BusinessCréerLa concurrence

Start-up VS Grands groupes : Round 2

Le match entre les
start-up et les grands groupes se jouent sur la scène du marché de l’économie. Pour
attirer des collaborateurs, des talents, source de leur croissance, elles sont
en compétition permanente. Le second round est lancé, qui des deux sera le
meilleur ?

1. La
rémunération

Grands groupes : ils
font rêver de nombreux diplômés grâce à leur notoriété. Les salaires souvent
très alléchants et codés en fonction d’une grille transparente font partie du pouvoir
de séduction de ces mastodontes. Le salaire est de plus souvent accompagné d’avantages
non négligeables : 13ème mois, primes et Comités d’entreprises (chèques
cadeaux, vacances à prix compétitifs, arbre de noël…). Sans oublier les
possibilités d’évolution de carrière et de mobilité interne qui permettent de
développer des compétences et parfois même de s’expatrier et ainsi d’acquérir
une visibilité internationale.

Start-up : les salaires
ne sont pas forcément les plus attractifs et les avantages se font plus rares.
Le 13ème mois n’est pas toujours de rigueur et comme le comité d’entreprise
n’existe pas, les offres de chèques cadeaux et autres ne sont guère présentes. Cependant,
il n’est pas rare que les équipes se trouvent autour d’un petit déjeuner ou
d’un afterwork informels qui offrent une convivialité appréciée des salariés.
Mais le must se situe dans le développement des compétences qui fait partie des
atouts majeurs de la start-up : une équipe où chaque membre est
indispensable aux rouages de l’entreprise conduit à réaliser des tâches qui
dans un groupe auraient été dévolues aux diplômés ou à certains échelons
hiérarchiques. La start-up permet de révéler son potentiel, de prendre des
initiatives et donc d’acquérir des compétences qui seront un atout dans
l’évolution de la carrière.

2.
Hiérarchie

Grands groupes : la hiérarchie
reste la difficulté majeure. Les process sont pléthores et demandent d’acquérir
de la persévérance même pour valider une seule information ou une seule idée. La
hiérarchie peut s’avérer être un frein à l’innovation car il est difficile
voire impossible de dépasser les étapes de validation sans détruire la pyramide
de transmission. Ces process indispensables permettent de gérer les nombreux
services et employés, mais ralentit la productivité et souvent engendre un
stress pour les salariés à l’esprit créatif qui ne sentent pas reconnus.

Start-up : la
hiérarchie n’est guère un problème puisqu’elle est réduite à sa plus simple
expression. Les tâches répétitives et rébarbatives sont partagées par toute
l’équipe. Les emplois strictement administratifs n’existent pas et laissent
libres court à plus de de liberté. Tout le monde participe aux activités car la survie d’une start-up dépend de la réactivité de
toute l’équipe et de son investissement.

3. L’innovation

Grands groupes : être
force de proposition dans un grand groupe fait partie d’un parcours du
combattant. Une idée révolutionnaire peut prendre plusieurs mois avant d’être
étudié par le directeur d’une grande entreprise ou même par le chef de service
trop pris pour y consacrer du temps et ce challenge finit par  en décourager plus d’un qui finit par tomber
dans une routine et qui peut générer la démotivation.

Start-Up : elles
relèvent de petites structures avec un seul bureau où tout le monde se retrouve. Cela reste un
avantage permettant de créer du lien et de la communication au sein d’une
équipe. Faire preuve d’une force de proposition est plus adéquat dans une
start-up. Tous les salariés se retrouvent à la même échelle et le CEO reste à
l’écoute de ses salariés. L’innovation
demeure une qualité et les start-up ont sans cesse besoin d’évoluer. C’est la survie
qui en dépend… et donc les idées nouvelles font partie de son ADN. 

4. L’entretien d’embauche

Grands groupes : dans
ces grandes entreprises, le processus concernant les entretiens d’embauche
s’avère relativement long. Plusieurs étapes sont nécessaires et le candidat
passe par un bilan de compétences, une rencontre avec le responsable du
recrutement puis le manager ou le chef d’équipe tout en passant par une mise en
situation. On exagère à peine, ces situations ne sont pas rares et créent une
tension qui perdure lors de l’entrée en fonction du candidat.

Start-up : en ce qui
concerne, celles-ci, l’entretien reste plus concis car le temps compte pour le
dirigeant de start-up. Les compétences et la capacité à s’adapter sont les
maitres-mots car les start-up recherchent des talents mais aussi et surtout des
salariés qui s’impliquent sur tous les fronts. Ces besoins typiques de la
start-up permettent de former une équipe soudée autour du projet. L’entretien
est moins formel et d’ailleurs le dirigeant ou son équipe ne sont pas souvent
formés aux ressources humaines. Ce qui les intéresse c’est d’avoir un collaborateur
sur lequel on pourra compter et de développer une ambiance humaniste.

5. Les stagiaires

Grands groupes : les
stagiaires font partie du modèle de recrutement d’une entreprise et ils sont recrutés en fonction
du besoin d’un service (comptabilité, ressources humaines…). Le cliché du
stagiaire auquel on attribue que   des tâches ingrates ne correspond pas en
général à la réalité actuelle avec la réduction du personnel qui demande
d’avoir des stagiaires considérés comme des salariés. Toutefois, il est souvent
assigné à une seule mission durant toute la durée de son stage et cette non-diversification
ne lui permet pas d’utiliser tut son potentiel.

Start-up : les
stagiaires en start-up deviennent en quelque sorte des salariés débutants et
sont impliqués sur toutes les missions. Les start-ups ont besoin de stagiaires polyvalents,
immédiatement opérationnels et qui participent activement à la progression de
l’entreprise et leur attribuent des responsabilités qui les obligent à acquérir
en peu de temps des compétences. Cette expérience enrichissante sera un atout
dans leur évolution de carrière tant d’un point de vue personnel que
professionnel.

6.
Instabilit
é et stabilité

Grands groupes : Ils
ont pour atout majeur de ne pas avoir besoin de prouver leur légitimité, leur
renommée et leur développement sont un gage de sécurité. Ils sont reconnus sur
le marché et leur société existe déjà depuis un certain nombre d’années, preuve
de leur solidité. Cependant les plans de licenciement à répétition qui secouent l’hexagone
ont dévellopé à leur égard  une certaine méfiance.

Start-up : leur avenir
est à construire et donc n’offrent pas une stabilité certaine car elles
dépendent de nombreux facteurs économiques. 
Elles ne cessent de se lancer des défis et de prendre des risques mais
leur caractère innovant leur offre l’opportunité de devenir une success story. 

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