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Prévenir les risques et les conséquences des inondations en entreprise

Chaque
année, les risques d’inondation touchent plus de 13 000 communes
françaises, dont 300 grandes agglomérations. Causes majeures des catastrophes
naturelles, les inondations coûtent chères et représentent plus de la moitié
des coûts d’indemnisations des sinistres par les assureurs, dont 50% concernent
des entreprises. Face à cette situation lourde de conséquences pour son
activité, le chef d’entreprise se doit d’être informé sur ce risque.

Mesurer
les conséquences

Il faut bien l’avouer, le risque inondation est bien
souvent négligé de la part du chef d’entreprise, et principalement par manque
d’informations. Il devrait toutefois être l’une de ses préoccupations, ce
sinistre ayant des répercussions sur la pérennité et la compétitivité de
l’entreprise.

On distingue des conséquences directes liées aux
inondations, telles que les dommages physiques aux personnes, les dégâts
matériels (locaux, matériels, bureaux, véhicules) et la perte de stocks, et des
conséquences indirectes telles que les jours chômés, la perte de clientèle, le
déficit d’image, ou encore l’impact psychologique sur l’employeur et ses
salariés.

Se prémunir
face aux risques

Pour anticiper au maximum l’impact des inondations, les
pouvoirs publics ont depuis plusieurs années accru leurs politiques
d’informations et de prévention.

Pour vous documenter sur les risques encourus par votre
entreprise, vous pouvez consulter la Direction Régionale de
l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) de votre région et
votre Mairie. Ces organismes mettent à votre disposition les atlas des zones
inondables, les Dossiers Communaux Synthétiques (DCS) qui présentent les
risques majeurs sur votre commune, ou encore le Document d’Information Communal
sur les Risques Majeurs (DICRIM) qui recense les mesures de sauvegarde. En
termes de prévention, votre Mairie dispose également d’un Plan de Prévention
des Risques (PPR) pour vous informer sur la réglementation urbaine dans les
zones inondables.

Au-delà de la documentation, il convient de réaliser dans
votre entreprise un diagnostic de prévention, qui permet de mesurer la
vulnérabilité de celle-ci et de définir des actions correctives pour réduire
l’impact de la catastrophe. Ce diagnostic rend compte, entre autre, sous forme
de synthèse, des moyens et de l’organisation des alertes et secours, des
dommages que pourraient subir l’entreprise, et des solutions pour minimiser les
pertes ou maintenir l’activité de l’entreprise. Il pourra s’agir, par exemple,
d’une préconisation de surélévation de vos stocks pour éviter une prise à l’eau
éventuelle. Le diagnostic ne revêt pas un caractère obligatoire, mais est plus
que conseillé pour les entreprises en zones à risques. Pour vous aider,
certains départements proposent la réalisation de ce diagnostic
gratuitement ; n’hésitez pas à vous renseigner.

Gérer
et protéger le jour J

Votre diagnostic établi, il vous permettra de faire face
au mieux à la situation le jour de l’inondation, pour protéger votre
entreprise et vos salariés : fermer les ouvertures, couper le gaz et
l’électricité, éviter tout déplacement en voiture ou à pieds, mettre vos biens
hors d’eau… Pour vous aider, de nombreuses communes mettent des documents à la
disposition de leurs administrés ; elles pourront notamment vous être utiles
pour sensibiliser vos salariés.

Evaluer
et entamer vos démarches d’indemnisations

Une fois la crue terminée, il vous faudra constater et
faire le bilan de la situation pour entamer vos démarches d’indemnisations. Il
conviendra, dans un premier temps, de prendre des photos, vidéos ou témoignages
des dégâts subis, et de faire le nécessaire pour que les dommages ne
s’aggravent pas. Vous devrez ensuite faire une déclaration officielle auprès de
votre assureur, le plus tôt possible, et au plus tard 10 jours après la
publication au Journal Officiel de l’arrêté interministériel de reconnaissance
de l’état de catastrophe naturelle s’il y en a un. Avec cette déclaration, vous
devrez fournir un état des dommages avec leur nature, une liste des objets
perdus et détériorés avec leurs justificatifs, un extrait du registre du commerce,
le contrat de location ou l’acte de propriété pour les biens immobiliers… votre
assureur saura vous communiquer la liste complète des pièces à fournir.

Concernant l’indemnisation, vous serez automatiquement
couvert par la garantie catastrophes naturelles dans le cadre de l’assurance de
biens souscrite pour votre entreprise, dans la limite des garanties souscrites.
Ainsi, seront pris en charge les dégâts matériels directs ou les frais de
nettoyage et de désinfection par exemple, auxquels il conviendra cependant
d’appliquer une franchise de 10% du montant des dommages (ou un minimum de
1 140 euros), sauf clause différente au contrat. Concernant la prise en
charge des conséquences indirectes éventuelles comme la perte d’exploitation,
il sera nécessaire de souscrire une garantie supplémentaire, en vous
renseignant auprès de votre assureur. Celle-ci peut entre autre couvrir vos
charges fixes permanentes (loyers, rémunération du personnel, impôts et taxes…)
et la perte de votre chiffre d’affaires.

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