreprise (seulement 22% pensent que c’est le cas) ».
Interview d’Olivier Desurmont, fondateur de la société, qui revient pour nous sur l’histoire d’Anywr, plateforme leader française de recrutement et d’accompagnement à la mobilité professionnelle internationale, qui a su surmonter la crise sanitaire et devenir encore plus forte.
Comment a commencé votre parcours d’entrepreneur ?
J’ai plutôt un profil de créateur d’entreprise multirécidiviste et j’ai créé ma première entreprise quand j’avais 27 ans. Contrairement à beaucoup d’entrepreneurs, je suis issu d’une famille, certes harmonieuse, mais assez « simple » sans aucune expérience entrepreneuriale. Je suis parti de zéro alors que j’étais chef projet informatique. J’ai tout plaqué et je suis retourné vivre chez mes parents pour me lancer dans cette aventure. C’était en 2004.
Pouvez-vous nous en dire plus ?
En l’occurrence, j’ai acheté une vieille camionnette, un bleu de travail et je me suis mis à laver des voitures. J’ai créé une première entreprise de nettoyage de voitures. Cela été une aventure entrepreneuriale enrichissante d’abord parce que j’ai convaincu mes premiers clients dans le quartier et que cela s’est très vite développé. L’entreprise est devenue la référence en France de la rénovation de voitures. J’ai passé la main en 2011 et à ce moment-là, il y avait déjà 450 salariés. Nous avions racheté un laboratoire qui fabriquait notre gamme de produits et je me suis découvert une âme de développeur. J’adore développer les entreprises, les faire grandir vite, convaincre des clients, etc.
Aviez-vous quelque chose que vous aimiez particulièrement ?
Ce que j’aimais dans cette société, c’est qu’il y avait une dimension environnementale et sociale. Nous lavions les voitures sans eau, avec des produits 100 % écologiques et nous avions une dimension sociale parce que nous embauchions des chômeurs longue durée, des travailleurs handicapés, des SDF, des réfugiés. La société est devenue une des très grosses structures d’insertion en France et elle compte 800 – 900 salariés aujourd’hui. Elle continue à vivre et c’est mon ancien bras droit qui a repris la direction. Je suis ravi d’avoir fait cette passation et très fier de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Je ne voulais pas dévoyer l’objet de l’entreprise donc j’ai préféré partir avec 1 €.
Que s’est-il passé ensuite ?
J’ai alors rencontré beaucoup de gens et, début 2012, on m’a proposé de racheter un petit cabinet de recrutement, dans le nord de la France. J’ai trouvé cet univers passionnant parce qu’il y avait du sens à donner du travail et en même temps à aider les entreprises à résoudre les problèmes de pénurie auxquels elles sont confrontées. Je me suis donc intéressé à lui et finalement j’ai trouvé qu’il était trop peu « différenciant » : les cabinets avaient tendance à faire la même chose avec les mêmes outils. Je me suis demandé : « Comment pourrais-je travailler autrement ? Qu’est-ce que je peux proposer comme alternative ? ». J’ai invité des amis à déjeuner puis, l’un d’entre eux, qui avait déjà un peu travaillé dans le recrutement international, a démarré l’aventure avec moi en novembre 2012.
Qu’est-ce que fait exactement Anywr ?
« Anywhere » cela signifie en anglais « n’importe où/partout ». Nous accompagnons en effet les talents « partout » où ils le désirent. Le métier aujourd’hui de l’entreprise s’est organisé en deux grands pôles. D’une part, le recrutement où nous allons aider nos clients et les candidats à trouver du travail partout dans le monde. Par exemple, un client peut venir nous voir en disant : « Je suis en Australie. Il me faut 50 développeurs informatiques. Est-ce que vous pouvez m’aider à trouver 50 développeurs ? Je n’en ai pas sur mon marché, nous sommes sur des métiers pénuriques. ». Nous allons alors aider l’entreprise à trouver des candidats dans le monde entier. A l’inverse, nous envoyons des Français au Canada, des Japonais en Argentine, bref les flux sont dans tous les sens. Si je prends l’exemple de la France, nous allons chercher des candidats informaticiens qui viennent de Madagascar, de Côte d’Ivoire, du Maroc, avec des entreprises qui privilégient souvent des francophones. Cette partie représente à peu près 50 % du business de l’entreprise.
Vous utilisez des outils pour cela ?
Nous sommes également en train de développer un portail, Anywr Worktech Ecosystem, qui regroupe l’ensemble des technologies développées par le groupe. C’est à ce jour l’un des plus vastes écosystèmes digitaux de solutions RH en matière de couverture fonctionnelle. L’expérience des clients Anywr sera ainsi de plus en plus une alliance entre l’excellence du savoir-faire humain et des solutions numériques de pointe. Ce sont des services et des applications pour les talents et les managers qui cherchent à développer leurs équipes avec des versions payantes selon la nature des besoins et une version gratuite pour découvrir nos services.
Quel est le deuxième métier ?
La deuxième partie du métier, c’est la partie mobilité. Nous accompagnons les projets d’expatriation sur la partie logistique, c’est-à-dire trouver un logement, une école pour les enfants, gérer les déménagements, (…). et sur la partie administrative avec l’obtention de visas, de titres de séjours, … Aujourd’hui l’entreprise Anywr est devenue le leader dans de nombreux pays pour obtenir un visa, un titre de séjour ou encore trouver un logement. Il faut dire que si jamais vous voulez aller vous installer en Afrique du Sud, par exemple, cela peut s’avérer compliqué pour vous sans connaître le pays, les quartiers où il faut habiter ou les bonnes écoles pour vos enfants. Nous accompagnons de A à Z nos clients. Cela contribue à casser le caractère anxiogène de l’expérience d’expatriation qui est, elle, désirée par des gens, qui cherchent à connaître et découvrir d’autres cultures, ou des entreprises qui veulent parfois aller chercher des talents à l’étranger ou qui ont un candidat à expatrier. C’est une expérience anxiogène quand on est seul mais tellement enrichissante quand on est bien accompagné.
Quelles ont été les grandes étapes de développement de l’entreprise ?
Après la création, la première étape a été de nous concentrer uniquement sur le recrutement et nous ne traitions pas la relocation ou l’immigration… Cela a duré trois ans. En 2015, nous avons commencé à accompagner une multitude d’entreprises pour aller plus loin parce que nous nous rendions compte que pour fluidifier cette expérience d’expatriation, il ne fallait pas juste trouver le candidat, mais également l’accompagner sur l’ensemble de ses démarches de changement de vie. Nous avons alors créé une « business unit » de relocation et d’immigration.
Quelle a été l’étape suivante ?
L’étape suivante commence à partir de 2016 avec notre internationalisation et les ouvertures de pays à raison de deux à trois par an. Nous sommes en train d’accélérer ce processus et comptons sur trois à quatre ouvertures de pays annuelles. À la base, notre métier était de faire venir des gens de l’étranger vers la France car cela s’avérait plus simple pour débuter. Aujourd’hui, c’est très différent car nous travaillons dans le monde entier, avec des flux qui vont dans tous les sens. Autrement dit, à partir de 2016, nous sommes rentrés dans la phase de déploiement de nos offres. Nous nous sommes rapprochés de nos clients et de nos talents.
Avez-vous eu une autre étape clé ?
Autre étape clé, je dirais en 2019 avec l’accélération du modèle et une stratégie de leader de croissance avec des rachats externes dans différents pays dans le monde pour accélérer cette implantation et cette croissance. Ensuite est arrivée la Covid qui nous a obligés à repenser notre modèle. Cette année, avec Anywr Worktech Ecosystem, nous changeons encore de dimension. Là où la plupart des entreprises devaient auparavant se doter de 4 à 5 prestataires en moyenne (logiciels et services) pour accéder à tous ces services, nous nous positionnons comme un guichet unique au service de la performance des entreprises pour un développement rapide et à 360° du capital talent.
Je suppose que votre activité a souffert DE LA Covid ?
Quand les frontières se sont fermées, quand les aéroports se sont fermés, notre métier a été très fortement impacté. L’entreprise a d’ailleurs failli mourir car nous avons été secoués mais, avec toutes nos équipes, nous avons su être résilient et faire preuve de beaucoup d’agilité et d’ingéniosité. Nous avons repensé nos métiers et su réinventer nos business. Finalement, nous avons fini l’année de Covid 2020 avec quelques pourcentages de croissance. Même si nous étions loin des 100 % de croissance espérée en début d’année, nous avons quand même limité les dégâts et c’est ce qui nous a permis de redémarrer très fort depuis 2021 et la sortie de la Covid, réouverture des frontières, etc.
Y a-t-il un autre moment fort ?
Après si j’avais une dernière étape clé à évoquer, c’est en 2019 le premier label que nous avons reçu, et que nous obtenons tous les ans depuis, qui est le label French Tech. En dehors de nos métiers, nous faisons beaucoup d’expertise et nous avons également développé une série d’outils au bénéfice de nos clients, de nos candidats et de nos équipes en interne. Ceci fait qu’aujourd’hui Anywr fait partie des pépites françaises de la tech. Nous sommes notamment dans le classement French Tech 120 depuis quatre ans maintenant. Il s’agit presque d’une étape et je suis fier de faire partie de cet écosystème qui m’a permis de combiner à la fois l’expertise et des outils digitaux. Nous avons réussi à ne pas être une entreprise 100 % digitale qui désincarne l’expérience. Nous avons pris le meilleur des deux et aujourd’hui l’entreprise compte plus de 1 000 salariés. Notre force est de combiner les services digitaux avec Anywr Worktech Ecosystem et l’excellence et le savoir-faire de nos équipes en contact direct avec les clients et les talents.
Quels sont vos axes de développement ?
Les axes de développement, c’est, bien sûr, l’international. Aujourd’hui, nous sommes en train d’accélérer dans 40 pays. Le modèle, que nous avons créé, reste unique avec l’ensemble des thématiques liées à l’expatriation qui n’a pas d’équivalent dans le monde entier. Nous sommes donc en train de nous déployer très vite dans beaucoup de pays. Nous voilà en Suède ce mois-ci par exemple et nous ouvrons à Dubaï également. Il y a de nombreux projets d’ouverture, d’accélération et d’implantation sur l’international. C’est un relais très élevé de croissance pour nous et ce sera le sujet principal sur les 2-3 ans parce que notre modèle aujourd’hui est bien en place. Nous avons plutôt bien industrialisé notre savoir-faire et formalisé nos compétences. Aujourd’hui, nous sommes sur une phase de déploiement avec un savoir-faire.
Y a-t-il d’autres opportunités ?
Il y a encore des opportunités sur les nouveaux outils ou sur l’amélioration des outils, mais nous sommes plutôt sur de l’amélioration continue. Je pense que l’enjeu principal pour nous, c’est grandir, développer, s’implanter sur des nouveaux marchés. Nous ouvrons ainsi en Allemagne et nous sommes aujourd’hui implantés dans une vingtaine de pays. Donc, cela fait beaucoup de projets de développement. Notre feuille de route sur les 3-4 prochaines années est essentiellement sur ces thématiques.
Quelle est la plus grosse difficulté rencontrée ?
Clairement, c’est la Covid. Notre métier de base, c’est de faire de l’expatriation et d’envoyer les gens travailler aux quatre coins du monde. Les frontières, dans le monde entier, sont restées fermées de mars 2020 à septembre 2021, que ce soit en France, au Maroc. Il n’y avait aucune délivrance de visa ou vraiment au compte-gouttes pendant cette période-là. Cela a donc naturellement été compliqué pour nous, surtout avec l’ADN de l’entreprise qui était un de super croissance, de dynamique très positive, de réussite, de succès, et qui s’est retrouvé complètement à l’arrêt, cassé. Cela a été très dur à vivre pour nous. Très dur à vivre d’abord pour les équipes en interne. Notre entreprise a traversé une crise profonde. Dans notre métier particulièrement, nous avons été très touchés tout comme les agences de voyage d’ailleurs.
Comment l’avez-vous surmontée ?
Je ne suis pas du tout un chef d’entreprise qui aime le management pyramidal et très descendant. Nous sommes dans le participatif. Je crois que nous avons ainsi 18 anciens entrepreneurs dans l’entreprise, des gens qui avaient déjà créé leur boîte et qui sont aujourd’hui salariés d’Anywr. Chez nous, il y a de la place pour tout le monde pour s’exprimer, pour le travail collectif, pour convaincre. Lors de cette période Covid, nous avons bénéficié de ce mode de management où les énergies en interne et les idées ont pu s’exprimer. Pour traverser cette crise, nous nous sommes réinventés et nous avons fait beaucoup de mobilité interne sur le plan national.
Vous avez donc transformer le confinement en opportunité ?
En effet, pendant le confinement, il y a eu beaucoup de gens qui habitaient Paris et qui l’ont mal vécu. Ils se sont dit : « J’ai envie d’aller vivre ailleurs. Finalement, j’ai mon petit appartement où j’ai été confiné pendant trois mois, six mois à Paris. J’ai envie d’aller vivre à Annecy, en Bretagne. ». Nous avons ainsi accompagné beaucoup de mobilités nationales en France et dans de nombreux pays. Au final, nous avons su faire évoluer notre métier en prenant en compte les contraintes du moment. C’est à la fois un moment qui s’est révélé très dur mais qui a tissé des liens et où j’ai pu compter sur des actionnaires, qui ont joué le jeu qui nous ont soutenu, qui nous ont accompagnés et qui ont apporté de la confiance ainsi que de la sérénité pendant cette période-là. Collectivement, il y a eu un défi énorme qui a été relevé.
Une épreuve donc surmontée avec succès ?
Finalement, nous avons su plutôt bien réagir. Cela a tissé des liens, cela a renforcé l’entreprise. Nous avons créé de nouvelles verticales, de nouveaux métiers ou en interne de nouvelles activités qui ont renforcé l’entreprise post Covid. C’était certainement le plus gros défi. Ma plus grande fierté, c’est d’avoir réalisé une levée de fonds pour nous sortir de cette crise énorme en constatant qu’on avait su relancer la dynamique de croissance. Nous avons su convaincre les fonds les plus importants d’Europe de venir investir chez nous.
Nous avons dépassé cette crise Covid et nous avons su rebondir. Cette expérience nous aura permis de trouver les relais et de profiter de la période d’accalmie pour consolider la boîte sur de nombreux sujets. En général, quand on est en hyper croissance, il y a plein de choses qu’on n’a pas le temps de faire. Nous avons profité de cette période pour travailler quelques fondamentaux, les bases, les fondations, les process, les outils, les méthodes. Et c’est très bénéfique aujourd’hui puisque nous avons fait 80 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière et que cette année, nous espérons réaliser entre 150 et 170. C’est rapide comme croissance !
Quand et pourquoi avez-vous fait votre levée de fonds ?
Nous avons fait une levée de fonds en juillet 2022 essentiellement pour racheter des entreprises. Pour vous donner un exemple, nous négocions, nous discutons aujourd’hui avec 24 sociétés en même temps. Nous ne rachèterons pas les 24 c’est sûr mais nous en concrétiserons peut-être 3,4,5, 6 par an selon la taille des structures. Cela demande de la trésorerie même si l’entreprise était rentable l’année dernière. La croissance est telle que nous avons besoin d’être accompagnés par les actionnaires en termes d’investissement. Si nous ne l’avions pas fait, cela aurait conduit à devoir ralentir fortement la croissance.
Est-ce qu’il y a une différence entre vos expériences en tant qu’entrepreneur ?
Il y a beaucoup de similitudes et c’est pour moi, l’humain le facteur X du succès des entreprises. Il s’agit d’identifier les personnes clés de son entreprise, de bien s’entourer, de faire confiance au management. Je dirai que l’humain reste pour moi, la clé. Dans les deux entreprises que j’ai créées, même si les métiers sont très différents, il y a beaucoup de similitudes. Je peux noter une difficulté supplémentaire dans cette dernière, c’est que le côté international est très fort ainsi que des rachats avec parfois des cultures d’entreprises légèrement différentes. Cela demande un savoir-faire particulier. Sinon dans mon métier au quotidien, je subis les mêmes écueils, les mêmes difficultés de recrutement, de management.
Anywr a pourtant beaucoup grossi, cela n’impacte pas votre métier ?
Nous bouclerons l’année peut-être entre 2 000 et 2 500 salariés. Mais, moi, mon quotidien, c’est avec 15 personnes et cela ne le change pas énormément. Cela reste le même métier et je ne me rends pas réellement compte de ce qu’est devenue l’entreprise. Je m’en suis aperçu parce que nous avons fêté les 10 ans de la société fin décembre. Il y avait des salariés du monde entier et nous avons privatisé le Club Med aux Arcs. C’était un super évènement et nous avions des personnes qui sont des talents qui sont venus de Chine, du Vietnam, de Côte d’Ivoire, du Canada, du Liban, de partout.
Quand nous avons réuni tout le monde, que suis allé sur la scène et que le rideau s’est ouvert, j’ai vu tout le monde et j’ai été impressionné. Quand je voyage pour voir les équipes et que par exemple, je vais au Canada, il y a 40 – 50 personnes maximum. Je dis bonjour à tout le monde donc je ne m’aperçois pas de ce que nous sommes devenus. Ici, l’événement était beaucoup plus important. Nous avons organisé une kyrielle de surprises pour les collaborateurs et nous avons même fait venir Tony Parker. Il y a eu des sketchs pour que certains racontent leur histoire, pour nous donner des exemples significatifs des expériences des uns et des autres qui ont vécu dans plein de pays.
En voyant tout ce monde, je me suis rendu compte de la taille de la boîte et de l’accélération que nous avions connue. Je me souvenais de mon premier séminaire où nous étions 12 où j’avais amené tout le monde dans les Ardennes en Belgique, cela change beaucoup.
Quels ont été les facteurs clés de succès d’Anywr ?
Si nous en avions deux à retenir, ce serait l’offre qui est unique, et qui répond à toutes les anxiétés connues par les entreprises. Celle-ci casse ce caractère anxiogène et rassure les entreprises et les candidats à l’expatriation. Le succès c’est ainsi d’avoir su combiner le recrutement et la relocation, l’immigration, la formation. Le deuxième facteur clé de succès, c’est aussi d’avoir su développer en parallèle de l’expertise métier avec des gens qui sont parmi les meilleurs experts au monde sur des thématiques comme les visas, la fiscalité, … Et mis en place les meilleurs outils possibles pour pouvoir accompagner ces thématiques. C’est notre force, encore une fois, de combiner l’excellence des outils digitaux et le savoir-faire de nos experts.
Si vous avez trois conseils à donner à des entrepreneurs, ce serait quoi ?
S’ouvrir, rencontrer et apprendre tous les jours.
Je suis l’inverse de l’adage : « pour vivre heureux, vivons caché ». Je vais rencontrer pleins de gens, partager mon expérience, demander de l’aide, rentrer dans des réseaux comme Entreprendre, réseaux Initiatives. On se nourrit de ces rencontres, de ces échanges et j’essaye de garder beaucoup d’humilité. On apprend toujours les jours.
Trouver l’équilibre pour durer.
Parce que le métier de cette entreprise, c’est rock n’roll. Il y a cet équilibre qui est difficile à trouver entre le temps pour soi, pratiquer du sport et des activités à côté qui vont vous permettre de vous aérer un peu, de passer du temps avec votre famille et nos amis. Cet équilibre est important pour pouvoir durer et pour pouvoir être plus productif. Je m’efforce à faire du sport et surtout quand je n’ai pas le temps. Quand je n’ai pas le temps, j’essaie de me forcer et je vais mettre mes baskets et aller courir une heure.
Garder du sens.
Ma dernière entreprise était une entreprise d’insertion. Et nous avons fait pareil mais différemment avec cette entreprise et finalement, nous en sommes très fiers en interne : nous avons fait un travail d’accompagnement des réfugiés et de personnes qui arrivent du monde entier que nous allons aider à s’installer. Ce sont des personnes qui ont généralement des visas et qui ont le droit de travailler, mais qui ont du mal à s’installer. Nous allons les aider à trouver un travail, à rédiger leur CV, un logement, etc.
Nous avons beaucoup d’histoires humaines qui sont passionnantes avec des personnes qui viennent d’Afghanistan, de Syrie, d’Israël ou encore d’Ukraine. Il faut donner du sens à votre projet et faire participer vos collaborateurs à ces histoires-là. C’est aussi le rôle des entreprises de créer ce lien social et sociétal. Je ne peux qu’encourager à le faire, et cela se fait de plus en plus dans toutes les entreprises et j’en suis ravi !
Est-ce qu’il y a un point que je n’ai pas abordé, que vous souhaitez aborder ?
Peut-être un dernier point, parce qu’on a parlé des fonds d’investissement. Comme beaucoup de gens, nous avions un peu peur des fonds d’investissement qui sont « dirigés par l’argent et la rentabilité » dans notre inconscient. C’est vrai que nous sommes dans un monde où il faut de la rentabilité, de l’efficacité, etc. Nous avons eu la chance d’avoir des fonds d’investissement et des investisseurs qui sont parmi les plus reconnus des fonds régionaux français et qui ont décidé d’être entièrement partie prenante. Ils ont des valeurs qui font sens avec les nôtres et avec lesquelles nous sommes totalement alignés. J’ai peut-être aussi choisi ceux qui nous correspondaient le plus.
C’est très encourageant de voir que cela va dans le bon sens, même dans des domaines comme la levée de fonds. J’ai aimé ceux que j’ai choisis en partie car ils ont passé de temps à analyser la partie RSE de l’entreprise, Ils ont pesé l’impact que nous avions. Il y a une bonne dynamique qui se met aussi au niveau du monde financier qui fait que nous donnons du sens à ces investissements. Et je sens que c’est réel ! Ils ont fait beaucoup plus que ce qui était prévu et ce qu’ils auraient pu faire. Ce n’était pas juste pour se donner une bonne conscience.
« Quand les frontières se sont fermées, quand les aéroports se sont fermés, notre métier a été très fortement impacté. L’entreprise a d’ailleurs failli mourir car nous avons été secoués mais, avec toutes nos équipes, nous avons su être résilient et faire preuve de beaucoup d’agilité et d’ingéniosité. »
Olivier Desurmont
3 Conseils d’Olivier Desurmont
S’ouvrir, rencontrer et apprendre tous les jours. Je suis l’inverse de l’adage : « pour vivre heureux, vivons caché ». Je vais rencontrer pleins de gens, partager mon expérience, demander de l’aide et rentrer dans des réseaux comme Entreprendre, réseaux Initiatives.
Trouver l’équilibre pour durer. Parce que le métier de cette entreprise, c’est rock n’roll. Il y a cet équilibre qui est difficile à trouver entre le temps pour soi, faire du sport et faire des activités à côté qui vont vous permettre de vous aérer un peu, de passer du temps avec votre famille et nos amis.
Il faut donner du sens à votre projet et faire participer vos collaborateurs à ces histoires-là. C’est aussi le rôle des entreprises de créer ce lien social et sociétal.
Chef d’entreprise et vacances ne sont pas des termes qui semblent parfois aller ensemble. Pourtant, il est bon de savoir prendre du repos, de temps à autre. Rien ne vous empêche de vous du temps pour prendre du recul sur votre travail. Pourtant, les périodes de repos restent essentielles pour avoir votre productivité au maximum comme le montre bon nombre d’études. Entrepreneur : prendre des congés ou pas ?
Le dilemme des congés pour le dirigeant
Force est de constater que la prise de congés est une problématique majeure pour la plupart des chefs d’entreprises. Il est vu par certains comme un abandon de poste et par d’autres comme un repos nécessaire et mérité. La prise de congés pour le chef d’entreprise doit pourtant avant tout être perçue comme un droit. Ceci au même titre que les droits dont bénéficient vos salariés : droit au repos, droit aux vacances, droit au temps libre.
Il est cependant largement compréhensible que cette prise de temps libre puisse être vue comme maladroite pour le chef d’entreprise. Au final, il semble devoir être toujours présent pour décider des orientations futures de son entreprise. Exit la possibilité de partir ou encore de quitter ses tâches, ne serait-ce que pour quelques jours. Détrompez-vous !
L’importance des congés pour le dirigeant
Les congés ne sont en aucun cas un lâche abandon de poste. Bien au contraire, ils constituent une véritable nécessité pour permettre au dirigeant de prendre du recul sur son travail. Il peut également en profiter pour reposer son corps et son esprit afin de revenir aux activités pleinement rechargées. Bien que certains de vos employés puissent percevoir la chose à tort comme un usage abusif de vos droits aux congés, la plupart comprendront pleinement que vous vous accordiez un repos bien mérité.
Les études montrent bien l’effet pour les salariés et que le repos est essentiel. Ainsi, une étude menée par Project Time Off, une organisation à but non lucratif américaine, a montré que les employés qui prennent régulièrement des congés sont plus productifs, plus satisfaits de leur travail et plus susceptibles de rester dans leur emploi. Autre étude, celle menée par la Harvard Business Review. Celle-ci a montré que les employés qui prennent des congés sont moins stressés, plus heureux et plus productifs que ceux qui ne prennent pas de congés. Le dirigeant n’échappe bien entendu à cette règle.
Ce que prévoit la loi
Le régime légal concernant les congés du chef d’entreprise est un peu particulier, voire unique. En effet, le gérant ne signe pas un contrat de travail classique mais bien un contrat de mandat. C’est-à-dire que la législation classique du droit du travail ne s’applique pas dans son cas. Il peut cependant prendre des congés tout à fait librement, en étant payé (selon les clauses prévues dans les statuts de l’entreprise et discutées avec toutes les parties prenantes). Seulement, le gérant ne peut « récupérer » les jours de congés non pris : ces jours ne sont pas comptabilisés au même titre que pour les employés.
Avant de partir
Il est cependant nécessaire de bien préparer votre départ en congés. Quelques menues obligations s’imposent comme celle de déléguer à vos adjoints – ou à certains employés de votre entreprise choisis au préalable – l’ensemble des tâches devant être réalisées durant votre absence, afin de permettre une continuité dans l’exécution de ces tâches. Par la suite, à vous de déterminer les critères importants à fixer avant votre départ en congés. Ceci vous garantira tranquillité et repos d’esprit.
Et nous ne le rappellerons jamais assez : pendant les congés ou vos temps libres, le travail ne doit pas vous occuper l’esprit. Le téléphone n’est ouvert qu’aux urgences extrêmes. Nommez une seule et unique personne dans votre entreprise qui pourra vous joindre en cas d’extrême nécessité. Tout le reste de vos employés doit bien prendre en compte le fait que vous avez, vous aussi, le droit à un temps hors de l’entreprise et au respect de ce temps libre. Alors profitez de votre famille, de vos loisirs, de vous reposer, et ce sans penser constamment au travail. L’intérêt d’avoir délégué avec soin les tâches à réaliser pendant votre absence se mesurera dès votre retour.
Toute entreprise demeure soumise à certaines obligations sur le plan comptable et l’approbation des comptes en fait partie. Se tenant une fois par an, cet événement consiste à faire approuver les comptes d’une société par tous ses associés au cours d’une Assemblée Générale. Décryptage du fonctionnement de ce procédé.
Préparer sa présentation avant de passer devant l’Assemblée Générale
Avant de se lancer dans l’approbation des comptes, il convient de s’occuper de sa préparation ! Organiser une Assemblée Générale (AG), qui implique les associés, a pour but de faire valider les comptes annuels d’une société puis à les répartir.
Devant intervenir dans les six mois suivant la clôture de l’exercice, on y décide notamment de l’attribution des dividendes. Après validation, plus rien ne peut être modifié. Il incombe ainsi au dirigeant d’entreprise de mettre sur pied un rapport détaillant les chiffres de sa société sur l’année. Il doit respecter certaines formalités de sorte à ce que cette décision soit prise correctement en compte et validée par le greffe du tribunal de commerce. Les personnes concernées doivent, par ailleurs, être invitées à l’AG au moins quinze jours avant qu’elle ait lieu, par lettre recommandée.
Des documents à transmettre en amont
Le dirigeant doit, au préalable, rédiger plusieurs documents à transmettre impérativement à chaque associé avant la réunion. En voici la liste :
l’inventaire annuel ;
le rapport de gestion précisant la situation de la société durant l’exercice écoulé. Aussi, son évolution possible ainsi que les événements importants ;
le rapport spécial sur les conditions réglementées ;
les comptes annuels, qui comprennent : un bilan, un compte de résultat et des annexes, ;
le projet de résolutions au sujet duquel les associés vont devoir se prononcer : approbation des comptes, affectation du résultat, rémunération de la gérance…
Déroulement d’une séance d’approbation des comptes
Lors de l’approbation des comptes, les associés valident les chiffres proposés par le dirigeant et affectent les différents revenus de la société. Tout d’abord, les comptes annuels envoyés par ce dernier sont soumis à l’accord de chacun. Ils peuvent ainsi se voir refusés, redressés ou acceptés. Une fois les comptes approuvés par la majorité, la répartition des dividendes ou encore la mise en réserve des bénéfices peut être décidée. Le plus souvent, la rémunération du dirigeant SAS ou SARL est déterminée au même moment, à moins que son montant ne soit déjà défini dans les statuts de l’entreprise.
Bien sûr, ce type d’assemblée ne doit pas se limiter à l’approbation des comptes. L’ordre du jour ou tout sujet nécessitant une réunion des associés peut se voir abordé. Certaines décisions peuvent ainsi être prises, telles que la ratification des conventions passées entre la société et un associé ou encore l’extension des pouvoirs du gérant.
N’oubliez pas que cette réunion particulière donne lieu à la rédaction d’un procès-verbal indiquant toutes les décisions des associés. Ce document doit par la suite être transmis au greffe et marque la fin de l’approbation des comptes.
Bien rédiger le procès-verbal d’une assemblée
Le procès-verbal doit atterrir entre les mains d’une institution telle que le tribunal de commerce. Il doit prendre une forme bien spécifique. Lorsqu’il s’agit d’un acte dit « sous seing privé », c’est-à-dire effectué par les parties elles-mêmes ou par un tiers, la rédaction n’implique pas forcément la nécessité d’un professionnel juridique extérieur.
Vous n’avez donc pas à faire appel à un notaire. La responsabilité de son écriture revient alors au dirigeant de la firme. Le site officiel d’Infogreffe (registre du commerce et des sociétés en direct du greffe du tribunal de commerce, ndlr) rappelle que ce texte doit indiquer, en guise d’introduction :
la date et le lieu de réunion,
les nom, prénom usuels
qualité du président de l’assemblée,
les nom et prénom des associés présents (ou réputés présents, en cas de participation à l’assemblée grâce à des moyens de télécommunication électroniques) ou représentés (par des mandataires, c’est-à-dire des personnes munies d’une procuration, ainsi habilitées à représenter les associés concernés),
l’indication du nombre de parts sociales détenues par chacun d’eux.
Le contenu du procès verbal
Au niveau du contenu de la réunion, le procès-verbal doit le retranscrire. Il vous faut, pour cela, décrire les points suivants :
les documents et rapports soumis à l’assemblée,
un résumé fidèle et objectif de l’intégralité des débats, ce qui exclut notamment toute analyse des discussions qui ont précédé l’adoption des décisions,
le texte des résolutions mises aux voix, sachant qu’il faut reproduire non seulement
les résolutions adoptées définitivement mais aussi celles qui ont été rejetées,
le résultat des votes,
toutes difficultés techniques de transmission ayant perturbé le déroulement de l’assemblée,
la participation des associés à l’assemblée est assurée par des moyens de télécommunications.
Déposer ses comptes annuels : comment s’y prendre ?
Les démarches relatives aux comptes annuels d’une entreprise ne s’arrêtent pas à l’approbation des comptes. Étape obligatoire, il faut ensuite déposer le procès-verbal au greffe du tribunal de commerce afin de faire appliquer les décisions. Ce geste s’avère, lui aussi, incontournable. Vous ne pouvez d’ailleurs bénéficier d’un délai pour remettre vos comptes qu’en cas de difficulté de gestion. Si vous ne remettez pas les documents nécessaires à l’institution, sachez que vous vous exposez à une amende de 1 500 euros et 3 000 euros en cas de récidive.
Le dirigeant dispose d’un délai d’un mois après l’Assemblée Générale pour s’acquitter de cette tâche et de deux mois s’il opte pour une procédure de dépôt en ligne. Pour ce faire, consultez la page www.infogreffe.fr. Six pièces doivent être remises dans le cadre de cette procédure :
Les comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) ;
Les rapports de gestion ;
La proposition d’affectation du résultat soumise à l’assemblée ;
La résolution votée d’affectation du résultat ;
Les comptes consolidés et le rapport sur la gestion du groupe (le cas échéant)
S’il existe, vous devez également envoyer, le rapport du commissaire aux comptes.
Les responsabilités restent les mêmes pour toute EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), qui renvoie à une SARL (Société à Responsabilité Limitée) constituée d’un seul associé. Lorsque vous êtes gérant d’une SASU ou d’une EURL inutile de tenir une assemblée d’approbation des comptes à vous seul ! Le simple dépôt de vos comptes annuels dans les six mois qui suivent la clôture de l’exercice social suffit.
La créativité est devenue le support nécessaire à toute innovation. Sans nouvelles idées, toute entreprise stagne. Nombreuses sont les entreprises qui souhaitent se démarquer. Certaines d’entre elles jouent sur l’aspect innovant ou sur le côté créatif. Il n’est pourtant pas si évident de laisser libre cours à son imagination et faire s’exprimer cette créativité aux arômes dont vous seul avez le secret. Zoom sur techniques et astuces qui permettent de faire naître et de dévoiler vos idées au grand jour.
Une capacité innée
Votre capacité à imaginer et inspirer, construire et mettre en œuvre un concept ou un objet nouveau, ou à pallier un problème par une solution originale, représente votre part de créativité. Autrement dit, c’est votre capacité à imaginer, inspirer, créer, inventer, innover …
Ce pouvoir créateur se veut subjectif et varie selon les personnes. Certains sont d’ailleurs plus enclins à la créativité et détiennent le pouvoir de la déclencher quasiment sur demande. Seulement, ce n’est pas le cas de tout le monde. Tout comme un écrivain peut rester des heures devant une page blanche, un entrepreneur peut se voir à court d’idées. Créateur en herbe, munissez-vous de votre stylo magique car la créativité est au rendez-vous. Retour sur les méthodes à l’aube de ce que peut être la naissance d’un projet prometteur …
La créativité rime avec subjectivité
En tant que chef d’entreprise, une idée originale (bien entendu, une bonne idée) présente un intérêt économique pour votre entreprise. Cette idée peut en effet s’apparenter à une source de bénéfices. C’est également un moyen de vous démarquer de la concurrence. Selon plusieurs recherches, la créativité résulterait d’un travail conscient. D’après de nombreuses études, il s’est d’ailleurs avéré que plus vous êtes créatif, plus vous êtes productif.
Les caractéristiques de la personne créative
Certaines personnes seraient considérées comme étant plus créatives que d’autres. Il est constaté que ces personnes présenteraient des caractéristiques similaires :
une volonté de surmonter les obstacles,
une énergie,
une capacité à visualiser les problèmes,
une certaine aisance verbale, une
indépendance,
une autonomie,
un intérêt pour les problèmes complexes,
un QI (Quotient Intellectuel) plutôt élevé,
une certaine confiance en soi,
le courage de se battre pour leurs convictions,
être prêt à prendre des risques,
être ouvert à de nouvelles expériences,
faire preuve d’une certaine tolérance envers l’ambiguïté,
accepter certains conflits intérieurs,
la persistance,
la pensée analogique …
Bien que certaines personnes semblent prédisposées à cela, les autres peuvent également se montrer très créatives. Votre degré de créativité n’est en effet pas de nature génétique.
Chacun peut apprendre à développer sa créativité.
Une des caractéristiques clés des personnes les plus créatives découlerait du fait qu’elles savent identifier des problèmes intéressants, de manière pertinente, et qu’elles détiennent une capacité à poser les bonnes questions. Si vous voulez devenir plus créatif, votre capacité d’écoute et de concentration est aussi un facteur essentiel.
Vous devez être capable d’identifier les liens de cause à effet, le fondement du sujet même. Il s’agit de souvent prendre du recul sur un thème ou une question donnée, d’envisager plusieurs perspectives. Si vous souhaitez être créatif, ne vous enfermez pas dans votre logique habituelle, celle-ci ne vient qu’après avoir épuisé votre instinct créatif sur le sujet. Vous risqueriez, et ce, pratiquement à coup sûr, de passer à côté de plusieurs idées, généralement meilleures que celles rapportées par votre logique. Laissez voguer votre esprit et parler votre intuition révélatrice de vos pensées originelles.
Une partie logique à ne pas rejeter
Il n’est pas non plus question d’exclure totalement votre partie logique. Cette dernière doit intervenir mais a posteriori. Elle n’est là que pour appuyer et confirmer ou non les idées que vous avez trouvées. Ceci dans le but d’évaluer la viabilité de l’idée retenue.
Être créatif c’est aussi détenir une capacité déductive en déduisant les conséquences. Vous vous devez de savoir identifier les bénéfices et les risques liés à vos idées pour ne garder que les meilleures idées. Cette sélection doit émaner d’une analyse objective résultant d’une pensée critique et positive.
D’un point de vue psychologique, l’éducation influe sur la créativité. Toutefois, la créativité demande certaines compétences dans le domaine où elle s’exprime.
Les idées ne seront pas toutes extraordinaire
Ne vous attendez pas forcément à trouver « the best idea » tout de suite. Cela peut prendre un peu plus de temps. Une véritable bonne idée peut être le résultat d’un long moment de réflexion. Alors laissez du temps au temps … Sortir de sa routine, changer d’air, s’accorder un moment de détente, de sérénité, peut être un bon moyen de développer sa créativité et de faire remonter de brillantes idées à la surface.
Mettez en place 4 méthodes
« Le brainstorming » exerce un recueil d’idées auprès de plusieurs personnes. Cette technique vise à générer un maximum d’idées pour ensuite les analyser et les trier. Réunissez des équipes et mettez-les à réfléchir. Vous verrez que vous récolterez des idées judicieuses.
« La pensée latérale », développée par Edward de Bono, se destine à dépasser la pensée logique dite rationnelle et de rechercher des idées ailleurs que dans son carcan.
« L’innovation games » est une approche qui renvoie à des activités ludiques qui permettent de récolter des idées innovantes.
« Mindmaps » désigne le fait de représenter des idées ou des faits sous forme d’un diagramme dit « carte mentale » qui permet d’aller plus loin que la première idée qui vous vient à l’esprit.
Au sein d’un groupe …
Le fait de travailler en groupe serait favorable à votre inspiration. Collaborer booste votre créativité par l’échange d’idées, le fait d’avoir accès à différents points de vue, des idées auxquelles vous n’avez pas forcément pensé, des manières de voir les choses qui divergent des vôtres. Pensez davantage aux brainstormings.
Avoir travaillé dans un même groupe depuis un certain temps, partager des valeurs communes, bénéficier de compétences complémentaires, ajouter la somme des connaissances de chacun dans la résolution d’un problème, sont autant de facteurs qui tendent à accroître votre créativité. L’aptitude à instaurer une façon de travailler, pour ainsi dire, une culture d’organisation est déterminante quant au niveau de créativité induit. La créativité c’est donc un phénomène de groupe social. Selon la culture de votre organisation, et donc, certes, la nature des individus qui en font partie, votre entreprise peut se révéler plus ou moins créative.
Pour ce qui est des réunions ou des brainstormings, n’intervenez pas dans la réflexion de vos salariés. Laissez-les pleinement exprimer leurs idées sans les censurer, sauf dans le cas où ils s’éloigneraient trop du sujet donné. Si vous réagissez avant que les personnes n’aient le temps d’aller au bout de leurs idées, indirectement, vous les influencez, et elles risquent de modifier leurs propos et de ne pas avancer ce qu’elles avaient prévu de dire initialement.
Vous disposez maintenant des outils à l’origine d’idées brillantes et lumineuses. Alors … imaginez et créez !
Pour les aficionados de technologie, les dernières nouveautés qui pourraient vous plaire. Au menu Smartphone, écouteurs à réduction de bruit, bracelet connecté et tablette 2 en 1.
Nokia G22 : un smartphone conçu pour être réparé à domicile
Nokia a annoncé le Nokia G22, un smartphone qui permet de remplacer et réparer facilement ses composants en cinq minutes. En effet, le fabricant de téléphones Nokia HMD Global Nokia s’est associé à la plate-forme iFixit pour proposer les principales pièces et un tutoriel de réparation. Ce modèle est livré avec un dos en plastique recyclable amovible pour permettre aux propriétaires d’échanger les pièces cassées. Ainsi, les propriétaires de téléphones peuvent acheter des pièces de rechange et des kits de réparation officiels. Ils fabriqués avec des matériaux recyclés et reconditionnés, auprès de la société de réparation iFixit.
C’est un smartphone standard avec un écran HD (LCD) de 6,52 pouces au taux de rafraîchissement de 90 Hz. Il est compatible 4G et embarque 4 Go de RAM et 64 Go de stockage. HMD a prévu un emplacement carte micoSD qui permettra d’ajouter jusqu’à 2 To de stockage supplémentaire. Il possède une batterie de 5 050 mAh compatible à charge rapide, compatible avec une charge à 20 W. En photo, son appareil principal est de 50 MP, accompagné d’un appareil photo frontal de 8 MP. Le G22 coûte 180 € en version 4/64 Go et 190 € pour son modèle 4/128 Go. Les prix des pièces de rechange seront comme suit :
la batterie à 26 €,
l’écran à 50 €
le port de charge 21 €.
Xiaomi lance des écouteurs à réduction de bruit active en France
Xiaomi a annoncé la sortie de ses derniers écouteurs sans fil True Wireless, les Buds 4 Pro, en France. Les True Wireless Buds 4 Pro, des écouteurs à réduction de bruit active, intègrent notamment le LDAC de Sony. Celui-ci offre des taux de transfert de données allant jusqu’à 990 kb/s. A noter des profondeurs binaires et 32 bits, ainsi que la prise en charge du Hi-Res Audio Wireless. Concernant la réduction de bruit active, Xiaomi communique sur une diminution jusqu’à un niveau de 48 dB.
Côté autonomie, les Buds 4 Pro promettent jusqu’à 9 heures de temps d’écoute avec une seule charge. Celle-ci peut aller jusqu’à 38 heures avec le boîtier de charge. Sinon, les écouteurs disposent d’embouts auriculaires en caoutchouc de silicone liquide. Il permet un meilleur ajustement avec la nouvelle fonction « Intelligent Fit Monitoring ». Cette dernière permet aux utilisateurs de trouver l’ajustement parfait.
Vous pouvez régler les paramètres sonores via l’application dédiée Xiaomi Earbuds. Celle-ci donne accès à des fonctions personnalisées telles que :
les modes ANC,
les modes de transparence,
l’audio dimensionnel intégré,
et la connectivité à deux appareils.
Les écouteurs sont disponibles depuis le 8 mars, en deux couleurs : Star Gold et Space Black, au prix public conseillé de 249,99 euros.
Le Honor Band 7 : un nouveau bracelet connecté avec écran Oled et suivi de la saturation en oxygène dans le sang
Le constructeur chinois Honor a annoncé son nouveau bracelet connecté, destiné aux sportifs avec 96 modes d’entraînement. Le Honor Band 7 est proposé avec un écran OLED de 1.47 pouce. Sa résolution est de 194 x 368 px (282 ppi). Il dispose de la certification 5ATM. Le bracelet est léger avec environ 18 grammes sur la balance. Le Band 7 propose ainsi un suivi du nombre de pas parcourus grâce à un accéléromètre, un suivi de la fréquence cardiaque et de la SpO2 tout au long de la journée. En plus, le Honor Band 7 peut faire le suivi cardiaque, oxygénation dans le sang, stress, santé féminine ou encore de sommeil. Le bracelet permet de contrôler la musique, gérer les appels, consulter la météo et afficher vos notifications.
Côté autonomie, le bracelet intelligent peut fonctionner jusqu’à 14 jours en une seule charge. Ceci dans des scénarios d’utilisation modérés. En effet, son autonomie ne va jusqu’à 10 jours si on le sollicite de façon plus intensive. Cependant, ce produit supporte la charge rapide, ce qui permet de gagner deux jours d’autonomie en seulement 5 minutes de charge. Le Honor Band 7 est disponible, en noir seulement, au prix de 59,90 euros.
Lenovo a dévoilé la tablette IdeaPad Duet 3i, la dernière version qui fait à la fois tablette tactile et ordinateur portable. La tablette se présente avec un étui folio pliable et détachable. Celle-ci agit comme une housse de protection et un écran tactile LCD IPS 2K avec une résolution de 2 000 x 1 200, de 11.5 pouces. Il dispose d’une couverture couleur 100 % DCI-P3 qui peut atteindre à une luminosité maximale de 400 nits. La tablette seule mesure 271,3 x 172 x 8,95 mm et ne pèse que 697 g.
Il s’agit d’un PC polyvalent qui fonctionne avec les derniers processeurs Intel N100 ou N200. Il est livré avec Windows 11 Famille ou Pro. L’appareil dispose de deux ports USB Type-C et d’une prise de port audio 3,5 mm. L’un des ports USB Type-C prenant en charge la technologie Rapid Charge Boost, qui peut recharger l’appareil jusqu’à deux heures d’utilisation en 15 minutes. Avec une batterie de 35,6 Wh, Lenovo promet 8,5 heures d’autonomie. En termes de caméras, l’appareil dispose d’une frontale de 5 mégapixels et d’une arrière de 8 mégapixels. De plus, la tablette est équipée des technologies Wi-Fi 6 et Bluetooth 5.1. A noter : Le Lenovo IdeaPad Duet 3i sera mis en vente à partir du mois de juin, avec des prix à partir de 449 €.