L’installation de l'entrepriseManagement

Les nouvelles technologies qui influencent notre manière de travailler

C’est devenu un poncif : les progrès de la technologie, qui suivent une courbe exponentielle, révolutionnent le monde actuel ainsi que nos mœurs. Ces nouvelles technologies nous plongent dans un monde plus rapide, plus informé, plus connecté. Évidemment, notre manière de travailler est affectée et il est devenu quasiment impossible de s’en passer. Sans que l’on ne s’en rende trop compte, notre manière de travailler a été particulièrement bouleversée depuis une vingtaine d’années.

La technologie a révolutionné nos entreprises

La technologie, à l’image de la révolution industrielle, a redessiné l’économie, la société et l’environnement au XIXème siècle ; elle a transformé l’aspect des espaces de travail, nos outils, et le fonctionnement interne des entreprises. Concrètement, cela se traduit par le fait qu’on voit simplement de moins en moins de classeurs, de trombones, et de fax. On pourrait dresser un portrait-type de l’espace de travail à notre époque : un open-space de taille moyenne, composé de « bureaux partagés », eux-mêmes occupés d’une myriade d’ordinateurs (qui tendent de plus en plus à devenir portables) et de téléphones ; le tout relié à une imprimante centralisée et… une machine à café. Pour cette dernière, cela ne change pas. Cette composition qui nous paraît logique, familière, et pérenne est pourtant récente : il y a 20 ans, les bureaux étaient tout autres ; ils le seront aussi dans 20 ans. Et l’on peut se demander quelles technologies influenceront notre manière de travailler …

La communication interne amplifiée

L’avènement d’Internet a déjà transformé nos modes de communication en interne. Etant donné que toutes les équipes d’un même groupe ne sont pas centralisées, les visioconférences fleurissent. Elles font gagner du temps et de l’argent si elles sont bien exécutées. Plus localement, la technologie suit ce que l’open-space avait déjà apporté dans les années 80 : une communication de plus en plus rapide. Outre, évidemment, la parole, les entreprises se munissent souvent d’un outil de messagerie instantanée (voire des intranet) reliant les ordinateurs, et allégeant les boîtes mails. Le salarié ne perd plus de temps à se déplacer : il envoie des documents et transfère les e-mails importants via sa boîte mail ; Il échange les informations les plus simples via la messagerie instantanée. Enfin, avec la démocratisation du « Cloud », les collaborateurs peuvent avoir accès au même visuel depuis leur poste, et interagir en temps réel dessus. Le gain de temps n’est plus à démontrer.

Éclatement vie privée / vie « pro »

Tous ces nouveaux outils (Cloud, Skype, E-mail, Messagerie instantanée, etc.), ou TIC (Technologies de l’information et de la communication) ne sont plus exclusifs au monde professionnel, et se retrouvent -avec l’ordinateur- au domicile du salarié. Ce qui peut entraîner l’employé comme le dirigeant à travailler n’importe où et n’importe quand surtout depuis la crise sanitaire. Cette accessibilité tendrait logiquement à effacer la frontière entre vie professionnelle et vie privée du travailleur. Une étude du CEE (Centre d’études de l’emploi) nuance pourtant cette anticipation : « La plupart des équipements TIC des employeurs et des salariés ne renforcent pas le nomadisme, au contraire ils tendent à fixer le salarié dans un lieu unique. Ces technologies ont surtout tendance à relier des postes de travail ou des individus situés à distance les uns des autres ».

La fin du « bureau » ?

En revanche, les TIC permettant un relatif travail collectif – quand bien même les collaborateurs sont à distance – peuvent abolir l’unité de lieu, et la centralisation du travail. La dématérialisation de l’information et des documents permet de « travailler léger » et de partager plus simplement les données. Ainsi, plus grand-chose ne retient l’employé au « bureau », et le télétravail a bon nombre d’avantages pratiques : gagner du temps (plus de transports) ; de l’argent (plus le coût des transports, ni le coût de location de bureaux) ; et de l’efficacité (moins de stress, lieu de travail plus confortable). Les études annoncent le télétravail encore risqué, les équipements et solutions technologiques n’étant pas encore au niveau. Mais qu’en sera-t-il dans 20 ans ?

Plus de stress et de pression

La performance de ces nouveaux outils, qui offrent l’information et son partage plus rapides et plus accessibles, peut avoir des limites. Toujours selon l’étude du CEE, « en tant qu’outils de communication interactifs, les TIC sont souvent associés à l’immédiateté des réponses qu’il faut apporter en temps réel ». Le culte de l’instantanéité apporté par Internet conduit les internautes –et donc les clients- à devenir plus impatients. Ces nouveaux vecteurs, et les nouveaux modes de management qui en découlent, peuvent engendrer stress et pression pour les employés, qui se retrouvent dans un environnement de « travail en urgence ». Les outils de traçabilité/contrôle de l’activité, et surtout la course au référencement Google renforcent ces conséquences ; en plus du risque de perdre la qualité du contenu au profit du quantitatif et de l’instantané. A l’inverse pour le CEE, « les non utilisateurs [des TIC], de moins en moins nombreux, font face à la fracture numérique : ils ont un travail moins intense mais appauvri, isolé et peu satisfaisant ».

Ce qui ne changera pas

Si l’information et les documents ont tendance à se dématérialiser, on a du mal à imaginer des rendez-vous d’affaires virtuels même si aujourd’hui certaines rencontres se passent uniquement en visio-conférences. La tradition du contact humain –un brunch dans une brasserie bas-de-gamme, jusqu’à un show au Moulin Rouge- reste ancrée dans la culture du travail. Une scène où deux dirigeants faisant un déjeuner d’affaire sur Skype n’est pas encore crédible et aura du mal à remplacer celle avec un véritable contact humain malgré les progrès technologiques. 

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page