CréerInnovationL'idée innovante

Quels sont les domaines d’activité les moins exploités par les start-up ?

Si le monde de l’entrepreneuriat regorge de nouveautés et d’idées
novatrices, elles ne touchent en vérité que quelques grands secteurs. Certains
domaines semblent exclus de la sphère de la création. Mais quels sont les
champs économiques les moins exploités par les start-up?

Des secteurs très
représentés

Les projets et l’investissement humain et financier dans certains secteurs
sont nombreux et prolifiques. Les pépinières d’entreprises se développent aux
quatre coins de la France. Au classement des secteurs les plus innovants on
trouve les start-up technologiques et informatiques à 37 %, l’aéronautique à 34
%, les services en ligne à 31 % puis en quatrième position la recherche
médicale et pharmaceutique avec 30 %.
L’industrie et le BTP sur la bonne voie
Depuis plusieurs mois, les chiffres montrent que les start-up se détournent de
l’industrie et de la construction avec une baisse de 16,2 % et de 19,3 % de mai
2014 à mai 2015. De grands pans de l’industrie, du commerce et des services
restent donc à investir. On pense au domaine des matériaux de construction, de
l’isolation, des transports avec la recherche de bateaux écologiques ou
d’avions volant à l’énergie électrique. La perspective d’une transition
énergétique invite certains entrepreneurs à innover dans le secteur des
énergies propres. La société Lineazen s’est spécialisée dans la conception de
systèmes de construction de grande hauteur multifonctions en bois. PyroGreen,
quant à elle, recherche de nouvelles sources d’énergies électriques.

L’agriculture, classée
avant-dernière au rang de l’innovation française

La recherche agricole est intense, les initiatives nombreuses, mais les
différents acteurs communiquent mal entre eux de leurs avancées. L’isolement
géographique des professionnels du secteur y est pour beaucoup. L’Europe met
cependant tout en œuvre pour soutenir et encourager les start-up du monde
agricole. La mise en place du « Partenariat Européen à l’Innovation » est, par
exemple, censé faciliter les relations entre les différents acteurs et
permettre à l’innovation agricole d’exploser. Des initiatives commencent ainsi
à voir le jour. Au salon de l’agriculture 2015, le concours ‘’La start-up est
dans le pré’’ va dans ce sens. L’objectif ? Constituer des équipes dynamiques
chargées de développer des projets innovants avant de les présenter devant un
jury. Avec la création d’une application permettant d’aider les particuliers
dans le choix des vins, ou encore le dispositif Eneo qui permet de suivre en
temps réels les problèmes des canaux d’irrigation, une synergie entre
agriculture et innovation semble commencer à se créer.

Les
banques, à la traîne de l’innovation

À part quelques timides essais de gestion
financière en ligne, les banques ne sont pas à la pointe de l’innovation. Ce
sont ainsi des sociétés dédiées aux technologies financières venues de la
Silicon Valley qui envahissent le marché hexagonal. La société « Xignite » par
exemple s’implante en Europe avec facilité, car le terrain est libre. Sa
croissance est de 120 % en Europe. Les clients recherchent des solutions
fiables et rapides. Le domaine de la gestion de fortune, du conseil financier
attend des services virtuels, instantanés, et sécurisés. Mais pour l’instant,
l’Europe et la France n’en sont qu’à des balbutiements.

Une
baisse significative dans certains secteurs

Beaucoup de domaines pâtissent d’une diminution
significative de l’intérêt des start-up. La production d’électricité qui avait
connu une croissance forte entre 2002 et 2010 subit une baisse de 38 % entre
2013 et 2014, les autres activités informatiques dont l’installation d’ordinateurs
personnels et de logiciels est également impactée avec une chute de 52 % entre
2013 et 2014. 40 % pour la formation continue, 8% pour les activités
spécialisées de design, 23% pour le commerce de détail de quincaillerie,
peinture et verres, 29% pour la vente à domicile… Et la liste est encore
longue. Tous ces chiffres fournis par l’INSEE fin 2014 démontrent bien que de
nombreux domaines restent à investir ou à réinvestir par les jeunes entreprises
françaises.

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