Management

Ces entreprises qui managent autrement

Découvrez
ces entreprises qui cassent tous les codes classiques du management et
réinventent la façon de motiver leurs équipes. Des méthodes étonnantes et qui
pourront peut-être vous inspirer…

Oubliez toutes les
belles théories de management que vous avez apprises dans les livres. Non, il
n’y a pas qu’une seule façon de manager des salariés. Partout dans le monde,
des dirigeants s’éveillent au fait que le management dit classique ne convient
peut-être plus parfaitement à la nouvelle génération de salariés, la fameuse
génération Y qui effraie tant les managers. De nombreux entrepreneurs innovent
en questionnant tous les préconçus que nous avons sur les fondamentaux du
management. Et ça marche ! Focus sur quelques-unes de ces boîtes qui innovent
avec succès dans le management de leurs équipes.

Pas de hiérarchie, et encore moins de
patron 

Si l’on fait un petit
tour chez Valve corp, l’entreprise qui conçoit des jeux vidéo (dont le fameux
Half Life), tout semble normal. Et pourtant, dans cette start-up atypique, il
n’y a ni dirigeant, ni hiérarchie, et ceci depuis la création de l’entreprise,
en 1996. Malgré cela, l’entreprise cartonne, avec une rentabilité par employé
qui serait supérieure à celle de Google, Amazon ou Microsoft ! Cette
organisation hors du commun repose sur le fait que les salariés participent aux
recrutements et qu’ils décident eux-mêmes des projets sur lesquels ils vont
travailler. Mais absence de hiérarchie ne signifie pas pour autant absence de
direction naturelle. En effet, selon Greg Coomer, salarié de l’entreprise, « il
y a généralement quelqu’un qui se positionne en tant que gestionnaire de facto
». Il ajoute : « Quand personne ne prend la direction, c’est habituellement le
signe que le projet ne vaut pas le coup. ». Ce système ne pourrait pas
fonctionner dans toutes les entreprises. Il nécessite de conserver une bonne
entente entre les employés et de recruter des salariés motivés. La grande
difficulté de cette organisation réside dans le fait de repérer ceux qui ne
travaillent pas assez, puisqu’il n’y a personne pour le leur dire.

L’entreprise ferme tous les 7 ans !

Stefan Sagmeister est un
entrepreneur très atypique qui dirige une agence de design spécialisée dans le
monde de la musique. Remarquant que sa créativité avait tendance à baisser au
bout d’un certain temps, il a eu une idée originale : tous les sept ans, il
ferme son entreprise pendant toute une année et prend une année sabbatique. Les
équipes sont invitées à aller se ressourcer pour apprendre de nouvelles choses
et se recharger en inspiration. Les clients ne peuvent pas contacter
l’entreprise tout au long de cette année. Son concept est simple : il propose
de retirer cinq ans de retraite pour saupoudrer ces cinq années au long de la
vie professionnelle. Depuis 2011, il est allé encore plus loin : au lieu de
tout arrêter tous les sept ans, il ferme l’entreprise chaque année trois mois
afin de se ressourcer. 

Les salariés fixent eux même leur
salaire 

Chris Ashworth, le
dirigeant de Figure 53, un éditeur américain de logiciels, se demandait comment
évaluer l’augmentation de ses salariés. Il a proposé à tous ses employés de
voter anonymement pour définir leur futur salaire. Et les salariés ont
finalement été très proches de l’estimation faite par le dirigeant. Petite
précision : dans l’entreprise, tout le monde a le même salaire, quel que soit
le poste occupé. Pour faire fonctionner cette technique, il est cependant
essentiel que les membres de l’équipe soient informés de la santé financière de
l’entreprise. Les chiffres des ventes sont donc accessibles en temps réel pour
les employés. De la même manière, chez Valve (vu précédemment), chaque employé
procède à un classement des collaborateurs pour déterminer ceux qui méritent le
plus d’argent. 

Des congés illimités pour les salariés 

30 jours par an, ce
n’était pas assez pour Philippe Laval, fondateur de la start-up française
Kwaga. Il a donc proposé des congés payés… à volonté, tant que les objectifs
sont atteints ! L’entreprise, qui édite une solution de gestion des contacts
dans la messagerie électronique, WriteThat.name, demande simplement que le
reste de l’équipe soit tenu au courant. Ce système, déjà mis en place dans
certaines entreprises telles que EverNote ou Netflix, fonctionne très bien.
Elle permet de conserver la motivation de l’équipe et met en avant « la
cohésion, la créativité et l’envie de travailler ensemble ». Bilan de l’opération
: les salariés ne prennent finalement pas plus de 5 semaines, le produit
fonctionne très bien, le turnover est minimal et l’esprit d’équipe est
renforcé. D’autre part, selon le fondateur, les « employés sont plus productifs
» et les recrutements en profitent. Quelques adaptations sont cependant
nécessaires pour la mise en place de ce système : les contrats de travail
doivent le mentionner. 

Personne après 17h !

C’est la théorie
développée par les atypiques fondateurs de la start-up américaine 37signals qui
ont détaillé leur théorie du management dans le livre ReWork. L’ouvrage tord le
cou à la plupart des opinions générales des managers, et notamment à celle qui
revient à penser qu’un bon employé est celui qui s’éternise le soir au travail.
Dans la start-up 37Signals, qui cartonne, les salariés sont d’ailleurs vivement
encouragés à partir du bureau à 17h. Selon les fondateurs de la start-up, les
employés qui restent plus longtemps au travail le soir confondraient les moyens
et les résultats et auraient tendance à flâner la journée au bureau. Ceux-ci ne
travailleraient en réalité vraiment qu’en fin de journée.

Pas de contrôle du travail

Favi, un équipementier
automobile français qui emploie 400 salariés dans ses usines, est une
entreprise au management très original dans son secteur. Jean-François Zobrist,
le dirigeant de l’entreprise, a décidé de mettre en place un management
totalement basé sur le concept de confiance en ses salariés. Son crédo ? Il est
convaincu que, profondément, « l’homme est bon ». Les niveaux hiérarchiques
sont réduits au maximum et plus personne n’est payé pour contrôler le travail
des équipes. La pointeuse a même été supprimée ! La méthode fonctionne plutôt
bien : l’entreprise est leader dans son domaine, le chiffre d’affaires est en
augmentation chaque année et ce système d’autogestion des salariés,
intelligemment mis en place, génère environ 3 % de productivité en plus.
L’entreprise affirme également faire de belles économies en ayant adopté cette
structure légère où tous les salaires des postes dits de contrôle sont, de
fait, économisés. l

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