Près de 3 ans après sa création en 2014, la start-up Française Needelp, spécialisée dans les services entre particuliers, vient de conclure sa première levée de fonds d’1,5 million d’euros auprès de la MAIF et du groupe suisse Maus Frères afin d’accélérerson développement et s’implanter à l’international.
Needelp, une marketplace pour des services entre particuliers
Créée par Guillaume de Kergariou, Needelp est la première plateforme de services particuliers en France qui permet aux travailleurs indépendants de proposer leurs services à d’autres particuliers près de chez eux. L’idée est née en 2014, après que le voisin de palier Guillaume lui propose de récupérer son costume au pressing alors qu’il était dans l’incapacité de s’y rendre. Avec plus de 50 000 membres, le champ des compétences exposées est large : bricolages, déménagement, livraisons, aide informatique ou graphisme, il y en a pour tous les goûts. L’équipe de Needelp assure qu’un contrôle sur le profil des »Jobbers » et de la qualité des prestations sont réalisés. Le paiement, quant à lui, se fait directement sur l’application, au tarif indiqué par le Jobber. Ces derniers sont également assurés par la MAIF en cas de dommage matériel ou corporel lors de leurs interventions. Afin de devenir leader sur son marché, Needelp propose également un service Express pour les travaux urgent, ce qui permet de réserver un Jobber en quelques secondes.
« En générant des revenus complémentaires, nous sommes persuadés que Needelp est une des réponses au chômage, à la crise de l’emploi grâce au développement du travail à temps partiel, et à l’intégration de nos retraités à la vie économique et sociale en maintenant une activité. À nous de créer les conditions adéquates pour que le statut de travailleur indépendant soit une solution pleinement satisfaisante, le lieu du progrès social et non d’une régression. », explique Guillaume de Kergariou, fondateur de Needelp.
Une 1re levée de fonds pour accélérer son développement
Une levée de fonds d’1,5 million d’euros vient d’être réalisée auprès du fonds MAIF dedié à l’innovation, ainsi que du groupe suisse Maus Frères, propriétaire de la chaîne suisse de magasins de bricolage Jumbo. Cette levée de fonds vise notamment à accélérer le développement de Needelp en fiabilisant sa structure, et en se développement à l’international et plus particulièrement en Suisse dans un premier temps. Avec son équipe de 6 personnes basées à Paris, Needelp compte devenir rapidement le leader en Europe sur le marché des micro-travaux d’ici à 2018.
Devenue une appellation incontournable, l’expression « Génération Y » fait référence aux jeunes gens âgés de 18 à 30 ans. Génération du millénaire, le groupe est déjà entré dans le monde du travail ou en passe d’y accéder… en cassant quelque peu les codes de l’entreprise.
En France, la génération Y regroupe environ 13 millions de personnes, soit près de 21 % de la population, née entre les années 70 et le milieu des années 90. Elle succède à la génération X qui elle-même suit la génération des « baby-boomers ». Ces trois groupes d’individus se retrouvent actuellement dans le monde de l’entreprise. Un manager doit être capable d’orchestrer le vivre ensemble intergénérationnel sans froisser les affects de chacun et en comprenant leurs spécificités, leurs rêves et projets de carrières.
Les points que nous mettons en lumière sont des généralisations et n’ont pas de valeur intrinsèque. Peut-être y trouverez-vous néanmoins des liens avec le management de certains de vos salariés…
Une génération qui casse les codes
Biberonnée aux nouveaux médias et aux technologies digitales, la génération Y est plus interconnectée que collective. Nés dans un univers d’échanges mondialisés, de mobilités et de transferts instantanés, elle est le fruit d’un monde sans frontière géographique mais aussi sans tabou. La génération Y n’est pas crédule et se pose énormément de questions. L’origine de l’expression renvoie d’ailleurs à la question « why » en anglais (pourquoi) dont le son est identique à la lettre Y dans la langue de Shakespeare.
Curieux par nature, les Yers remettent en question leurs actions dans l’entreprise en recherchant du sens dans leur travail. Issus de la « génération Dolto », ils adoptent un rapport décomplexé à l’autorité. Dans l’entreprise, ils ont la culture de l’open space, tutoient facilement leur hiérarchie, envoient des sms au bureau, résautent sur le web et vissent leurs écouteurs dans les oreilles. L’intégration de cette nouvelle génération de salariés occasionne parfois des difficultés. Les générations précédentes leur reprochent leur légèreté et ne supporte pas leur manque d’adhésion à la culture et aux valeurs de l’entreprise. Les aînés n’apprécient pas leur faible engagement collectif, leur individualisme et le fait qu’ils se pensent une « génération spéciale » sans avoir encore fait leurs marques. Ils leur reprochent leur volonté d’instantanéité : avoir tout, tout de suite.
La recherche de l’épanouissement personnel
Paradoxalement, la génération des Yers connait rarement son premier CDI avant le seuil des trente ans. Mais ils ne recherchent plus comme leurs prédécesseurs une entreprise dans laquelle ils resteront toute leur vie et feront carrière. Pour leur évolution, ils misent sur le développement personnel et agissent avec réalisme et lucidité pour obtenir les places qu’ils veulent. Ils adoptent une culture de l’instant et ont l’envie d’entreprendre. Ils se méfient des beaux discours de la part de leur hiérarchie et attendent les actes. Leur carrière professionnelle, ils l’imaginent plutôt comme une succession de tranches de vie plutôt qu’une évolution hiérarchique. Par ailleurs, leur vie privée importe d’autant plus que leur épanouissement personnel n’est pas négociable.
En tant que manager, vous devrez cultiver l’esprit tribu et collectif de votre entreprise en privilégiant les relations entre les différents départements de l’entreprise. Plus qu’une relation hiérarchique, la génération des Yers est attachée à échanger avec des collaborateurs provenant d’autres services. En leur fournissant la possibilité de se sociabiliser et de se faire des amis, ils se sentent valorisés dans leurs activités et ce, surtout si par l’intermédiaire du travail, ils ont l’occasion d’œuvrer dans des associations caritatives ou pratiquer un sport.
Un besoin de reconnaissance particulièrement marqué
Malgré le fait que la génération Y adopte une maturité apparente face à la crise et l’ambition de se débrouiller par elle-même, elle cache une grande fragilité. Alors que les « baby-boomers » ont expérimenté un monde où les emplois leur tendaient les bras, les nouveaux venus sur le marché du travail connaissent la peur du déclassement social. Face à eux, leurs parents et grands-parents, qui se sont démenés pour gagner leur place, comptent bien que les suivants fassent autant sinon mieux qu’eux. Contre eux, un taux de chômage sans équivalent avec plus d’un jeune sur cinq (22%) en recherche d’emploi, trois ans après avoir quitté l’école. Dans un monde où l’instabilité s’est généralisée, les diplômes n’assurent plus de protection ni de garantie. Elevés à la gratification instantanée, ils ressentent, dans le monde de l’entreprise, un besoin de reconnaissance immédiat et veulent se sentir considérés dans ce qu’ils font. Ces jeunes ne sont pas plus démotivés que les autres générations à travailler dans l’entreprise et ne sont pas moins fidèles. Mais ils ont besoin de se sentir impliqués et demandent à ce qu’on réponde à leur besoin de reconnaissance.
En tant que manager, communiquez sur leur travail en leur indiquant la manière dont ils participent aux avancées de l’entreprise. Permettez-leur d’exprimer leur créativité en les lançant sur des petits projets qu’ils peuvent s’approprier. Augmentez petit à petit l’ampleur de ces projets si vous êtes satisfait des objectifs atteints. Donnez-leur également la possibilité d’utiliser les nouvelles technologies. La génération des Yers se sentira considérée et dynamisée sitôt qu’elle aura l’impression de se sentir utile à l’entreprise. Elle exprime également l’ambition de se savoir reconnue et respectée par les salariés plus âgés qui l’entourent. Votre rôle, en tant que manager, est de faciliter la communication intergénérationnelle en mettant en valeur les différentes qualités présentes au sein de votre entreprise.
La génération Y est une génération très actuelle. Certains observateurs partagent plus l’idée qu’il s’agit d’une « culture Y » indépendante de l’âge auquel elle se rapporte. En tant que managers, vous prendrez avec recul ces notions sans dramatiser une « génération extraterrestre ». Selon une étude de l’Ipsos, 75% des salariés de 30 ans et plus, considèrent que recruter un jeune est plutôt un atout pour l’entreprise. Les chefs d’entreprises quant à eux considèrent la génération Y avec positivisme et ne ressentent pas forcément d’antagonisme particulier.
Pour conclure : manager la génération Y en 5 points
• Parlez « cash » avec eux • Lancez-leur des défis pour les impliquer dans la vision de l’entreprise • Priorisez les “stand-up meetings” aux réunions • Usez du storytelling pour captiver leur attention • Soyez flexible sur les horaires, privilégiez le résultat
La communication média désigne un ensemble d’actions promotionnelles, informatives et publicitaires réalisées par un entrepreneur dont les vecteurs sont les principaux médias (télévision, radio, presse écrite, affichage ou cinéma.) La notion s’oppose à la communication hors média incluant le marketing direct, le parrainage, les relations publiques, ou encore l’évènementiel. La communication permet de cerner précisément la cible en créant un message clair qui sera répété via plusieurs médias soigneusement sélectionnés pour toucher le plus de monde possible.
La presse écrite: un média efficace mais coûteux
La presse écrite nationale, régionale ou locale, offre la possibilité de cibler et de toucher de nombreux lecteurs. Les tarifs des espaces publicitaires, proportionnels à la taille des encarts et aux tirages des journaux, freinent toutefois son usage. Par exemple, 1/8 de page dans le magasine gratuit 20 minutes revient à 15 800 €, et une double page à 123 400 €. La quatrième de couverture du magasine Télérama, considérée comme un emplacement prémium, revient à 75 000 €. En moyenne, une demi-page dans la presse quotidienne nationale coûte 20 000 €, pour 3 millions de contacts potentiels.
La radio: un média complémentaire
Si la radio permet de toucher de nombreux auditeurs simultanément, en les ciblant selon les heures d’écoute, le coût des espaces publicitaires et l’absence de visuels, réduisent l’efficacité du message. Ce média est souvent utilisé en complément d’une campagne télévisuelle ou écrite. Un spot de trente secondes sur une radio généraliste, entre 9H et 20h, coûte 1 000 €, et touche environ 105 000 contacts. Un spot radio d’une durée de 45 secondes sur une station musicale qui cible essentiellement un public jeune, en semaine, entre 6h et 9h, coûte 4 200 € et représente environ 95 000 contacts.
La télévision: un impact fort mais un coût important
La télévision, comprenant son, image, et possibilités de ciblage horaire, constitue un média idéal. Toutefois, les tarifs exponentiels des espaces publicitaires en interdisent l’accès à une très large proportion d’entrepreneurs. Un spot de 30 secondes, à 19h30 sur une chaîne hertzienne, coûte 30 000 €, et touche environ 3 millions de contacts. L’avènement de la TNT et des Web TV commence à changer la donne.
Le cinéma: un impact important mais un coût élevé
Le cinéma permet d’atteindre un très large public, placé dans un état d’esprit propice à la réception de messages. Les tarifs des espaces publicitaires en font toutefois un média élitiste. Un film de 30 secondes, projeté dans les salles pendant deux semaines, coûte 50 000 € et touche environ 200 000 contacts.
L’affichage: un vecteur de message non ciblé
L’affichage permet de toucher de nombreux clients en recourant à de multiples supports (panneaux, abris-bus ou véhicules en circulation.) Sa nature, même, élimine tout ciblage et l’encadrement strict du législateur, limitent l’efficacité du message. Le coût est également à considérer. En France, la pose de 2 500 panneaux petits formats, hors Paris, pendant une semaine, revient à 185 000 € pour 5 millions de contacts touchés.
Qui aurait cru que ce simple professeur d’anglais deviendrait multimilliardaire et star asiatique de l’e-commerceen Chine avec ses sites de vente en ligne B to B et B to C Alibaba et Taobao ? Personne, à part lui peut-être. Et sa devise, « Tout est possible si l’on travaille dur », en est peut-être la raison.
Né en 1964 dans une modeste famille de musiciens-chanteurs de la ville d’Hangzhou en Chine, Yun [son prénom d’origine] alias Jack Ma n’était pas vraiment destiné à l’entrepreneuriat. Il échoue par deux fois à l’entrée de l’université d’Hanghzou dont il sort finalement avec une licence d’anglais en 1988. Mais la série des déconvenues se poursuit : dix recalages au concours de l’université américaine d’Harvard, échec au concours de l’école de police, refus dans divers jobs d’hôtelier en raison de sa petite taille. Il arrive finalement à décrocher un poste de professeur d’anglais dans un institut d’électronique d’Hangzhou en 1990. Il y enseigne durant cinq ans et fait ses premiers pas d’entrepreneur en lançant une agence de traduction en 1994.
L’état chinois lui propose en 1995 d’accompagner une délégation d’officiels en tant qu’interprète à Seattle, aux États-Unis. Ce voyage sera initiatique pour M. Ma qui y découvre le potentiel d’Internet. Convaincu que la Chine ne peut se passer de cet outil, il lance à son retour le site web Chinapages, une sorte de « pages jaunes » en ligne qui ne rencontrera pas le succès escompté et qu’il abandonne en 1997.
Persévérant comme à son habitude, il revient à la charge en 1999 et crée Alibaba, une plateforme web proposant de mettre en relation des millions de TPE/PME chinoises avec des fournisseurs de matériels et de matières premières adaptés. Le succès est immédiat et quatre ans après, l’entrepreneur récidive en lançant Taobao, qui deviendra le site numéro 1 de e-commerce B to C en Chine.
Au-delà de sa success story économique, Jack Ma tient sa célébrité d’une personnalité iconoclaste dans le business. Si certains le comparent à Steve Jobs et à Bill Gates, lui se sent plutôt des affinités avec le héros de cinéma Forrest Gump.
Anti bling bling, toujours adepte de pêche et d’arts martiaux, fan de rock, Jack Ma a fait plusieurs apparitions médiatiques insolites. Comme lorsqu’il est apparu déguisé en punk pour célébrer les dix ans d’Alibaba en 2009. à l’instar du PDG de Virgin Richard Branson, il semble lui aussi se reconnaître dans ce credo : être sérieux dans le business sans se prendre au sérieux…même avec près de 30 milliards de dollars sur son compte en banque !
Créée en 2011, la start-up Qapa.frse positionne déjà comme l’un des leaders des sites d’emploi en France. Ayant aidé plus de 200 000 personnes à trouver un travail, son approche innovante propose une recherche d’emploi et une mise en relation entre employeurs et »futurs employés ». L’entreprise a convaincu les fonds Index Ventures, Partech Ventures et 360 Capital Partners, d’investir 11 millions d’euros dans la société qui se fixe désormais comme objectif de pourvoir un million de contrats de travail d’ici 2020.
Un algorithme de matching révolutionnaire
La start-up située en plein Paris dans le 2e arrondissement a été fondée en 2011 par Stéphanie Delestre, ancienne Directrice Générale de Qype, un site allemand d’avis locaux, racheté par Yelp en 2012. Qapa.fr s’appuie sur un algorithme de matching innovant dans le milieu de la recherche d’emploi en mettant directement en relation candidats et recruteurs. Le candidat crée sa fiche en quelques clics et le site lui propose directement une pré-sélection d’offre selon son profil, classées par pourcentage de matching. Il lui est alors possible de postuler directement aux offres et de contacter les recruteurs via le chat intégré à la plateforme. Qapa.fr ayant dématérialisé tous les documents administratifs liés à l’embauche (contrats de travail, fiches de paie…), il lui est également possible de signer son contrat directement sur le site. Le recruteur quant à lui, crée une fiche correspondant à ce qu’il recherche et le site lui propose ensuite une liste de candidatures pertinentes. Il a la possibilité d’entrer directement en contact avec les candidats potentiels. Une fois le candidat sélectionné, le recruteur signe le bon de commande et le contrat de travail est envoyé. L’algorithme prend en compte des dizaines de critères, allant du métier au niveau d’études, en passant par l’expérience, le type de contrat ou encore le salaire. Au fil du temps, l’algorithme affine de plus en plus le matching entre candidats et recruteurs afin de ne proposer que des offres intéressantes pour les deux parties.
Une nouvelle levée de fonds de 11 millions d’euros
Après une première levée de fonds d’amorçage de 1,7 million d’euros en 2011, c’est aujourd’hui la somme de 11 millions d’euros que vient de parvenir à lever Qapa afin de soutenir sa croissance. Le tour de table a été mené par Index Ventures. Le fonds européen a apporté plus de la moitié de la somme, le reste complété par les investisseurs historiques de l’entreprise Partech et 360 Capital Partners. Cette levée de fonds devrait notamment servir à recruter. L’entreprise de 25 salariés souhaiterait passer à un effectif d’une centaine de personnes d’ici la fin de l’année. Qapa.fr espère également atteindre les 7 millions de profils sur sa plateforme d’ici fin 2017 et le million de contrats de travail signés d’ici fin 2020. Aucun développement à l’international n’est prévu pour le moment, l’entreprise préférant se focaliser sur la France, mais la start-up pourrait l’envisager à partir de 2018.
Depuis l’ouverture du secteur aux entreprises en 2003, les crèches privées connaissent un fort développement sur le territoire français. En prenant place dans un domaine traditionnellement géré par les collectivités locales et le milieu associatif, ces nouveaux acteurs ont su en quelques années dynamiser un marché où la demande ne tarit pas. Présentation des grands enjeux économiques de ce secteur en pleine mutation.
Chiffres clés.
Avec 835 000 naissances par an et plus de 80 % de mères de famille actives, la France est l’un des pays européens où la demande de places en crèche est la plus forte. En l’espace d’une décennie, le secteur privé s’est développé pour compter aujourd’hui 900 établissements, soit 30 000 places environ. Ce chiffre ne représente cependant que 10 % de la capacité d’accueil totale au sein du territoire, le parc français étant majoritairement réparti entre les structures publiques (70 %) et associatives (20 %). Le marché demeure éclaté avec près de 300 sociétés privées existantes, pour la plupaart de petite taille.
L’économie du secteur se concentre quant à elle autour de six acteurs phares (Babilou, Les Petits Chaperons Rouges, People & Baby, Crèche Attitude, La Maison Bleue et Crèches de France), qui génèrent 80 % du chiffre d’affaires. Depuis 2013, 10 000 places en crèche ont été créées chaque année, dont 4 000 par des établissements privés. Plus du tiers de l’offre nationale en matière de places se situe en Île-de-France. Le secteur a de beaux jours devant lui, les crèches privées affichant en moyenne 5 % de rentabilité nette. S’ajoute à cela un véritable besoin en infrastructures : on estime qu’il manque à l’heure actuelle entre 300 000 et 500 000 places pour satisfaire la demande.
Un marché en expansion.
En ouvrant le marché de l’accueil de la petite enfance aux entreprises en 2003, les pouvoirs publics ont cherché à répondre à la demande croissante, que ni les collectivités ni les associations n’étaient plus en mesure d’assumer. Trois ans après cette révolution, les crèches privées comptaient un millier de places, puis 8 000 en 2009 et 20 000 en 2012. Cette croissance effrénée, de l’ordre de 35 %, a été marquée par l’éclosion de multiples établissements tant en province qu’en région parisienne (où une nouvelle crèche privée sur deux ouvre ses portes).
Le dynamisme du marché est assuré par le déséquilibre toujours patent entre l’offre et la demande. Avec l’appui de l’État (crédit d’impôt pour les entreprises et coûts de fonctionnement en partie amortis par les Caisses d’allocations familiales), les crèches privées ont ainsi pu profiter du fort potentiel de développement du secteur. Soumises aux mêmes normes que les établissemenats publics, elles sont parvenues à séduire les parents en pratiquant une grille tarifaire sensiblement identique. Réactivité et innovation expliquent ce succès, quatre mois à peine étant nécessaires pour ériger une nouvelle crèche. Le marché n’est pas prêt de s’essouffler encore : pour la période 2013-2016, la Convention d’objectifs et de gestion a demandé la création de 100 000 places supplémentaires, dont 20 000 pourraient être prises en charge par le secteur privé.
L’émergence d’entreprises leaders.
La conjoncture favorable a permis aux entreprises de crèches privées de prospérer. Plusieurs grands groupes se sont taillés la part du lion, comme l’a démontré l’étude « Le marché des crèches en France » réalisée par le cabinet Eurostaf en 2012. Celle-ci fait état de l’approche toujours plus professionnalisée du secteur, caractérisée par l’accroissement du réseau des principales sociétés. Des investissements massifs leur ont assuré un développement rapide à l’échelle nationale, une stratégie qui a propulsé le groupe Babilou au rang de numéro 1 du secteur.
Autre entreprise pionnière, Les Petits Chaperons Rouges a privilégié une gestion rigoureuse et une croissance organique, avec succès là encore. Un modèle différent, celui de la franchise, est défendu par le groupe La Part de Rêve, alors que Crèche Attitude mise sur le partenariat avec les plateformes de réservation (rachat de BBbook en 2015). Ces entreprises sont devenues de véritables puissances financières, alliant solidité de leur projet pédagogique et optimisation du taux de remplissage. Les deux sociétés leaders, Babilou et Les Petits Chaperons Rouges, dépassent déjà les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis 2013, plusieurs fonds d’investissements comme Alpha, Cobepa ou encore SG Capital Partners ont également fait leur apparition dans le capital des principales entreprises.
Limites et perspectives du secteur.
Si les crèches privées constituent toujours un domaine dynamique, eu égard à la demande renouvelée, elles rencontrent néanmoins certaines difficultés qui les empêchent de rattraper leur retard par rapport aux infrastructures publiques et associatives. Une problématique de taille se pose à elles avec insistance : comment assurer la création de nouvelles places en crèche alors que le marché manque de personnel encadrant ? Il apparaît de plus en plus difficile pour les entreprises de trouver des professionnels qualifiés en nombre suffisant.
Ce problème pourrait être solutionné avec le soutien des pouvoirs publics. Les grandes entreprises du secteur militent en effet pour la revalorisation du statut des CAP petite enfance, et la création d’un CAP bonifié qui faciliterait les recrutements. Les entreprises doivent aussi faire face à de nouveaux enjeux mis en exergue par le cabinet Les Echos Etudes. Une consolidation du marché est attendue pour les prochaines années, passant notamment par le renforcement des réseaux existants. Avec la rentabilité d’exploitation comme point d’orgue, il est à redouter cependant que cette organisation à flux tendu se fasse au détriment des enfants. Une différenciation de l’offre devrait enfin voir le jour, autour de concepts innovants (crèches musicales) ou de services spécialisés (accueil occasionnel ou d’urgence, « microcrèches » pour foyers aisés).
La filiale Internet du Groupe Casino vient d’annoncer un nouveau service à destination de sa clientèle de particuliers. Le Groupe de Jean-Charles Naouri bénéficie du dynamisme de cette entité qui enchaîne les années de croissance sur ce marché très concurrentiel.
L’enjeu de la data
L’accumulation de données et la création de données en continu sont devenus des enjeux clés pour les consommateurs et usagers de produits électroniques Grand Public. Cela se concrétise en particulier avec les photos et vidéos, véritables jaillissements de giga-octets en continu sur les smartphones, ordinateurs et autres tablettes.
Les GAFA, ces géants américains du web aimeraient en confisquer la gestion mais la prise de conscience existe dans des groupes innovants comme Casino qui proposent à leurs clients maintenant des solutions sécurisés et européennes.
Les 4 géants américains du web, regroupés sous l’acronyme GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), aimeraient garder la gestion des données personnelles des utilisateurs en leur en bloquant l’accès. Pourtant, la prise de conscience existe dans des groupes innovants comme Casino qui proposent à leurs clients maintenant des solutions sécurisés et européennes pour stocker leurs données.
Le Cdiscount Cloud va offrir :
Protéger toutes ses photos grâce à la sauvegarde automatique et illimitée
Bénéficier de 20 Go de stockage en ligne pour d’autres fichiers : vidéos, musique, documents…
Partager ses fichiers avec ses proches tout en contrôlant ses droits d’accès
Accéder à son espace cloud sur PC/Mac, mobile, tablette, et même télévision via Chromecast.
Pour répondre aux enjeux essentiels de sécurité et de protection de la vie privée, le Groupe de Jean-Charles Naouri s’est associé à la start-up Oodrive, spécialiste incontournable qui garantit un hébergement des données en France et un respect absolu des réglementations européennes sur ces questions critiques de données personnelles.
Cdiscount Cloud n’est pas une initiative isolée mais s’inscrit bien dans une stratégie d’innovation continue telle que définie par son dirigeant Jean-Charles Naouri. Elle intervient après les lancements de Cstream et Cdiscount Mobile qui positionnent l’entité comme un acteur majeur des services en ligne.
Nous connaissons tous l’importance d’un réseau étoffé de relations professionnelles. Celui-ci nous permet sans conteste de profiter d’opportunités : suivre l’évolution de son marché, trouver des partenaires, dénicher de bonnes idées, recruter ou être recruté… 70% des embauches aux Etats-Unis se font par le networking d’après l’US Labor Department of statistics. Dans le contexte professionnel, Shapr est une jeune application qui se propose de révolutionner le networking. Voyons comment…
Une application de networking innovante
Le téléphone, puis la messagerie électronique ont longtemps été les meilleurs outils de réseautage. Avec l’apparition des sites web tels que LinkedIn et Viadeo, les possibilités d’élargir son réseau se sont multipliées. Mais l’envers du décor de ces solutions, c’est que leur utilisation est chronophage, car il est difficile de discerner la personne qu’il est opportun de rencontrer et souvent les messages que l’on adresse restent sans réponse.
L’application mobile Shapr, créée par Ludovic Huraux (fondateur d’Attractive World), a repris le principe de Tinder (application mobile de réseau social), en l’améliorant et en l’appliquant aux rencontres professionnelles. Une fois votre profil renseigné avec votre localisation, vos expériences professionnelles, vous ajoutez vos centres d’intérêt pro et perso sous forme de # (dix maximum, modifiables à tout moment)… et l’application va se charger de sélectionner chaque jour pour vous une quinzaine de contacts professionnels potentiels susceptibles de vous intéresser. Il vous suffit ensuite de sélectionner ceux qui vous paraissent les plus pertinents en les faisant simplement glisser sur la droite. Ceux qui ne vous intéressent pas peuvent être éliminés en les faisant glisser vers la gauche. Vous ne risquez pas de froisser celle ou celui que vous avez éliminé car ces actions sont anonymes. A l’inverse, quand 2 personnes ont manifesté l’intention de se rencontrer, c’est un « match ».
Il ne vous reste plus qu’à entamer la discussion avec votre nouveau match puis organiser un appel téléphonique ou bien lui proposer de prendre un café. En quelques actions, vous venez de créer une relation avec une personne qui partage vos centres d’intérêt et qui se situe dans la même démarche de networking que vous.
Un processus d’amélioration continue
Afin d’optimiser les liens entre les utilisateurs compatibles, Shapr utilise le big data. C’est une première dans ce genre d’application. L’utilisation et le traitement de données en masse assure de meilleures probabilités de correspondances réelles, et ne se base pas uniquement sur une simple correspondance de critères. Autre point fort de l’application : le machine learning. L’algorithme enregistre chaque jour les contacts potentiels que vous avez sélectionnés, ceux que vous avez éliminés et analyse le tout de façon à affiner les centres d’intérêt de chaque utilisateur. Shapr apprend donc chaque jour à vous connaître un peu mieux. Plus vous utilisez Shapr, et plus les propositions qui vous sont faites chaque jour sont pertinentes.
Pour conclure
Il est toujours compliqué de se forger un réseau professionnel, et il est indéniable que Shapr facilite le développement de son réseau. L’application est disponible pour Android et iOS, 100% gratuite de surcroît. Lancée aux Etats-Unis puis en France, Shapr a déjà généré plus de 1 million de matches en 2016. Vous pouvez utiliser Shapr pour rechercher un associé, pour fonder une société et démarrer votre activité, pour recruter un employé qui possède exactement les compétences que vous recherchez et qui de plus partage vos valeurs, ou tout simplement vous faire de nouveaux contacts pros ou même des amis ayant les mêmes centres d’intérêt. Les rencontres sont toujours un vecteur incroyable d’opportunités, alors n’hésitez pas à utiliser SHAPR.
Sans aucun doute, le plus gros buzz médiatique 2015 constitue la mutation de Google en une entité plus grande : Alphabet. Un pari osé fait par les fondateurs du célèbre moteur de recherche, afin de réorganiser l’entreprise et de sectoriser au mieux ses différentes activités. Concrètement, que s’est-il passé ? Dans la nuit du 10 au 11 août 2015, Larry Page et Sergey Brin ont annoncé la création d’une holding, Alphabet, qui chapeautera désormais l’ensemble des activités du groupe, dont Google est une partie. Au total, à part Google, Alphabet comptera sept filiales dirigées chacune par un directeur général. Elles sont, dans l’ordre alphabétique : Calico (lutte contre le vieillissement), Capital (finance), Fiber (fournisseur d’accès à Internet), Nest (domotique et objets connectés), Sidewalk (technologies et urbanisation), Ventures (investissements) et X (laboratoire multiprojets à long terme). Quel est l’objectif stratégique derrière cette restructuration, qui a fait couler beaucoup d’encre à l’été 2015 ? D’abord, en opérant de la sorte, le groupe sépare son cœur de métier de ses métiers « annexes », ce qui a pour conséquence d’affirmer son positionnement multiple et de se démarquer de son image liée au simple moteur de recherche. Second avantage, et non des moindres : ce revirement de stratégie devrait permettre aux fondateurs de répondre aux exigences de la bourse de Wall Street, qui désire y voir plus clair dans les résultats financiers de l’entreprise en fonction de ses différentes branches d’activité. La structure sera notamment mieux armée pour lutter contre des procédures liées à l’abus de position dominante. Côté responsabilité des dirigeants, Larry Page devient directeur général d’Alphabet et Sergey Brin en sera le président. Pour marquer le coup, les deux cofondateurs ont réservé le nom de domaine https://abc.xyz.
Comment les marques ont surfé sur les sorties cinéma de 2015
James Bond 007 s’affichant dans « Spectre » ou la sortie du tout nouvel opus de Star Wars signé Disney : voilà deux sorties cinéma qui ont fait le buzz de cette année 2015. Assurément, les marques ne se sont pas fait prier pour surfer sur ces actualités brûlantes de l’univers cinématographique. En ce qui concerne l’agent secret au service de sa majesté, les entreprises ont depuis longtemps compris l’intérêt d’y associer leur image. Les films de l’agent double zéro se monnayent d’ailleurs de plus en plus cher pour quiconque désire y associer sa marque. En première ligne, les marques d’alcool. Car James Bond boit, et ce n’est pas nouveau ! Dans « Spectre », la vodka Belvédère, ainsi que la marque de bière Heineken et le champagne Bollinger se sont associés à la production pour des campagnes publicitaires. Il en va de même pour les constructeurs automobiles Aston Martin, Jaguar et Land Rover, présents dans le film sorti sur les écrans le 11 novembre 2015. On note également la présence de la marque de téléphone Sony ou de l’enseigne vestimentaire Tom Ford, parmi les 12 marques partenaires du film. De quoi donner une belle image de son entreprise aux spectateurs. D’autant que Daniel Craig, en bon ambassadeur, n’a pas hésité à faire la promotion de plusieurs de ces marques, s’invitant dans le clip publicitaire d’Heineken ou sur l’affiche dédiée à la marque de montres Omega. Succès garanti ! Tout aussi médiatisée, la sortie du nouvel opus de Star Wars (le réveil de la Force, ndlr) a donné lieu à son lot de récupération au profit du marketing de nombreuses marques. C’est le cas de Volvic, qui a édité de nombreuses bouteilles à l’effigie des héros de la saga, ou de Philips, qui a commercialisé des suspensions de lampes à l’image de Dark Vador. Duracell a sorti un spot publicitaire à la TV, dans l’objectif de montrer à quel point les piles de la marque éponyme étaient d’une efficacité redoutable pour donner vie aux gadgets Star Wars. Certaines marques ont également surfé sur la sortie du film pour communiquer de façon décalée. Marc Dorcel y est d’ailleurs allé de sa petite campagne, en mettant en valeur des sextoys phosphorescents, ressemblant étrangement à des sabres laser. Enfin, du côté des instances publiques, on a même récupéré l’événement pour attirer les foules. C’est le cas dans l’Education Nationale, qui a invité les candidats au métier d’enseignant à se faire connaître, grâce à la campagne « Je suis ton prof ». Même stratégie du côté de la gendarmerie, qui a édité une affiche similaire à celle de Star Wars, le réveil de la Force, pour communiquer sur son image. On peut y lire : « Gendarmes, la Force est déjà là pour vous ». Le marketing a également pénétré le milieu politique. Le député Les Républicains Bruno Le Maire a twitté « Je suis Le Maire, Bruno Le Maire. Le côté clair de la force politique. » Comme quoi, on serait prêt à tout pour faire le buzz…
Le succès d’un jeu de cartes grâce au crowdfunding
Décidément, Kickstarter est le lieu qui met en avant les projets les plus fous. En 2014, le projet le plus financé sur le site de crowdfunding n’était rien d’autre qu’une… salade de pommes de terre ! Son créateur avait récolté 55 000 dollars (quand même !) alors qu’il requérait initialement seulement 10 dollars. Les fonds avaient été finalement versés à une association caritative. L’année dernière en revanche, le record a été porté à plus de 8,7 millions de dollars avec… un jeu de cartes ! Exploding Kittens -c’est son nom- possède un principe simple : vous disposez des cartes sur une table, à l’image d’une bataille, mais il faut éviter de tomber sur le chaton qui explose, sous peine de se voir éliminé du jeu. Le produit a attiré 219 000 participants pour sa campagne de financement participatif. Quels sont les secrets d’une telle campagne ? La clé n°1 semble résider du côté des illustrations. Ces dernières ont été conçues par Matthew Inman, créateur du site The Oatmeal. Très attirantes pour l’œil, facilement compréhensibles à l’international même si la langue utilisée est l’anglais, elles ont été publiées directement sur la page du projet pour illustrer le concept au travers d’infographies. Second atout : le prix du produit. 20 dollars seulement pour ce jeu de cartes, et ce quel que soit le pays dont vous provenez. Preuve de son succès fulgurant, les fondateurs du jeu ont atteint leur objectif initial (10 000 dollars) en à peine 20 minutes… Bluffant !
Nescafé s’associe à Facebook pour une campagne inédite
Avec Publicis à la manœuvre, la célèbre marque de café s’est associée à Facebook fin 2015 pour développer une campagne marketing se basant sur le nouveau format vidéo sur mobile « à 360° » du réseau social. L’opération, baptisée « Good Morning World », proposait aux fans de la marque de découvrir dans la vidéo de jeunes couples issus du monde entier qui partageait ensemble un petit déjeuner en fredonnant le tube « Don’t Worry » (feat. Ray Dalton), de Madcon. Chaque couple possède évidemment son mug de café Nescafé, et les internautes peuvent les découvrir en navigant de droite à gauche pendant la vidéo. Petit plus : les protagonistes utilisent les ustensiles du quotidien (fourchettes, plats, micro-ondes) en guise d’instruments pour rythmer la chanson. Le clip, inspiré de la fameuse « Cup song » américaine (principe selon lequel les internautes créent leur vidéo et utilisent leur tasse à café comme instrument de musique), montre à quel point Nescafé entend séduire les jeunes générations et s’appuyer sur les nouvelles technologies, réalité virtuelle et mobile en tête, pour y parvenir.
Mikado, un bad buzz calculé… et efficace !
Provoquer volontairement un bad buzz pour promouvoir sa marque et ses produits, il fallait le faire. Mikado s’y est essayé en janvier 2015, et l’opération a plutôt pas mal marché. La marque agro-alimentaire a lancé une campagne de promotion toute banale pour son soi-disant nouveau produit intitulé Mikado Stick. Sur Twitter, Mikado a créé le hashtag similaire pour faire parler de la marque. Sauf que les slogans accolés à la campagne marketing avaient tout pour intriguer l’internaute. On pouvait lire « Mikado Stick, le biscuit qui ne fond pas dans la bouche », ou « Mikado Stick, sans chocolat. Sinon il y en aurait. » ou bien enfin « Mikado Stick, un biscuit entouré de rien d’autre que du biscuit ». Quelle idée ! Promouvoir un biscuit sans chocolat, la marque n’y pensait pas. à la suite de cette campagne, nombre d’internautes sont tombés sur Mikado et n’ont pas hésité à critiquer ouvertement l’enseigne sur les réseaux sociaux, invectivant au passage le community manager de la marque, qui est lui-même entré dans le jeu de la critique envers sa propre marque. Seulement voilà : la campagne était fausse de A à Z et la marque a attendu quelques jours avant de poster sur ses comptes la photo du véritable produit : le Mikado King qui, lui, comporte bien du chocolat. L’agence de publicité Romance a monté toute l’opération de concert avec Mikado. Le résultat est astronomique. Selon Christophe Lichtenstein, président de l’agence Romance, « l’engagement des consommateurs a progressé de près de 300 % sur les réseaux sociaux de la marque (…) et l’audience organique a [été estimée à] plus d’un million de personnes après 3 jours. » Les chiffres parlent d’eux-mêmes…
Uber enfonce le clou avec un jeu vidéo
Comme si le service de VTC le plus connu au monde n’avait pas suffisamment fait parler de lui en 2015… Uber, qui s’attire la foudre des chauffeurs de taxis dans le monde entier, a fait une nouvelle fois parler d’elle en juin 2015. L’entreprise a lancé aux états-Unis un jeu mobile disponible sur iOS et intitulé UberDRIVE. Le principe ? Comme dans la vie réelle, il s’agit de conduire des passagers d’un point A à un point B, le tout dans les rues de plusieurs cités américaines. Attention : vous écoperez de pénalités si vous enfreignez le code de la route. à l’inverse, vous récolterez la satisfaction de vos clients si vous parvenez à éviter les problèmes de circulation. à la fin de chaque partie, l’utilisateur est invité à rejoindre véritablement la société Uber pour gagner de l’argent en tant que chauffeur VTC, dans la vraie vie. La start-up américaine profite également de cette application pour l’utiliser en interne, comme un « Serious Game », c’est-à-dire un jeu à vocation managériale, qui vise à former ses propres chauffeurs. Stratégiquement, ce lancement est intéressant pour la marque, car il permet à la fois de faire connaître ses services au plus grand nombre, et de redorer son image, ternie par les nombreuses poursuites en justice auxquelles elle fait face dans les pays européens principalement. Pas sûr que cette nouveauté fasse encore une fois plaisir aux taxis …
Michel & Augustin enchaînent les buzz
La célèbre marque de trublions du goût a profité de 2015 pour surfer sur une bonne vague ! D’abord, en avril, l’entreprise cherchait à recruter. Sauf qu’au lieu de publier une annonce classique pour l’ensemble des postes à pourvoir sur les sites spécialisés, la célèbre enseigne alimentaire a fait encore plus fort ! Les trublions ont posté sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on voit Anne-Claire, DRH de l’entreprise, recruter… dans le métro parisien ! Concrètement, la jeune femme propose des emplois « à la criée ». Au total, six postes étaient à pourvoir, du graphiste au community manager en passant par les commerciaux. Seule condition ? Avoir le « power » et le sourire. Une initiative originale qui a permis à la marque de se rapprocher de ses consommateurs. L’histoire ne dit pas si la jeune DRH a trouvé son bonheur !
Même entreprise, pour un buzz encore plus grand. Les trublions du goût ont eu un coup de chance l’été dernier, qu’ils ont su convertir pour créer un buzz retentissant. Le 13 juin, deux employés de la marque ont été envoyés à Seattle pour y rencontrer Howard Schultz, PDG de la célèbre marque américaine Starbucks. Ce qui a motivé ce voyage ? Un appel reçu le 11 juin au bureau New-Yorkais de Michel & Augustin. Au bout du fil : l’assistante d’Howard Schultz elle-même, qui désirait recevoir des recettes pour faire des gâteaux en vue de la tenue du comité de direction le lundi suivant. A défaut d’envoyer un colis, trop cher, les dirigeants décident d’envoyer deux employés sur place. Charlotte et Hassan, les heureux élus, improvisent leur voyage et en profitent pour relayer leur aventure au travers de vidéos au contenu drôle et décalé. Les vidéos, associées du hashtag #AllezHowardUnCafé, font le tour du web et les internautes soutiennent les deux trublions dans leur périple ! Arrivés sur place, les deux compères parviennent à s’entretenir avec Howard Schultz et aujourd’hui, les biscuits de la marque française sont distribués dans 414 magasins Starbucks sur le marché américain. Une troisième phase de développement devrait voir le jour prochainement.
Vita Liberté et LeGorafi profitent de la naïveté de la presse !
Est-ce que vous vous souvenez de ces buzz ? « LeGorafi, c’est fini », ça vous dit quelque chose ? Et le slogan de la marque de fitness Vita Liberté qui indiquait à ses potentielles clientes : « vous êtes grosses, vous êtes moches… Payez 19 euros 90 et soyez seulement moches ! » Quel rapport entre les deux slogans ? Rien en apparence, si ce n’est qu’il s’agissait de faux bad buzz, plutôt bien calculés. Dans le cas du Gorafi, il s’agissait d’une énième blague (le site est célèbre pour parodier les actualités) et d’un coup de publicité pour sa nouvelle plateforme internet prévue pour le lendemain. Pourtant, en 24 heures, les sites d’informations se sont emballés et le nombre de tweets mentionnant LeGorafi a littéralement explosé le jour de l’annonce ! Le lendemain, l’entreprise s’est justifiée en invoquant une « banale erreur de typo », alors que leur site internet était depuis la veille soumis à un processus de « redirection 302 », c’est-à-dire la redirection temporaire d’un site internet. Autant dire que c’était calculé… Concernant Vita Liberté, la presse a également rapidement relayé cette campagne jugée (à raison) très sexiste. Et au fur et à mesure des publications dans les médias, le community manager de la marque a relayé un par un les articles sur la page Facebook de l’enseigne. Une fois le buzz terminé, il ira même jusqu’à publier tous les liens en rapport avec ce faux bad buzz, tournant en ridicule la tendance de la presse à relayer tout et n’importe quoi. à la Suite de cet événement, la marque a même décliné son affiche à l’attention des hommes : « vous êtes gros, vous êtes moches… payez 19 euros 90 et soyez seulement moches ! ». Histoire de dire que tout était prévu… !
Après 4 ans d’activité, TravelCar (anciennement TravelerCar), pionnière de la location de voitures entre voyageurs, connaît déjà le succès avec près de 250 000 utilisateurs. Son fondateur, Ahmed Mhiri, nous livre les secrets de cette réussite. Rencontre.
Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’entrepreneuriat ?
J’ai quitté la Tunisie pour venir m’installer en France, il y a une dizaine d’années de cela et faire un master spécialisé en sécurité informatique. Je voulais changer de pays et découvrir autre chose. En travaillant, je me suis rapidement rendu compte que ma passion pour l’entrepreneuriat devait se conjuguer avec l’économie collaborative. Il s’agit de quelque chose que j’avais envie de faire, mais je n’osais pas franchir le pas et me lancer. Il faut dire qu’à l’époque, j’avais déjà un très bon poste, un bon salaire et de très bonnes conditions de travail.
J’ai occupé notamment les postes de chef de produit, responsable sécurité des systèmes informatiques… Je suivais en parallèle l’activité de l’écosystème entrepreneurial en allant à des conférences notamment. J’avais le travail de mes rêves et tout ce que je souhaitais avoir en tant que salarié. Malgré cela, j’ai compris que cela ne constituait pas ce que je voulais réellement faire. J’avais pour projet de lancer quelque chose de plus grand. En 2012, j’ai pris la décision de partir sans idée précise mais je savais que, pour créer une boîte, je devais m’investir à 100 %. J’ai intégré par la suite des réseaux d’entrepreneurs, rejoint un accélérateur et rencontré des mentors dont certains sont devenus actionnaires de TravelCar. J’en garde une très bonne expérience.
D’où vous est venue l’idée de TravelCar ?
Je voyageais énormément, c’est d’ailleurs l’une de mes passions. En me lançant, j’en ai déduit que j’avais envie de créer une société dans le monde du voyage. Je voulais mettre en place un concept qui n’existait pas et qui réponde à un réel besoin. En observant mes propres problématiques de l’époque, j’ai constaté qu’à chaque fois que je partais en voyage, je faisais le choix de ne pas prendre ma voiture.
Pourquoi ? Parce qu’autrement, celle-ci siège dans le parking de l’aéroport et cela coûte très cher. Je trouvais aberrant que le parking coûte parfois plus cher que le billet d’avion lui-même ! Face à ce constat, je me suis dit : si je parviens à louer la voiture des personnes qui partent en voyage durant leur absence, cela leur reviendrait moins cher que de la laisser au parking et ils seraient satisfaits. Et pour ceux qui louent la voiture, cela leur serait moins coûteux par rapport au service traditionnel de location de véhicules. De là, m’est venue l’idée de TravelCar.
Pourquoi ne pas s’être limité au simple modèle collaboratif ?
Le collaboratif devenait naturel, cela faisait déjà partie du comportement des consommateurs. Mais dans le cadre du voyage, il fallait beaucoup plus qu’une plateforme de mise en relation parce que lorsque l’on part en voyage, on n’a pas le temps de gérer tous les détails. La probabilité qu’une personne choisisse de louer une voiture au même moment que quelqu’un parte en voyage est infime, ce qui implique énormément de contraintes. Pour que l’idée fonctionne, il fallait un modèle hybride qui apporte non seulement cette plateforme web mais aussi un service clés en main où le voyageur n’a qu’à déposer sa voiture à l’aéroport. TravelCar s’occupe du reste.
Pour le propriétaire, l’avantage est qu’il ne paye pas le parking lorsque sa voiture est louée. On est même allé encore plus loin dans notre proposition de valeur : même si la voiture n’est pas louée, le parking reste gratuit à partir du moment où le propriétaire accepte le partage. Et si celle-ci est louée, il touche de l’argent, dont le montant varie en fonction de l’usage de sa voiture. Pour moi, il était évident que, dans un marché de plusieurs milliards d’euros et avec un service moins cher que ceux généralement proposés, il y aurait preneurs.
Le projet a-t-il bien fonctionné tout de suite ?
Le développement du projet a été très rapide, sauf au niveau de la phase de lancement. La société a été créée en décembre 2012 et l’activité a commercialement été lancée en septembre 2013, ce qui est assez lent. C’était la période la plus difficile. J’étais seul, n’avais que 10 000 euros en poche et il fallait que je trouve des associés et du financement. Je devais obtenir des accords avec les premiers partenaires et développer le service ainsi que le site web. L’un de mes mentors de l’époque m’a conseillé et soutenu financièrement.
Ce fut une aide indispensable pour le développement de TravelCar depuis ses débuts. J’ai également cherché un incubateur, Oseo devenu aujourd’hui Bpifrance et j’ai obtenu un financement de 30 000 euros. Le plus complexe restait de trouver un contrat d’assurance qui couvrait l’activité, sachant que le modèle est différent, hybride, non à l’instar de celui d’un « pure player ». L’enjeu était d’imaginer un contrat avec les acteurs concernés et les convaincre que ce business model est viable. Grâce à cela, les utilisateurs de TravelCar qui partagent leur voiture sont assurés tous risques, de quoi les rassurer. Toute cette mise en œuvre a pris à peu près neuf mois.
En cours de route, vous avez remanié votre business model, pourquoi ?
En discutant avec nos clients, nous nous sommes vite aperçus que deux catégories se distinguaient. L’une ne peut pas partager sa voiture puisque nous n’acceptons pas celles âgées de treize ans et plus et ayant plus de 200 000 kilomètres, dans le cadre du partage. L’autre, se compose des personnes réticentes à l’idée de partager leur voiture, c’est-à-dire qui ne sont pas encore convaincues. Elles souhaitent en principe d’abord tester le service sans partager leur voiture, quitte à payer un parking, pour envisager par la suite la location.
Pour ne pas perdre l’ensemble de ces clients, nous avons décidé de mettre en place une offre globale. En gros, si des personnes ne peuvent pas ou ne veulent pas partager leur voiture mais souhaitent profiter du service, elles peuvent opter pour la formule payante. Moins coûteuse que le parking d’un aéroport, elle permet de tester le service en bénéficiant de ce système du parking pour qu’ensuite, si elles changent de voiture ou sont plus ouvertes au partage, elles puissent opter pour la formule gratuite contre location.
Comment voyez-vous le marché de votre secteur aujourd’hui ?
C’est un marché en pleine ébullition, qui est extrêmement riche et dense. Il y a beaucoup d’acteurs institutionnels et traditionnels qui créent un monde, des start-up qui apportent des services différents, complémentaires et innovants pour imaginer et réinventer la mobilité de demain. Je pense qu’il y a de bonnes opportunités liées à ce type de projets et d’environnement. En ce qui concerne TravelCar, il a fallu montrer de quoi nous étions capables, trouver des partenaires, louer un certain nombre de voitures par le biais de propriétaires qui acceptent de confier leur bien.
En clair, générer du chiffre d’affaires. Une fois cela fait, j’ai commencé à regarder les fonds d’investissement pour réaliser une première levée de fonds. Depuis la création de la société, nous avons levé 750 000 euros en juillet 2014, 5 millions en 2016 avec notre assurance, et en juillet de cette même année, effectué une levée de fonds avec le groupe PSA, le constructeur automobile, de plusieurs millions d’euros également.
Mis à part une passion, qu’est-ce que l’entrepreneuriat représente pour vous ?
La liberté ! Même si on est libre de rien finalement et que nous sommes constamment en train de courir dans tous les sens. Et puis surtout, quand je travaille, je n’ai pas l’impression de travailler. Le fait de réinventer un mode de consommation et d’apporter un service qui répond à une vraie problématique est, pour moi, une sensation vraiment extraordinaire. Au fond, même si je travaille quatorze heures ou seize heures par jour, je n’ai pas
l’impression de travailler mais de constamment apprendre dans un domaine qui me passionne. J’ai la chance d’avoir une très belle équipe que j’adore. Et tous les jours, c’est une nouvelle opportunité, des nouvelles rencontres avec des acteurs issus du monde du voyage.
Comment parvenez-vous à concilier vie personnelle et vie professionnelle ?
En réalité, tout est très lié. J’ai très peu de vie personnelle, et même celle-ci détient un côté professionnel ! Cela provient du fait que je fréquente beaucoup d’entrepreneurs, qui deviennent par la suite des amis. Et à l’intérieur de ma vie personnelle, on parle beaucoup d’entrepreneuriat, de projets, d’idées. Mais que cela se fasse dans le travail ou en dehors, cela reste une passion. Les seuls instants purement personnels sont ceux où je suis avec ma femme et où l’on essaie de se garder des moments où l’on ne parle pas du tout du travail, par exemple quand on part quelque part…
Comment vous voyez-vous d’ici quelques années ?
Aucune idée ! Et c’est justement pour cela que j’adore l’entrepreneuriat. Si cela était prévisible, ce ne serait pas aussi excitant. Les deux choses qui peuvent me tuer sont la répétition et l’ennui. Si je m’ennuie ou si cela se transforme en routine, je me lasse et fuis progressivement. L’entrepreneuriat fait justement que nous ne savons pas comment les choses vont évoluer. Tout peut arriver et c’est pour cette raison que j’ai choisi cette voie.
Qu’envisagez-vous pour la suite ?
Aujourd’hui, nous sommes présents au sein de huit pays en Europe (France, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Autriche, Portugal, Espagne et Allemagne), 130 aéroports, gares et centres-villes. Notre objectif est de devenir le leader mondial. Le but est que notre service soit présent partout et que nous puissions accompagner le voyageur de bout en bout. En d’autres termes, il est question de, quand il part d’un aéroport, lui apporter une solution de parking, et, quand il arrive à destination, lui proposer une solution de location de véhicule moins chère qu’habituellement. Si nous parvenons à accompagner le voyageur de la sorte, c’est que nous avons atteint notre objectif et rempli notre mission.
4 Conseils d’Ahmed Mhiri
Savoir doser. Il n’y a pas de chemin identique ni de parcours pré-formaté à suivre pour réussir. Il faut savoir rester sur ses convictions, tout en écoutant les conseils pour éviter les pièges.
Bien s’entourer. Préférer les personnes qui nous encouragent mais pas seulement. Choisir celles avec un vrai argumentaire, une vraie réflexion et un réel retour.
Choisir rigoureusement ses collaborateurs. Cela reste un exercice extrêmement difficile. Il ne faut pas hésiter à rencontrer les gens plusieurs fois, poser les bonnes questions, sans aller trop vite.
Ne pas rester sur ses acquis. Sortir de sa zone de confort et oser se mettre en difficulté pour apprendre davantage. Ne pas hésiter à changer de direction si cela s’avère profitable.