BusinessLa banque et les garanties

Garder une bonne relation avec votre banque même en période de crise

La relation entre représentants du milieu bancaire et créateurs
d’entreprises a toujours été un peu délicate. Particulièrement en période de
crise, où le contexte économique apparaît plutôt tendu, il convient d’adopter
quelques bonnes pratiques pour conserver une bonne relation avec elle.
 

Le contexte économique ne facilite pas la prise de risques. Pas besoin de
grands discours. Une banque pèse le pour et le contre, au moment où l’économie
fait un peu la tête, avant de délivrer un crédit à une entreprise, quelle
qu’elle soit.

Le serpent qui se mord
la queue

Depuis 2008, plusieurs entreprises, pourtant viables, se voient refuser des
crédits bancaires, alors que ceux-ci leur auraient permis de s’étendre,
d’investir et d’embaucher davantage. C’est ce que l’on appelle le « credit
crunch » ou « rationnement du crédit ». Un phénomène qui a tendance à accentuer
les effets de la crise financière ! D’autant que ce qu’on sait moins, c’est que
la nature des relations entre les banques et les entreprises en augmente
l’ampleur. Un article de recherche du National Bureau of Economic Research
(www.nber.org) publié fin 2013 a montré que les entreprises empruntaient
globalement davantage auprès de banques avec lesquelles elles entretenaient des
relations de long terme, qu’auprès de banques spécialisées dans les
transactions financières pures. Une preuve que même en période de difficultés
économiques, la relation peut s’envisager sereinement, si l’on respecte
quelques conseils utiles. 

Mieux connaître les
attentes de chacun

Pour éviter l’installation d’un climat de méfiance, mieux vaut d’abord
apprendre à mieux se connaître. Il reste important de travailler en parfaite
adéquation pour établir la meilleure relation possible avec sa banque. Bien
souvent, c’est le manque de compréhension des besoins des uns et des autres qui
pêche. D’un côté, les banquiers doivent prendre en compte que les entreprises
cherchent une reconnaissance et une confiance à la hauteur de leur
investissement humain dans l’aventure entrepreneuriale (en termes de temps, de
difficulté…). Les banques, souvent focalisées sur les aspects purement
financiers, doivent comprendre qu’il ne s’agit pas d’un laxisme dans l’examen
du risque, mais bien d’une appréciation différente du projet, plus complète,
avec un élargissement à des critères qualitatifs. De l’autre, n’oublions pas
néanmoins que les banques sont des organismes privés à but lucratif, qui
attendent de l’entrepreneur, une bonne connaissance des risques et une vision
financière claire de leur business. Les organismes bancaires doivent pouvoir
apprécier ces prévisions notamment, pour analyser les conséquences en cas de
non-réalisation de tel ou tel paramètre. En tant qu’entrepreneur, c’est donc à
vous de démontrer votre démarche, de prouver vos qualités de dirigeant et la
potentialité de votre projet. Les entreprises doivent apprendre à se vendre et
à constituer des dossiers complets, en établissant des prévisions d’activité et
de rentabilité, fiables et réalistes. C’est ce qui fera la différence dans un
contexte économique morose, et c’est à ce prix que les banques vous feront
confiance. 

Dialogue
de proximité et interlocuteur adéquat

Bien souvent, une relation de confiance entre
banque et entreprise passe par une bonne entente entre le banquier et
l’entrepreneur. C’est pourquoi le dialogue régulier entre les deux personnes
demeure essentiel pour permettre l’harmonie. Et ce, particulièrement à un
moment où chacune des deux parties a besoin de confiance permanente. Du côté
des banques, la mise en place d’interlocuteurs dédiés, conseillers entreprises
et professionnels, est une initiative intéressante. Cet expert qui entend
apporter des réponses adaptés aux entrepreneurs a été mis en place dans de
nombreux établissements bancaires. De plus, le plan de sauvegarde de l’économie
a institué un nouvel intermédiaire entre les banques et les entrepreneurs : le
« médiateur du crédit aux entreprises », dont le but est de concilier les
intérêts des deux instances. Un interlocuteur de plus qui devrait, a priori,
faciliter le rapport banques-entreprises.

5
conseils pour entretenir une bonne relation banque-entreprise

·        
1. Installez un climat de confiance avec votre
banquier.

·        
2. Soyez sûr de votre projet et ayez-en une vision
financière claire.

·        
3. Sachez vous vendre : établissez des prévisions
de rentabilité.

·        
4. Identifiez l’interlocuteur adéquat et/ou
spécialisé au sein de votre agence.

·        
5. Dialoguez, appelez souvent votre banquier,
faites des points téléphoniques réguliers, expliquez-lui vos attentes.

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