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Réaliser une bonne étude de marché… sans dépenser 1 €

Une étude de marché semble rencontrer l’adhésion mais votre trésorerie ne vous permet pas d’investir car vous avez d’autres priorités. Or, vous le savez-bien, disposer d’un bon produit/service ne suffit pas. Bien que votre concept soit révolutionnaire, il ne faut pas oublier de le tester auprès du public. Encore aujourd’hui, de nombreux entrepreneurs oublient cette « formalité » qui n’en est pas une. Il est vrai que les différents frais sont nombreux lors du lancement d’une start-up, et qu’il est tentant de « zapper » l’étude de marché. Dans ce cas, vous pouvez la réaliser sans toucher à votre trésorerie.

S’enquérir auprès des proches

Avoir une bonne idée, un bon produit, et se lancer dans l’entrepreneuriat peut vous mettre de la poudre dans les yeux. Aveuglé par ce que vous avez en tête, vous oubliez de prendre du recul, et risquez de foncer dans le mur. Avant toute chose, parlez de votre projet à votre famille et à vos proches. Cette « étude de marché privée » vous donnera déjà le ton. L’intérêt de cette sphère privée est la sincérité des réponses. Si aucun ne voit le projet fonctionner, préparez-vous à de recherches plus poussées. Au minimum…

Scruter la concurrence

Scruter la concurrence est indispensable pour connaître les tendances :

  • S’il n’y en a pas du tout, cela ne signifie pas forcément que vous êtes sur la bonne voie et qu’il y a une place à prendre. Il vous faudra peut-être évangéliser le marché, ce qui prend un certain temps. Dans ce cas, il faudra pousser les recherches de manière approfondie*.
  • Si vous dénombrez 2 ou 3 concurrents, c’est parfait : cela signifie souvent que le marché est en train d’éclore et représente souvent un gage de fiabilité pour votre produit. En revanche, cela signifie souvent que la concurrence va se jouer sur la vitesse et que vous devrez vous battre pour être reconnu avant que de nouveaux concurrents arrivent en masse.
  • S’il y en a beaucoup, c’est que le produit que vous proposez répond à une forte demande. Mais cela signifie aussi qu’il est peut-être bientôt obsolète. De plus, il est très dur de s’imposer au sein d’une concurrence dense quand vous êtes « nouveau ».

Réaliser un sondage

• Physique : « Bonjour, auriez-vous 2 minutes pour répondre à un sondage ? ». Vous y avez forcément été convié, mi-agacé, mi-ennuyé. Cela reste une solution gratuite (à condition de le faire soi-même) même s’il reste toujours difficile d’interroger les passants une feuille à la main, en face d’une bouche de métro. Servez-vous de votre carnet d’adresses ou profitez d’une rencontre networking pour récolter des informations qui vous seront précieuses.

• Virtuel : La méthode est moins contraignante et les internautes se livrent souvent plus volontiers au jeu de la question/réponse derrière leur écran. Les informations sont, de plus, récoltées assez rapidement. Via internet, vous utilisez les réseaux sociaux, et mesurer la popularité de votre concept grâce à une page professionnelle. Si vous avez un site web, créez un sondage interactif où les internautes pourront cocher telle ou telle réponse. Dans ces cas-là, l’anonymat offre un gage de sincérité pour les réponses. Enfin, utilisez, en marge de votre site, le forum pour lancer tout type de discussions. Si celui-ci est bien référencé, les réponses et avis (pas tous pertinents, il faut bien l’avouer) déferleront.

Accéder aux études déjà réalisées

N’hésitez pas à consulter les chiffres déjà présents, et rendus publics : sur l’INSEE, BBA, IFOP, Sofres, Opinionway etc… D’autres sites vous permettent de consulter gratuitement les résultats (qui sont partiels la plupart du temps, mais bon pour vous servir de point de comparaison…) de leurs études notamment Creatests ou encore l’AFE Agence France Entrepreneur (ancienne APCE, agence Pour la Création d’Entreprises, qui aide aussi les entrepreneurs à réaliser leur étude de marché).

Enfin, il y a la méthode Steve Jobs, qui ne voyait pas l’intérêt d’une étude de marché. Pourquoi faire une étude, alors que les gens ne connaissent pas le produit proposé ? C’est la stratégie qui consiste à créer le besoin, et non à l’évaluer. Brillant, risqué, et déconseillé si vous n’êtes pas un entrepreneur visionnaire.

Vous connaître personnellement pour mieux avancer

Nous sommes souvent dans l’illusion de ce que nous sommes car les étiquettes apposées par notre environnement familial ou par l’école ou par d’autres environnements auxquels nous avons été confrontés, influencent notre comportement et qui sont souvent loin d’être justifiées. Difficile de diriger une entreprise si ces étiquettes s’imposent à vous dans la vie professionnelle et vous empêchent d’agir à bon escient. La maîtrise de ses capacités et de ses qualités et défauts associée au contrôle de soi sont peut-être l’étape la plus cruciale pour l’entrepreneur. Savoir se gérer semble la base d’une bonne gestion d’entreprise. Voilà quelques conseils en ce sens.

Cernez et maîtrisez vos émotions.

L’entrepreneur est un humain comme les autres. Lui aussi ressent peur, haine, colère, stress mais pourtant, plus que les autres, il doit apprendre à se maîtriser face à ses employés. Les émotions, si elles ne sont pas contrôlées, finissent par agir sur le corps (mains moites, suées, rigidité dans le comportement). Pour autant, une bonne gestion et la compréhension de ses propres sentiments permettent de mieux diriger une équipe. S’ouvrir à ses collaborateurs n’est pas une faiblesse, bien au contraire car eux, à leur tour, s’ouvriront à vous.

Par exemple la peur, elle peut vous paralyser, voire déclencher votre colère. Mais si vous apprenez à la contrôler, vous pouvez la transformer en facteur stimulant. Un dossier volumineux vous crée des angoisses et vous paraît insurmontable ? Faites-en un défi ! C’est stimulant pour vous et vos collaborateurs. Toutes les émotions peuvent être tournées à votre avantage. Vous fulminez de colère ? Dépensez-vous en faisant du sport. N’hésitez pas à évacuer le stress comme vous le pouvez. La méditation, le dialogue et le sport constituent autant de moyens qui permettent à l’entrepreneur de garder le contrôle de soi. Attention tout de même, maîtrise de soi ne veut pas non plus dire devenir un robot sans états d’âme. Ce sont les émotions qui façonnent l’humain et l’humain qui crée le bon dirigeant.

L’organisation, l’atout-maître

Cela semble tomber sous le sens, mais si vous ne vous imposez pas une rigueur a minima, personne ne le fera pour vous. Vous devez être un roc et un monstre de discipline afin de montrer l’exemple à vos employés et garder votre société sur les rails. Obligez-vous à arriver à l’heure chaque matin et ne partez pas plus tôt que tout le monde sauf si vous avez un rendez-vous professionnel. Organisez-vous en créant des listes. Notez les choses à réaliser impérativement dans la journée par ordre d’importance et le temps que vous allez y consacrer.

Organisez votre emploi du temps afin de tout prévoir et limiter au maximum les mauvaises surprises. Avoir un emploi du temps ordonné vous empêchera de sombrer dans le chaos et de crouler sous une montagne de tâches à effectuer. Une activité à la fois, c’est le secret. De même, afin de s’assurer un réseau de contacts digne de ce nom, prenez à chaque fois le temps de noter les numéros, noms et professions de vos interlocuteurs dans un seul et même endroit et de manière la plus claire possible. Imaginez-vous comme un sportif qui doit s’imposer chaque jour un entraînement rigoureux s’il veut remporter la compétition.

Dépassez-vous.

La confiance en soi constitue l’une des clés pour maintenir son entreprise à flot. Même si vous êtes introverti, apprenez à vous dépasser car vous allez sûrement être amené à rencontrer divers clients et partenaires, voire vous exprimer devant la presse. Si vous n’êtes pas sûr de vous, cela se ressentira et les personnes auront plus de difficultés à vous faire confiance. Cela risque également de ternir l’image de votre société. N’oubliez pas, vous constituez la vitrine de votre entreprise. Si vous avez une bonne image de vous, les interlocuteurs le verront.

Il existe plusieurs moyens de cultiver la confiance en soi comme se mettre au sport, ou le fait de s’entraîner à s’exprimer devant un miroir afin de mieux articuler. Et si vous avez besoin de booster votre ego, dites-vous quand même que vous avez réussi à montrer votre propre entreprise et que ce n’est pas rien ! Vous avez du mérite et les personnes autour de vous le savent ! Attention tout de même à ne pas en devenir arrogant, sachez rester humble, car c’est une vertu qui reste souvent appréciée.

Cultivez votre enthousiasme et votre ouverture d’esprit.

Ne soyez pas défaitiste, les erreurs et problèmes arrivent à tout le monde ce n’est pas une raison pour baisser les bras à la première difficulté. Avoir confiance en sa société et en son projet permettra de garder toujours la tête haute et de vous relever dans les moments difficiles, alors qu’adopter un comportement défaitiste risque de miner le moral de vos collaborateurs et de vous faire plonger. Voyez les échecs comme des leçons, apprenez des erreurs afin de ne plus reproduire le même schéma. De toute façon, dites-vous que chaque société, aussi puissante soit-elle, a connu à un moment ou un autre des difficultés. C’est votre fardeau en tant qu’entrepreneur, alors apprenez à vivre avec !

Apprenez à concilier vie professionnelle et vie privée.

Ne pas avoir de vie sociale ou n’en avoir que très peu n’est pas forcément gage de rendement. Au contraire, cela risque d’impacter votre travail. Il reste fort tentant de se plonger à corps perdu dans le travail, car c’est bien connu, qui mieux que vous peut diriger votre entreprise ? Mais prenez garde car l’aventure entrepreneuriale est clairement envahissante !

Chez vous, le téléphone sonne. Vous ne pourrez vous empêcher de répondre à un mail, un sms, un appel, à tel point que la frontière travail-vie privée risque au fil du temps d’apparaître comme un lointain souvenir. Plus que le stress et la dépression, vous risquez le burn-out. Apprenez à couper votre téléphone et aménagez votre emploi du temps pour vous accorder du temps libre et des instants passés en famille. Vous pourrez le constater, vous serez nettement moins stressé et plus efficace au travail. Parfois, apprendre à décrocher ponctuellement est la clé pour être un dirigeant efficace !

Interview de Augustin Paluel-Marmont, Co-fondateur et Vizir de Michel & Augustin

L’objectif de Michel & Augustin est de faire sourire la planète en proposant des produits gourmands et naturels. Il s’agit de partager notre aventure de manière rigolote. L’aventure reste d’abord sur le plan humain.

Comment vous êtes-vous lancés dans l’aventure M&A ?

Très simplement, dans le four de ma petite cuisine dans mon petit appartement ! Nous avions envie de créer une aventure forte dans le domaine alimentaire, mais nous ne connaissions rien à ce secteur. Après mon four, cela a été une boulangerie qu’on nous prêtait le jour de sa fermeture, puis la location d’une biscuiterie. Petit à petit nous nous sommes organisés, mais en prenant notre temps. Aujourd’hui cela fait 4 ans et demi que l’aventure existe, nous sommes 34 dans l’entreprise et proposons 45 références de produits.

Quel a été votre parcours jusqu’à la création de M&A ?

Après avoir fait une école de commerce, j’ai travaillé à la direction de la stratégie du Club Med. Puis j’ai créé une boîte dans les nouvelles technologies que j’ai revendue. Je me suis ensuite lancé dans un CAP de boulanger avant d’intégrer la direction marketing d’Air France. Lors d’une année sabbatique, j’ai écrit avec Michel un guide sur les boulangeries de Paris. à la suite de cette expérience, nous avons eu l’envie de plonger dans l’entrepreneuriat et de créer une nouvelle marque alimentaire.

Cela ne vous a pas fait peur de quitter un poste assez confortable pour créer M&A ?

Non, je ne cherche pas la sécurité ; je cherche à vivre pleinement ma vie. Je crois que la vie est courte et qu’il faut être acteur de sa vie. Tout ce qu’on fait, même si cela se termine par un échec, est un enrichissement personnel et professionnel, si bien sûr on le fait de manière intelligente. Je n’ai absolument pas peur. Même si un jour l’aventure M&A venait à s’arrêter, je suis convaincu que j’arriverai à rebondir ailleurs. Il ne faut surtout pas que la vie soit dictée par la crainte. L’important est de rester optimiste, quoi qu’il arrive. Le secret des personnes qui font quelque chose d’intéressant dans leur vie du point de vue personnel ou professionnel ? Une grande énergie, de la confiance en eux, beaucoup de bon sens, et une bonne capacité à savoir bien s’entourer.

Quelle est la relation que vous cherchez à entretenir avec vos clients ?

Nous ne calculons rien, nous sommes juste dans le partage. Nous avons décidé de monter cette entreprise à deux pour pouvoir la partager. Celui-ci se fait ensuite avec l’équipe et nous essayons de le vivre également avec nos clients. Chaque premier jeudi du mois par exemple, nous ouvrons les portes de la Bananeraie (ndlr : les locaux de l’entreprise) à tous ceux qui le souhaitent pour faire des critiques, donner une idée de recette, avoir des infos… Nous sommes dans une démarche très participative, voire même collective. Nous faisons les choses telles que nous les ressentons.

Comment managez-vous l’entreprise ?

Notre entreprise ce n’est pas le club Med non plus ! Les gens travaillent, mais ils le font avec passion et enthousiasme. Pourquoi ? Car ils ont une grande autonomie et beaucoup de responsabilités. Il y a un côté excitant, car tout leur travail a un impact visible et direct sur le marché.

Vous avez réussi à vous faire connaître avec un budget communication quasi nul, comment avez-vous fait ?

Mon grand principe c’est « agitez votre imagination, pas votre porte-monnaie » ! Beaucoup de médias se font l’écho de ce qui se passe à la Bananeraie car nous travaillons de manière sympathique. Cela correspond à ce que les gens recherchent aujourd’hui : la modernité dans l’authenticité. Nous avons tout de même fait une campagne d’affichage il y a quelques mois car nous arrivons à un moment de notre développement où il devient nécessaire d’être présent sur des médias traditionnels. Mais notre message reste malgré tout toujours un peu décalé. Notre communication est le reflet de l’état d’esprit de la tribu. Tout le monde a la patate, l’envie de faire plaisir, de se faire plaisir !

Les 5 conseils d’Augustin pour les entrepreneurs 

  • N’attendez pas d’avoir la bonne idée pour vous lancer, car c’est en vous lançant et en la travaillant que l’idée deviendra bonne. Il ne faut pas attendre l’espèce d’idée miracle.
  • N’écoutez pas trop vos proches car ils sont souvent défaitistes. Il faut avoir confiance dans sa vision.
  • Très vite, entourez-vous bien. La clé du succès ce n’est pas la personne ou encore son idée, mais les gens qui vont travailler avec lui.
  • Bien gérer son énergie. Au départ, on se lance comme dans un sprint et on s’aperçoit que c’est plutôt un marathon. Il ne faut pas se « cramer » tout de suite.
  • La vie est plus belle à deux que seul ! Partez à deux, de manière totalement égalitaire, peu importe qui a apporté quoi.

Les astuces pour associer franchise et Family Business

Certains entrepreneurs aiment se mettre en partenariat avec une entreprise familiale. Il ne reste plus qu’à maintenir en équilibre son business. En dépit du soutien des proches, il y a certaines règles à adopter pour réussir son family business en franchise. A la base, d’une relation familiale, ils doivent y avoir la conscience des qualités complémentaires et des défauts susceptibles de créer des conflits.

Entretenir un business en franchise est une prise de risque. Toutefois, le faire en famille semble plus apaisant et moins contraignant. En effet, dans l’univers de l’entreprenariat, être en famille semble plus rassurant. L’association en famille se construit sur des bases solides car vous êtes naturellement plus confiant qu’avec d’autres personnes.

Cultiver l’esprit convivial

Quel que soit le secteur dans lequel vous évoluez, n’ayez pas peur d’aller sur le terrain. Soyez toujours présent, et abordez vos clients, pour leur faire sentir l’esprit convivial de votre business. N’ayez pas peur d’aller à l’encontre de terres inconnues, unissez vos forces, en vous implantant fortement dans le paysage. En misant sur la croissance des efforts, ce type d’entreprise gravit souvent les échelons plus vite que d’autres. Si vous voulez également que votre société de family business connaisse du succès, privilégiez le contact régulier avec la famille, aussi bien au travail qu’en dehors.

Mieux gérer la pression

La franchise est souvent sujette à pression. À la différence de la solitude, gérer la pression en famille est beaucoup plus facile. Effectuez des contrôles systématiques de votre réseau, pour détecter des éventuels soucis. Une entreprise familiale mise sur la loyauté, qui est une bonne alliée d’une bonne gestion en franchise. Une entreprise franchisée demande une certaine force de caractère. Faites de votre nombre votre force, en utilisant les tempéraments de chacun à votre avantage. Dans la franchise, la concurrence est rude, mais en étant unis, vous allez pouvoir facilement entrer dans ce monde glissant. En effet, la solidarité d’une family business en franchise permet d’avancer plus vite, et de surmonter les difficultés. Chaque dirigeant fait des efforts considérables pour permettre à l’entreprise de s’épanouir et de rester en équilibre.

Bien connaître les qualités et des défauts de chaque personne

Bien connaître les qualités et les défauts de chaque membre de la famille qui participe à la franchise est la meilleure manière de diriger les talents de chaque personne. Les défauts, il ne faut pas les ignorer au départ de la collaboration pour obtenir l’engagement de chaque personne à respecter les principes et qui éviteront des conflits inutiles : par exemple la tendance à être en retard, la tendance à remettre au lendemain ce qui doit être fait le jour même, la tendance à ne pas être professionnel…

Dès le départ de la collaboration, ces points essentiels ne doivent pas être sous-estimés. A contrario et bien heureusement devant les nombreuses qualités dont celle de l’implication ou du dévouement ne doivent pas être exploitées. Vous ne devez pas devenir plus exigeant que vous le seriez pour un salarié, être reconnaissant et respectueux, des principes que vous devez vous appliquer. Vous devez aussi bien prendre conscience de l’importance des relations.

Favoriser l’innovation

Un family business en franchise a beaucoup plus de chance de conduire une innovation, par rapport à une simple société franchisée. En transmettant dans la société la confiance déjà présente au sein de la famille, vous allez pouvoir booster l’implication et la productivité de votre entreprise. Même si les nouveaux concepts sont souvent utiles en franchise, il est préférable, pour avoir une bonne réussite, d’appliquer une bonne vieille méthode familiale, en respectant les règles et les normes en vigueur.

Une entreprise familiale, c’est avant tout un héritage commun. C’est d’ailleurs ce qui motive tout le monde à mettre un peu de lui, pour une bonne mise en marche de la société. En mettant en place un bon climat social, une entreprise familiale va arriver à monter au sommet. Dans une société familiale, même si l’argent compte, la valeur morale est avant tout mise en avant. Il y a de multiples façons pour réussir son family business. Néanmoins, il y a des risques évidents à prendre en compte. La collaboration en famille n’est pas tout le temps harmonieuse, des divergences d’opinions, amenant à une tension entre la famille, peuvent subsister. Soyez donc néanmoins prudents.

Les acteurs et aides pour s’implanter à l’international

Pour développer la compétitivité et la visibilité des entreprises françaises à l’international les aides et les organismes dédiés pour s’implanter à l’international ont été regroupés. Ils offrent une gamme de produits et services aux entreprises qui permettent de ne pas se perdre sur la route et les méandres de l’international.

Des acteurs compétents

BUSINESS FRANCE, l’agence dédiée au développement international

Cette structure est née de la fusion de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFii) et d’UBIFRANCE, Agence française pour le développement international des entreprises. Elle est opérationnelle depuis le 1er  janvier 2015. Business France est un opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française. Il valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires. L’agence accompagne les entreprises françaises et internationales jusqu’à la réalisation de leurs projets.

Grâce à un réseau et à une équipe de 1500 professionnels sur le terrain en France (spécialisés par domaines de compétence et secteurs d’activités), et dans 92 pays, Business France intervient du montage opérationnel des actions jusqu’à leur suivi à long terme.

Les 4 missions principales de Business France sont les suivantes :

  • Aider au développement international des PME et ETI et de leurs exportations
  • Prospecter et accueillir les investisseurs étrangers en France
  • Promouvoir l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires
  • Gérer et développer le Volontariat International en Entreprises (V.I.E)

Site officiel : Business France www.businessfrance.fr

Un soutien incontournable : le Programme France Export de 2019

Il s’agit d’un ensemble d’opérations collectives de promotion commerciale, qui permettent aux entreprises de bénéficier d’un soutien logistique et financier. 600 actions figurent au programme pour 2019.Pour définir le contenu de son programme l’agence Business France s’appuie sur un certain nombre de partenaires : les CCI, la CCI international, l’ADPETA (Association pour le Développement des Echanges internationaux de Produits et Techniques Agroalimentaires) soutenue par les chambres d’agriculture, la SOPEXA (alimentation, boissons, nutrition-santé), ainsi que de nombreuses fédérations professionnelles et partenaires privés.

Quels sont les types d’événements sélectionnés ?

Rencontres d’affaires, colloques, missions découvertes, expositions, forums, salons internationaux … toutes les formes de manifestations sont proposées par grand secteur d’activité et par zone géographique et/ou pays.

Les manifestations se déroulent sous pavillon commun « France », mais les entreprises et marques peuvent arborer individuellement leur identité. Le programme détaille également tous les salons français ouverts à l’international.

Pour accéder à la version imprimable du Programme France Export 2019 export.businessfrance.fr. Les Chambres de Commerce et de l’Industrie, une expérience. Elles aident à orienter votre idée business vers les partenaires pertinents. Elles sont un appui essentiel à l’international avec

  • 600 experts en développement international,
  • 123 CCI françaises à l’étranger qui sont un relais dans 92 pays,
  • par le lien étroit avec Business France sur le territoire national,
  • par le partenariat avec des Opens de l’export en région,
  • grâce aux 18 Clubs Appui Pays,
  • 1000 opérations dont 700 « Journées Pays » pour connaître les marchés étrangers.

Coface, une protection à l’export sans faille

La Coface a évolué dans l’ensemble de ses attributions et a pour mission depuis fin 2016 de proposer une assurance-crédit et des solutions pour gérer vos créances avec les partenaires commerciaux. Toute entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, se doit de protéger ses transactions domestiques ou export contre le risque de non-paiement. Coface propose des solutions d’assurance-crédit adaptées, globales ou sur mesure : assurance des risques commerciaux et/ou politiques à court et à moyen et long terme. Toutes les garanties se regroupent selon les besoins entre elles pour faciliter les échanges commerciaux en toute sécurité.

Bpifrance, une aide financière pour soutenir l’international

Bpifrance est une compagnie financière car elle ne dispose pas de licence bancaire.

Depuis le 1er janvier 2017, Bpifrance Assurance Export, filiale de Bpifrance SA, assure la gestion des garanties publiques à l’exportation au nom, pour le compte et sous le contrôle de l’Etat en vertu de l’art L 432-2 du code des assurances. Toute l’activité « Garanties publiques pour l’export » qui était gérée par COFACE pour le compte de l’Etat, a été transférée vers une nouvelle filiale de Bpifrance créée à cet effet : Bpifrance Assurance Export. L’une des missions prioritaires de Bpifrance est le soutien des entreprises à l’international notamment avec « Bpifrance export » qui regroupe sous un même label les organismes publics chargés d’accompagner les entreprises (PME et ETI) à l’export, notamment Business France ( anciennement UBIFRANCE) et COFACECet organisme regroupe aujourd’hui OSEO, CDC Entreprises, FSI et FSI Régions pour offrir, dans toutes les régions, des solutions de financement adaptées à chaque étape de la vie d’une entreprise.

Depuis l’assemblée générale de Bpifrance le 12 juillet 2013 OSEO est devenu Bpifrance Financement.

Établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances (direction générale du Trésor) et du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, OSEO est investi d’une mission d’intérêt général : soutenir l’innovation et la croissance des PME, financer et accompagner ces PME, moteur de la croissance et de création d’activités, en appui des politiques nationales et régionales. L’une des priorités d’action reste le soutien des entreprises pour leur développement international. OSEO n’agit jamais seul mais se positionne comme un partenaire des établissements financiers : il complète l’action du marché en partageant le risque pris par les banques. Chaque année, des dizaines de milliers d’entreprises sont soutenues par OSEO. L’organisme est présent sur l’ensemble du territoire grâce à ses 37 directions régionales.

Site officiel : https://www.bpifrance.fr/bpifrance

Voir aussi : Bpifrance export

Comment faire en sorte que votre client ne vous oublie pas ?

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C’est les vacances et vous vous demandez comment faire en sorte de rester à l’esprit de vos clients ? De nombreuses techniques sont utilisées par les entrepreneurs pour éviter de finir aux oubliettes et pour que vos clients pensent à eux dès la rentrée. Zoom sur les plus utilisées. 

Faire l’indémodable email de la rentrée

Vous avez une actualité à partager à la rentrée ? N’hésitez pas à préparer en amont de vos vacances une communication qui puisse s’adresser à l’ensemble de vos clients. Il s’agit de montrer que vous êtes revenu et que vous êtes actif. Toutes les occasions sont pertinentes pour communiquer, d’autant plus si elles représentent un plus pour votre client comme une opportunité. Vous pouvez aussi tout simplement prendre des nouvelles de vos clients. Vous pourrez ainsi vérifier que toutes les coordonnées sont exactes et que les emails sont bien lus en vous servant d’un logiciel qui vous indique le taux d’ouverture. 

Rencontrer vos clients

Pendant l’été, la charge de travail peut augmenter pour ceux qui restent. Mais aussi elle peut se réduire parfois en raison de l’absence de certains clients. Ce qui est sûr, c’est qu’en général, le nombre de coup de téléphone ou d’emails dégringolent en flèche. La plupart des collaborateurs gèrent également l’ensemble des urgences avant les vacances, ce qui entraînent un surcroît d’activité avant les vacances mais une période plus tranquille pendant. Vous pouvez donc en profiter pour rencontrer les clients qui sont présents et les informer de vos nouveautés. Il s’agit parfois simplement de les rencontrer pour qu’ils pensent à vous lors de leur prochaine commande. 

Utiliser la technique des objets publicitaires

Pour se rappeler à l’esprit de vos clients, une des techniques les plus utilisées consiste à offrir des goodies à vos clients. Ceux-ci seront en général « logotés » pour vous rappeler à leur bonne pensée. N’hésitez pas à offrir des objets publicitaires utiles. Plus ils sont utiles à votre client, plus il pensera à vous. Pour ces derniers, vous devez prendre en compte la surface de visibilité qu’ils vous offrent. Il est souvent considéré que plus elle est grande, plus l’objet aura d’impact même si vous devez garder une certaine mesure. Faites attention tout de même à ce que votre marque ne perde pas son identité ou qu’elle ne devienne pas oppressante pour votre client s’il est souvent utilisé dans des moments de stress. Un peu d’originalité ne fait pas de mal mais tout de même. 

Créer un jeu concours

Les jeux concours doivent être strictement encadrés. Il existe de nombreuses règles et vous ne pouvez pas lancer un jeu concours sans les prendre en compte. Vous pouvez, cependant, créer un jeu concours à destination de vos clients qui vous rappellera à leur bon souvenir. Une bonne manière de faire plaisir à vos clients qui gagneront des lots ou de leur montrer que vous ne les avez pas oubliés.

 

Organiser un événement 

Si les événements de l’été pleuvent en ce moment, c’est bien que la période se prête à prendre du temps pour se rencontrer dans une atmosphère différente. Que ce soit à la rentrée ou déjà le cas, organiser un événement peut s’avérer particulièrement opportun pour que votre client se rappelle votre existence. Il existe de nombreux formats d’événements qui peuvent être utilisés : ils peuvent dégager une atmosphère professionnelle tout comme plus amicale. N’hésitez pas à fournir les informations qui pourront aider vos clients lors de cet événement. Si vous décidez d’une ambiance conviviale, vous pouvez le faire par exemple par la simple remise de documents utiles. N’oubliez pas que l’originalité représente souvent une bonne manière de faire en sorte que votre événement dépasse le cadre professionnel. Un événement mémorable peut être partagé dans le cadre personnel. Vous pourrez ainsi marquer votre client par une expérience unique. 

Procéder à une mise à jour de la base client

Les changements de poste sont fréquents dans les entreprises. L’été peut s’avérer le bon moment pour procéder à une mise à jour de votre base client. Un coup de fil rapide pour vérifier que la personne est toujours en poste ou prendre les coordonnées du remplaçant peut s’avérer nécessaire. De nombreux changements de poste interviennent pendant l’été donc autant profiter de la période pour vérifier que votre base est toujours à jour. Si vous ne souhaitez pas trop incommoder vos interlocuteurs, un simple email peut suffire parfois à mettre votre base à jour puisque certains de vos clients indiqueront dans des réponses automatiques le changement d’interlocuteur. 

Vous connaissez désormais les techniques de base pour rester à l’esprit de vos clients ou qu’ils ne vous oublient pas. Si elles demandent parfois du travail ou quelques moyens, elles pourraient se révéler d’une incroyable efficacité par la suite. A vous de jouer !

Comment faire pour conquérir le monde ?

Conquérir le monde, c’est le rêve de tout entrepreneur de voir son entreprise se démultiplier aux quatre coins de la planète. Mais dans l’aventure entrepreneuriale rien n’est plus complexe que se développer à l’international car il demande de cerner des cultures différentes dans tous les aspects qui sont autant de freins qu’il faudra lever. Elle  implique une bonne préparation pour ne pas se retrouver confronté à des difficultés. Mais comment faire ?

Pourquoi se lancer à l’international ?

Plusieurs raisons peuvent vous inciter à vous développer à l’international. Les plus évidentes sont d’ordre commercial (trouver de nouveaux débouchés) et concerne la répartition des risques. La possibilité d’acquérir de nouvelles technologies, la réduction des coûts, la réalisation d’économies d’échelle, le renforcement de sa compétitivité ou encore la volonté d’accélérer sa croissance peuvent également constituer un motif de développement vers d’autres pays. Certaines situations peuvent vous conduire naturellement à ce résultat, par exemple si vous disposez d’un surplus de production. Enfin, la simple volonté de conquérir le monde peut constituer une bonne raison de se lancer. Dans tous les cas, vous devrez bien réfléchir avant de prendre une telle décision. Cela ne peut se faire sur un coup de tête et doit être pensé à l’avance.

Devenez le maître chez vous

Si certaines entreprises ont pour ambition de se développer dès leur création à l’étranger, il reste conseillé de se consolider d’abord sur son marché et de le maîtriser avant de s’aventurer aux quatre coins de la planète. L’expérience acquise vous permet de peaufiner vos caractères distinctifs, de mettre en place une offre qui trouvera sa place non seulement dans votre pays mais sûrement dans bien d’autres. Il faudra évidemment l’adapter par la suite aux exigences du pays choisi. Cette attitude judicieuse vous évitera de vous disperser et vous pourriez ainsi proposer une offre plus intéressante. Ainsi, Frédéric Mazzella a développé son concept en France avec la création du site internet Covoiturage.fr en 2006. Après avoir rassemblé plus d’un million d’adeptes dans son pays en avril 2011, il décide de tenter sa chance au Royaume-Uni. Aujourd’hui, l’entreprise est implantée dans 18 pays en plus de la France.

Mais pensez directement international

Envisager l’exportation dès les prémices de votre entreprise vous permet de ne pas vous enfermer dans un carcan qui pourrait être un frein à votre développement. Dans un monde de plus en plus « sans frontières » où internet peut vous servir rapidement de canal de ventes vers la planète entière, les critères de recrutement de vos premiers salariés doivent déjà anticiper cette évolution. Ainsi vous rechercherez des profils maîtrisant l’anglais ou encore des personnes ayant le désir de s’expatrier.

Votre nom de marque peut déjà être choisi dans cette perspective. Vous pouvez déjà rendre votre site internet bilingue. De nombreuses entreprises n’ont pas pu profiter de la notoriété de leur nom. Choisir un nom compréhensible dans tous les pays est souvent un grand défi. C’est par exemple le cas de Kodak. L’entreprise créée en 1881 et spécialisée dans les appareils photos ne s’est pas toujours appelée Kodak. Ce n’est qu’en 1888 qu’elle prendra ce nom car son fondateur souhaitait que sa marque puisse se prononcer de la même façon dans toutes les langues du monde.

Imaginez un produit ou un service international

Concevoir un produit ou un service avec pour objectif de vous implanter à l’international vous évitera des modifications coûteuses. Une réflexion approfondie contournera les obstacles auxquels se sont heurtées de nombreuses entreprises et vous permettra de gagner un temps certain pour diffuser vos produits. Bien le prendre en compte dès le début peut vous éviter de vous retrouver « enfermés » dans votre région ou votre pays. Un produit régional ou une spécialité nationale constitue l’exemple parfait d’un produit qui peut se développer facilement à l’étranger.

Établissez un diagnostic pour évaluer vos capacités à l’export

Vérifiez en amont la capacité de votre entreprise à faire de l’export. N’hésitez pas à réaliser un audit financier et demandez-vous si vous avez les ressources nécessaires pour vous lancer dans une telle aventure. Déterminez vos forces et faiblesses, comme vous l’avez sûrement fait dans votre étude de marché française. Attaquer un nouveau pays s’avère souvent une opération coûteuse qui mettra un certain temps à devenir rentable. Ne négligez pas le coût financier de l’opération : de nombreuses start-up réalisent des levées de fonds lors de leur ouverture à l’international. Le Slip Français avait par exemple bouclé une levée de fonds de 2 millions d’euros dans le but de se développer à l’étranger, notamment sur le marché asiatique et nord-américain.

Structurez-vous et réfléchissez à vos motivations

Même si votre équipe est aujourd’hui encore réduite, n’hésitez pas à imaginer une structure opérationnelle à l’international. Une des solutions consiste à créer une filiale à l’étranger qui permet de gérer les problèmes directement sur place. Cernez bien les raisons qui vous conduisent à effectuer ce choix maintenant. Si c’est parce que votre marché est saturé, regardez bien ceux que vous allez sélectionner car ils pourraient l’être également. Envisagez d’abord toutes les possibilités de croissance dans l’Hexagone car s’implanter dans d’autres pays implique de gérer des contraintes auxquelles il est parfois difficile de faire face.

Consultez les organismes

De nombreux établissements peuvent vous fournir de l’information et vous aider à l’image de Business France (Anciennement Ubifrance et AFII), la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (COFACE), les Chambres de Commerce et d’Industrie, les Conseillers du Commerce Extérieur, La Direction Régionale du Commerce Extérieur (DRCE) ou encore les ambassades… Certains pourront vous donner des aides à l’exportation, d’autres des informations sur les pays que vous souhaitez conquérir. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec les experts de ces organismes ou à consulter leur site internet. Attention ces organismes changent régulièrement de noms. Consultez Google qui à partir de l’ancien nom vous donnera le nouveau comme bpifrance (agence France entrepreneur : AFE).

Déplacez-vous sur les salons

Se déplacer sur les différents salons peut constituer une étape cruciale pour réaliser une prospection et analyser vos chances de réussite. Ils vous permettent de vous renseigner sur l’originalité ou non de votre offre et de la tester. Se rendre dans les salons dédiés à votre métier et sur des stands liés à un pays vous fera gagner un temps précieux. Vous pourrez alors constater par vous-même si votre offre est susceptible d’obtenir un accueil positif de la part de vos futurs clients. Il s’agit également d’une bonne occasion de rechercher des futurs partenaires ou fournisseurs.

Manager, j’en ai rêvé !

Aujourd’hui vous souhaitez devenir un manager. Cette fonction, qui comme toutes celles qui engagent la responsabilité, comporte des difficultés et vous oblige à vous remettre en cause. Elle offre pourtant aux managers des satisfactions qui sont loin d’être à sous-estimer et qui expliquent pourquoi l’être est attractif. Quelles sont-elles ?

Aujourd’hui vous souhaitez devenir un manager. Cette fonction, qui comme toutes celles qui engagent la responsabilité, comporte des difficultés et vous oblige à vous remettre en cause. Elle offre pourtant aux managers des satisfactions qui sont loin d’être à sous-estimer et qui expliquent pourquoi l’être est attractif. Quelles sont-elles ?

Occuper le poste de managers, personne ne peut le renier correspond à une rémunération plus élevée mais aussi le plus souvent est associée à une retraite cadre plus intéressante. De même lorsqu’un cadre fait une demande de crédit, ce statut lui apporte un atout supplémentaire. Cette fonction lui octroie aussi la possibilité de sortir de la routine et de se lancer des défis. Faire partie de la communauté des managers permet de participer à des réunions ou des échanges plus directs avec la direction et de pouvoir partager ses idées et être force de proposition ou de prendre des initiatives. Et l’on peut considérer que ce rôle est facteur de valorisation et peut entraîner une certaine satisfaction d’évoluer dans les équipes directoriales. 

Quelle est l’attractivité de la fonction managériale ?

Le 2e salon du Management, organisé par la Maison du Management, a proposé en novembre 2018  la restitution d’une étude réalisée par l’institut Opinion Way sur l’attractivité de la fonction managériale auprès de 1006 salariés.  On peut constater que les managers en poste sont fiers de leur fonction (à 86%) et que de plus, ils recommanderaient à un proche de le devenir (83%). Et pourtant cette fonction de manager est loin d’attirer multiples candidats sauf parmi les moins de 30 ans. En effet, 62% des répondants non managers ne souhaiteraient pas devenir managers s’ils en avaient la possibilité. 

Avantages et inconvénients à la fonction managériale - slide Opinionway

 

Pourtant, les rôles sont multiples. Ainsi, les non managers lui attribuent les qualificatifs suivants :  un chef 26%, un partenaire 24%, un coach 13%, un soutien 11%, un leader 10%. Quant aux managers un chef 23%, un leader 15%, un soutien 17%, un coach 20%. On peut constater que la palette de ses rôles donne à la fonction un réel intérêt car elle demande d’avoir des compétences professionnelles et humaines qui sont loin d’être anodines.

Quelle est l’image des managers ?

Pourtant l’image de chefs ou de leaders est celle qui sous-tend l’autorité et dans un monde où la recherche d’égalité est forte peut effectivement détourner du désir de devenir manager. Or, les managers, qui, eux, voient surtout leur rôle sous l’aspect relationnel, certes leader (23%), mais surtout soutien des équipes (20%). De plus, selon les collaborateurs les avantages ne compensent pas les inconvénients car même si la fonction offre l’opportunité d’avoir une meilleure rémunération (60%) et davantage de responsabilités (48%), la plus forte pression de la hiérarchie (65%) et la responsabilité que l’on a du travail des autres (45%) ont des impacts négatifs. Quant aux managers ils évoquent la forte surcharge de travail (36%), qui en conduit plus d’un au Burn out.

L’étude synthétise par cinq mots évocateurs qui permet de dessiner un portrait du manager et de réfléchir aux profils des futurs managers à recruter ou des compétences à développer.

 

 

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Il est indispensable que la fonction soit mieux reconnue. 66% des non managers et 81% des managers pensent que le management n’est pas reconnu à sa juste valeur. Alors, il est nécessaire de se pencher sur cette fonction pour mieux développer la croissance des entreprises.

Organiser le télétravail dans sa boîte

Le télétravail a le vent en poupe. Il permet pour les salariés du supprimer les temps de transport qui impactent aussi bien leur santé que leur vie familiale. Rien n’est plus difficile que de commencer la journée ou de la terminer debout dans un train ou métro bondé. De plus il permet d’adapter la journée de travail au rythme de la vie familiale (emmener les enfants à l’école, les ramener ou bien s’occuper de la famille âgée) sans investir d’argent complémentaire. Tout entrepreneur a sans doute un jour été face à cette problématique, que ce soit pour lui ou pour ses équipes. Comment mettre en place une stratégie de télétravail dans sa boîte ? Conseils. 

Identifiez les collaborateurs concernés par le télétravail. 

Tous vos salariés ne sont pas forcément habilités à  travailler de chez eux. Il faut que leur fonction et leurs tâches le permettent. C’est pourquoi vous devez au préalable vous assurer que vos employés répondent aux critères requis par un poste en télétravail. Certains corps de métiers comme les ressources humaines ne peuvent s’exercer en dehors de la société. A contrario, certains secteurs sont tout à fait adaptés pour recourir à ce procédé, comme les services liés aux technologies de l’information et de la communication, le secteur financier, immobilier.

Renseignez-vous sur les obligations légales. 

Juridiquement, le télétravail peut être considéré comme un temps partiel et sa mise en place implique la rédaction d’un avenant au contrat de travail avec une période d’essai. Il est essentiel de consulter votre employé afin de définir ses horaires de travail et les moments où vous pouvez le contacter. Vous ne pouvez exiger de lui plus de 10 h de travail par jour et 48 h par semaine. Par contre, vous pouvez demander à titre exceptionnel à votre salarié d’effectuer un travail de nuit, le samedi et le dimanche ainsi que les jours fériés. Vous êtes également dans l’obligation d’informer votre employé en cas de poste libre sans télétravail qui répond à ses compétences. N’oubliez pas d’organiser chaque année un entretien pour faire le point sur la charge et les conditions de travail du télétravailleur.

Définissez les heures de travail. 

Le télétravail nécessite une certaine organisation de la part de l’employeur, notamment sur les horaires de travail. S’il œuvre au sein de l’entreprise, l’employé doit être présent pour des rendez-vous professionnels, des réunions avec l’équipe, départs en séminaires ou autres événements. En revanche, dans le cadre du télétravail, ces obligations n’ont plus lieu d’être. L’entrepreneur peut même établir des horaires décalés pour le télétravailleur, si les deux parties se mettent d’accord au préalable. En tant que dirigeant, pensez cependant que vous devrez réserver quelques plages horaires en commun avec votre télétravailleur, ne serait-ce que pour établir un point régulier sur l’avancement de ses projets. 

Fixez des objectifs précis.

L’encadrement doit être précis et les consignes de travail claires pour optimiser le travail d’un collaborateur à distance. Il faut donc définir précisément vos attentes avec votre employé avant qu’il ne se mette en situation de télétravail. La première chose à faire est de répartir correctement la charge de travail. Les délais de livraison attendus doivent être fixés avec rigueur et précision. N’hésitez pas, si le besoin s’en fait sentir, à rappeler à votre salarié qu’il ne s’agit pas de vacances, mais bien de travail. 

Utilisez les bons outils de travail à distance. 

Si les e-mails et le téléphone restent les bons élèves du télétravailleur, de nombreux outils technologiques sont à votre disposition pour gérer au mieux un collaborateur en télétravail. Il est essentiel de mettre à disposition du télétravailleur les documents nécessaires à ses missions 24h/24. Donnez-lui accès au réseau local de l’entreprise ainsi qu’aux informations essentielles à ses missions pour qu’il puisse gagner rapidement en autonomie. Les logiciels type Webmail, workflow, agenda partagé restent incontournables.

Google Drive figure également parmi les outils les plus usités, car il permet la gestion des documents à distance. Il est désormais possible d’apporter des corrections à un fichier Word ou Excel, partagé sur cette plateforme avec votre salarié. Celui-ci peut le rectifier à son tour. L’outil OmniJoin vous offre quant à lui un système de visioconférences de qualité, qui permet de réunir à distance une cinquantaine de personnes. Dans une version simplifiée, la solution Google Hangouts, interface de Chat qui intègre également la vidéo, vous offre la possibilité de rester en contact permanent avec vos équipes. Enfin, Azendoo permet à chaque membre de l’équipe d’accéder à un projet puis à ses missions. 

Si besoin, participez aux frais impliqués par le télétravail.

Si vous n’engagez aucun frais supplémentaire en termes de matériel (ordinateur, ligne téléphonique fixe, etc.) dans vos locaux en cas de télétravail d’un collaborateur à domicile, n’hésitez pas à participer aux frais impliqués par ce nouveau mode de fonctionnement. Idéalement, vous pouvez indemniser le télétravailleur d’un montant mensuel de 50 à 60 euros pour ses charges. Pour vous protéger des risques, il semble également intéressant de souscrire à une assurance complémentaire en ce qui concerne le lieu de télétravail du salarié. Enfin, le télétravailleur pourra éventuellement vous demander de lui fournir le matériel de travail.

L’agroalimentaire n’a pas dit son dernier mot

L’agroalimentaire quel que soit le secteur est secoué par l’évolution des besoins des consommateurs mais aussi par leur prise de conscience d’avoir pris de mauvaises habitudes. Regard sur nos habitudes préférées : le pain, le vin, le fromage, le sucre et le café !!!

Les industriels mènent les petites boulangeries à la baguette

En France, 320 baguettes de pain sont consommées et produites chaque seconde, soit un total de 10 milliards par an. De 1950 à 2017, la consommation de pain des Français s’est, malgré tout, divisée par trois notamment du fait de l’inflation. Des nouvelles habitudes alimentaires qui pèsent sur l’activité des boulangers du pays. Au premier trimestre de l’année dernière, dans le secteur de l’agroalimentaire, un tiers des sociétés placées en redressement ou en liquidation judiciaire sont des boulangeries-pâtisseries, selon le baromètre du cabinet Altares. Face à la diversité de la demande, les petites boulangeries rencontrent des difficultés et sont, parfois, contraintes de mettre la clé sous la porte. De leur côté, les industriels profitent du créneau pour s’imposer sur le marché. Et ce, que ce soit via la grande distribution en créant leur propre filiale de boulangerie ou en devenant une chaîne spécialisée. De quoi compromettre l’avenir des artisans boulangers.

Le marché du vin, avec ou sans modération ?

Qu’il soit rouge, blanc ou rosé, le vin continue de séduire les Français et génère plus de 550 000 emplois directs ou indirects sur le territoire. Culturellement attaché à la production ainsi qu’à la consommation dudit breuvage, le pays en a fait l’une de ses marques de reconnaissance, au même titre que le pain ou le fromage. Pourtant, détrônée par l’Italie, la France n’est plus le premier producteur mondial. Les viticulteurs le savent, le climat peut se révéler leur meilleur comme leur pire allié…

Pour 2017, ils déplorent une récolte, historiquement, basse avec une production diminuée de 19 % par rapport à l’année précédente, soit 36,9 millions d’hectolitres, selon le ministère de l’Agriculture. Bien que la France ait perdu sa première place, la fabrication viticole française représente plus de 16 % de la production mondiale.

Affichant une majorité de vins portant une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) ou d’indication géographique protégée, ses produits représentent un vrai gage de qualité sur le territoire comme à l’étranger.

On ne va pas en faire tout un fromage !

Disponible en crèmerie-fromagerie, dans les fermes ou les marchés classiques mais également en hypermarchés et supermarchés, le fromage fait partie des incontournables de la culture française. A la ville ou à la campagne, son succès est tel que les Français lui allouent près de 7 % de leur budget alimentaire. En moyenne, ces derniers consomment 26 kg par an et par personne. cC qui classe l’Hexagone deuxième consommateur mondial derrière la Grèce.

En tête d’affiche, l’emmental et le camembert. Leader des produits laitiers, le fromage génère environ 87 % du chiffre d’affaires du secteur, soit 22,3 milliards d’euros, selon le site de Tentation fromage. Parmi ses ingrédients, le lait de vache compose 83 % de la production en France, les fromages à pâte molle rapportant le plus de bénéfices (40,7 % du chiffre d’affaires global, ndlr). Malgré tout, le marché du fromage n’échappe pas à la crise et voit ses ventes reculer. Une baisse de régime qu’il faut, néanmoins, relativiser puisqu’il continue de faire partie des piliers de l’économie alimentaire française.

Le secteur sucrier : vers une libéralisation du marché ?

Premier producteur de sucre européen et 10ème producteur mondial, la France a exporté plus de deux millions de tonnes de sucre, en 2016, principalement dans des pays de l’Union européenne.

Début 2017, le prix de la tonne de sucre blanc oscillait entre 500 et 530 euros. Pour la période 2017 – 2018, la production mondiale de sucre pourrait atteindre les 178 millions de tonnes, soit trois millions de tonnes de plus que pour 2016 – 2017. Depuis le 1er octobre 2017, le système des quotas de sucre a pris fin. Ce dernier, qui encadrait le secteur sucrier européen, imposait des contraintes de production et d’exportation. La libéralisation du marché du sucre permet ainsi aux acteurs de la filière française de produire autant de sucre de betterave (en Métropole) et de canne (dans les DOM) qu’ils le souhaitent. L’enjeu serait d’exporter une part croissante de leur production à l’international.

Le café, nouvel or noir ?

En grains, moulu, soluble ou en dosette, s’il y a bien un produit dont les consommateurs français ne se lassent pas, cela demeure le café. Chaque année, la consommation est de 5,4 kilogrammes de café consommés par habitant, en France. Les marques s’en donnent à cœur joie avec un marché estimé à plus de 1,1 milliard d’euros en 2016, contre 790 millions d’euros en 2013. En l’espace de six années, les ventes de capsules de café ont triplé sur le territoire. En tête, le géant Nespresso, suivi de Senseo, Tassimo, Café Royal, Carte Noire… Depuis qu’il est possible de copier le concept des célèbres dosettes Nestlé (les brevets étant tombés dans le domaine public en 2012, ndlr), le marché explose. Il prend 43,9 % des ventes issues de la grande distribution en 2016.

Si le coût moyen d’une tasse de café est de 0,09 euro pour une cafetière à filtre, il s’élève à 0,30 euro (café court) et 0,50 euro (café long) pour une machine à dosettes. En moyenne, 40 % des foyers français sont équipés de machine à dosettes.