Je n'ai plus de trésorerie, je fais quoi ?

CIC     01/11/16    
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Pour une TPE, recourir au crédit bancaire à court terme représente bien souvent une solution afin d’assurer l’équilibre de la trésorerie de l’entreprise. De nombreux dispositifs existent pour se donner un coup de boost financier dans les moments un peu difficiles. Suivez le guide. 

Les crédits à court terme, comme leur nom l’indique, sont des prêts d’une durée limitée, inférieure à un an. Ils peuvent être reconduits chaque année par la banque si la situation financière de l’entreprise le permet ou à l’inverse, faire l’objet d’une remise en cause par le banquier. Pourquoi un prêt à court terme ? Ces derniers ont pour objet d’assurer l’équilibre de la trésorerie de la société. Ils servent, par exemple, à couvrir un temps de stockage, un délai de fabrication ou de paiement accordé aux clients. Ils permettent ainsi de faire face aux dépenses courantes de l’activité comme les salaires ou le loyer.

Le découvert autorisé

Affichée comme l’une des premières solutions en matière de crédit court terme, le découvert permet à l’entreprise d’avoir un solde négatif jusqu’à un certain plafond et pendant une durée limitée. Son grand avantage réside dans sa souplesse et sa mise en place très rapide, au coût relativement peu élevé car les intérêts ne sont prélevés que pendant l’utilisation. Attention cependant, car il demeure rarement accordé à une jeune entreprise à l’exception de quelques situations particulières. Généralement, la banque ne se positionne sur un découvert que lorsqu’elle obtient le premier bilan de l’entrepreneur et que ce dernier présente des points positifs. De même, s’il peut être rapidement accordé, il peut tout aussi vite se voir supprimer. Un délai de 2 mois doit être respecter par le banquier s’il estime que la société ne pourra pas honorer la régularisation du découvert. 

La facilité de caisse

Les facilités de caisse, également appelées avances de trésorerie, permettent à l’entreprise de bénéficier d’une avance sur une durée assez courte. Ce dispositif prend la forme d’un contrat écrit, autorisant la société à un découvert d’une durée inférieure à 15 jours par mois et précisant les conditions en matière de montant et des taux d’intérêt. Concrètement, il s’agit de couvrir les décalages ponctuels éventuels entre les dépenses et les recettes, comme par exemple entre la vente et le paiement du client. Le versement des intérêts reste proportionnel à la somme utilisée et à la durée. 

Le crédit de campagne

Ce prêt, matérialisé lui aussi sous forme d’un contrat, couvre l’activité saisonnière de certaines entreprises. Il permet de répondre aux besoins de trésorerie des sociétés dont l’activité de vente annuelle n’a pas encore débuté. Le montant des intérêts est là aussi proportionnel à la somme utilisée et à la durée du crédit. N’oubliez pas de bien présenter le cycle de production de votre société ou la saisonnalité de votre activité, ainsi que ses incidences sur le plan de trésorerie pour définir ensuite avec votre banquier les conditions de votre crédit de campagne. Soyez précis et convaincant, car il s’agit d’un crédit risqué pour le banquier puisqu’il est fondé sur une vente future (donc hypothétique) des marchandises. 

L’affacturage

L’affacturage est l’opération par laquelle un établissement spécialisé (le factor) prend en charge le recouvrement des créances professionnelles d’une entreprise. Le fait de transmettre sa créance permettra d’avoir un financement rapide, une garantie irrévocable de paiement et la gestion de son poste client avec recouvrement. La TPE verse des commissions au factor : une première correspondant à ses frais de gestion, une seconde équivalente à l’avance de trésorerie consentie et enfin la participation à un fonds de garantie pour couvrir le risque d’impayés.

L’escompte commercial

Si certains de vos clients vous paient sous forme d’effets de commerce, il vous est possible de les escompter à votre banque et d’obtenir ainsi la trésorerie relative à ses effets sans attendre les dates d’échéance. Si l’entreprise a conclu avec son organisme bancaire un contrat de ligne d’escompte, ce dernier avance la somme, diminuée des agios correspondant au délai restant jusqu’à l’échéance. L’escompte commercial ne peut donc être utilisé qu’avec les clients qui règlent par effets de commerce mais la banque peut toutefois le refuser pour certains clients jugés trop risqués.

Le financement Dailly

La mobilisation de créances dailly est la cession ou le nantissement de créances clients. Ce dispositif peut être mis en place sur l’intégralité des comptes clients. Contrairement à l’escompte pour lequel la société doit attendre l’acceptation de la créance de son client, le financement Dailly représente un gain de temps. L’entreprise peut céder à la banque ses factures quels que soient les moyens de règlement.

La mobilisation de créances nées sur l’étranger (MCNE)

Ce dispositif de financement à court terme, limité dans son montant, permet de faire financer ses créances à l’export dès la sortie des biens du territoire douanier français. Le montant des fonds à disposition se détermine au moment de la mise en place. Il existe d’autres formes de financements, comme le crédit de préfinancement de marchés publics, les avances sur marchandises ou encore les crédits par signature. Les dispositifs de financement à court terme restent nombreux pour les petites structures qui peuvent y voir un atout afin de booster leur trésorerie dans les périodes difficiles.

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