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Les mauvaises habitudes du dirigeant d’entreprise

Comme tout chef d’entreprise, vous avez, très certainement, développé des habitudes qui peuvent nuire à votre business. Celles-ci peuvent entraîner une perte de productivité, une vision tronquée ou encore une objectivité restreinte pour ne citer que ses conséquences. Zoom sur les plus courantes d’entre elles et sur les manières d’y remédier.

1/ Stop à la procrastination !

Avec les années de direction de l’entreprise, vous avez peut-être banalisé l’aventure ou encore tout simplement besoin de souffler. Vous avez pris la très mauvaise habitude de remettre au lendemain ce que vous pourriez faire aujourd’hui. Et pourtant, la procrastination représente le vice la plus classique du dirigeant d’entreprise. 

Mais pourquoi reporte-t-on certaines tâches au juste ? Déjà, et il faut se l’avouer, nous avons tendance à déplacer certaines missions : celles qui ne nous plaisent pas ou que nous aimons le moins réaliser. Ensuite parce que vous êtes tout le temps dans l’effort ou le stress et que des périodes de repos non prises peuvent vite vous conduire à devenir un champion de la technique de l’autruche (vous évitez de faire ce qui se présente comme un obstacle.)

Pour éviter de réaliser toutes ces missions que vous n’avez pas faites dans l’urgence et à prendre le risque de les bâcler, deux solutions basiques s’offrent à vous. La première les placer en tête de votre to do List (et donc les exécuter en premier) pour éviter de les reporter sans arrêt. La deuxième : déléguer. Pour cela rien de plus simple : rédigez une liste de celles que vous détestez plus que les autres et formez un collaborateur qui, au contraire, aime ce type de tâches. Si vous n’avez pas assez de ressources en interne, engagez un prestataire qui pourra les réaliser. Vous pourrez ainsi vous concentrez sur votre cœur de métier et sur ce que vous aimez

2/ Ne pas sortir les pieds de l’opérationnel

Dans la gestion d’une société, tout paraît toujours urgent et il y a toujours un dossier laissé de côté. De tout manière quand il n’y a plus rien à faire, vous lancez de nouveaux projets : ceux auxquels vous n’avez pas eu le temps de vous consacrer.

Difficile après de des journées harassantes, de se concentrer et de prendre du recul sur ce qui a marché ou non, d’en tirer des enseignements, d’échanger avec vos associés et surtout de réfléchir convenablement à la stratégie de l’entreprise et d’en établir les grandes lignes.

A force de vous précipiter et de vouloir tout cerner, vous êtes peut-être en train d’aller droit dans le mur et prendre les mauvaises décisions. Certains éléments sont pourtant à regarder avec attention : marge trop basse sur certains produits, actions trop chronophages par rapport à la rentabilité qu’elles vous donnent, produits à forte marge pouvant être développés qui restent inexploités, recherche de client inefficace par certains canaux… Autant d’exemples évidents qui sont pourtant négligés par ceux qui ne sortent jamais de l’opérationnel. Alors pour prendre du recul, n’hésitez pas à adhérer à des clubs d’entrepreneurs et à confronter votre vision à celle de chefs d’entreprise ou à consacrer des journées à la réflexion stratégique en établissant des rendez-vous que vous réaliserez vraiment avec vos associés !

3/ Travailler h24, sans une minute de répit

On ne le répétera jamais assez : vous n’êtes pas une machine ! Certains entrepreneurs prennent une certaine satisfaction à travailler non-stop, sans relâche et à le dire à leur communauté. Peut-être que cela vous rassure et vous fait dire que vous aurez fait le maximum en cas d’échec.

Oui mais voilà, votre cerveau est l’organe qui consomme le plus d’énergie dans votre corps : il a, lui aussi, besoin de repos et même si vous ne vous en rendez pas compte, il ralentit et votre temps de concentration n’est pas infini.

Pour gagner du temps, il faut donc souvent accepter d’en prendre et de le dédier à vous-même. Pauses et instants de détente ne sont pas à négliger. Si vous vous sentez trop fatigué, pourquoi ne pas vous reposer et faire une sieste réparatrice et donc constructive ? Vous serez forcément plus productif à votre réveil. Alors plutôt que de culpabiliser et de mettre 4 heures à effectuer quelque chose que vous feriez en une seule, sachez utiliser votre temps à meilleur escient. Les activités sportives et récréatives entrent également dans ce cadre.

4/ Vous négliger physiquement

Corollaire du manque de temps, la négligence… de soi. La pression du travail et le fait que vous travaillez certainement trop impliquent souvent que les dirigeants ne prennent pas le temps de prendre soin d’eux que ce soit au niveau de l’hygiène ou de la santé.

Repas mal équilibré, laisser-aller au niveau vestimentaire ou encore absence de soins… donnent une mauvaise image de vous mais peuvent aussi entraîner des conséquences sur votre santé. Rappelons que l’entrepreneuriat demeure plus un marathon qu’un sprint et que vous ne pouvez négliger votre santé. Plutôt que de résoudre des problèmes liés à votre rythme effréné de vie, il est parfois utile de prendre le temps de vous faire du bien ! Cela boostera votre moral, votre confiance en vous, vous déstressera et cerise sur le gâteau vous rendra plus productif !

5/ Avoir du mal à écouter les autres

Lorsqu’on est chef d’entreprise, on détient des convictions et on ne veut perdre aucune minute. Il est malheureusement courant de ne plus se rendre compte que l’on n’écoute plus les autres… Bien souvent, prendre le temps d’apporte un bain de jouvence à vos idées, certes judicieuses, mais qui ont besoin d’être innovantes mais qui doivent bien faire l’objet d’une réelle réflexion. D’autres manières d’agir, plus efficaces, pourraient vous apparaître en écoutant les autres.

Vos idées peuvent être enrichies et demander à vos salariés ou associés comment ils feraient à votre place, représente une bonne pratique. L’astuce consiste simplement à ne jamais interrompre votre interlocuteur.  Vous pourriez rompre un dialogue fructueux.

En dehors de votre entreprise, certaines personnes ont une activité intéressante et peuvent vous aider directement … ou indirectement, par le biais de leurs contacts. Vous connaissez des gens et eux aussi, alors pourquoi ne pas tenter de s’entraider ? Même si leur domaine peut s’avérer loin du vôtre, il existe toujours de bonnes pratiques dans les autres secteurs qui peuvent être transposées.

6/ Ne pas sortir de sa zone de confort

Souvent synonyme d’échec lors de la création d’entreprise, ne pas sortir de sa zone de confort signifie en général que vous vous concentrez uniquement sur le développement de votre produit et non la commercialisation. Il s’agit également de toutes les zones que vous ne souhaitez pas explorer car vous ne vous y sentez pas à l’aise.

Dans le premier cas, ce dernier s’améliore et se rapproche de plus en plus de la perfection mais ne sort jamais sur le marché. Peut-être car il y a toujours une amélioration qui vous semble essentielle et que vous découvrez ? Si vous êtes dans ce cas et au risque de rappeler une évidence : un produit parfait qui n’est pas vendu, ne démontre ni votre business model, ni que votre produit rencontre un réel succès. Sortez de votre zone de confort et allez vendre votre produit avant que vos fonds ne s’épuisent ! Non seulement vous pourrez bénéficier des retours clients mais gagnerez également en crédibilité et développerez le langage adéquat pour présenter votre offre.

Cette zone de confort existe aussi pour les entreprises plus développées. Certaines grandes entreprises en ont fait les frais comme le géant Kodak qui a décidé, plutôt que de développer son innovation (les appareils photos numériques, ndlr), de rester sur ce qu’il savait faire… Un « non-risque » qui lui aura coûté cher.

7/ Se baser uniquement sur le prix

Pour conquérir un marché, vous pensez qu’il vous suffit de proposer simplement moins cher que votre concurrent ? Sachez que, sauf exception, celui-ci pourra rapidement s’adapter à votre baisse de prix. Vous vous retrouverez alors sur un marché où vos marges deviendront faibles et vous n’aurez peut-être pas les reins assez solides pour résister bien longtemps, surtout si les ventes ne viennent pas. N’oubliez pas qu’il faut conserver une certaine marge pour être rentable. Qui dit diminution de marge dit souvent augmentation du volume. Autant de détails qui ont leur importance dans une chaîne de valeur où chaque maillon compte.

Pour éviter de vous retrouver dans cette situation, pensez à ce que votre produit pourrait apporter de plus et les barrières que vous pourriez mettre à l’entrée. Cherchez à innover ou encore à renforcer votre image de marque. Vous devez faire en sorte que la valeur que vous apportez soit différente d’un simple rabais sur le prix.

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