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YouTube, une fourmilière de jeunes entrepreneurs

La plateforme
américaine de vidéos séduit de plus en plus de jeunes grâce aux
succès rencontrés par de nombreux youtubeurs. Souvent partis de rien, se
filmant dans leur chambre à l’adolescence pour une grande partie d’entre eux, certains
sont  même devenus millionnaires. Dans le
paysage numérique, ils font figure aujourd’hui de véritables entrepreneurs.

Un
réel
phénomène

Sur la plateforme
YouTube, les chaînes se multiplient au fil des jours. Les jeunes souhaitent se
lancer pour essayer de devenir le futur Squeezie ou le futur Amixem. Ils ont
réussi par leur talent à une époque où la concurrence n’était pas encore en scène. À ses débuts, il
faut le rappeler, YouTube était seulement une plateforme pour poster des
vidéos. Certains ont fait le choix de se filmer et tenter leur chance pour
partager leur expérience et se faire connaître par ce moyen. Le terme «
youtubeur » n’existait même pas et la rémunération pour
les vidéos non plus. Au fil des années, YouTube est devenue une deuxième
télévision pour de nombreux jeunes, libres de choisir leur contenu. La firme
américaine a alors propulsé des jeunes vidéastes au rang de célébrités.

La renommée de la plateforme
s’est produite lors de l’arrivée des annonceurs. Sous forme de publicités, installée  au début de la mise en route des  vidéos, les youtubeurs prolixes ont commencé à
percevoir une rémunération non négligeable  grâce au nombre de vues générées par leurs contenus.
Leur création souvent originale a attiré un nombre d’abonnés qui n’a cessé de croître. Ces abonnés par
leur omniprésence permettent aux youtubeurs de développer leurs talents et de
pouvoir vivre de leur passion grâce au nombre de vues qui se comptent parfois en
millions. Et le nombre de youtubeurs français qui vivent ce rêve est exponentiel :
Cyprien, Norman,
Squeezie, EnjoyPhoenix ou encore Amixem sont les plus populaires du YouTube
français.

De la chambre à
l’entreprise

Ils n’étaient
qu’adolescents au début, mais par leur notoriété et la rémunération générée sur
YouTube, ils sont devenus entrepreneurs sans vraiment le vouloir. Motivés par
la passion de créer des vidéos aux contenus divertissants, ils n’avaient pas
l’ambition de créer leur société. Obligés de déclarer leurs revenus, ils ont dû
envisager un statut de micro-entrepreneur pour beaucoup d’entre eux, parfois
très compliqué à réaliser pour des jeunes à cause des réglementations françaises. Mais les revenus YouTube peuvent vite
se cumuler et les micro-entrepreneurs sont plafonnés à 70 000€ de revenus à l’année depuis le 1er janvier
2018. Pour de nombreux youtubeurs, les revenus générés jusqu’en 2017 étaient
soumis à un plafond de 33 200€ pour une année, qui les a contraints à trouver un statut
qui correspondait à leur réalité.

Pour ne pas dépasser
les plafonds et suivre les réglementations les youtubeurs qui affichaient des
millions de vues ont décidé de créer
une entreprise autour de leur chaîne YouTube, et ont recruté des de salariés,  des agents, des experts-comptables, des
monteurs et des graphistes pour continuer à se développer. Poussé par leur
succès, entreprendre avec un statut juridique  était devenu incontournable pour être épaulé
dans leur aventure par  des partenariats
avec d’autres marques, par les médias et organismes officiels. Pour rentrer
dans le cadre légal de la loi, la passion sans qu’il le veuille est devenu alors
un métier.

Le cas Squeezie

Squeezie à 22 ans a
lancé sa
chaîne YouTube en 2011. Au
début,
il réalise seulement des
vidéos de faible qualité pour s’amuser avec ses amis. Au fil des années, il
acquiert une popularité pour son sens de l’humour lors de ses parties de jeux
vidéo.
L’environnement du youtubeur
passionne les plus jeunes et  il se situe
dans le lot de tête des premiers youtubeurs en France après Norman
et Cyprien. Squeezie émet avec régularité
les parutions de ses vidéos. Sa communauté le suit presque tous les jours à
travers ses aventures et il comptabilisera bientôt 10 millions d’abonnés à son compteur. Même s’il passe pour un
grand entrepreneur, il n’a pas fait d’études supérieures et s’est lancé dans
l’entreprenariat à l’aveuglette. L’aventure YouTube lui permet de vivre de sa
passion et de tenter des choix originaux, comme la publication d’un livre
intitulé « Tourne la Page » ou même le lancement d’une marque de vêtements à son effigie,
il y a quelques années. Son entreprise lui permet d’établir des partenariats
avec des créateurs de jeux vidéo ou des marques pour proposer du divertissement
parfois coûteux, à ses abonnés.

Le cas EnjoyPhoenix

Cette youtubeuse de son
vrai nom Marie Lopez a percé, elle aussi, pendant son adolescence. Considérée
comme une youtubeuse beauté, elle prodigue ses conseils aux jeunes filles et
jeunes femmes. Comme tous les autres, elle a débuté dans sa chambre avec des
« tutos ». Première jeune femme de la plateforme en France, elle mène
son entreprise d’une main de fer. Avec plusieurs salariés pour l’aider dans son
quotidien, elle tente de mener à bien ses trois chaînes YouTube (Une
principale, une de vlog (se filmer dans le quotidien) et une de cuisine). Très
largement sollicitée par les marques pour des placements de produits ou des
tests, l’entreprise est très vite devenue incontournable. Depuis plus de deux
mois, elle a investi dans des locaux à Lyon pour réaliser un travail d’équipe
encore plus performant au sein de grands locaux.

En quelques années,
YouTube est devenu un moyen de communication imparable. Certes la version
française n’atteint pas les rémunérations des youtubeurs
américains qui on ne peut le nier remportent des fortunes. Créer son entreprise
passe par des chemins inattendus et YouTube en est un excellent exemple.

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