L’effet de la dernière marche

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Il s’avère souvent qu’après un effort continu ce soit bizarrement à la dernière marche que nous commencions à caler. Le problème ? Vous n’arriverez jamais à remplir totalement votre objectif. D’autres événements semblent s’accumuler qui vous forcent à reporter éternellement celui-ci. Il se pourrait bien pourtant que le problème vienne de vous et non d’ailleurs.

« Le temps s’écoule sans faire de bruit. »

— Gabriel García Márquez

Une volonté cachée de ne pas l’atteindre

Si le fait d’avoir très bien avancé peut rapidement vous amener à vous suggérer que vous avez désormais le temps et entraîner effectivement la conséquence que vous ne réalisiez pas votre objectif, la réalité peut venir d’ailleurs. Il se peut, en effet, que vous ne souhaitiez pas réellement y parvenir. Ceci est notamment vrai si vous vous définissez par rapport à votre tâche, c’est-à-dire que vous vous valorisez par exemple par la vision d’être toujours une personne occupée et travailleuse.

Au fond de vous, peut alors se poser la question : « Qu’est-ce que je ferais après ? » ou encore « Est-ce que je ne vais pas m’ennuyer quand je n’aurai plus rien à faire ? ». Votre subconscient vous empêche alors de parvenir à votre objectif en vous laissant aller à la procrastination, alors qu’en réalité, vous n’avez peut-être jamais été aussi avancé dans vos tâches. Un travail introspectif est alors nécessaire pour identifier cette peur et la dépasser.

« Le seul endroit où le succès vient avant le travail, c’est dans le dictionnaire. »

— Vidal Sassoon

Le manque de volonté

La cause la plus fréquente de non-atteinte de la dernière marche réside en général surtout dans la décision qui s’estompe avec le temps : ayant réalisé une grande partie de l’objectif, vous vous contentez du résultat obtenu. Cela est particulièrement vrai si vous avez déjà dépassé le résultat escompté et que, bien que vous puissiez vous investir davantage, vous n’en avez pas spécialement envie.

C’est alors la motivation à atteindre l’objectif sur laquelle vous devez travailler. Ce n’est pas l’atteinte du résultat en lui-même qui est cause de sa non-réalisation, mais le fait que vous ne désiriez pas assez l’atteindre. Il vous faut donc cultiver cette motivation, en vous projetant par exemple dans cet avenir désirable pour lequel vous avez fait tant d’efforts.

« N’oubliez jamais que votre propre volonté de réussir est plus importante que tout. »

— Abraham Lincoln

Les habitudes de relâchement

N’avez-vous jamais remarqué combien il est difficile, quand on a envie d’uriner, de se retenir à l’approche de son domicile ? De la même manière, nous avons ancré des habitudes à l’école, au travail et un peu partout. Quand on s’approche de l’objectif, il est fréquent de diminuer la cadence par simple automatisme, notre cerveau et notre corps s’y étant accoutumés. La réflexion typique est alors : « J’ai encore du temps » ou « C’est bon, j’ai de l’avance ».

Il s’agit dès lors de combattre vos rituels en les brisant, ce qui peut prendre du temps. Pour y parvenir, mieux vaut procéder en renouvelant vos repères, par exemple en vous servant d’une liste d’objectifs toujours un peu plus hauts — même légèrement. Vous prendrez ainsi une nouvelle habitude de fonctionnement afin de vaincre la flemme qui s’empare de vous.

Le manque de prise de décision

Dans bon nombre de cas, si vous n’atteignez pas un objectif, c’est tout simplement parce qu’il ne s’agit pas véritablement de votre objectif profond. Vous voulez tendre vers celui-ci, mais pas forcément l’atteindre. Résultat : vous aurez tendance soit à vous relâcher (comme vu ci-dessus), soit à voir votre volonté s’estomper d’un seul coup.

Il est évident que si vous désirez au fond de vous atteindre simplement la rentabilité et non pas créer de la marge dans le but d’investir, il sera très compliqué de maintenir votre motivation. Pour cela, vous devez prendre profondément la décision de remplir votre objectif jusqu’au bout et faire en sorte de le désirer véritablement. Vous ne devez plus considérer le sous-objectif comme simplement convenable, mais viser uniquement le véritable objectif final.

Une organisation qui vous empêche

Nombre de personnes ont tendance, une fois la tâche presque réalisée, à s’en rajouter de nouvelles ou à en commencer d’autres afin de s’avancer encore et toujours plus. Le problème ? La finalisation des premiers objectifs s’en trouve d’autant plus ralentie et, rapidement, s’installe un sentiment permanent d’inachevé. Il vous faut cesser ce mode de fonctionnement si vous voulez aller au bout.

Avant d’attaquer de nouveaux chantiers, prenez le temps de bien finaliser ceux en cours. On ne peut pas courir tous les lièvres à la fois : concentrez vos efforts sur la cible prioritaire que vous désirez atteindre en premier. Une fois celle-ci terminée, vous aurez tout le loisir d’en définir de nouvelles.

Il se peut aussi que vous vous soyez fixé des objectifs secondaires qui prennent peu à peu de l’importance et finissent par vous bloquer. Dans ce cas, demandez-vous si vous ne pouvez pas les reporter à plus tard plutôt que de vouloir les traiter en parallèle du principal.

« Que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère… Que tout le temps perdu, ne se rattrape plus ! » — Barbara

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