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Comment bien négocier son salaire ?

Comment bien négocier son salaire ?

Quand on pense en termes de salaire, on se demande souvent : Combien est-ce que je vaux ? Cette question est délicate mais devient inévitable quand il vous faut vous préparer à bien négocier le salaire. Elle revient à estimer sa valeur pour l’entreprise mais pas seulement.

Sur quelles bases négocier votre salaire ?

Sachez qu’à la fin d’une bonne négociation, les deux parties doivent avoir le sentiment qu’elles sont gagnantes toutes les deux. Ne soyez pas focus sur votre salaire fixe, bien qu’il soit un élément déterminant. Sachez apprécier l’ensemble du package de la rémunération pour évaluer le potentiel de cette nouvelle opportunité car il est parfois plus avantageux d’avoir un treizième mois, des tickets-restaurants, des chèques vacances, de réelles RTT… que d’avoir un fixe élevé. Certes, votre part fixe se doit d’être motivante mais s’apprécie par rapport aux autres rémunérations du marché mais elle doit être à la hauteur de vos espérances personnelles pour ne pas générer de frustrations par la suite.

La part variable n’est pas obligatoire et doit donc être abordée comme un levier de négociation complémentaire. Vous pouvez tenter de négocier un « variable garantie » qui vous sécurisera en cas de non-atteinte des objectifs. Le « Welcome Bonus » a longtemps été utilisé pour les grands patrons. Ce type de rémunération est aujourd’hui employé pour attirer les hauts potentiels dans les entreprises. C’est un plus, souvent gardé comme dernier levier par les recruteurs.

D’autres éléments à négocier ?

D’abord, vous pouvez négocier l’absence de renouvellement de votre période d’essai pour limiter les risques de changement de société car ce n’est pas parce qu’on vous « débauche » que vous êtes en sécurité dans votre nouvel emploi. Rien n’empêche celui qui vous attirez de mettre fin à votre relation à tout moment et que vous vous retrouviez dans une situation pire que celle antérieure.

Comment réussir la négociation en entretien ?

Réfléchissez à votre objectif avant de vous lancer dans une négociation. Ayez donc à l’esprit ce que vous désirez. Identifiez les ressources dont vous disposez pour parvenir à cet objectif : expérience, qualification, spécialisation, référence…

Ensuite, faites preuve d’empathie pour imposer vos volontés sans créer de situation où le recruteur pourrait se braquer et refuser la négociation.

Enfin, laisser le lead de l’entretien au recruteur. Il abordera naturellement la question du salaire tôt ou tard dans la négociation. L’inverse vous mettrait dans une position d’attente et non de donnant donnant. S’il vous pose la question, il est toujours plus intéressant de lui demander de vous faire une proposition qui sera donc votre base de négociation.

Ce qu’il ne faut pas faire !

Mentir sur votre salaire précédent représente une terrible erreur : tout se sait ! Le dernier bulletin de salaire peut être demandé par le recruteur d’ailleurs. De plus, évitez de chercher à négocier encore votre salaire le jour de la signature de votre contrat. Ce nouveau changement pourrait agacer le recruteur et rompre la relation de confiance.

La négociation de salaire demande du tact et de la diplomatie. Sachez prendre en compte la nature du projet proposé et notamment les projets entrepreneuriaux. Les salaires à l’entrée peuvent ne pas être à la hauteur des grandes entreprises, mais les perspectives d’évolution sont parfois plus intéressantes.

Faire une prospection téléphonique réussie

La prospection téléphonique est un exercice que la plupart des commerciaux détestent, surtout qui est, dans l’inconscient collectif, l’apanage des opérateurs téléphoniques. Pour être efficace, vous pouvez procéder différemment et suivre les astuces suivantes.

Une question de préparation mentale

La prospection téléphonique dépend avant tout de votre enthousiasme. D’abord parce qu’elle atteint votre moral. Subir des refus ou ne pas arriver à joindre la personne pendant un certain laps de temps peut vite vous donner le bourdon. Avant de commencer votre prospection téléphonique, vous devez donc vous conditionner mentalement. Pour cela, vous devez commencer par vous fixer des objectifs. Si la plupart des commerciaux pensent en termes d’acquisition client, il vaut mieux simplement se fixer un nombre de numéros à appeler car vous aurez l’impression d’avancer quel que soit le résultat. Ensuite et peut-être surtout, vous devez vous conditionner mentalement à dégager le plus de bonheur possible car votre humeur se ressent dans votre voix alors autant positiver un maximum possible avant de vous lancer.

Une préparation optimale de votre fichier

Comme il s’agit d’une tâche pas forcément très agréable, autant vous y préparer avec méthode. Votre fichier ou votre CRM doit être optimisé pour vous permettre d’avoir facilement accès à l’information. Si vous passez dix minutes entre chaque coup de fil à retrouver les informations sur l’historique, vous allez non seulement perdre du temps mais également votre motivation, peu importe que ce soit des demandes entrantes d’informations sur votre produit ou service ou de la prospection directe.

Passer du temps entre chaque client à remplir les données collectées ou en amont à préparer votre fichier n’est pas une perte de temps. De la même manière, la constitution de votre fichier doit être la plus qualitative possible afin d’avoir un maximum d’informations avant vos appels. Plus votre base de données sera complète, plus vous serez efficace alors autant bien la préparer en amont. N’hésitez pas à consulter quelques secondes avant votre appel les différentes données et surtout à vous demander comment se prononce le nom de votre interlocuteur pour bien débuter votre conversation.

Avoir un équipement et un horaire adapté

Cela peut sembler évident mais vous devez absolument avoir du bon matériel. On pensera notamment à un casque si vous avez de nombreux appels à passer ou au moins posséder un téléphone qui permette de composer les numéros facilement. De plus, choisissez un endroit calme dans lequel vous vous sentez bien.
De multiples difficultés vont très fortement vous peser alors autant ne pas vous en rajouter. En ce sens, vous devez bien cerner les heures d’appels qui sont les plus propices à votre démarchage. Si vous cherchez à joindre des chefs d’entreprise ou des top managers, vous aurez tendance par exemple à privilégier le matin à partir de 7h30 ou le soir après 18h30. Ces horaires dépendent bien sûr de votre typologie de clients car les créneaux ne seront pas les mêmes suivant que vous vous adressez par exemple à un professionnel ou à un particulier.

Une préparation de votre discours

Bien entendu, vous devez peaufiner votre discours et votre méthode pour aborder votre client. Il ne s’agit pas d’hésiter sur ce que vous allez dire ou de chercher vos mots. La première étape consiste donc à écrire ce que vous allez dire et à vous entraîner à le répéter d’une manière joviale. Votre ton influe plus que fortement sur l’écoute que va vous accorder votre interlocuteur et sur sa propre façon de répondre et ceci dès la première phrase. Il reste conseillé de monter le ton par exemple si vous leur dites : « est-ce que vous avez quelques minutes à m’accorder ? » en fin de phrase. Une intonation positive engendre généralement une réponse positive. Vous devez également avoir un discours qui suscite la curiosité rapidement. Vous n’aurez pas plus d’une minute, voire moins, pour convaincre un interlocuteur de ne pas raccrocher.

Franchir les éventuels barrages

Vous n’obtiendrez pas forcément votre interlocuteur directement et vous pouvez vous retrouver face à une personne qui fera barrage. Le premier réflexe est d’adopter un ton assuré avec un maximum de sourire. Plus vous êtes direct, plus vous faites preuve de confiance en vous et de ténacité, plus vous avez de chances de les franchir. Par exemple, dites votre prénom et nom en disant de vous passer la personne et si on ne veut pas vous la passer n’hésitez pas à dire « J’ai besoin de lui parler personnellement vous pouvez me le passez, s’il vous plaît ? Merci ! ». En cas de refus, donnez vos coordonnées et demandez qu’on vous rappelle car vous pourriez susciter la curiosité de votre prospect.

Le déroulement de la prospection

La plupart des commerciaux pensent qu’il s’agit forcément de vendre leur prestation mais, en réalité, sauf dans le cas de produits peu chers, la prospection téléphonique ne reste que l’occasion de … prendre un rendez-vous. Il est ainsi souvent inutile de déballer votre argumentaire commercial mais seulement de susciter la curiosité et de savoir répondre aux objections. Vous devez donc être relativement succinct dans votre appel afin de montrer que vous ne voulez pas faire perdre du temps à votre interlocuteur ni à vous-même.

Des phrases courtes comme « Bonjour Monsieur Dupont, Jacques Pierre de nom de l’entreprise, nous sommes une entreprise spécialisée dans … et je souhaiterais vous rencontrer, préférez-vous le lundi 10 ou mardi 11 ». Votre interlocuteur cherchera probablement à en savoir plus et vous devrez répondre avec concision en évoquant ce que votre produit pourrait lui apporter avec des phrases du type. « C’est précisément l’objet de mon appel, nous avons développé une offre/service qui permet de… Vous seriez plutôt disponible en matinée ou dans l’après-midi ? ». Dans l’idéal vous devez donc appréhender votre bénéfice-client.Si certains croient qu’il faut convaincre au téléphone, en réalité comme nous l’avons évoqué précédemment, votre appel doit être le plus court possible et ne doit que rarement dépasser une minute : vous n’êtes pas là pour argumenter. Bien entendu, si vous êtes recommandé, dites-le d’emblée.

Savoir traiter les objections

Toutes les objections doivent avoir au préalable une réponse. Il n’existe finalement pas autant d’objections qu’on pourrait le penser et les principales restent : « j’ai déjà un fournisseur » et « je n’ai pas le temps ». Avoir les bonnes réponses telles que « c’est bien pour cela que je vous appelle afin que vous puissiez comparer notre offre » ou encore « c’est pour cela que je vous appelle afin de fixer un rendez-vous à un moment où vous aurez du temps »

L’accessibilité numérique ? C’est très intéressant mais nous ne sommes pas concernés !

L’accessibilité numérique ? C’est très intéressant mais nous ne sommes pas concernés !

Combien de fois cette réponse a-t-elle été faite au cours d’une prospection ? Il est temps de clarifier tout ceci ! L’accessibilité numérique ne concerne pas que les infrastructures et la mise à disposition d’une connexion internet, elle concerne toutes les difficultés qui peuvent être rencontrées à se rendre sur site internet et à pouvoir l’utiliser.

Qu’est-ce que l’accessibilité numérique ?

D’après la définition donnée par Tim Berners-Lee, l’inventeur du web, c’est le fait de rendre accessible un site web à tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. Il s’agit de donner accès à l’ensemble de la population à internet. 

Accessibilité et handicap

Bien sûr les personnes handicapées sont les premières concernées par l’accessibilité. La France compte environ 2 millions de personnes handicapées, il serait donc bon de ne pas les négliger. En effet, le web leur permet d’accéder facilement à des informations sans avoir à se déplacer….Mais encore faut-il que le site web leur soit accessible !

Le handicap peut également être temporaire. Imaginez que vous vous cassiez un bras et que vous ne pouviez plus utiliser la souris. Vous serez sans doute ravi de trouver des sites web accessibles qui vous permettront de naviguer dans leur contenu uniquement avec la touche tabulation et les flèches de direction ! Il s’agit donc de prendre en compte tous les types de handicaps. Même si certains sont parfois peu compatibles avec l’utilisation du web.

Accessibilité et personnes âgées

Il ne faut pas oublier non plus les personnes âgées, souffrant de troubles du vieillissement qui s’assimilent à un handicap (baisse de la vision, tremblements…). Elles sont environ 950 000 en France et utilisent de plus en plus Internet. Un site web non accessible risque de les décourager et de leur faire visiter un site concurrent. Ainsi, toute une clientèle qui risque d’être perdue, juste parce que le développeur n’a pas respecté quelques règles simples… Comme par exemple d’utiliser une bonne taille de caractères ou d’avoir fait que son utilisation soit simple et compréhensible au premier regard. Il faut dans ce cas, qu’elle soit le plus intuitive possible pour le public ciblé. 

Accessibilité et technologie mobile

Nombre d’entre vous sont équipés de tablettes, Smartphones. Ils sont devenus incontournables et sont un moyen de consultation du web de plus en plus utilisé. Combien de fois avez-vous consulté un site qui ne s’affichait pas correctement sur votre mobile ? Ou qui ne fonctionnait pas du tout ? Très énervant, non ? Ceci est d’autant plus vrai depuis quelques années où le trafic mobile est en train de dépasser le trafic via un ordinateur fixe ou portable et se fait de plus en plus via un smartphone ou une tablette. 

Vous voyez bien : l’accessibilité numérique concerne tout le monde, même vous ! Alors faites en sorte que votre site web soit accessible, vous serez gagnant !

Le harcèlement moral dans le milieu professionnel : la peur au ventre

Le harcèlement moral dans le milieu professionnel : la peur au ventre

Alors que certains salariés ont repris le travail depuis la fin des confinements, le cœur léger voire avec quand même un peu de nostalgie due à la fin des vacances, pour d’autres, la reprise est synonyme de souffrance et c’est la peur au ventre qu’ils prennent le chemin du bureau. Si les risques psychosociaux revêtent de nombreux visages (stress au travail, violence, mal-être, burn-out, harcèlement sexuel) il y a une souffrance qui fait particulièrement des ravages en silence : le harcèlement moral dans le milieu professionnel.

Une vraie problématique

Des études françaises indiquent que 9 à 10% des salariés ont déjà subi des situations de harcèlement moral sur leur lieu de travail avec une durée moyenne de harcèlement d’un peu plus de 3 ans. Il faut noter de grandes différences entre les secteurs d’activités. Dans le privé, le harcèlement moral est violent mais dure moins longtemps car le salarié finit souvent par démissionner. Dans le secteur public, de par la sécurité de l’emploi, le mode d’organisation très hiérarchique et l’inertie du système, le harceleur peut sévir pendant très longtemps (parfois plus de 10 ans) de manière très pernicieuse. Les victimes, ne pouvant changer de poste ou démissionner, vivent au quotidien dans une grande solitude avec à terme, des conséquences dramatiques sur leur santé mais aussi sur leur personnalité.

Une violence invisible et répétitive

Selon la psychanalyste, Marie- France HIRIGOYEN, la référence Française dans ce domaine et l’auteur de plusieurs livres sur cette thématique, le harcèlement moral au travail se définit « comme une conduite abusive (geste, parole, comportement, attitude…) qui porte atteinte, par sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne, mettant en péril son emploi ou dégradant le climat de travail »

C’est donc une violence invisible et sourde qui se caractérise par des attaques régulières faites par petites touches qui ont pour intention la domination, l’isolement et l’anéantissement de l’autre. Chacune des attaques prise séparément n’est pas très significative, elle est même parfois tellement perverse et sophistiquée qu’il est difficile de la repérer mais c’est surtout le caractère répétitif qui en fait une arme de destruction redoutable. Elle engendre un sentiment d’insécurité, d’incompréhension et de perte de confiance en soi qui grandit un peu plus à chaque attaque, laissant la victime dans la stupeur et dans l’impossibilité de réagir.

Ses différentes formes : directe ou subtile

Selon le milieu socioculturel et le secteur d’activité, on constate différentes formes de harcèlement moral. Des plus directes, visibles dans les secteurs de production (injures, intimidations, propos sexistes, racistes, ridiculisation en public, moqueries sur une particularité physique…) à des mécanismes plus subtils lorsque le niveau hiérarchique est plus élevé (atteinte à la réputation, rétention d’informations, calomnies, refus de communication, ordinateur bloqué, rumeurs malveillantes …).

Le harcèlement moral qu’il soit intentionnel ou non vise la négation de l’autre, une atteinte identitaire professionnelle par l’attaque des valeurs fondamentales de l’autre, il est le fait souvent de pervers narcissiques. Il isole la victime et la prive de tout soutien social. Seule, démunie et dans l’incompréhension totale, la personne ne peut réagir face aux attaques répétées et sombre dans de grandes souffrances émotionnelles.

Le terreau du harcèlement moral

Bien que les conditions de travail se soient largement améliorées ces dernières années pour l’ensemble, l’entreprise est une organisation et un système social, régie par des lois techniques, organisationnelles, financières et humaines dont tous les éléments sont interdépendants et solidaires. Si les hommes doivent en permanence travailler ensemble et coopérer, le harcèlement moral commence souvent par le refus d’une différence (social, vestimentaire, diplôme ou d’écoles fréquentées, couleur de peau, âge, religion, esprit critique…) peu importe cette différence, elle fait peur, elle interpelle, elle agace.

Dans une société qui revendique l’interchangeabilité et le culte de la productivité, les salariés font tout pour effacer les différences qu’ils n’acceptent pas et le harcèlement moral leur permet de retrouver un semblant d’égalité subjective. De plus, en entreprise comme dans la vie extérieure, il y a des sentiments irrationnels qui entrent en ligne de compte, des jeux de pouvoir et de contre- pouvoir qui impliquent des comportements de jalousie, d’envie et de rivalité. En tant que sentiments inavouables, on ne les exprime pas clairement et de ce fait, ils rendent les individus particulièrement destructeurs entre eux, qu’il s’agisse de relation professionnelle ascendante, de même niveau ou descendante.

Une organisation à changer pour l’éviter

L’organisation même du travail peut favoriser les comportements violents. En effet, il faut être réaliste, encore aujourd’hui, certaines pratiques managériales visent à désorganiser le lien social, à monter les services les uns contre les autres ou à humilier les personnes (management par le stress et par la peur), d’autres pratiques ont pour conséquences d’exclure les salariés dont l’âge, l’état de santé ou le niveau de formation ne correspondent plus aux besoins de l’entreprise. Bien que ces pratiques ne soient pas exprimées clairement par la direction, elles poussent de manière insidieuse les managers à utiliser ce type de comportement que l’entreprise ne couvrira pas forcément si un scandale doit éclater. Pour autant, il ne s’agit pas de déresponsabiliser l’attitude des managers qui se disent victimes du système, car ils sont à même en tant qu’adultes de refuser d’utiliser ces pratiques « d’abattage ».

Les managers, leur responsabilité ?

Les managers ont la responsabilité de gérer les conflits avant qu’ils ne dégénèrent en harcèlement, de stopper les premiers agissements hostiles, d’influencer le climat de travail en privilégiant le sentiment de justice, en pratiquant un style managérial centré sur la considération, en consultant leurs équipes et en les respectant. Encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes formés à reconnaître ces comportements et à les gérer de manière humaine et adéquate.

Dans le même esprit, les ressources humaines doivent porter attention à la qualité des relations et à la gestion précoce des conflits afin qu’ils ne se transforment pas en harcèlement moral. En cas d’alerte, ne pas faire la politique de l’autruche et faire appel à un tiers extérieur afin d’écouter les parties en présence et les aider à trouver des solutions.

Cette prise en charge précoce permet cette reconnaissance des parties nécessaire à la résolution du conflit. De l’autre côté, en cas de doute une enquête avec un cabinet extérieur doit être menée afin de comprendre tous les rouages et définir avec certitude qui est harcelé et qui est harceleur. Il y a parfois des surprises, comme ce salarié d’une entreprise de services qui se disait harcelé par son manager alors qu’en fait après enquête c’était lui le harceleur qui tyrannisait son manager. Attention donc aux conclusions hâtives et à l’emballement collectif.

Ce que dit le droit

La Loi a permis ces dernières années, aux victimes une reconnaissance de leur souffrance et oblige, par la même occasion, les entreprises à prendre leurs responsabilités dans le cadre de leur obligation quant à la sécurité et à la santé des salariés. Mettre en place des plans de prévention des agissements hostiles et des cellules de médiation pour éviter ou gérer ces situations qui impactent fortement l’ensemble des salariés d’une entreprise.

L’article 222-33-2 du Code pénal Français dit : « le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Si, dans la loi de 2002, le salarié devait seulement présenter les faits laissant supposer des preuves de harcèlement, en 2003, le législateur est revenu sur ce mécanisme en demandant à la victime d’établir des faits qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement. C’est une évolution juridique favorable aux victimes, même si le problème réside souvent au niveau des agressions subtiles ou le recueil des faits est particulièrement difficile. La lenteur des procédures et le risque de victimisation si le système s’emballe entraînent pour les victimes, la mise au placard ou des arrêts maladie pour longue durée. Il est très rare que les victimes reviennent dans l’entreprise où a eu lieu le harcèlement.

La lumière au bout du tunnel

Pour les victimes de harcèlement moral, les conséquences sont désastreuses tant sur le plan physique, psychologique ou social : stress, anxiété, troubles psychosomatiques, dépression, risque suicidaire, stress post traumatique, désillusion (perte de tout espoir), réactivation des blessures passées, perte de sens, peur des autres.

2 axes de reconstructions peuvent s’enclencher : d’abord un travail personnel afin d’inciter au respect, mettre des mots sur les évènements vécus, leur résonance profonde et rechercher un soutien psychologique avec un thérapeute pour se protéger au travail, alerter les RH et les syndicats, puis commencer à décider le changement. Ensuite, vient la nécessité ou non de rechercher dans la justice, la reconnaissance de cette violence afin de pouvoir réapprendre à faire confiance de nouveau.

Les Expériences virtuelles : le métaverse avance  

Depuis que le réseau social Facebook a décidé de changer de nom pour devenir Meta, le métaverse semble avoir pris une dimension de potentialité future. Si pour beaucoup, les Expériences virtuelles restaient du monde de la science-fiction, il a pris une certaine consistance aujourd’hui. Certains phénomènes comme les jeux-vidéos nous avaient déjà montré sa potentialité mais qu’elle est la perception des français aujourd’hui de son avenir.

Le rapport de l’étude de Dynata, la plus grande plateforme de données au monde pour les insights, l’activation et la mesure, a décidé de nous éclairer sur cette perception en interrogeant plus 11 000 consommateurs dans 11 pays (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Chine, Japon et Australie) et a lancé son rapport « New Experience Economy ».

Les principales données de l’études  

D’abord, 43% des Français seraient intéressés par divers types d’expériences virtuelles. Il y a donc une véritable appétence pour ce type de nouveautés. Parmi celles-ci et dans l’ordre d’importance :

  • 51 % par une visite d’un musée/galerie d’art/exposition d’art
  • 45 % par un spectacle au théâtre, à l’opéra ou de danse.
  • 44% par un concert de musique
  • 43% par un safari, une visite de zoo, etc.
  • 40% par un cours pour le plaisir (danse, cuisine/pâtisserie, art, écriture créative, etc.
  • 40% par un voyage
  • 40% par un cours de fitness (Peloton, Apple Fitness, etc.)

On l’aura compris, les expériences virtuelles souhaitées sont variées et peuvent toucher tout le monde.

Une accélération liée à la pandémie

Si ce phénomène a connu une si vive accélération, ce n’est, bien entendu, pas parce que la société Facebook est devenue Meta. La première cause reste l’arrivée de la pandémie qui a incité de nombreux Français a testé des expériences via les cours et les manières de sociabiliser avec des amis sans pouvoir faire de rencontre physique. Comme toute tendance future, les nouvelles générations sont les early-adopters, la génération Z (25 ans et moins) étant la plus réceptive avec 40% suivie des Millenials (25-39 ans) avec 30%. Comme toutes les habitudes technologiques, cette tendance à du mal à être acceptée par les Baby Boomer (56-74 ans) qui ne sont que seulement 8% d’entre eux à être intéressés.

Sur quoi le métaverse devrait percer en premier

Lorsque Dynata a demandé aux Français sur quoi le métaverse allait impacter leur vie, les réponses les plus populaires ont été les expériences culturelles, les sports et jeux et enfin le shopping. Ainsi :

« Les expériences culturelles pour 26% des répondants

  • Les sports et jeux pour 16% des répondants
  • Les achats pour 15% des répondants
  • Le travail pour 12 % des répondants
  • La socialisation pour 12% des répondants. »

Nul ne remet en question le fait que d’autres applications devraient également connaître un fort engouement. Notamment dès que les différents sens (en dehors de la vue et de l’ouïe) pourront être activés dans le métaverse comme le goût, l’odorat et bien entendu le toucher. Cependant, on ignore encore comment ce défi sera surmonté à l’avenir car nul ne doute, il le sera.

Un monde qui sera l’avenir d’Internet

Ce qui est sûr c’est que ce monde parallèle représentera probablement l’avenir d’Internet en tout cas pour les générations futures. Si on exclut les scénarii catastrophes, force est de constater qu’une bonne partie de nos activités physiques et que nous pensions pourtant irréalisables par internet, sont désormais devenues monnaie courante sur internet. Le phénomène devrait continuer à s’amplifier au fur et à mesure que les technologies s’améliorent. Il n’y a qu’à voir la proportion de couples qui se forment via internet pour comprendre que le métaverse devrait fortement jouer sur notre quotidien, que l’on aime le phénomène ou non.

Et vous ? Où en êtes-vous avec votre mémoire vive ?

Et vous ? Où en êtes-vous avec votre mémoire vive ?

« Le cerveau n’est pas dessiné pour répondre aux multiples sollicitations du monde digital sursaturé d’informations instantanées » comme le confiait autrefois Douglas Merrill, ex-vice-président de Google, chargé des services d’information, et auteur de Getting Organized in the Google Era (« Soyez organisé à l’heure de Google », éditions Brodway Books). Et vous ? Où en êtes-vous avec votre mémoire vive ?

La période idéale pour prendre du recul

Alors que nous entrons bientôt dans la période creuse de l’année ! Oui l’été arrive à grands pas, période où le Business semble s’arrêter, il peut être intéressant de prendre du recul et faire le point sur son organisation. Bien plus que ranger les petits papiers, il s’agit de se demander comment faire pour augmenter sa productivité et enfin se consacrer sur ce qui compte vraiment, sans être parasité par nos multiples engagements internes non respectées… On pourrait parler de to do List mentales non honorées. Non parce que nous n’en sommes pas capables, mais parce qu’elles encombrent notre cerveau de façon continue et désorganisée…

Le fonctionnement du cerveau

Le saviez-vous ? Notre cerveau dispose de deux mémoires : une mémoire long terme et une mémoire court terme. La mémoire long terme est tout simplement extraordinaire, car elle peut encaisser et stocker d’incroyables, denses et lourdes informations comme toutes nos connaissances acquises (depuis notre plus jeune âge), ainsi que nos plus beaux et moins beaux souvenirs, anniversaires…etc…L’autre partie de notre mémoire, celle dite court terme, dispose de ressources plus limitées et ne sert seulement aux informations et besoins ponctuels.

Nous pouvons comparer cette partie de notre mémoire à la mémoire vive d’un disque dur…Et oui, vous ne pouvez tout retenir surtout aujourd’hui, face à l’infobésité régnante et aux multiples sollicitations numériques, telles que les notifications FB, Twitter… ou encore face aux multiples tâches impliquées par nos emails. Cette mémoire vive dite court terme, si elle est mal gérée, peut être source d’angoisse et de sensation de stress et d’urgence permanente.

Comment y remédier ?

Comme un disque dur ou n’importe quel PC, libérez tout simplement de l’espace…sur votre mémoire vive

Comment ? En écrivant tout simplement ce que vous devez faire. En effet, selon David Allen, auteur du Best-Seller Getting things done, ouvrage sur la productivité personnelle, le plus mauvais endroit pour retenir toutes les tâches et missions ponctuelles ou récurrentes que nous devons accomplir est… le Cerveau. A vous de vous créer une sorte de mémoire « externe » …

Cessez d’alimenter et de créer des To do List mentales interminables

Ces listes mentales de tâches interminables n’ont aucune efficacité. En effet, car une fois que vous avez « stocké » le matin une tâche dans votre listing cérébrale, sachez qu’à la fin de la journée, environ 10 autres tâches tout aussi importantes viendront s’ajouter à cette to do List mentale et le lendemain 10 autres viendront l’enrichir…  Alors autant les écrire. Dur Dur de tout retenir dans ce cas…

Vous est-il déjà arrivé de ne plus vous souvenir de ce que vous deviez faire quand vous arrivez dans votre cuisine, après avoir reçu un appel d’une heure de votre mère, vous racontant ce qu’elle souhaite organiser pour le prochain dîner familial ? Ou d’être angoissé ou pas tranquille, car cela fait maintenant 15 jours qu’une tâche notée dans votre to do List « mentale » n’a pas encore été réalisée… ou encore d’oublier de souhaiter joyeux anniversaire à un être cher et de lui souhaiter un jour plus tard, en disant pourtant « j’y ai pensé et je me suis promis intérieurement de ne pas oublier ».

Cela montre d’où l’importance de tout noter, si vous souhaitez éviter des « catastrophes » ou susceptibilités professionnelles et même personnelles 🙂 Et oui notre cerveau a une mémoire vive limitée, acceptons-le et soulageons notre mémoire vive, vous gagnerez en repos et tranquillité. Prenez les tâches de façon séquentielle, les unes après les autres… en les notant au fur et à mesure dans un système d’organisation intelligent et surtout daté.

où noter ? Comment organiser de façon matérielle ces To do List mentales ?

Chaque jour, nous recevons une centaine de mails chargés de multiples informations intéressantes ou moins intéressantes. Aujourd’hui, la principale source et provenance de ces centaines de sollicitations reste la Boîte Mail. Ce flux incessant va inévitablement impliquer des actions, ou encore supposer l’organisation et la planification de tâches précises dans le temps.

Comment s’organiser lorsque l’on reçoit plus de 50 mails par jour, avec la moitié de ces derniers impliquant des actions précises ou moins précises ? Il vous suffit de créer des espaces temps pour les traiter à ajouter à la to do List virtuelle … de la veille !

C’est en ce sens que la méthode GTD de David Allen, peut vous être d’une grande aide, en libérant votre mémoire virtuelle, grâce à une nouvelle mémoire externe et matérielle ! Ce qui vous permettra de vous concentrer chaque jour sur ce qui compte vraiment en termes de priorité.

Proposition de méthode appliquée à votre Boîte mail, largement inspirée de la méthode GTD de David Allen :

Collecter, trier quotidiennement les multiples informations provenant des emails

et oui, chaque jour vous recevez près d’une centaine d’emails.

Transformer ou traiter l’information reçue par mail

partons du principe qu’un mail nécessite ou non une action. Si le mail nécessite une action, vous classerez ce mail en fonction du degré de priorité de l’action impliquée par le mail. Chaque mail sera traité différemment s’il implique une tâche ponctuelle urgente et immédiate ou la mise en place d’un projet simple ou complexe avec plusieurs interlocuteurs, plusieurs deadlines (calendrier et agenda) et plusieurs actions.

En bref, voici une proposition d’industrialisation du tri, rangement et classement de votre Boîte de réception :

* Action urgente : vous venez de recevoir un mail urgent nécessitant une réponse dans l’heure, la journée. Classer le mail dans dossier URGENT. Mais si le mail nécessite une réponse immédiate, répondez immédiatement.

*Action TO DO / à planifier : vous venez de recevoir un mail exigeant l’organisation d’une réunion avec plusieurs de vos investisseurs et vous devez leur présenter votre stratégie globale pour 2022. Classer ce mail dans le dossier TO DO / et transformer ce mail en tâches (à l’aide d’un SAAS To do List) ou en projet à planifier (à l’aide de votre agenda et/ou d’un logiciel de gestion de projet collaboratif)

*Action LIRE : vous venez de recevoir 2 newsletters d’un webzine de votre secteur d’activité. Ces mails nécessitent juste une lecture pour information, sans aucune action urgente ou immédiate ou à planifier, à classer dans le dossier FOR INFO. Vous pourrez lire ces mails tranquillement le soir, ou lorsque vous aurez plus de temps libre ! 🙂

Votre boîte de réception est VIDE et surtout organisée ! Quel bonheur, vous pouvez enfin profiter de votre journée et vous concentrer sur l’essentiel : le développement de votre business en toute tranquillité.

Se créer son propre système d’organisation avec un système de rappel automatique

En bref le principe : chaque mail implique ou non une action ou une tâche précise. L’objectif est donc de transformer ce simple mail informatif en Tâche ou en Projet, avec une deadline datée et précise ainsi que le temps consacré pour la réalisation de cette tâche. Il existe de nombreux outils vous permettant de vous créer un véritable système d’organisation, permettant de convertir un mail en une tâche précise et immédiate ou en 1 plan d’action détaillé avec des sous-tâches successives et placées minutieusement dans un calendrier-échéancier, avec un système intelligent de rappel. Ex : Wunderlist, producteev, remember the milk, The Hit List ou encore Nozbe.

Attention, les centaines de mails quotidiens ne s’organisent malheureusement pas tout seuls et les règles de filtre ne peuvent discerner l’aspect prioritaire des informations contenues dans les mails. Et oui, malgré les vertus des outils collaboratifs, un esprit humain est toujours nécessaire pour manier ces outils et décupler les effets productifs de ces SAAS.

Un conseil : une fois que ce système d’organisation sera bien rodé et testé, vous pouvez sans aucun problème déléguer la gestion de vos mails à une personne externe ou à votre assistante. Attention, vous garderez tout de même, la gestion stratégique de vos contacts et de vos informations, mais l’Assistante se chargera de toute la partie « collecte, tri des mails en fonction du degré de priorité d’action » soit environ 2h de gagné par jour.

WelcomeFamily, une entreprise qui améliore l’accueil des familles

Interview de Frédéric Martz, cofondateur de Welcome Family qui revient pour nous sur son parcours et le développement de WelcomeFamily.

Comment vous est venue l’idée de la création de votre entreprise ?

À l’époque, j’étais agent commercial et dans la solitude. Heureusement, j ‘avais suivi un coaching qui m’avait redonné l’estime de moi. Parallèlement, j’avais des amis qui avaient fait le tour du monde et nous échangions par tchat. Ils me disaient : « C’est incroyable, à quel point l’accueil des familles et des enfants est différent à l’étranger et d’une manière générale en Amérique centrale, Amérique du Sud, États-Unis, Australie » car ce tour du monde, ils l’avaient fait avec leurs enfants. Ils m’écrivaient : « Il faudrait faire quelque chose. Il y a un truc à faire. Je ne comprends pas qu’en France, déjà, il y ait ce sentiment de gêne quand on vient avec ses enfants au restaurant ». Il faut dire qu’à l’étranger, il y a toujours une attention pour eux que ce soit un coloriage ou un jouet. Cela existait à l’époque chez McDonald mais ce n’était pas courant en France. Cela a fait écho à un voyage avec mon fils en bas âge que j’avais fait pour voir ma sœur (qui habitait aux États-Unis) où les serveuses étaient particulièrement souriantes et nous amenaient naturellement une chaise bébé. A ce moment-là, j’ai répondu à mon ami « Écoute, moi qui suis dans l’objet publicitaire, effectivement, c’est vrai que c’est peut-être une bonne idée de faire des coloriages, mais il ne faut pas faire du one shot (un seul coup, ndlr) et il faut faire une offre globale, un package famille pour accueillir les enfants ». J’avais peur qu’en ne faisant que des crayons de couleur ou un set de table à colorier, en tant que fabricant d’objets publicitaires, nous ne fassions qu’une vente et que cela s’arrête là. C’est comme cela que m’est venue l’idée de créer une marque qui propose une offre globale.

Que s’est-il passé ensuite ?

Je voulais que mon ami s’associe avec moi mais il n’a pas voulu rejoindre le projet de WelcomeFamily, parce qu’il ne voulait pas faire de commercial. Nous avions déjà une expérience ensemble et déjà monté une startup en 2000. J’ai essayé de le convaincre mais il ne voulait pas faire du commercial, car cela le bloquait. Alors j’ai insisté en lui disant : « Tu sais, il va falloir qu’à un moment, nous prenions notre petit bâton de pèlerin et que nous allions taper à la porte des restaurants pour leur proposer notre service et nos produits ». Je ne voulais pas d’un associé s’il ne faisait pas de commercial alors j’ai tenté un peu et finalement il a fait son chemin de son côté. Maintenant, il a monté une boîte de ramonage qui marche très bien mais c’est vraiment un autre créneau. Finalement, j’ai convaincu deux autres amis de se lancer avec moi et cela a été un déclencheur pour créer la société qui a développé WelcomeFamily. Car la société mère s’appelle Marketing Creation.

Vous avez donc créé tout de suite un concept global ?

Nous sommes partis en réalité de l’objet publicitaire qui était notre première « business unit ». A la base j’ai commencé en tant qu’agent en objets publicitaires et PLV emballages. En résumé, je faisais de la communication et finalement c’est grâce à cette activité que nous avons pu financer le développement de Welcome Family. Marketing Creation a été le support qui m’a fait passer d’agent à société et j’ai basculé un chiffre d’affaires existant de clients qui me connaissaient. Au final, quand j’y réfléchis, nous avons développé un peu, comme on dit, en mode garage. Nous avons autofinancé nos kits de coloriages, nos chaises bébé que nous avons redéveloppées, redessinées et nous avons petit à petit construit une offre.

Comment s’est déroulée la bascule ?

La première année, nous avons réalisé 100 000 € de chiffre d’affaires alors que la deuxième, nous étions déjà à 500 000, ce qui fait que la bascule s’est vite réalisée. En réalité, l’activité de l’objet de publicitaire pour enfant fonctionne toujours très bien et à l’époque nous étions sur du 50/50. Je dirais que la bascule s’est faite sur la troisième année puisque Welcome Family a dépassé l’objet publicitaire, en quelque sorte.

Quelles ont été les grandes étapes de l’entreprise jusqu’à aujourd’hui ?

Il y a eu cette première grande étape, c’est-à-dire de structurer et de démarrer l’entreprise. La deuxième grande étape a été de formaliser l’association. La formalisation était un sujet que je défendais auprès de mes associés même si c’est moi qui avais créé la société. A un moment, je voulais mettre sur papier de manière concrète et réelle les parts de chacun par rapport à l’investissement, les apports de chacun. Pas forcément que les aspects financiers. Il s’agit, pour moi, d’une clé de la réussite car cela permet, effectivement, de ne pas sortir du « On se tape dans l’épaule, on fait un truc ensemble ».
L’étape suivante a été la signature de McDonalds que j’avais démarché. Cette vente reste un de mes meilleurs souvenirs car elle part d’un coup de téléphone sans réseau, sans rien, et en me disant : « Pourquoi pas démarcher les plus gros d’entrée de jeu ? ». Ce qui est drôle c’est que nous n’avions pas de projet au départ, et nous avons pensé : « Tiens, il semblerait qu’ils aient besoin d’une chaise bébé. Qu’est-ce que nous pouvons faire comme chaise bébé originale pour eux ? ». Et là, nous avons fait la jonction des deux métiers, c’est-à-dire d’objets publicitaires et de WelcomeFamily. Nous sommes partis du logo de l’entreprise pour créer une chaise bébé. Et depuis 2014, nous travaillons toujours pour McDo France, mais aussi pour le monde. Elle représente une part significative dans notre chiffre d’affaires même si nous n’en sommes pas dépendants.
Finalement, les grandes étapes sont principalement liées à des rencontres commerciales peut-être, qui nous ont permis de nous développer. La suivante, c’était en 2017, lorsque nous avons commencé à travailler avec Accor, qui a été une ouverture sur l’hôtellerie car nous étions très peu présents sur ce marché et, ce qui est drôle c’est que nous avons conjointement commencer à travailler aussi pour Club Med. 2019, nous a semblé notre année d’explosion, toutes proportions gardées, où nous avons senti que WelcomeFamily était connue et reconnue comme un acteur incontournable mais nous nous sommes heurtés à la covid.

Comment avez-vous dépassé l’arrêt de l’activité ?

Nous avons alors dû nous recentrer sur notre métier de l’objet publicitaire. Heureusement que nous étions une société un peu protéiforme et que nous avions gardé cet ADN, cette capacité de produire pour quelqu’un, pour une marque car sinon cela aurait été plus compliqué. Nous nous sommes alors recentrés sur de l’agroalimentaire et nous avons notamment travaillé pour Panzani pour faire de l’objet publicitaire enfantin. Pour poursuivre le développement, nous avons lancé le site peluchecreation.com car nous avons été convaincus qu’il y avait un potentiel dans la mascotte et dans ce besoin peut-être un peu doux dans cette époque un peu perturbée. Cette troisième branche est devenue depuis assez importante pour nous car nous avons plusieurs demandes par jour.

Pourquoi est-ce que cette branche vous tient à cœur ?

Ce qui nous intéresse dans Peluche Création, c’est que nous avons beaucoup de demandes d’associations caritatives. Et cela, pour nous, c’est hyper important car nous aimons bien les aider. Nous n’aidons pas tout le monde, bien entendu, mais nous aidons systématiquement les associations caritatives en leur faisant soit une remise, soit en faisant un chèque quand elle passe commande. Ce n’est pas du 100 % mécénat, mais en tout cas, cela nous amène à avoir beaucoup d’associations notamment des petits clubs de foot. Finalement, je réalise que si nous n’avions pas eu le covid, nous serions restés sur un développement de Welcome Family qui prenait jusque-là la part belle.

Quel vont être vos futurs axes de développement à venir ?

Il y a déjà ce que nous avons dû arrêter pendant la Covid et notamment notre développement en Espagne via un VIE. Au bout de deux ans, nous avons réussi à toucher des chaînes qui n’existent d’ailleurs pas en France comme Taco Bell qui est très connue pour les gens qui sont allés aux États-Unis mais beaucoup moins en France. Nous avons créé un bureau officiel et durable sur l’Espagne et nous avons fait pareil en Italie. Désormais nous travaillons pour vraiment développer l’export et on cherche à créer des petits Welcome Family dans les pays afin de redévelopper un sourcing local et imprimer par exemple chez des imprimeurs locaux. Cela va nous demander de recréer un écosystème dans chaque pays, ce qui risque de nous prendre du temps.

Quelle est la plus grosse difficulté que vous avez rencontrée ?

C’était au tout début de notre activité. Je pense que ça, j’aime en rire. En première année, on fait 100 000 euros de chiffre d’affaires, et j’ai une cliente qui m’a appelé car les douanes avaient bloqué la marchandise pour contrefaçon sur une montre que nous avions produite. J’avais dessiné complètement la montre mais une montre ressemble souvent à une montre. Résultat 35 000 euros de marchandises qui sont partis à la destruction et j’ai dû rembourser la cliente. J’en ris aujourd’hui car elle est toujours cliente chez nous mais que cet épisode a été certainement l’une des plus grandes difficultés. J’avais même fait appel à un coach pour dépasser mentalement ce souci. 

Les six risques entrepreneuriaux à anticiper pour votre TPE

Les six risques entrepreneuriaux à anticiper pour votre TPE

La prise de risques doit faire partie de votre ADN d’entrepreneur pour faire croître votre activité. Cependant, certains risques peuvent mettre votre entreprise en sérieux péril, voire signer la fin rapide de son existence. Si la gestion des risques appartient au vocabulaire de la grande entreprise, vous n’y pensez pas car en tant que TPE vous la pensez trop petite pour s’y attarder ou n’y pensez tout simplement pas. Vous adoptez parfois des comportements susceptibles de laminer vos chances de croissance et de pérennité.  Voici 6 cas réels de situations à risques entrepreneuriaux rencontrées par des entrepreneurs (seuls les prénoms ont été modifiés).

Gestion : votre prévisionnel d’affaires n’y est parfois pour rien ; en l’occurrence, c’est vous.

Magda et Chris démarrent sur les chapeaux de roue. Une fois leur prêt accordé, c’est le Nirvana ! La joie l’emporte sur la raison. Les fonds sont consacrés à l’achat de matières premières et matériels dans une proportion supérieure à celle prévue ; par ailleurs, ils investissent dans des outils informatiques non budgétés et n’hésitent pas à investir sans trop regarder où l’argent part dès qu’une idée leur semble bonne. La petite entreprise de produits cosmétiques bio, dont le chiffre d’affaires peine à décoller, voit ses réserves financières s’épuiser, alors que le stock dort.

Sécurité : l’utilisation d’outils et de produits peut engendrer votre incapacité professionnelle.

Fabricante de savons artisanaux, Edith subit des allergies répétées à l’un des produits qu’elle utilise. Étant donné qu’elle ne parvient pas à identifier l’actif en cause, l’allergologue se livre à une batterie de tests sur sa centaine de composants. En attendant, Edith est contrainte d’interrompre son activité entrepreneuriale pour raisons de santé.

Emplacement : les pollutions sonores, visuelles ou olfactives peuvent occasionner une gêne pour votre personnel ou vos clients.

Le Spa d’Arlette se situe à proximité d’un hangar qui entre en travaux. Au moment de la signature du bail, elle avait bien remarqué que le hangar voisin présentait des signes de délabrement, mais, placé derrière un porche, il restait invisible. Emballée par les pierres apparentes de l’espace et par un loyer intéressant, elle démarre et poursuit son activité sans souci pendant deux ans. Un beau matin, le bruit des travaux vient résonner dans les murs de l’espace de massages. La nuisance devra durer au moins 6 mois, le temps de transformer le hangar en un espace viable. Arlette songe alors rapidement à changer de local avant de perdre sa clientèle. C’est le signe d’un nouveau départ avec de nombreux frais ainsi qu’une clientèle à reconquérir.

Environnement : les éléments naturels peuvent être à l’origine d’effondrements, d’inondations, d’excès de froid ou de chaleur.

A la suite de quelques journées de pluies torrentielles et trois jours d’absence pour un défilé de stylistes, Christiane retrouve sa boutique inondée. La toiture du centre commercial où se trouve le local a généré une importante fuite. Son stock de vêtements et certains matériels sont hors d’usage. Son assurance lui remboursera les dégâts matériels, mais en aucun cas les journées de perte d’exploitation.

Cash : la trésorerie est le porte-monnaie de votre entreprise.

Les impayés et retards de règlement de la poignée de grands comptes de Salem s’accélèrent. Le fossé se creuse de plusieurs milliers d’euros. Les prétextes invoqués par ces grandes entreprises relèvent de l’hérésie : factures égarées ou non reçues, comptabilité délocalisée, changement d’adresse suite à une réorganisation. Cette situation étouffe son entreprise de maintenance informatique et le contraint à envisager une solution rapide pour procéder aux recouvrements, doublé d’une politique de diversification des comptes clients ainsi qu’un assainissement financier par le cash management.

Personnel : en votre absence, votre personnel continuera-t-il à assurer ses responsabilités ?

Pendant quelques semaines de son repos maternité, Jocelyne a laissé la responsabilité de la clientèle de son centre de formation à son assistante administrative comme elle pouvait l’assumer en sa présence. Une semaine avant son retour, l’assistante pose un congé maladie qui ressemble fort à un abandon de poste ! Certaines factures n’ont pas été établies. Le suivi client a été interrompu. Les principales relances sont restées en souffrance.

Le reporting à distance n’a pas suffi. Deux mois plus tard, l’assistante, qu’elle continue à rémunérer, n’a toujours pas repris son poste. Grâce à la solidarité de son réseau, Jocelyne commence à sortir la tête de l’eau, mais elle doit probablement envisager un licenciement et recruter en urgence ! La prise de risque liée à votre ambition et à votre capacité d’innovation est certes à encourager. Celle qui impacte négativement votre chiffre d’affaires et votre trésorerie est à anticiper ou à proscrire.

Le management du risque se définit avec la création de votre business modèle. Les risques et ses solutions se décrivent à la rédaction de votre business plan textuel et s’estiment dans votre business plan chiffré ainsi que dans vos cahiers des charges sous des intitulés réservés au « Risk Management ». Pour chaque poste, il vous faut envisager et chiffrer vos actions ainsi que prévoir les plans B répondant à la question : “Qu’advient-il si… ?”

Comment rester éthique lorsqu’on ne fabrique pas en France ?

Comment rester éthique lorsqu’on ne fabrique pas en France ?

Depuis la vague de « Made in France » avec Arnaud Montebourg en marinière, fabriquer en France est devenu un acte patriote. Les marques l’ont bien compris : beaucoup mettent maintenant en avant leurs produits ou la petite partie de leur production qui est fabriquée sur le territoire. Mais il faut bien l’avouer, le « Made in France » reste parfois un idéal très inaccessible pour de nombreuses entreprises. Comment rester éthique lorsqu’on ne fabrique pas en France ?

Doivent-elles pour autant culpabiliser, se cacher, et se ranger dans les camps de ceux qui lâchent l’affaire sur les questions éthiques ? Ou bien y a-t-il d’autres moyens pour laisser exprimer sa bonne conscience patriote ?  En d’autres termes, votre marque peut-elle avancer vers une démarche éthique lorsque les contraintes de production rendent impossibles de fabriquer en France ?

Ce qui est bien, c’est de créer une entreprise en France

Ce qui est important avant tout, c’est de continuer à créer des entreprises en France. Une entreprise génère toujours des emplois, sollicite d’autres fournisseurs français et c’est cela avant tout qui contribue à générer de la croissance au niveau national. Commencer par domicilier son entreprise en France et résister à l’envie de mettre au point des stratégies d’évasion fiscale, voilà la première démarche patriotique et éthique bien au-delà de la provenance géographique de la production.

Le savoir-faire s’est délocalisé : danger

Il reste difficile de produire certains produits en France, c’est un fait. Le tissu industriel s’est raréfié et le savoir-faire lui aussi s’est délocalisé même si la tendance est à un retour depuis quelques années. Aujourd’hui, il n’est pas évident de trouver certains savoir-faire précis et des outils de production fiables à des prix accessibles en France. On ne peut donc pas en vouloir aux fabricants qui ont opté pour d’autres destinations de productions plus exotiques.

Mais attention à l’engrenage : moins on produit en France, plus c’est difficile de le faire pour les nouveaux arrivants, faute de savoir-faire qui disparaissent peu à peu. On peut se poser une question : avec tout le savoir-faire artisanal et industriel que détient la Chine, que se passera-t-il lorsque les ouvriers chinois, eux aussi, aspireront à des conditions de travail plus justes ? Il se peut qu’on finisse par le payer cher…

Les consommateurs français sont prêts à payer un peu plus pour du « Made in France »

Autre élément : on délocalise bien souvent au nom de la « compétitivité ». Cela sous-entendrait que le seul critère de compétitivité serait le prix. Or, selon une étude Sofres, le Made in France a plutôt bonne image dans l’esprit du consommateur. Pour preuve :

  • 95% des consommateurs qui achètent des produits fabriqués en France considèrent que leur acte d’achat est une façon de soutenir l’emploi dans l’hexagone.
  • 91% attribuent à la mention un gage de qualité.
  • 90% y voient la garantie d’un produit fabriqué par une entreprise dont les salariés sont protégés.
  • 89% estiment qu’il s’agit d’un gage de meilleur respect de l’environnement (une réglementation française contraignante d’une part et des économies de transport comparé aux importations d’autre part).

Il y a donc bien d’autres critères qui rendent un produit compétitif dans l’esprit des acheteurs !

Autres preuves de l’attachement des Français au Made in France :  

  • 88% des personnes interrogées dans le cadre de l’étude considèrent que « les entreprises françaises doivent produire prioritairement en France pour soutenir la croissance et l’emploi ».
  • seules 10% des personnes interrogées considèrent que les entreprises françaises doivent produire là où les coûts sont les plus bas pour résister à la concurrence internationale.

Ceci fait réfléchir sur le business model… Ce qui en ressort surtout, c’est que la qualité et la créativité doivent être la base de la compétitivité, et non seulement le prix.

Comment être éthique quand même ?

Si autant de marques complexent de fabriquer encore dans des pays lointains, c’est peut-être aussi que cet aspect les titille sur le plan de l’éthique ? Évidemment, rapatrier sa production en France ou en Europe demeure une initiative plus que louable qui mérite d’être encouragée autant que possible. Mais lorsque la démarche devient compliquée, voire impossible, que faire pour avoir quand même une démarche éthique ? Il existe pourtant de nombreuses autres façons d’être éthique et de diriger une entreprise responsable, que de nécessairement fabriquer en France.

Par exemple, le Ethical Fashion Show réunit tous les ans à Paris l’ensemble des créateurs et acteurs de l’industrie de la mode qui ont une démarche éthique. Dans leur charte, ils définissent plusieurs critères jugés « éthique » : utilisation de matières Bio et naturelles, le recours au recyclage, le commerce équitable et la valorisation d’un savoir-faire local, ou encore le soutien à des projets sociaux

Certains pays réalisent aussi du commerce équitable, et même si on reste contraint de fabriquer là-bas, on peut avoir une démarche éthique en soutenant une association en bas de sa rue. On peut aussi s’appuyer sur chacun de ces points pour communiquer et valoriser l’image de sa marque. Certaines enseignes, comme Faguo ou Merci, en ont même fait leur point particulier de différenciation : tout en étant fabriquées en Chine, elles financent des associations de par le monde.

Aussi, lorsqu’on part à la recherche de financements, les concours, aides et fonds d’investissement et de soutien aux entreprises financent bien plus volontiers les entreprises qui ont une dimension sociale et responsable. Cela constituera un atout majeur dans cette recherche.

L’essentiel est d’avoir une volonté de s’orienter vers une démarche éthique et de RSE, après les moyens sont innombrables…

Pourquoi entrepreneuriat ne rime pas avec liberté ?

Il n’est pas rare d’entendre certaines personnes se lancer dans l’entrepreneuriat pour être libres. Si cette acception n’est pas tout à fait vraie, elle n’est pas tout à fait fausse non plus. Elle reste à nuancer comme nous le verrons dans cet article pourquoi entrepreneuriat ne rime pas avec liberté.

Une liberté qui existe quand même

Alors oui ! Vous êtes libre sur bien des aspects. Vous êtes libre de choisir vos orientations stratégiques, de choisir une direction plutôt qu’une autre, de fixer la mission de l’entreprise ou encore de définir les valeurs qui vous sont propres. Mais aussi vous êtes également libre de choisir ce que vous faites de votre temps : vous vous organisez comme vous le voulez en commençant à l’heure qui vous plaît, en faisant le nombre d’heures que vous décidez et même de venir au travail au non. Vous êtes aussi libre de recruter ou non, de choisir ceux qui rejoindront vos équipes ou encore de mettre les moyens là où vous le voulez. Par ailleurs, vous n’avez pas de patron derrière le dos qui vous dicte ce que vous devez faire ou encore qui supervise votre manière de travailler. Vous n’avez finalement pas de compte à rendre… en apparence.

Les principaux freins à la liberté : les clients et les actionnaires

Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de patron que vous n’avez pas de comptes à rendre. Vous en aurez chaque année auprès de vos actionnaires quand il n’exige pas une information renforcée. Vous devrez parfois assumer votre stratégie et vous pouvez même vous retrouver sur la touche si votre efficacité n’est pas démontrée et que vous avez des documents à fournir. En outre, vous pouvez même être débarqué en étant très efficace à partir du moment où vous ne disposez pas de la majorité ou que vos clauses statutaires peuvent se retourner contre vous. 

Surtout vous avez des obligations si vous souhaitez garder des clients. Déjà, parce que la plupart du temps, vous acceptez les missions et qu’elles vous engagent (ou du moins votre société). Vous ne pouvez pas faire n’importe quoi car des lois existent et vous ne pouvez donc décider sur un coup de tête que vous ne voulez pas vendre à tel ou tel client sans raison ou de ne pas fournir la prestation. On ne compte plus les incidences sur la liberté de bien traiter ses clients : exigence de rapidité dans les réponses, de fournir ce que vous avez accepté de faire en temps et en heure, de vous adapter vos clients pour répondre le mieux possible au besoin des clients.

Les contraintes administratives et légales

Déclarer la TVA, fournir vos comptes annuels, réunir l’assemblée générale, déclarer tous les nouveaux salariés, les cotisations sociales… On ne compte plus le nombre d’obligations que vous avez chaque mois et chaque année qui montrent bien que vous n’êtes pas libre. Vous devez effectuer certains actes et, à défaut, vous serez sanctionné et dans le meilleur des cas, sous pression.

Les actions opérationnelles ont vite fait de prendre tout le temps disponible, ne serait-ce que pour atteindre la rentabilité au début ou encore pour la conserver sur le temps. Une difficulté récurrente reste de pouvoir véritablement effectuer les 50 heures par semaine puisque la moyenne reste de 60 pour les dirigeants et que vous devrez tout le même essayer d’effectuer tous ces actes en temps et en heure. De la même manière, vous n’êtes pas libre de faire tout ce que vous voulez sans en subir les conséquences au moins financières.

Un devoir d’exemplarité avant tout

Alors certes, vous êtes libre mais vous devez également montrer l’exemple. Il est évident que vous ne pourrez pas exiger des autres ce que vous ne faites pas vous-même. En tout cas de manière pérenne et si vous n’êtes pas à la tête d’un énorme groupe ou personne n’a vraiment conscience d’où vous êtes et de ce que vous faites. Dans tous les cas, l’exemplarité reste une des qualités qui contribuent très nettement à la réussite des entreprises donc vous aurez du mal à sortir du fonctionnement : plus d’heures de travail que vos salariés, plus de présence ou encore de devoir gérer vos émotions pour qu’elles impactent le plus souvent possible de manière positives vos collaborateurs. A défaut, vous pourriez vite voir la zizanie arriver au sein de vos équipes qui se calqueront sur votre comportement.

Des décisions guidées par le bon sens

Ce n’est pas parce que vous avez envie de faire quelque chose que vous en avez parfois les moyens. Il peut paraître évident de mettre certaines pratiques en place mais faute de moyen de devoir limiter toutes vos décisions au strict minimum et donc de subir les contraintes qui vont en découler. Bien sûr, vous aimeriez mais vous n’êtes pas libre car votre trésorerie peut ne pas vous le permettre par exemple.

Si vous pensez que cette tâche est évidemment à automatiser car ce processus vous ferait gagner du temps, vous ne serez pas forcément capable de mettre les ressources nécessaires à cela pendant un certain temps voire jamais… La trésorerie et les ventes représentent d’ailleurs un facteur non négligeable de contraintes même si parfois elles peuvent être un bon indicateur sur la direction à prendre. De la même manière l’exigence de rentabilité peut aussi restreindre fortement vos libertés et vos moyens d’action.

Nous pourrions largement détailler les contraintes mais sachez une chose : la première contrainte cela restera vous ! C’est vous qui décidez ce qu’il est bien de faire ou non pour votre entreprise. En cela, vous avez tout de même déjà une liberté !