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Comment dépasser une déception ?

Businessman with cardboard box on his head showing a crying sad expression concept for headache, depression, sadness, heartache or frustration

Parfois, il peut s’avérer de subir un échec que ce soit pour une négociation commerciale ou tout simplement un comportement qui peut vous décevoir. S’attacher trop longtemps à votre déception ne vous apportera rien de bon et il faut rapidement vous mettre le pied à l’étrier si vous ne souhaitez pas tomber dans l’inertie. Zoom sur quelques petites actions que vous pouvez faire si vous souhaitez mieux passer l’épreuve. 

Tirer des leçons de vos échecs

Un échec n’est un échec véritable que quand il n’est pas source d’apprentissage. Pour mieux avancer et moins vous torturer l’esprit, l’idéal reste d’en tirer des leçons et des sources de progression pour l’avenir. Pour cela, il vous faudra analyser votre échec parfois en demander la cause afin de savoir comment ne pas les reproduire à l’identique. Certains sujets prennent du temps et nécessitent plusieurs essais avant de trouver la formule qui marche et vous ne pouvez pas tout savoir instinctivement. 

Relativiser à fond l’évènement

Si on a l’impression que parfois le monde s’écroule autour de nous, ce n’est pas le cas. Il vous faut prendre du recul sur l’échec afin de ne pas vous apitoyer dessus et le repositionner en dehors de votre sphère émotionnelle. Cela sera parfois difficile et vous demandera un travail sur vous mais vous allez y arriver ! Prenez le recul nécessaire pour regarder objectivement la situation et, si nécessaire, prenez une personne qui n’est pas émotionnellement concernée pour prendre du recul. Elle pourra voir la situation de manière objective et vous donner son ressenti. Dans tous les cas, il n’y a pas mort d’homme donc éviter de ne penser qu’aux conséquences. 

Vous n’êtes pas parfait

Ils sont nombreux à se dire « si j’avais su, j’aurais fait ceci ou cela ». Sauf que si vous aviez su, vous n’auriez surement peuvent être pré-devancés ou régulés par avance mais à partir du moment où vous prenez des décisions, vous prenez également des risques.  Et parfois, vous ne prendrez pas les bonnes décisions ou n’exécuterez pas parfaitement ce que vous devez. Il s’agit donc de vous pardonner à vous-même en prenant conscience que vous ne pouvez pas tout exécuter parfaitement. 

Repartir sur de nouveaux challenges

Réfléchir aux causes d’un échec c’est bien mais vous ne devez pas non plus y passer votre temps, il est nécessaire de se lancer de nouveaux challenges afin de ne pas passer votre temps à ruminer et pouvoir également aller au-delà de ses attachements. Plus vous mettrez en place de nouveaux challenges, plus vous rentrerez de l’action. Vous aurez vite oublié cet échec après que nouveaux défis soient remportés, ce qui le sera peut-être justement grâce aux leçons que vous avez tiré de cette première expérience. 

Entourez-vous de personnes positives

Si vous êtes mal entouré, vous aurez plus de mal à passer outre votre erreur. Certains prennent un malin plaisir à voir les gens malheureux alors fréquentez les personnes plutôt positives qui vont vous aider à vous remonter le moral. N’hésitez pas à rire, cela vous fera du bien au moral de vous sortir de la souffrance. Parfois, juste s’extraire du contexte suffit pour retrouver la pêche et réfléchir à d’autres projets. Vous connaissez les gens qui sont positifs autour de vous. Ne recherchez pas forcément tout le temps une oreille attentive mais plutôt un esprit positif et empli de joie. 

Transmettre les bonnes pratiques

Puisque vous y êtes et que vous savez désormais ce à quoi il faut faire attention ou encore ce qui ne marche pas, autant vous en faire le relais. Vous n’allez pas aider que vous-même et c’est tant mieux. Ainsi, vous pouvez faire progresser vos équipes ou tout simplement le matériel à disposition. Vous pourrez également voir ce qui marche, ce qui devrait représenter une réelle opportunité pour votre futur. Le passé est important mais le présent et l’avenir, c’est encore mieux. 

Souffler un bon coup et vous détendre

Quand la déception est très forte, rien ne vous empêche de vous laisser un peu de temps pour digérer la nouvelle. Vous pouvez faire des exercices de relaxation et notamment respiratoires pour redescendre rapidement. Prendre quelques minutes pour vous aérer l’esprit et vous détendre n’est pas du temps perdu. Cela évitera que la mauvaise nouvelle n’affecte toute votre journée et votre productivité. Vous devez pouvoir prendre soin de vous car vous ne pourrez éternellement absorber le stress. Comme le veut l’expression, il faut parfois savoir prendre du temps pour en gagner. 

Les conseils pour résoudre avec brio un problème

résoudre avec brio un problème

La vie tout court, c’est sans cesse se confronter à des problèmes que l’on résout. La vie d’entrepreneur n’échappe pas à ce principe. Loin s’en faut ! La vie ce n’est guère d’être dans le monde de « tout le monde et beau et gentil ». Le dirigeant d’entreprise rencontre quotidiennement des problèmes d’ordre économique, social, managérial, stratégique… Il faut préciser que ces problèmes risquent de constituer des barrières empêchant l’entreprise d’atteindre ses objectifs. C’est la raison pour laquelle le dirigeant doit à tout prix apprendre à les résoudre avec brio un problème. 

Conseil 1 : comprendre le problème

Pour trouver facilement la solution adaptée, l’entrepreneur doit essayer de comprendre la situation. Cette étape demeure indispensable pour résoudre le problème avec méthode, lucidité et créativité.

  • Cerner le fond du problème
    Le dirigeant doit cerner la source du problème s’il veut le résoudre efficacement. Pour cela, il formule le problème et le diagnostique pour obtenir une réponse satisfaisante. Ainsi, en cas d’insatisfaction de la clientèle, il appréhende non seulement les raisons, mais surtout les offres qui constituent les sources de l’insatisfaction. 
  • Les détails
    Dans la majorité des cas, le problème accapare tellement le dirigeant qu’il ne fait plus attention aux détails qui peuvent l’éclaircir et l’aider à trouver la solution adaptée. Toutefois, pour éviter de s’égarer, il essaie de bien connaître le contexte avant de se focaliser sur le reste. Ensuite, chaque détail compte, mais il doit savoir distinguer ceux qui ont un rapport direct avec le problème des détails secondaires.
  • Élargir le domaine d’analyse du problème
    Parfois, il faut creuser plus loin pour trouver la source du problème. Cette étape consiste à élargir le champ de délimitation du problème. Pour cela, le dirigeant ne cesse de se poser des questions se rattachant directement ou indirectement au problème. Il n’hésite pas à faire appel à d’autres professionnels qui œuvrent dans le domaine où il exerce pour l’aider à situer le problème. À part cela, il peut recourir à l’avis d’un simple particulier. Prendre en compte un avis extérieur l’aide à se détacher de sa sphère professionnelle et à y voir un peu plus clair. Mais à une condition, savoir écouter et ne pas chercher à avoir l’approbation à tout prix.

Conseil 2 Aller à la pêche des idées 

L’analyse des éventuelles sources du problème permet au dirigeant d’établir différentes solutions possibles. Il ne doit en aucune manière négliger ces solutions. Toutefois, étant donné qu’elles ne constituent que des possibilités, le dirigeant ne devrait pas les appliquer immédiatement. Il recherche à les évaluer tout en déterminant celle qui correspond le mieux à la situation. Cette étape ne vise pas encore à résoudre le problème, mais à rechercher des idées afin de trouver la solution idéale.

Conseil 3 Planifier la résolution du problème

Cette étape consiste à établir la véritable solution, c’est-à-dire celle que le dirigeant va appliquer pour résoudre le problème. Pour cela, il définit les forces, les faiblesses, les atouts, les effets et le coût de chaque possibilité. Cette évaluation lui permet de cerner facilement le problème et de trouver la solution la plus adaptée. Dans ce contexte, il tient compte du temps nécessaire pour assurer la mise en œuvre de chaque solution. Ainsi, il peut facilement déterminer s’il doit prendre des mesures à court, à moyen ou à long terme. 

Pour résoudre efficacement un problème, il l’appréhende avec précision. Pour cela, il prend du recul. A part cela, il gère dans toutes les circonstances son stress qui constitue un facteur très important pouvant altérer la décision du dirigeant.

Casser les préjugés sur le Bitcoin

La crypto-monnaie du dark web, utilisée uniquement par les trafiquants et les dealers : voilà une image bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : moins d’1% des transactions effectuées sur le marché sont illicites. Alors pourquoi cette mauvaise réputation ? 

Une monnaie libre, sans contrôle étatique ou bancaire

Le création du Bitcoin répond à un besoin spécifique : bénéficier d’un système de paiement dont l’usage n’est pas contrôlé par les Etats et par les Banques, où chaque utilisateur a une place de même importance. Cette conception de l’argent est en totale disruption avec le système bancaire classique, dans lequel des institutions précisément identifiées et puissantes contrôlent l’émission de la monnaie, sa valeur et son utilisation.

La valeur du Bitcoin en tant que monnaie est, quant à elle, déterminée par le Forex et l’ensemble de ses utilisateurs: même Satoshi Nakamoto, son mystérieux créateur, ne peut pas en influencer le cours.

Il en va de même pour le système de paiement : la vérification des comptes et des transactions se fait par le biais d’un ordinateur du réseau. Afin de garantir une totale impartialité, un appareil est choisi aléatoirement toutes les dix minutes, parmi toutes les machines connectées sur le réseau. 

L’effet Silk Road

En 2011, une plateforme de vente de drogues en ligne apparaît sur le Dark Web : Silk Road. Afin d’assurer un maximum de sécurité à ses utilisateurs, Silk Road impose l’usage du Bitcoin comme monnaie d’échange sur son marketplace. Pourtant, le Bitcoin ne garantit absolument pas totalement l’anonymat de son utilisateur, mais il offre plus de discrétion. L’affaire a fait grand bruit lorsque le créateur de Silk Road a été arrêté par le FBI en 2014 et la mauvaise réputation du Bitcoin a alors explosé.

L’escroquerie des ICOs 

A l’origine utilisées par les startups pour lever des fonds, les Initial Coin Offers ou ICO se sont multipliées au cours des dernières années. Elles sont souvent confondues par les investisseurs avec de vraies crypto-monnaies, alors qu’en réalité, il s’agit de levée de fonds, dans lequel une entreprise propose un token contre une somme d’argent. Ce token émis permet à son détenteur soit de recevoir une partie des bénéfices générés par l’entreprise, comme des actions, soit de s’en servir pour l’utiliser sur la plateforme de la société.

Or, si certaines ICOs sont bien des escroqueries, ce n’est pas la crypto-monnaie en elle-même qui en est la cause, mais le plus souvent le manque de connaissances des investisseurs sur le projet. Avec un peu de recherche, il est facile de se rendre compte que le business plan derrière

l’ICO ne tient pas la route et qu’il vaut alors mieux investir dans une autre crypto-monnaie. 

 La peur de se faire hacker

Dès que l’outil utilisé est informatique, la peur de se faire hacker surgit. Pourtant, le bitcoin et la blockchain sont des technologies très sûres et transparentes, à condition de bien les utiliser. En effet, si vous achetez sur une plateforme sécurisée vos bitcoins, vous n’avez pas de craintes à vous faire sur la sûreté de vos avoirs. 

Tout comme vous ne partagez pas votre code carte bancaire à n’importe qui, il en va de même pour votre wallet. Vérifiez toujours que le site ou la plateforme est bien sécurisée avant d’effectuer un échange de bitcoins.

En conclusion,le Bitcoin est une crypto-monnaie sûre, parfois plus que les monnaies scripturales. Le Bitcoin n’est pas et n’a en réalité jamais été la devise des grands criminels du web, mais bien un autre moyen d’effectuer des transactions financières. 

Les 10 fausses promesses à éviter pour le bien de votre boîte

Les 10 mensonges que vous avez déjà faits pour le bien de votre boîte

Se vanter et donc en quelque sorte mentir n’est jamais une bonne idée. Il faut dire que dans les méandres de l’entrepreneuriat, il faut toujours prouver sa valeur et la tendance peut être d’en rajouter face aux clients, partenaires, banquiers ou investisseurs. La vérité, il vous arrive de l’arranger quelque peu pour séduire un investisseur, convaincre un partenaire, attirer un client… ou tout simplement pour essayer de vous faire croire à vous-même que votre entreprise cartonne ! Petit florilège de ces fausses promesses qu’il vous arrive de prononcer sans jamais culpabiliser « parce que c’est pour le bien de votre entreprise » croyez-vous !

Nous allons bientôt signer avec tel client grand compte

Enfin il y a l’ami d’un pote qui vous a certifié qu’il connaissait le responsable achat d’une grande boîte et qu’il y a des chances pour qu’il arrive à vous le faire rencontrer, entre deux rendez-vous, peut-être. Vous suivez ? Nous non ! Rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule start-up à certifier être à deux doigts de signer avec L’Oréal ou Amazon ! Ce syndrome est assez répandu chez les jeunes entrepreneurs essayant de tirer leur crédibilité d’un hypothétique gros contrat… Par contre, ce qu’il faut savoir c’est que, quand un investisseur entend 10 entrepreneurs de suite lui certifier qu’ils sont en pourparlers avec Apple ou Louis Vuitton, il risque de finir par les prendre légèrement pour des mythomanes !

Notre équipe est composée de 10 salariés

De 10 stagiaires surexploités vous voulez dire ? N’essayez pas de jouer au grand. Ou alors, si vous mentez, faites-le finement : avoir 10 salariés un mois après la création de l’entreprise, il faut être clair, cela fait louche ! Parlez par exemple de vos deux salariés imaginaires hyper motivés et avouez avoir embauché des stagiaires. Si vous voulez pousser le vice un peu plus loin, certifiez à votre interlocuteur que vous comptez les recruter en CDI dès que leur stage sera fini. Tout le monde saura que c’est impossible, mais on notera votre bonne volonté !

Nous sommes les leaders sur notre marché

Oui, c’est vrai, pour une fois vous n’avez pas menti. Mais vous n’avez pas tout dit… Sur votre marché d’ultra-niche, dans votre petite ville, ça c’est sûr que vous êtes les premiers. Et de loin. D’ailleurs faut-il préciser que vous êtes les seuls ? Enfin, la seule entreprise quoi ! Sans compter bien sûr le bar-tabac-buvette-boulangerie de votre village. Un petit conseil : l’argument dit du « nous sommes leaders » est un peu démodé. Seuls les vrais leaders ne se présentent pas ainsi (et c’est d’ailleurs comme cela qu’on les reconnaît !).

Nous sommes en train de signer avec un gros partenaire, un leader mondial

Nous ne pouvons encore rien dire mais, c’est sûr, vous allez en entendre parler ! Ah oui ? Vous ne pouvez pas encore en parler ? C’est peut-être qu’il y a des raisons à cela… En tout cas, sachez-le, vos interlocuteurs, eux, comprendront pourquoi vous ne pouvez pas en parler. Par politesse, ils n’oseront rien dire. Face à leur simili-intérêt vous en rajouterez trois tonnes. Et là… c’est le drame !

Nous avons plusieurs propositions de différents fonds, américains 

Si vous êtes vraiment en train de négocier avec plusieurs fonds qui se battent pour investir chez vous, 3 solutions :

1/ Vous êtes le fils caché de Steve Jobs et Marissa Mayer (ex Google, PDG de Yahoo !) et vous avez hérité du génie cumulé de vos parents, et même un peu plus.

2/ Vous avez trouvé la recette secrète permettant de convaincre les investisseurs. Dans ce cas-là, merci de faire partager aux lecteurs de Dynamique Entrepreneuriale vos astuces ! (Pour l’instant la seule technique connue pour trouver des financements est de galérer patiemment jusqu’à ce qu’un fonds accepte gentiment de vous recevoir !)

3/ Vous êtes pris en flagrant délit de gros mensonge.

Google nous a approchés pour nous racheter

Vous êtes sûr que, si Google vous a approché, ce n’était pas plutôt pour vous faire acheter des campagnes AdWords ?! Petite astuce : faire croire qu’on veut racheter votre start-up, pourquoi pas… Mais encore faut-il que ce soit un minimum crédible ! Visez moins prestigieux, vous aurez peut-être une chance d’être cru et surtout de ne pas passer pour un plouc !

Nous sommes les seuls à proposer cette solution

Un mensonge qui peut passer, mais pas face à n’importe quel public. Face à un client novice, en B to C, vous aurez des chances de convaincre. Le client sera alors ravi d’avoir déniché une pépite que personne ne connaît et il n’hésitera pas à mettre la main au porte-monnaie. Par contre, face à un partenaire en B to B, ou pire, face à un investisseur, ouille… Si vous faites face à un interlocuteur un minimum conscient de la réalité du marché, il y a fort à penser qu’il vous prendra pour un inculte qui ignore qu’une idée nouvelle est, au minimum, en train d’être travaillée par 2 entrepreneurs dans le monde au même moment.

Nous devrions faire 1 million de chiffre d’affaires cette année

Vous avez dit chiffre d’affaires ou volume d’affaires ? Ah ben non, ce n’est pas pareil… Si cette donnée pouvait bluffer votre grand-mère, elle ferait glousser un investisseur ! Inutile de chercher à mettre de la poudre aux yeux. Soyez franc et précis. C’est peut-être par votre franchise et votre humilité que vous pourrez vous démarquer et séduire un investisseur !

Nous allons faire trembler Facebook !

D’ailleurs, ils nous surveillent car ils savent le mal qu’on peut faire à leur business… : savez-vous ce que votre interlocuteur aura dans la tête quand vous lui sortirez ce gros mensonge ? Il imaginera un petit bateau télécommandé pour enfant qui essaierait de casser la coque d’un énorme pétrolier. Vous passerez au mieux pour un prétentieux, au pire pour quelqu’un n’ayant aucun sens des réalités.

Nous venons de signer avec un gros distributeur à New York

Pour dire vrai, vous avez supplié votre beau-frère qui vit là-bas de parler de vos produits à Jack, le vendeur de hot-dogs ambulant du coin de la rue. Encore une fois, enrober la vérité, pourquoi pas. Mais, essayez davantage d’attirer la curiosité de votre interlocuteur en abordant de manière évasive un réseau influent américain conquis par votre produit. Après tout, ce n’est pas faux, Jack, le roi des hot-dogs, connaît tout le monde sur la 5e avenue ! 

Utiliser l’actualité pour faire parler de soi

Utiliser l’actualité pour faire parler de soi

Aujourd’hui dans ce brouhaha des informations sur  l’épidémie, il semble bien difficile d’acquérir une visibilité. Et pourtant, l’actualité peut servir de tremplin pour acquérir la notoriété. Il faut tout de même le faire à bon escient. Savoir communiquer implique de savoir se servir de l’actualité. Toute entreprise, qui souhaite faire un buzz, a le devoir de se tenir informée pour bien connaître la concurrence. Les marques usent de plus en plus de l’actualité comme moyen de faire leur communication. En identifiant et analysant leur méthode, il se pourrait bien que votre entreprise aussi soit exposée aux flashs des médias…

Jauger de la bonne température

La première chose à savoir réside dans ce qu’on pourrait appeler vulgairement la « température » de l’actualité. Une actualité dite « chaude » est considérée comme extrêmement récente, on parle de quelques heures ou quelques jours. Si l’actualité dépasse plusieurs jours et se compte plutôt en semaines voire en mois, elle est définie comme étant « froide ». Plus cette dernière est récente plus son degré de pertinence sera élevé, et plus elle aura d’impact. Dans cet univers concurrentiel, les autres marques n’hésiteront pas à se servir de ces événements à votre place si vous ne vous montrez pas assez réactif. En d’autres termes, pour pouvoir être un maximum profitable, l’actualité doit être saisie sur le feu.

Se servir du référencement

Le référencement est primordial pour vous faire connaître et accroître votre notoriété. Votre site web doit être bien indexé et positionné dans les moteurs de recherche, notamment Google. Quand il est question de scoop, la date de publication doit être la plus proche possible de la révélation ! Google accorde la meilleure position, dans un premier temps, à la source de l’info. Il convient de publier le plus rapidement dans le but d’acquérir un meilleur référencement. Il est d’ailleurs préférable de ne faire qu’une seule page pour réunir tous les sujets / mots clés.

Le newsjacking

Avez-vous déjà entendu parler du newsjacking ? Et bien pourtant vous devriez ! Le newsjacking n’est autre qu’une technique marketing qui vise à s’approprier des news (autrement dit des faits) et de les détourner afin de les utiliser au profit de son entreprise. Cette méthode permet d’obtenir de la visibilité et d’augmenter son trafic. L’idée générale est de capitaliser sur une actualité afin d’accroître sa propre notoriété sur les médias sociaux. Cette technique ne prend effet que pendant une durée relativement courte. Pour perdurer en tête d’affiche, s’informer régulièrement des nouveautés pour en faire usage est indispensable.

Communiquer auprès des journalistes

Les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Pinterest… se révèlent plus qu’efficaces quand il s’agit de diffuser l’information. Idéal pour faire parler de sa boîte et émettre du bruit jusqu’aux oreilles attentives des journalistes qui n’attendent que ça. Plus formel, le communiqué de presse s’avère un moyen efficace de partager une information auprès des médias afin d’optimiser votre communication.

Quelques règles de bases s’imposent toutefois dans la conception de votre message pour éveiller leur intérêt : un contenu simple, intelligible, relativement court, pertinent (données factuelles, chiffres, dates) et estimé intéressant (produit ou service innovant, évènement, résultat d’une étude, actualité…), les informations doivent être objectives (il n’est pas question de rédiger une offre purement commerciale !), et divers paragraphes munis de sous-titres sont requis car ils faciliteront d’autant plus la lecture et la compréhension du communiqué. Vous détenez l’opportunité d’utiliser certaines actualités divulguées dans les médias pour relancer votre activité. Prêtez donc une oreille attentive ! 

L’éventail des réseaux sociaux et marketing digital

L’éventail des réseaux sociaux

S’il y a encore peu de temps les réseaux sociaux se limitaient au réseau personnel (famille, amis, anciens camarades d’écoles, de lycée ou d’universités … et de collègues, clubs sportifs), il est grâce à l’arrivée d’internet, devenu un réseau planétaire pour chaque internaute. Les réseaux sociaux se sont imposés aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle. Si au départ, c’est Facebook qui a rencontré une popularité exponentielle, les autres réseaux sociaux au fur et à mesure ont offert chacun leur valeur ajoutée.

Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, Pinterest, Instagram… Et la liste est encore longue ! Les réseaux sociaux occupent une place aujourd’hui fondamentale au sein des entreprises. L’utilisation quotidienne du numérique n’a fait qu’accélérer ce phénomène, ces dernières en ont rapidement compris l’enjeu et se sont mises à utiliser sans modération ces outils. 

Ces dernières années, les réseaux sociaux personnels ont envahi les usages privés mais la sphère professionnelle a également été atteinte. À l’ère du digital où le côté pro empiète souvent sur la vie privée et inversement, difficile parfois de savoir dissocier les deux.

Du personnel au professionnel : où se trouve la limite ?

Il convient de distinguer trois types de comptes. Les comptes « personnels », ceux dits « professionnels » et ceux d’« entreprises ». Les comptes personnels ne concernent, a priori, que l’individu et sa vie privée (voire celle de son entourage s’il publie des contenus les concernant), et non son activité professionnelle. Force est de constater que, dans la pratique, les activités professionnelles de l’individu demeurent souvent partagées sur ces comptes. Dans le cas d’un réseau social dit professionnel, la personne met en avant son parcours professionnel. L’utilisation reste très différente de la précédente et ces comptes demeurent généralement plus sobres et ont pour but de valoriser le savoir-faire de l’individu. Il s’agit alors souvent de partager son activité professionnelle. Le mélange compte pro/perso reste courant même si certains réseaux sociaux sont mieux adaptés à une utilisation qu’à une autre.

Il n’est pas nécessaire de les différencier mais il faut prendre en compte que si vous décidez de réunir les deux, il vous faudra rester vigilant sur vos publications. Concernant ceux d’entreprises, l’image de la marque est directement engagée. La nature des contenus publiés, textes, images et vidéos, en dit souvent long sur les valeurs que défend une entreprise. Pour celle-ci, il demeure impératif de garder une certaine cohérence entre ses publications et ses valeurs. Imaginez une société qui vend de la nourriture « healthy » (qui consiste à mieux consommer en mangeant plus sain, ndlr) et qui poste sur son mur Facebook un gros hamburger / frites dégoulinant de sauce… Vous saisissez mieux l’idée ? 

Un réseau social professionnel :  LinkedIn 

Gérer son image, se constituer un réseau, l’agréger et communiquer font partie des services proposés par les deux médias sociaux. LinkedIn, revendique plus de 294 millions de membres. L’idée centrale demeure de connecter les professionnels du monde entier entre eux afin d’accroître leurs opportunités en enrichissant leur carnet d’adresses et de favoriser leur réussite. Créé en 2002, le site américain, actuellement dirigé par Jeff Weiner, le réseau réalise un chiffre d’affaires exponentiel. 

Les réseaux sociaux privés et professionnels 

Réseaux sociaux les plus populaires dans le monde

( par utilisateurs actifs en Millions )

Facebook et Twitter : 

de par leurs différences de fonctionnalité, nombreux sont ceux qui perçoivent les deux médias sociaux comme complémentaires. Voyant le jour en 2004, le géant Facebook, fondé par Mark Zuckerberg, s’avère aussi bien utilisé par les particuliers que par les professionnels. La société américaine ne cesse de démontrer sa puissance sur la toile. Permettant de publier images, photos, vidéos, fichiers et documents, mais également d’échanger des messages de façon instantanée, de joindre et créer des groupes ou encore d’utiliser des applications diverses, le site fait partie des incontournables.

Pour savoir « ce qu’il se passe », le réseau social au logo du petit oiseau bleu, créé en 2006, constitue, quant à lui, un parfait outil de microblogage (le fait de publier des messages courts pour exprimer une opinion ou partager une information en temps réel, ndlr). Ses utilisateurs, dont environ 336 millions sont actifs chaque mois, peuvent ainsi envoyer gratuitement de brefs messages dits « tweets » tout en suivant l’actualité. Seule contrainte de publication : ne pas dépasser les 280 caractères prévus à cet effet, mentions, GIF, photos, vidéos et citations exclus.

Pinterest et Instagram : 

deux réseaux de partage d’images. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Pinterest se définit simplement comme un « catalogue d’idées ». Lancé en 2010 par Paul Sciarra, Evan Sharp et Ben Silbermann, le site web américain se trouve à mi-chemin entre le réseautage social et le partage de photographies. Avec un chiffre d’affaires fort significatif, le concept reste simple en proposant aux utilisateurs d’épingler des images qui ont retenu leur attention pour ensuite les catégoriser par thème. En décomposant son nom, l’on se rend compte que « to pin » renvoie à l’idée d’épingler et « interest » à ce qui nous intéresse. Instagram, quant à lui, axe son service sur la capture, la modification ainsi que le partage de photos et de vidéos. Plus simplement, cela permet à ses 200 millions d’utilisateurs de capturer un instant de vie. De nouvelles fonctionnalités dont raffolent les créatifs, particuliers comme professionnels.

YouTube pour faire de la vidéo !

 La demande de rapidité de l’information du grand public conduit de plus en plus d’internautes à recourir à la vidéo, qui remplace bien souvent du contenu écrit. Propriété de Google, le site d’hébergement de vidéos, YouTube, s’attache tout particulièrement à satisfaire ce besoin afin que « chacun puisse faire entendre sa voix et découvrir le monde ». Établi en 2005 par Steve Chen, Chad Hurley et Jawed Karim, la plateforme génère 30 millions de visiteurs uniques par jour en France. Plus d’un milliard d’heures de vidéo seraient visionnées quotidiennement sur YouTube. Mais quel rapport avec les réseaux sociaux ? La création d’un onglet « communauté » permet aux utilisateurs, en plus du contenu vidéo habituel, de publier des billets à destination d’un public ciblé.

Le but étant, pour la marque, de tout centraliser sur la plateforme afin d’éviter que les utilisateurs ne se tournent vers d’autres médias sociaux pour suivre l’actualité de leurs youtubeurs préférés. Il existe, bien entendu, d’autres réseaux sociaux que ceux précédemment cités mais ces derniers demeurent les principaux utilisés par les entreprises. Si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi ceux existants, il reste possible de créer son propre réseau social. Un tel projet se révèle toutefois très chronophage et nécessite certaines compétences en la matière. 

Autres informations

Comment rester un bon compétiteur même en temps de crise ?

Comment rester un bon compétiteur même en temps de crise ?

La crise s’est imposée avec son traîneau d’angoisses et d’incertitudes. Au lieu de vous morfondre, de vous plaindre et d’accuser la terre entière, c’est le moment de vous concentrer pour rester non seulement dans la course mais aussi pour être au top. Certes, la concurrence fait rage sur tout le marché, aussi bien pour les PME et les TPE que pour les grands groupes. De plus, avec cette crise qui persiste, dont il est difficile de cerner les soubresauts, adopter des stratégies efficaces est plus que vital à l’entreprise pour rester un bon compétiteur et garder une place intéressante sur le marché. 

Ne créez pas un produit nouveau, perfectionnez celui que vous avez

Pendant une période de crise, la stratégie de la création d’un nouveau produit n’est pas recommandée, sauf pour le cas des entreprises dans le secteur de la technologie et du web qui se positionnent particulièrement sur le créneau de l’innovation. Au lieu de lancer un nouveau produit, il est donc plus pratique de perfectionner celui que vous avez déjà lancé sur le marché. 

Un service après-vente de qualité doit suivre cette amélioration de produit. Pour cela, faites du suivi de la satisfaction clients une priorité, donnez de l’importance aux services après-vente comme les conseils techniques, les garanties ou encore les boîtes à idées qui permettront aux clients de s’exprimer et de vous faire un retour constructif. Une qualité de service et de produit engendrera surement la satisfaction du client, qui sera de fait fidélisé, quel que soit l’effet de la crise que vous traversez. Aussi, un client satisfait d’un produit aura tendance à le recommander à une autre personne, ce qui constitue une publicité gratuite pour l’entreprise. 

 Impliquez davantage vos salariés

Toutes les techniques utilisées pour la mobilisation de la motivation des salariés sont recommandées en période de crise. Ne misez plus sur la quantité de la production, mais plutôt sur la qualité de vos produits et services. Toutes les entreprises doivent connaître l’importance des salariés dans le développement de son entreprise. Pour cela, effectuez vos devoirs sociaux envers eux, mettez-les au cœur de la compétition et récompensez leurs efforts une fois le travail effectué. Cela peut vous apparaître comme des dépenses supplémentaires en temps de crise, néanmoins, vos salariés sont les piliers qui assureront la viabilité de l’entreprise. 

Devenir une entreprise « apprenante »

Afin de devenir une entreprise « apprenante », le dirigeant de l’entreprise doit mettre en place un projet basé sur la culture de l’apprentissage et le partager à tous ses salariés. Pour commencer, l’organisation du travail doit
être revue. En ce qui concerne cet aspect, vous devriez analyser les compétences de vos salariés par rapport au travail ainsi qu’aux besoins de l’entreprise. Une bonne communication avec vos équipes favorisera les échanges qui vous permettront de trouver les groupes de qualité, les points forts de vos salariés ainsi que les points à améliorer. Il faut voir quels sont les désirs de chaque employé, leurs compétences, leurs actions et analyser ce que cela représente pour l’organisme entier. C’est seulement après que vous donnerez des formations à ceux qui en ont besoin et réorganiserez ce qui ne va pas dans le système d’organisation de l’entreprise

Concernant la réorganisation et les formations, chaque entreprise possède sa façon de procéder. Certaines entreprises effectuent des exercices techniques quotidiennement. Pour cela, un manager ou un tuteur encadre le personnel tous les jours dans ses tâches. Certains dirigeants, comme c’est le cas de Jacques Chaize lorsqu’il a dirigé l’entreprise Socla, ont opté pour le « work café », concept qui proposait au manager et aux salariés de se retrouver dans un endroit convivial où ils y changeaient les compétences et se posaient certaines questions en rapport avec l’activité. Toutes les entreprises possèdent leur technique, mais l’essentiel est de connaître ses salariés pour tirer le meilleur d’eux, et ne pas oublier de récompenser leurs efforts !

Ne pas sacrifier son prix !

Ne pas prostituer (sacrifier) son prix !

Toute entreprise qui sacrifie ses prix et qui a l’intention de devenir pérenne ne peut le faire sans avoir une stratégie calculée. Pourtant, l’hameçon est de vous dire qu’après la première commande, il va vous en faire d’autres et même plus importantes. Mais si celui a besoin de gagner aussi sur ses marges, il ne mordra à l’hameçon que pour prendre l’appât et vous allez être berné.

En cette période de crise profonde qui touche la majorité des secteurs d’activités, de nombreuses entreprises sont tentées de réduire leurs prix pour conserver leurs clients et en recruter de nouveaux. Mais attention à cette fausse solution qui n’est pas sans risque pour la pérennité de votre entreprise, même si elle a séduit plusieurs de vos concurrents.

Un risque évident à court terme

Dans le contexte économique actuel, où les budgets des clients sont de plus en plus serrés, certaines entreprises ont la fausse bonne idée de réduire leurs prix, ce qui a entre autres pour conséquence de réduire leurs niveaux de marge. Bien entendu, il n’est jamais évident d’apporter un refus à un client ou un prospect, notamment au regard de la concurrence ardue sur les marchés. Il convient de prendre le temps de la réflexion pour apporter une solution à votre interlocuteur qui puisse aussi maintenir le niveau de marge suffisant et la rentabilité nécessaire au fonctionnement de votre entreprise. Néanmoins, refuser une baisse de prix inconsidérée et préjudiciable à l’entreprise peut être bénéfique pour son avenir, même si vous laissez filer un client à court terme.

Le risque de nuire à votre image à moyen terme

Dans les faits, il n’existe pas de recettes miracles qui permettent aux concurrents de brader leurs prestations ou services. Bien souvent, soit ils ne savent pas calculer leurs marges, soit ils jouent sur la qualité de leurs services, et notamment en utilisant des fournitures ou de la main-d’œuvre moins chères, pour pouvoir proposer des prix plus bas.

Ils ne vendent donc pas la qualité dans leurs prestations. Par exemple, dans le secteur du bâtiment : pour un ravalement par exemple, il arrive parfois que le crépi utilisé sur certains chantiers perde de son étanchéité ou se disloque très rapidement, du fait de la qualité insuffisante du produit. Il n’est pas rare, dans ce genre de cas, que le client, qui avait évincé votre proposition, revienne vers vous pour faire appel à vos services. Sur le moyen terme, des prestations ou services de qualité moindres ne peuvent que nuire à l’image de votre entreprise.

Un risque à ne pas prendre  à long terme

Il va sans dire qu’une entreprise proposant des prix qui ne sont pas en mesure de satisfaire à un niveau de qualité suffisant, perdra très rapidement des clients, avec parfois même des cas conflictuels pouvant aller jusque devant les tribunaux. En mettant en péril ses prestations ou services, elle met en péril son avenir. Malheureusement, de nombreux entrepreneurs sont dans cette situation et doivent fermer leur société à plus ou moins long terme, et parfois avec des dettes. Pour éviter d’en arriver à ce constat d’échec, il convient de vous faire accompagner par un professionnel, qui pourra vous aider à établir votre seuil de rentabilité et vous informer sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre en cas de difficultés financières.

La solution, savoir vendre son prix

Votre principal atout, face à un client qui vous demande de baisser votre prix, est de savoir le vendre. En effet, même si le prix est un critère de décision important pour les clients, ils portent un regard de plus en plus attentif à la qualité des prestations ou services. En tant que chef d’entreprise, vous êtes un multi-spécialiste, à la fois technicien, gestionnaire, manager ou encore commercial, et vous devez, à ce titre, avoir établi votre argumentaire de vente.

Votre approche commerciale doit intégrer cette notion de prix, que vous justifiez auprès de votre client par votre professionnalisme. Ce concept est primordial, il garantit de votre technicité et de votre expertise, et de la rigueur et de la qualité que vous apportez à vos prestations ou services. Laissez donc à vos concurrents cette guerre des prix, et différenciez-vous avec des prestations ou services au juste prix valorisés par vos compétences et votre culture du résultat. N’hésitez pas également à vous faire accompagner pour affiner votre argumentaire commercial, par le biais de la formation par exemple.

Le pacte d’associés une boussole face aux tempêtes et imprévus !

Gérez la relation avec votre associé

Dans les moments de turbulences comme celui de la pandémie et ses conséquences économiques, il est plus d’un entrepreneur qui se voit contraint de regarder avec attention le pacte d’associés et qui regrette de ne pas avoir envisagé les situations difficiles qui font que le pacte d’associés ne répond pas au besoin actuel. Zoom sur ce pacte d’associés pour qu’il devienne pour vous un précieux soutien en cas d’intempéries.

Le pacte d’associés : passage obligé

« C’est bon, nous sommes meilleurs amis depuis le collège, nous savons que nous resterons soudés dans cette entreprise quoi qu’il arrive, pas besoin donc de faire un pacte d’associés ! ». Savez-vous que c’est par cette simple petite phrase qu’ont démarré bien des galères inextricables menant à la liquidation d’une entreprise et à la fin d’une amitié, qui paraissait pourtant si solide ? Pour ne pas connaître les mêmes problèmes que ces entrepreneurs qui militent désormais farouchement en faveur du pacte d’associés, prenez les devants et rédigez un texte précis, balayant tous les scénarii possibles. Maître Éric Kopelman, avocat associé du cabinet d’affaires Kopelman & Seletzky, explique que le pacte d’associé « a pour vocation de régir les relations entre associés et est d’autant plus important dans le cas d’une association dans laquelle les fondateurs se sont partagés le capital à 50/50.

Quels mécanismes pour sortir de l’impasse ?

Le pacte d’associés peut stipuler des mécanismes de sortie permettant d’éviter la paralysie lorsque les deux associés ont d’importantes divergences de vue et que la situation se trouve de fait bloquée. ». L’avocat précise : « Lorsque l’on crée une entreprise, il est fréquent que l’apport en capital soit faible. Les associés se disent qu’au pire, ils perdront simplement leur mise de départ. Or, ce qu’ils ne savent pas c’est que, la plupart du temps, les soucis arrivent quand le projet commence à bien fonctionner. » Pour illustrer cela, il cite l’exemple d’une jeune entreprise faisant face à une situation de blocage très délicate : la start-up se développe bien, à tel point qu’un grand groupe la sollicite pour la racheter. L’un des associés, désireux d’encaisser un gros chèque et de passer à une autre étape de sa vie professionnelle, est déterminé à vendre l’entreprise.

L’autre associé, pour sa part, est très attaché à son entreprise et à l’indépendance de celle-ci. Il n’accepte donc pas de céder sa société. Les deux associés se trouvent face à une situation très complexe… Celle-ci aurait pu être évitée s’ils avaient dès le départ prévu des clauses relatives à ce type de problématique dans un pacte d’associés. Maître Kopelman conclut : « Le risque qu’encourent les deux associés aujourd’hui, s’ils n’arrivent pas à dépasser cette crise, est la paralysie et in fine la dissolution pure et simple de l’entreprise. ». Dommage pour une jeune entreprise promise à un fort développement…

Les clauses à ne pas oublier

Le pacte d’associés doit être le plus complet possible. Certaines clauses sont des classiques à ne surtout pas oublier dans la rédaction du pacte d’associés pour protéger à la fois les fondateurs, mais aussi et surtout l’entreprise. La clause de non-concurrence est prévue pour empêcher un des associés de quitter l’entreprise pour monter un projet concurrent. La clause de préemption prévoit qu’un associé pourra acquérir en priorité des actions qu’un autre associé projetterait de céder à un tiers.

Enfin, la clause d’agrément permet de contrôler l’actionnariat d’une société en soumettant les cessions d’actions à l’agrément des actionnaires en place. Par exemple, si un nouvel associé souhaite entrer au capital, il doit pour cela bénéficier de l’agrément des autres actionnaires. La clause d’inaliénabilité prévoit, sur une période donnée, l’engagement d’un des associés de ne pas céder ses actions. La clause dite « de la roulette russe » permet à un actionnaire qui souhaite vendre ses actions à un autre actionnaire d’en fixer le prix de vente. Si ce dernier refuse, le vendeur devra acheter ses actions au prix proposé et deviendra alors acquéreur de nouveaux titres.

Bien définir le territoire de chacun

La clé de la réussite d’une association ? Faire en sorte que les associés ne se marchent pas sur les pieds ! Définir très clairement des zones de responsabilité correspondant aux aptitudes de chacun des associés est le B.a.-ba de la bonne gestion d’une association. En clair, si un des associés se charge du développement du produit par exemple, les autres associés pourront donner leur avis, mais ils ne seront en aucun cas les décisionnaires. Délimiter ainsi précisément le champ d’action de chacun des associés évite les disputes à répétition.

Attention donc à bien respecter la zone de compétence des autres associés et à ne pas chercher à s’imposer sur tous les pans de la société. Le secret pour y arriver : accepter de faire totalement confiance en son associé et de lâcher prise et lui laisser la main, tout en étant bien entendu au courant des actions qu’il mène. Partant de cette idée, il est pertinent de définir précisément qui sera « le patron », le décisionnaire final, dans l’entreprise. Une structure à deux patrons a en effet tendance à déstabiliser les salariés. Autre élément important : veiller à ne jamais afficher de désaccord ou se critiquer mutuellement en public, c’est-à-dire devant les salariés, clients, fournisseurs ou autres. Les associés doivent afficher une forte cohésion, sous peine de diluer ou carrément décrédibiliser le management ou le message porté par l’entreprise.

Du dialogue, encore du dialogue, toujours du dialogue !

Stress, fatigue, poids des responsabilités, peurs face à la prise de risque… les facteurs pouvant créer des tensions au sein de l’association sont multiples. Le secret pour que chaque mini-tension ou incompréhension qui commence à germer se résolve ? Le dialogue ! Celui-ci doit être franc sincère et surtout très régulier. Le dialogue reste la meilleure arme pour désamorcer des prises de bec ou des malentendus pouvant avoir à terme de lourdes conséquences.

Certains associés conseillent de faire des points réguliers en privé et, de préférence en dehors de l’entreprise, sur un terrain neutre. À travers ces échanges plus ou moins formels selon les situations, il faut apprendre à être dans une véritable écoute de l’autre, de son point de vue, de sa sensibilité. Partir dans un dialogue avec la détermination farouche de convaincre l’autre de la validité de son point de vue promet de mener invariablement à l’impasse. Attention à ne pas confondre monologue et dialogue ! Dans un dialogue digne de ce nom et véritablement constructif, pas de place à l’égo ! Faites preuve d’empathie et d’ouverture d’esprit pour appréhender l’état d’esprit de ou des autres associés, sans porter de jugement. Facile à dire, mais moins facile à faire, surtout quand il y a de lourds enjeux derrière…

Epargne salariale : déblocage anticipé

Tout savoir sur l’épargne salariale

Un déblocage anticipé du plan d’épargne salariale est aujourd’hui possible pour les victimes de violences conjugales selon le décret publié au JO du 6 juin 2020.  Celui-ci actualise et précise également diverses dispositions relatives à l’épargne salariale, dont les modalités de dépôt des règlements des plans d’épargne.

Le texte crée un nouveau cas de déblocage lié à une situation de violence conjugale commise à l’encontre d’une personne par son conjoint, son concubin, son partenaire de Pacs mais également par son ancien conjoint, son ancien concubin ou son ancien partenaire de Pacs. Attention ! Ce déblocage est applicable aux demandes présentées postérieurement à son entrée en vigueur, le 7 juin 2020.

Quels justificatifs ?

Il faudra que la victime : 

  • présente une ordonnance de protection ait été délivrée par le juge aux affaires familiales au profit de l’intéressé ;
  • que les faits relèvent de l’article 180 du code pénal et donnent lieu à une alternative aux poursuites, à une composition pénale, à une information par le procureur de la République, à une saisine du tribunal correctionnel, à une mise en examen ou à une condamnation pénale, même non définitive.

A savoir !

La demande de déblocage anticipé doit être présentée dans un délai de 6 mois à compter de la survenance du fait générateur. Ce nouveau cas de déblocage peut être sollicité à tout momen

A savoir 

L’épargne salariale , Kesako ?

L’épargne salariale permet à la fois de fidéliser et motiver vos équipes en les impliquant directement aux résultats de la société mais aussi de bénéficier de certains avantages fiscaux et sociaux non-négligeables en tant que chef d’entreprise.

Qui est concerné par ce dispositif ?

Le plan d’épargne salariale concerne toutes les entreprises à partir d’1 salarié. Il s’applique à tous les secteurs et à toutes les formes d’entreprises (SA, Entreprises individuelles, professions libérales, GIE, SARL….). Par ailleurs, tous les salariés en bénéficient, qu’ils soient en CDD, CDI. Seule une durée minimale d’ancienneté, qui ne doit en aucun cas être supérieure à trois mois, peut être exigée dans l’accord. Le dirigeant peut aussi épargner si l’effectif de la société n’excède pas 250 personnes et qu’il se définit comme employeur de main d’œuvre.

Comment ça marche ?

Si vous avez décidé de mettre en place une épargne salariale, chacun d’eux peut percevoir une part sur les résultats de l’entreprise (intéressement) ou des bénéfices (participation). Notamment, les sommes attribuées peuvent, au choix du salarié, lui être versées directement ou être déposées sur un plan d’épargne salariale. Les modalités de cette dernière sont préétablies par un accord conclu entre vous et vos salariés (et à la demande du salarié). Cependant, dans le cas du PEE, si aucune entente n’est trouvée entre les deux parties, vous pourrez l’instaurer de manière unilatérale. Il existe deux sortes d’épargne salariale : le Plan d’épargne d’entreprise (PEE) qui est un dispositif collectif permettant d’épargner au sein de l’entreprise et le PERCO.

Dans le premier cas, les cotisations ne sont accessibles qu’au bout de 5 ans sauf dans le cas d’un déblocage anticipé concernant certains cas particuliers (mariage naissance, surendettement, décès, ou divorce) ou si votre employé a précisé au préalable de percevoir la somme dans l’immédiat. Pour le PERCO (plan d’épargne pour la retraite collectif), il représente un investissement au profit de vos salariés pour constituer une épargne-retraite. Celle-ci ne sera disponible que lors du départ à la retraite sauf dans certains cas où il peut être perçu avant (surendettement, invalidité ou de décès). À noter que les plans d’épargne PEI et PERCOI suivent le même principe sauf qu’il s’agit d’investissements entre plusieurs entreprises.

Les différentes possibilités pour alimenter l’épargne de vos salariés. 

Vous pouvez proposer à vos salariés différents moyens d’alimenter leur épargne salariale.

La participation 

Doit être prévue au préalable par un accord qui doit être validé par les 2/3 des salariés. Ce dispositif est facultatif sauf si votre entreprise atteint un effectif de 50 salariés et plus, où dans ce cas, il devient obligatoire. Selon l’accord qui a été défini au préalable, soit vos salariés perçoivent tous la même prime, soit la somme est déterminée en fonction de leur salaire brut et du temps passé dans l’entreprise.

L’intéressement 

Est une prime versée par l’entreprise à vos salariés et calculée selon une formule liée à la performance ou aux résultats de l’entreprise. En outre, le montant global de l’intéressement ne peut excéder 20 % de la totalité des salaires bruts versés. De manière individuelle il ne peut dépasser 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, ce qui correspond pour 2020 41 136 € soit 20 568 €.

L’abondement

En tant qu’employeur, vous pouvez décider d’abonder les sommes investies sur les plans d’épargne salariale de vos salariés. Le plafond des versements représente 8 % du plafond de la Sécurité sociale dans cas du PEE. Cela correspond à la somme de 3 290,88 € € et 16 % du plafond de la Sécurité sociale pour le Perco, soit 6 581,76 € par salarié.

Pourquoi opter pour l’épargne salariale ?

L’épargne salariale comporte certains avantages fiscaux et/ou sociaux non-négligeables pour votre société. La mise en place de la prime de participation vous permet d’être exonéré de taxes sur les salaires et la somme prévue pour la participation est déductible de l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu. Dans le cas où vous proposez à vos salariés la prime d’intéressement, elle est déductible du bénéfice imposable de l’entreprise et vous êtes exonéré des taxes sur les salaires et des charges patronales. Concernant l’abondement, il est également déductible des impôts, mais est soumis au régime de la CSG et de la CRDS.

L’obligation d’information du dirigeant

En tant que dirigeant, vous avez l’obligation de communiquer sur les différents plans d’épargne, mais aussi sur les différentes possibilités de gestion des investissements au sein de votre entreprise (participation, intéressement…) Chaque employé doit bénéficier d’un livret d’épargne salariale et connaître les différents accords et règlements mis en place, ainsi que leur évolution. En cas de non-respect de cette obligation d’information, vous serez tenu pour responsable des préjudices encourus sur vos salariés.

Quelles sont les raisons de déblocage de PEE, de PEG, de PEI

Il est possible d’obtenir le remboursement de son épargne salariale placée sur un PEE ou un dispositif d’épargne salariale assimilé (PEG, plan d’épargne groupe, et PEI, plan d’épargne interentreprise) avant la période légale de blocage de 5 ans

  • mariage du bénéficiaire ;
  • conclusion d’un Pacs (pacte civil de solidarité) par le bénéficiaire
  • naissance ou adoption d’un 3ème enfant, d’un 4ème enfant, etc.
  • divorce (sous conditions)
  • rupture de Pacs (sous conditions)
  • séparation (sous conditions)
  • invalidité du bénéficiaire (sous conditions)
  • invalidité du conjoint, du partenaire de Pacs, d’un enfant (sous conditions)
  • décès de l’épargnant
  • décès du conjoint ou du partenaire de Pacs
  • cessation du contrat de travail
  • création d’entreprise
  • reprise d’entreprise
  • achat immobilier (résidence principale uniquement)
  • construction de la résidence principale
  • agrandissement de la résidence principale (sous conditions)
  • travaux de remise en état de la résidence principale suite à une catastrophe naturelle
  • surendettement du bénéficiaire.

A Savoir dans le cadre de l’épidémie

Report de la date limite de versement de l’intéressement et de la participation

Dans le cadre des mesures d’urgence prises pour faire face à l’épidémie de covid-19, la date limite de versement des sommes attribuées au titre d’un régime d’intéressement ou de participation est reportée au 31 décembre 2020.