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8 Mars, Journée internationale des droits des femmes : 10 mesures phares annoncées

Le 8 mars, Journée internationale DES droits DES femmes a réuni un comité interministériel pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes aujourd’hui pour présenter les mesures phares de la stratégie gouvernementale.

Les mesures présentées sont largement inspirées par les idées qui ont émergé au cours du Tour de France de l’Égalité, la consultation territoriale qui s’est déroulée d’octobre à mars.

Elles sont déclinées en 4 axes avec 10 mesures phares:

  • Transmettre et diffuser la culture de l’égalité
  • Agir pour l’égalité professionnelle tout au long de la vie
  • Faire vivre l’égalité au quotidien en garantissant l’accès aux droits
  • Un service public exemplaire en France et à l’international

LES 10 MESURES PHARES DU COMITÉ INTERMINISTÉRIEL 

Assurer la transmission de la culture de l’égalité 

  • Un « référent Égalité » dans chaque établissement scolaire. 
  • Objectif mixité ! 40% de filles dans les filières scientifiques du supérieur d’ici 2020. 

L’égalité professionnelle, maintenant ! 

  • Une obligation de résultats en matière d’égalité salariale soumise aux partenaires sociaux.
  • Des objectifs de 30 à 50% de femmes bénéficiaires des formations proposées par la Grande École du Numérique, pour favoriser l’employabilité des femmes dans ce secteur. 
  • Augmenter le nombre de cheffes d’entreprises par la création d’un réseau national de mentorat et avec le soutien de l’Agence France Entrepreneur. 

Un accompagnement plus intensif et plus adapté des femmes victimes de violences 

  • 5 000 places d’hébergement garanties en 2018 pour les femmes victimes de violence et un accompagnement adapté.
  • Héberger et accompagner les demandeuses d’asile victimes de violences ou de traite.
  • Déployer le stage de prévention de la récidive pour tous les auteurs de violences condamnés. 

Des services publics exemplaires sur la scène nationale et internationale 

  • Des nominations plus équilibrées sur les emplois de direction de l’État.
  • Faire de l’égalité femme-homme une priorité de l’agenda de la Présidence française du G7 en 2019.

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes : l’égalité économique présentée par les députés

Les députés de la majorité ont déposé lundi 8 mars une proposition de loi pour « accélérer l’égalité économique et professionnelle » entre les femmes et les hommes.

Selon la députée Marie-Pierre Rixain, présidente de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée « L’argent des femmes a souvent été considéré comme un revenu d’appoint, parfois un argent de poche. Il faut que toutes les femmes, quel que soit leur parcours, qu’elles aient ou non des enfants, puissent bénéficier d’une autonomie financière et prétendre à une égalité économique avec les hommes », pour leur bénéfice, mais aussi celui « de la société ».

Protéger les femmes et leurs enfants avant tout

Dans ses premiers articles, la proposition de loi prévoit « l’obligation » de verser le salaire ou les prestations sociales sur un compte bancaire « dont le salarié est le détenteur ou le codétenteur » car il est encore possible aujourd’hui sur autorisation écrite, les revenus peuvent être versés sur le compte d’un tiers.

Le texte s’adresse aussi aux 85 % de femmes à la tête de familles monoparentales, pour qui la charge parentale est « décuplée », en permettant l’accès à des dispositifs de formation et en réservant des places en crèche pour ces familles bénéficiaires de l’allocation de soutien familial.

Abolir les inégalités tant en formation qu’en entreprise

Le texte vise également à « lutter contre les biais de genre » dans les choix professionnels, alors que les femmes ne sont que 26 % en écoles d’ingénieur, en proposant de concevoir un « index de l’égalité » dans les établissements d’enseignement du supérieur et de favoriser la mixité des jurys. Il prévoit que les entreprises de plus de mille salariés publient chaque année une « photographie genrée » des 10 % de postes à plus haute responsabilité.

Il entend aussi introduire des « objectifs de mixité » dans le soutien aux entreprises de la banque publique Bpifrance, alors que les femmes ont « 30 % de chances en moins » que les hommes d’obtenir des financements pour leur entreprise.».

L’index d’égalité, un support explicite 

De plus en plus d’entreprises respectent l’obligation de publier leur index d’égalité professionnelle femmes-hommes, créé en septembre 2018, selon le bilan publié lundi 8 mars par le ministère du travail, mais une cinquantaine d’entre elles obtiennent pour la troisième année de suite une très mauvaise note, qui les expose à des pénalités.

Cette note comprend cinq critères : 

  • l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points), 
  • l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), 
  • l’écart dans les promotions (15 points), 
  • les augmentations au retour de congé maternité (15 points) 
  • la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points).

Depuis 2019, les entreprises de plus de 250 salariés ont l’obligation de publier leur note globale sur 100. Pour les entreprises de 50 à 250 salariés, l’obligation date de mars 2020. Cette année, 70 % des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note, contre 59 % l’année dernière. En dépit de la crise, « les entreprises sont au rendez-vous de l’index, signe que la démarche est rentrée dans les mœurs », se réjouit-on au ministère.

En 2021, la Journée internationale des femmes a pour thème : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». L’ONU entend célébrer les efforts déployés par les femmes et les filles du monde entier pour former un futur et une relance plus égalitaires suite à la pandémie. Selon un récent rapport de l’ONU, les femmes sont, à l’heure actuelle, encore sous-représentées dans la sphère publique et restent minoritaires dans les postes de prise de décisions. En 2021, seuls 22 pays sont dirigés par des femmes. Les parlements nationaux ne comptent en moyenne que 24,9% de femmes. Toujours selon l’ONU, au rythme actuel, il faudra encore attendre 130 ans pour atteindre une stricte parité dans les postes gouvernementaux. Le thème de la journée met également en avant l’implication des femmes dans la lutte effective contre le virus COVID-19. En première ligne, les travailleuses de la santé sont encore aujourd’hui rémunérées en moyenne 11 % de moins que leurs homologues masculins.

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