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Epopia, une entreprise qui fait rêver les enfants

Epopia

L’idée de proposer aux enfants des aventures interactives par courrier dont ils sont les héros, vient à Remy Perla en 2010 alors qu’il discute avec une collègue dont les enfants rencontrent des difficultés de lecture. Il se remémore un souvenir qui lui permet d’élaborer son concept Epopia.

Un souvenir pour commencer

Ancien dyslexique et dysorthographique, il se souvient avoir reçu, quand il avait 8 ans, dans sa boite aux lettres un courrier à son nom accompagné d’une clé de voiture. Passionné par le gain potentiel d’une voiture, il lit avec ferveur le courrier et pense qu’il suffit de se rendre chez le concessionnaire et d’essayer la clé pour remporter la voiture. Également inspiré par « L’histoire sans fin » de Michael Ende ou « les livres dont vous êtes le héros », il trouve alors son concept : créer un jeu de rôle dont l’enfant sera le héros. Pour le devenir, il correspond avec les personnages de son histoire via de véritables courriers !

La réunion d’une équipe

Lors d’un « Startup Weekend », il rencontre Geoffroy, avec qui il développe pendant deux ans un logiciel capable de gérer des textes interactifs et personnalisables. Il s’entoure très rapidement d’une équipe d’auteurs, d’illustrateurs et de graphistes qui travaillent d’arrache-pied pour mettre en œuvre le concept. Ce dernier prend vie et est commercialisé dès 2014. À contre-courant de ce qui se fait sur le marché par son approche physique et interactive, la société séduit et compte déjà plus de 50 000 familles conquises, 700 écoles et un développement en France et partout dans le monde.

Une communication virale

Pour se faire connaître, ils communiquent sur Internet, les réseaux sociaux et utilisent le marketing digital. Les influenceurs se mettent à les suivre et le bouche à oreille fonctionne avec des parents qui n’hésitent pas à partager l’expérience vécue par l’enfant. Remy Perla nous confie ainsi : « nos premiers ambassadeurs sont nos clients. Nous avons rencontré une difficulté au début pour expliquer un produit conceptuel et qui n’était pas juste une version améliorée de ce qui existe déjà. Nous avons communiqué intensément auprès des familles. »

Une aventure pleine de satisfaction avant tout

Si l’entrepreneur est satisfait de la croissance de l’entreprise c’est avant tout lié à l’effet positif qu’il peut avoir sur les enfants. « Le produit est drôle mais ce qui nous passionne c’est surtout de voir des enfants qui gagnent de plus en plus confiance en eux. Nous valorisons les enfants et c’est vrai qu’il est satisfaisant de les voir évoluer. Au début, ils nous répondent par des dessins puis quelques mots puis construisent des phrases et terminent par nous envoyer des paquets de lettres. C’est vraiment magique ! »

Une levée de fonds pour continuer à se développer

Fin décembre 2018, l’entreprise strasbourgeoise finalise une levée de fonds d’1,5 million d’euros auprès d’investisseurs engagés afin de passer un palier et toucher un public encore plus large. Il faut dire que les perspectives de l’entreprise ne s’arrêtent pas là. « Notre ambition est de créer un nouveau média littéraire comme Walt Disney quand il a lancé son premier long métrage, ce qui est devenu un standard. Nous avons donc diffusé par exemple des nouvelles histoires sous licence avec les Schtroumpfs. Nous aimerions également avoir une diffusion en anglais d’ici deux ans et être présents sur le marché américain. D’ici 8 ans pourquoi pas racheter Walt Disney !» . L’entreprise cherche d’ailleurs afin de poursuivre sa croissance un partenariat stratégique dans le monde de l’enfance. Nous leur souhaitons de le trouver rapidement !

Ces éléments qui devraient changer après le confinement

Macro photo of tooth wheel mechanism with imprinted arrows and OLD HABITS, CHANGE concept words

L’arrivée du coronavirus a entraîné une véritable remise en question sur de nombreux sujets qui devraient impacter fortement les entreprises dans leur monde de fonctionnement. Un certain nombre d’éléments devraient connaître une profonde transformation dans les mois à venir que ce soit pour les consommateurs ou les travailleurs. Zoom sur ces transformations qui devraient prochainement avoir lieu. 

L’avènement du télétravail

Il est clair et net pour ceux qui ne l’auraient pas compris que le télétravail va profondément devenir une norme pour non nombre d’entreprises. Déjà parce qu’il possède des avantages en termes de coût financier pour les entreprises mais pas seulement (on pensera à l’immobilisation de bureaux notamment). De nombreux collaborateurs vont également apprécier le travail à domicile même si d’autres, à l’inverse, vont profondément préférer se rendre à l’avenir dans leur bureau et en apprécieront les avantages. Afin de retenir certains talents, la proposition devrait donc apparaître de pouvoir travailler à domicile dans un certain nombre d’entreprises au moins quelques jours par semaine.

Le télétravail devrait largement s’imposer dans les mois à venir déjà pour contrer des imprévus qui touchent à la possibilité de se rendre sur le lieu de travail comme les grèves ou encore des confinements potentiels à venir. Les entreprises devraient donc au retour anticiper et s’équiper pour contrer ces aléas mais pas seulement. Bien avant la crise, les entreprises se sont aperçues que de nombreuses ressources humaines étaient disponibles en fonctionnant différemment que ce soit en termes d’horaires ou de présence au de capacité à se rendre au bureau. On pensera à ceux qui ont des enfants et qui peuvent travailler de la maison ou qui ont des contraintes géographiques tout simplement.

La remise en cause des circuits d’approvisionnement

La tendance était déjà sous-jacente avant le confinement avec une volonté des français de manger toujours plus local, déjà pour des problématiques d’environnement. Avec la paralysie mondiale actuelle et les graves pénuries notamment en masques, une réalité est apparue. Vouloir toujours gagner en coût peut engendrer une disparition de la production sur le plan national et une rupture totale de l’approvisionnement. Aujourd’hui le gouvernement doit par exemple gérer l’approvisionnement autant alimentaire que sur certains éléments comme les masques ou les tests. Si de nombreuses entreprises françaises ont la capacité de les produire, ce n’était pas le cas notamment pour des raisons d’économies.

Cette expérience nous montre d’ailleurs que la dépendance totale vis-à-vis d’autres pays peut s’avérer avoir de lourdes conséquences notamment dans les domaines essentiels comme la santé ou l’alimentation. Certaines entreprises n’ont pas mis longtemps à se transformer afin de pouvoir produire des masques comme Décathlon ou encore des respirateurs artificiels pour les constructeurs automobiles. Pour ces deux domaines, une remise en cause devrait donc fortement émerger.

La livraison devrait se développer

Le drive ou livraison connaissaient déjà un succès montant mais il y a une énorme différence depuis le confinement : les Français ont utilisé le service et savent désormais s’en servir. Il est toujours très difficile pour les gens de se mettre à une nouveauté (sauf les early adopters) et il courant d’apprécier ses habitudes. Apprendre une nouvelle chose demande un effort conséquent comme lorsqu’il a fallu se mettre à l’informatique pour toute une génération. Désormais c’est chose faite ! Bon nombre de personnes qui n’avaient jamais commandé en drive ou sur internet ont dû s’y mettre faute de pouvoir sortir ou afin de gagner du temps. Il devrait donc y avoir un essor considérable même après le confinement de la livraison par rapport à la période antérieure

Les gens vont fuir les contacts

Il n’y a qu’à voir la peur dans les yeux de certaines personnes dans la rue quand vous les croisez et que vous allez faire vos courses pour comprendre que certains ont vraiment peur ! Inutile de vous dire que pendant plusieurs mois, les gestes barrières vont avoir la côte et que même si l’épidémie a disparu, les embrassades devraient mettre du temps à revenir, déjà parce qu’elles seront, dans un premier temps, sûrement déconseillées. L’hygiène va prendre plus d’importance (et franchement ce n’est pas plus mal) ainsi que la propreté. Un aspect que les entreprises notamment les commerces ne devront pas négliger à leur réouverture. 

Une nouvelle vision de la solidarité

Ici, il s’agit plus d’un espoir. Si on voit tous les jours au 20 heures les applaudissements pour le personnel hospitalier ainsi que pour tous ceux qui contribuent à ce que les domaines stratégiques tournent encore, on peut espérer qu’une véritable solidarité se mette en place par la suite. Il pourrait être nécessaire de reconsidérer la manière de fonctionner des entreprises non plus comme des entités indépendantes comme on le voyait autrefois mais, comme on le voit au travers de cette crise, comme des entités liées entre elles.

On a pu voir dans cette crise que l’arrêt de certaines entreprises entraînaient la fermeture d’autres entreprises qui pourtant ne sont pas directement liées. A l’avenir peut être serait-il temps de reconsidérer que chaque élément de l’écosystème des entreprises peut aider un autre élément et non plus de voir l’ensemble comme des entités totalement indépendantes. La capacité à partager les ressources pourrait être une des clés de l’avenir. 

Le nombre de divorces devrai exploser

Il faut s’y attendre mais le nombre de divorce et de séparation va peut-être littéralement exploser après le confinement. Il est clair que s’il est facile de jouer avec les apparences temporairement, les masques tombent pendant des périodes prolongées et que beaucoup vont s’apercevoir des défauts du conjoint. Si on veut voir le bon côté des choses, on peut se dire qu’il s’agit d’un gain de temps même si on peut d’ores et déjà regretter l’explosion des violences conjugales de +30% dès la première semaine. Dans tous les cas, l’industrie liée à la rencontre amoureuse devrait repartir de plus belle après le confinement, ne serait-ce que parce que les gens seront contents de recréer du lien social ou parce qu’ils se remettront à la recherche de l’âme sœur. 

Le marketing authentique, la clef du développement de votre business ?

Le marketing authentique

Dans une époque où les mensonges des uns et des autres ont conduit à de nombreux procès et où la transparence est devenu un maitre-mot, le marketing authentique s’impose. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, un seul grain de sable et tout apparaît sur la place publique. Marketing oui, mais avec des valeurs, là est l’essentiel.

Vous est-il déjà arrivé d’entendre, ou même de prononcer ces paroles : « ça, c’est uniquement du marketing », avec à l’esprit la traduction simultanée « c’est du bluff ! Ils veulent m’arnaquer !» Le marketing est quelquefois perçu comme synonyme de « mensonge ». Or nous vivons depuis quelques temps un retour aux sources, un retour vers les valeurs fondamentales. Vers le « vrai ».

Qu’est-ce que le « marketing authentique » ?

Voici la définition que nous donne le Larousse pour le mot « authentique » :

  • dont l’exactitude, la vérité est incontestable  : Histoire authentique.
  • dont l’origine est indubitable : Un authentique Rubens.
  • d’une totale sincérité : Une passion authentique.

Déclinez ce terme avec marketing, et vous avez :

Marketing authentique

  • dont l’exactitude, la vérité des promesses est incontestable. 
  • dont l’origine est indubitable
  • dont le message est d’une totale sincérité.

Quelle est votre démarche ?

Si vous proposez des services, si vous êtes dirigeant d’entreprise, consultant, coach, travailleur indépendant… votre premier outil marketing, c’est VOUS. Vous êtes votre marque, votre entreprise. Lorsque vous vendez vos produits et services, ce qui fait la différence, en plus bien évidemment de leur qualité, c’est VOUS.

Voilà pourquoi il est si important d’être en phase (en alignement, en accord) avec non seulement votre cœur d’expertise, mais aussi vos valeurs, la vision que vous avez pour votre business.

Lorsque vous parlez de vos produits, de vos services avec passion, avec votre cœur, le message que vous transmettez est bien plus impactant. Vous parlez vrai. L’exactitude de vos propos ne peut être contestée. Ils sont d’une totale sincérité. Votre interlocuteur reconnaît votre légitimité. Cela le rassure. Et comme vous le savez, dans toute communication, l’élément primordial est d’inspirer confiance, de rassurer…

Pourquoi un marketing authentique ?

Le développement et le déploiement de votre marketing authentique… tout ce qui crée un impact, une impression claire et inoubliable sur qui vous êtes, ce que vous faites et les résultats que vous permettez d’obtenir, est une exigence dans l’environnement économique d’aujourd’hui.

Votre Marketing Authentique vous donne des munitions pour appréhender de façon plus sereine le développement de votre activité.

Quelques questions pour mieux comprendre votre manière d’agir

Vous souhaitez auto-évaluer votre approche marketing ? Prenez quelques instants pour répondre à ces quelques questions.

  • Je sais ce que c’est important pour moi. Je peux énumérer les valeurs qui sont primordiales dans mon travail et ma relation avec mes clients.
  • Lorsque mes clients, partenaires, collègues (toux ceux avec qui je suis en contact) pensent à moi, ce qu’ils pensent de moi est clair et cohérent d’une personne à l’autre.
  • Je sais comment je crée de la valeur pour mon entreprise et / ou pour mes clients.
  • Mon positionnement (ce qui fait ma différence) est clair et ciblé.
  • Ma marque, mon identité… sont clairement identifiés sur tout ce que je fais : présentations, site web, articles, plaquettes, conférences etc.
  • Ma clientèle idéale est clairement identifiée.
  • Je me considère comme mon propre chef et j’ai une vision claire pour me diriger.
  • Mes e-mails sont toujours ouverts, lus et suivis d’effet.
  • Je me concentre sur la croissance et l’entretien mon réseau professionnel.
  • Je sais ce qui me rend unique. C’est là-dessus que je capitalise, plutôt que d’essayer de me conformer à la norme. J’ai identifié mon Cœur d’Expertise et c’est sur quoi je capitalise pour votre développement.
  • J’ai un plan d’actions qui découle de ma stratégie de marketing authentique.
  • J’ai établi des partenariats appropriés qui permettront de développer ma notoriété.
  • Je m’assure de la cohérence dans toutes les actions que je mets en place.

Si vous avez répondu vrai à au moins huit déclarations, vous êtes en bonne voie du développement de votre activité grâce à un marketing authentique. 

Le carnet de chèques 2.0 : la vision de Thierry Malka, fondateur de Becheck

Le digital ne cesse de se réinventer chaque jour autour de projets ou d’initiatives dans des domaines aussi variés que la santé, l’économie sociale et solidaire, la finance verte, la sécurité, etc.

Cette fois, c’est celui des transactions financières et plus précisément le domaine des paiements qui est à l’honneur avec la société BECHECK qui a développé une solution permettant de se substituer facilement au chèque classique, un chèque digitalisé. Découvrez de quoi il s’agit.

La vision des chèques selon Thierry Malka : de quoi s’agit-il ?

En tant que Fondateur et dirigeant de l’entreprise Becheck, Thierry MALKA a lancé une application permettant de faciliter les transactions financières réalisées par chèque.

 Plutôt que de continuer à utiliser des chèques en papier coûteux, Becheck vous offre la possibilité unique de payer par le biais d’un chéquier élaboré en format digital.

Dans la pratique, vous pouvez envoyer directement un chèque depuis votre application bancaire en y indiquant simplement les informations sur le destinataire, le montant à lui verser, ainsi que votre signature numériquement apposée sur l’écran de votre terminal. 

Une fois le montant validé par la banque à l’aide d’API, le bénéficiaire du chèque digitalisé recevra un mail de la banque afin de compléter l’opération et de procéder à l’encaissement sur le compte bancaire de son choix. Cette opération est totalement sécurisée de bout en bout et basée sur la technologie du paiement instantané.

En quoi consiste l’innovation du chèque digital chez Becheck ?

La société Becheck veut mettre en place un nouveau paradigme du chèque et des instruments bancaires en instaurant au cœur des transactions bancaires une technologie sécurisée apportée par le digital. 

Rapidité et simplicité sont les mots d’ordre du service Becheck. En se connectant sur l’application de sa banque, un client a la possibilité de télécharger son chéquier digital, copie conforme du chéquier papier. La saisie du chèque reste identique, à ceci près qu’elle est davantage sécurisée et que certaines mentions obligatoires sont pré-renseignées : géolocalisation, date du jour, montant en lettres dérivé du montant en chiffres. L’utilisateur doit uniquement saisir le montant en chiffres, remplir l’ordre et signer son chèque. En moins de 10 secondes, le chèque est prêt à l’envoi sur le mail ou téléphone du bénéficiaire. 

Une fois réceptionné, le chèque peut être immédiatement remis à l’encaissement, ou en différé, sur le compte bancaire choisi par le bénéficiaire. Les procédés techniques d’encaissement dépendent de la banque du bénéficiaire et de son intégration au réseau Becheck, mais sont tous immédiats et gratuits. 

Accessible à tous par sa simplicité d’utilisation et sa rapidité, la solution de Thierry Malka s’affranchit des exigences de présence physique qu’imposaient les chèques en papier pour optimiser le coût global de vos opérations.

Thierry Malka n’a pas développé qu’une innovation. Il apporte clairement, à travers cette digitalisation des chèques, une plus-value conséquente dans l’optimisation des opérations bancaires.

Quels sont les avantages de la digitalisation des chèques ?

La digitalisation des chèques présente bien des avantages aussi bien pour les banques que pour les clients.

Les avantages pour les banques

Le premier intérêt que présentent les chèques digitalisés, c’est la réduction drastique des coûts de production et de traitement qu’engendrent les chèques classiques. 

Avec le chèque digitalisé, Les chèques sans provision n’ont donc plus droit de cité. Grâce à un accès permanent aux API bancaires du client, l’application BECHECK permet de bloquer par un algorithme évolutif, toute émission d’un chèque irrégulier.

L’autre avantage de la solution est clairement une réduction à terme des fraudes et des falsifications. L’apport du numérique dans ce moyen de paiement sera fondamental pour réduire drastiquement tous les cas de fraudes qui se révèlent être en constante augmentation.

Les avantages pour le client

À l’image de la carte bleue, la solution digitale de Becheck vous permet de suivre l’évolution et les flux opérés sur votre compte bancaire. Et ce n’est pas tout ! La liste des avantages offerts par les chèques digitalisés est bien longue :

  • vous gardez votre chéquier avec vous, partout où vous allez ;
  • vous ne craignez ni perte, ni vol de votre chéquier ;
  • vous disposez d’un outil rapide, fiable et surtout sécurisé : l’application de Thierry Malka jouit du système maximal possible de sécurité ;
  • votre chèque digitalisé est suivi à la trace, jusqu’à l’encaissement ;
  • vous ne perdrez plus de temps à vous rendre en agence afin de retirer vos chéquiers ;
  • vous ne payez pas de faux frais ;
  • vous bénéficiez d’une ouverture de compte gratuite ;
  • etc.

« Le chèque a encore de longues années devant lui », prévoit la Banque de France. Plus de 10 milliards de chèques devraient encore être émis sur les 10 prochaines années.


 « Transformer le chèque en le faisant passer dans l’ère du numérique satisfera tous les acteurs concernés » précise Thierry MALKA. 

La digitalisation du chèque va-t-elle remettre le chèque au cœur des moyens de paiement ? Réponse dans quelques années. 

Avant la création, des aides existent

aides à la création d’entreprise

En amont de la création de votre entreprise, de nombreux dispositifs, souvent méconnus par les porteurs de projet, vous permettent d’économiser de l’argent ou encore d’en recevoir. Le cumul n’est pas toujours automatique car vous devez parfois répondre à certaines conditions pour en bénéficier. Zoom sur les principales aides à la création d’entreprise.

Les allègements d’impôts et exonérations sociales

L’ACRE pour une exonération de charges

Anciennement appelée ACCRE, elle est remplacée par ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprises) depuis le 1er janvier 2019. Cette aide permet avant tout de bénéficier d’une exonération temporaire de certaines cotisations sociales sur 12 mois. Notamment les assurances maladie, maternité, vieillesse, veuvage, invalidité et décès et sur les allocations familiales dues aux régimes auxquels ils sont nouvellement affiliés). Autrement dit, les autres cotisations et contributions sociales restent à payer telles que la CSG-CRDS et la retraite complémentaire obligatoire. Sous certaines conditions, ce délai peut être prolongé pour les micro-entrepreneurs à 24 mois.
Conditions. Autrefois principalement réservée aux demandeurs d’emploi et aux jeunes de 18 à 25 ans, elle a vu son champ d’action étendue. Attention tout de même car cette exonération de charges sociales reste conditionnée à un seuil de revenus, au fait que vous devez exercer le contrôle effectif de l’entreprise si vous êtes en société et que vous ne devez pas l’avoir obtenue dans les 3 ans qui précèdent la demande. Concernant les conditions de revenus, elle ne profite qu’aux personnes ayant des revenus ou des rémunérations inférieurs au plafond annuel de la sécurité sociale. Elle est complète si vos revenus sont inférieurs ou égaux à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale et dégressive si vous êtes au-dessus de ce seuil. Elle s’annule si vous êtes égaux ou supérieurs au plafond annuel de la Sécurité sociale.
Demande. Elle doit être faite au plus tard 45 jours après le dépôt de la déclaration de création ou de reprise d’entreprise. Il ne faut donc pas tarder à faire votre demande. À défaut de réponse de l’URSSAF dans un délai d’un mois, l’aide est accordée. À noter : elle ouvre également droit à l’ARCE (aide financière la création ou reprise de l’entreprise).

L’ARCE : versement des allocations chômages

Ce qu’elle fait. L’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) est une aide à la création d’entreprise de Pôle Emploi. Elle permet d’obtenir un pourcentage des allocations chômage qu’il vous reste à percevoir lorsque vous créez votre entreprise. Vous percevez ainsi 45 % des allocations restantes, en deux fois. La première en début d’activité et le solde 6 mois plus tard. Cette deuxième aide vous permet de vous constituer un capital de départ si vous souhaitez l’investir dans votre projet.

Conditions. Si vous êtes demandeur d’emploi, vous devez avoir obtenu l’ACRE pour demander l’ARCE.

L’ARE ou les allocations chômage

Ce qu’elle fait. Il s’agit en réalité de continuer à percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), plus couramment appelée indemnités de chômage.

Conditions. Vous ne devez bien évidement pas avoir reçu l’ARCE ci-dessus. Vous devez aussi maintenir votre inscription à Pôle emploi comme demandeur d’emploi. Il reste donc nécessaire de s’actualiser chaque mois auprès de Pôle emploi auprès duquel vous devez déclarer vos revenus. Si votre activité génère un revenu, prenez en compte que le montant de la nouvelle ARE ajouté au salaire issu de l’activité non salariée ne doit pas excéder le salaire journalier de référence (SJR) . L’ARE versée se calcule en fonction de l’ARE mensuelle que vous auriez reçue si vous n’aviez pas repris une activité, à laquelle vous devez enlever 70 % du salaire brut mensuel procuré par l’activité reprise. Autrement dit, mieux vaut éviter de vous octroyer un salaire car vous diminuez votre ARE.

Le congé pour création d’entreprise

Ce qu’il fait. Si vous êtes salarié, il vous permet de bénéficier d’une période de congé. Votre contrat de travail est donc suspendu pendant une durée d’un an renouvelable une fois. Cette aide vous permet en cas d‘échec de retrouver le même emploi ou un emploi similaire au sein de votre entreprise. Attention tout de même. Vous devez aussi informer l’employeur au moins 3 mois avant la date de fin de congé pour création ou reprise d’entreprise de votre retour.

Conditions. Vous devez avoir au moins 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise. Vous devez également faire votre demande auprès de votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception au moins 2 mois avant la date de départ en congé envisagée. La prorogation doit se faire dans les mêmes conditions. Attention tout de même. L’employeur peut reporter pendant 6 mois au maximum la date de congés pour limiter le nombre d’absences simultanées dans l’entreprise.

Le dispositif NACRE ou le prêt à taux zéro

Ce qu’il fait. Le dispositif NACRE (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise) agit en 3 phases : aide au montage du projet (4 mois), aide au financement (4 mois via l’obtention d’un prêt à taux zéro notamment) et un accompagnement au développement de l’entreprise pendant les 3 ans suivant la création. Cet accompagnement est dispensé par un organisme conventionné par l’état (CCI, expert-comptable, …)

Conditions. Vous devez répondre à certaines conditions pour pouvoir en bénéficier. L’organisme peut le refuser notamment s’il estime que vous n’avez pas de difficultés particulières pour accéder ou retrouver un emploi, s’il considère que votre projet manque de consistance ou de viabilité économique ou que les moyens d’accompagnement sont suffisants.

Les dispositifs particuliers de la BPI

Ce qu’elle fait. La Banque Publique d’Investissement peut, sous certaines conditions, vous proposer des garanties jusqu’à 60 % d’un prêt bancaire ou des prêts à taux préférentiel. Notamment prêt numérique, prêt innovation, prêt restauration, etc. Elle peut également vous octroyer des subventions comme la prime d’aménagement du territoire si vous êtes dans une zone prioritaire. Elle est particulièrement active si vous êtes dans l’innovation.

Des aides spécifiques aux entrepreneures

Les femmes bénéficient d’aides qui leur sont réservées. Elles peuvent être financières ou être concrétisées en accompagnement. Il existe des prêts à la création d’entreprise avec des conditions avantageuses ou des garanties. Celles-ci visent réduire les inégalités femmes-hommes et favorisent la parité dans la création d’entreprise.

Pourquoi continuer votre recrutement en période de confinement ?

recrutement en période de confinement

La plupart des entreprises ont suspendu tous les recrutements pendant la durée de confinement. Certaines n’ont cependant pas arrêté leur process de recrutement et poursuivent leur recrutement notamment sur certains profils. Cette période pourrait, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, représenter une opportunité pour les entreprises. 

La possibilité de prendre du temps pour les recrutements

Le confinement représente avant tout un laps de temps pendant lequel vous pouvez vous poser tranquillement afin d’étudier les différentes candidatures et de prendre le temps pour sélectionner à l’aide des curriculum vitae et lettres de motivation. Si le tri s’effectue habituellement en quelques secondes, vous pouvez y consacrer du temps et regarder plus profondément les candidatures. Il faut dire que de nombreux détails peuvent vite mettre une candidature à l’écart, pourtant qualitative dans les circonstances habituelles. Vous pouvez ainsi rentrer plus dans chaque détail et approfondir chaque candidature pour les relier à vos objectifs. Autre avantage, vous pouvez prendre le période de discuter plus amplement avec vos candidats, même si cela demeure virtuel. 

Une adaptation aux nouvelles méthodes de recrutement

Il est clair que les recrutements vont de plus en plus se faire de manière virtuelle. D’abord pour vous car vous pouvez les effectuer à tout moment et de tout lieu et ainsi optimiser votre planning. Alors autant vous mettre à la page en utilisant les nouvelles technologies. Vous pouvez ainsi optimiser vos sélections, mieux vous organiser. De plus, vous pouvez éventuellement anticiper des confinements qui pourraient revenir ou des grèves qui pourraient affecter votre capacité à recevoir vos candidats. Les derniers mois tendent à nous prouver qu’une adaptation pourrait être nécessaire. En effet, le télétravail pourrait prendre une place importante au sein des entreprises donc autant le mettre en place dans les modalités du recrutement. 

Des profils qui télétravaillent uniquement

Le télétravail va de plus en plus prendre d’ampleur et les entreprises vont davantage rechercher à trouver des candidats qui ne sont pas habituellement accessibles. Il faut noter que la réorganisation des entreprises va être profonde dans les prochains mois. Ceux qui ne le proposent pas pourraient bien voir nombre de candidats leur passer sous le nez. Déjà, parce que certains vont désirer mixer les deux manières de travailler et ne pas être en permanence au bureau. Ensuite parce que tous les profils ne sont pas « sollicités ». Pourtant certains profils rares, qui ne peuvent se rendre sur place, sont ultra-qualitatifs.

Il n’y a qu’à penser à un web développeur qui ne souhaiterait pas changer de région mais qui serait partant pour du télétravail ou encore un parent qui aurait besoin de flexibilité horaire et qui possèderait une compétence rare. Les exemples sont légions et aujourd’hui, il faudra parfois que l’entreprise s’adapte pour attirer ces candidats. 

Prendre une longueur d’avance

Si l’entretien physique garde pour nombre de recruteurs son importance, le fait de ne pas arrêter votre processus de recrutement peut vous faire prendre de l’avance sur un concurrent qui souhaiterait recruter la même personne que vous mais qui serait sur d’autres priorités. Le facteur temps joue dans le recrutement et dans le fait que le candidat se projette chez vous car n’oublions pas que s’il doit vous séduire, vous devez en faire de même.

Multipliez les échanges vous donnera une longueur d’avance et vous pourrez mieux vérifier l’adéquation du profil par rapport au poste ou à la culture de l’entreprise si vous souhaitez que son passage ne soit pas épisodique. Profiter de cette accalmie contrainte pour partager avec lui sur l’ensemble de la mission, la culture de l’entreprise ainsi que certains détails qui pourraient le bloquer avant de le rencontrer pourrait vous permettre d’éviter l’écueil d’un mauvais recrutement et une longueur d’avance non négligeable sur vos concurrents. 

Des candidats disponibles

Il faut bien constater que les candidats aujourd’hui sont cloitrés chez eux et ont rarement mieux à faire que de vous répondre. Ils sont ainsi disponibles alors que de nombreuses entreprises ont mis en pause leur recrutement. Certains postulants pourtant rares sont ainsi moins sollicités que d’habitude car les cellules de recrutement sont parfois en chômage partiel par exemple et ne sont donc pas actives. Vous pouvez donc en profiter pour les contacter et quasi-finaliser une embauche qui aurait difficile en temps normal.  D’autre part, le cadre de l’embauche (ils sont chez eux) devrait vous permettre de mettre plus à l’aise le candidat et d’avoir un dialogue plus naturel avec lui. Le contact peut ainsi devenir plus qualitatif et les discussions plus construites et moins surfaites. 

Si la décision finale peut attendre la fin du confinement, continuer ses recrutements peut représenter une bonne pratique en cette période où votre activité est moins dense. 

Les immanquables du jour

closeup of a young man with a paper fish attached with tape to his back, with a slight vignette added

Pour cette journée, Dynamique Mag a décidé de revenir vers vous sur les informations les immanquables du jour ! 

Le Gorafi licencie un salarié pour manque d’humour

Le site internet satyrique ne rigole pas. Il vient récemment de licencier un des salariés pour « manque d’humour et manque à la déontologie journalistique ». Interrogé par notre rédaction, les directeurs de la publication, M. Jean-François Buissière, M. Pablo Mira et M. Sébastien Liébus défendent leur décision : « Les performances de ce salarié étaient bien en dessous de la moyenne des autres ce qui démontraient sûrement une absence totale de recherche dans la véracité de l’information et d’humour. On voyait arriver les différents papiers et parfois il y avait plusieurs fausses informations dans un même papier. Nous avons dû prendre cette décision difficile afin de conserver l’image de sérieux de notre site web d’information ».

L’intéressé conteste cette décision par l’intermédiaire de son avocat, maître Corbeau : « Mon client exécutait bien ses heures et a été recruté pour son humour particulier. Il n’a rien changé à sa méthodologie et confrontait toujours plusieurs sources avant de donner une fausse information. Il a toujours vérifié qu’elle ne correspondait pas à la vérité. C’est incompréhensible ! ». Désormais les tribunaux sanitaires sont en charge de rendre leur jugement. Sera-t-il blanchi ?

Sanctionner ses salariés pour défaut de confinement

L’ordonnance n°30381 du 01er avril 2020 autorise désormais à sanctionner les salariés qui ne seraient pas confinés chez eux en période de chômage partiel. Edouard Philippe s’est félicité de cette décision : « Il faut bien comprendre qu’en période de chômage partiel, certains salariés trouvent drôle d’aller accrocher des poissons d’avril un peu partout et même parfois en allant jusqu’à leur lieu de travail pour le faire dans le dos de leurs collègues.

Mais dans cette période de crise sanitaire, il faut bien comprendre que cette attitude est irresponsable. Afin de maintenir l’ordre et préserver la santé publique, nous avons décidé que les personnes les plus-à-mêmes de sanctionner les salariés étaient les dirigeants d’entreprise. Et puis ce n’est pas très écologique en plus de gâcher du papier. ». Salué par l’ensemble de l’opposition, cette décision forte du gouvernement ne devrait cependant pas rencontrer l’unanimité chez les salariés. Interrogé anonymement, un salarié sanctionné nous a donné sa version : « il est vrai que je n’avais pas très bien suivi les lignes de découpage du poisson et que je l’avais collé derrière le patron qui allait pêcher. Je ne savais pas que son ami allait lui arracher sa veste en croyant que ce serait un vrai ! ». Le conseil constitutionnel devrait bientôt donner sa décision quant à la conformité de cette nouvelle ordonnance… 

La fin du confinement annoncé dans 2 semaines 

Le confinement initial de 2 semaines qui devait prendre fin le 31 mars a été prolongé de 2 semaines jusqu’au 15 avril. Même si tout le monde le savait déjà, il devrait être prolongé de deux semaines minima le 15 avril et se terminer au 1er mai pour la fête du travail. Le gouvernement envisage cependant une nouvelle prolongation de deux semaines minima avec une possible prolongation de deux semaines en fonction de l’évolution de la situation et projette de tenir informé les Français dans « quelques jours ». Interrogé par notre rédaction,

Christine M., 48 ans, (prénom changé pour des raisons d’anonymat, ndlr) nous confie son désarroi : « Mon mari a les cheveux de plus en plus longs et il ne ressemble plus à rien. C’est une catastrophe car on ne peut ni se rendre chez le coiffeur, ni chez l’esthéticienne. On dirait Robinson Crusoé alors que j’avais épousé un homme qui ressemblait à Brad Pitt. Il refuse catégoriquement que je lui coupe les cheveux. Pourtant, j’ai bien coupé ceux des enfants et il avait le sourire aux lèvres en les voyant ! C’est incompréhensible ! Ils sont très mignons et ressemblent désormais à leur jouet préféré : les Playmobil ! »

Bien entendu, il s’agit d’un poisson d’avril… 

Comment trouver de l’argent en 2020 ?

Nicolas SÉRÈS, président du CA et co-fondateur de WISEED

Nicolas SÉRÈS, président du CA et co-fondateur de WISEED nous livre les secrets pour financer son entreprise. Avec 206 M € investis dans 500 projets depuis 2009 et 86 M € remboursés grâce à 178 sorties positives, l’entrepreneur sait de quoi il parle !

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de créer Wiseed ?

Je voulais contribuer à l’économie. C’est la volonté d’ouvrir un nouveau canal de financement alternatif pour les entrepreneurs et dirigeants qui rencontrent des difficultés à accéder à un certain type de financement. Il y a un souhait global de participer de plus en plus à l’économie réelle. De nombreuses personnes cherchent à donner du sens à leur investissement. C’est également mon cas.

Qu’est-ce que fait Wiseed ?

Il s’agit d’une plateforme de financement alternatif. Nous sommes bicéphales car nous avons deux catégories de clients. D’une part, nous recherchons des dirigeants et entreprises qui souhaitent obtenir des capitaux pour se développer. D’autre part, nous packageons des produits financiers que nous allons diffuser auprès d’un réseau d’investisseurs particuliers non professionnels. Nous avons donc ces deux parties prenantes.

Pourquoi fait-on appel au financement participatif ?

En fait, il couvre des besoins en financement que la finance traditionnelle ne couvre pas et où elle se révèle souvent défaillante. Les banquiers ne financent pas la prise de risque ou encore l’immatériel. Ils ont des délais d’étude de dossier qui sont trop longs. Grâce à cela, nous avons eu le terreau pour nous développer. Je pense que nous sommes capables de prendre du risque là où les autres ne le prendraient pas forcément. Le principal intérêt du financement participatif c’est que nous pouvons intervenir plus tôt sur les opérations. Nous pouvons aussi financer la dette privée, ce qui n’est pas le cas des autres acteurs. Nous rencontrons aussi des dirigeants qui viennent chercher une forme d’exposition médiatique car les opérations sont relayées sur le site et ouvertes au public. Ils viennent donc pour développer leur notoriété.

Quel est le type de projet le plus financé ?

Aujourd’hui, 75 % des deals vont vers des projets immobiliers. Il en existe de deux natures : soit du financement pour la construction, soit l’équivalent du marchand de biens. En réalité, nous sommes un multi-spécialistes et nous savons financer de l’activité des énergies renouvelables (ENR), des start-ups en amorçage ou encore les PME. Nous maîtrisons quasiment l’ensemble des instruments du marché comme les obligations simples, les actions, les titres participatifs ou, bientôt, les obligations convertibles. Notre particularité est que nos investisseurs sont des non professionnels quasiment à 100 %. Sur certaines plateformes, il s’agit parfois de financements institutionnels et d’investisseurs professionnels, ce qui je trouve ne correspond pas au fondement du modèle.

Comment choisir sa plateforme ?

Il faut d’abord utiliser les plateformes qui sont agréées par l’AMF car il s’agit d’une activité qui est bien encadrée par le législateur. Regarder la qualité des projets et s’assurer qu’ils soient solides et fiables si vous êtes un investisseur est une priorité. Pour cela, regarder les chiffres mais également la nature des projets que proposent les plateformes fait partie des incontournables. Au final, c’est surtout la qualité de la relation client et il ne faut pas hésiter à contacter les plateformes pour faire part de son besoin et de sa recherche.

Que représente aujourd’hui le financement participatif en chiffres ?

Il s’agit d’une industrie, aujourd’hui, mature. Cela reste des chiffres modestes par rapport à la finance globale mais, pour autant, cela commence à devenir vraiment intéressant. Par exemple en 2019, nous avons réalisé 55 millions d’investissements. Si nous nous comparons avec une bonne société de private equity en France, nous sommes sur les mêmes volumes et supérieurs à l’ensemble des réseaux de Business Angels français (qui investissent environ 40 M € par an).

Quelles sont les bonnes pratiques quand on lance une campagne ?

Si j’avais un conseil à donner dans le domaine, c’est de faire preuve de transparence. C’est d’ailleurs la clé ! Même si pour les entreprises qui relèvent du secteur technologique cela peut constituer un frein puisqu’elles doivent décrire précisément leur projet, y compris le business plan ou les aspects de la propriété intellectuelle. Aujourd’hui, les gens ne viennent pas forcément rechercher de meilleures valorisations de leur entreprise car nous travaillons avec un haut niveau professionnel. La qualité des réponses par rapport aux interrogations des internautes joue énormément.

Est-ce qu’aujourd’hui on peut tout financer ?

Personnellement, je pense qu’aujourd’hui il y a trop d’acteurs et que le marché va se consolider dans certains domaines, sans doute sur des environnements sectoriels. Par exemple sur l’immobilier, il existe une vingtaine de plateformes dont 2 – 3 qui dominent les autres. Il devrait y avoir ainsi une concentration sur de nombreux univers. Certains ont moins d’acteurs que d’autres comme l’equity.

Est-ce que vous rencontrez des freins légaux au développement ?

Je ne pense pas qu’aujourd’hui cela représente un vrai frein parce que nous sommes autorisés à financer jusqu’à 8 millions d’euros par opération pour les non-professionnels. En pratique, ce volume n’est jamais atteint. Nous arrivons à atteindre plusieurs millions mais je pense que nous avons encore de la marge. Pour le moment, le plafond est suffisant. Le législateur autorise cette activité sous réserve de maîtrise de process interne ce qui me semble nécessaire. La question se pose plus au niveau européen car il n’y a pas d’uniformisation. Nous sommes d’ailleurs les seuls à pouvoir nous introduire en Europe car nous sommes les seuls à disposer d’un agrément supérieur, PSI pour Prestataire de service d’investissement, qui le permet. Après, il existe une différence entre le fait de vouloir le faire et le fait d’en avoir les moyens.

Agissez-vous souvent en co-investissement ?

Nous sommes 100 % en co-investissement quand il s’agit de financer les start-ups. La BPI s’implique par exemple quasiment systématiquement quand nous participons à de l’investissement technologique. De la même manière, nous co-investissons souvent avec les fonds d’investissements. Ce n’est pas un critère exclusif mais les communautés sont bien plus rassurées quand nous travaillons à plusieurs sur une opération. Nous pouvons ainsi partager nos avis et nos visions. Ce n’est pas vraiment le cas quand nous parlons de financement de l’immobilier.

Pensez-vous que le financement participatif va évoluer ?

Je pense déjà que ce modèle de financement va continuer à se développer et qu’il va prendre de plus en plus de poids dans le financement de l’économie réelle. Je ne vois pas de frein à ce développement en tout cas. De nombreux éléments devraient venir compléter le dispositif actuel comme les assurances pour les investisseurs ou encore lorsqu’il y aura une implication encore plus forte des investisseurs qui restent souvent des experts ou des cadres dirigeants. Nous avons des spécialistes dans tous les domaines donc c’est vraiment le début de l’aventure.

De manière générale que pensez-vous du financement ?

Il y a un autre sujet c’est celui de la « start-up nation » qui fait la part belle aux entrepreneurs qui lèvent des millions. Je ne pense pas que le but soit d’arriver à faire des grosses capitalisations et de s’enrichir par ce biais sans pour autant être rentables ou encore vendre ses produits. Il y a une sorte d’escalade sur des modèles qui ne sont pas encore en place et une médiatisation trop forte sur ce type d’entreprise. D’autres structures lèvent beaucoup moins mais seront sûrement celles qui seront encore là demain, elles ne feront peut-être pas des milliards mais seront rentables. 

Je pense déjà que ce modèle de financement va continuer à se développer et qu’il va prendre de plus en plus de poids dans le financement de l’économie réelle.

Nicolas SÉRÈS, président du CA et co-fondateur de WISEED

Que feront les gens probablement à la reprise ?

New ideas creativity and different innovative solution. Business concept. A group of paper airplanes, one plane is flying in the other direction, different way.

Si de nombreux entrepreneurs sont inquiets du fait de la crise sanitaire et de l’interruption de l’activité notamment dans le secteur événementiel, il faut bien constater qu’il devrait y avoir un véritable assaut des magasins à la réouverture mais aussi l’envie de retrouver l’ambiance des salles de théâtre et de cinéma. Zoom sur quelques secteurs qui devraient connaître le succès à la reprise et à la levée du confinement. 

Tout ce qui a trait à la beauté

Ils sont nombreux à s’être négligés pendant le confinement et certains magasins devraient rencontrer un grand succès à la réouverture. Tout d’abord tout ce qui touche à la coiffure, inutile de vous dire qu’après 6 semaines de confinement, sans compter ceux qui venaient juste d’y aller ou qui n’ont pas pu s’y rendre juste avant le confinement surprise, ils vont être pléthores à devoir y aller.

Pareil pour les esthéticiens, les salons de beauté, etc. qui devraient connaître une affluence hors normes. Les salles de sport devraient également voir débarquer une kyrielle de sportifs en manque ainsi que d’une part tous ceux qui s’y sont mis pendant la période de confinement mais surtout ceux qui ont un peu abusé et qui ont pris des kilos en trop pendant la période de confinement. Il n’y a qu’à regarder les sondages sur les abus de l’alcool pendant cette période pour en imaginer l’impact. 

Tout ce qui touche aux sorties

Le premier réflexe à la suite d’un enfermement, c’est de sortir ! Ils vont être nombreux à retrouver leurs échanges conviviaux dans les cafés et à enfin vraiment profiter de cette liberté de pouvoir se prendre un verre en terrasse ou encore à aller aux différentes sorties comme le cinéma, le théâtre… Les gens vont d’ailleurs chercher à se créer du lien social ou tout simplement à fuir le lieu du confinement.

Si certains devraient rester à l’écart des autres pendant quelques temps par peur, la normalité devrait reprendre le dessus rapidement. La peur est immédiate mais les habitudes prennent rapidement le dessus. Il risque même d’y avoir des abus. Inutile de dire que les restaurants devraient également rapidement se remplir et il n’y a qu’à regarder les vidéos sur internet pour comprendre que certains auraient mieux fait d’apprendre à cuisiner avant le confinement. 

Le secteur de l’habillement

L’été approche à grand pas et fin avril (puisque c’est surement la date approximative de la levée de confinement), il devrait y avoir un engouement pour la préparation de l’été. Beaucoup ont subi une période de stress et devraient compenser par des séances de shopping hors normes, sans compter ceux dont les habits ne sont plus à leur taille parce qu’ils ont minci pour certains et grossi pour d’autres. La rentrée devrait être l’occasion de faire des emplettes pour la plupart des gens. Beaucoup vont considérer cette période comme une occasion de se renouveler et de changer. Et quand le changement interne se fait désirer, il passe souvent par l’externe. Bref l’occasion pour le secteur de repartir de plus belle. 

La maison : à fond

Le confinement à cela de bien que beaucoup n’auront pas pu réaliser certains travaux ou aménagements. Si beaucoup n’auront pas pu se faire livrer les décorations de leurs rêves ou encore les matériaux pour finaliser leurs travaux, ils ne ne devraient pas tarder à se rendre en magasin pour les achever ou encore pour rendre leur intérieur plus agréable (notamment si un nouveau confinement s’imposait, on ne sait jamais). Tous les manques habituellement peu perceptibles devraient être comblés pour anticiper un nouveau confinement. Ce que l’on remettait à demain parce que l’on n’avait pas le temps, sera considéré de manière différente.

Quelques changements à prendre en compte / difficultés

Ce qui peut être drôle de noter, c’est qu’un certain nombre de personnes qui ont été confinées ont réalisé des économies et devraient donc disposer d’un pouvoir d’achat à ne pas sous-estimer. C’est notamment vrai pour ceux qui ont vu leurs voyages annuler sachant que les prochaines réservations disponibles ne devraient pas l’être avant le début de l’été par sécurité.  Ils seront nombreux à se précipiter pour voir leur famille et viendront pour festoyer et apporteront par exemple des cadeaux à leurs petits-enfants dont ils n’ont pas pu fêter l’anniversaire par exemple. Et toute la jeunesse confinée ne rêve que de ce moment où ils pourront se retrouver pour passer des moments conviviaux. Ils disposeront donc d’argent même si le temps peut faire défaut.

Il est possible que autorités sanitaires limitent les évènements en taille pendant un certain temps et que certaines activités restent interdites même si elles autoriseront les évènements en petit nombre. Certes pour de nombreux entrepreneurs qui sont indépendants ou qui vivent de prestations, ils mettront un certain temps à retrouver leur pouvoir d’achat mais faisons confiance à la capacité de rebond !

Des questionnements sur le futur

Des habitudes nouvelles vont-elles surgir ? Il est tentant de se demander si la tendance sera encore à stocker pour un éventuel confinement futur. Des secteurs qui aujourd’hui fonctionnent très bien comme tout ce qui touche à la livraison devraient connaître une accalmie sauf à considérer que désormais l’usage serait une nouvelle habitude. Des questions comme « les Français se sont-ils habitués au drive ? » vont rapidement avoir leur réponse et la période devrait être très intéressante à observer en termes de changement dans les habitudes d’achat.

Les questionnements battent actuellement leur plein et de nombreuses opportunités devraient apparaître pour les entrepreneurs notamment avec une amplification à faire appel au local. Pendant le confinement, les personnes ont tissé des liens avec les commerces de proximité et vont vouloir poursuivre leurs achats de cette manière. Les difficultés d’approvisionnement ont sensibilisé bon nombre de dirigeants qui devraient revoir leur circuit de production pour éviter de se retrouver dans l’impasse. 

Une période donc d’opportunité et de renouveau qu’il sera particulièrement intéressant à regarder. 

Transparence et pédagogie en crise

Covid-19 stamp on the national flag of France. Coronavirus concept. 3d illustration.

La présentation du 28 mars par Edouard Philippe et Olivier Véran est riche d’enseignement pour les entreprises qui souhaitent communiquer lors d’une crise. Nombreuses sont celles qui vont devoir adapter leur communication dans la période qui va suivre. La transparence et pédagogie pourront analyser les maladresses et les réussites de la communication du gouvernement pour s’en inspirer.

Un positionnement différent. 

Pour une fois, Edouard Philippe s’est positionné en tant que chef d’orchestre lors de cette conférence, un peu à la manière d’un MC. Plutôt que d’être le centre de la conversation, il n’a cessé de donner la parole à des experts et à son ministre de la santé. Cependant, c’est surtout dans le fait de ne pas se dédouaner de la responsabilité de prendre des décisions qui est intéressante en l’occurrence.

La difficulté de l’exercice était de ne pas se reposer sur les experts mais bien de montrer que c’est le gouvernement qui prenait les décisions, tout comme ce sera le cas dans les entreprises. Ce n’est pas parce que vous allez vous appuyer sur bon nombre d’experts pour prendre vos décisions que vous devez délester votre responsabilité sur eux. En tant que chef d’entreprise, cela vous incombe et il vous faudra assumer vos choix et en ces temps difficiles, vos salariés auront besoin d’une figure qui les rassure. 

L’habituel : montrer que vous avez pris en compte les objections

Bon cela est un peu le Ba.ba de la communication mais comme à son habitude, le gouvernement a bien montré qu’il avait pris en compte les différents éléments comme la Chloroquine, l’absence de stock, la non-arrivée des masques… Montrant que les critiques lui étaient parvenues et qu’ils les avaient bien prises en compte. L’acceptation des critiques et le fait de montrer que vous en avez connaissance reste une bonne chose en période de crise. 

La transparence et des chiffres à l’appui

Autre bon point dans cette communication, le fait qu’Edouard Philippe et Olivier Véran ont expliqué chacune de leur décision avec des chiffres notamment. Le support technique, un peu à l’image d’un power point, montrait très bien ce qui les avait conduits à prendre certaines décisions et à ne pas en prendre d’autres. La transparence jouera de la même manière un rôle fondamental au retour du confinement ou si vous êtes toujours en activité pour que vos collaborateurs comprennent vos décisions. Il s’agit avant tout de les rassurer sur votre capacité à avoir pris les bonnes décisions en fonction d’éléments concrets.

Passé, présent et futur

Autre bon point à donner à cette conférence, le fait de revenir sur le passé et de définir à chaque étape les raisons de chaque décision prise, tout comme celles des décisions futures. Les éléments chiffrés expliquent bien ce qui sera et ne sera pas.

De nombreuses critiques vont être ainsi jugulées comme celle du manque de masques actuel ou encore de l’absence de sérologie ou de tests. La déclinaison du plan rassure même si des points d’ombre ont subsisté comme les masques alternatifs. Il est donc intéressant de voir que vous pouvez faire de même en expliquant vos décisions au retour de l’ensemble de vos collaborateurs. Surtout, ce sont des données chiffrées qui ont été données comme « un milliard de masques » ou la déclinaison de la montée en puissance du nombre de tests en fonction du type de test, date par date, ce que l’on pouvait reprocher au gouvernement qui a tendance à rester dans le flou. 

Ne pas minimiser le futur effort

Autre point important dans cette intervention, le fait que le gouvernement prévienne d’ores et déjà que l’effort allait augmenter par l’intermédiaire de phrase du type « les 15 premiers jours d’avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s’écouler » ou encore que « le combat ne fait que commencer ». Il s’agit de préparer psychologiquement les Français, ce que vous pouvez reproduire avec vos équipes. Il est clair que chacun s’attend à ce que la rentrée soit particulièrement ardue donc autant annoncer la couleur dès le début. Pour que l’entreprise survive dans cette période complexe vous aurez besoin de vos collaborateurs. Vous devrez faire en sorte que chacun prenne ses responsabilités (et surtout pas les imposer).

Montrer que la difficulté est partout et admettre ses erreurs

Manière certainement de se dédouaner le gouvernement n’a pas hésité à montrer que la difficulté était partout et que tous les pays rencontraient les mêmes difficultés même les pays les plus puissants (comme les Etats-Unis), ce qu’on pourrait à l’échelle de l’entreprise montrer sur celles qui sont d’habitude performantes. Bon point que l’on attendait tous également, le fait d’admettre ses erreurs comme le fait que les stocks disponibles étaient totalement insuffisants. Si les raisons ont été largement commentées afin d’en diminuer l’impact psychique, vous devrez faire de même pour expliquer que vous n’aviez pas anticiper. En l’occurrence, le côté inédit de la situation vous a rendu conscient des imprévus qui peuvent réduire à néant des années d’efforts.

Evoquer ce qui vous ralentit

Cela peut paraitre bête mais l’évocation des éléments qui ne dépendent pas de votre volonté reste une bonne chose. En l’occurrence, le fait qu’Olivier Véran insiste sur le fait que les masques ne seront considérés comme livrés qu’à l’atterrissage des avions sur le tarmac français montre bien qu’il existe un certain nombre d’aléas entre les commandes et l’arrivée de celles-ci. Cela risque aussi d’arriver à bon nombre d’entreprises qui risquent d’avoir des retards dans des livraisons entre autres.

S’il est bien que le gouvernement montre avoir pris toutes les décisions possibles et imaginables, le fait de préciser que malgré celles-ci, il ne règne pas en maître sur l’environnement national et international  s’avère être une communication transparente et prudente pour le futur notamment en cas de difficultés, que vous pourriez rencontrer mais que vos collaborateurs doivent également anticiper afin de voir comment parer toute situation imprévue qui découlerait de cette situation exceptionnelle. 

Le petit plus 

Cela peut paraître sous-entendu mais lorsque le ministre a évoqué le part d’ombre et de lumière en période de crise, il a sanctionné d’une certaine manière les mauvais comportements. On pensera notamment aux vols de masque ou encore à ces mots que nous trouvons tous affligeants laissés par des voisins demandant au personnel hospitalier d’aller vivre ailleurs. Bien sûr, ils sont la plupart du temps anonymes (pour éviter d’en endosser la responsabilité ?). C’est un signe de lâcheté, d’égoïsme qui donne envie que la personne ne reçoive aucun soin si elle est contaminée (petit coup de gueule de la rédaction, ndlr). Heureusement, tout le monde n’a pas la même attitude et les initiatives sont également à prendre en compte.