Management

Les 7 erreurs qui tuent la crédibilité du leader

Nombreux sont les managers qui agissent sous le coup de l’impulsion. Entre  les excuses trop fréquentes pour être sincères et les contre-attaques, il n’est pas toujours facile d’être un bon leader. Et quand l’image du manager est ternie, c’est sa carrière qui en souffre. Pleins feux sur les attitudes inadéquates qui effacent toute trace du vrai statut de chef d’entreprise et focus sur les 7 erreurs qui tuent la crédibilité du leader.

Selon les managers interrogés par Cadremploi, les 3 premières compétences d’un « bon » manager sont la capacité à déléguer et à faire confiance (82 %), l’écoute des membres de son équipe (70 %) et la faculté à prendre des décisions (63 %) (questionnaire administré en ligne auprès des bases opt-in Cadremploi du 30 septembre au 2 octobre 2020 – 1935 répondants.)

63 % des managés insatisfaits de leur manager

Selon les managers, 30 % d’entre eux ont l’impression de communiquer davantage avec leur équipe depuis la première période de confinement.  Or , 45% des managés ont exactement le vécu contraire. 63% des managés s’estiment insatisfaits de leur relation avec leur N+1, 32 % pointent même un changement négatif chez leurs responsables depuis mars dernier et 30% les jugent incapables de faire front à la situation. Il existe donc un réel problème de communication.

Mais autre chiffre significatif, si les managers se considèrent majoritairement bienveillants (74 %), « responsabilisants » (58 %) et transparents (50 %), les cadres « managés » les perçoivent plutôt comme autoritaires (30 %), directifs (27 %) et négatifs (24 %).

Les cadres demandent à leurs managers de leur fixer des « objectifs clairs » (57 %), de faire preuve de « transparence » (49 %) et d’être à « l’écoute » (44 %). Cependant, les managers eux-mêmes se sont trouvés en difficultés car non épaulés par leur propre hiérarchie (57 %), de leur DRH (56 %) ou de leur direction générale (61 %).

Garder des collaborateur motivés et la cohésion , un gap difficile

Pour près de la moitié des managers (49 %), la première difficulté « dans le contexte actuel » est de « garder leurs collaborateurs motivés », tandis que quatre managers sur dix trouvent principalement difficile de maintenir la cohésion au sein de leur équipe (42 %).

Pas le temps aujourd’hui… ou jamais ?

« Je suis débordé, je n’ai pas le temps ! ». Cette phrase est de plus en plus utilisée par les managers et au fil du temps, cela devient assez problématique pour l’employeur et l’employé. Ce comportement dénonce une mauvaise gestion du temps. En effet, si vous dites à vos employés que vous n’avez pas le temps pour eux, c’est que vous ne savez pas gérer votre temps tout simplement. Le mieux est de savoir déléguer, de communiquer et de prendre au moins cinq minutes par jour pour réfléchir et accorder un peu de temps aux autres.

Le leader doit prendre du recul

Parfois, il arrive que le leader se sente débordé et qu’il se mette à suivre la tendance. Un collègue a d’ores et déjà tout préparé pour la réunion et vous demande d’enchaîner. Situation plutôt fade, puisque vous reprenez immédiatement le procédé sans recul. Il est important pour le manager de savoir rester dans le mode de l’action réfléchie. Les collègues s’attendent à voir un leader qui a de l’initiative, qui mène l’équipe et non qu’il suive. Enfin, le leader doit chercher des idées qui lui correspondent.

Il s’excuse trop

C’est impardonnable ! Le leader qui s’excuse à chaque fois qu’il prend la parole voit son image se ternir peu à peu. Le manager, c’est lui qui décide et il est essentiel qu’il évite ce genre de phrases : « Vous permettez que je vous donne les chiffres ? » ou encore « Si vous me donnez l’autorisation, je souhaite vous dire que… ». L’idéal est d’y aller direct et de rester assertif quoi qu’il arrive.

Les expressions à la mode, mais démodées

Le manager doit donner l’exemple, n’est-ce pas ? En adoptant les expressions du moment ou en s’habillant selon les tendances actuelles, ce dernier risque de se rabaisser auprès de ses employés. La plupart du temps, les leaders sont considérés comme des ringards et pour contrer tout cela, ils décident de s’imprégner des codes de la génération Y ou Z. Évitez ce genre de comportements et restez vous-même, affirmez vos goûts et votre allure.

Il se justifie trop

Un dossier à boucler rapidement et l’horloge semble vous rattraper à toute vitesse ? Inutile de se justifier, dites simplement la vérité. Il est très important pour le leader d’assumer. En aucun cas, il ne faudrait qu’il se justifie, car cela pourrait représenter une forme de soumission. Gardez en tête que la franchise est la meilleure réponse qui soit et n’ayez pas peur de parler sans vous justifier.

Travailler dans un désordre pas possible

Direction le bureau du manager. Livres, pense-bêtes, post-it… il n’y a plus de place de libre ! Même si cet environnement convient au leader, il lui faut penser à ses collaborateurs. Pour eux, toute cette inspiration est synonyme de désordre et peut leur faire croire que la hiérarchie est encore inconnue du manager. Rangez le tout après avoir effectué votre tâche. Par ce faire, vous montrez que vous savez vous affirmer.

Divisé par les émotions

Souvent, il arrive qu’un employé arrive au travail en mode provocation et commence à vous parler sur un ton désagréable. Le rôle du bon leader est d’éviter d’en faire de même. En effet, en filtrant ses émotions, le manager parviendra à acquérir le respect de ses employés. Ils sauront que le chef sait gérer les situations délicates et que c’est un vrai leader. Adoptez les phrases comme « Pardon, tu peux répéter s’il te plait ? » ou encore « Explique-moi comment cette remarque est liée à notre rencontre ».
En travaillant sur ces sept points, le leader parviendra à s’autogouverner et à rester cohérent dans ses agissements, quelle que soit la situation.

Infographie : 10 erreurs que les managers doivent éviter
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