Vous connaissez la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ?

A lire !

Un sigle de plus, un sigle de moins… Une certaine confusion règne encore parfois, et la RSE a toujours besoin d’acquérir une visibilité et une notoriété plus grandes afin d’être parfaitement cernée par l’ensemble des dirigeants et des collaborateurs. De plus, il existe souvent un amalgame de sens avec les Réseaux Sociaux d’Entreprise (également abrégés RSE). Or, la Responsabilité Sociétale a des enjeux fort différents des outils de communication interne.

La responsabilité sociétale des entreprises

La RSE est une stratégie qui consiste pour une entreprise à intégrer les enjeux du développement durable à ses activités. Cela se traduit par des actions concrètes :

  • réduire les déchets,
  • optimiser la consommation énergétique,
  • ou encore améliorer le bien-être et les relations humaines.

Même si cette stratégie est aujourd’hui de plus en plus appliquée dans les structures. Beaucoup d’entreprises ne valorisent pas assez leurs actions, qui pourraient pourtant grandement servir leur visibilité et leur notoriété.

La maturité des entreprises reste hétérogène selon leur taille. Si l’on regarde les données baromètres de ces dernières années (comme l’enquête BuzzPress pour NoosGlobal auprès de 3 000 dirigeants) :

  • Plus de quatre dirigeants sur dix (42 %) affirment parvenir à impliquer leurs employés et leurs clients dans leur stratégie RSE et ESG.
  • Du côté des ETI, elles ne sont que 39 % à déclarer une stratégie réellement en place.
  • Pour les PME, 36 % des dirigeants évoquent une stratégie encore « en construction ».
  • Enfin, chez les TPE, près de la moitié (47 %) avouaient n’avoir aucune stratégie en préparation, contre seulement deux sur dix (19 %) disposant d’une approche complète ou en cours de déploiement.

Pour comprendre la trajectoire de cette prise de conscience, il faut remonter aux grands rendez-vous fondateurs. Dès 2019, le Forum Giverny dédié à la RSE réunissait acteurs économiques, politiques et sociaux. Les sondages de l’époque (notamment l’étude Ifop menée auprès de 1 005 personnes dont 621 actifs) mettaient déjà en lumière les prémices de la réalité actuelle de la RSE.

Que dit la loi Pacte ?

Selon les enseignements de ces consultations, la loi Pacte a marqué un tournant en reconnaissant la possibilité pour une entreprise de se doter d’une « raison d’être », permettant d’inscrire la RSE directement dans ses statuts.

  • 75 % des personnes interrogées cautionnent ce principe.
  • 34 % affirment qu’elle permet aux entreprises de se fixer des objectifs au service de l’intérêt général.
  • 21 % déclarent que plus l’entreprise donne du « sens » à son activité, plus elle crée de la valeur.
  • 20 % considèrent que sa mission première reste de créer de l’emploi.

A contrario, 25 % des sondés pensent toujours que la finalité exclusive d’une entreprise est d’être rentable, qualifiant la « raison d’être » d’opération marketing. Cette opposition reste significative et fait écho aux tensions sociales du monde du travail, où le manque de sens peut mener au burn-out des salariés.

La RSE ? Vous connaissez ?

Historiquement, seul un tiers des citoyens déclarait bien connaître le concept de RSE, même si plus de la moitié s’y intéressait. Les jeunes générations ont rapidement pris les devants : chez les 18-24 ans, 42 % suivaient assidûment l’actualité sur ce thème. Pourtant, sur le terrain, 38 % des actifs ne pouvaient pas affirmer avec certitude si une démarche RSE était activement engagée au sein de leur propre structure.

Pourtant, mettre en exergue sa démarche RSE n’a que des atouts évidents dans un contexte global où le climat, l’éthique et le bien-être des collaborateurs sont devenus incontournables :

  • 74 % des consommateurs se déclarent plus disposés à acheter un produit proposé par une entreprise qui met en avant une telle démarche.
  • 70 % affirment qu’ils lui seraient plus fidèles.

L’humain au centre des préoccupations

L’humain et l’environnement sont deux valeurs devenues des enjeux stratégiques majeurs. Respectivement à 22 % et 19 %, la protection de l’environnement ainsi que l’amélioration des conditions de travail (et du bien-être des salariés) sont les critères les plus fortement associés à la définition de la RSE. Les attentes sont claires : les entreprises doivent porter la priorité sur ces deux piliers. En revanche, avec seulement 3 % des réponses à l’époque, la diversité au sein des organisations n’apparaissait pas encore comme un sujet prioritaire pour les directions, bien que cette thématique se soit largement imposée depuis.

Les dirigeants de l’entreprise et l’État, deux pivots pour la RSE ?

Les dirigeants d’entreprise sont aujourd’hui les personnes qui maîtrisent le mieux les rouages de la RSE. En effet, ils se montrent « plus attentifs aux coûts et aux contraintes réglementaires qu’elle suscite », notamment avec le déploiement des nouvelles directives européennes de transparence.

Pour autant, cette responsabilité ne doit pas reposer sur leurs seules épaules. Ces mêmes dirigeants estiment que l’État et les consommateurs finaux constituent, eux aussi, des pivots indispensables pour généraliser l’application de la RSE à grande échelle.

Un monde où chacun a un rôle à jouer

En conclusion, chaque acteur de la société a un rôle crucial à jouer dans cette transition :

Les consommateurs, en sélectionnant les produits les plus vertueux en matière sociale et environnementale… même si, là encore, la question du budget en période d’inflation peut parfois freiner les achats responsables.

L’État, par l’implémentation de lois et de cadres réglementaires judicieux.

Les dirigeants d’entreprise, par une intégration pertinente des démarches RSE et par la mobilisation de toutes leurs équipes.

Les collaborateurs, en développant au quotidien des pratiques responsables et respectueuses de l’environnement.

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers articles