La jeunesse et le feu sacré de la création d’entreprise

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     30/04/19    
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Sur le chemin de leurs ainés qui ont à peine 10 ans de plus et qui ont déchiffré le terrain avec leurs start-up success stories, les 18-30 ans ont développé le feu sacré d’entreprendre.

France Active et OpinionWay ont interrogé les Français, et notamment les jeunes les 18-30 ans sur quel regard ils portent sur l’entrepreneuriat. Or, contrairement aux jugements sévères à leur égard, ils s’avèrent à la fois audacieux, réalistes et porteurs de convictions fortes en matière de création d’entreprise.

Oui, la donne a changé

42,5% des jeunes des 18-30 ans ont envie d’entreprendre. Peur de se retrouver prisonnier de l’ennui au travail 43%, alors l’envie de créer leur propre entreprise leur ouvre une opportunité attractive. Plus d’un jeune sur 2 trouve qu’il est plus motivant d’être entrepreneur que d’être salarié.

Pourtant, prudents

Conscients des réalités financières, la jeunesse a les pieds sur terre et désire se lancer dans l’aventure entrepreneuriale 55% mais dont 37%   craignent la multiplication des difficultés des à cause de la complexité des démarches. Cessons de penser que la jeunesse a peur du travail puisque seulement 20% d’entre eux redoutent une trop importante charge de travail, bien loin de l’image répandue d’une jeunesse pessimiste.

Oui mais ils sont lucides

Pour 78% des jeunes, ils souhaiteraient bénéficier « d’un coup de pouce ». Que cela soit le financement de leur projet (31%), l’appui d’un réseau professionnel (21%), se faire guider par un coach (20%), ou d’obtenir une caution bancaire (6%). L’accompagnement leur parait comme une condition sine qua none à leur réussite.

Pourtant, il manque d’information : 70% des 18-30 ans déclarent ne pas connaître les dispositifs d’aide à la création d’entreprise qui existent aujourd’hui. Le chiffre monte même à 76% chez les 25-30 ans. Il est donc évident que la diffusion de l’information doit faire partie des priorités et que l’on doit développer leur esprit de recherche.

Le rêve d’un monde meilleur

Pour 60 % des jeunes, il s’agit avant tout d’un moyen de faire bouger le monde. Ils sont 30% à envisager un modèle où tous les salariés seraient décisionnaires (type SCOP), 25% à privilégier un projet lié au développement durable ou à l’environnement. Plus de 20% seraient prêts à se lancer dans une entreprise capable de créer du lien social et de contribuer au développement de leur territoire, et près de 20% dans un projet social qui lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Toujours le spectre du chômage

Pour réaliser ce rêve, la réalité les conduit à dépasser leurs limites : 59 % considèrent qu’il s’agit de la solution pour ne pas subir le chômage (36%) et la perspective de gagner de l’argent (36 %) est au cœur de leurs préoccupations. Mais ils ont aussi le rêve d’acquérir la liberté (51%).

« Ces résultats sont en ligne avec ce qu’expriment les jeunes entrepreneurs que nous soutenons, commente Pierre-René Lemas, Président de France Active. Ils souhaitent, à la fois, changer le monde et se réaliser. Tous ont intégré qu’il est possible de s’investir dans un projet social et solidaire, tout en réalisant des profits ! C’est tout le sens de notre action : en tant que pilier de la finance solidaire, nous défendons justement cette idée d’une ESS rentable, performante économiquement, au service du développement de l’emploi et des territoires ».

Grande diversité dans leurs aspirations

Loin de se limiter à un secteur tendance, ils sélectionnent :

- le secteur des loisirs, du sport et de la culture se classe à la première place (16%)

- l’informatique (10%),

- la troisième place de l’artisanat (7%)

- l’environnement (6ème position).

Un exemple pour soutenir leurs projets

Sociale par nature, l’intervention de France Active sera en 2019 renforcée sur les publics ayant le plus de difficultés à obtenir des financements. Les jeunes sont au cœur de cette priorité, plus particulièrement ceux qui développent leur projet dans les territoires les plus fragiles. En 2019, France Active accélère son soutien, en particulier auprès des jeunes, sur deux phases clés : l’émergence avec le lancement de « la Place de l’émergence », un nouveau programme qui permet à de jeunes créateurs d’étudier la faisabilité de leur projet, regroupant des partenaires financeurs.).

« Très peu de structures interviennent durant les phases d’émergence et d’amorçage, il s’agit d’une force originale de France Active explique Pierre-René Lamas. C’est d’autant plus vrai pour les entreprises de l’Economie sociale et solidaire dont l’ambition s’articule entre utilité sociale et performance économique. Notre accompagnement leur donne les moyens de répondre à des besoins non couverts et d’apporter des solutions concrètes aux grands défis sociétaux que nous avons à relever collectivement. »

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