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Bore-out, burn-out… kézako ?

Les sondages se multiplient sur le bien-être au travail. Si ce n’est pas un phénomène de mode c’est parce que les conséquences le sont certes pour les entreprises mais avant tout touchent le bonheur des salariés.

Bore out, burn out, surmenage, dépression professionnelle, autant de mots pour désigner des variantes d’un seul et même phénomène. Quand le travail conduit à la dépression grave, que le chef d’entreprise n’arrive plus à s’en sortir tout seul, il importe de réagir. Mais avant tout, il convient de définir ces pathologies pour pouvoir les reconnaître et les traiter.

Le burn out, ou l’épuisement professionnel, un phénomène en pleine expansion

Reconnu comme maladie professionnelle depuis le 6 décembre dernier, le burn out est un phénomène bien connu. Et il n’empêche qu’il touche toujours plus de salariés, et qu’il reste difficile à détecter par les professionnels de santé et à accepter pour les patients. Caractérisé par une fatigue intense, une perte de contrôle et une incapacité à aboutir à des résultats concrets dans son travail. Il est une forme de dépression liée l’activité professionnelle, pouvant potentiellement toucher tous les travailleurs, sans distinction d’âge, de sexe, de domaine d’activité ou de fonction hiérarchique. 

Les causes, multiples et variées, sont exclusivement liées à l’environnement professionnel du patient qui en est atteint, et les conséquences, comme celles d’une dépression classique, peuvent s’avérer désastreuse pour la santé du travailleur : stress, pathologies cardio-vasculaires, etc. Le burn out est un phénomène de grande ampleur, qui s’est intensifié au cours de la dernière décennie. On estime que le burn out est désormais la première cause d’absence prolongée au travail. Cette pathologie touche 40% des travailleurs à des stades plus ou moins importants, ce chiffre pouvant même atteindre les 60% dans certains secteurs d’activité.

Le bore out, ou l’ennui au travail, phénomène miroir du burn out

Le phénomène du bore out est bien moins connu, car moins médiatisé. Il se définit par un ennui extrême au travail, touchant par exemple les salariés d’entreprises dont l’activité est quasiment déduite à néant, pour cause de crise, ou de salariés « mis au placard ». A cet ennui s’ajoute la honte et la culpabilité. Une culpabilité qui empêche ses victimes d’en parler. En effet, dans une société profondément touchée par le chômage, comment peut-on comprendre le mal être de celui qui a un emploi et se plaint de s’y ennuyer ? Et pourtant le malaise est réel, et peut conduire à une profonde dépression, ou des gestes plus graves. 

Les conséquences ne sont pas uniquement psychologiques, puisqu’une récente étude fait apparaître que les travailleurs souffrant d’ennui professionnel ont quasiment trois fois plus de chances de contracter de pathologies cardio-vasculaires que les autres. Comment déceler alors cette pathologie, miroir du burn out ? Difficile de définir de manière très claire les contours de ce phénomène. Il touche des salariés n’ayant pas assez de tâches pour combler leur journée de travail, contraint de trouver des alternatives pour « tuer le temps ».

Il existe des tâches répétitives qui ne présentent plus aucun intérêt parfois pour le salarié. S’il est consciencieux, il va les réaliser avec sérieux mais il se peut qu’au bout d’un moment il n’y voit plus de valeur ajoutée et perdent toute envie de travailler. Allumer son ordinateur devient un supplice par exemple. Si de plus dans son service, il n’a aucune reconnaissance de son travail, il en viendra à s’en désintéresser.

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