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8 mars 2020 : la journée internationale de la femme !

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Infogreffe dévoile une nouvelle étude exclusive sur les femmes et l’entrepreneuriat en France. Cette analyse des données issues des 436 440 entreprises immatriculées en 2019 permet de constater une légère embellie pour les femmes dans le monde entrepreneurial français, bien que les hommes soient encore majoritaires. 

Des dynamiques positives incontestables

En 2019, près d’un tiers des entrepreneurs seraient ainsi des femmes. 32,5% : c’est la proportion de femmes parmi les porteurs de projets qui se sont lancés dans l’aventure entrepreneuriale en 2019, contre 32% en 2018. Si la création d’entreprise française reste dominée par les hommes – qui représentent encore 67,5% du total des entrepreneurs – la concrétisation de projets portés par des femmes augmente même si l’on considère que cette progression est encore loin d’être satisfaisante.

Dieudonné Mpouki, président d’Infogreffe, souligne qu’ « en cette journée internationale des droits des femmes, il est ainsi intéressant de mesurer les dynamiques positives qui soutiennent le développement de l’entrepreneuriat féminin, avec pour perspective une égalité réelle d’accès à la création d’entreprises. »

Une progression du nombre d’entreprise également à prendre en compte

La création d’entreprise sous sa forme micro-entreprises montre un réel dynamisme sous l’impulsion des différentes mesures prises pour susciter la création d’entreprise. Selon les derniers chiffres du Bilan National des Entreprises des greffiers des tribunaux de commerce, elle a progressé de 11% en 2019, pour un total de 436 440 immatriculations au registre du commerce et des sociétés.

Et pourtant, les entreprises restent encore majoritairement dirigées par des hommes puisque seulement 19,5% des entreprises immatriculées en 2019 sont dirigées par des femmes, contre 61% par des hommes. Un gros progrès reste encore à faire !

Le fait qui est significatif est que les femmes se lancent légèrement plus tardivement dans l’aventure que les hommes, avec une moyenne d’âge fixée à 41,4 ans contre 40,7 ans pour les hommes.  L’âge s’est tout de même rajeuni par rapport à 2018, puisqu’il était respectivement de 41,6 ans et 40,9 ans en 2018. 

Des statuts juridiques privilégiés par les femmes 

La proportion de femmes dirigeantes varie également en fonction des statuts juridiques des entreprises. Ainsi, sur les entreprises créées en 2019, les femmes dirigeantes sont plus représentées au sein des sociétés civiles (41,1%), suivies par les SCI (39,7%), les entreprises individuelles (29,3%), les SARL (24,5%) et enfin les SAS (24,4%). 

Quels secteurs sont leur domaine de prédilection ?

Certains secteurs d’activité apparaissent plus propices au développement de l’entrepreneuriat féminin. Ainsi, les femmes représentent la moitié des dirigeants dans les secteurs des services et de l’action sociale, de l’administration, de la santé ou encore de l’enseignement. A l’inverse, d’autres secteurs demeurent peu attractifs ou accessibles pour les femmes, à l’instar de l’industrie des transports et de la construction, largement dominés par les hommes. C’est pourquoi l’intervention du ministère du travail avec son index et ses mesures et pénalités devrait permettre d’améliorer la donne.

Ces différences sectorielles se doublent enfin de clivages géographiques. Certaines régions enregistrent en effet des pourcentages de femmes entrepreneures supérieurs à la moyenne nationale. C’est notamment le cas de la Bretagne (36,2% de femmes entrepreneures) et de la Normandie (35,4%), qui se placent en tête de liste, suivies par la Corse (34,9), la Nouvelle-Aquitaine (34,8 %), la Bourgogne (33,6 %) et enfin l’Occitanie (33,5 %).

L’Union européenne prépare une loi sur la transparence des salaires

La Commission européenne va présenter d’ici à la fin de l’année une législation sur la transparence des salaires, avec pour objectif de lutter contre les inégalités entre hommes et femmes, qui gagnent en moyenne toujours 16% de moins. « Nous allons présenter des mesures contraignantes (…), après consultation des partenaires sociaux », a ainsi déclaré, jeudi 5 mars, la commissaire européenne chargée de l’égalité, la Maltaise Helena Dalli. « Nous devons d’abord avoir ces mesures sur la transparence des salaires ». 

Quant à la fiabilité des données de l’analyse, Dieudonné Mpouki, président d’Infogreffe, a insisté dessus : « Le remarquable travail des greffiers des tribunaux de commerce au quotidien permet de constituer sur Infogreffe une base de données fiable et régulièrement mise à jour sur l’activité entrepreneuriale en France. Les informations issues du registre du commerce et des sociétés sont en effet une mine de ressources précieuse pour analyser l’évolution de l’activité économique dans les territoires et faciliter l’accès de tous à des données économiques certifiées. »

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