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Dirigeants, la méthode Ikigai comme boussole dans cette période d’incertitudes

Dans cette période particulière, les dirigeants se heurtent à de nombreuses difficultés dont celles de l’écart entre leur vision et celle des collaborateurs, le découragement des salariés, une confiance incertaine dans l’avenir ainsi que le sentiment de ne pas être perçus à leur juste valeur. Or plus que jamais les dirigeants ont besoin de trouver des points d’appui pour mener à bien leurs réflexions et prendre des décisions.

Ikigai, kesako ?

La méthode japonaise de l’« ikigai », trouver sa raison d’être, aide à comprendre comment nous pouvons nous trouver dans des situations complexes suivant notre manière de vivre et de ressentir nos pensées. Nos émotions deviennent des filtres dans nos actions et dans nos relations avec les autres qu’il faut prendre en compte.

Presque tout le monde connaît, à travers l’exemple du verre aux multiples facettes, la différence de vision selon la position où l’on se trouve par rapport au verre. Non conscients de cette vision différente, nous sommes entrainés à choisir et parfois à mauvais escient puisque nous avons une vision limitée de la réalité alors que nous sommes convaincus de cerner la réalité avec objectivité et de notre capacité à prendre des décisions compte tenu de ce que nous percevons.

A travers cette situation nous portons des jugements qui peuvent nous porter préjudice sur l’autre collaborateur ou client alors que si nous prenions la peine regarder de l’autre côté du verre, nous pourrions comprendre la vision et les idées des autres. Ainsi la découverte d’idées ou réalités en seraient favorisées, ce qui permettrait d’opter pour de meilleurs choix. 

Quelles sont ces perceptions différentes qui nous conduisent à agir sans objectivité ?

1. S’en tenir à sa première impression par exemple dans le recrutement ou dans la rencontre d’un client et donc porter un jugement et ne pas chercher à avoir d’autres perceptions.

2. S’attribuer les mérites et attribuer ses échecs qu’aux autres.

C’est la faute à Voltaire…Nombre de dirigeants ont tendance à estimer que leurs réussites sont exclusivement de leur fait, car ils sont les fondateurs et que pour en arriver là, ils ont dû affronter une kyrielle de difficultés mais que les échecs ne sont dus qu’à des facteurs indépendants d’eux. Ils développent un ego qui n’a pas lieu d’être en tant que dirigeant et qui en fera fuir plus d’un.

3. S’entêter et refuser de s’être trompé

Certes il est difficile de constater un échec mais rien de pire que de s’entêter à vouloir poursuivre une stratégie qui conduit à la catastrophe car le sentiment d’avoir perdu son temps et son énergie est insupportable à appréhender.

4. Appréhender sa légitimité.

Selon la théorie de Dunning et Kruger ce n’est pas seulement le fait que les moins compétents peinent à reconnaître leur incompétence mais lié au fait qu’ils sont certains d’être compétents… Ainsi, avoir trop confiance en soi amènerait à faire de mauvais choix, comme l’exemple de braquer une banque sans cagoule. 

5. Vouloir être aimé et se conformer aux choix de la majorité.

Pas de vague, il vaut mieux devenir un caméléon et donc ne pas créer de conflits et donc de se rallier à la majorité ou aux personnes les plus influentes d’un groupe et là c’est la lâcheté qui prend le pas.

6. Se laisser influencer par la poudre aux yeux et donc se laisser à aller à faire des choix superficiels.

7. S’opposer d’office à toute suggestion pour garder le pouvoir.

8. Surévaluer l’opinion des experts et ne pas savoir les remettre en cause

9. Ne jamais sortir de sa zone de confort et donc rejeter tout ce qui vous en écarte.

10. Refuser de voir les idées innovantes et se contenter des habitudes pour ne pas prendre de risques.

11. Croire le négatif plus vrai que le positif.

12. Croire que notre expérience est notre guide et ne pas savoir la remettre en question.

Comment naviguer et manager avec la méthode ikigai ?

  • recueillir le maximum d’avis pour ouvrir es pistes ou choix possibles avec l’idée de se remettre en question
  • rechercher les facteurs internes et externes de nos succès.  
  • rechercher les causes internes et externes de nos échecs pour dépasser ses limites.
  • admettre que les autres sont plus objectifs en ce qui nous concerne. Quand les mêmes propos reviennent à notre égard, c’est qu’ils possèdent un fond de vérité et se demander ce que notre personnalité ou comportement génèrent.
  • se considérer comme légitime mais aussi reconnaître ses limites.
  • savoir qu’on peut aussi être manipulé par besoin de valorisation et d’être aimé et reconnu.
  • si l’on a peur du changement, se demander quelles en sont les raisons.
  • Vérifier la validité de nos informations et accepter de les voir remises en cause. 

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