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Le concours Lépine et les créateurs d’innovations, success story

Depuis plus de 120 ans, fondé en 1901 par le Préfet de Police Louis Lépine, le concours n’a cessé d’accueillir les innovations. Du lave-vaisselle aux lentilles de contact, ces inventions primées font aujourd’hui partie de notre vie quotidienne. En 2022, ce n’est pas moins de 358 innovations qui ont été présentées avec souvent des objets de la vie quotidienne qui feront de nombreuses success story.

Le site dans la présentation du concours Lépine souligne les caractéristiques de ce concours :

« Chaque Inventeur est d’abord un entrepreneur qui se lance dans un projet, celui de créer puis de développer le fruit de ses idées et de ses recherches. Derrière une invention présentée se cachent une histoire et un parcours humain totalement uniques.

Certaines inventions sont nées d’une problématique rencontrée en famille, entre amis ou dans un contexte bien particulier, mais chacune d’entre elles est utile car elle offre une réponse à un besoin. Le Concours Lépine est une aventure humaine, dans laquelle les Inventeurs participants prennent place chaque année. Mais il constitue aussi et surtout un tremplin dans le développement d’un projet ».

1901 – Les mouchoirs hygiéniques

La première invention récompensée au concours Lépine est à portée de main… depuis 115 ans ! Avec ses mouchoirs hygiéniques jetables, monsieur Bleton a changé les habitudes de millions de gens et remis les mouchoirs aux grandes occasions. Il faut dire que la machine à laver n’existait pas et qu’il fallait les sécher. Aujourd’hui, le mouchoir en papier, défendu pour ses avantages hygiéniques, a totalement éclipsé son équivalent en tissu, malgré son impact environnemental.

1903 – La lampe torche

En 1898, l’Américain Conrad Hubert met au point un premier modèle de lampe de poche. Mais les piles ont peu de puissance et la lumière est peu intense. MM. Henry et Lenud crée une lampe de poche avec un éclairage plus puissant en 1903, qu’ils nomment « la dix mille éclairs ».

1919 – Le stylo à bille

On écrivait seulement au stylo-plume. En 1919, M. Pasquis est primé au concours Lépine et propose une idée révolutionnaire : une petite bille à la pointe du stylo permet d’étaler l’encre sur le papier. L’idée est améliorée jusqu’en 1950, lorsque Marcel Bich lance un stylo à bille devenu célèbre : le Bic.

1921 – Le fer à repasser

Constantin Caroni présente le tout premier fer à repasser fonctionnant à la vapeur et déjà même équipé d’un thermostat. Avant son invention, on mouillait un tissu appelé pattemouille, puis on chauffait le fer sur une plaque avant de repasser. Un travail fastidieux qui demandait un travail à temps plein. Il est primé au concours, mais jugé par les industriels dangereux. Les fers à vapeur seront commercialisés une vingtaine d’années plus tard.

1923 – L’aspirateur

La création de l’aspirateur date de 1901 et a connu de multiples rebondissements. Mais la machine est alors extrêmement encombrante et fonctionne à l’essence. Une version manuelle est présentée au Lépine, en 1907 : le Birum, une sorte de seringue à pompe à main géante. Les comptoirs Madeleine proposent l’aspirateur électrique, en 1923 . En 1945, l’aspirateur Tornado remporte le concours Lépine. C’est la première fois qu’un aspirateur balai est présenté, c’est-à-dire que le moteur et le sac sont sur le tube d’aspiration.

1930 – La tondeuse à gazon

Avant 1830, on coupe l’herbe à l’aide d’une faux. Un Britannique invente ensuite la première tondeuse. Elle est manuelle : il faut la pousser pour faire tourner un rouleau équipé d’une lame coupante. De nombreux modèles de tondeuses, électriques cette fois, voient le jour, dont celle de M. Poulain.

1931 – Le presse-purée

Jean Mantelet l’emporte avec son  » moulin à légumes « , créé après que sa femme lui a servi une purée pleine de morceaux. Son moulin est un appareil rotatif pourvu d’un tamis et capable de passer indifféremment tous les légumes. Il est l’une des plus grandes réussites du concours Lépine : vendu alors 15 francs, il en vend plus de 2 millions d’exemplaires entre 1932 et 1935.

1948 – Les lentilles de contact

L’inventeur Rouvereau remporte, en 1948, le concours avec ses verres de contact correcteurs. Une idée qui va révolutionner le quotidien de millions de personnes jusque-là obligées de porter des lunettes.

1953 – La cocotte-minute

Georges Lavergne décroche le concours avec son autocuiseur Mélanie, appelé cocotte-minute. Sa fermeture spécifique permettant une cuisson plus hygiénique, plus rapide et plus sûre que les marmites traditionnelles.

1956 – Le 1 000 Bornes

En 1947, Edmond Dujardin invente le jeu L’Autoroute, inspiré par son travail dans une auto-école. 10 ans plus tard, il est primé pour un autre jeu, celui des 1 000 Bornes. Edmond Dujardin présente son jeu familial, En 1956. Le but est simple : être le premier à atteindre les 1 000 km. Aujourd’hui encore, il s’en vend plusieurs centaines de milliers par an dans le monde. Il est décliné en applications et en jeux-vidéos.

1983 – L’aspivenin

André Emerit est primé en 1983 pour son système simple d’aspiration du venin. Il lance son entreprise dans la foulée, Aspivenin. C’est une pompe à vide sur laquelle on peut adapter des ventouses de plusieurs formats. L’Aspivenin est conseillé pour des piqûres d’insectes, piqûres de guêpes, frelons, abeilles ou autres insectes.

1998 – Le fauteuil roulant électrique

Une révolution pour les personnes porteuses d’un handicap moteur. L’inventeur Jean-Marie Mocquot remporte le premier prix du Concours Lépine en 1998 pour son fauteuil électrique roulant qui favorise la mobilité des personnes en situation de handicap moteur. Il leur donne également la possibilité de s’installer facilement dans une voiture sans quitter son fauteuil.

2016 – Application web pour protocoles diabétiques

Benoît Mirambeau, un directeur de supermarché de 48 ans, dont la mère souffre depuis des années du diabète, va mettre au point une application pour protocoles diabétiques. Son invention remporte le prix du président de la République en 2016. Elle permet de suivre de manière plus fiable leur traitement en transcrivant son protocole de soin dans le logiciel. Lorsque le malade mesure son taux de glycémie, le logiciel lui indique exactement quelle dose d’insuline il doit s’injecter. 

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